| | | | | | | | Xuan | | Grand classique (ou très bavard) | | 18571 messages postés |
| Posté le 19-12-2021 à 17:03:05
| | Dmitry Novikov : Les travailleurs de toute la planète ont un ennemi commun le capitalisme. DANIELLE BLEITRACH 19 DÉCEMBRE 2021 https://histoireetsociete.com/2021/12/19/dmitry-novikov-les-travailleurs-de-toute-la-planete-ont-un-ennemi-commun-le-capitalisme/ Devant laggravation des relations internationales due à la crise du capitalisme, les communistes sont confrontés à des tâches dimportance historique mondiale. Le parti communiste de la Fédération de Russie fait partie intégrante du mouvement général des forces progressistes pour la paix et le socialisme. Cest ce qua déclaré le vice-président du Comité central du KPRF, Dmitry Novikov, dans une interview accordée au journal communiste allemand Junge Welt. Andrei a transmis aux lecteurs de ce blog ce texte essentiel. Pour ceux qui ne lauraient pas remarqué, nous avons choisi durant cette période de Noël de vous présenter quelques approches originales et fondamentales, marxistes, de lévolution planétaire, des textes quil faut certainement mettre de côté pour une lecture attentive et qui relèveraient dun Institut de recherche marxiste sil existait encore et des écoles du parti. Les discussions quils provoquent sont également très riches et ce blog est devenu un lieu déchange et de rencontre grâce à des apports comme celui-ci. Langle choisi pour aborder limpérialisme par rapport à Jean-Claude Delaunay est la guerre et la nécessité de la prévenir. Loin de faire de lURSS une simple étape sur le socialisme, il insiste sur lactualité de cette expérience, en particulier le rôle joué par la planification. Pour mettre en perspective historique les deux, demain nous vous présenterons Cuba et le marxisme et après-demain un texte de Staline sur léconomie socialiste. (note de Danielle Bleitrach et traduction de Marianne Dunlop) Dans quelle mesure considérez-vous comme dangereuse la menace dune agression militaire impérialiste contre la Fédération de Russie et la République populaire de Chine aujourdhui ? Pour répondre à votre question, je voudrais rappeler Lénine, qui soulignait que les guerres sont inévitables tant que la société est divisée en classes et tant quexiste lexploitation de lhomme par lhomme . Le fondateur du bolchevisme a également souligné que la guerre est un produit inévitable du capitalisme. En effet, au cur du système bourgeois se trouve la recherche du profit à tout prix. Dans la structure des valeurs clés des grands capitalistes, la haute moralité et lhumanisme sont loin doccuper la place dhonneur. Ils ne reculent pas devant la tromperie ou la violence pour atteindre leurs objectifs. Cela est particulièrement caractéristique de létape de limpérialisme, lorsque, pour citer à nouveau Lénine, le cours relativement calme et lisse de lhistoire du monde a été remplacé par un cours beaucoup plus impétueux, nerveux, catastrophique et conflictuel. Les appétits des capitalistes ne se limitent plus à un pays ou même à un continent,ils veulent le monde entier. Cela provoque inévitablement des affrontements, y compris militaires. Qui est responsable, sinon le désir de profit des entreprises, des événements de ces dernières années au Moyen-Orient ? Au service du capital, les gouvernements impérialistes ont envahi lIrak. La Libye a été détruite. Une tentative a été faite pour renverser le gouvernement en Syrie. Les attaques contre lIran nen finissent pas. Tous ces faits sont motivés par le désir de faire main basse sur les riches ressources dune grande région. Et que dire du coup dÉtat de 2019 en Bolivie ? Le milliardaire Ilon Musk, favori du public libéral, a ouvertement reconnu son implication dans ces événements. « Nous ferons des coups dÉtat où nous voudrons! » sest-il vanté. Mais ce coup dÉtat a coûté la vie à des dizaines de personnes ! Le motif de Musk, cependant, était la découverte dun gisement de lithium en Bolivie, indispensable pour produire des voitures électriques. Heureusement, les travailleurs boliviens ont su répondre comme il se doit à la réaction et restaurer linfluence de la gauche. Bien sûr, les échecs narrêtent pas limpérialisme. Il vise une hégémonie mondiale inconditionnelle et détruira toutes les barrières qui sy opposent. Et aujourdhui, ces barrières sont principalement la Chine et la Russie. La Chine est devenue une superpuissance économique en construisant le socialisme et est devenue un nouveau pôle de développement mondial. De plus le système de relations internationales proposé par la Chine devient attrayant pour les peuples du monde. Cela se reflète dans le concept dune communauté dun seul destin pour lhumanité. Il semblerait quaprès 1991, la Russie soit revenue sur la voie du capitalisme. Cependant, les impérialistes continuent de lattaquer. Ils sont mécontents que Moscou exige la reconnaissance de ses droits souverains et de sa sphère dinfluence habituelle. Ils veulent une Russie entièrement contrôlée et, de préférence, démembrée. Une telle évolution permettrait au capital mondial daccéder aux richesses naturelles de notre pays, de se développer sur de nouveaux marchés et de démanteler le bouclier antimissile nucléaire que la Russie a hérité de lUnion soviétique. Jusquà présent, limpérialisme préfère utiliser des leviers relativement pacifiques pour atteindre ses objectifs pressions diplomatiques, sanctions économiques, attaques informatiques. Mais des préparatifs inquiétants sont en place. Des forces militaires sont mobilisées aux frontières chinoises et russes. Des exercices provocateurs sont menés près des frontières de la Chine et de la Russie, et les pays voisins sont attirés dans des blocs militaires et incités à passer de leur côté. Oui, aujourdhui, le capital mondial nose pas sengager ouvertement dans une action militaire. Mais cela ne signifie pas quil exclue cette possibilité en principe. Je répète que lexpansion et lagression sont la nature du grand capital, la condition de sa survie. Cest pourquoi les peuples de la planète doivent être préparés aux provocations les plus dangereuses. Pour limpérialisme, la guerre est le moyen de résoudre ses contradictions inhérentes. Le désir daffaiblir ou de détruire leurs concurrents par une guerre ou un coup dÉtat est une caractéristique inhérente à la politique étrangère des États-Unis depuis la fin du XIXe siècle. Lexpérience historique en témoigne de manière éloquente. Permettez-moi de rappeler certains faits. En 1894-1895, les États-Unis sont impliqués dans la guerre entre le Japon et la Chine. Le résultat est laffaiblissement de la dynastie Qing. En 1898, retentit lexplosion du cuirassé Maine dans le port de La Havane. Lincident est utilisé par Washington pour déclencher la guerre hispano-américaine, qui aboutit à la prise de Cuba, de Porto Rico, de Guam et des Philippines. En 1898 et 1901, larmée américaine sest rendue célèbre pour ses atrocités lors de la répression du soulèvement des Boxers. Lune des conséquences de lintervention militaire des huit puissances a été lincorporation forcée de la Chine dans le système mondial du capitalisme en tant que semi-colonie. Au début du vingtième siècle, limpérialisme américain contrôlait déjà lAmérique latine et avait pris pied dans les régions stratégiquement importantes de lAsie du Sud-Est jusquà Taïwan. Lissue de la Première Guerre mondiale a renforcé les États-Unis, affaibli la Grande-Bretagne et humilié lAllemagne. Le traité de Versailles a stimulé la croissance du sentiment nationaliste dans la société allemande. Mais tout le monde ne sait pas que les processus de réaction extrême se sont développés avec le soutien actif du grand capital américain,qui porte une immense part de responsabilité dans laccession au pouvoir dHitler. Dans les années 30, les monopoles américains ont encouragé le réarmement du Troisième Reich, espérant lutiliser pour détruire lUnion soviétique. Les communistes allemands ont été les combattants les plus acharnés contre la dictature