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 Manifestations contre l'austérité en Europe

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Xuan
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   Posté le 16-09-2012 à 18:32:33   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

De nouvelles manifestations se sont déroulées en Espagne et au Portugal.


Sur


Des dizaines de milliers de Portugais manifestent à Lisbonne contre de nouvelles mesures d'austérité

Publié le 2012-09-16 | French. News. Cn





LISBONNE, 15 septembre (Xinhua) -- Des dizaines de milliers de Portugais sont descendus samedi dans la rue, à Lisbonne, pour protester contre de nouvelles mesures d'austérité que le gouvernement a annoncées le 7 septembre pour réduire le déficit budgétaire sur la demande des prêteurs internationaux.
Certains manifestants ont lancé des tomates, des bouteilles de bière et des feux d'artifice sur les agents de police. Les policiers anti-émeute ont été déployés devant le bureau du Fonds monétaire international (FMI).
D'autres villes portugaises ont aussi connu des manifestations.
Dans le cadre des nouvelles mesures d'austérité, annoncées le 7 septembre par le Premier ministre portugais Pedro Paasos Coelho, la contribution à la sécurité sociale en provenance des employés du secteurs aussi bien publics que privés va augmenter de 11% d'aujourd'hui à 18%.
L'année dernière, le Portugal a accepté un plan de secours de 78 milliards d'euros avancé par l'Union européenne (UE), la Banque centrale européenne (BCE) et le FMI. Le pays doit réduire le déficit de son budget à 5%, non 4,5%, de son PIB cette année.

Sur RTS Info, plusieurs vidéos sur les manifestations.



"L'objectif de déficit public est passé cette année à 5 % du PIB (contre 4,5 %), à 4,5 % en 2013 (contre 3 %), puis 2,5 % en 2014" , déclarait mardi 11
le ministre des finances, Vitor Gaspar, qui présentait les résultats des réformes réclamées en contrepartie de l'aide de mai 2011 (prêt de 78 milliards d'euros de l'Union européenne et du Fonds monétaire international sur 3 ans).

L'austérité a entraîné une forte contraction de l'économie – 3,3 % au deuxième trimestre –, et le chômage dépasse les 15 % de la population active.
Pris à la gorge, le gouvernement a dû admettre qu'il ne pourrait remplir cette année son engagement de ramener le déficit public à 4,5 % du PIB.

La troïka a reporté la réduction des déficits.



Edité le 16-09-2012 à 18:33:18 par Xuan




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   Posté le 26-09-2012 à 09:34:51   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Espagne : le pacifisme petit-bourgeois face à la violence de l'Etat bourgeois


Une vidéo incomplète et vraisemblablement censurée, et une autre ici plus explicite montre que la police a délibérément chargé les manifestants.


Extraits de 20’ :

«Je ne pourrai pas joindre les deux bouts»


…Les manifestants accusent l'Etat d'avoir réduit les aides sociales au profit d'un renflouement du secteur bancaire. «Mon salaire annuel a chuté de 8.000 euros et s'il continue à baisser je ne pourrai pas joindre les deux bouts» , explique Luis Rodriguez, un pompier de 36 ans qui participaient à la manifestation. Il dit envisager de quitter l'Espagne. «J'ai dû renoncer à mon appartement» , raconte Ondina, 30 ans, diplômée des Beaux-Arts est sans emploi. Elle fait état d'une allocation-chômage de 260 euros par mois.

…Le président du gouvernement a une marge de manœuvre réduite après avoir déjà considérablement diminué les traitements des fonctionnaires, augmenté de trois points la TVA, à 21%, et réduit les dépenses en matière d'éducation et de santé.

Selon des sources proches du gouvernement, Madrid étudie le gel des pensions de retraite ajustées sur l'inflation, qui représentent un quart des dépenses publiques.

