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 FUIQP : 5e rencontre nationale à St Etienne

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Xuan
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   Posté le 01-01-2015 à 21:31:44   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Saïd Bouamama nous adresse ce courrier :

Meilleurs vœux frères, amis et camarades


Au nom du Front Uni des Immigrations et des Quartiers Populaires ( FUIQP ) je vous souhaite à vous et à vos proches nos meilleurs vœux pour l'année 2015.

Dans le monde barbare que construisent inexorablement les classes dominantes, les seules lueurs d'espoir faisant espérer un changement du rapport des forces restent : la résistance, la lutte, l'auto-organisation et la détermination à tenir la boussole de l'égalité

5e rencontre nationale des luttes de l'immigration et des quartiers populaires : Saint-Etienne 18 ET 19 AVRIL 2015


Vous trouverez ci-dessous l'appel aux cinquièmes rencontres nationales. Dans l'état d'éparpillement actuel de nos luttes et du développement d'u sentiment d'impuissance dans nos quartiers, cette date est importante. Pour garantir que cet espace soit bien le nôtre, l'inscription préalable est exigée. Faite le dès maintenant.

une nouvelle vidéo sur mon blog


Pour cette nouvelle année qui verra le dixième anniversaire de la révolte des quartiers populaires, voici une vidéo d'un débat à Blanc Mesnil dans la période de cette révolte : Novembre 2005 : Les raisons de la colère

Merci de faire circuler sur vos listings, blogs et autres face book


Said Bouamama
bouamamas@aol.com


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5ème rencontre nationale des luttes de l’immigration
Le 18 et 19 avril à Saint-Etienne.


Pour réserver ou confirmer votre participation : 06/52/23/21/97 ou soniamoussawi@gmail.com

Pour l’immigration et les quartiers populaires le gouvernement socialiste au pouvoir depuis 2012 signifie la poursuite de la politique des gouvernements de droites précédents. Les quartiers populaires et leurs populations ont continués à se paupériser, à se précariser et à être médiatiquement et politiquement stigmatisés. Les taux de chômages pour les jeunes des quartiers populaires dépassent les 30 ou 40 % et sont accrus pour ceux issus de l’immigration. Les rapports des associations caritatives démontrent l’aggravation permanente d’une situation déjà gravissime. La violence retournée contre soi (toxicomanie, suicide, maladie mentale, violence de proximité, etc.) ne cesse de s’accroître. Les médias s’emparent ensuite de cette violence pour en masquer les bases économiques et sociales et stigmatiser encore plus nos quartiers et leurs populations. De victimes d’une situation d’oppression et de discriminations, ils deviennent par la construction médiatique du « fait divers » des coupables.

Pour l’immigration la déstabilisation des statuts acquis par nos luttes commencée depuis plusieurs décennies par les gouvernements de gauche comme de droite s’est poursuivie et approfondie : la carte de séjours de 10 ans est remise en cause, les chibanias et chibanis n’ont toujours pas la libre circulation entre leur pays d’origine et leurs pays de résidence, les sans-papiers continuent d’être plongés dans l’illégalité et l’invisibilité et de fait continuent à être contraint de devenir de la « chair à patron » surexploitée, les jeunes issus de l’immigration (comme leurs parents d’ailleurs) sont toujours plus victimes de discriminations systémiques massives, les contrôles au faciès et crimes racistes et/ou policiers endeuillent toujours nos quartiers avec toujours le même déni de justice, etc.

Les nouvelles formes de l’idéologie raciste que sont l’islamophobie, la Négrophobie et la Rromophobie non seulement ne reculent pas mais sont produites et reproduites par les discours et les pratiques gouvernementales. Des lois sur le foulard aux expulsions de campements Rrom, en passant par les justifications des guerres au Mali ou en Centrafrique et les discours « explicatifs » du « djihadisme », etc., l’essentialisme et le culturalisme des discours officiels autorise et encourage l’islamophobie, la Négrophobie et la Rromophobie. Plus grave, ils encouragent les passages à l’acte que ce soit sous la forme de discriminations ouvertes ou d’agressions physiques décomplexées.
Au niveau international enfin le gouvernement socialiste actuel s’illustre par la multiplication des guerres néocoloniales (Mali, Centrafrique, Côte-d’Ivoire pour ne parler que des dernières.) et un soutien sans faille à l’Etat sioniste d’Israël.