fasciste. Ils ont également été les premières victimes du régime sanglant. La Russie est sortie de la guerre impérialiste en 1917 grâce au décret de Lénine sur la paix. Le premier acte législatif du pouvoir soviétique appelait tous les pays en guerre à une paix sans annexions ni contributions, et à la construction de relations interétatiques fondamentalement nouvelles. La grande révolution socialiste doctobre a fait grincer des dents les impérialistes. Les États-Unis ont participé à lintervention militaire étrangère sur le territoire de la jeune Russie soviétique. Ils ont essayé de détruire le premier État socialiste, ont ouvert la voie au démembrement territorial de notre pays. Les politiciens de Washington ont sur la conscience des milliers de vies détruites douvriers et de paysans russes, le pillage des ressources naturelles de la Russie, la destruction de ses entreprises et de ses infrastructures. La crise de 1929-1933 a intensifié la lutte pour la redistribution du monde. Une alliance entre lAllemagne, lItalie et le Japon a entrepris dassujettir la planète entière. La Seconde Guerre mondiale a commencé par lagression japonaise contre la Chine. Au stade initial, les impérialistes américains avaient abondamment fourni au Japon des matières premières, des machines, des équipements et, jusquau 5 juillet 1941, du pétrole. Ils ont fait des affaires sanglantes sur ordre des militaires. Dans le même temps, ils cherchaient à circonscrire les forces du Japon sur le front chinois afin que son expansion ne se développe pas dans les régions du Pacifique et de locéan Indien. Le peuple chinois a payé cette politique par la vie de millions de ses fils et filles. LUnion soviétique a porté le poids de la Seconde Guerre mondiale. Cest sur le front germano-soviétique lors des batailles de Moscou, de Stalingrad et du saillant dOrel-Koursk que sest jouée la défaite du fascisme. La participation des États-Unis à la coalition anti-hitlérienne ne signifie pas que leurs cercles dirigeants renoncent à leur politique antisoviétique. Pour Washington, la guerre avec lAllemagne et le Japon a été déclenchée par les exigences du moment à un stade de forte aggravation des contradictions inter-impérialistes. La défaite du fascisme allemand et du militarisme japonais a conduit à la domination complète des États-Unis dans le monde capitaliste. Le symbole tragique de cette hégémonie a été le bombardement atomique barbare dHiroshima et de Nagasaki en août 1945. Ayant brièvement acquis une supériorité militaire sur lURSS, les politiciens et les stratèges de Washington élaborent des plans pour lancer des frappes atomiques sur le territoire de leur récent allié. Ces plans ont été pris de court par le succès de Moscou, qui a réussi à renforcer ses défenses et à accroître sa puissance économique. Se relevant des ruines, lUnion soviétique est devenue un pôle alternatif de lordre mondial, un bastion des forces de la liberté et du progrès. Pendant la guerre froide, lhumanité a frôlé à plusieurs reprises le conflit armé à grande échelle. En proclamant que lURSS était un empire du mal, lOccident a justifié lutilisation de larme nucléaire contre elle. Washington a confié à lAllemagne de lOuest le rôle davant-poste de lOTAN. Le peuple allemand, qui avait souffert de la dictature fasciste, devait être envoyé une nouvelle fois à lassaut dun espace vital à lest. Sur la base de la percée du développement scientifique, technique et industriel, lURSS et ses alliés ont atteint la parité militaire avec le bloc impérialiste. Les pays du Pacte de Varsovie ont ainsi garanti de manière fiable leur souveraineté et contribué à préserver la planète dune nouvelle guerre majeure. La destruction de lURSS a été une catastrophe à léchelle mondiale. Elle a marqué un recul historique. La cause du socialisme était en péril. Les États-Unis ont acquis le statut dhégémon mondial. Contrairement à ce que prétendent les idéologues libéraux, la formation de la Pax Americana na pas mis fin aux guerres et aux conflits internes. Au contraire, elle a élargi leur géographie et augmenté leur intensité. Les opérations militaires en Irak, en Yougoslavie, en Somalie, en Libye, en Haïti, au Pakistan, au Liberia, en Afghanistan, en Syrie, au Yémen et dans dautres pays ont constitué de nouveaux déplacements sur le grand échiquier. Les faucons américains les ont manigancés dans une soif irrépressible dhégémonie absolue. Ainsi, le passage du monde capitaliste au stade de la mondialisation na fait quintensifier la menace dune guerre à grande échelle au XXIe siècle. Il existe plusieurs obstacles majeurs à la mise en uvre de plans agressifs. Parmi celles-ci, citons les actions de la Russie visant à renforcer ses capacités de défense et la formation dun nouveau centre de pouvoir dans le monde sous la forme de la République populaire de Chine. Un conflit armé impliquant les pays de lOTAN, la Chine et la Russie se transformerait inévitablement en une guerre à léchelle mondiale. Telles sont les capacités militaires cumulées des participants potentiels. La puissance militaire totale de toutes les parties à ce conflit hypothétique dépasse 80 % du total mondial. Si nous estimons les forces nucléaires stratégiques, le potentiel est de 100%. Un tel affrontement militaire condamne lhumanité à la destruction. Hélas, les idées de guerre préventive gagnent en popularité dans les cercles réactionnaires de lOccident. Apparemment, ces gens ont complètement oublié les leçons de lhistoire et sont persuadés quils peuvent minimiser les risques. À mon avis, il sagit dune illusion dangereuse et aventureuse. Prévenir la menace dune nouvelle guerre mondiale est lune des tâches les plus importantes de tous les partisans du socialisme, y compris de notre parti, le KPRF. Depuis 2016, vous êtes le premier vice-président de la commission des affaires internationales de la Douma dÉtat. Comment le KPRF envisage-t-il sa réponse à lexpansion militaire et politique des États-Unis et de leurs alliés de lOTAN ? Le parti communiste de la Fédération de Russie est le parti des travailleurs. La mission du KPRF est de ramener la Russie sur la voie du socialisme, de rétablir lUnion des peuples frères et de rendre au peuple les droits quil a perdus pendant la restauration du capitalisme. Lune des conditions pour atteindre ces objectifs est dassurer la sécurité de notre pays contre les menaces militaires des États-Unis et de lOTAN. « Toute révolution ne vaut que si elle sait se défendre
», disait Lénine en octobre 1918. À ce moment-là, une guerre civile faisait déjà rage dans les vastes étendues de la Russie, dirigée de main de maître depuis Washington et plusieurs capitales européennes. La création de lArmée rouge des ouvriers et des paysans a été lune des étapes les plus importantes du pouvoir soviétique. La nouvelle armée sest levée en premier pour défendre le socialisme dans la lutte contre les interventionnistes et leurs complices de la Garde blanche. Lattaque de lAllemagne fasciste contre lURSS était un acte dagression perfide. Le régime criminel dHitler visait à la destruction de lUnion soviétique, à lextermination massive de sa population et à lasservissement des survivants. Aux côtés de la Wehrmacht, des contingents militaires dItalie, de Finlande, de Hongrie, de Slovaquie, de Roumanie, de Bulgarie, ainsi que les légions nationales des troupes SS de plusieurs pays européens ont envahi notre pays. Lhéroïque Armée rouge a vaincu les forces armées de lEurope unie et a offert au monde la Grande Victoire. Environ 27 millions de citoyens soviétiques, dont des femmes, des personnes âgées et des enfants, ont été victimes de lagression fasciste. Ces leçons de lhistoire nous amènent à tirer des conclusions. Le KPRF accorde une grande attention à la politique étrangère. Nous suivons avec anxiété les événements dans le monde et en Russie. Guidés par les idées du marxisme-léninisme et conservant en mémoire la description de limpérialisme par Lénine, nous sommes bien conscients du danger