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 Guerre des planches à billets ?

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Xuan
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   Posté le 15-09-2012 à 00:09:32   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Les Echos des 14 et 15 septembre version papier commente le Quantitative Easing 3 lancé jeudi par la FED :

« La Fed décide d'acheter chaque mois pour 40 milliards de dollars d'actifs immobiliers titrisés.
Elle poursuit son programme Twist et étend sa politique de taux directeurs très bas jusqu'à la mi-2015.

Après le bazooka sorti par la Banque centrale européenne (BCE) la semaine dernière, la Réserve fédérale américaine a, elle aussi, dégainé hier une arme puis-sante en se lançant dans un nou¬veau cycle d'assouplissement quantitatif (QE). Le troisième. Décrivant une situation économi¬que maussade et un taux de chômage « qui reste élevé », la banque centrale a annoncé un nouveau programme de rachat d'actifs immobiliers titrisés. […] »


En effet, Mario Draghi, avait annoncé le 6 septembre un rachat "illimité" par la BCE de la dette des pays de la zone euro.
L'économiste Christophe Blot ajoutait : “Ce qu’il faudrait, c’est que Mario Draghi annonce un plan compris entre 500 milliards et 1000 milliards d’euros, soit près de 10 % du PIB” , précisant que la Réserve fédérale américaine (Fed) a racheté près de 2 000 milliards de dollars de dette américaine, soit 12 % du PIB des États-Unis. La Banque centrale britannique avait également chiffré le montant de son opération de rachat de dettes, en 2011, à 200 milliards de livres.

Clairement les banques centrales européenne et américaine vont faire tourner la planche à billet, c’est-à-dire déprécier simultanément le dollar et l’Euro.
La conséquence immédiate des mesures de la FED sera de renchérir le prix du pétrole, de payer les dettes des USA en monnaie de singe et de plomber les exportations européennes.
Le baril de pétrole brut progresse déjà de 1,2% à 99,5 dollars et l’euro a repassé le cap des 1,3 $.

Accessoirement, l’unité à la vie à la mort des impérialistes occidentaux en prendra un nouveau coup dans l’aile.

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   Posté le 16-09-2012 à 00:17:08   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

L'économie US se porte très mal, et les derniers chiffres - sans parler de l’augmentation du chômage - l'indiquent :

Les prix à la consommation ont grimpé de 0,6% en août aux États-Unis, selon les données du Département du Travail. En variation annualisée, les prix s'inscrivent en hausse de 1,7% en août, par rapport à un taux de 1,4% en juillet. Les prix alimentaires ont progressé de 0,2% et les prix de l'énergie ont bondi de 5,6%.

La production industrielle des États-Unis pour le mois d'août 2012 a baissé de 1,2% par rapport au mois antérieur selon la Fed. La production manufacturière d'août a décliné de 0,7%. Le taux d'utilisation des capacités totales de production s'est élevé à 78,2%, contre 79,2% un mois avant.

Les stocks des entreprises ont connu en juillet leur plus forte augmentation en six mois, la progression étant la plus nette dans le secteur automobile. Ces stocks ont augmenté de 0,8% à $1 592 milliards, Les stocks dans l'automobile ont augmenté de 2,7%, après +2,2% en juin. Hors automobile, la progression des stocks est de 0,5% après +0,1% en juin.


Des économistes bourgeois étalent leurs angoisses sur ces vidéos :

Peter Schiff : Une vraie crise financière est inéluctable
USA: vers une crise financière pire que celle de 2008?

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   Posté le 16-09-2012 à 20:47:57   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Les trois Quantitative Easing :

Valeur de l'once d'or dans le temps (la virgule sert de séparation pour les milliers et non pour indiquer les décimales) en dollars
Depuis la décision de la FED, l'once d'or est passée de 1730 à 1770 $
Le graphique montre que la valeur du dollar est divisé par deux depuis 2009.

Rappel historique :

Septembre 2006 l’administration Bush annonce qu’elle va cesser de publier l’indice M3 qui indique la masse de dollars en circulation dans le monde.

QE1 en 2008 :
la FED émet 2000 milliers de milliards de $US
La Bank of England : 375 milliards de £
La Bank Of Japan : 55 milliards de milliards de Yen
La BCE : 60 milliards d’€

QE 2 en 2010 :
la FED émet 600 milliards de milliards de $US
Les fonds souverains Chinois et Saoudien cessent d’acheter des titres de la dette US.

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   Posté le 16-12-2012 à 20:43:38   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Nouvel assouplissement monétaire de la Fed

Source : CCTV | 12-14-2012
Voir la vidéo

C’est ce que les marchés et les investisseurs avaient prévu et espéraient. Au terme de sa dernière réunion de l’année, la Réserve fédérale américaine a décidé de prolonger l’achat d’actifs de long terme, de faire grossir encore plus son bilan dans le but de stimuler l’économie américaine, ceci alors que la falaise fiscale se rapproche dangereusement.

Alors que républicains et démocrates tentent d’arracher un compromis douloureux mais indispensable pour éviter une hausse des impôts et une baisse des dépenses automatiques en janvier 2013, l’homme qui a créé l’expression "falaise fiscale" a déclaré que son impact se faisait déjà sentir.


Ben Bernanke
Président de la Réserve fédérale

"Pourquoi la confiance des consommateurs a-t-elle chuté si drastiquement cette semaine? Pourquoi la confiance des petites entreprises a-t-elle diminué si fortement? Pourquoi les marchés sont-ils si volatiles? Pourquoi l’investissement est-il à son plus bas en pleine période de reprise? Je pense que toutes ces choses, du moins dans une certaine mesure, peuvent être reliées à l’anticipation et aux craintes sur la falaise fiscale."

Bernanke a indiqué que les membres du comité de fixation des taux de la Fed tablaient sur le fait que les politiciens allaient parvenir à un accord d’ici à la fin de l’année, au moment où une de leurs principales expérimentations prend fin.
Il s’agit de "l’opération tortillon", qui consiste à vendre des bons à court terme et à acheter des bons à long terme. La Fed la remplace par un achat mensuel de bons du trésor d’un montant de 45 milliards de dollars.
L’actuel achat mensuel de 40 milliards de dollars de titres adossés à des emprunts logements se poursuivra, de même que le recours à des outils inhabituels, dont Bernanke admet qu’ils amènent la Fed dans des territoires inconnus.

Ben Bernanke
Président de la Réserve fédérale

"Si les faits suggèrent que l’efficacité du programme a décliné, ou que des effets secondaires imprévus ou des risques deviennent apparents, alors que le bilan croît, nous modifierons le programme de manière appropriée."
La Fed espère que les taux d’intérêt des fonds fédéraux vont continuer à être extrêmement bas jusqu’à mi-2015 et détaille ses conditions pour une nouvelle action, à savoir un taux de chômage qui tombe à 6,5%, une inflation qui atteint les 2,5% et un changement des conditions de l’inflation à long terme.

