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 Fourest dégage !

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Xuan
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   Posté le 17-09-2012 à 08:34:50   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Fourest s'est fait virer à la fête de l'Huma.
Ci-dessous un article paru sur le blog de J. Tourtaux :

L'ISLAMOPHOBE CAROLINE FOUREST A LA FETE DE L'HUMA ?


Une islamophobe à la Fête de l’Humanité?


La Feuille de Chou du 12 septembre 2012 à 14 h 59 min by Schlomo

A propos de la venue de Caroline Fourest à la fête de l’Humanité

C’est avec consternation que nous avons appris la décision des organisateurs de la Fête de l’Humanité d’inviter Caroline Fourest à intervenir dans l’édition 2012 de l’évènement. Comme il a déjà été expliqué cette intellectuelle médiatique participe de la normalisation du discours islamophobe au sein des forces de gauche.

Depuis quelques années déjà, le racisme ne s’exprime plus dans le langage de la différence biologique, mais met l’accent sur de supposés antagonismes culturels et/ou religieux. Vu cette transformation des logiques racistes, la stigmatisation des musulmans comme menace aux « valeurs républicaines » et la focalisation sur l’islam qui lui est liée n’est qu’un racisme camouflé sous un vernis progressiste.

C’est pourquoi il nous semble particulièrement inquiétant d’offrir une tribune au sein de la gauche à des personnalités défendant de telles thèses: il est nécessaire de rappeler que le racisme n’est pas l’apanage du Front National, et qu’il doit être combattu d’où qu’il vienne. Affirmer son opposition au FN ne donne aucune garantie d’antiracisme.

En conséquence, Génération Palestine, organisation profondément anticoloniale et antiraciste, appelle les organisateurs de la Fête de l’Humanité à s’interroger sur la pertinence de l’invitation qu’ils ont adressé à Caroline Fourest.
Génération Palestine Europe

Source :la feuille de chou


Edité le 17-09-2012 à 08:36:13 par Xuan




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contrairement à une opinion répandue, le soleil brille aussi la nuit
Xuan
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   Posté le 23-09-2012 à 22:09:18   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Source
Caroline Fourest, l'incendiaire qui crie « au feu! »


18 septembre 2012 Par Les invités de Mediapart

Saïd Bouamama , sociologue, et Pierre Tevanian , philosophe, pris à partie par Caroline Fourest après l'annulation d'un débat, samedi 16 septembre à la Fête de l'Humanité, lui répondent: «Au-delà de nos deux personnes, dans la version des faits de Fourest et du Parti de Gauche, ce sont tou-te-s les participant-e-s à une action de protestation non-violente qui sont stigmatisé-e-s » .


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Nous pourrions, si nous en avions le temps et les moyens financiers, porter plainte pour diffamation : car nous voici tous les deux nommément désignés par Caroline Fourest (dans un article du Huffington Post, sur sa page Facebook, relayée par ses supporters sur Twitter et par des sites d’extrême droite comme Françaisdesouche ou les identitaires) comme les « meneurs » d'une action elle-même qualifiée de « violente », dont en vérité nous ne sommes pas les meneurs et qui n'a absolument rien eu de violent ! L'AFP titre prudemment sur un « chahut », mais un communiqué du Parti de Gauche d'une singulière violence reprend à son compte le récit apocalyptique que diffuse depuis samedi soir l'intéressée : Caroline Fourest a été « agressée » , victime d'une opération organisée par des « groupes violents » , cherchant à empêcher par la terreur toute « libre critique de la religion » .

La campagne calomnieuse que nous subissons aujourd'hui n'est pas une première. Caroline Fourest est coutumière de ce type de campagnes, obéissant toujours au même schéma narratif (violence, agression, menaces, intégristes, escorte policière), contre des gens qui n'ont eu le tort que de la critiquer ou, au pire, de la chahuter. Il faudrait un jour que des journalistes d'investigation reviennent sur l'hallucinante campagne qu'elle avait lancée en 2004 contre l'Institut du monde arabe, suite à un débat tout à fait calme et policé (dont doit bien exister un enregistrement), et qui avait amené l'IMA à publier un démenti officiel. Un exemple plus récent est la manière dont un chahut tout à fait bon enfant (dont un enregistrement filmé existe sur youtube) a été transformé, par les soins de Caroline Fourest, en agression islamiste.