qui pèse sur notre pays. Le capital mondial a pris sa décision de principe. Il a rendu son verdict sur la Russie, et sa décision ne dépend plus de la politique spécifique menée par le Kremlin. Dans ces circonstances, le KPRF considère quil est extrêmement important de renforcer la sécurité nationale et la position de la Russie sur la scène mondiale. Ces dernières années, notre parti a réussi à insister pour opérer un virage vers une nouvelle politique étrangère. Mais certaines questions essentielles pour la sécurité de la Russie ne sont toujours pas résolues. Pendant ce temps, les bases militaires de lOTAN se multiplient. Les sanctions antirusses se durcissent,la pression militaro-politique augmente,la guerre de linformation sintensifie. Les stratèges de lOTAN discutent de plans pour des frappes de désarmement contre la Russie. LAlliance de lAtlantique Nord a récemment organisé un exercice dans la mer Noire. Son activité militaire ici est plus importante que jamais. Pendant les manuvres, lUSS Mount Whitney, le navire amiral de la 6e flotte, et lUSS Porter, un destroyer, recueillaient des renseignements. Entourés de navires roumains, turcs et ukrainiens, les Américains se sont trouvés à proximité dangereuse des eaux territoriales russes pendant près dune semaine. Pendant ce temps, des avions de reconnaissance Poseidon tournaient dans le ciel. Nous considérons ces exercices comme une provocation visant à exacerber la situation. Malheureusement, de nombreux représentants de lélite dirigeante en Russie se font encore des illusions. Ils pensent quil suffit de faire des concessions à lOccident, et que le pays sera accepté dans la communauté civilisée et leur parlera dégal à égal. Cest une profonde illusion. Dans les années 1990, elle a failli conduire notre pays à la ruine et a entraîné une perte totale de souveraineté. Limpérialisme attend seulement que la Russie relâche ses défenses pour la mettre à genoux et en faire son appendice colonial impuissant. Le KPRF a une position fondamentalement différente. La première condition de la capacité de défense est de renforcer léconomie. Se concentrer sur le secteur des matières premières ne peut apporter que des gains à court terme. À long terme, cette ligne est perdante. Pour être forts et autosuffisants, nous devons nous concentrer sur la microélectronique, les machines-outils, la robotique, la biotechnologie et dautres industries de pointe. Comme cela ne peut être réalisé sur les rails du marché libéral, le KPRF préconise la nationalisation des secteurs clés de léconomie et une transition vers la planification du développement économique de la Russie. Deuxièmement, la cohésion et la solidarité sont importantes face aux menaces extérieures majeures qui pèsent sur tout pays. Cependant, alors quun petit groupe doligarques senrichit de façon vertigineuse, la majorité de la population russe sappauvrit. Dans de telles conditions, il est vain despérer une quelconque cohésion nationale. Linégalité divise la société en termes de classe. En cas dagression militaire extérieure, les travailleurs ne trouveront pas de raisons de sacrifier leur vie pour les super-yachts dAbramovitch, les palais de Deripaska et les profits dautres oligarques. Le KPRF préconise une révision drastique de toutes les politiques socio-économiques. Troisièmement, la Russie doit définir clairement son cercle damis et dadversaires. Il semblerait quaprès 2014, Moscou ait proclamé un pivot vers lEst. Mais ces déclarations ne sont pas devenues une doctrine claire de politique étrangère. La partie libérale de lélite politique considère toujours lOccident comme un allié naturel. Ils considèrent la détérioration actuelle des relations avec les États-Unis et leurs alliés comme un phénomène temporaire quil faut simplement supporter. Pour certains oligarques, le rapprochement avec lOccident peut rapporter des dividendes, mais pas pour le peuple. La Russie ne peut préserver son indépendance et devenir plus forte quen restaurant les liens traditionnels, mais affaiblis après 1991, avec lAsie, lAmérique latine, lAfrique et, bien sûr, lespace post-soviétique. Le KPRF défend également des relations stratégiques fortes avec la Chine. Nos nations ont des intérêts communs à long terme, directement liés à lélimination de lhégémonie impérialiste américaine et du monde unipolaire avec son expansion effrontée. Bien sûr, le renforcement de la souveraineté de la Russie ne signifie pas une rupture totale avec les pays occidentaux. Mais les relations avec eux doivent être subordonnées aux véritables intérêts nationaux, et ce sont les intérêts de la majorité du peuple les intérêts des travailleurs. Quatrièmement, il est important de prévenir les tentatives des forces réactionnaires de saper le rôle de lONU en tant que principal centre dharmonisation des intérêts interétatiques. Les États-Unis intensifieront ces actions, que le républicain Trump ou le démocrate Biden soit président. En lançant un sommet des démocraties, Washington tente de diminuer limportance de lONU, laissant entrevoir la possibilité de créer des alliances alternatives pour la contourner. Les États épris de paix doivent coordonner leurs efforts pour établir des relations harmonieuses entre les pays et les peuples. Certaines mesures importantes en faveur dun monde multipolaire ont déjà été prises. Des associations dintégration telles que les BRICS, lOrganisation de coopération de Shanghai et lUnion économique eurasienne sont en place. Le monde ne pourra quen bénéficier si ces entités interétatiques accroissent leur influence. Cinquièmement, il est temps de se rappeler et dutiliser lexpérience des mouvements anti-guerre et antifascistes. Au vingtième siècle, ces mouvements de masse étaient très forts. Aujourdhui, ces luttes ne sont pas moins importantes. La réhabilitation du nazisme en Ukraine, dans les États baltes et dans dautres pays nécessite la mobilisation des travailleurs et leur réponse ferme aux forces de la réaction. La base du mouvement anti-guerre, antifasciste et anti-impérialiste doit être le renforcement des liens entre les partis et organisations communistes, ouvriers et autres partis progressistes. Il serait correct de soulever les demandes de mettre fin à loccupation américaine de lEurope et de dissoudre lOTAN en tant qualliance impérialiste agressive. Le président du Comité central du KPRF Guennadi Ziouganov et nos autres camarades ont parlé de tout cela à plusieurs reprises depuis la tribune de la Douma dÉtat et dans diverses rencontres internationales. En poursuivant cette ligne, les communistes russes sappuient sur les conclusions des congrès de notre Parti et des plénums de son Comité central. Comment voyez-vous les tâches du mouvement communiste et ouvrier mondial et du mouvement pour la paix dans la situation actuelle ? La lutte pour la paix a toujours été à lordre du jour de la gauche. Au début du siècle dernier, lorsque les nuages de la Première Guerre mondiale ont commencé à samonceler sur lEurope, les partis prolétariens ont parlé à plusieurs reprises de linadmissibilité de la guerre comme moyen de résoudre les conflits interétatiques. En août 1907, le VIIe Congrès de la IIe Internationale à Stuttgart a adopté une résolution sur la nécessité pour le prolétariat de refuser de soutenir les gouvernements dans une guerre majeure. En novembre 1912, face aux risques de voir une série de guerres dans les Balkans se transformer en un conflit paneuropéen, les délégués du IXe Congrès de la IIe Internationale à Bâle ont adopté un manifeste sur la solidarité dans la lutte contre les menaces à la paix. Le prolétariat a alors réussi à déjouer les plans des bellicistes. Ce fait historique est peu connu aujourdhui. Seuls les historiens, qui étudient les problèmes du mouvement ouvrier international, en parlent. Malheureusement, en août 1914, seuls les bolcheviks russes et les socialistes proches bulgares ont pris une position ferme contre le déclenchement de la guerre. La trahison des dirigeants de