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 La liberté d'expression est une lutte de classe

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Xuan
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   Posté le 15-01-2015 à 00:07:43   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

La liberté d’expression est une lutte de classe



La laïcité entre la liberté et l’oppression coloniale.

Notre génération a connu des mères et des grand-mères se rendant à la messe couvertes d’un fichu, puis la libération des femmes, leur droit à l’avortement et un véritable bouleversement des mœurs. Le droit de vote, que la république bourgeoise naissante ne leur avait pas encore reconnu, ne leur était acquis que depuis la Libération. Pour nous cette émancipation constitue un progrès indéniable et nous concevons mal qu’elles portent encore ailleurs ce qui nous paraît une forme d’oppression machiste, féodale et obscurantiste.

Or l’ordonnance du 21 avril 1944, signée précisément à Alger, et qui accordait aux femmes françaises le droit de vote, le refusait simultanément aux algériennes musulmanes.
Neuf jour à peine après le premier vote des femmes françaises aux municipales du 29 avril 1945, et le jour même de la Libération, l’armée française réprimait dans le sang l’aspiration à l’indépendance à Sétif et Guelma.
Et lors du coup d’Etat de De Gaulle du 13 mai 1958, Soustelle et une association créée par les femmes des généraux Salan et Massu organisaient comme une nouvelle humiliation aux rebelles : un dévoilement public « volontaire » des femmes à Alger.

On mesure alors toute l’ambigüité des symboles, des valeurs et des droits. Contrairement à l’enseignement de l’école républicaine, la démocratie, la liberté d’expression, la laïcité perdent leur valeur universelle lorsqu’elles sont aux mains de la bourgeoisie et du colonialisme, dont elles deviennent le masque le plus pernicieux. Sous la polémique apparente entre laïcité et religion couvent les braises de la lutte des oppresseurs contre les opprimés, de l’impérialisme contre l’indépendance nationale.

A l’échelle de la planète les caricatures de Mahomet sont ressenties par les pays pauvres et émergents comme le camouflet des pays riches et des puissances occidentales, tout particulièrement en Afrique et au Maghreb, où la présence impérialiste française ne se dément toujours pas, assortie d’interventions militaires, de bombardements et d’appels à la guerre.

Contrairement à la conviction affichée, la France n’est pas le centre mondial de la lutte contre le terrorisme, loin s’en faut.
Au contraire, après avoir dévasté la Libye et abandonné l’arsenal de Kadhafi au pillage des bandes armées salafistes, notre pays a soutenu la subversion en Syrie, où les rebelles armés et financés par Sarkozy et Hollande ont rejoint Daech.
Lors de la manifestation monstre à Paris contre le terrorisme les représentants de la Turquie, de la Jordanie du Qatar, de l’Arabie Saoudite, principaux pourvoyeurs du terrorisme en Syrie, étaient en tête du cortège. Netanyahou condamné unanimement pour le bombardement des civils à Gaza était reçu en grande pompe.
Ainsi des centaines d’innocents sont tous les jours massacrés, égorgés ou déchiquetés par les régimes, les réseaux et les armées terroristes que soutient de fait notre pays.
La France devrait apprendre un autre langage, renoncer à ses oukases, reconsidérer ses alliances avec ceux qui alimentent le terrorisme et rejoindre le camp des nations et des peuples qui le combattent réellement comme la Syrie, ou la Chine, ou la Russie.



Laïcité et lutte des classes

Les caricatures de Mahomet ont été présentées comme un exemple de la liberté d’expression qui s’exercerait indifféremment à l’encontre toutes les religions.
Mais dans une société divisée en classes où la religion musulmane est un marqueur des quartiers pauvres et immigrés, ces caricatures ne sont pas ressenties comme une expression de la liberté laïque contre l’oppression obscurantiste, mais comme l’arrogance des classes dominantes et des bobos envers les exclus des banlieues. Mépris religieux mais aussi colonial et social, affront de classe et de race. Dédain qui transpire dans Charlie Hebdo à travers l’image négative des arabes, moches, machos et cons, ou dans celle des prolos – guère plus reluisante d’ailleurs – beaufs et Ducon Lajoie à souhait.
Les médias s’indignent parce que des jeunes des banlieues ressentent de la haine. Sans pour autant approuver les crimes à l’exception d’un tout petit nombre, ils refusent de se joindre au consensus autour de Charlie Hebdo. Mais ils sont alors livrés par les journalistes à la vindicte et au racisme, et les pogroms anti arabes redoublent.
La dernière Une De Charlie qui « pardonne tout » à tous les musulmans ne souligne-t-elle pas autre chose que leur responsabilité collective dans les assassinats ? Responsabilité qu’ils devraient expier en épousant la religion « irresponsable » de Charlie Hebdo et en brandissant la pancarte « je suis Charlie » comme symbole non pas de la communauté des égaux mais de leur soumission.
Retour aux conversions forcées des hérétiques, dragonnades du XXIe siècle, où les instituteurs remplacent les soudards de Louis XIV.