Au-delà de nos deux personnes, dans la version des faits de Fourest et du Parti de Gauche, ce sont tou-te-s les participant-e-s à une action de protestation non-violente qui sont stigmatisé-e-s comme « violents » , en cheville avec des « islamistes radicaux », acteurs de la « terreur » , défenseurs du « délit de blasphème » visant à empêcher toute « libre critique de la religion » . Amalgamer tous les participants d’une protestation contre un point de vue qu’ils jugent raciste, les construire comme groupe organisé et uni par une idéologie homogène, occulter le contexte qui a conduit au “ chahut ” et à l’annulation des débats : toutes ces manipulations argumentaires sont connues et participent de ce que justement les manifestants jugent dangereux dans les productions de Caroline Fourest, relayées en permanence dans les grands médias.

La réalité est bien entendu tout autre. S’il y a un point que les manifestants ont en commun, c’est qu’ils sont ulcérés par les analyses de Caroline Fourest qui, sous prétexte de critiquer “ l’islamisme ”, diffusent de l’islamophobie qui est une des formes les plus récentes, les plus dominantes et les plus dangereuses de l’idéologie raciste contemporaine. C’est qu’ils sont inquiets de la diffusion de ces analyses par de nombreux médias. C’est qu’ils constatent une chaîne de cohérence entre les thèmes développés par Caroline Fourest dans une version “ light ” et ceux repris par l’extrême droite dans une version “ hard ” – une chaîne de cohérence entre le “ racisme respectable ” et le “ racisme décomplexé ”. C’est enfin qu’ils mesurent les effets de ce racisme respectable version Fourest cumulé au racisme décomplexé de l’extrême droite sur l’augmentation des actes et propos racistes – notamment islamophobes.

Si les protestataires forment un “ nous ”, ce n’est pas un “ nous ” organisé, uni par un même projet idéologique ou politique, mais une communauté de sensibilité et de lutte entre des individus de tous horizons qui, sans forcément se concerter, convergent pour dire “ stop ” à Fourest et alerter sur le danger qu’elle représente, sur la violence “ propre ” et “ polie ” de son discours, sur les effets de violences verbales et physiques que ce discours produit à l’encontre des musulmans de notre pays. Qu’une telle protestation débouche sur l’annulation d'un débat est une autre affaire, qui ne peut être comprise qu’en prenant en compte la réaction des organisateurs dudit débat.

Retour sur les faits

Nous n’avons pas l'accès aux grands médias qui permettrait de rétablir, aussi largement que nécessaire, la véracité des faits sur les incidents qui ont abouti à l'annulation d'un “ débat ” sur la lutte contre le Front national à la Fête de l'Humanité, dont l'invitée d'honneur était, donc, la très médiatique Caroline Fourest. Mais les images capturées lors de l'incident, qui ne manqueront pas de sortir sur Youtube et autres sites internet, permettront à chacun-e de juger : y a-t-il eu violence ou simple chahut ? Qui ment ou délire, qui dit la vérité ? Qui ont été les agresseurs, qui ont été les agressés ? Qui ouvre le débat, qui le verrouille ou le refuse ? Qui, au final, fait le jeu du Front national ? Qui, enfin, « a sa place à la Fête de l'Humanité » , qui ne l'a pas ? Car nous soutenons, pour notre part, que c'est en face de nous, chez Caroline Fourest, mais aussi chez ceux qui l'ont soutenue (à la Fête de l'Humanité ou ensuite dans leurs communiqués, tweets et autres statuts facebook), que s'est manifestée la violence, le refus de débattre, et enfin une certaine connivence avec l'idéologie du FN.

Nous n’avons pas non plus l’intention de justifier notre colère et notre indignation de voir Caroline Fourest invitée à la Fête de l’Humanité. Si interrogation il doit y avoir, ce n’est pas sur l’existence de cette colère légitime mais sur la disparition des vigilances antiracistes et antifascistes qui conduisent à l’invitation d’une Fourest à une telle fête – qui plus est pour un débat portant sur l’extrême droite. Sur le détail des faits, nous renvoyons au récit qu'en ont donné Bader Lejmi et Myrto S sur Le Plus – rappelons simplement que, contrairement à ce que prétend Caroline Fourest, il n'y a eu de notre part aucune violence physique, qu'aucun « projectile » n'a été lancé en direction de quiconque, et que c’est la réaction violente du service d’ordre à une action pacifique, puis les insultes entendues de la part de supporters de Fourest (et elles valent leur pesant de racisme, avec des phrases comme « c'est une action des immigrés », « c'est pas dans notre culture », « vous n'êtes pas chez vous », « retourne chez toi », « qu’elles aillent se faire exciser » ) et enfin le refus d'accorder un temps de parole aux protestataires qui ont conduit à l’annulation du débat.