Organisation jeune et modeste, en cours de construction, le FUIQP ambitionne soutenir la création partout en France de comités de jeunes issus de l'immigration qui militent pour leur auto-organisation autonome qui rende visible leur colère et leurs propositions élaborés démocratiquement.

Le collectif de Saint-Etienne accueille les cinquièmes rencontres nationales des luttes de l’immigration qui seront comme les précédentes un moment fort d’échanges et de débats. Elles permettront de faire l’état des lieux de la situation et de nos luttes, d’échanger sur les obstacles et les difficultés à structurer un mouvement national pouvant peser sur le rapport des forces politiques, de prendre des décisions permettant le renforcement de la dynamique du FUIQP et enfin de décider d’actions militantes coordonnées permettant de frapper ensemble, en même temps et dans la même direction.

Le programme définitif des Rencontres sera arrêté le 18 février 2015.
Vous recevrez tout prochainement une proposition de thèmes.


Edité le 01-01-2015 à 23:07:26 par Xuan




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RÉSOLUTION FINALE DES 5È RENCONTRES DES LUTTES DES IMMIGRATIONS ET DES QUARTIERS POPULAIRES (FUIQP)



source

28 AVRIL 2015

Les cinquièmes rencontres nationales des immigrations et des quartiers populaires (FUIQP) se sont tenues à Saint-Étienne les 18 et 19 avril 2015. Après avoir analysées la situation actuelle des quartiers populaires et des immigrations, les rencontres ont adoptées la motion suivante :


Considérant :

1) Le développement de nouvelles guerres coloniales en Afrique et au Moyen-Orient dans lesquelles la France est de plus en plus impliquées. Ces guerres justifiées par des prétextes fallacieux (lutte contre le terrorisme, droit des femmes, défense de la démocratie, etc.), ne sont que des guerres de pillages.

2) La poursuite et la consolidation des rapports néocoloniaux entre la France et ses anciennes colonies. Ces rapports et la misère qu’ils produisent d’une part et les guerres de pillage d’autre part, produisent l’obligation pour des centaines de milliers de personnes de quitter leurs pays pour survivre. Confrontés aux politiques de fermeture des frontières et aux barrières militaires de l’agence FRONTEX, ces migrants sont contraints de prendre des risques de plus en plus grands. Telles sont les raisons des drames de la Méditerranée qui ne sont rien d’autre qu’un assassinat institutionnel de masses dont l’Europe et la France sont coupables et responsables.

3) La dégradation de la situation économique et sociale des classes et quartiers populaires marqués par des processus de paupérisation, de précarisation, de discriminations racistes et sexistes systémiques et de mises sous surveillance policières.

4) Le développement de politiques de racialisation d’État et municipales sous la forme de textes de lois, de décisions municipales, de déclarations d’élus ou de ministre désignant les Rroms et les musulmans comme boucs émissaires. Ce sont ces politiques « d’en haut » qui se transforment ensuite en racisme dans une partie importante de la population française. Elles constituent des autorisations au passage à l’acte racistes.

5) Les campagnes idéologiques récentes comme « Je suis Charlie » ou « l’esprit du 11 janvier » et leurs conséquences en termes d’augmentation de l’islamophobie et de mises en suspicion des musulmans réels ou supposés.

6) La reprise par une partie importante de la « gauche » de thèses réactionnaires comme celle de l’existence d’un « racisme anti-blanc » , celle de l’existence d’un « danger pour la laïcité » provenant des quartiers populaires en général et des musulmans réels ou supposés en particulier, celle de la nécessité et de la légitimité d’une intervention militaire en Afrique ou au Moyen-Orient, etc.