Précisément pour mettre fin aux actes terroristes de nature fasciste et qu’aucune société ne peut accepter, il faut s’interroger sur le rôle exact de notre pays face au terrorisme dans le monde, sur les alliances et les financements qu’il entretient et les destinataires de ses armes.
Pour apaiser notre société il faudrait s’interroger aussi sur la ligne éditoriale d’une presse dite satirique mais qui s’en prend aux faibles et non aux puissants, aux classes dominées et non aux exploiteurs, et qui vilipende les Deschiens au lieu de ridiculiser les « winners » .

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Xuan
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   Posté le 19-01-2015 à 00:29:50   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

L'Occident a besoin de réfléchir sur sa liberté d'expression



Publié le 2015-01-17 french.xinhuanet.com


BEIJING, 17 janvier (Xinhua) -- La liberté d'expression n'est pas "la liberté d'insulter", souligne le Premier ministre turc Ahmet Davutoglu.

Le Sénégal ne peut pas "cautionner" des caricatures du prophète Mahomet car elles pourraient être "sources de tensions sérieuses sur l'ensemble de la planète", avertit le président sénégalais Macky Sall.

Au Pakistan, des manifestants ont rendu hommage aux tueurs de Charlie Hebdo, car "ces deux frères ont vengé tous les musulmans du monde entier".

Au Niger, une manifestation anti-Charlie a fait 4 morts et 45 blessés...

Après les attentats terroristes survenus le 7 janvier à Paris, le dernier numéro de Charlie Hebdo a une nouvelle fois caricaturé le prophète Mahomet, ce qui a provoqué une vague de colère des musulmans partout dans le monde. Même le roi de Jordanie, qui avait participé à la marche contre le terrorisme à Paris, a considéré le dernier numéro de Charlie Hebdo comme "irresponsable et inconscient".

S'il est vrai que Charlie Hebdo s'est attiré de la sympathie au sein de la communauté internationale après l'attaque terroriste, sa décision de publier une nouvelle caricature provocatrice du prophète Mahomet en couverture de sa dernière édition constitue sans doute une surexploitation de cette sympathie.

Dans le sillage des attentats terroristes à Paris, l'un des points de vue qui a dominé les médias occidentaux est que la liberté d'expression doit être défendue à tout prix. Ainsi, certains Occidentaux se conforment à des critères qu'eux seuls reconnaissent, au même titre que des fanatiques religieux. N'est-ce pas là une autre forme de "pensée extrémiste"?

Le comportement des adultes est parfois difficile à comprendre: ce que nous utilisons souvent pour éduquer les enfants ne s'applique pas pour nous-mêmes. Si un enfant maudit les ancêtres d'un autre enfant, il arrive souvent que le deuxième en colère prenne un bâton pour frapper le premier. Dans la vie quotidienne, nous croyons que tous deux doivent prendre la responsabilité. Si la plupart des gens ne condamnent que l'enfant qui réagit avec la violence, nous pouvons imaginer que la famille insultée de ce dernier, même si elle se trouve dans une situation défavorable, protestera forcément.

Les terroristes pensent qu'ils ont la liberté de lancer des attaques terroristes, dans ce cas-là, tout le monde est d'accord que ces actions doivent être sévèrement punies. De même, dans le monde il n'y a pas de liberté d'expression absolue. Si elle existe, ce serait au détriment des intérêts d'autrui et provoquerait forcément des critiques.

Il ne fait pas de doute que la mentalité "confrontationnelle" et intolérante de l'Occident, qui a mené à son ingérence politique et militaire arbitraire dans d'autres pays, a un lien avec l'émergence et la propagation rapides du terrorisme à travers le monde d'aujourd'hui. Si le terrorisme est une poudrière, l'interventionnisme et l'exclusivisme culturel pratiqués en Occident, à un certain degré, font partie de ses déclencheurs.

Une question est donc posée : face à ces critiques du monde musulman, est-ce que la France, comme les autres pays occidentaux, a besoin de réfléchir sur sa liberté d'expression absolue dont elle est très fière?