la social-démocratie a marqué le début de la fin de la Deuxième Internationale. Le résultat fut la formation du Comintern, qui joua un rôle extrêmement important dans la diffusion des idées du socialisme. Depuis lépoque de Marx et Engels, les communistes ont lutté pour les intérêts du peuple travailleur et pour labolition de lexploitation et de linégalité sociale. Considérant le caractère global de lexpansionnisme capitaliste, le travail des communistes relie la lutte contre la domination du capital à lintérieur des pays avec la résistance à lexpansionnisme des puissances impérialistes. Ce nest quen liant étroitement ces luttes que nous assurerons le succès du mouvement communiste et ouvrier. Le capitalisme est une toile dense qui a englouti le monde moderne. Ses fils sont fermement entrelacés, et ce ne sont pas seulement les fils individuels nationaux de cette toile collante qui doivent être coupés. Tout doit être fait pour briser cette toile vicieuse dans son ensemble. Linternationalisme et la solidarité internationale entre les travailleurs sont essentiels. Oui, le capitalisme sétouffe dans ses propres contradictions. Il freine le développement économique et entraîne un déclin culturel. Il senfonce chaque jour dans une crise de plus en plus grave. Mais le système ne seffondrera pas de lui-même. Pour prolonger son existence, il dresse les peuples et les religions les uns contre les autres, intensifie son exploitation et parasite les ressources de la planète. Les politiciens bourgeois sont de plus en plus disposés à spéculer sur les idées nationalistes et religieuses. En conséquence, les groupes pro-fascistes et autres groupes réactionnaires relèvent la tête. Le capital veut ainsi détourner lattention de ses propres échecs, que la pandémie de coronavirus a mis particulièrement en évidence. Les communistes ne peuvent se contenter dadopter une position dobservateurs. Notre tâche est de ne pas permettre au brouillard idéologique de détourner les travailleurs des véritables causes de classe de laggravation de la crise. Les communistes sont appelés à être au milieu du peuple, à inculquer dans lesprit des travailleurs la conscience socialiste, à amener les masses à lutter pour leurs véritables intérêts. Il existe de plus en plus dexemples réussis de cette lutte. En Inde, après une année de manifestations de masse, le gouvernement a abrogé les réformes néolibérales qui avaient mis lagriculture dans les griffes des hommes daffaires capitalistes. La voix des travailleurs du Brésil, de la Corée du Sud, de lAfrique du Sud, de la Colombie, des États-Unis et du Kazakhstan se fait de plus en plus entendre dans leurs pays. La défense des droits des citoyens est intimement liée à la lutte anti-impérialiste. Les communistes de Grèce, de Turquie, dEspagne, du Japon sont à la tête de la résistance à la présence militaire étrangère, exigeant le retrait de leurs pays des blocs militaires agressifs. On ne peut que saluer linitiative des partis communistes et ouvriers de sopposer aux bio-laboratoires militaires américains, dont le réseau sétend sur la moitié du monde. Dans les circonstances actuelles, alors que les plans de la réaction menacent la paix mondiale, il est important que les partis communistes et les associations sociales progressistes réalisent lunité daction. Nous devons multiplier la solidarité des travailleurs et renforcer leur avant-garde sous la forme de partis luttant pour le socialisme. Nous avons un seul ennemi, le capital, et nous ne pouvons briser ses chaînes quensemble. Le danger qui émane des rangs des mondialistes nécessite une réponse claire et coordonnée. Une telle réponse doit prendre forme dans toutes les plateformes de dialogue existantes. Il est important que depuis 1998, les Rencontres internationales des partis communistes et ouvriers se tiennent régulièrement. Ils perpétuent les traditions qui se sont formées dans le cadre du Comintern et lors de lorganisation des Rencontres internationales des partis communistes et ouvriers à Moscou en 1957, 1960 et 1969. Les contacts bilatéraux entre partis peuvent jouer un rôle important dans la lutte contre la menace de guerre. De cette manière, le KPRF renforce activement ses liens avec les partis communistes dEurope et dAsie, dAfrique et dAmérique. Le succès de la lutte contre les forces de la réaction dépend directement du soutien de nos politiques par les travailleurs. Au XXIe siècle, le monde a été le théâtre de diverses manifestations civiles. Il sagit notamment de lorganisation de forums sociaux altermondialistes, du mouvement Occupy Wall Street, des gilets jaunes français et de BLM aux États-Unis. Hélas, ils sont typiquement petits-bourgeois et nont pas pu devenir de véritables porte-parole des intérêts des travailleurs. La tâche de développer la conscience de classe du prolétariat est urgente. Seul le parti communiste est capable dapporter une véritable conscience socialiste dans les luttes des travailleurs. Et cette tâche ne peut être résolue dans la précipitation. Un travail à long terme, continu et systématique est ici nécessaire. Cest grâce à ce travail que les travailleurs réaliseront leur rôle historique, détruiront les complots de la réaction et sauveront le monde dune grande guerre. Pourquoi loccident a-t-il réussi à faire vaciller lUkraine et na pas réussi à reproduire un coup dÉtat similaire en Biélorussie ? Après leffondrement de lUnion soviétique, lUkraine et le Belarus ont évolué selon deux vecteurs différents. Dès le milieu des années 1990, le peuple biélorusse sest débarrassé de son illusion libérale et a rejeté les pillards et les démolisseurs qui agissaient sous le masque de la réforme. Grâce à larrivée au pouvoir dAlexandre Loukachenko, la République a repris le chemin de la construction. De toutes les anciennes républiques soviétiques, seul le Belarus a réussi à préserver et à accroître le potentiel industriel créé pendant la période soviétique. Les produits portant le label Made in Belarus ont gagné des marchés dans des dizaines de pays. Il sagit notamment déquipements ménagers et agricoles, de produits électroniques et de produits de lindustrie chimique. Lagriculture du pays permet non seulement de nourrir sa population avec des produits de qualité, mais aussi de les exporter. Le Belarus maintient une qualité de vie élevée et de bonnes garanties sociales. Elle possède lun des indicateurs dinégalité les plus faibles. LUkraine a été beaucoup moins chanceuse. Il faut dire quelle était la plus développée de toutes les républiques soviétiques. Mais elle a souffert dune désindustrialisation et dune dépopulation dramatiques, après quelle ait jeté aux orties son riche héritage. Ses dirigeants ont soit regardé vers lOccident, soit manuvré entre les deux, comme le président Viktor Yanukovych. De nombreux politiciens ont flirté avec le mouvement nationaliste, qui avait des racines beaucoup plus profondes en Ukraine quau Belarus. Cela a eu des conséquences tragiques avec une classe ouvrière réduite et désorganisée et la lumpenisation dune grande partie de la population. Il ne faut pas oublier que les services secrets américains et dautres centres dinfluence occidentaux étaient actifs en Ukraine bien avant le coup dÉtat de Kiev. Leur objectif était dempoisonner la population ouvrière par le nationalisme et de propulser au pouvoir ceux qui voulaient couper les liens avec la Russie. La réhabilitation des collaborateurs nazis et la prédication dune russophobie virulente et dun anticommunisme primaire ont été constamment renforcés. Les projets humanitaires occidentaux ont été abondamment financés et nont rencontré aucune opposition. Les structures étatiques ont réagi de manière neutre, voire favorable, à linfluence croissante des puissances doutre-mer. Ayant préparé la situation, les gouvernements occidentaux ont amené des forces hautement réactionnaires au pouvoir en Ukraine. Le facteur le plus important du succès de la révolution de couleur ici a été lintervention démonstrative des pays