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   Posté le 01-10-2012 à 09:22:56   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Il faut saluer le combat des peuples d'Europe. La lutte de classe peut faire reculer la bourgeoisie et nous devons développer l'internationalisme prolétarien.
Pour notre part nous considérons que la rupture avec l'austérité ne peut être que la révolution prolétarienne :



Source solidarite-internationale-pcf

150 000 manifestants dans les rues de Lisbonne à l'appel de la CGTP pour protester contre le « vol des salaires et des retraites » orchestré par le gouvernement et la troïka



150 000 manifestants dans les rues de Lisbonne à l'appel de la CGTP pour protester contre le « vol des salaires et des retraites » orchestré par le gouvernement et la troïka

Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

Ce samedi 29 septembre, ce sont plus de 150 000 manifestants qui ont répondu à l'appel du syndicat majoritaire, la CGTP, pour protester dans les rues de Lisbonne contre « le vol des salaires et des retraites » des travailleurs portugais.

Depuis deux ans, les travailleurs portugais subissent une cure d'austérité permanente appliquée d'abord par le PS puis par la droite : baisse du salaire des fonctionnaires de 5%, gel des pensions hausse de la TVA de 21 à 23%, privatisation de l'électricité, recul de l'âge de la retraite à 67 ans.

Cet été, le gouvernement a réduit les budgets de la santé et de l'éducation respectivement de 800 et de 600 millions d'euros. Conséquences directes : dans l'éducation, les écoles ferment tandis que 20 000 professeurs se retrouvent sans occupation. Dans la santé, pénuries de lit et de matériel, fuite des infirmiers et médecins vers le privé ou l'étranger.

Au menu de la rentrée, une réforme du code du travail (« un code d'exploitation » pour la CGTP) avec autorisation des licenciements sans motif valable, instauration d'une « banque d'heures » à négocier individuellement avec le patron et enfin le non-paiement des heures supplémentaires.

C'est contre ce programme de guerre contre le monde de travail, ce « pacte d'agression » comme le qualifie le Parti communiste, mis en œuvre conjointement par le gouvernement de droite et la troika (UE, BCE, FMI) que la CGTP, syndicat de classe sous influence du PCP, a lancé cet appel à manifester samedi.

Un gouvernement déjà contraint de reculer sous la colère populaire organisée


Discrédité aux yeux de la population portugaise, le gouvernement de droite de Pedro Coelho a dû reculer sur une de ses mesures les plus injustes : l'augmentation des cotisations salariales de 11 à 18% couplée à la réduction des cotisations patronales de 24 à 18%.

Faire payer aux travailleurs de nouveaux cadeaux destinés aux patronat, la proposition a déclenché une vague d'indignation parmi les travailleurs et les jeunes portugais.

Le 15 septembre dernier, ce sont de 100 000 à 1 million de manifestants, selon les estimations, qui sont descendus spontanément ans la rue exprimer leur colère vis-à-vis de ce projet inique.

C'est confronté à ce potentiel de colère spontanée et les capacités d'organisation de ce mécontentement des organisations de classe existantes, en premier lieu la CGTP sur le plan syndical et le PCP au niveau politique, que le gouvernement a dû reculer.

Une nouvelle victoire partielle pour la CGTP après l'abandon de l'augmentation du temps de travail d'une demi-heure dans le privé, au début de l'année.

La CGTP appelle à l'intensification de la lutte et prépare la grève générale


Car, contrairement à ce qui se produit en Espagne ou en Italie, où un tel potentiel de mobilisation existe et se révèle peut-être même plus massif, le Portugal possède encore un syndicat de classe qui fixe non comme objectif le « dialogue social » mais bien l'intensification de la lutte pour mettre en échec le gouvernement et ses projets.

A la fin de la manifestation de samedi, le secrétaire-général de la CGTP Arménio Carlos, également membre du Comité central du PCP, a donné le ton, celui de la lutte :

« La lutte ne va pas s'arrêter là, elle va s'intensifier jusqu'à que nous ayons atteint nos objectifs » , a lancé le dirigeant syndical.

