| | | | | | | | Resistance | | Jeune Communiste |  | | 193 messages postés |
| Posté le 12-07-2015 à 00:09:46
| À la veille du scrutin, les instituts de sondage ont tenté en Grèce de manipuler la population. Lun, réalisé par la société Alco, donnait le oui gagnant « dune courte tête », avec 44,8 % contre 43,4 % pour le non. Un autre, réalisé par lUniversité de Macédoine, affirmait que le oui et le non étaient à peu près à égalité avec 42,5 % pour lun et 43% pour lautre. On appréciera le sérieux de ces « sondeurs », quand on voit que le non la emporté avec plus de 61 % ! Un tel écart entre les prévisions et les résultats sur une question aussi simple répondre oui ou non à une seule question ne peut pas sexpliquer par les aléas des sondages. Il faut y voir certainement une volonté de duper la population en cherchant à lui enlever tout espoir dans lissue du scrutin. Mais ces sondages ne sont quun aspect de cette tentative du capital pour décourager la population grecque. Comme ce qui sest passé en France lors du référendum sur le TCE (traité de fonctionnement de lUnion européenne) en 2005, toute la presse a fait une intense campagne pour le oui dès quelle a compris que le référendum aurait bien lieu. Dans le cas de la Grèce, lUnion européenne a cherché à faire renoncer Tsipras dès lannonce de la tenue du référendum par ce dernier. Il faut se souvenir quen 2011, le Premier ministre de lépoque, Giórgios Papandréou, avait eu lui aussi lintention davoir recours à ce genre de consultation populaire mais, sous la pression des instances européennes, il y avait renoncé en à peu près 24 heures ! Mais là, Tsipras a tenu bon et les médias comme les sondeurs se sont déchaînés. À la télévision (privée), non seulement les temps de paroles en faveur du non ont été ridicules par rapport à lexposé des motifs du vote oui, mais les conditions dexpression navaient pour simple but que de ridiculiser les tenants du non. La cohorte des experts, les journalistes, le patronat, les « citoyens responsables »
Bref, tous ceux qui ont du bien ont expliqué que le peuple était face à une alternative : le oui ou le chaos ! Cest exactement ce que nous avons connu en 2005. Remarquons que le Parti communiste grec (KKE) a appelé sans grand succès au vote nul (en Grèce, le vote étant obligatoire, un appel à labstention est illégal). La participation na dailleurs pas été si mauvaise avec deux tiers de votants. Cest-à-dire que les Grecs (le peuple, et particulièrement les jeunes) se sont prononcés en faveur du non, et ce en dépit des pressions, des intimidations et des humiliations. Comme en France en 2005
Ce « comme en 2005 » signifie aussi que ce scrutin ne nous éclaire guère sur lavenir. La résistance des Grecs va surement être mise à rude épreuve. Le capital bancaire ne renonce pas à mettre dans sa poche chaque euro retiré des salaires, des pensions de retraites, des hausses de fiscalité, et toutes ces douceurs qui font ses délices autant que le malheur des peuples. Ne faisons bien évidemment pas dire à ce scrutin ce quil ne veut pas dire. Les Grecs nont pas dit « non à leuro », ni « non à lUnion européenne ». Ils ont simplement (mais fermement) dit « non aux conditions de remboursement dune dette illégitime qui nous jette dans la misère ». Remarquons également que les Grecs nont exprimé aucune volonté dabandonner leuro pour la drachme. Actuellement, ce sont plutôt certains stratèges des banques européennes qui envisagent dexpulser la Grèce de la zone euro, dans le but de lui faire regretter son vote. Un peu comme un mafieux qui assassine tout en le faisant savoir son débiteur devenu insolvable du fait de prêts forcés, dans le seul but de terroriser ses autres débiteurs. Voyons néanmoins le côté positif des choses ! Imaginons que, de gré ou de force, la Grèce soit amenée à renouer avec une monnaie nationale déconnectée de leuro. Ce serait un véritable pied-de-nez pour le capital grec (les banques, les armateurs et leurs amis). Parce quune monnaie déconnectée de leuro rendrait ce même capital déconnecté du soutien européen, de la BCE, de la Commission européenne, du FMI grâce auxquels il pouvait jusque-là sen mettre plein les poches. Exit donc le pillage des finances publiques ! Seul face au peuple grec, il lui faudrait de nouveau se lancer dans la production industrielle, mais en ayant affaire à une classe ouvrière expérimentée. Voilà la réalité de la souveraineté nationale retrouvée ! D.R. http://www.resistance-politique.fr/en-grece-les-instituts-de-sondage-ont-menti/
-------------------- |
| |
| | | | | | | | | |
|