7) L’état d’éparpillement de nos luttes leur caractère défensif et les divisions qui les affaiblissent.

L’ensemble de ces considérants conduisent les cinquièmes rencontres nationales des luttes de l’immigration à :

Appeler


1) À la création de collectifs du Front Uni des Immigrations et des Quartiers Populaires dans chacune des villes de France afin de prendre en charge de manière convergente le combat contre les dominations de classe, de « race » et de sexe.

2) A soutenir les structures de lutte existante (Union Nationale des Sans-Papier, Comités de familles de crimes racistes et sécuritaires, organisations de lutte contre l’islamophobie, associations de Rroms, etc.) et à participer de manière active aux mobilisations qu’elles décident.

3) A participer au Forum du 9 mai de « Reprenons l’initiative » à Gennevilliers afin de définir si possible avec le plus d’alliés possibles l’antiracisme politique et conséquent dont nous avons besoin. Nous participerons à ce Forum pour y faire entendre nos positions : refus de l’intégrationnisme, dénonciation des politiques étatiques et municipales de racialisation à l’encontre des musulmans et des Rroms réels ou supposés, nécessité d’un mouvement antiraciste politique et non moral et/ou individuel, lutte contre les discriminations racistes et sexistes, abrogation de la loi de 2004 sur le foulard, condamnation de la thèse de l’existence d’un « racisme anti-blanc », etc.

Décident :

1) La tenue des sixièmes rencontres des luttes de l’immigration et des quartiers populaires au printemps prochain,

2) Le développement d’une politique de formation politique et d’éducation populaire sous la forme d’une caravane d’auto-formation parcourant l’ensemble du territoire et d’autres outils à produire (films, brochures, etc.),

3) La formalisation et la diffusion d’un « programme en dix points » comme axe de construction du mouvement,

4) La mise en place d’un bulletin de liaison permettant de renforcer le réseau et de faire connaître nos prises de position publique,

5) L’animation d’une campagne de mobilisation à l’occasion des 10 ans des révoltes populaires de masses de novembre 2005,

6) Le lancement d’initiatives décentralisées dans des formes correspondant aux forces et aux réalités locales à l’occasion de la journée de la terre palestinienne le 30 mars ; de l’anniversaire du massacre du 8 mai 1945 en Algérie, du 21 septembre jour du résultat de la plainte pour discrimination des Chibanis de la SNCF contre leur ancien employeur, de l’anniversaire de l’arrivée de la marche pour l’égalité et contre le racisme à Paris le 3 décembre.

7) Une mobilisation particulière pour exiger la libération de Georges Ibrahim Abdallah qui nous a l’honneur d’accepter la « présidence d’honneur » du FUIQP. Nous ferons tout pour être digne de cet honneur.

Nous sommes autonomes, nous ne sommes pas Charlie.

Exister c’est exister politiquement (Sayad)


contact@fuiqp59-62.org

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Voir ici






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JUSTICE POUR LES CHIBANIS







Le FUIQP se mobilise avec les Chibanis contre la SNCF


Après les comités FUIQP du Nord, du Sud et de la région parisienne c'est maintenant ceux de Montbéliard et de Saint-Etienne d'annoncer leurs initiatives de soutient à nos 800 anciens en procès contre la SNCF pour discrimination.

Rappel des rendez vous :

- Sud : projection-débat de soutient aux Chibanis, le jeudi 17 septembre 2015 à 18h30 à la Maison des associations, Rue Albert Camus, Miramas.

- Montbéliard : Vendredi 18 septembre 2015 à 20h Salle de l’AECI (pôle sportif de La Chiffogne) 38, Bd du 21ème BCP à MONTBELIARD

- Région Parisienne : Manifestation de soutien le 21 septembre 2015 à 13H00 devant le tribunal des Prud’Hommes de Paris 27 rue Louis Blanc 75010 Paris. Métro Louis Blanc

- Saint-Etienne : rassemblement le 21/09 à 14H30 devant les prud'homme de sainté.

