| | | | | | | | Xuan | | Grand classique (ou très bavard) | | 18513 messages postés |
| Posté le 05-06-2012 à 23:24:22
| Thierry Meyssan publie un article documenté sur le massacre de Houla : par Thierry Meyssan Les Occidentaux nayant jamais tort, il est peu probable quils reconnaîtront sêtre trompé à propos du massacre de Houla. Mais limportant nest pas de savoir sils rectifieront ou non limage mensongère que leur propagande fabrique de la Syrie. Limportant, cest lévolution du rapport de forces entre lOTAN et lOCS. Or, laffaire de Houla montre que les Occidentaux sont incapables de savoir ce qui se passe sur place, tandis que le renseignement militaire russe nignore rien du terrain. DAMAS (SYRIE) | 2 JUIN 2012 108 corps ont été exposés par lArmée « syrienne » libre [1] dans une mosquée à Houla. Selon les rebelles, il sagissait des dépouilles de civils massacrés le 25 mai 2012 par des miliciens pro-gouvernementaux, désignés sous le terme de « Shabbihas » . Le gouvernement syrien est apparu complètement déstabilisé par la nouvelle. Il a immédiatement condamné la tuerie quil a attribuée à lopposition armée. Alors que lagence de presse nationale, SANA, ne parvenait pas à donner des précisions avec certitude, lagence de presse catholique syrienne, Vox Clamantis , a publié sans délai un témoignage sur une partie des événements accusant formellement lopposition [2]. Cinq jours plus tard, la chaine russe dinformation continue Rossiya 24 (ex- Vesti ) a diffusé un reportage très circonstancié de 45 minutes qui reste à ce jour lenquête publique la plus détaillée [3] Les États occidentaux et du Golfe, qui uvrent à un « changement de régime » en Syrie et ont déjà reconnu lopposition comme interlocuteur privilégié, ont adopté la version des événements fournie par lASL sans attendre le rapport de la Mission dobservation des Nations Unies (UNSMIS). À titre de sanction, la plupart dentre eux ont mis en uvre une mesure préparée en cas de besoin : lexpulsion des ambassadeurs syriens de leurs pays respectifs. Cette mesure politique ne vaut pas rupture des relations diplomatiques, le reste du personnel diplomatique syrien restant accrédité sur place. Le Conseil de sécurité des Nations Unies a adopté une déclaration présidentielle condamnant le massacre sans désigner de coupable. Il a en outre rappelé le gouvernement syrien à ses responsabilités, à savoir protéger sa population avec des moyens proportionnés, cest-à-dire sans recours à des armes lourdes [4]. Au contraire, le Haut-commissaire aux Droits de lhomme, Navi Pillay, a rapporté les allégations accusant les autorités syriennes et a demandé que le dossier soit transmis à la Cour pénale internationale. Le président français François Hollande et son ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius ont exprimé leur intention de convaincre la Russie et la Chine de ne pas faire obstacle à une résolution du Conseil de sécurité autorisant le recours à la force. Tandis que la presse française accuse la Russie et la Chine de protéger un régime criminel. Répondant à ces mises en cause, le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Andreï Denissov, a regretté que la position française soit une « simple réaction émotionnelle », dénuée danalyse. Il a souligné que la position constante de son pays, dans ce dossier comme dans les autres, nétait pas de soutenir un gouvernement, mais un peuple (étant entendu que le peuple syrien a plébiscité le président el-Assad lors du dernier référendum constitutionnel). À la demande du gouvernement de Damas, la Mission dobservation des Nations Unies sest rendue sur place. Elle a été accueillie par lopposition qui contrôle cette zone et a pu établir divers constats destinés à lélaboration de son rapport détape. Lors dune conférence de presse à usage intérieur, le président de la Commission denquête syrienne sur le massacre a lu un bref communiqué dévoilant les premiers éléments de lenquête en cours. Selon lui, le massacre a été perpétré par lopposition dans le contexte dune opération militaire de lASL dans la zone. Conscients que le rapport de la Mission dobservation de lONU pourrait se retourner contre eux, les Occidentaux ont fait créer une Commission denquête supplémentaire par le Conseil des Droits de lhomme de Genève quils contrôlent. Celui-ci pourrait rendre rapidement un rapport pour imposer une version avant que la Mission dobservation ne rende ses conclusions. Comment savoir ce qui sest passé à Houla ? Immédiatement et sans enquête les agences de presse et les