Rédacteur: Jin Wens

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Sur L’Orient le Jour :

La Fed crée toujours plus de monnaie pour soutenir la reprise économique


13/12/2012

ÉTATS-UNIS Un nouveau programme de rachats d’obligations du Trésor américain à long terme a été lancé.

La Banque centrale des États-Unis (Fed) a annoncé hier qu’elle intensifierait à partir de janvier sa création monétaire pour soutenir la reprise de l’économie du pays en lançant un nouveau programme de rachats d’obligations du Trésor américain à long terme.

Ce nouveau programme se fera « initialement à un rythme de 45 milliards de dollars par mois » , a indiqué le Comité de politique monétaire de la Fed (FOMC) dans un communiqué publié à l’issue de deux jours de réunions à Washington.

Ces rachats s’ajouteront aux 40 milliards de dollars de titres adossés à des créances hypothécaires que la Réserve fédérale achète sur les marchés chaque mois depuis septembre.

Le FOMC précise que la Banque centrale poursuivra tous ces rachats « tant que la perspective du marché du travail ne s’améliore pas nettement » .
Combinées au maintien du taux directeur de la Fed dans la fourchette de fluctuation de 0 à 0,25 % qui lui est assignée depuis quatre ans, ces mesures exceptionnelles sont censées soutenir la reprise en maintenant une pression maximale sur les taux d’intérêt, du plus court au plus long terme, afin de stimuler l’investissement, la consommation et le marché immobilier.

Le comité a d’autre part décidé de lier à trois facteurs économiques concomitants le maintien de son taux directeur à quasi zéro.

La Fed le maintiendra au plancher tant que le taux de chômage restera au-dessus de 6,5 %, que les perspectives d’inflation à moyen terme ne dévieront pas de plus d’un demi-point par rapport à l’objectif de la Fed (2,0 %) et que « les attentes d’inflation à plus long terme resteront bien arrimées » , souligne son communiqué.

Cette décision a surpris les analystes. Ceux-ci estimaient dans l’ensemble que le consensus était encore loin d’exister sur ce sujet au sein du FOMC.
La décision de lancer un nouveau programme de rachats d’obligations d’État à hauteur de 45 milliards de dollars par mois était en revanche largement attendue.

Ce nouveau programme doit succéder à « l’opération Twist » par laquelle la Fed augmente la maturité moyenne de son portefeuille d’obligations du Trésor, et qui s’achève à la fin du mois.
Pour la Banque centrale, le « Twist » consiste à acheter chaque mois pour 45 milliards de dollars d’obligations d’État à long terme en même temps qu’elle cède un montant égal de titres identiques, mais arrivant à échéance plus tôt, ce qui fait que ce programme ne s’accompagne pas de création monétaire, contrairement aux achats annoncés mercredi, qui ne seront accompagnés d’aucune cession.

Un membre votant du FOMC, Jeffrey Lacker, s’est opposé aux décisions de ses pairs, jugeant inopportuns les nouveaux rachats de titres de la Fed et les conditions mises au relèvement du taux directeur.
Les rachats directs d’obligations d’État à long terme étant globalement perçus comme plus efficaces au plan macroéconomique que les échanges pratiqués par le biais du Twist, ce nouveau programme est largement perçu comme un nouveau tour d’assouplissement monétaire.

La Fed a pour mission d’assurer le plein emploi et la stabilité des prix.
Elle estime que l’activité économique et l’emploi continuent de croître « à un rythme modéré » , abstraction faite des aléas météorologiques, comme le passage meurtrier et destructeur de l’ouragan Sandy sur le nord-est des États-Unis fin octobre.
La Banque centrale, qui a injecté sans les reprendre près de 2 500 milliards de dollars depuis le début de la crise, justifie sa décision de soutenir la reprise à fonds perdus par la crainte que, sans son aide, « la croissance économique ne soit pas assez forte pour permettre une amélioration soutenue de la situation du marché du travail » .

(Source : AFP)

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   Posté le 05-01-2013 à 18:41:52   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   



Après la « falaise », le « gouffre »


(le Quotidien du Peuple en ligne - opinion)

05.01.2013 à 08h19

Comme lors de la dispute sur le plafond de la dette en 2011, la crise de la « falaise fiscale » a une fois de plus abouti à un compromis bipartisan de dernière minute. Après l’accord trouvé par les deux chambres du Congrès aboutissant à la loi sur la réduction des dépenses fiscales 2012 signée par Barack Obama, les risques que la « falaise fiscale » faisait peser sur les marchés financiers mondiaux se sont temporairement atténués. Mais cet accord a également pleinement exposé les deux côtés des questions institutionnelles et économiques aux États-Unis.

À court terme, l'accord conclu montre que le système politique américain est relativement mature, des partis adverses, bien que s’étant opposés avec acharnement, ayant été en mesure de dégager un consensus à la dernière minute. Que des événements politiques similaires interviennent dans les pays et régions d’Asie, d’Amérique latine ou d’Afrique qui s’inspirent du système politique américain, il est possible que les partis opposés ne soient pas en mesure de parvenir à un compromis, faisant ainsi très probablement plonger l'ensemble du pays dans un abyme.

Bien sûr, ce projet de loi a également laissé un certain nombre de problèmes qui ne sont pas résolus, et en particulier, il ne résout pas le problème du plafond de la dette. Le Gouvernement américain a officiellement atteint le plafond de 16 400 milliards de Dollars US de dette fixé par le Congrès, seulement les « mesures spéciales » prises par le Département du Trésor américain ont permis aux Etats-Unis de ne pas se trouver immédiatement dans une situation de cessation de paiements. Mais si le Congrès ne relève pas le plafond entre la fin du mois de février et le début du mois de mars, ces « mesures spéciales » aboutiront alors également à une impasse. Ces manœuvres bipartites indispensables sont également, dans une certaine mesure, un jeu de négociations, mais je pense que le moment venu, les deux partis seront toujours en mesure de parvenir à un consensus.

Toutefois, si, en combinaison avec d'autres facteurs, on regarde sur une période plus longue, le projet de loi ne signifie pas pour autant que les finances américaines soient revenues sur une route aisée. Au contraire, il est plus probable que cela amène une nouvelle fois l’Oncle Sam à boire une dose de poison pour, dans un cercle vicieux, étancher la soif. Ou comment passer d’une « falaise » à un « gouffre ».

Le niveau de la dette totale des États-Unis a également atteint plus de 100% du PIB, et depuis des années la politique budgétaire américaine s'appuie sur le principe de « faire du neuf avec du vieux » pour joindre les deux bouts, ce qui fait que beaucoup de gens accusent la politique budgétaire américaine d’utiliser pour l’essentiel un système pyramidal dit « Schéma de Ponzi », ce qui a fait qualifier les Etats-Unis d’Amérique d’« Etats-Unis de Ponzi » par un site internet de Philadelphie.