- Nord : rassemblement le 21 septembre à 18 heures devant la Gare de Lille

____________________


Discrimination des Chibanis de la SNCF



Délibéré le 21 septembre 2015.

Après avoir déposés les premiers dossiers en 2005, 850 Chibanis de la SNCF auront droit à une première décision du Conseil des Prud’Homme de Paris (CPH), afin que justice leur soit rendue.
Un juge professionnel tranchera le litige concernant les discriminations qu’ils ont subi durant toute leurs carrière. Dix ans durant lesquelles de multiples renvois et 19 audiences ont été tenues, toutes similaires.
Les juges civils du CPH se sont déclarés incompétents pour juger de l’égalité entre les travailleurs immigrés et français. La juge professionnelle, Mme Karima Gassem, qui devait être en charge du dossier, a été écartée par son chef de service, Didier Le Corre, parce que d’origine maghrébine… Ses huit années d’expérience n’ont pas fait le poids face à ses origines.
Les 23,24 et 26,27 mars 2015, 14 audiences ont eues lieu pour juger le traitement discriminatoire de la SNCF envers ces 850 Chibanis. Les débat ont commencés par l’explication de la différence entre les salariés au statut et les contractuels : les cheminots au statut exercent des métiers inscrits au dictionnaire des filières SNCF, les contractuels exercent d’autres métiers.
Les Chibanis exercent les métiers du dictionnaire des filières mais ne peuvent prétendre au statut de cheminots, ils sont discriminés de par leurs origines, ceux qui, en cours de carrière, ont acquis la nationalité française et ont pu accéder au statut, ont été rétrogradés à la plus basse qualification, faisant une croix sur toutes leurs années d’ancienneté, c’est le prix à payer.
Il y a aussi le fait qu’une poignée de marocains ont été intégrés au statut cheminot, bien que n’ayant pas la nationalité française, en revanche, ils ne cotisent pas à la caisse de retraite des agents au statut.
La SNCF discrimine selon son bon vouloir et ne respecte pas la loi. Bien que chaque personne ait un parcours différent, toutes ont été discriminées.

Dans les années 70, la SNCF a envoyé des recruteurs chercher de la main d’œuvre au Maroc, . Leur contrat stipulait « le travailleur doit recevoir, a travail égal, une rémunération égale à celle de l’ouvrier français de même catégorie employé dans l’établissement...L’égalité s’étend également aux indemnités s’ajoutant au salaire ». Le contrat de travail n’a pas été respecté par la SNCF.

Les Chibanis cheminots ne peuvent évoluer que sur trois qualifications, contre huit qualifications pour les cheminots français, de fait, ils sont condamnés aux tâches d’exécutions.
Il leurs a été refusé l’accès aux examens parce qu’étrangers, et même ceux qui occupaient la fonction de maîtrise, se sont vu refuser la qualification qui va avec, parce que non français.

La discrimination a également portée sur la protection sociale, inférieure à celle de leurs collègues français : les Chibanis doivent travailler en moyenne sept ans de plus que leurs collègues français, pour une retraite trois fois moindre, ils n’ont pas accès aux services de médecine gratuite de la SNCF.

Les pensions de réversion aux veuves sont misérables, en moyenne 300 euros, les veuves des autres cheminots n'ont pas à subir cette ingratitude et leurs enfants, devenus orphelins, deviennent pupilles de la SNCF.

La France est fière d’avoir les meilleures infrastructures ferroviaires d’Europe, la pause et l’entretien des voies ferrées d’une part, et la manoeuvre dans les centres de triages des locomotives d’autre part, deux métiers qui ont en commun la pénibilité physique et le travail en extérieur par tous les temps, en horaires décalées, fait que leur santé particulièrement dégradée.
Les postes tenus par ces « indigènes du rail » n’étaient guère attrayant pour les autres cheminots, parce que très durs et peu payé. A ce jour, beaucoup de ces papys occupent les mêmes fonctions qu’a leurs arrivées, à la même qualification.

