| | | | | | | | Resistance | | Jeune Communiste |  | | 193 messages postés |
| Posté le 28-04-2013 à 23:39:10
| Des milliers de personnes ont convergé jeudi dernier (25 avril, NDLR) vers la place Neptune de Madrid, répondant à lappel de la plate-forme ¡En Pie! réunissant plusieurs sensibilités du mouvement social espagnol. Une occasion de demander la démission du gouvernement de Mariano Rajoy, leader du Parti populaire, et la fin des politiques daustérité qui ont frappé durement les Espagnols ces dernières années. Le rassemblement avait été fixé à 17h00, mais un impressionnant dispositif policier bouclait la zone depuis déjà bien longtemps : plus de 1.700 agents avaient été déployés le long dune longue file de barrières et de véhicules blindés qui bloquaient la Carrera de San Jerónimo et les rues adjacentes qui mènent au Congreso de los Deputados . Les policiers alimentaient depuis le petit matin un climat dintimidation, arrêtant et fouillant les personnes qui se rendaient sur la place. Avant même que ne commence la manifestation, on dénombrait déjà plusieurs arrestations pour des objets trouvés dans les sac-à-dos qualifiés hâtivement darmes par destination. Rien nempêcha cependant les flots humains de se diriger vers la place Neptune qui connut une affluence record jusque tard dans la soirée. On put reconnaître de nombreux mouvements qui ont émergé ces dernières années dans le contexte de la crise et des coupes claires opérées par le pouvoir en place dans léducation, la santé ou le logement. Quelques heures avant le début officiel de la manifestation, une cyber-attaque mit hors dusage le site Internet et les réseaux informatiques du Parlement, obligeant lassemblée plénière à suspendre ses travaux. Aux alentours de 20 heures, les manifestants, sous le mot dordre « assiège le Parlement », ont bravé les cordons de sécurité disposés tout autour des Cortes en tentant denlever les barrières qui en barraient laccès et en lançant des projectiles en direction des cordons de police. Cest à ce moment que les agents ont riposté en chargeant violemment, dispersant les manifestants et les obligeant à se regrouper dans les rues adjacentes. Ce qui permit à certains dentre eux de continuer leur travail de harcèlement pour reprendre possession de la place Neptune.. La journée sest conclue par quinze arrestations et des dizaines de blessés. Le Parlement devait voter le lendemain un nouveau plan de rigueur au moment où le chômage a progressait encore en Espagne, atteignant le nouveau seuil historique de 27,16 %. « Je ne suis pas daccord avec la politique que mène le gouvernement. Il est soumis aux politiques de la Banque centrale européenne que nous navons pas élue », lançait Lorena Perez, une chômeuse de 29 ans. « Ils ne défendent pas nos intérêts, mais ceux des banques et de lAllemagne ». Rien détonnant dans ce contexte-là à ce que le manifeste appelant au rassemblement réclame « la chute du régime (démission du gouvernement, dissolution du Parlement et des hautes institutions de lÉtat) et louverture dun processus de transition pour un nouveau modèle dorganisation politique, économique et social, juste et solidaire ». Devant les violences des forces de lordre qui ont émaillé la journée du 25 avril, rien détonnant non plus à ce que les manifestants se positionnent « pour la légitime défense face aux brutalités du régime qui, avec ses lois répressives, construit un État policier destiné à intimider, contrôler et paralyser les manifestations ». Capitaine Martin http://www.resistance-politique.fr/article-madrid-charges-policieres-contre-les-manifestants-anti-austerite-117434627.html
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