Au lieu de faire payer les travailleurs, Arménio Carlos désigne une autre cible, les riches et le patronat :

« Maintenant, c'est au tour du capital de payer. Il est temps d'aller chercher dans les proches des grandes fortunes qui se sont engraissées sur le dos du peuple et du pays ».

Répondant à l'appel scandé par la foule, Arménio Carlos a annoncé l'organisation prochaine d'une mobilisation de grève générale :

« Ce peuple qui a envahi le Terreiro do Paço, est-il d'accord ou non avec la décision d'une grève générale ? » , et Arménio Carlos d'ajouter devant les clameurs de la foule : « Votre réponse est claire, résolue et déterminante. Nous sommes la majorité, et la majorité va se rassembler » .

Le secrétaire-général de la CGTP a annoncé que la date de la grève générale serait rendue publique après la réunion de la Commission exécutive nationale le 3 octobre prochain.

Les communistes à l'avant-garde de la lutte, plus populaires que jamais



Les militants du PCP remplissent leur rôle d'impulseur des luttes, influencent le syndicat pour le maintenir sur des positions de classe. Le PCP indique également une ligne politique qui donne une orientation au mouvement et lui indique une alternative :

« Les portugais sont présents ici pour dire qu'ils ne sont pas résignés, qu'il faut un changement. Ils pensent qu'il existe une alternative patriotique et de gauche » , a déclaré le secrétaire-général du PCP, Jeronimo de Sousa après la manifestation de samedi.

Selon les derniers sondages, le PCP serait la troisième force du pays, avec un niveau de popularité au plus haut depuis une dizaine d'années.

Derrière les deux forces dominantes, PS et PSD, le PCP serait en troisième position avec 13% , juste devant le Bloc de gauche avec 11% des intentions de vote.

Au-delà des échéances électorales, c'est dans les luttes que les communistes construisent l'alternative à la politique du capital. Une alternative qui passe par la rupture avec les politiques d'austérité menées en alternance par la droite et le PS, la rupture avec l'intégration européenne, machine à broyer les droits démocratiques et sociaux.


Edité le 01-10-2012 à 23:43:42 par Xuan




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   Posté le 18-10-2012 à 20:42:45   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Grèce : grèves et manifestations largement suivies contre l'austérité


C'est la deuxième grève nationale en moins d'un mois, tombant à l'occasion du sommet européen.
La troïka veut contraindre le peuple grec à accepter des mesures favorisant les licenciements et gelant le salaire minimum à son niveau - déjà raboté depuis près d'un an - de 580 euros mensuels.

extrait du Figaro :

...Sous la bannière «FMI-UE dehors, effacement de la dette» , des manifestants ont commencé de défiler dans le centre de la capitale grecque ce jeudi, alors que les services publics et les transports étaient paralysés par l'appel à la grève générale lancé par les syndicats. Aucun train ne roulait, aucun ferry ne partait vers les nombreuses îles du pays, aucun taxi ne circulait, la liaison ferroviaire entre Athènes et l'aéroport était suspendue, seul le métro et certaines lignes de bus fonctionnaient. D'après la police, on compte 25.000 manifestants dans la capitale et 17.000 à Salonique, alors que des affrontement violents opposent la police et des groupes de jeunes.