D’après les derniers bilans sociaux de la SNCF: 2% des cheminots à statut terminent leur carrière à l’exécution, en revanche, 100% des Chibanis terminent leurs carrière à l’exécution.
Leur évolution de carrière est inexistante, et leur retraite aussi.

Ces cheminots ne sont pas des « contractuels » comme les autres, un statut défavorable a été créé, sur mesures, pour eux. L’argument premier de la SNCF est « qu’il n’y avait pas de lois interdisant la discrimination à l’époque, puisque la première législation contre la discrimination date de 2001 » .
L’égalité de traitement est inscrite dans la constitution de 1958 et aussi dans la convention numéro 111 de l'Organisation International du Travail, ratifiée par la France en 1958. La convention Européenne des droits de l‘Homme, à laquelle la France adhère, est piétinée. La SNCF ne respecte pas le principe d’égalité de traitement entre des salariés placés dans une situation identique.
L’article 64 de l’accords euro méditerranéen du 27 février 1976, modifié le 26 février 1996 stipule que « chaque état membre de l'Europe, accorde aux travailleurs de nationalité marocaine sur son territoire, un régime caractérisé par l’absence de toute discrimination fondée sur la nationalité, par rapport à ses propres ressortissants, en ce qui concerne les conditions de travail, de rémunération et de licenciement ».

Ce combat pour l'égalité est identique à celui des anciens combattants, issus des colonies, et à celui des mineurs du Nord qui ont gagnés leurs droits après 25 ans de procédures judiciaire.
La SNCF mise sur la longue durée des procédures de justice, et réserve aux Chibanis cheminots les mêmes délais que les anciens combattants et les anciens mineurs... A ce jour, un grand nombre de ces Chibanis sont morts, beaucoup au travail, certains, ne verront pas la fin de ce procès
L’entreprise d’état qu’est la SNCF, se verrait grandi de reconnaître les droits de ces 850 pères de familles, dont les enfants sont français, et qui voient les droits de leurs papas bafoués. Les autres entreprises publiques (la poste, EDF-GDF, la RATP, Air France, la sécurité sociale etc...), ont depuis longtemps retiré, la clause de nationalité discriminatoire, et ont reconnu l’égalité au travail.

Venez nombreux soutenir les Chibanis de la SNCF, vous comblerez l’absence des syndicats qui regardent ailleurs, alors que les travailleurs qui ont le plus d'ancienneté dans l'entreprise, se battent seuls, pour leurs droits. Une société qui ne respecte pas ses anciens, n'a pas d'avenir.

SOUTENONS
les Chibanis de la SNCF


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Appel Rassemblement jour du délibéré ce 21 septembre 2015 :

jugement prud'homme- Discrimination des Chibanis de la SNCF, cheminots ouvriers marocains
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rassemblements en soutien dans plusieurs villes de France:


vidéo : http://www.youtube.com/watch?t=87&v=Ny5P13rLiOE

Aprés les comités FUIQP du Nord, du Sud et de la région parisienne c'est maintenant ceux de Montbéliard et de Saint-Etienne d'annoncer leurs initiatives de soutient à nos 800 anciens en procès contre la SNCF pour discrimination.

Rappel des rendez vous :

- Paris : Manifestation de soutien le 21 septembre 2015 13H00 devant le tribunal des Prud Hommes de Paris 27 rue Louis Blanc 75010 Paris.
Métro Louis Blanc
voir leur site : http://www.droit-a-la-difference.org/

- Lille : rassemblement le 21 septembre 18 heures devant la Gare de Lille http://www.facebook.com/events/1663527413931563/

- Saint-Etienne : rassemblement le 21/09 14H30 devant les prud'homme de saint .