Signe évident de leur puissance, les États-Unis n'ont pas subi une fuite de capitaux comme l’ont connu la Grèce et le Portugal, bien au contraire, les capitaux internationaux continuent de s’y déverser. S’il en est ainsi, c’est pour l'essentiel du fait du statut d'unique superpuissance des États-Unis, qui s’est construit sur une hégémonie monétaire appuyée par une hégémonie politique et militaire. C'est grâce à cette hégémonie que les Etats-Unis peuvent surnager dans une crise mondiale, profitant des bénéfices d’une « valeur refuge » qui fait que le capital mondial fuit vers les Etats-Unis, et que l'Oncle Sam peut à nouveau relever le plafond de la dette en augmentant l’émission de monnaie papier en Dollars en échange de toujours plus de richesses étrangères réelles.

Afin de maintenir cette hégémonie, les Etats-Unis maintiennent des dépenses militaires à des niveaux astronomiques année après année. Le fait qu’en même temps que l’accord sur la « falaise fiscale » a été conclu, le président Obama a signé une loi sur les dépenses militaires d’un montant de 633 milliards de Dollars US montre bien quel choix ont fait les États-Unis. Toutefois, ces dépenses militaires astronomiques ne sont pas la seule des raisons du déficit et de la dette abyssale des Etats-Unis, qui sont aussi dus à son manque de productivité économique, qui est un fardeau supplémentaire insupportable. Ce qui fait que le déficit et la dette des Etats-Unis s’agrandissent d'année en année, et qu’ils finiront un jour par être presque impossibles à gérer.

Même sans tenir compte du risque que présente la voie prise par les Etats-Unis, qui conduit vers un affaiblissement de la puissance nationale, la composition de sa population, qui connaît des changements profonds, fait aussi subtilement augmenter les risques institutionnels. La population américaine, qui dans le passé a connu des changements historiques, va continuer à en connaître, et c’est ainsi qu’il semble qu’il n’y ait aucun moyen d'inverser la tendance du déclin de la proportion des Blancs dans un avenir prévisible. Eh bien, quand l'avenir de la population américaine, face à l'avènement d'un changement de ce niveau, va rencontrer un problème similaire à celui d’aujourd'hui, les Etats-Unis vont-ils s’impliquer dans un tourbillon de différends comme maintenant, avec les deux seuls partis ? Les deux partis, dans leurs disputes, parviendront-ils à un compromis comme aujourd'hui, ou vont-ils tomber dans le bourbier d’un conflit ethnique comme certains pays l'ont fait ?

L'histoire, sombre, nous donnera la réponse, car quelle que soit la façon dont les Américains espèrent que Dieu protégera les États-Unis d'Amérique, ce pays ne pourra pas s’affranchir des lois universelles de l'histoire.

Le Quotidien du Peuple, édition Outre-mer" (4 janvier 2013, Edition 01)

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   Posté le 13-10-2013 à 13:25:39   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Un média chinois appelle l'économie mondiale à se "désaméricaniser"


Le Monde.fr avec AFP rapporte aujourd’hui le commentaire de l’agence officielle Chine Nouvelle sur la crise budgétaire américaine.

L’article cite :

"Alors que les hommes politiques américains" échouent à "trouver un accord viable pour refaire fonctionner normalement les institutions politiques dont ils sont si fiers , c'est peut-être le bon moment pour une planète abasourdie de commencer à envisager la construction d'un monde désaméricanisé ".

« Les jours inquiétants où les destinées d'autres pays se trouvent dans les mains d'une nation hypocrite doivent prendre fin, et un nouvel ordre mondial doit être mis en place , où toutes les nations (...) verront leurs intérêts respectés et protégés sur un pied d'égalité".

"Le blocage qui paralyse de façon cyclique à Washington tout accord bipartisan sur le budget fédéral et le relèvement du plafond de la dette menace de nouveau les importantes réserves en dollars de nombreux pays et angoisse fortement la communauté internationale".

"Au lieu d'honorer avec responsabilité ses devoirs de leader mondial, Washington avec en tête ses propres intérêts a abusé de son statut de superpuissance et accru le chaos dans le monde en transférant à l'étranger les risques [de son système] financier" mais également "en attisant les tensions dans des différends territoriaux et en menant des guerres injustifiées sous couvert de mensonges".

"Les économies émergentes doivent avoir davantage leur mot à dire dans les institutions financières internationales"
.

L’article ajoute que l'Agence Chine Nouvelle appelle à créer une "nouvelle devise de réserve" pour remplacer le dollar et une évolution du Fonds monétaire international (FMI), où Pékin ne pèse guère plus que l'Italie.
Une réforme de la gouvernance du FMI est préparée depuis trois ans mais son entrée en vigueur est bloquée par le veto de fait des Etats-Unis qui doivent la faire ratifier par le Congrès.


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Le 29 octobre 2012, le niveau de la dette de l'État fédéral américain atteignait 16 199 milliards de dollars; le plafond de la dette est aujourd'hui de 16 394 milliards de dollars. Le site Challenges rapporte qu'une nouveau relèvement du plafond de la dette fait encore d'objet d'une polémique, à quatre jours du défaut de paiement.

En 2010 la Chine était devenue le premier détenteur étranger de la dette, soit 10 % de la dette totale et 15 % de la dette négociable sur le marché, et elle s'en débarrasse progressivement. Le second est le Japon, dont la dette est aussi très importante et qui dévalue le yen.
Le principal détenteur est la FED, à raison de 40 Milliards de dollars par mois.
La poursuite du QE 3, malgré les promesses d'y mettre progressivement fin, aboutit à financer les rachats d’obligations sans souscripteur avec les dollars imprimés. Le dollar est en route pour l’hyperinflation

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   Posté le 25-10-2013 à 18:36:24   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Sur Xinhua le texte intégral, traduit sur le blog les crises



L’échec fiscal des USA justifie un monde désaméricanisé


Pékin, 13/10/2013 (Xinhua) — Alors que les hommes politiques américains échouent à trouver un accord viable pour refaire fonctionner normalement les institutions politiques dont ils sont si fiers, c’est peut-être le bon moment pour une planète abasourdie de commencer à envisager la construction d’un monde désaméricanisé.

Ayant émergé de la Seconde Guerre Mondiale en tant que nation la plus puissante au monde, les États-Unis n’ont depuis eu de cesse que de bâtir un empire mondial en imposant leur ordre mondial, alimentant la croissance en Europe et encourageant des changements de régimes dans des pays qu’ils considéraient comme inamicaux.

Avec leur puissance économique et militaire apparemment inégalée, les États-Unis ont déclaré qu’ils avaient des intérêts nationaux vitaux à protéger dans presque tous les coins du globe, et se sont habitués à s’ingérer dans les affaires d’autres pays et régions bien loin de leurs rivages.