«La pauvreté s'étend, les emplois disparaissent et la Grèce coule. La Grèce va mourir si les mesures d'austérité ne s'arrêtent pas», dit Dimitris Sandis, employé d'une société pharmaceutique dans un des cortèges. Plus loin, Aliki Vassiloudi, 40 ans, journaliste au chômage, estime que les manifestants veulent avoir «des emplois, une dignité et par-dessus tout vivre comme des Grecs et non comme des inférieurs serviles» ...



communiqué AFP :

ATHENES — Des dizaines de milliers de Grecs ont défilé jeudi à Athènes et Salonique contre l'austérité imposée par les bailleurs de fonds de la Grèce, les syndicats prenant date avec ceux du Portugal et d'Espagne pour de nouvelles grèves et manifestations le 14 novembre.
A quelques heures d'un sommet européen à Bruxelles crucial pour l'avenir de la zone euro, le défilé, endeuillé par la mort d'un manifestant sexagenaire victime d'une crise cardiaque et émaillé de violences entre de petits groupes de jeunes cagoulés et les forces de l'ordre, comptait quelque 25.000 personnes selon la police, bien plus du double selon les médias.
A Salonique dans le nord du pays, la police a recensé 17.000 manifestants.
A Athènes, sur la place Syntagma, en contrebas du Parlement, après un défilé globalement calme, des échauffourées ont opposé la police à de petits groupes de manifestants, avant que des cordons policiers ne chargent pour disperser la foule.
Le passage du cortège s'est toutefois poursuivi pendant plus d'une heure après cet accès de tension, tandis que des affrontements sporadiques se poursuivaient. Des cocktails molotov ont été lancés sur la police, qui a répondu avec des gaz lacrymogènes.
Les syndicats grecs avaient appelé à cette journée anti-austérité le jour du sommet européen de Bruxelles qui doit tenter de trouver des solutions pour consolider l'Europe et la zone euro notamment via une union bancaire.
Les syndicats de leur côté contestent le recours massif aux politiques d'austérité pour sortir de la crise. Le GSEE qui couvre le secteur privé en Grèce a annoncé qu'il allait se joindre à une journée d'action européenne le 14 novembre, également annoncée par les syndicats portugais.
En Espagne, les deux principaux syndicats du pays, CCOO et UGT, et quelque 150 organisations formant le "Sommet social" vont, "selon toutes probabilités", appeler à une grève le 14 novembre, coïncidant avec celle prévue au Portugal et en Grèce, a indiqué à l'AFP une porte-parole de CCOO à Madrid.

Illustration de l'européanisation du mouvement d'opposition à l'austérité, dans le défilé athénien, des sidérurgistes belges s'étaient joints au cortège en chantant "L'Internationale" derrière une banderole "Nous sommes tous des Grecs".
"La pauvreté s'étend, les emplois disparaissent et la Grèce coule. La Grèce va mourir si les mesures d'austérité ne s'arrêtent pas" disait Dimitris Sandis, employé d'une société pharmaceutique.

Plus loin Aliki Vassiloudi, 40 ans, journaliste au chômage, estimait que les manifestants veulent avoir "des emplois, une dignité et par-dessus tout vivre comme des Grecs et non comme des inférieurs serviles".

Le gouvernement espérait de son côté recevoir du sommet un signal de soutien européen pour faire accepter à son opinion le nouveau train de rigueur, dont le vote au Parlement, à une date toujours indéterminée, risque de porter à son comble la tension sociale.

La troïka des bailleurs de fonds du pays (UE-BCE-FMI) et la partie grecque se sont séparés mercredi sans accord total, du fait de divergences persistantes sur la dérégulation du marché du travail, mais en ayant bouclé l'essentiel du programme d'ajustement budgétaire, d'un montant de 13,5 milliards d'euros.

Mais le sommet européen jeudi et vendredi ne devrait pas encore déboucher sur le déblocage, attendu impatiemment par la Grèce à sec de réserves, d'une tranche de 31,5 milliards d'euros des prêts UE-FMI.
La Grèce, qui traverse sa cinquième année de récession consécutive, a demandé deux ans supplémentaires à ses partenaires pour mener à bien les réformes et réduire ses déficits, tandis qu'un débat idéologique pro ou anti austérité fait rage entre les économistes du monde entier sur la nature des remèdes à apporter au malade Grèce et au malade zone euro.