- Miramas : projection-d bat de soutient aux Chibanis, le jeudi 17 septembre 2015 18h30 la Maison des associations, Rue Albert Camus, Miramas.
http://www.facebook.com/206225166232156/photos/a.206357829552223.1073741828.206225166232156/437780813076589/?type=1&theater

- Montbéliard : Vendredi 18 septembre 2015 20h Salle de l AECI (p le sportif de La Chiffogne) 38, Bd du 21 me BCP MONTBELIARD


INFO FUIQP 59/62 :
http://www.facebook.com/FUIQP-206225166232156/timeline/

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La SNCF condamnée pour discrimination envers d'ex-travailleurs marocains




800 cheminots de nationalité ou d'origine marocaine avaient déposé des recours en affirmant avoir été bloqués dans leur carrière et lésés à la retraite.
SOURCE AFP
Publié le 21/09/2015 à 10:02 - Modifié le 21/09/2015 à 13:59 Le Point.fr

La SNCF est condamnée pour "discrimination dans l'exécution du contrat de travail" et "dans les droits à la retraite". La SNCF est condamnée pour "discrimination dans l'exécution du contrat de travail" et "dans les droits à la retraite".©FAYOLLE/SIPA

"Aujourd'hui, on se sent cheminot à 100 %": après des années d'attente, plusieurs centaines de "chibanis" (personnes âgées) marocains, embauchés par la SNCF dans les années 1970, ont obtenu gain de cause. La compagnie ferroviaire a été condamnée lundi pour discrimination et pourrait devoir verser 150 millions d'euros. Après, pour certains, dix ans de procédure, l'immense majorité des 832 cheminots de nationalité ou d'origine marocaine estimant avoir été lésés dans leur carrière et leur retraite ont obtenu satisfaction devant le conseil des prud'hommes de Paris. La plupart ont été embauchés comme contractuels, pas au statut particulier des cheminots. Les dommages et intérêts allant de "150 000 à 230 000 euros" par personne, selon Abdelkader Bendali, professeur marocain aux côtés des plaignants, l'affaire pourrait coûter à la SNCF autour de 150 millions d'euros.

La SNCF est condamnée pour "discrimination dans l'exécution du contrat de travail" et "dans les droits à la retraite", selon un jugement consulté par l'AFP. Les décisions ont été livrées aux avocats, par piles, en présence de quelque 150 personnes. Après avoir ouvert un premier jugement, l'avocate des "chibanis" (cheveux blancs en arabe) Clélie de Lesquen s'est tournée en relevant les points. Le silence a laissé place aux applaudissements et aux cris : "Vive la République, vive la France, vive la justice !"
Émus, les cheminots sont restés plus d'une heure dans la salle à partager leur joie. Ahmed Katim, porte-parole de l'association rassemblant les plaignants, était en larmes : "C'est une énorme satisfaction, la dignité pour les Marocains" et "la fin d'un combat de 15 ans" pour faire reconnaître plusieurs dizaines d'années de discrimination, a-t-il dit. Le professeur Bendali a salué une "immense satisfaction, une reconnaissance morale".

La SNCF estime avoir appliqué la loi

La SNCF a un mois pour contester les jugements après leur notification, prévue fin octobre. "On se laisse le temps de l'analyse avant de faire éventuellement appel", a réagi auprès de l'AFP un porte-parole du groupe. La compagnie ferroviaire, qui a souligné dans un communiqué "la valeur de l'engagement de ces salariés au service du développement ferroviaire de notre pays", considère n'avoir fait "qu'appliquer la loi", a-t-il ajouté. Les "dispositions légales en vigueur (...) excluent, aujourd'hui encore, l'embauche au statut SNCF de ressortissants de pays non membres de l'Union européenne", rappelle la SNCF.
Engagés comme contractuels, donc avec un CDI de droit privé, ces agents à la retraite, ou proches de l'être n'ont pas pu – pour la plupart – accéder au statut particulier des cheminots, plus avantageux, relevant d'une caisse de retraite spécifique. Une centaine de plaignants, naturalisés, ont pu y accéder, mais en perdant leur ancienneté. SUD-rail, seul syndicat à avoir soutenu la cause des chibanis, s'est "félicité" de cette condamnation et réclamé de nouveau "l'abolition de la clause de nationalité, responsable de ces discriminations".