chancelleries occidentales attribuaient au gouvernement syrien la responsabilité de la tuerie. Deux obstacles principaux entravent les enquêteurs : le gouvernement syrien a perdu le contrôle de Houla depuis plusieurs semaines. Les magistrats syriens ne peuvent donc pas se rendre sur place et si des journalistes y parviennent, ce ne peut être quavec laccord et sous la surveillance rapprochée de lASL. Il y a cependant une exception : une équipe de Rossiya 24 , la chaîne dinformation continue russe, a réussi à circuler dans la zone sans escorte et a y réaliser un reportage exceptionnellement circonstancié. La Commission officielle syrienne affirme avoir recueilli de nombreux témoignages, mais déclare quelle ne les présentera à la presse quune fois le rapport définitif établi. Jusque là, lidentité de ces témoins est protégée par le secret de linstruction. Cependant, la télévision publique a diffusé plusieurs témoignages, le 1er juin. Les enquêteurs disposent également de vidéos exclusivement fournies par lASL. Enfin lASL ayant regroupé les corps dans une mosquée et ayant commencé les inhumations le lendemain même, il na pas été possible aux observateurs de lONU de procéder aux constatations médico-légales sur nombre de dépouilles. Les conclusions du Réseau Voltaire
Les victimes de la tuerie de Houla. Houla nest pas une ville, mais une zone administrative regroupant trois localité denviron 25 000 habitants chacune, aujourdhui en grande partie abandonnées. Le bourg sunnite de Tal Daw était sous contrôle rebelle depuis plusieurs semaines. LArmée « syrienne » libre y avait imposé sa loi. LArmée nationale sécurisait les voies de transport en tenant plusieurs postes sur des routes de la zone, mais ne saventurait plus hors de ces routes. Des individus ont enlevé des enfants et ont tenté en vain dextorquer des rançons [5]. En définitive, ces enfants ont été tués quelques jours avant le massacre de Houla, mais leurs corps ont été apportés par lArmée « syrienne » libre pour être exposés avec les autres. Le 24 mai au soir, lArmée « syrienne » libre a lancé une très vaste opération pour renforcer son contrôle sur la zone et faire de Tal Daw sa nouvelle base. Pour ce faire, 600 à 800 combattants, venus de districts plus ou moins éloignés, se sont rassemblés à Rastan et Saan, puis sont allés attaquer simultanément les postes militaires. Pendant ce temps, une équipe fortifiait Tal Daw en y installant cinq batteries de missiles anti-tanks et épurait la population en éliminant quelques habitants. Les premières victimes à Tel Daw furent une dizaine de personnes apparentées à Abd Al-Muty Mashlab un député du parti Baas fraîchement élu, devenu secrétaire de lAssemblée nationale ; puis la famille dun officier supérieur, Mouawyya al-Sayyed. Les cibles suivantes furent des familles dorigine sunnite qui sétaient converties au chiisme. Parmi les victimes figurent la famille de deux journalistes de Top News et New Orient News , des agences de presse membres du Réseau Voltaire. Plusieurs personnes, y compris des enfants, ont été violées avant dêtre tuées. Seule une des positions de lArmée nationale étant tombée, les assaillants ont changé de stratégie. Ils ont transformé leur défaite militaire en opération de communication. Ils ont attaqué lhôpital Al-Watani, quils ont brûlé. Ils ont transporté des corps pris à la morgue de lhôpital et ceux de diverses victimes à la mosquée, où ils les ont filmés. La théorie dun massacre unique commis par des miliciens pro-gouvernementaux ne résiste pas aux faits. Il y a eu des combats entre loyalistes et rebelles, ainsi que plusieurs massacres de civils pro-gouvernementaux par des rebelles. Puis, une mise en scène a été organisée par lArmée « syrienne » libre en mélangeant des cadavres dorigine différentes, correspondants à des décès survenus durant plusieurs jours. Au demeurant, lexistence des « Shabbihas » est un mythe. Il y a certainement des individus favorables au gouvernement qui se sont armés et peuvent commettre des vengeances, mais il nexiste aucune structure, aucun groupe organisé qui puisse être qualifié de milice pro-gouvernementale. Implications politiques et diplomatiques