Alors que le gouvernement américain s’échine à vouloir faire croire au monde qu’il est le champion de la morale, il s’autorise secrètement des pratiques aussi audacieuses que torturer des prisonniers de guerre, cibler des civils lors d’attaques de drones et espionner les leaders politiques et économiques mondiaux.

Sous le régime de ce qu’on appelle la “Pax Americana”, nous n’arrivons pas à forger un monde où les Etats-Unis aideraient à désamorcer la violence et les conflits, à réduire la pauvreté et les déplacements de population et apporteraient une paix réelle et durable.

En outre, au lieu d’honorer avec responsabilité ses devoirs de leader mondial, Washington, avec en tête ses propres intérêts, a abusé de son statut de superpuissance et a accru le chaos dans le monde en transférant à l’étranger les risques de son système financier, “en attisant les tensions régionales dans des différends territoriaux et en menant des guerres injustifiées sous des prétextes fallacieux basés sur des mensonges éhontés.

Le résultat est que le monde est encore en train de chercher comment s’extirper d’un désastre économique dû à la voracité des élites de Wall Street, alors que les meurtres et les bombes sont le quotidien du peuple irakien des années après que Washington se soit vanté de l’avoir libéré du joug d’un tyran.

Plus récemment, le blocage qui paralyse de façon cyclique à Washington tout accord bipartisan sur le budget fédéral et le relèvement du plafond de la dette menace de nouveau les importantes réserves en dollars de nombreux pays et angoisse fortement la communauté internationale.

Il faut mettre un terme à de tels périodes d’inquiétude, où les destinées d’autres pays se trouvent dans les mains d’une nation hypocrite, et un nouvel ordre mondial doit être mis en place, dans lequel toutes les nations, pauvres ou riches, petites ou grandes, verront leurs intérêts vitaux respectés et protégés sur un pied d’égalité.

Dans ce but, plusieurs pierres angulaires doivent être posées pour construire ce monde désaméricanisé.

Pour commencer, toutes les nations doivent se plier aux principes de base du Droit international, ce qui implique de respecter la souveraineté des pays et de cesser de se mêler des affaires intérieures des autres.

En outre, l’autorité de l’Organisation des Nations Unies dans le traitement des points chauds mondiaux doit être reconnue. Cela signifie qu’aucun pays n’a le droit de mener toute forme d’action militaire contre les autres sans mandat de l’ONU.

En dehors de cela, le système financier mondial doit également adopter certaines réformes importantes.

Les économies de marché des pays émergents et des pays en développement ont besoin de faire entendre leur voix dans les institutions financières internationales, ce qui inclut la Banque mondiale et le Fond Monétaire International, de façon à mieux refléter les transformations du paysage économique et politique mondial.

Ce qui induit une réforme-clé : la mise en place d’une nouvelle monnaie de réserve internationale, qui doit être créée pour remplacer le dollar américain, afin que la communauté internationale puisse définitivement se tenir à l’écart des retombées de l’agitation croissante de la politique intérieure des États-Unis.

Bien entendu, le but de ces changements n’est pas de d’écarter complètement les États-Unis – ce qui serait d’ailleurs impossible -, mais plutôt d’encourager Washington à jouer un rôle bien plus constructif dans les affaires mondiales.
Et parmi toutes les options, nous suggérons que les élus américains commencent en premier lieu à sortir de cette pernicieuse impasse.

Liu Chang, agence Xinhua


Edité le 25-10-2013 à 18:36:54 par Xuan




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   Posté le 31-10-2013 à 19:41:43   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Sur le site faire vivre et renforcer le pcf

Experts chinois : il faut réformer le système financier international pour éviter une crise mondiale


D’après l’agence Chine Nouvelle (Xinhua)
lundi 21 octobre 2013




A l’occasion de la venue de membres du PCC aux rencontres internationalistes de Vénissieux, il est intéressant de prendre connaissance de points de vue chinois... Ce texte nous est envoyé... de Chine ! par le camarade Delaunay.

Malgré l’approbation du Congrès américain d’un projet de loi sur le relèvement du plafond de la dette, mercredi soir à Washington, les fortes préoccupations de la communauté internationale ces dernières semaines, concernant les conséquences potentiellement catastrophiques d’une éventuelle crise budgétaire américaine sur les marchés financiers à travers le monde et sur l’économie mondiale dans son ensemble, suggèrent de nouveau que des réformes des systèmes financiers et monétaires internationaux demeurent nécessaires pour réduire à long terme et de façon efficace le risque d’une nouvelle crise financière mondiale comme celle de 2008.

Cet accord conclu à l’issue d’un bras de fer acharné entre les démocrates et les républicains des deux chambres du Congrès américain, peu avant l’échéance du 17 octobre fixée par le Trésor américain pour le relèvement du plafond de la dette fédérale américaine (qui s’élève à 16.700 milliards de dollars), a permis d’éviter un défaut de paiement immédiat et à rouvrir le gouvernement fédéral fermé depuis le 1er octobre dernier. L’accord prévoit le financement du gouvernement fédéral jusqu’au 15 janvier 2014 et le relèvement du plafond de la dette jusqu’au 7 février 2014.

Si le monde entier était profondément préoccupé par l’affaire, c’est parce que l’incertitude de la situation budgétaire des États-Unis est susceptible de porter gravement atteinte à l’économie américaine et que ses conséquences potentielles, parmi lesquelles la dépréciation du dollars américain, la dépression du marché du crédit, la baisse de confiance des investisseurs, pourraient compromettre les intérêts nationaux de nombreux pays du monde.

Il est à noter que ce risque de crise budgétaire américaine n’est pas une situation isolée, mais un problème qui existait depuis longtemps.

"Depuis plusieurs décennies, le gouvernement fédéral américain dépend d’une politique d’endettement pour faire face aux déficits entre les dépenses et les recettes publiques qui se produisent presque chaque année" , a rappelé Li Changjiu, expert chinois sur les questions économiques mondiales, avant d’ajouter qu’un tiers de la dette publique américaine, soit environ 5.600 milliards de dollars, est aux mains des pays créanciers à travers le monde. Parmi ceux-ci, la Chine, qui possède 1.280 milliards de dollars d’emprunts des États-Unis sous différentes formes, ou 8% de la dette publique américaine, est le plus grand créancier étranger des États-Unis.

Selon ShenJiru, expert de l’Institut des études en économie et en politique mondiales de l’Académie chinoise des sciences sociales, le dollar américain, qui est la devise la plus utilisée dans le commerce international et la principale monnaie de réserve utilisée dans le monde (représentant plus de 2/3 des réserves de devise des autres pays du monde), occupe une place dominante dans le système monétaire international, ce qui a permis au Trésor américain d’émettre des titres de créance à sa guise.

En vue d’éviter à l’avenir un nouveau risque de crise financière mondiale provoquée par la fluctuation de l’économie ou la situation fiscale américaines, M. Shen a appelé à des réformes de fond des systèmes financier et monétaire internationaux. Il a souligné que "le monde a besoin d’un système monétaire plus équilibré, plus raisonnable et plus démocratique" .