"Ils nous disaient : Vous n'avez droit à rien, ça cassait le moral"

Mohamed Ben Ali, 65 ans, encore en activité, a confié "se sentir aujourd'hui cheminot à 100 %". "C'est une grande chose : ils reconnaissent la différence que la SNCF a faite entre nous et les Français". De son côté, Abdelhadi Fedfane, 66 ans, entré comme contractuel en 1974, parti à la retraite en 2010 "cassé des pieds à la tête", se dit "très heureux" même si cela "ne répare pas ma santé". "D'autres sont morts", rappelle-t-il. Dans la salle, quelques veuves étaient présentes. "On formait les jeunes, mais on restait auxiliaires, ils nous disaient : Vous n'avez droit à rien, ça cassait le moral", se souvient-il.

Les 832 requêtes avaient été examinées en mars après moult renvois. Les plaignants réclamaient chacun en moyenne 400 000 euros de dommages et intérêts. Parmi les "déboutés" figurent quelques dossiers prescrits et ceux d'une dizaine de travailleurs détachés par les chemins de fer marocains.

La SNCF a recruté environ 2 000 Marocains dans les années 1970, en vertu d'une convention signée en 1963 entre la France et le Maroc fraîchement indépendant devant garantir "l'égalité des droits et de traitement avec les nationaux", rappelle l'Association des travailleurs maghrébins de France.

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   Posté le 22-09-2015 à 20:54:41   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Mardi 22 septembre 2015 oùvalacgt

Victoire pour les chibanis de la SNCF : mais où était la CGT ?


Les « chibanis » ce sont les anciens retraités de la SNCF, qui du fait de leur statut particulier de vacataires (ils n’étaient pas français, la plupart étaient marocains), n’ont eu droit qu’à une retraite amputée. Ils viennent de gagner en première instance aux Prud'hommes, et on attend la décision, ou pas de la SNCF de faire appel.
Nous mettons ici une petite vidéo (ire sur le site oùvalacgt) extraite d’un journal télévisé qui explique le détail de la discrimination qu’ils ont subi depuis si longtemps.


En lutte depuis de longues années (depuis 2004) pour l’égalité des droits avec leurs collègues cheminots français, ils étaient bien seuls à se battre…
« Où sont les syndicats ouvriers ? » pouvait-on lire à juste titre sur les tracts de l’ATMF (Association des travailleurs maghrébins de France), seule association les avoir défendus jusqu’au bout.


Oui, où était la CGT Cheminots, elle qui avait signé l’accord au rabais sur les retraites pour ces fameux « PS25 » (ce fameux statut vacataire) en 2004 ? Mal à l’aise peut-être ? L’argumentaire diffusé à l’époque par le syndicat était plus qu’ambigu, justifiant même l’existence de ce régime discriminatoire au nom de la défense du statut du cheminot (voir le texte de l’époque ci-dessous). Aujourd’hui, la CGT se félicite de la victoire des chibanis (toujours ci-dessous), mais évite de revenir soigneusement sur le silence peu glorieux des années passées (la ré-écriture de l’histoire est un art à part entière…)



On notera aussi la déclaration de SUD Rail (idem), qui a quand même eu la décence de se porter partie volontaire au procès, c’était un minimum que semble-t-il la CGT n'a pas jugé utile de faire.


Nous publions ci-dessous le communiqué de victoire de l’ATMF, qui fera honte à tous les syndicalistes qui ont refusé de se battre pour l’égalité des droits au nom de la défense de leurs privilèges…

La revendication n’était pourtant pas compliquée, connue et défendue depuis belle lurette (et reprise, aujourd’hui, par la CGT cheminots) :

Ouverture de la fonction publique à tous les étrangers !
Egalité complète de tous les droits !



Edité le 22-09-2015 à 20:55:24 par Xuan




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