Lambassadrice de Syrie Lamia Chakkour. Lexpulsion des ambassadeurs syriens par les États occidentaux est une mesure qui a été préparée bien à lavance pour être coordonnée. Les Occidentaux attendaient un massacre de ce type pour la mettre en uvre. Ils ont ignoré les très nombreux massacres précédents car ils savaient quils avaient été commis par lArmée « syrienne » libre, et ils se sont emparés de celui-ci en croyant quil avait été perpétré par des miliciens pro-gouvernementaux. Lidée dune expulsion coordonnée na pas été imaginée à Paris, mais à Washington. Paris avait donné son accord de principe sans examiner les implications juridiques. Dans la pratique Lamia Chakkour est également ambassadrice de Syrie près lUnesco, elle ne peut donc être expulsée du territoire français en vertu de lAccord de siège. Et même si elle nétait plus accréditée à lUnesco, elle ne pourrait être expulsée car elle a la double nationalité franco-syrienne. Les expulsions ont été coordonnées par Washington pour créer lillusion dun mouvement général, de manière à faire pression sur la Russie. En effet, les États-Unis cherchent à tester le nouveau rapport de force international, à évaluer les réactions russes, et à savoir jusquoù ils peuvent aller. Toutefois le choix du massacre de Houla est une erreur tactique. Washington sest saisi de cette affaire sans en vérifier les détails et en pensant que personne ne pourrait les vérifier. Cest oublier quen quelques mois, Moscou a investi le pays. Plus de 100 000 Russes résident désormais en Syrie. Ils nont bien sûr pas simplement déployé un système high tech de protection anti-aérienne pour décourager lOTAN de bombarder la Syrie ; ils ont aussi installé des unités de renseignement incluant des militaires capables de se déplacer dans les zones rebelles. En loccurrence, Moscou est parvenu à faire la lumière sur les faits en quelques jours. Ses spécialistes ont réussi à identifier les 13 membres de lASL coupables de cette tuerie, et ils ont transmis leurs noms aux autorités syriennes. Dans ces conditions, non seulement Moscou ne sest pas laissé impressionné, mais a durci sa position. Pour Vladimir Poutine, le fait que les Occidentaux aient voulu faire du massacre de Houla leur symbole montre quils ne maîtrisent plus la réalité de terrain. Ayant retiré les officiers qui encadraient au sol lArmée « syrienne » libre, les Occidentaux ne disposent plus que des renseignements de leurs drones et de leurs satellites pour observer ce qui se passe. Ils deviennent vulnérables aux mensonges et aux vantardises des mercenaires quils ont envoyés sur place. Vu de Moscou, ce massacre nest quune tragédie parmi bien dautres que les Syriens endurent depuis un an. Mais son instrumentation hâtive par les Occidentaux montre que ceux-ci nont toujours pas élaboré de nouvelle stratégie collective depuis la chute de lÉmirat islamique de Baba Amr. En définitive, ils avancent au jugé et ont donc perdu lavance qui permet au joueur déchec de lemporter. Thierry Meyssan
Cet article a été publié par le quotidien El-Akbar (Algérie). [1] Le Réseau Voltaire a choisi de transcrire ASL en plaçant « syrienne » entre guillemets pour souligner que cette milice est largement composée détrangers, et que son commandement nest pas syrien. [2] « Fractionnements irréversibles en Syrie ? », Vox Clamantis, 26 mai 2012. [3] Global Research a traduit en anglais la retranscription dextraits de cette émission. Voir : Opposition Terrorists "Killed Families Loyal to the Government", Voltaire Network, 1er juin 2012. [4] « Syrie : que dit le Conseil de sécurité ? », par Thierry Meyssan,Réseau Voltaire, 28 mai 2012. [5] Cest actuellement le principal problème sécuritaire dans le pays. Beaucoup de voyous qui avaient été recrutés pour grossir les rangs de lArmée « syrienne » libre ont été démobilisés faute de poursuite du financement. Restés en possession des armes fournies par les Occidentaux, ils se livrent à du grand banditisme, principalement des enlèvements contre rançon.
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| | marquetalia | | Grand classique (ou très bavard) | | 9384 messages postés |
| Posté le 06-06-2012 à 00:05:05
| | la désinformation médiatique bat son plein pour diaboliser le régime syrien. |
| | Xuan | | Grand classique (ou très bavard) | | 18513 messages postés |
| Posté le 08-06-2012 à 13:05:34
| | Provocations et guerres "humanitaires"
Le massacre de Houla en Syrie pourra-t-il servir à justifier une nouvelle guerre « humanitaire » des Etats-Unis et de leurs alliés européens ? Le risque est sérieux car il ne faut jamais oublier que la doctrine militaire américaine envisage comme partie intégrante de ses objectifs l'exploitation d'évènements produisant un nombre important de victimes notamment de civils innocents. OPERATION « NORTHWOODS » Cette doctrine date de 1962 avec lopération connue sous le nom de code Northwoods .