M. Shen a préconisé en particulier l’introduction d’une devise de réserve supranationale reposant sur un panier de devises, afin d’éviter les risques potentiels liés à un système monétaire international qui ne repose que sur une devise souveraine émise par un pays unique et de renforcer le principe d’équité et la stabilité du système financier international.

Il a également invité les grandes institutions financières internationales, telles que le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale, à jouer un rôle plus important dans la protection des intérêts des pays en voie de développement, indiquant qu’à mesure de l’augmentation de la part des économies des pays en voie de développement et des pays émergents dans l’économie mondiale, leurs intérêts nationaux doivent être assurés de façon corrélative.

Bien que la Chine soit actuellement le plus grand créancier étranger de la dette publique américaine, l’expert a exclu l’idée d’effets désastreux à court terme du problème budgétaire américain sur l’économie chinoise.

"A long terme, la Chine, qui est la deuxième grande économie mondiale dont le PIB par habitant a passé le seuil des 6.000 dollars, doit d’une part continuer à approfondir sa politique, ses réformes, son ouverture sur l’extérieur et à améliorer la qualité et la compétitivité de son économie ; et doit d’autre part proposer avec plus de dynamisme, des projets de réforme du système financier international en faveur du perfectionnement de l’ordre financier international" , a-t-il expliqué.



En parallèle, l’expert s’est réjoui des efforts déployés par le gouvernement chinois pour promouvoir l’internationalisation du yuan en facilitant des échanges commerciaux employant la devise chinoise.

La signature des accords d’échanges bilatéraux de devises par la Banque populaire de Chine avec la Banque centrale européenne (BCE) et les banques centrales des pays émergents comme la Thaïlande ou le Nigeria, qui favorisent la diversification des réserves de devises internationales, ainsi que la création de la zone pilote de libre-échange de Shanghai qui autorise la libre conversion du yuan chinois et le règlement en yuan des échanges commerciaux, ont contribué à donner plus de poids à la devise chinoise dans le système monétaire international, a-t-il poursuivi.

L’ancien chancelier allemand Helmut Schmidt avait prévu en 2003 que le dollar américain, l’euro et le yuan chinois deviendraient en 2030 les trois principales devises du monde.

Néanmoins, d’après M. Li Changjiu, le dollar américain ne perdra pas sa position dominante du jour au lendemain. "Comme la monnaie chinoise n’est pas une devise pleinement convertible et que le dollar américain domine actuellement 87% du marché d’échange de devise et plus de 2/3 des réserves de devises mondiales, il reste encore un long chemin à parcourir pour que le yuan monte en puissance sur le marché international" .

Zhang Xuefei, le 18 octobre 2013

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A propos de la réunion du G20 à Cannes en novembre 2011 et de la condamnation de la politique chinoise de change par le sénat US, Michel Aglietta écrivait cet article qui reste d'actualité:

Michel Aglietta : «Les Chinois vont finir par exiger des primes de risque»



A la veille du sommet du G20 à Cannes, Michel Aglietta, professeur d’économie à l’Université de Paris-X Nanterre, avait fait le point dans la Tribune sur la politique de change chinoise et les déséquilibres macroéconomiques. Même si le sujet a paru être éclipsé par la crise de la zone euro, le thème est resté sous jacent et perdure, il concerne autant la Chine que la crise américaine. Michel Aglietta non seulement s’inscrit en faux contre les allégations attribuant à la sousestimation du Yuan l’origine des problèmes mais il montre en quoi la Chine présente au autre modèle économique que celui de l’Occident.

Le Sénat américain a adopté, mardi 11 octobre, un projet de loi condamnant la politique de change chinoise. Les Etats-Unis ont-ils raison d’accuser Pékin de maintenir le yuan sous-évalué pour favoriser ses exportations ?

Non, c’est d’ailleurs assez malhonnête. Il est normal pour un pays émergent d’avoir une monnaie sous-évaluée en parité de pouvoir d’achat puisque, dans ces pays, les prix des biens non échangeables, comme les services aux ménages, sont très bas. Cela s’explique par leur niveau intermédiaire de développement qui suppose des salaires plus faibles pour une main d’œuvre non qualifiée plus abondante.Cependant, [avec le développement des échanges],le yuan progresse en termes réels effectifs en même temps que [les salaires et donc] le revenu par tête de la population.Les Etats-Unis se trouvent quant à eux face à un problème d’affaiblissement de leur compétitivité.

Le capitalisme financiarisé, entièrement tourné vers le rendement pour les actionnaires, a imposé des taux de profit trop élevés pour être supportables dans les secteurs industriels où l’innovation technologique n’était pas intense.Ces pertes de marché n’ont pas été compensées par les gains de la haute technologie. C’est pourquoi la balance commerciale s’est affaiblie structurellement.

Le yuan s’est apprécié progressivement depuis 2005. Pourquoi envisager de prendre des sanctions aujourd’hui, alors que Pékin semble avoir changé de stratégie ?

Les syndicats et les lobbies exportateurs y sont pour quelque chose. Les Etats-Unis sont dans une situation sans précédent, avec un chômage tenace, de longue durée, qui s’installe. Or jusqu’ici, les politiques de relance monétaire ou budgétaire avaient toujours suffi à redresser l’économie, et l’emploi repartait assez rapidement.Aujourd’hui, il y a une pression politique forte pour retrouver une croissance soutenue, mais la politique monétaire est peu efficace. Car les entreprises et les ménages se désendettent et les prix immobiliers stagnent.

La solution est donc de faire appel à la demande extérieure, ce qui suppose une amélioration de la compétitivité américaine. Et donc une baisse du dollar. Mais comme le dollar sert de valeur refuge, il n’arrive pas à baisser. Les Américains se servent donc de la Chine comme d’un bouc-émissaire, en l’accusant de manipuler son taux de change.

Les États-Unis ayant perdu des industries, la baisse du taux de change est moins efficace qu’auparavant pour redresser la balance commerciale, d’autant que les producteurs des pays émergents sont capables de baisser leurs prix pour conserver leurs parts de marché. C’est par les investissements dans l’innovation technologique que les entreprises américaines retrouveront leur dynamisme et de nouveaux marchés, comme ils l’ont fait avec les nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC) au cours des années 1990.

Ce projet de loi a-t-il des chances d’aboutir ?

C’est peu probable. D’abord parce que ce serait dangereux pour les Etats-Unis du point de vue de leurs relations commerciales avec la Chine. Mais surtout parce que la Banque Populaire de Chine et les fonds souverains chinois sont les premiers créanciers des Etats-Unis.