Nous sommes donc loin des propos de Fourest dans «le Parisien», décrivant un guet-apens prémédité qui se serait avéré « très, très violent » – et affirmant, dans un clip d'un ridicule achevé (dont les intertitres terrifiants sont constamment démentis par des images parfaitement anodines, et dont la bande-son, une chanson d'Alicia Keys, nous suggère que Caroline Fourest est “ Superwoman” !) qu'elle a dû quitter la Fête de l'Humanité sous « haute escorte » – une « haute escorte » évidemment invisible à l'écran !

Dans un registre tout aussi outrancier, un communiqué vengeur du Parti de Gauche, intitulé Le délit de blasphème n'a pas sa place dans la république, s'évertue à faire passer le chahut – aussi bon enfant que désorganisé – qui a eu lieu pour un « coup de force » prémédité, mené par des « groupuscules violents » , et visant à « salir la Fête de l'Humanité » alors que « toutes les religions, dont l’Islam, doivent pouvoir être critiquées librement » . À quoi, enfin, Caroline Fourest ajoute, sur sa page Facebook et dans son article du Huffington Post, que les « meneurs » de l'opération se nomment Bouamama et Tevanian – désignés comme les « acteurs-clé du rapprochement entre gauchistes et islamistes au sein des Indigènes de la République » (sic).

Nous n'avons évidemment rien orchestré de tel, et quiconque s'intéressera de près à nos écrits et engagements politiques respectifs prendra vite la mesure du ridicule achevé de ces allégations. Nous avons en revanche effectivement pris part, au même titre qu'une cinquantaine d'autres personnes, à la contestation qui a abouti samedi dernier à l'annulation du débat.

Nous avions d'abord, en amont du débat, signé avec de nombreux intellectuels et militants associatifs issus de l'immigration et/ou de l'engagement antiraciste, une lettre ouverte aux organisateurs du débat (1), les appelant à reconsidérer leur choix du fait des accointances profondes et anciennes, établies dans maints écrits critiques (2) et consacrées dernièrement par le jury des Yabon Awards (3), entre l'islamophobie agressive du FN et l'islamophobie plus policée et sophistiquée, mais d'autant plus insidieuse, de Caroline Fourest. Cette lettre n'a reçu aucune réponse – pas plus qu'une autre lettre, adressée par l'UJFP (Unoin Juive Française pour la Paix, présente à la Fête de l'Humanité), qui allait dans le même sens.

Nous avons ensuite choisi d'aller assister à la seule action préparée dont nous avions eu vent : la remise de son Yabon Award. Rien de très « violent » donc : simplement le rappel, par le biais de l'humour, des prises de positions qui ont valu ce trophée à Caroline Fourest – et, partant, du caractère problématique de sa présence à un débat sur la lutte contre l'extrême droite.

Qui sont les chahuteurs ?

Revenons maintenant sur la composition de cette cinquantaine de protestataires. Le communiqué du Parti de Gauche les dit «issus manifestement de petits groupes comme les Indigènes de la République ou des animateurs du site oumma.com» . Or, si ces deux « petits groupes » sont à nos yeux tout à fait respectables, et si nous partageons avec eux de nombreux combats, il se trouve qu'ils n'étaient pas présents ! Mais là n'est pas le plus important. Ce qui suscite notre intérêt est surtout le fait que, sans disposer du moindre début d'information quant à l'identité politique des “ chahuteurs ”, des responsables de gauche parviennent à détecter des « manifestement » Indigènes de la République et des « manifestement » membres de la rédaction d'oumma.com – sans doute de la même manière que Nicolas Sarkozy détectait les « musulmans d'apparence » . Il est vrai que certains chahuteurs n'étaient pas des “ Français de souche ” – mais cela suffit-il pour les assigner à une identité politique ou religieuse unique ? Si ce n'est pas du racisme, comment qualifier ce type de raccourcis ?