Planifiée par le Pentagone, sous l'autorité du général Lemnitzer , lopération secrète Northwoods prévoyait différents scénarios : lassassinat de civils de la communauté cubaine de Miami en Floride, la simulation de l'attaque dun avion de ligne américain par les forces aériennes cubaines, lexplosion dun navire américain dans les eaux territoriales cubaines... [1] Son but visait à gagner le soutien de lopinion publique à une guerre contre Cuba en déclenchant une vague dindignation accusant le gouvernement révolutionnaire d'actions terroristes. Les auteurs du plan intitulé « Justification pour une intervention militaire à Cuba » avaient même envisagé de causer des pertes dans les rangs de larmée américaine. Ils écrivaient : « Nous pourrions faire exploser un navire de guerre dans la baie de Guantanamo et en accuser Cuba. [...] les listes des victimes dans les journaux américains causeraient immanquablement une vague dindignation très utile » . Ce document secret du Pentagone a été déclassifié en 2001 et peut-être consulté. [2] "Justification pour une intervention militaire à Cuba" A lépoque, le ministre de la Défense Robert McNamara et le président J.F. Kennedy nont pas donné suite à ce plan. Mais sa base fondamentale, à savoir lutilisation de morts civils comme prétexte à une intervention « humanitaire », a été appliquée à plusieurs reprises. LE « MASSACRE » DE RACAK (KOSOVO)
Le 15 janvier 1999, 45 cadavres sont découverts regroupés dans le village de Racak au Kosovo central. Les Occidentaux, notamment les observateurs de lOSCE présents sur place, imputent immédiatement à la police serbe la responsabilité d'un massacre de masse en dépit des dénégations du gouvernement yougoslave. Pour les accusateurs, les corps découverts sont des Albanais de lArmée de libération du Kosovo (UCK) qui auraient été exécutés dune balle dans la nuque, certains dentre eux même mutilés après leur mort. Toutefois, deux expertises en médecine légale contredisent cette version. Lune conclut qu'il ne s'agit pas d'un massacre et que les corps ont été mutilés a posteriori pour faire croire à une exécution, lautre se refuse à confirmer, d'une part, qu'il s'agit d'un massacre de civils, d'autre part, que les victimes sont ou non mortes au combat.
Le rapport de la seconde expertise, établi sous la responsabilité dun médecin finlandais, le docteur Ranta Helena , ne répondant pas aux attentes des chefs militaires américains ne sera publié quavec deux ans de retard. Dès le 19 janvier, le Conseil de sécurité de lONU condamne le massacre et entérine la version selon laquelle les morts seraient des civils. De son côté, le gouvernement des Etats-Unis et la presse occidentale mènent une virulente campagne pour accuser Milosevic et le gouvernement yougoslave. Cependant, dautres gouvernements, dont lAllemagne et lItalie, contestent cette thèse et considèrent quà la lumière de leurs informations, les corps de Racak « nétaient pas des victimes dun massacre serbe de civils » mais ceux de combattants de lUCK tués au combat. Malgré tout, la mise en scène des cadavres de Racak est exploitée par les Occidentaux pour lancer un ultimatum inacceptable au gouvernement yougoslave lors des négociations de Rambouillet en février 1999. Le refus prévisible de ce dernier servira de prétexte à 78 jours de bombardements terroristes dobjectifs militaires et civils de la Serbie. Bilan : 2.000 morts.
Le 19 mars 1999, annonçant la décision de lOTAN de lancer les frappes aériennes sur la Yougoslavie, Bill Clinton déclare : « Au moment où nous nous préparons à agir, nous devons nous rappeler des leçons apprises dans les Balkans. Nous devons nous souvenir de ce qui est arrivé dans le village de Racak en janvier - des hommes innocents, des femmes et des enfants ont été arrachés à leurs foyers, amenés dans un ravin, forcés à sagenouiller dans la boue et mitraillés - pas pour quelque chose quils auraient fait, mais simplement pour ce quils étaient » . Mensonges ! Cest à n'en pas douter un scénario semblable qui se prépare pour la Syrie. [1] Le 15 février 1898, l'explosion du cuirassé américain USS Maine dans la rade de La Havane - faisant 260 morts - avait servi de prétexte au gouvernement des Etats-Unis pour déclarer la guerre à l'Espagne. On peut penser que ce précédent inspirait les docteurs Folamour du Pentagone. [2] http://www.gwu.edu/~nsarchiv/news/20010430/ Source : Jean-Pierre Dubois - blanqui.29@orange.fr
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| | Xuan | | Grand classique (ou très bavard) | | 18513 messages postés |
| Posté le 08-06-2012 à 22:29:36
| Une interview de Thierry Meyssan ici
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| | marquetalia | | Grand classique (ou très bavard) | | 9384 messages postés |
| Posté le 12-06-2012 à 08:03:41
| | thierry meyssan a fait allusion dans son interview a l ex uck -qui a chassé 200.000 serbes et roms du kosovo lors de l entrée des troupes de l otan il y a 13 ans-et aux opposants cubains en exil a miami,qui s entrainent aux cotés des membres de l "armée syrienne libre";a n en pas douter,l impérialisme américain va renverser de la meme manière que la syrie...le régime de castro!une vengeance sur l histoire... |
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