occidentaux. Au tournant de 2013-2014, la secrétaire dÉtat adjointe américaine Nuland sest rendue en Ukraine tous les mois et a coordonné lorganisation de troubles de masse. Les forces pro-fascistes ont pris le pouvoir à Kiev. Ce ne sont pas seulement des nationalistes. Ils sont les héritiers idéologiques directs des complices dHitler. Ces personnes font directement léloge de Bandera et dautres criminels fascistes et appellent ouvertement au nettoyage ethnique. La tragédie dOdessa le 2 mai 2014 et la guerre dans le Donbass ont montré la brutalité des nouvelles autorités ukrainiennes. Mais même ces terribles événements nont pas privé les nationalistes ukrainiens du soutien de lOccident. Le fait est quils expriment les intérêts de la grande bourgeoisie, qui sest constituée en appendice de loligarchie financière mondiale. Et ces forces tentent de faire de lUkraine une anti-Russie, un tremplin pour une attaque contre notre pays. Pour les mondialistes, cela fait partie dun plan plus vaste visant à reformater lensemble de lespace post-soviétique pour répondre aux besoins des forces impérialistes. Les impérialistes navaient pas tort dans leurs calculs cyniques. Les Banderistes ont fait du pays un protectorat des États-Unis. Le peuple ukrainien a été privé des vestiges des acquis sociaux de lère soviétique. La nature du régime de Kiev a prédéterminé la persécution des partisans du renforcement des liens avec la Russie. Un climat de peur et danimosité nationale a prévalu dans la société. Le jour de lanniversaire de Bandera, des processions aux flambeaux ont lieu dans les rues des villes. Leurs participants portent des portraits des dirigeants de lOUN et de lUPA et des punisseurs de la division SS Galicia. De jeunes militants font le salut nazi. Le parti communiste ukrainien a été persécuté, puis totalement interdit. Toute trace de lhéritage soviétique a été éradiquée. Une campagne débridée visant à démolir des monuments et à renommer des villes et des rues a balayé le pays. Lutilisation des symboles soviétiques est interdite. Les autorités empêchent la tenue dévénements visant à commémorer le jour de la Victoire sur le fascisme. Une guerre fratricide a été lancée dans le Donbass. Des milliers de civils en ont été victimes. Le gouvernement ukrainien sobstine de plus en plus à saper les accords de Minsk. On constate une présence croissante dunités militaires à la frontière avec les républiques populaires de Donetsk et de Lougansk. Des zones civiles sont bombardées par des roquettes et des tirs dartillerie. Le coup dÉtat de février 2014 a été une énorme tragédie pour le peuple ukrainien. En Biélorussie, en revanche, où le potentiel industriel et une importante classe ouvrière ont été préservés, la tentative de coup dÉtat sest soldée par un échec. Il sest avéré quici, lOccident pouvait compter sur une très petite strate de forces libérales de droite. La plupart des Biélorusses sont conscients des dangers dun renversement de leur pays. Avec le triste exemple de lUkraine devant eux, ils saccordent à dire que lingérence étrangère est inacceptable, et ils sont favorables à une alliance plus forte avec la Russie. Cest pourquoi, entre août 2020 et mars 2021, toutes les provocations de la pression informative aux tentatives de sabotage dusines ont échoué au Belarus. Le pays a résisté à lingérence étrangère. Il est également important que le gouvernement de Loukachenko ne se soit pas coupé de la réalité en se retranchant derrière un mur impénétrable. Le fait que les organisateurs des émeutes aient réussi à faire dune partie de la population même minime linstrument de leur aventure a fait lobjet dun examen attentif à Minsk. En réponse, les autorités entreprennent toute une série de mesures, dont une réforme constitutionnelle. Quest-ce qui, à votre avis, rend les relations entre le Bélarus et la Russie uniques ? Comment et sur quels principes doit être construit lÉtat de lunion de la Russie et du Bélarus ? En fait, les Russes et les Biélorusses sont deux branches dune même nation. Nous sommes unis par une histoire commune de plusieurs milliers dannées et par des liens économiques, culturels et de parenté étroits. Ensemble, nous avons été aux origines de lURSS et avons suivi la voie de la construction du socialisme, surprenant le monde par les réalisations des plans quinquennaux de Staline et une expérimentation sociale davant-garde. Ensemble, nous avons développé la science et la culture, léducation et la santé. Notre fraternité séculaire a été cimentée par la Grande Guerre Patriotique. Cest le peuple biélorusse qui a le plus souffert de cette guerre. En 1941, la république était habitée par 9 millions de personnes et en 1945, il nen restait plus que 6 millions. Il ny a pas une seule famille qui nait été touchée par ce grand malheur. Je crois que ce passé héroïque a considérablement renforcé l'immunité historique du peuple biélorusse face à tout mensonge. Lors du référendum du 17 mars 1991, lécrasante majorité des habitants de la république a soutenu le maintien de lUnion des républiques socialistes soviétiques. En RSFSR, le soutien était de 71 %, en Ukraine 70 %. Au Belarus, près de 83 % des citoyens ont voté pour. Ces mêmes sentiments ont conduit à lélection dAlexandre Loukachenko à la présidence en 1994. Il soppose ouvertement au pacte de Belovej et soutient une intégration complète avec la Russie. En 1997 a été signé le traité de lUnion du Belarus et de la Russie. Notre désintégration était suspendue. Ensuite, les autorités ont signé le traité sur la création de lÉtat de lUnion, ont commencé à former ses organes. Malheureusement, notre rapprochement a été ralenti. Le KPRF a toujours parlé ouvertement de ces raisons. Depuis de nombreuses années, les oligarques russes lorgnent sur les entités économiques biélorusses. Leur emboîtant le pas, certains politiciens moscovites mettaient en avant des projets franchement provocateurs et irréalisables pour le Belarus dintégrer certaines de ses provinces à la Russie. Sen sont suivies les guerres du lait et les attaques dinformation contre ladministration biélorusse. Néanmoins, le processus de rapprochement entre les deux pays sintensifie sous nos yeux. Tant la volonté de nos peuples que les réalités de la politique mondiale poussent Minsk et Moscou lune vers lautre. Des mesures sont prises pour renforcer la structure de lUnion. Un document « Sur les lignes directrices pour la mise en uvre des dispositions du traité sur la création de lÉtat de lUnion pour 2021-2023 » a été signé. Vingt-huit programmes de lUnion ont été approuvés. Parmi eux, on peut citer les programmes dintégration des systèmes monétaires et la création dun espace de paiement commun, la mise à jour de la doctrine militaire, le concept de politique migratoire, etc. Toutes ces décisions sont attendues depuis longtemps. Le militantisme des puissances impérialistes saccroît. Leurs nouveaux armements sont déployés dans les pays baltes, en Ukraine et dans la mer Noire. Dans ces circonstances, la Russie a un besoin vital dune force amie sur ses frontières occidentales. De son côté, Minsk comprend quil lui sera presque impossible de faire face seule à la pression extérieure. Lécrasante majorité des citoyens de Russie et du Belarus sont favorables au renforcement de nos liens et à une intégration solide. Nos peuples ne se considèrent pas comme opposés lun à lautre. Nous voyons les événements du monde dun point de vue commun et sommes prêts à renforcer notre unité. Le KPRF a toujours prôné le rapprochement de nos peuples. Selon nous, le rapprochement du Belarus et de la Russie doit se faire sur une base dégalité. Aucune inégalité, aucune discrimination nest acceptable dans ce processus. Jespère que, cette fois, les intérêts oligarchiques ne pourront pas se mettre en travers des intérêts du pays. Est-il vrai que lOccident a balkanisé lURSS et sest activement mis au service des groupes nationalistes radicaux et du séparatisme économique et religieux afin dempêcher la renaissance de lÉtat unioniste ? La tactique diviser pour régner avait été utilisée par lOccident bien avant la destruction de lUnion soviétique et les événements dans les Balkans. LURSS était considérée comme un adversaire menaçant lexistence même du capitalisme. Le désir de la détruire a obligé les puissances impérialistes à y consacrer dénormes ressources. De même, la destruction de la Yougoslavie a été le résultat dune politique délibérée de lOccident collectif. La fomentation de sentiments nationalistes a servi de base au déclenchement du mécanisme des conflits armés. La promotion de lintolérance religieuse entre catholiques et chrétiens orthodoxes, entre chrétiens orthodoxes et musulmans a également joué un rôle. Le désir des régions de la RSFY de sisoler économiquement de leurs voisins a été alimenté. En conséquence, lOccident a réussi à diviser le peuple yougoslave selon des lignes ethniques en Serbes, Croates, Slovènes, Bosniaques, Monténégrins, Macédoniens