A court terme, les Américains vont se trouver dans une situation financière difficile avec une croissance insuffisante et une dette publique qui dérape. Pour continuer de financer le déficit américain, les Chinois et les autres créanciers étrangers vont finir par exiger des primes de risque. Mais cela ferait monter les taux d’intérêt de long terme au pire moment.

Pour l’éviter, le Trésor américain pourrait accepter de libeller ses nouvelles émissions de dette en devises étrangères, comme les britanniques ont dû le faire dans les années 1950. Cela marquerait la fin de la suprématie du dollar.

Si la Chine arrêtait de prêter aux Etats-Unis, le dollar pourrait se déprécier substantiellement. Mais ce n’est absolument pas dans son intérêt étant donné l’importance de ses réserves en dollar. Il faudrait qu’elle puisse diversifier ses actifs mais il n’y a pour l’instant guère d’alternatives aux titres du Trésor américain, qui sont les plus sûrs et les plus liquides au monde.

Aujourd’hui, les investisseurs ne croient plus en l’Europe. Les Etats-Unis, en revanche, ont de véritables atouts sur le long terme. Ils sont capables de rebondir par l’innovation.

Le yuan pourrait-il remplacer le dollar comme monnaie de référence internationale ?

Je ne crois pas en la possibilité d’un remplacement. La Chine va évidemment gagner en puissance dans les décennies à venir, mais elle n’a pas l’intention d’aller loin dans l’internationalisation de sa monnaie. Sa stratégie extérieure est essentiellement fondée sur le développement de ses échanges, dans lesquels les pays émergents prennent une place grandissante, et sur la sécurité de ses approvisionnements en matières premières.

Sur le plan financier, le modèle de mondialisation poursuivi par la Chine est contrôlé par l’Etat. Les deux grandes banques de développement chinoises, capitalisées notamment par le fonds souverain chinois, font des prêts à long terme pour financer des projets d’infrastructures énergétiques et de développement agricole.

L’internationalisation du yuan passera donc par le commerce plutôt que par les marchés financiers. La Chine ne veut pas faire du yuan une monnaie de réserve internationale sauf pour quelques pays asiatiques choisis.Elle construit une nouvelle conception de la globalisation qui s’oppose totalement au modèle défendu par Wall Street. Après une phase de dégénérescence du système actuel centré sur le dollar, on s’oriente probablement vers la reconstruction d’un système monétaire avec trois grandes monnaies régionales : le dollar, l’euro et le yuan.

A Cannes, les dirigeants des pays du G20 devraient discuter des moyens de résoudre les déséquilibres économiques au plan international. Que pensez-vous de leur idée d’imposer des normes sur une série d’indicateurs ?

Ils n’iront pas très loin, car il est impossible de faire des compromis si personne n’est d’accord sur l’origine des déséquilibres macroéconomiques internationaux. Sans compter que ce qui se passe au Congrès est très mauvais pour le G20. On risque donc d’avoir un dialogue de sourds.Surtout, on ne peut pas imposer de limites arbitraires sur des variables d’interdépendance comme le solde de la balance courante ou le taux de change. Ce qu’il faut c’est agir en amont, par concertations, en confrontant les politiques économiques des différents Etats.Le FMI pourrait intervenir pour mettre en garde contre les risques potentiels associés à certaines politiques. Il s’intéresse depuis peu à l’étude des interdépendances entre les pays et pourrait travailler avec le Conseil de stabilité financière de Bâle sur les indicateurs de risque systémique pour déceler des sources de fragilité.

Propos recueillis par Morgane Lapeyre

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   Posté le 24-12-2015 à 23:59:07   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Hausse des taux d'intérêt de la Fed : un impact dévastateur sur l'Amérique latine(expert mexicain)


Publié le 2015-12-24 à 14:16 french.xinhuanet.com

MEXICO, 23 décembre (Xinhua) -- La récente décision de la Réserve fédérale américaine (Fed) de relever ses taux d'intérêt pourrait avoir un impact dévastateur sur l'Amérique latine, a estimé récemment un universitaire mexicain.

Alfredo Jalife-Rahme, professeur de sciences politiques à l'Université nationale autonome (UNAM) du Mexique, pense que la décision de la Fed devrait faire beaucoup de tort aux économies régionales.

Dans un article publié cette semaine dans divers organes de presse régionaux et titré "Guerre des devises mondiale de la Réserve fédérale américaine : l'Amérique latine dans les cordes" , M. Jalife-Rahme avertit que cette décision "unilatérale" va entraîner des "dégâts collatéraux cataclysmiques" et aura de "profondes implications géopolitiques pour le reste d'une planète plongée dans la catatonie, en particulier en Amérique latine" .

Du fait de "l'hégémonie pernicieuse" du dollar américain, toute décision que prend la Fed, qui est "de facto la banque centrale mondiale" , a des conséquences sur les économies du monde, explique l'universitaire.
La hausse d'un quart de point (+0,25%) du taux directeur, annoncée le 16 décembre, pourrait être suivie de hausses similaires en 2016 en vue d'atteindre un taux de 1,375%, écrit M. Jalife-Rahme.

"Est-ce que le monde et 'le (camp) néolibéral du Mexique' pourront à nouveau supporter une autre hausse consécutive d'un quart de point, alors que la première a conduit à la faillite ICA, l'une des principales entreprises de construction d'Amérique latine?" , s'interroge l'auteur.

La dépendance du Mexique envers la politique monétaire des Etats-Unis a conduit à un effondrement de près de 30% du peso mexicain en moins d'une semaine, selon le New York Times, note Alfredo Jalife-Rahme.

Peter Spence du Daily Telegraph britannique a relevé que "les pays les plus vulnérables à cette décision sont le Brésil, le Chili et l'Afrique du Sud" , poursuit l'expert mexicain. Selon le journaliste financier, ajoute l'universitaire, "les marchés émergents pourraient être particulièrement vulnérables, car beaucoup d'entre eux ont accumulé d'énormes quantités de dette (qui) pourraient être ingérables".

"Le vrai problème", écrit M. Jalife-Rahme, réside dans les 9 milliards de dollars américains de dette extérieure accumulée par les pays et les retombées politiques, comme on peut le voir au Venezuela et en Argentine, où les partis au pouvoir ont récemment perdu les élections.
"Sommes-nous confrontés à une guerre des devises globale menée par la Fed contre le reste du monde catatonique?"
, se demande M. Jalife-Rahme.

Loin de stimuler l'économie mondiale, "la hausse des taux d'intérêt de la Fed a dangereusement plongé le monde dans des eaux inconnues" , conclut l'universitaire mexicain.

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   Posté le 16-03-2018 à 22:35:14   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Il semble que la reprise se manifeste après des années de calme plat. Pour autant le risque de crise financière n'a pas disparu. Au début de l'année la perspective d'une augmentation des taux d'intérêts US a affolé les bourses.
Le protectionnisme et les taxes à l'importation décrétés par Trump pourraient avoir des conséquences, en particulier si la Chine et la Russie s'avisaient de se délester du dollar.


