| | | | | | | | Xuan | | Grand classique (ou très bavard) | | 18571 messages postés |
| Posté le 10-08-2015 à 22:38:58
| | La Grèce comme lAfrique dans les années 1980! Peter Tchawalou 2015-07-30, Numéro 376 source
La souffrance du peuple grec, le peuple africain la vit depuis des années et ceci parfois dans lindifférence totale, si on ne se cache pas derrière le principe de la bonne gouvernance.
______________ Quand toute la presse européenne sémeut pour la Grèce, quand toute la classe politique occidentale na que la Grèce sur la bouche, jai envie de leur demander sils se souviennent encore quil y a trente ans, lAfrique a du sacrifier toute une génération de citoyens à cause de cette affaire de dette? Je ne le pense pas. Ce que vit aujourdhui la Grèce (certes je nai jamais visité ce pays mais les médias men donnent loccasion den apprendre beaucoup sur lui) ne représente pas les 5 % de ce que nos pays (dits du Sud) ont souffert suite aux programmes dajustement structurel imposé par les créanciers (Fmi-Bm). Jusquaujourdhui nos pays continuent de payer le lourd fardeau de ces mesures dictées à tout un continent sans donner la chance aux populations de les accepter ou non, comme cest le cas actuellement avec cette «Graisse» quil faut à tout prix dégraisser selon certains économistes
On parle souvent dans nos pays de labsence dindustries en oubliant de dire quavant les mesures imposées par les créanciers de lAfrique (prenons le cas du Togo) il y avait quand même quelques industries qui tournaient et qui faisaient la fierté des populations au delà de tout ce quelles contribuaient à léconomie et au développement du pays. (
) Toutes ces sociétés qui ont été contraintes à fermer leur porte suite à lapplication des mesures de désengagement de lEtat dans certaines entreprises édictées depuis les salons feutrés de Washington-Paris-Londres-Genève-Berlin. Il est bien vrai que la gestion de ces entreprises ne respectaient pas vraiment toutes règles de bonnes gouvernance. Mais fallait il en arriver là ? Aujourdhui les personnes laissées sur le carreaux suite à la fermeture de ces entreprises sont pour la majorité dentre elle disparues. Les rares survivants traînent encore leur bosse devant les ministères publics pour réclamer leurs indemnités qui, espèrent-ils, pourraient leur permettre de rallonger de quelques jours leur existence sur cette misérable terre. Bref je parlais donc de lémoi des occidentaux face à la souffrance de certains octogénaires grecs formant des fils dattente kilométrique devant des banques pour des hypothétiques billets euros (désormais maudits). Ce drame nest pas si différent de ce que nous avons enduré ici et de ce que nous continuons de souffrir du taux de chômage élevé (car désormais nous ne faisons quimporter - même le savon que Palma nous produisait, de lhuile, du sucre - sans produire), de labsence dhôpitaux digne de ce nom (car les créanciers astreignent les gouvernants à des seuils en matière dinvestissement dans les domaines non rentables), de linexistence dune classe moyenne (car les augmentations de salaires sont surveillées)
Bref la souffrance du peuple grec, le peuple africain la vit depuis des années et ceci parfois dans lindifférence totale, si on ne se cache pas derrière le principe de la bonne gouvernance. Parlons des dettes de chaque pays et parlons de bonne gouvernance de chaque pays, nous verrons entre eux et nous celui qui est plus endetté. Il y a certes un manque de rigueur dans la gestion de nos entités aussi bien publiques que privées, mais il faut parfois retourner loin dans lhistoire pour expliquer ce que nous traversons aujourdhui. Les Grecs ont sans doute compris le danger qui les guettent et surtout de la supercherie des ces économistes au Fmi et à la Banque Mondiale. Plus de privatisation, moins dengagement de lEtat, cest la porte ouverte à la pauvreté sur le long temps ; les vautours sont juste là à côté pour se saisir de la moindre occasion comme ce fut le cas dans nos pays. Plus rien nappartient aux Africains depuis quils ont dit oui aux mesures dajustement structurel (pour la Grèce, les mêmes parlent de mesures daustérité ; oui le temps a changé, le langage aussi, ainsi va le monde) des bailleurs de fonds (qui ne sont que les mêmes dans tous les cas). Si vous trouvez mieux que le capitalisme, proposez, on va prendre. On est confortablement assis dedans, pourvu que ça nexplose pas un jour. Lhistoire nous apprend que les grandes crises économiques ont toujours précédés les grandes guerres. On peut relancer le monde si on nest pas trop égoïste quelque part. Rien ne nous appartient en réalité, tous ce que nous avons trouvé sur cette terre ne nous appartient pas. Pour le moment, celui qui a crée la nature na jamais demandé des comptes à un quelconque individu, alors je pense et jestime quon peut faire de bonnes choses dans cette vie sans faire du mal à celui à qui appartient toutes les choses que nous avons trouvé sur cette planète. Je parie quil y a ces capitalistes jusquaux os qui me diront que le système ne peut pas durer sil faut se mettre à tout mettre à zéro. Non, je ne dis pas de tout remettre à zéro mais de revoir certaines exigences. Cest possible. Bref jespère que les responsables africains vont tirer leçons de ce qui se passent ailleurs, ce nest pas toute chose qui est bonne à accepter. Le franc Cfa, on en dit quoi ? On continue ou on laisse ? On va au référendum dans les pays francophones ? Pas si sûr car les vautours vous diront que ce nest pas démocratique exactement comme ils ont eu à le faire savoir au Premier ministre grec. Africains jespère que vous suivez bien cette actualité ! Les mots et les paroles des leaders européens doivent nous édifier. CE TEXTE VOUS A ETE PROPOSE PAR PAMBAZUKA NEWS


Edité le 10-08-2015 e 22:39:39 par Xuan
-------------------- contrairement à une opinion répandue, le soleil brille aussi la nuit |
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