Même une nouvelle nation les Kosovars a été créée pour consolider les résultats de cette politique destructrice. La responsabilité de leffusion de sang dans les Balkans incombe aux pays de lOTAN dirigés par les États-Unis. Les bombardements de lOTAN sur la Yougoslavie et la création de groupes armés illégaux, qui ont terrorisé la population civile, ont violé de manière flagrante la lettre et lesprit des accords dHelsinki de 1975. Permettez-moi de rappeler que ces accords consacraient le principe de linviolabilité des frontières dans lEurope de laprès-guerre et interdisaient le recours à la force et lingérence dans les affaires intérieures. Le sort de la Yougoslavie est un triste exemple de la façon dont un État prospère peut être détruit en attisant les conflits ethniques et religieux. Sa destruction a transformé les Balkans une fois de plus en un nud de contradictions aiguës. Elle a fait de lEurope du Sud-Est une zone dinstabilité politique et sociale. LOccident a mené une politique similaire contre lUnion soviétique. Provoquer la haine ethnique était lun des principaux outils de destruction de lURSS. Certes, les ennemis de notre mère patrie soviétique ont réussi à accomplir beaucoup de choses. Les conflits sanglants au Karabakh, en Abkhazie, en Transnistrie et en Asie centrale ont porté un coup sérieux au système soviétique et accéléré la destruction de lÉtat unifié. Il y a exactement 30 ans, notre pays a été démembré. Leffondrement de lURSS sest accompagné de conflits aigus sur des bases ethniques et religieuses. LOccident a ressuscité des contradictions éteintes depuis longtemps et en a fomenté de nouvelles. Conflits entre Géorgiens et Abkhazes, Ossètes et Géorgiens, Ouzbeks et Tadjiks, Arméniens et Azerbaïdjanais
Les Russes ont été universellement déclarés colonisateurs, qui auraient opprimé les peuples indigènes. Les Gardes blancs, les légionnaires SS, les Banderistes et les frères de la forêt sont déclarés les nouveaux héros. Les vétérans de la Grande Guerre Patriotique qui avaient sauvé le monde du fascisme sont ouvertement raillés. Même les idées de socialisme, dinternationalisme prolétarien et damitié entre les peuples ont été déclarées méthodes d'expansion coloniale russe. Trente ans plus tard, nous récoltons toujours les fruits de ces événements. Le Caucase est toujours malmené. Le conflit entre la Moldavie et la Transnistrie na pas été résolu. Il y a encore des lignes de faille en Asie centrale, et elles sont activement exploités par des forces extérieures. Ils utilisent non seulement lancien terrain, mais sèment également les graines de nouveaux conflits. Les événements en Ukraine en sont un exemple frappant. Pendant de nombreuses années, lOccident et ses marionnettes à Kiev ont nourri les forces nationalistes agressives et leur ont ouvert la voie du pouvoir. Ils bénéficient désormais dune assistance complète diplomatique, financière et militaire. Cela a provoqué lindignation justifiée dune grande partie de la population, notamment de la population russophone. Mais la réaction étrangère, oubliant la démocratie et les droits de lhomme, ignore les demandes légitimes de millions de personnes et soutient les actions des punisseurs au Donbass. Le sang y coule depuis sept ans. Les peuples ukrainien et russe, peuples frères, sont poussés cyniquement lun contre lautre pour en faire des ennemis jurés. Hélas, lUkraine nest pas le seul pays à se transformer en un foyer de haine. Presque toutes les républiques post-soviétiques possèdent des organisations occidentales à but non lucratif et des médias qui stimulent la démagogie du renouveau national. Dans la pratique, cela se traduit par lantisoviétisme, lanticommunisme et la russophobie. En conséquence, des phénomènes ignobles tels que la création de patrouilles linguistiques au Kazakhstan apparaissent. Les stratèges du nouvel ordre mondial mettent activement en uvre les scénarios élaborés dans lintérêt de lélite mondialiste. Ils les utilisent contre la Russie, la Chine et tous les États qui résistent aux impérialistes. Par ailleurs, les tentatives de déstabilisation de la situation au Belarus étaient également fondées sur les groupes nationalistes, sur les mythes maléfiques selon lesquels les peuples russe et bélarussien sont hostiles lun à lautre. En Russie, il y a également eu des tentatives persistantes de provoquer le séparatisme. Des faits alarmants apparaissent de temps à autre dans le Caucase du Nord, ainsi que dans la région de la Volga et dans dautres parties du pays. Et partout, il existe un lien clair entre les mouvements nationalistes et les organisations libérales pro-occidentales. Que pensez-vous du succès électoral du Parti communiste de la Fédération de Russie aux élections de septembre à la Douma dÉtat ? Le KPRF a en effet de quoi être fier. Dans la période du 17 au 19 septembre, des élections à différents niveaux ont eu lieu en Russie. Malgré la domination informationnelle du parti Russie Unie, et en dépit des obstacles et des technologies électorales perverses employées, le KPRF a considérablement augmenté son soutien au sein de la population. Cela est clairement visible dans les résultats du vote. Par rapport à 2016, nous avons obtenu près de 4 millions de voix supplémentaires lors des élections à la Douma dÉtat. En Iakoutie, dans le territoire de Khabarovsk, dans la République de Mari El, dans le district autonome de Nenets et dans des dizaines de villes du pays, notre parti est arrivé en tête. La faction du KPRF au parlement russe a été renforcée avec 15 nouveaux mandats. Nous avons pu faire connaître notre programme « Dix étapes vers le pouvoir du peuple » aux grandes masses de la population. Les gens ont entendu nos propositions de la nationalisation de secteurs clés de léconomie à lélargissement des garanties dans léducation. Nous avons gagné un grand nombre de nouveaux sympathisants qui ont cru aux communistes et les ont soutenus. Notre tâche consiste maintenant à justifier cette confiance. Le résultat électoral du KPRF est directement lié aux espoirs de nos compatriotes. Le renforcement de la position des communistes russes reflète un glissement général vers la gauche dans la mentalité des citoyens. Les élections ont montré quun tournant en faveur des valeurs de justice sociale est en train de se produire dans notre pays. Nous considérons notre succès en termes de poursuite de la lutte politique. Les votes et les mandats que nous avons gagnés nous permettront de travailler plus efficacement pour les intérêts des travailleurs. Le Parti continuera à faire tout ce qui est en son pouvoir pour conduire notre pays sur la voie de la démocratie véritable et de la justice sociale et pour empêcher toute ingérence étrangère dans ses affaires intérieures. Sappuyant sur le soutien massif des citoyens, le KPRF entend réaliser un changement radical du modèle socio-économique de développement de la Russie. Nous recherchons la transition de notre pays vers la voie de la création et du développement, de la démocratie et du socialisme.