"L'Espagne et la Grèce sont en dépression, pas en récession. Et ceci est dû à l'austérité", a affirmé mercredi à New Delhi, l'économiste américain Joseph Stiglitz, Prix Nobel d'économie.


Une vidéo des manifestations de masse

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   Posté le 08-11-2012 à 11:34:02   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Sur le blog de J. Tourtaux :

GRECE : LE PARLEMENT VOTE l'AUSTERITE EN CATIMINI ET DANS L'HOSTILITE GENERALE


Grèce : le Parlement suspend le débat sur les mesures d'austérité
Le Monde.fr | 07.11.2012 à 20h56 • Mis à jour le 07.11.2012 à 21h45


Le débat sur les nouvelles mesures d'austérité au Parlement grec a été suspendu mercredi 7 novembre en raison d'une grève des employés de l'Assemblée, qui protestent contre la baisse de leurs salaires et de leurs primes prévue dans le projet gouvernemental. Une manifestation qui se déroulait au moment des débats sur la place devant le Parlement a été dispersée par la police.


La retransmission télévisée des discussions sur le projet de loi d'austérité pluriannuel qui devait être soumis au vote des députés dans la soirée a été arrêtée. Le débat, houleux depuis le matin, poursuivi par les trois cents députés s'est encore tendu lorsque le ministre des finances, Yannis Stournaras, a annoncé que les coupes prévues des salaires des haut fonctionnaires concernaient aussi les employés du Parlement, traditionnels favoris du clientélisme local. Mais, face à la décision de ces derniers de se mettre immédiatement en grève, il a annoncé, au risque de compromettre l'adoption de la loi, le retrait de cette mesure, sous les huées.

ÉCHAUFFOURÉES VIOLENTES





L'adoption du nouveau paquet de mesures d'austérité, d'un montant global estimé à 13,5 milliards d'euros, est en effet une condition préalable au versement des 31,5 milliards d'euros d'aide de l'Union européenne et du Fonds monétaire internationale (FMI), dont la majeure partie doit servir à recapitaliser les banques du pays.

Le projet de loi pluriannuel 2013-2016, que la coalition gouvernementale alliant droite, socialistes et gauche modérée doit en principe réussir à faire passer, même au prix de dissensions internes, prévoit d'ici à 2016 des économies budgétaires de 18 milliards d'euros. Les mesures sont centrées sur de nouvelles coupes dans les retraites, les salaires dans le secteur public, les prestations sociales et les dépenses de santé.

Le texte accentue aussi la dérégulation des marchés du travail et des services réclamée par les bailleurs de fonds, et repousse à 67 ans, contre 65 ans, l'âge légal de départ à la retraite.

Quelque 70 000 personnes s'étaient réunies dans le calme devant le Parlement à l'appel des syndicats, mais de petits groupes ont déclenché des échauffourées en fin d'après-midi.
La police grecque, cible de projectiles jetés par des manifestants cagoulés, a tiré des gaz lacrymogènes sur la foule. Face à la combativité des fauteurs de trouble, environ 300 selon une source policière, des renforts de forces anti-émeutes ont afflué sur la place pour parer à des tirs de coktails molotov.

Lire : Les magistrats grecs jugent les coupes dans leurs salaires "anticonstitutionnelles"

source


NB : Après avoir suspendu les débats devant la colère populaire, le parlement grec a voté dans la nuit le nouveau plan d’austérité. Le texte a été adopté à 2 votes près.
En même temps 100 000 Grecs criaient leur colère devant les portes du parlement.
La police a dispersé les manifestants à coups de gaz lacrymogènes et de leur nouveau canon à eau.


Edité le 08-11-2012 à 12:44:26 par Xuan




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   Posté le 08-11-2012 à 12:29:08   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

La crise : pas pour tout le monde


Avec six milliards d'euros , BNP Paribas fait les plus gros profits du CAC 40 derrière le pétrolier Total (plus de 12 milliards d'euros de bénéfices). C’est aussi la banque la plus rentable d’Europe, « malgré la crise ».
[source]

En Grèce, tandis que le Crédit Agricole et la Société Générale ont jeté l’éponge et vendu leurs pas de porte, la BNP y a enregistré ce trimestre des « exceptionnels » de plus de 2 milliards d’euros .

