| | | | | | | | Xuan | | Grand classique (ou très bavard) | | 18513 messages postés |
| Posté le 30-04-2013 à 18:19:26
| | Les FRALIB ont besoin de nous ! lundi 29 avril 2013 par Charles Hoareau Source rouge midi
Faut-il encore donner le nombre de jours de luttes (bientôt 1000 !), le nombre de manifs, de débats, de réunions en préfecture, au ministère, daffrontements avec la direction aux grilles de lusine ou dans les prétoires ? Faut-il détailler le contenu de tant de jours (et de nuits !) dans cette bataille titanesque pour lemploi et pour la vie, le nombre dassemblées générales pour une organisation qui a en permanence le souci de fonctionner collectivement ? Faut-il parler de tous ces moments de colère contenue devant larrogance, le cynisme et le mépris de dirigeants qui assument tranquillement de sengraisser et dengraisser leur groupe aux dépens de familles entières qui ne demandent quà vivre de leur travail
tout simplement ? Faut-il reprendre lhistorique de tous ces messages électroniques (1293 à ce jour) quOlivier ou un autre envoie cgt.elephantvivra@orange.fr presque chaque soir depuis la grève de 2010 ? Sans doute que non et encore moins pour les lecteurs de Rouge Midi qui suivent avec une attention où se mêlent respect, admiration, inquiétude et moments de joie forte tout au long de ces bientôt 1000 jours qui tiennent en haleine celles et ceux qui sont épris de justice et despoir. Le 28 février dernier, UNILEVER, fait unique dans lhistoire sociale de ce pays, a vu son Plan de casse de lemploi cassé par la justice pour la 3ème fois. En droit cela veut dire que le groupe doit tout reprendre à zéro, réembaucher les ouvriers licenciés, reprendre la production et, sil y tient vraiment,
présenter un nouveau plan. Eh bien non ! Sasseyant sur la décision de la cour dappel, la multinationale ne veut pas lappliquer en prétendant quelle ne peut plus le faire et quéventuellement les salarié-e-s peuvent saisir les prudhommes pour obtenir une indemnité. Une nouvelle manuvre Jeudi au conseil de Prudhommes de Marseille, 8 salariés (sur 182 !) saisissaient « spontanément » la justice pour quelle condamne UNILEVER à leur verser une indemnité dont lannulation du plan social était censée les priver (sic !). Un peu téléphoné comme procédure dautant quen conférence de presse les fralibiens apportaient la preuve que cest lavocat des 8 « plaignants » qui les avait sollicités, (ce qui est contraire à la déontologie du métier davocat et mériterait sans doute une interpellation du bâtonnier afin de savoir ce quil en pense) pour quils fassent cette démarche pour laquelle il assurait par courrier une quasi gratuité. Un avocat « désintéressé » donc qui agissait pour le bien de qui ? On se le demande. A laudience sa plaidoirie était quasi identique à celle de son supposé adversaire, lavocat de lemployeur, tous les deux soulignant que lannulation du PSE entravait la bonne marche des projets dUNILEVER dont lindemnisation faisait partie... Payer pour pouvoir licencier sils y sont contraints ils savent faire, mais maintenir lemploi surtout pas !! Bien sûr un tel argument na aucune valeur juridique ni ne correspond à la réalité le président de la communauté de communes qui a préempté usine et machines ayant écrit au PDG pour lui signifier quà tous moments la production pouvait repartir. Bien sûr sur ce point la justice finira par donner raison aux fralibiens
mais dans combien de temps ? Et pendant ce temps-là qui paiera les salaires ? La position de la multinationale est claire et la même depuis le début : pas question de laisser des ouvriers reprendre lusine et prouver quils ont raison quand ils disent quils peuvent se passer de patron pour produire mieux, de façon plus écologique (en revenant à des circuits courts privilégiant les productions locales pour les infusions), plus équitable (en payant les paysans producteurs dAsie ou dAfrique et les salarié-e-s de France à un salaire correct) et cela sans augmenter les prix aux consommateurs voire en les diminuant. Pour UNILEVER et ceux qui la soutiennent lenjeu est autant politique quéconomique. Cest là que le gouvernement montre à quel point il a choisi son camp. Non seulement il ne réquisitionne pas la marque, non seulement il renie ses engagements de campagne électorale, mais en plus il nintervient même pas pour faire respecter les décisions de justice ce qui rend notre pétition encore plus dactualité, pour Fralib comme pour les autres entreprises menacées de fermeture. UNILEVER compte sur lasphyxie financière et la complicité du gouvernement pour empêcher à la reprise qui donnerait tort sur toute la ligne à celles et ceux qui prônent la résignation devant les politiques daustérité et de chômage ou ne croient pas aux batailles pour lappropriation sociale et les nationalisations. Face à eux, la CGT de lagroalimentaire nous lance un appel : « Il nous faut absolument monter dun cran. Pour gagner, faire céder UNILEVER qui veut leur couper les salaires, les envoyer remplir les rangs de pôle emploi et faire payer la collectivité à leur place alors que le 3ième P.S.E. a été annulé par la cour dappel dAix ; la Solidarité, lengagement du plus grand nombre à leurs côtés est nécessaire. » Relevons le défi et lançons en grand la bataille financière pour que les fralibiens puissent tenir et gagner ! Dons à envoyer à : Association Force et Bon Thé Bourse du travail Cours Beaumonf 13400 Aubagne CCP 08 840 68 H 029 IBAN : FR41 2004 1010 0808 8406 8H02 986 BIC PSSTFRPPMAR En médaillon point presse ce jeudi 25 avril à la sortie du conseil de prudhommes.
-------------------- contrairement à une opinion répandue, le soleil brille aussi la nuit |
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