Edité le 19-12-2021 e 17:05:32 par Xuan
-------------------- contrairement à une opinion répandue, le soleil brille aussi la nuit |
| | Xuan | | Grand classique (ou très bavard) | | 18571 messages postés |
| Posté le 19-12-2021 à 17:04:02
| [suite] Comment se déroule la formation au sein du KPRF? Quels sont les principes de la construction dun parti qui, selon vous, sont les plus importants aujourdhui ? Le KPRF considère le système déducation et de formation du Parti comme lun des domaines les plus importants de son travail. Elle est fondée sur lexpérience de nos prédécesseurs. Même dans la période prérévolutionnaire, les bolcheviks attachaient une grande importance à la formation théorique de leurs camarades. En mai 1911, une école du Parti est créée à Longjumeau, en banlieue parisienne, sous la direction de Lénine. Il a lui-même donné des cours sur léconomie politique, la question agraire, la théorie et la pratique du socialisme en Russie, et dautres sujets. Des cours sur la législation ouvrière, le mouvement socialiste et syndical, lhistoire de la littérature et de lart, et la question nationale ont été donnés par N.A. Semachko, D.B. Riazanov, I.F. Armand, A.V. Lounatcharski et dautres. Lécole de Longjumeau est le précurseur des futures écoles bolcheviques et universités communistes. Actuellement, le KPRF poursuit la tradition de lenseignement du Parti. La tâche qui nous attend est déduquer un large éventail de combattants idéologiques. Ils doivent transmettre avec compétence, clarté et conviction la position politique du Parti aux masses, et indiquer les moyens de ramener la Russie sur la voie du socialisme. Ces tâches ne peuvent être accomplies sans des militants du parti profondément éduqués et idéologiquement inébranlables. Les branches du KPRF qui organisent la formation politique combinent les conférences et les séminaires avec le travail des plateformes de discussion et des ciné-clubs, ainsi que des conférences scientifiques et pratiques. Avec leur aide, les communistes étudient et diffusent les idées du marxisme-léninisme. Il y a environ dix ans, nous avons formulé un problème. Les anciennes générations de membres du Parti, qui avaient fréquenté les écoles supérieures du Parti et reçu une très bonne éducation soviétique, commencent à disparaître. Nos jeunes camarades nont pas toujours une connaissance suffisante de la théorie et de lhistoire. Le congrès du parti a donc décidé de développer léducation politique des communistes. En 2013a été créé le Centre déducation politique du Comité central du Parti communiste de la Fédération de Russie. Les jeunes communistes des sections régionales du parti sont inscrits dans ce centre de formation. Il peut sagir de propagandistes ou de journalistes, de juristes ou de spécialistes des réseaux sociaux et dautres domaines de lactivité politique du parti. Mais tous les stagiaires améliorent leur connaissance de la théorie du marxisme-léninisme, de lhistoire du mouvement communiste, des tendances sociales actuelles et des technologies de lutte politique. Quarante flux dauditeurs de toutes les régions de Russie ont déjà obtenu leur diplôme, soit 1389 communistes. La plupart dentre eux se sont vus confier des postes à responsabilité dans les comités du KPRF à différents niveaux. Nombre dentre eux sont devenus chefs de leurs branches régionales et locales, et membres du comité central du parti. En outre, nous avons contribué à la formation des militants des partis communistes dAbkhazie, dArménie, dAzerbaïdjan, de Biélorussie, de Géorgie, de la DNR, du Kazakhstan, du Kirghizstan, de Transnistrie, dOuzbékistan, dUkraine et dOssétie du Sud. Lexpérience du Centre détudes politiques est en train dêtre adoptée par les comités régionaux, municipaux et de district du KPRF. Le Présidium du Comité central propose chaque année un ensemble de matériels méthodologiques pour aider les organisateurs de la formation du parti et de léducation politique. Les films documentaires réalisés par notre chaîne de télévision Krasnaya Liniya [Ligne rouge] sont venus sy ajouter ces dernières années. Le magazine Éducation politique du Comité central du KPRF est dune grande aide pour les organisateurs de léducation des partis. Les matériaux analytiques des journaux Pravda et Sovetskaya Rossiya sont activement utilisés. La formation du parti, comme toutes les activités du KPRF, est subordonnée à la lutte pour le pouvoir des travailleurs, pour le socialisme. De tous les partis existant en Russie, seul le nôtre a une structure ramifiée et comprend des milliers de branches primaires. Cela permet au KPRF de faire partie du peuple, dêtre profondément conscient de ses besoins et de ses aspirations. Maintenir et renforcer cette structure est la tâche la plus importante. Cest la base de toutes nos activités, y compris les campagnes électorales, lexpansion des activités de protestation et le travail avec les alliés et les partisans. Ainsi, le KPRF est construit sur les principes idéologiques, politiques et organisationnels développés par Lénine. Nos activités sont fondées sur les principes du volontariat, de légalité des droits et de lautonomie. La charte du parti stipule quil fonctionne sur la base du centralisme démocratique, de la communauté idéologique et de la camaraderie au sein du parti. La direction collective, lunité de la ligne politique et organisationnelle, et le contact constant entre le Comité central et les militants de base sont les principes les plus importants du KPRF. Le 30 décembre 2022, lUnion des républiques socialistes soviétiques, le premier État des travailleurs et des paysans, fêtera son 100e anniversaire. Comment la société russe et les communistes russes envisagent-ils de célébrer cette fête ? Quelle est lexpérience unique de lURSS et lexploit du peuple soviétique ? Je commencerai ma réponse par votre dernière question. La création et le développement de lUnion soviétique ont véritablement constitué une percée vers lavenir. Elle a marqué le passage de lhumanité à une nouvelle étape du développement historique. Cela ne concerne pas seulement les personnes qui vivaient dans lancien empire russe. Cela sapplique à toute lhumanité. En 1922, pour la première fois est apparu un État sur la carte de la terre, fondé sur la solidarité entre les travailleurs, lamitié entre les peuples et labolition de lexploitation de lhomme par lhomme. Le KPRF est toujours parti du fait que la création de lURSS était un événement dimportance et dampleur historique mondiale. À la place de lancien Empire russe, parti en fumée dans le creuset de la guerre impérialiste mondiale, est apparu un nouveau type dÉtat. Cet Etat condamne résolument la haine interethnique, linégalité, le colonialisme et le chauvinisme, toutes les formes doppression nationale, limpérialisme et les guerres quil engendre. LUnion des républiques socialistes soviétiques a été créée sous la forme dune association volontaire. Elle était ouverte à toutes les républiques socialistes qui pourraient émerger à lavenir. La construction de lUnion a permis lentrée de nouveaux pays et peuples dans lUnion à une date ultérieure. Ce nétait pas un accident. Les bolcheviks se sont toujours souvenus comment, après la victoire de la Grande Révolution dOctobre, des tentatives avaient été faites pour créer des républiques soviétiques en Autriche-Hongrie et en Allemagne. Les résultats du projet soviétique ont été vraiment colossaux. Dès ses deux premières décennies, lURSS a surmonté des siècles darriération et sest imposée comme un leader du développement industriel mondial. Le pays a fait des progrès étonnants en matière de science, de culture et déducation. Enfin, le peuple soviétique a résisté au plus grand défi et a vaincu la peste brune du fascisme. La puissance et la politique pacifique de lUnion soviétique en ont fait un facteur de stabilité mondiale. Elle a freiné lexpansion du capital mondial et donné de lespoir aux travailleurs de toute la planète. Les empires coloniaux se sont effondrés avec la participation active de lURSS et les peuples de dizaines de pays ont gagné leur liberté. Nous nous préparons déjà à cette date historique. Le dernier Plénum du Comité central du KPRF a adopté une résolution « Sur le 100e anniversaire de lUnion des républiques socialistes soviétiques ». Il donne instruction aux organes du parti de célébrer dignement et largement cet anniversaire important, avec la plus large couverture possible. Il est prévu dy organiser des conférences scientifiques, des expositions, des réunions cérémonielles et des soirées. Le thème sera activement couvert par les médias du parti. Nous espérons que, tout comme lors du 100e anniversaire de la Grande Révolution socialiste doctobre, du monde entier viendront nous rendre visite des amis et des personnes partageant les mêmes idées, pour les célébrations de la fin de lannée 2022. Lessentiel est que lhumanité vienne à bout de la pandémie de coronavirus le plus rapidement possible. Dans le cadre de la préparation du centenaire de lURSS, nous entendons élever le niveau de formation idéologique et théorique de nos camarades et renforcer lefficacité de notre propagande et de notre contre-propagande. Nous ne pouvons passer sous silence les tentatives persistantes dintroduire divers mythes antisoviétiques dans la conscience publique. Par conséquent, notre objectif nest pas seulement de commémorer cet événement capital, mais aussi de dénoncer lanticommunisme, de dire la vérité sur le socialisme et le pouvoir soviétique, et de préparer ainsi de nouvelles victoires pour les travailleurs. Trente ans après leffondrement de lURSS, il est clair que cest lUnion soviétique qui a été le projet dintégration le plus efficace de lhistoire mondiale. En célébrant son 100e anniversaire, le KPRF entend faire de cet anniversaire un instrument de lutte idéologique pour la démocratie et le socialisme, pour le statut élevé de lhomme du travail, pour laffirmation des valeurs de justice sociale, dinternationalisme prolétarien et damitié entre les peuples.