Actuellement, les musulmans en Afrique, au Moyen-Orient et dans les pays européens mènent presque tous les jours les manifestations anti-Charlie, et la France est obligée de hisser son niveau d'alerte anti-terroriste. Cependant, le problème n'a pas été résolu. Pour les pays occidentaux, la bonne solution réside dans une réflexion sincère sur son attitude envers d'autres cultures et la religion "d'autrui".

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   Posté le 19-01-2015 à 17:25:41   Voir le profil de Finimore (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Finimore   

De la censure en bibliothèque universitaire à l’heure du culte public de la « liberté d’expression »

Infos d'Annie Lacroix-riz

Chers amis,

La censure se manifeste en tous lieux, y compris dans les bibliothèques universitaires. En voici un tout récent exemple, dont un correspondant, M. Godefroy Clair, ingénieur d'étude à Paris 8 Saint-Denis Vincennes, m’a informée vendredi 15 janvier.


"Bonjour,

J'ai proposé l'ouvrage les Guerres de Staline de Geoffrey Roberts (DELGA) à la bibliothèque PMF de Paris 1".


Voici la réponse que j'ai obtenue : "L'ouvrage proposé, bien qu'écrit par un universitaire ne nous semble pas a priori présenter la neutralité historique et scientifique nécessaire à son éventuelle intégration dans nos rayons. Les autres titres publiés par l'éditeur non plus"