L’année 2018 serait-t-elle celle du début de la fin du dollar américain?


http://fr.sputniknews.com/analyse/201801241034874663-usa-dollar-risque-chute/

/© Sputnik. Alexander Yuriev
20:32 24.01.2018(mis à jour 21:54 24.01.2018)

Kamal Louadj
L’endettement des Etats-Unis ne cesse d’augmenter, ce qui suscite l’anxiété du principal pays détenteur de bons du Trésor américain, la Chine. A celle-ci se sont joints des analystes américains. Qu’est qui explique cette inquiétude et dans quelle situation pourrait se trouver le dollar américain en 2018?

Le dollar va mal. C'est le plus grand détenteur étranger de bons du Trésor américain, la Chine, qui l'affirme. Les autorités chinoises, selon CNBC, pourraient donc prendre la décision d'arrêter d'acheter des obligations émises par l'Etat américain, à cause d'un manque de confiance dans sa solvabilité. Cette tendance est confirmée par la décision de l'agence de notation chinoise, China's Dagong Global Credit Rating Co, qui vient d'abaisser la note de la dette souveraine américaine de A- à BBB+. Qu'est-ce qui a fait prendre cette décision, lourde de conséquences, aux autorités chinoises? Quelle relation a-t-elle avec la politique de dédollarisation que veut mener ce pays? Et, dans cette perspective, dans quelle situation pourrait se trouver la devise américaine en 2018?

Pourquoi la Chine ne croit-elle plus au dollar américain?
La Chine possède un stock de réserves de change en dollar d'environ 3.100 milliards de dollars, dont, en octobre 2017, 1.189 milliards en bons du Trésor.

Malgré ces montants astronomiques que la Chine détient en dollar, l'abaissement de A — à BBB+ de la note de la dette souveraine américaine par l'agence de notation chinoise, dont le siège est à Pékin, indique une perte de confiance de la Chine dans la capacité des Etats-Unis à rembourser leur dette.
«Les lacunes de l'écologie politique américaine actuelle compliquent l'administration efficace du gouvernement fédéral, de sorte que le développement économique national déraille» , a estimé l'agence, dans un communiqué cité par Reuters, ajoutant que «les réductions d'impôt massives réduisent directement les sources de remboursement de la dette du gouvernement fédéral, donc affaiblissent davantage la base du remboursement de la dette du gouvernement» .

Dans ce même communiqué, Dagong met directement en cause la décision du Président américain, acceptée par le congrès, de relever le plafond de la dette fédérale, se situant déjà à 20.000 milliards de dollars, de 1.400 milliards de dollars. L'agence a averti que la dépendance croissante des États-Unis à l'égard de la dette pour stimuler le développement nuirait à leur solvabilité. Pour elle, si cette politique d'endettement fédéral se poursuit, le ratio recettes fiscales / dette publique continuera à se dégrader pour atteindre un niveau de 14,2% en 2018 et 2019, et de 12,1% en 2022, «La solvabilité virtuelle du gouvernement fédéral serait susceptible de devenir le détonateur de la prochaine crise financière» , a affirmé l'agence de notation chinoise.

Bien que la Chine ait aussi pris cette décision pour des raisons politiques, vu la guerre commerciale que l'administration Trump s'apprête à lui imposer et sa volonté de s'émanciper de la sphère dollar en développant un marché d'échange international alternatif dans sa devise nationale, le yuan, il y a un autre fait extrêmement important qui montre que Pékin ne serait pas la seule à penser qu'il ne vaut pas le peine d'investir dans la devise américaine.
Les deux plus importants acheteurs de la dette américaine, la Chine et le Japon, sont actuellement devancés par la Réserve Fédérale américaine, devenue le plus gros acheteur de bons du Trésor américain, c'est-à-dire qu'elle est celle qui joue le rôle le plus important pour maintenir la confiance dans le dollar, que les autres investisseurs lâchent de plus en plus.

Cette situation du dollar américain a permis au yuan de remporter sa plus grande victoire en devenant une monnaie de référence mondiale. Depuis octobre 2016, la devise chinoise est officiellement partie intégrante de l'unité de compte du Fonds monétaire international, autrement appelée droits de tirage spéciaux (DTS), où elle a rejoint l'euro et le dollar américain mais également la livre britannique et le yen Cela est à ajouter aux échanges avec les pays producteurs de pétrole, comme l'Iran et le Venezuela, que la Chine effectue dans sa monnaie nationale.
Alors, vu la tendance actuelle, quel pourrait être l'avenir du dollar en 2018?

L'année 2018 sera-t-elle une année charnière pour le dollar?

Selon des analystes américains, l'avenir de la monnaie américaine est inquiétant.
Commentant la situation instable des bourses américaines, vu la conjoncture actuelle marquée par l'endettement américain, Jeremy Grantham, stratège en chef des investissements pour le Fond GMO à Boston, connu pour avoir prévu la chute des marchés boursiers de 2000 et de 2008, a déclaré que « cela ne pouvait pas durer et qu'on allait finir par se « la prendre » quelque part entre maintenant et plus tard » — le plus tard voulant dire « jusqu'à fin 2019 » .
James Stack, historien du marché et président du fond InvesTech Research, a averti les marchés financiers, qu'il juge surévalués et déconnectés de la réalité, que vu la situation de l'économie américaine:
«S'il y a des certitudes, l'une sera que cette partie finira par prendre fin». «Une correction serait saine. Plus on la retarde, plus grand est le risque que cela finisse mal. Beaucoup de gens vont avoir mal. Et quand ça finira, ça finira mal, et avec une grande volatilité» a-t-il ajouté.
Les avis de ces deux premiers experts sont appuyés par un troisième de poids. L'économiste Jan Hatzius, de la célèbre banque d'investissement Goldman Sachs, qui pense que l'évolution des cours de la devise américaine durant l'année 2018 ne se fera qu'à la baisse.
«Nous pensons toujours que le dollar sera probablement mou, du moins vis-à-vis des principales devises, probablement aussi face aux économies émergentes» , a-t-il déclaré à CBNC.

En mentionnant les économies émergentes, Jan Hatzius faisait certainement allusion à la Chine, la Russie, le Brésil et l'Inde, tous membres de l'Organisation de Coopération de Shanghaï (OCS), qui promeuvent la mise en place d'un système financier international alternatif, à laquelle l'Iran et le Venezuela adhèrent avec enthousiasme et qui repose sur un ensemble de devises, principalement le yuan chinois. Si cette tendance s'accélérait, 2018 pourrait être l'année du début de la fin du dollar.


Edité le 16-03-2018 à 22:35:59 par Xuan




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   Posté le 11-07-2018 à 23:33:37   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Sputnik publie :
La Banque mondiale pourrait signer l'arrêt de mort du dollar


13.06.2018 http://fr.sputniknews.com/economie/201806131036784150-dollar-banque-mondiale/

La politique économique étrangère agressive et l'immense dette publique des États-Unis a provoqué une situation qui va au-delà des discussions sur l'abandon du dollar: le processus de dédollarisation du monde est lancé et il est pratiquement impossible de le stopper, constatent les experts de la Banque mondiale.