Edité le 19-12-2021 e 17:04:18 par Xuan
-------------------- contrairement à une opinion répandue, le soleil brille aussi la nuit |
| | Xuan | | Grand classique (ou très bavard) | | 18571 messages postés |
| Posté le 19-12-2021 à 21:18:42
| | Risques sérieux d'affrontements militaires si les USA s'obstinent à vouloir intégrer l'Ukraine dans l'OTAN https://www.globaltimes.cn/page/202112/1242845.shtml L'épreuve de force sur l'Ukraine se profile, la Russie et l'OTAN ne parvenant pas à un accord Si le bloc dirigé par les États-Unis refuse la proposition de Moscou, " les conflits régionaux s'aggraveront ". Par Yang Sheng Publié : 19 déc. 2021 Les craintes se multiplient quant à une escalade du conflit dans l'est de l'Ukraine, où les forces gouvernementales combattent les rebelles depuis 2014. Il est peu probable que la situation intense autour de l'Ukraine entre la Russie et l'OTAN s'apaise, car il est presque impossible que l'OTAN accepte la garantie de sécurité proposée par Moscou en raison d'une hostilité bien ancrée à l'égard de la Russie, ont déclaré les analystes chinois, ajoutant que le bloc dirigé par les États-Unis ne renoncera pas à l'expansion à l'est, et que la Russie prendra certainement des mesures pour riposter. Ils ont noté que, même si la Chine espère que les deux parties pourront résoudre la situation de manière pacifique, il est peu probable qu'elles parviennent à un nouvel accord sans frictions ni conflits, et que si les négociations échouent, au moins certains conflits régionaux pourraient éclater. La Russie s'engagera dans la "création de contre-menaces" si l'OTAN refuse les propositions russes de garanties de sécurité, a déclaré le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Alexander Grushko, sur la chaîne YouTube Solovyov Live, samedi, rapporte TASS. "Nous disons clairement que nous sommes prêts à parler du passage d'un scénario militaire ou militaro-technique à un processus politique" qui renforcera la sécurité de tous les pays de la zone de l'OCSE, euro-atlantique et eurasienne, a-t-il déclaré. "Si cela ne fonctionne pas, nous leur avons signalé [à l'OTAN] que nous passerons également à la création de contre-menaces, mais il sera alors trop tard pour nous demander pourquoi nous avons pris ces décisions et pourquoi nous avons déployé ces systèmes." Les Européens doivent réfléchir à la perspective de transformer le continent en un champ de confrontation militaire , a-t-il ajouté. La Russie a déclaré vendredi qu'elle voulait une garantie juridiquement contraignante que l'OTAN renonce à toute activité militaire en Europe de l'Est et en Ukraine, ce qui fait partie d'une liste de souhaits de garanties de sécurité qu'elle veut négocier avec l'Occident, a rapporté Reuters. Yang Jin, chercheur associé à l'Institut d'études sur la Russie, l'Europe de l'Est et l'Asie centrale de l'Académie chinoise des sciences sociales, a déclaré dimanche au Global Times que la Russie était très sérieuse sur cette question, car l'OTAN est allée trop loin au cours des dernières décennies, ce qui ne laisse à la Russie aucun espace pour de nouveaux compromis. Pour la première fois, Moscou a exposé en détail des exigences qu'elle juge essentielles pour réduire les tensions en Europe et désamorcer la crise en Ukraine, que les pays occidentaux accusent de préparer à une invasion potentielle après avoir constitué des troupes près de la frontière. Selon le rapport de Reuters, la Russie a nié avoir prévu une invasion. Les demandes contiennent des éléments - tels qu'un veto russe effectif sur l'adhésion future de l'Ukraine à l'OTAN - que l'Occident a déjà écartés. D'autres impliqueraient le retrait des armes nucléaires américaines d'Europe et le retrait des bataillons multinationaux de l'OTAN de Pologne et des États baltes d'Estonie, de Lettonie et de Lituanie, qui faisaient autrefois partie de l'Union soviétique, précise le rapport. "L'OTAN dirigée par les États-Unis est née pour être hostile à l'Union soviétique et à la Russie, car elle sert l'hégémonie américaine et non la paix régionale. L'organisation ne se soucie pas du tout de la sécurité de l'Ukraine, et tant que la Russie restera puissante, l'OTAN n'arrêtera pas son expansion. Peut-être que plus la situation est dangereuse, plus les États-Unis peuvent tirer des intérêts de la tension" , a déclaré un expert des études sur la Russie et l'Europe de l'Est basé à Pékin, qui a demandé à ne pas être nommé. "Créer des tensions pourrait entraîner des représailles de la part de la Russie et les membres de l'OTAN auront besoin de la protection des États-Unis, puis le leadership américain basé sur les exigences de sécurité sera renforcé. C'est ainsi que Washington joue le jeu, mais de nombreux petits États ne comprennent pas ou n'ont d'autre choix que de se laisser jouer et utiliser par les États-Unis" , a-t-il noté. À Washington, un haut fonctionnaire de l'administration a déclaré que les États-Unis étaient prêts à discuter des propositions avec la Russie, mais a ajouté : "Cela dit, il y a certaines choses dans ces documents que les Russes savent inacceptables" , selon Reuters. Le fonctionnaire a déclaré que Washington répondrait la semaine prochaine avec des propositions plus concrètes sur le format des discussions. Selon M. Yang, les États-Unis finiront par rejeter les propositions de la Russie, et celle-ci prendra des mesures, mais une confrontation militaire massive est peu probable. Cependant, les conflits militaires dans l'est de l'Ukraine pourraient connaître une certaine escalade, et la Russie augmentera ses déploiements militaires le long de la frontière. "Si l'OTAN ose déployer des systèmes antimissiles ou d'autres systèmes d'armes stratégiques en Ukraine, Moscou lancera une frappe chirurgicale pour les détruire. C'est ainsi que la Russie traite les provocations lorsque les lignes rouges ont été franchies" , a-t-il noté.
___________________ Vois sur Sputnik https://fr.sputniknews.com/20211219/moscou-evoque-des-contre-mesures-a-prendre-si-lotan-refuse-ses-propositions-de-securite-1053986971.html Sur RT https://francais.rt.com/international/93761-traite-pour-securite-russie-pays-otan-moscou-met-cartes-sur-table
Edité le 19-12-2021 e 21:31:33 par Xuan
-------------------- contrairement à une opinion répandue, le soleil brille aussi la nuit |
| | Xuan | | Grand classique (ou très bavard) | | 18571 messages postés |
| Posté le 20-12-2021 à 21:10:28
| | Le Venezuela exprime son soutien à la Russie et à la Chine face aux provocations américaines 18 Décembre 2021 Édité par Reynaldo Henquen 2021-12-17 12:50:34 http://mouvementcommuniste.over-blog.com/2021/12/le-venezuela-exprime-son-soutien-a-la-russie-et-a-la-chine-face-aux-provocations-americaines.html Caracas, 17 décembre (RHC) Le président vénézuélien Nicolas Maduro a exprimé le soutien de son pays à la Russie et à la Chine face aux provocations militaires des États-Unis. "Tout récemment, il y a eu une réunion extraordinaire par vidéoconférence entre le président Xi Jinping et le président Vladimir Poutine, nos deux grands amis, deux grands frères, nous sommes aux côtés des peuples de Chine et de Russie, dans la bataille pour la paix, pour la coopération mondiale, pour le développement, pour le bien-être et pour la vie" , a déclaré Maduro. En outre, le dirigeant vénézuélien a condamné les tentatives provocatrices des Etats-Unis contre la Russie et la Chine dans le but dengendrer une guerre contre les deux "puissances du monde" en soulignant que "limpérialisme nord-américain essaie dencercler la Chine et la Russie, mais quil ny il ne réussit pas et ny réussira pas" . En fait, il a expliqué que les États-Unis orchestrent des provocations militaires dans le cadre de leur plan déstabilisateur contre les deux pays et "attise les pays voisins de la Chine et de la Russie " pour atteindre leur objectif. Les déclarations du président Maduro font suite à une réunion virtuelle des présidents russe, Vladimir Poutine, et chinois, Xi Jinping, mercredi pour célébrer le développement des relations bilatérales, et aussi de faire face aux pressions exercées par les États-Unis et lEurope. Le pays bolivarien a condamné les mesures unilatérales des États-Unis contre la Russie et la Chine, et a rejeté les plans putschistes, promus par Washington contre le Venezuela et ses alliés. En outre, le président Maduro a à plusieurs reprises remercié Beijing et Moscou pour lenvoi de vaccins pendant la pandémie de COVID-19, au milieu des sanctions américaines contre son pays. Source Hispan TV source : https://www.radiohc.cu/fr/noticias/internacionales/280127-le-venezuela-exprime-son-soutien-a-la-russie-et-a-la-chine-face-aux-provocations-americaines
-------------------- contrairement à une opinion répandue, le soleil brille aussi la nuit |
| |
| | | | | | | | | |
|