.
Cordialement, Godefroy Clair


Dans le cadre de l’échange qui a suivi, M. Clair m’a, le 17 janvier, fourni la
photographie de l’échange écrit relatif à cette demande d’achat et au refus consécutif de
« G.M. », signifié d’ailleurs au bout d’un délai fort long ; et il m’a précisé :
« j'ai jeté un coup d'oeil au catalogue de PMF pour regarder les ouvrages consacrés à l'URSS.
Je savais déjà qu'au niveau de la "neutralité scientifique et historique", on était loin du compte (exemple frappant : dans les rayons sur la Russie/URSS, l'auteur le plus représenté est... Carrère d'Encausse !) Mais j'ai regardé rapidement le catalogue en ligne de PMF et j'ai trouvé l'échantillon suivant :
Carrère d'Encausse : environ 25 ouvrages
Stéphane Courtois : une dizaine d'ouvrages (dont évidement le livre noir du communisme...)
Robert Conquest : aucun ouvrage à PMF mais 6 dans l'ensemble du catalogue de P1.
Jean-Jacques Marie : 7 ou 8 livres, etc. […]
PS : pour l'anecdote, je me suis aussi aperçu que dans le catalogue général de Paris 1, il y avait... Stalin's War de Geoffrey Roberts (bibli. Lavisse) ! Ce qui confirme que c'est avant tout un ostracisme vis-à-vis de DELGA (s'il était nécessaire d'avoir une confirmation...) ».
M. Clair n’a pas recensé Nicolas Werth, mais je pense qu’il ne manque pas à l’appel.
Notez par ailleurs que « La bibliothèque Lavisse est réservée aux étudiants inscrits à la préparation aux concours de l'enseignement d'histoire et de géographie des universités Paris 1, Paris IV et Paris 7 » (http://www.univ-paris1.fr/bibliotheque/bibliotheque-lavisse/accueil/),
c’est à dire à une petite minorité d’étudiants, à laquelle l’accès à la traduction de Stalin’s wars serait également indispensable : les étudiants français, y compris ceux de 2e cycle qui préparent les concours, ne lisent que rarement les ouvrages en langue étrangère.
C’est une réalité incontestable, dont sont informés tous les universitaires : elle a même servi de prétexte aux « commissaires scientifiques » de l’exposition des Archives nationales sur la Collaboration 1940-1945, Thomas Fontaine et Denis Peschanski, pour éliminer de la bibliographie du livre portant le même titre tout ouvrage en langue étrangère : « nous n’avons cité que des livres en français afin de permettre à un large public de compléter tel ou tel aspect de notre ouvrage » (de même, d’ailleurs, qu’ils ont proscrit, mais sans fournir d’explication, les ouvrages en français antagoniques avec leur problématique et la limitation de leurs sources
d’archives pourtant consultables).
2
L’exclusion a priori par la bibliothèque (Pierre Mendès France, PMF) d’un ouvrage scientifique, par son usage et son traitement de sources originales, relatif à l’URSS signifie que les étudiants de 1er cycle de Paris 1, autrement dit l’immense majorité des étudiants, presque tous ceux qui ne passent pas les concours de recrutement, peuvent (doivent) être
« librement » abreuvés de littérature antisoviétique, dont le caractère strictement historique n’est pas établi (non-recours systématique aux sources originales, appui systématique sur de la seconde main), mais qu’ils n’ont pas droit de consulter la traduction d’un ouvrage publié aux
presses universitaires de Yale, un des fleurons de la « Ligue du Lierre » (Ivy League), et considéré dans le monde académique anglophone comme une référence indiscutable.
Et tout ceci, non pas parce que le censeur de la bibliothèque PMF de Paris 1 a pris la peine de lire l’ouvrage concerné ou les autres ouvrages et de s’expliquer sur les motifs de sa décision, mais parce qu’il rejette a priori tous les ouvrages publiés par l’éditeur Delga : un petit éditeur indépendant, qui a l’audace de s’intéresser aux travaux des intellectuels
marxistes, marxisants ou progressistes ou non maladivement antisoviétiques, et d’en publier, voit ses ouvrages a priori exclus des rayonnages de la bibliothèque PMF. Et pourquoi donc a priori? Parce que les auteurs qu’il publie n’ont pas l’agrément de « G.M. » : « les autres titres publiés non plus » ne sauraient figurer sur lesdits « rayons », c’est à dire les auteurs pestiférés, dont vous trouverez la liste sur le site de l’éditeur :
https://www.google.fr/search?q=%C3%A9ditions+delga&ie=utf-8&oe=utf-
8&gws_rd=cr&ei=DxS8VO_xA8uwUenMgKAL,
rubrique auteurs.
Une des plus grandes bibliothèques universitaires de France complète désormais la censure éditoriale stricto sensu, tentaculaire, qui empêche presque systématiquement le public français d’avoir accès aux productions universitaires étrangères de qualité. Je rappelle pour mémoire la mésaventure survenue à la fin des années 1990 à l’ouvrage du très célèbre et très reconnu Eric Hobsbawm, L’âge des extrêmes (voir mon ouvrage L’histoire contemporaine toujours sous influence, p. 36-37).
Sur mon collègue Roberts, dont j’ai apprécié le sérieux de l’ouvrage, vu l’ampleur des sources utilisées et l’honnêteté de leur traitement, et que l’éditeur Delga a eu le courage de faire traduire et de publier, vous trouverez les informations nécessaires complémentaires
d’une part sur mon site, http://www.historiographie.info/stalinwar.pdf, (concernant précisément, en 2007, ce livre alors non traduit),
et, d’autre part, depuis le 18 janvier, sur le site du PRCF : http://www.initiativecommuniste.
fr/articles/culture-debats/liberte-dexpression-paris-1-censure-un-ouvrage-pourdes-
motifs-politiques/
Je vais naturellement alerter des journalistes, des collègues et organismes que je crois sensibles à de telles pratiques, tel le Comité de vigilance face aux usages publics de l’histoire;
et adresser une protestation écrite au responsable de la bibliothèque PMF de Paris 1, Daniel Keller (daniel.keller@univ-paris1.fr). Cette nouvelle censure avérée contre la connaissance historique, et visant une question précisément interdite, en France, à la scientificité pose un problème grave.
Particulièrement grave même, alors que le Front national, qui a conquis plusieurs municipalités, commence à vider les rayonnages des bibliothèques publiques; alors que, depuis les événements du 7 janvier 2015, nombre de forces politiques, pas seulement à droite,
en appellent à un « Patriot Act », lequel a permis, aux États-Unis, entre autres, et pour la énième fois, notamment depuis la « Guerre froide » de l’après-1945, de vider les 3 bibliothèques d’ouvrages jugés subversifs; alors que, le 13 janvier 2015, une journaliste, Nathalie Saint Cricq, a déclaré, sur le service public : « il ne faut pas faire preuve
d’angélisme » et appelé à la délation sous couvert de « repérer et traiter […] ceux qui ne sont pas Charlie » (http://www.les-crises.fr/bien-joue-a-tous-episode-4-sant-cricq/).
Je vous remercie de diffuser le présent message aussi largement que possible Bien cordialement,

Annie Lacroix-Riz

Je vous informerai bientôt de la censure qu’attestent les préparatifs et le contenu de l’exposition des Archives nationales sur la Collaboration 1940-1945 et du livre correspondant.


Edité le 19-01-2015 à 17:39:49 par Finimore




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   Posté le 24-01-2015 à 05:27:47   Voir le profil de Finimore (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Finimore   

jan 23 à 7h19 PM

Échanges divers sur la censure régnant à la bibliothèque PMF et dans les autres les bibliothèques universitaires, 16-22 janvier 2015

Annie Lacroix-Riz, professeur émérite d’histoire contemporaine, université Paris 7

Cher amis,

Vous trouverez EN CLIQUANT ICI des échanges explicites sur la gravité de la censure et de l’autocensure qui sévissent, de plus en plus rigoureusement, dans les universités et notamment dans les sciences sociales, situation que reflète la « politique d’achat » des bibliothèques universitaires.