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   Posté le 16-11-2012 à 08:31:56   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

source

Succès historique de la grève générale au Portugal à l'appel de la seule CGTP : « une des plus grandes grèves depuis la révolution des œillets »




Article MO/AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

« Une des plus grandes grèves depuis la révolution d'Avril » , c'est ainsi que le secrétaire de la CGTP Arménio Carlos a qualifié la grève générale du 14 novembre, une ripostecontre l’intensification de l’offensive anti-sociale menée par le gouvernement portugais, sous le mandat de la troïka FMI-UE-BCE.

Plus nombreux qu'en mars dernier, peut-être plus que jamais, les travailleurs ont suivi l’appel de la CGTP dans la grève générale la plus suivie de ces dernières années. Face à la stratégie collaborationniste de l’UGT (centrale syndicale minoritaire, historiquement lié au Parti Socialiste), la CGTP a encore une fois été seule à convoquer la grève.

Cependant, des tensions se sont fait jour dans la centrale réformiste, plusieurs syndicats liés à l’UGT ont eux aussi appelé à la grève, désavouant leur direction.

La grève générale était prévu à un moment clé de la vie politique portugaise, deux semaines avant le vote du budget pour 2013 et au moment même où les représentants de la troïka sont réunis à Lisbonne pour faire pression sur le gouvernement.

Les travailleurs portugais ont vécu cette année une suite ininterrompue de mauvais coups : suppression du treizième mois dans le public comme dans le privé, hausse de la TVA de 21 à 23%, privatisation de l'électricité, recul de l'âge de retraite à 67 ans, entre autres.

L'attaque porte désormais sur le Code du travail autorisant notamment les licenciements sans motif valable (dans un pays où le chômage officiel bat des records, à plus de 16%) ainsi que sur les budgets publics. Premières cibles en ligne de mire : l'éducation (moins 600 millions d'€ et la santé (moins 800 millions d'€ avec des vagues de fermeture d'écoles et d'hôpitaux en conséquence.

L'adhésion historique à la journée d'hier montre que les travailleurs n'ont guère plus d'illusion sur cette politique. De plus en plus de travailleurs comprennent que la lutte est la seule solution.

Une grève massivement suivie dans tous les secteurs, l'industrie lourde, les transports et la fonction publique en tête



Cette journée du 14 novembre a conduit à la paralysie de nombreux secteurs, dans le public comme dans le privé.

Les principales industries du pays étaient à l'arrêt. C'est le cas de 21 des 22 usines du plus grand complexe industriel du pays, celui de Volkswagen-Autoeuropa, dans la région de Setubal.

Les taux de grévistes sont historiques dans le secteur agro-alimentaire : 100% à la Centralcer (brasseries Sagres), 100% à ACRAL Torres Vedras (farines animales) et 65% dans le groupe Parmalat.

Les dernières places fortes de l'industrie lourde, sinistrée par la politique européenne de casse de l'appareil productif, ont également répondu à l'appel. C'est le cas des chantiers navals de Lisbonne (100%), de l'usine Bosch de Braga (90%), de l'usine Renault d'Aveiro (70%) ou encore de la fabrique de St-Gobain à Loures (96%).

Dans le public, la grève a été encore plus massive, en particulier dans les transports.

Le métro de Lisbonne a été totalement paralysé, tout comme les transports urbains de Porto, avec des taux de 90 à 95% dans les autres villes du pays, comme à Braga ou Coimbra.

Pour ce qui est des liaisons nationales, la grève a été suivie à 100% aux CP (la SNCF Portugaise) et dans les réseaux de transports fluviaux. 70% des vols de la TAP (Air Portugal) ont également été annulés.