Les économistes affirment que d'ici dix ans, le système financier international changera significativement.

L'approche chinoise
Actuellement, dans le commerce mondial, 70% de toutes les transactions sont effectuées en dollars, 20% en euros, et tout le reste est partagé entre les monnaies asiatiques, notamment le yuan chinois.
En mars, la Chine a porté un coup puissant au dollar sur le marché mondial des hydrocarbures en ouvrant le commerce des contrats à terme pétroliers en yuans. En 1993, Pékin avait déjà tenté de lancer un tel instrument, mais en vain. Aujourd'hui le yuan est la troisième devise dans le panier du FMI et cette seconde tentative a abouti.
La Chine se prépare à la prochaine étape: le passage au règlement des fournitures physiques de pétrole avec sa monnaie nationale.
Pour l'instant, le dollar est utilisé dans le commerce des matières premières en tant que devise du contrat, mais le yuan pourrait l'écarter de l'un des marchés pétroliers qui affiche la plus forte croissance dans le monde. Selon les estimations des économistes, c'est l'affaire de 10-15 ans.
Et il ne s'agit pas seulement des hydrocarbures: dans les relations commerciales bilatérales entre deux des plus importants partenaires financiers, Moscou et Pékin, il reste de moins en moins de place pour le dollar. L'an dernier, la part de la Chine dans le commerce russe international a atteint 15%. En 2018, selon les prévisions, cet indice augmentera jusqu'à 17% alors que le rôle du dollar dans les règlements ne fera que faiblir. Les accords russo-chinois sur le commerce direct en roubles et en yuans sont entrés en vigueur en décembre 2014. Ces règlements n'impliquent pas la participation de banques américaines, britanniques ou de l'UE. Par conséquent, les systèmes financiers de la Russie et de la Chine sont de moins en moins dépendants des pays tiers.

L'Iran bannit le dollar
En avril, Téhéran a renoncé à la monnaie américaine en optant pour tous les paiements internationaux en euros.
«Le dollar n'est déjà pas en circulation en Iran, les négociateurs préfèrent les devises alternatives pour leurs transactions. Il n'y a plus de raison de poursuivre l'utilisation des factures en dollars» , a déclaré le porte-parole de la Banque centrale iranienne Mehdi Kasreipour.
Washington a décrété de nouvelles sanctions contre Téhéran mais l'Europe n'a pas l'intention de renoncer au pétrole iranien: les transactions ont donc lieu en euros, et non en dollars.
L'Inde achète également du pétrole iranien en euros, sachant que l'économie de New Delhi connaît une forte croissance (une hausse de 7% du PIB est attendue en 2018) et est de plus en plus demandeuse en hydrocarbures.
Pour contourner les sanctions, l'Inde a proposé à son troisième plus grand fournisseur d'effectuer les règlements pétroliers en roupies via la banque publique UCO Bank. New Delhi a annoncé qu'il respecterait uniquement les restrictions décrétées par l'Onu et pas celles imposées par un autre pays.
La Turquie, qui commerce déjà avec l'Iran en monnaie nationale, projette également de renoncer au dollar. La Russie pourrait prochainement les rejoindre. Comme l'a rapporté le ministre russe de l'Énergie Alexandre Novak, le gouvernement étudie la possibilité d'effectuer des versements pétroliers en monnaies nationales — notamment avec la Turquie et l'Iran — en contournant le dollar.

La réserve d'or
En parallèle, la Turquie réduit sa dépendance envers le dollar en achetant de l'or sur le marché mondial. D'après le World Gold Council, l'an dernier la Banque centrale turque a acheté 187 tonnes d'or, devenant le deuxième plus grand acheteur souverain de cet actif après la Russie. Comme d'autres pays, la Turquie ne détenait pas tout son or — une partie des lingots, soit 28,7 tonnes, était stockée à la Réserve fédérale des USA (Fed). A présent, Ankara a rapatrié tout son or pour le stocker dans des coffres sur son territoire national, ainsi qu'à la Banque des règlements internationaux en Suisse et à la Banque centrale d'Angleterre.
D'autres pays font la même chose. L'Allemagne a terminé le programme de retrait de sa réserve d'or des USA et a rapatrié 300 tonnes de lingots. Les Pays-Bas ont fait revenir près de 100 tonnes d'or.
Le reflux d'or de la Fed, qui a commencé en 2014, se poursuit continuellement. Et pour cause: la hausse des taux de la Fed, la pression sur l'euro et d'autres devises exercée par les USA, ainsi que la hausse des risques géopolitiques. Le monde s'efforce de réduire sa dépendance envers le dollar.
Les États-Unis possèdent la plus grande quantité d'or: 8.000 tonnes. L'Allemagne détient 3.000 tonnes, l'Italie et la France 2.500 tonnes chacune.
La Russie est montée à la 5e place en dépassant pour la première fois la Chine: la Banque centrale détient 1.860 tonnes d'or d'une valeur marchande avoisinant les 80 milliards de dollars.
«Je suis convaincu que le redémarrage mondial se produira quand les gouvernements du monde auront besoin de se débarrasser de leurs dettes et attacheront tout au prix de l'or. C'est pourquoi les pays comme la Russie et la Chine accumulent de l'or — ils savent ce qui pourrait se produire dans quelques années» , déclare Keith Neumeyer, président du conseil d'administration de First Mining Gold.

Renversé de son trône
Selon les prévisions de la BM, le dollar cessera de jouer un rôle central dans le système financier mondial. Il sera remplacé par un système à trois monnaies: l'euro, le dollar et une devise asiatique, très probablement le yuan.
L'économiste américain et ancien conseiller au FMI Barry Eichengreen explique qu'il est inéluctable que le dollar perde son statut de principale monnaie internationale, car la puissance des technologies financières modernes détruit les «effets de réseau» qui créaient auparavant un monopole financier naturel. Il compare ce processus au développement des systèmes d'exploitation pour les appareils électroniques individuels: il n'est plus nécessaire d'avoir uniquement Windows.
En 1944, le dollar avait remplacé la livre britannique en tant que monnaie de réserve mondiale. Le Royaume-Uni avait accumulé une dette insurmontable et la livre s'était effondrée.
La dette des États-Unis a déjà dépassé 20.000 milliards de dollars et ne cesse de grandir, alors que la planche à billets continue de fonctionner. Comme l'a indiqué l'investisseur Jim Rogers pendant le Forum économique international de Saint-Pétersbourg, c'est la raison pour laquelle la devise américaine devient de moins en moins attractive sur le marché. D'après lui, le dollar perdra le statut de monnaie de réserve mondiale d'ici 2030.

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