J’en reproduis tous les éléments, y compris ceux qui ont déjà été diffusés dans le premier message transmis, le 20 janvier 2015.

J’observe que si M. Molinier, bibliothécaire à la bibliothèque PMF de l’université Paris 1, n’est pas l’unique responsable de cette censure, il l’assume cependant pleinement, avec une arrogance non dépourvue de violence, surtout quand il ne connaît pas ses interlocuteurs. Le démontrent formellement 1° sa réponse négligente à un lecteur pris pour un étudiant, Godefroy Clair, et 2° plus brutalement encore, sa lettre à Pierre Moret, un correspondant qui a protesté contre les pratiques que j’avais mises en cause auprès du directeur de la bibliothèque universitaire PMF de Paris 1, Daniel Keller. Inutile de préciser que ces deux correspondants m’ont donné la liberté de mentionner leur nom.

Vous noterez également à quel point M. Molinier brocarde, dans son courriel à M. Moret (20 janvier 2015 11:36:37), la Bibliothèque de documentation internationale contemporaine de Nanterre bibliothèque (de 3e cycle) (et par ailleurs centre d’archives) vers laquelle je dirigeais systématiquement les étudiants et qui se caractérise par son souci de pluralisme et de qualité académique internationale : elle est ridiculisée pour avoir eu l’audace de détenir seule l’ouvrage, interdit partout ailleurs, et « qui a d'ailleurs très probablement été acquis au titre du dépôt légal et non par une procédure d'acquisition choisie. »

Les termes a priori et très probablement sont devenus des critères de raisonnement et de choix de la production académique offerte aux étudiants dans les établissements universitaires.

M. Keller, directement interpellé en tant que directeur de la bibliothèque PMF de Paris 1 par divers intervenants de cette affaire, a jusqu’ici (22 janvier 2015) chargé son subordonné Guillaume Molinier de répondre à toute demande ou protestation sans accuser réception d’aucun message.



Au cas où certains penseraient, comme m’en accuse Guillaume Molinier dans le message de plainte amère qu’il m’a envoyé le mardi 20 janvier 2015 15:00, que les puissants réseaux bolcheviques œuvrant en France, et notamment les miens, martyrisent des fonctionnaires scrupuleux remplissant leurs missions en toute neutralité et scientificité, je rappelle la réalité de la situation. Censure absolue contre les « dissidents », d’un côté et choix idéologiques affirmés, monocolores et unilatéraux, de l’autre, règnent de pair.

L’ouvrage sur Staline et l’URSS de 1939 à 1953 d’un historien reconnu « de référence » par une large communauté académique, Geoffrey Roberts, est exclu de presque toutes les bibliothèques universitaires en France (sauf sept, pour sa seule version originale en anglais) et de tout accès, pour sa version traduite parue en septembre 2014 chez Delga, petit éditeur indépendant. Les guerres de Staline a été exclu « a priori » à la bibliothèque PMF de Paris 1. Les « titres » des éditions Delga (dont M. Molinier a recensé quatorze, après coup), ont été présentés dans un premier temps à Godefroy Clair comme également exclus « a priori ». Cependant que dans la même bibliothèque, les productions non-scientifiques et strictement idéologiques consacrées à l’URSS en général et à Staline en particulier sont acquises de façon systématique.


La censure, et il convient d’y insister pour prévenir un éventuel argument de « procès stalinien », mis en avant depuis des lustres à la moindre critique d’un comportement inacceptable, ne vient pas des « réseaux » présumés. Elle ne provient que de l’institution académique qui a abdiqué des règles anciennes de fonctionnement reposant sur un certain « pluralisme » et surtout impliquant, en histoire, la diffusion d’ouvrages conformes aux normes méthodologiques universelles régissant cette discipline : ouvrages érudits rédigés sur la base de sources d’archives ou, pour les ouvrages de vulgarisation, synthèses réalisées à partir desdits travaux érudits.


À titre personnel, je tiens à rappeler, ayant fait mes études pour partie à l’université Paris 1 jusques et y compris ma thèse d’État soutenue en 1981, sous la direction de Jean Bouvier, que ladite université n’était pas un repaire de marxistes; que les doctorants marxistes ou marxisants représentaient des effectifs très modestes en histoire contemporaine (élèves, en particulier, du grand Pierre Vilar puis de Jean Bouvier); et que la majorité, écrasante, des non-marxistes, admettait que les minoritaires 1° disposassent d’un minimum de droits académiques, fussent-ils plus limités que les leurs. Et ceci même si les carrières des non-marxistes étaient en général beaucoup plus brillantes et rapides que celles des universitaires qui s’obstinaient à se réclamer de la conception de l’histoire de Marx et mettaient en cause le capitalisme ou doutaient que celui-ci fût le mode de production définitif.