Dans le reste de la fonction publique ou des collectivités locales, infirmiers et personnel hospitalier, enseignants, fonctionnaire de la Justice ou personnel d'entretien ont répondu massivement à l'appel à la grève.

Le taux de grévistes chez les infirmiers s’élève à plus de 70%. Dans l’hôpital Santa Maria, un des plus grands de la capitale, l’adhésion à atteint 55% chez les infirmiers et 80% chez le personnel administratif.

Dans l'éducation, le nombre d'écoles fermées a dépassé les chiffres de la dernière grève, les écoles restées fermées constituant l'exception.

Le succès historique de la grève ne vient pas de nulle part. La CGTP, syndicat qui maintient un lien fort avec le Parti communiste, travaille sur des bases de classe au développement de la conscience des travailleurs et désigne clairement la lutte de masses comme seule voie de changement politique et de sortie de la crise.

Depuis la dernière grève générale de mars, des actions de lutte dans tous les secteurs ont été menés, toutes les semaines.

Les grèves se multiplient dans les transports urbains des grandes villes, les ports portugais fonctionnent au ralenti depuis près de deux mois. Il ne faut pas oublier les manifestations, rassemblements, campagnes de masse menées par le syndicat.

C'est par la construction de ce rapport de force sur le terrain que des milliers de travailleurs ont fait grève pour la première fois. Que dans des certaines régions (comme à Madère), où les luttes sont historiquement plus faibles, on a rencontré des chiffres jamais vu d’adhésion à la grève.

« Le début d'une nouvelle ère » passant par le « renforcement de la lutte » pour la CGTP



Après cette journée historique, le secrétaire de la CGTP – membre par ailleurs du comité central du PCP – Arménio Carlos a appelé à continuer la lutte.

Pour le dirigeant syndical, cette grève correspond à un « véritable développement de la lutte de masses » et marque « le début d'une nouvelle ère, une ère d'espoir et de confiance » mais aussi de « renforcement de la lutte » contre l'austérité au Portugal.

Si un nouveau rassemblement est prévu dès le 27, jour du vote du Budget à l'Assemblée, de nouvelles actions devraient être définies par la commission exécutive de la CGTP, répondant aux attentes de riposte du peuple portugais.

On est loin de la ligne officielle de la CES, celle du dialogue social et de l'européisme constructif, qui conduit ailleurs le mouvement social dans l'apathie ou l'échec.

La CGTP-IN, ayant maintenu des liens forts avec le Parti communiste et conservé une ligne de classe conséquente, construit patiemment les conditions d'un rapport de force qui peut concrètement mettre en échec les plans du gouvernement et de l'Union européenne du capital.


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   Posté le 23-03-2014 à 09:30:54   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Manifestation monstre en Espagne contre l'austérité


EN IMAGES - Plusieurs dizaines de milliers de manifestants venus de toute l'Espagne ont convergé à Madrid.



Agitant des drapeaux de toutes les régions du pays, une immense foule a envahi le centre de Madrid, samedi, pour le plus grand défilé organisé depuis ceux de 2012. Ils étaient au moins des dizaines de milliers à hurler, chanter et dénoncer dans ces "marches de la liberté" un taux de chômage supérieur à 26% et la politique d'austérité suivie depuis deux ans par le gouvernement de droite.



Sur leurs banderoles, les participants exhortaient le gouvernement conservateur espagnol à ne pas honorer les dettes contractées auprès des créanciers internationaux et à s'attaquer au chômage, qui touche 26% de la population active. "Du pain, des emplois et un logement pour tous!" , lisait-on sur une banderole. Plusieurs groupes de manifestants avaient parcouru à pied plusieurs centaines de kilomètres, venant de régions comme les Asturies dans le nord de l'Espagne ou d'Andalousie dans le Sud.



source ( vidéo sur le site)

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