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 Grande victoire à la Conférence Sociale !

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Xuan
Grand classique (ou très bavard)
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   Posté le 04-10-2012 à 22:53:33   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Dans 'le Peuple' de septembre 2012, intitulé « La conférence sociale décryptée » , la direction de la CGT s’auto félicite :

Le patronat a dû reculer et le texte, véritable plaidoyer pour la CSG, a été rejeté .

Cette table ronde devait traiter du diagnostic partagé ou non qui a conduit la France à cette situation avancée de désindustrialisation. Très rapidement, s'est installé un débat orchestré autour de la « compétitivité coût » et notamment du coût du travail « trop élevé » en France, notamment en comparaison avec le modèle allemand.
Le modèle social français a également été la cible d'attaques venant du patronat, mais surtout sur les sujets relatifs à la législation du travail jugée « trop rigide » par le patronat et « le poids excessif des charges sociales qui pénalise la compétitivité des entreprises françaises » .
La CGT a été la seule à contester cette approche, FO refusant de prendre part à ce débat en prétextant que la délégation n'avait pas mandat pour aborder la question du financement de la protection sociale.
Le facilitateur, le ministre et la CFDT ont finalement décidé de préparer un relevé de conclusion de cette séance pour notamment préciser que la compétitivité coût était en grande partie due aux poids des charges sociales et que la solution résidait dans le transfert d'une partie des cotisations sociales vers la CSG, partie estimée entre 30 milliards et 70 milliards d'euros.

La CGT a alors affiché sa fermeté en démontrant que le manque de compétitivité des entreprises françaises reposait sur la dérive financière, la faiblesse des investissements en recherche et développement, en formation, en emploi, en salaire (exemple du coût de main-d'œuvre plus élevé de 30 % en Allemagne par rapport à la France dans le secteur automobile) mais aussi la déresponsabilisation des entreprises par des exonérations massives de cotisations sociales, véritables trappes à bas salaires, les mesures fiscales dérogatoires applicables aux entreprises, la mise au pas des entreprises sous-traitantes par les donneurs d'ordre, l'absorption des entreprises de taille intermédiaire par les grands groupes, un système bancaire défaillant quant à son rôle de financeur de l'économie et notamment de PMI/ PME, l'absence de vision stratégique industrielle de l'État, les règles de concurrence imposée par une Europe davantage tournée vers la compétition que vers la coopération, les complémentarités et les solidarités entre les territoires et les peuples, l'absence de droits d'intervention pour les salariés sur les choix stratégiques de leurs entreprises.
Les interventions en séance et après la séance ont permis de faire reculer le patronat et d'autres organisations et finalement ce texte, véritable plaidoyer pour la CSG, a été rejeté .



Pendant ce temps :

l’Expansion reprend les informations publiées dans le Monde :

Vers une baisse des cotisations patronales de 40 milliards d'euros?
L'Elysée, qui planche sur une réforme en faveur de la compétitivité , se dirige vers une baisse massive des cotisations patronales, de 40 milliards d'euros sur cinq ans, pour réduire le coût du travail, financée par une hausse probable de la CSG , affirme Le Monde publié mercredi.
"Les entreprises bénéficieraient d'un allégement du coût du travail d'une quarantaine de milliards d'euros, avec le basculement de cotisations employeurs sur un impôt plus large, la piste la plus sérieuse étant celle de la contribution sociale généralisée (CSG)", écrit le quotidien dans son édition datée de jeudi. "Pour ne pas trop entamer le pouvoir d'achat des ménages, l'Elysée souhaite étaler ce transfert de charges sur la durée du quinquennat, à raison de 8 à 10 milliards d'euros par an", ajoute-t-il.


Et la rengaine est reprise en choeur par tous les médias, sur toutes les chaînes et du matin au soir :
"il faut diminuer les charges", il faut augmenter la CSG..."

En clair, la conférence sociale n’est qu’ un décor de théâtre où les socialos étalent leur prétendue volonté de dialogue social, avec l'aimable participation du premier ministre himself et du chef de l'Etat en chair et en os.
Mais les décisions ne sont pas prises là-dedans.

Pendant ce temps les grands commis de l’Etat font des remue méninges pour calculer comment baisser les salaires à travers l'exonération des charges, et comment accompagner ces mesures d’une propagande appropriée, pour nous faire avaler la couleuvre sans qu’on se rebiffe.
Comme nous l'avons déjà dit, la 'TVA sociale' à la mode socialo.

A cette occasion, Chérèque s’est encore distingué :

Selon lui, "on peut toucher à la CSG, en baissant une partie des charges sociales, parce que la CSG fait payer les revenus du capital et du patrimoine et touche moins les salaires". "Mais, a-t-il dit, 40 milliards, ça me semble très difficile (...) Cela toucherait le pouvoir d'achat. C'est trop élevé" .
"D'autant plus, a-t-il ajouté, que le transfert sur la CSG pose le problème du financement par les retraités. Est-ce qu'on fait payer plus les retraités?" , a-t-il demandé en soulignant que la CFDT souhaiterait qu'une augmentation de la CSG des retraités serve à "financer la dépendance" .

M. Chérèque a rappelé que "le gouvernement a mis en place la semaine dernière le Haut-conseil du financement de la protection sociale.
Nous devons travailler sur ce sujet là. Je n'aime pas la solution avant le début du travail. C'est un élément assez désagréable"
.
Par ailleurs, M. Chérèque a taclé la présidente du Medef Laurence Parisot qui a évoqué "un racisme anti-entreprise". "Les mots ont du sens, le racisme c'est autre chose, le racisme, c'est ceux qui rejettent l'autre pour des raisons de haine. Je ne pense pas qu'on puisse parler de ce type de sentiment dans notre pays" . Selon lui, la déclaration de Mme Parisot est peut-être destinée à "faire monter un peu la pression" alors que s'ouvrent de délicates négociations sur la réforme du marché du travail.


source : L'Expansion

Mais laissons ce jaune endurci à son cauchemar de la haine de classe et à son assez désagréable sensation de se faire sodomiser.

Parce qu'à la base la pilule est déjà amère.
La chute libre de Hollande et Cie dans les sondages illustre le discrédit des socialos et les sections syndicales CGT lors des réunions de la rentrée commencent à ruminer sur la complaisance des bonzes syndicaux.
On ne peut pas abuser les masses éternellement.

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contrairement à une opinion répandue, le soleil brille aussi la nuit
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