J’affirme que les règles qui prévalent dans l’approvisionnement de la bibliothèque de 1er cycle (PMF) de l’université Paris sont strictement antagoniques avec celles qui régnaient dans cet établissement avant que la réaction académique n’y triomphât, comme ailleurs, triomphe précisément intervenu depuis le début des années 1980 (voir mon ouvrage L’histoire contemporaine toujours sous influence, Paris, Delga-Le temps des cerises, 2012).


J’observe enfin que la culture de l’impunité du plus fort idéologique permet à des fonctionnaires théoriquement au service du public universitaire de répondre avec mépris à des interlocuteurs courtois ou de ne pas répondre du tout, ceci en violation de toutes les règles de simple courtoisie et de savoir vivre ensemble (c’est à dessein que je néglige le tiret entre les deux infinitifs). L’affaire qui nous occupe est aussi courante que déontologiquement scandaleuse. Elle présente la seule originalité de pouvoir être rendue publique grâce aux traces écrites, rarissimes, d’une désinvolture quasi générale. Des milliers d’actes de censure ne peuvent « exploser » qu’une fois tous les vingt ans parce qu’un serviteur du public revendique par écrit les normes qu’il applique en permanence. Bref, à cause de la « maladresse » d’un censeur rendu imprudent par la toute-puissance habituelle exercée sans risque sur les minoritaires ou les timides. Je tiens à cet égard à remercier particulièrement mes deux correspondants, Godefroy Clair et Pierre Moret, d’avoir signalé ce qui ne paraît presque jamais au jour.


Il serait sain que les bibliothécaires (il en est sans doute dans ma liste de diffusion) choqués par des pratiques de censure et autocensure qui, habituellement, échappent à l’écrit, informent le public sur leur réalité. Il est de notre devoir commun de dénoncer et de combattre cette censure, particulièrement à l’heure où se profile un « Patriot Act » français annoncé sous couvert de lutte contre le terrorisme, dans une atmosphère qui rappelle les lois scélérates du ministre de l’intérieur Dupuy adoptées à une forte majorité par la Chambre des Députés à la faveur des « attentats anarchistes » de 1893-1894.

Ces projets politiques, ouvertement lancés peu après la tapageuse commémoration récupératrice de Jean Jaurès (de 2014) – dans le style « Je suis Jaurès » ‑, attestent l’hypocrisie des prétendus admirateurs de ce dernier. Car le leader socialiste assassiné en 1914 avait vivement dénoncé à la fois la manipulation policière des auteurs d’attentats (question sur laquelle nous ne pouvons encore nous prononcer) et l’exploitation éhontée de ces circonstances (question sur laquelle le doute n’est pas permis).

On observera d’ailleurs que le tapage récent sur les droits illimités à la « liberté d’expression » a été vite étouffé par la conjoncture. Merci, donc, d’en rappeler l’indispensable exercice en diffusant et en faisant largement diffuser le présent document.



Amitiés à tous,

Annie Lacroix-Riz

22 janvier 2015

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La liberté d'expression à géométrie variable :


France, quelque 400 textes contre la liberté d'expression !


« Un article de la loi de 1881 sur la liberté de presse, nous dit Emmanuel Pierrat, interdisait ainsi l’offense aux chefs d’État étrangers : dans cette belle terre d’asile et de liberté d’expression, un homme, journaliste, écrivain, particulier, pouvait ainsi être poursuivi pour avoir critiqué le dictateur de son pays d’origine. Ce texte a été utilisé dans la France de De Gaulle contre les opposants aux dictateurs amis de la France. Après l’affaire des diamants de Bokassa, son usage a diminué, sans qu’il soit pour autant abrogé. On s’en est servi ensuite contre les opposants à Omar Bongo, contre François-Xavier Verschave, auteur d’un livre sur la Françafrique aux éditions des Arènes. Il a fallu l’affaire du “Casse-toi Pov’con” prononcé contre Nicolas Sarkozy pour que ce délited’”offense” arrive devant la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) et que la France soit condamnée. »
Qu'en est-il donc de la liberté d'expression en ce pays ? Allons plus loin avec Emmanuel Pierrat !
Michel Peyret


Les crises.fr - Des images pour comprendre

France : un principe de liberté d’expression, 400 textes de censure


Le 18 jan. 2015
Reprise d’un article du Point du 13/01/2015

L’avocat Emmanuel Pierrat s’alarme des coups portés en France à la liberté d’expression…, notamment à l’occasion d’indignations collectives. Entretien .



Propos recueillis par MARION COCQUET

Le 11 janvier, la France s’est levée en masse pour défendre les libertés d’opinion, d’expression et de caricature après l’attentat sanglant contre Charlie Hebdo. Le 12, plusieurs personnes comparaissaient devant les tribunaux pour “apologie du terrorisme” après avoir clamé leur soutien aux frères Kouachi et à Amedy Coulibaly. Le même jour, une enquête était ouverte contre le polémiste Dieudonné qui, au soir de la marche républicaine, avait eu le bon goût d’écrire sur sa page Facebook “Je suis Charlie Coulibaly”. Jusqu’où, en France, a-t-on le droit d’aller ? L’avocat Emmanuel Pierrat, spécialiste du droit de la presse, répond au Point.fr.

Le Point.fr : Combien de textes limitent, en France, la liberté d’expression ?


Emmanuel Pierrat : Rappelons, d’abord, que ce principe figure dans la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, qui a valeur constitutionnelle. L’article 11 dispose que “la libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’homme : tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement” … Mais une restriction est immédiatement apportée à ce principe, après une virgule : “Sauf à répondre de l’abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi.”
Les États-Unis, eux, n’ont jamais ajouté de virgule à leur “freedom of speech” garanti par le premier amendement de la Constitution.
Jusqu’au Patriot Act de l’après 11-Septembre, ils réussissaient à maintenir une liberté d’expression quasi absolue, y compris avec des délirants : les porteurs de croix gammées, le Ku Klux Klan, etc.
La Convention européenne des droits de l’homme reprend la liberté d’expression, mais y met elle aussi des bémols. En France, je compte, moi, quelque 400 textes qui y ont porté atteinte.

Par exemple ?

Prenez la loi Guigou sur la présomption d’innocence (qui, au passage, est appliquée dans le sens d’une présomption de culpabilité par les journaux : on parle de “tueur présumé” ).
Elle date de 2000, après qu’un moniteur de ski, accusé d’avoir entraîné ses clients dans une zone d’avalanche, est montré par le JT de 20 heures menottes aux poignets et assommé par les flashs. Tout le monde est choqué par ces images. On vote donc une loi qui interdit de montrer des personnes menottées. Ce qui fait qu’un journaliste qui filme Bertrand Cantat arrêté à Vilnius est obligé de lui “couper” les bras. Ce qui fait aussi que, si vous souhaitez avoir un débat sur l’usage des menottes, si vous voulez même dénoncer cet usage, vous n’avez pas le droit d’illustrer votre propos avec des images de la réalité.

Autre exemple : on n’a pas le droit de faire, en France, la publicité d’un contraceptif féminin. Et ce, en vertu d’une loi votée au sortir de la Première Guerre mondiale, qui a interdit la “propagande anti-nataliste” , sous le prétexte de garantir l’avenir de la nation… Seule la publicité pour le préservatif masculin a été tolérée, lorsque les autorités ont fait le ratio entre le coût du sida et les bénéfices de cette défense obsolète de la natalité… Il ne se passe pas deux ans en France sans qu’un nouveau coup soit porté à la liberté d’expression.

Arrive-t-il que ces lois soient abrogées ?

Jamais, ou presque. Un article de la loi de 1881 sur la liberté de presse interdisait ainsi l’offense aux chefs d’État étrangers : dans cette belle terre d’asile et de liberté d’expression, un homme, journaliste, écrivain, particulier, pouvait ainsi être poursuivi pour avoir critiqué le dictateur de son pays d’origine.
Ce texte a été utilisé dans la France de De Gaulle contre les opposants aux dictateurs amis de la France. Après l’affaire des diamants de Bokassa, son usage a diminué, sans qu’il soit pour autant abrogé. On s’en est servi ensuite contre les opposants à Omar Bongo, contre François-Xavier Verschave, auteur d’un livre sur la Françafrique aux éditions des Arènes. Il a fallu l’affaire du “Casse-toi Pov’con” prononcé contre Nicolas Sarkozy pour que ce délit d’”offense” arrive devant la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) et que la France soit condamnée.

Est-elle, dans ce domaine, le plus restrictif des pays européens ?

Oui, et de très loin. Je vais chaque année à la grande foire du livre de Francfort, en Allemagne. Compte tenu des barrières que met la France à la liberté d’expression sur les questions de religion, de race, de sexe, etc., il est absolument certain qu’un livre relu par un avocat français est garanti “vendable” dans 90 % des pays au monde. C’est loin d’être le cas lorsque les clients français achètent des documents étrangers. Jusqu’à il y a quelques années, d’ailleurs, un texte en langue étrangère publié en France devait recevoir avant publication l’accord du ministère de l’Intérieur – en vertu d’un texte voté pour lutter contre les indépendantismes corses, basques, bretons, etc. Là encore, c’est la CEDH qui a conduit à son abrogation.

Qu’en est-il de l’”apologie du terrorisme” ?

En réalité, elle est, elle aussi, interdite depuis la loi de 1881 sur la liberté de presse. Le texte prévoit en effet l’interdiction de l’apologie des crimes et des délits : le meurtre, le viol, le vol, l’abus de confiance, etc. Le terrorisme, que la France de l’époque connaissait déjà, en fait évidemment partie. On y a ajouté depuis par démagogie un texte supplémentaire, et superfétatoire. Quand cela ? En 1986, après une série d’attentats islamistes à Paris, et à l’initiative de Charles Pasqua.

Qu’est-ce que faire l’apologie du terrorisme ? Crier “vive la kalach !” devant des policiers comme l’a fait un jeune d’Orléans condamné à 6 mois de prison ferme ? Dire “Je suis Charlie Coulibaly” comme Dieudonné contre qui une enquête est ouverte ?

Le texte réprime en principe des propos qui incitent à passer à l’acte, à commettre des attentats. Est-ce le cas, dans les exemples que vous me citez ? Aussi moralement condamnables qu’on puisse les juger, je n’en suis pas persuadé. Il faut bien se souvenir que les lois de censure sont des lois d’exception par rapport à un principe, qui reste celui de la liberté d’expression.
Dieudonné, qui a affaire depuis longtemps à la justice, sait assez bien jusqu’où il ne peut pas aller. Il n’a pas parlé du “regretté Coulibaly” par exemple : son “Je suis Charlie Coulibaly” risque donc de poser problème à la justice. Je pense d’ailleurs que, s’il l’a retiré de son compte Facebook, c’est moins pour des raisons juridiques que parce qu’il s’est aperçu qu’il était allé trop loin commercialement, qu’il risquait de perdre beaucoup de ses fans.

On voit aujourd’hui prononcées des peines de plusieurs mois de prison ferme pour de tels faits. Cela s’était-il déjà produit ? Ou faut-il imputer ces peines à la loi de novembre 2014 sur le terrorisme ?

Les peines prononcées sont en effet inédites. Mais la loi de 2014 permet d’aller encore plus loin, jusqu’à trois ans de prison ferme.
De manière plus générale, l’agitation de ces derniers jours m’inquiète. La France dispose déjà d’un lourd dispositif pour lutter contre le terrorisme.
L’avocat que je suis n’est pas hostile par principe à toute censure, le citoyen que je suis non plus, et je ne soutiens en aucun cas les provocations d’un Dieudonné. Mais j’essaie de réfléchir en dépit de ce qui personnellement peut me choquer et de raisonner en termes de philosophie du droit.
Le résultat de tous ces textes est un véritable galimatias. Sur le chapitre de la liberté d’expression, on n’a jamais pris la peine de construire un code, qui rassemble et hiérarchise les problèmes. On ne peut que se réjouir de la grande marche du 11 janvier, mais il faut, je crois, se méfier des textes adoptés sous le coup de l’émotion. Prenez encore, à ce sujet, la loi de sécurité publique dite Perben II !

Quelle est-elle ?

Patrick Henry, condamné à la réclusion criminelle à perpétuité en 1977 pour le meurtre du petit Philippe, est libéré en 2001 après un parcours de réinsertion qui en fait un détenu modèle.
À sa sortie de prison, il publie chez Calmann-Lévy un livre, Vous n’aurez pas à le regretter… et, quelques jours plus tard, il est arrêté avec 10 kg de cannabis. L’indignation est générale, on le traite de tous les noms. Et, dans la foulée, on adopte la loi Perben II. Elle s’inspire du droit américain, en la comprenant mal : aux États-Unis, en réaction à la multiplication de mémoires de serial-killers, il a été décidé que ceux-ci ne pourraient pas toucher de droits d’auteur, et que l’argent serait reversé aux associations de familles de victimes.
En France, on a transformé cela en l’interdiction, pour toute personne condamnée, de publier un livre. Y compris s’il veut y faire son mea culpa, ou s’il veut clamer son innocence. Ce qui signifie qu’il faudrait interdire le Journal du voleur de Genet et cela, à cause d’une loi écrite et votée trop vite.

Reprise d’un article du Point du 13/01/2015

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