De notre position, en revanche, il n'est pas difficile de savoir qui étaient en réalité ces fameux chahuteurs. Il n'est en effet pas nécessaire pour nous d'avoir commandité ou orchestré quoi que ce soit pour les connaître presque tous : nous avons retrouvé sur place, avec plaisir il faut l'avouer, des compagnons de route de longue date de nos multiples luttes, antisexistes, antiracistes, anticapitalistes, anti-impérialistes et antisionistes. Nous pouvons donc récuser avec certitude la version diffusée par Caroline Fourest et reprise par le Parti de Gauche : sur la cinquantaine de personnes qui a pris part au “ chahut ”, il y avait un seul membre des Indigènes de la république, quelques Indivisibles – et bien entendu (contrairement à ce qu'insinue Caroline Fourest) aucun membre du groupe d'extrême droite Egalité et réconciliation, que nous combattons tous depuis toujours. Etaient présents, en vérité, des militants et des militantes de toutes origines et de tous horizons, de la gauche anticapitaliste, libertaire, écologiste, des luttes de l'immigration et des quartiers populaires, des luttes féministes et LGBT, des “ Indignés ”, des “ inorganisés ”, des militants qui on fait la campagne contre Marine Le Pen à Hénin-Beaumont lors des dernières législatives... Un “ peuple de gauche ” en somme qui, de manière autrement plus claire et conséquente que Caroline Fourest, incarne la résistance face au Front National... et face à ses idées !

Quid de la liberté d'expression ?

Venons-en maintenant au reproche principal qui nous a été adressé : avoir porté atteinte à la liberté d'expression, avoir empêché un débat, avoir de ce fait paralysé la lutte contre l'extrême droite. Tout d'abord, il convient de congédier le procès d'intention qui a été adressé aux chahuteurs par le Parti de Gauche : la question du « délit de blasphème » a été totalement absente de tous les discours qui ont été tenus avant, pendant et après le chahut, que ce soit dans la pétition, dans le tract accompagnant la remise du Yabon Award, sur la banderole qui a été déployée, dans les slogans qui ont été scandés, ou dans les nombreux échanges verbaux qui ont eu lieu pendant et après le chahut. Pour nous comme pour tou-te-s les ami-e-s qui ont pris part au chahut, le droit à la critique des religions n'a pas à être remis en cause – mais le mot islamophobie désigne tout autre chose : le racisme, l'injure et la discrimination à l'encontre des adeptes réels ou supposés de la religion musulmane.

Nous sommes en vérité très attachés à la liberté d'expression, mais nous ne comprenons pas en quoi celle d'une Caroline Fourest, superstar de l'éditocratie multimédias, omniprésente dans la grande presse et dans les grandes chaînes de radio et de télévision, devrait importer plus que celle de dizaines de militant-e-s aguerri-e-s qui, chacun-e, aurait pu avantageusement occuper sa place à la tribune. Pourquoi surtout cette expression-là, celle d'une idéologue obsédée par l'islam et par l'exclusion des femmes voilées (de l'école aux terrains de sport), celle d'une opposante au droit de vote des étrangers, celle d’une partisane du libéralisme qui paupérise nos quartiers populaires, mériterait-elle davantage d'être entendue, a fortiori dans un débat sur la lutte contre l'extrême droite, que celle des victimes du racisme et des militants antiracistes ?

En d'autres termes, le chahut a confisqué une petite heure de parole à une célébrité qui a derrière elle des centaines d'heures dans les plus grands médias du pays, et qui en aura encore quelques centaines dans le futur : on aimerait que ceux qui s'émeuvent de cette minuscule privation se soucient avec le même zèle de la liberté effective qui est laissée aux “ chahuteurs ” pour faire entendre, dans les formes (c'est-à-dire autrement que par le chahut, dans des conditions plus sereines et plus propices à l'écoute et l'échange), leur vécu de la discrimination, leurs résistances face au racisme, leur critique de l'antiracisme officiel, leur expertise sur le Front national et les moyens de le combattre.

Ce n'est certainement pas un “ débat ” avec Caroline Fourest, qui plus est à armes inégales, qui aurait pu régler le problème : comment peut-on critiquer, déconstruire, démasquer en trois minutes, “ de la salle ”, un discours pernicieux, lorsque ce discours a pu se déployer en toute tranquillité à la tribune pendant plus de trente minutes, avec tous les effets d'autorité que confère une invitation en tant qu'expert, et lorsque ledit expert dispose pour finir d'un long “ temps de conclusion ” pour avoir le dernier mot ? Comment est-ce possible, notamment, face à des sophistes comme Caroline Fourest, dont le discours, saturé de mensonges et de procédés de manipulation, nécessite une analyse longue et minutieuse?

Comment, enfin, peut-on imposer à des gens qui subissent le racisme, et pour qui la question de la lutte antiraciste a quelque chose de vital et d'urgent, cette vertueuse patience : « prenez le temps de discuter avec une raciste – et faites-le poliment » ?

L'urgence antiraciste

Tout, au fond, n'est qu'une question de temporalité : ce n'est pas en soi et dans l'absolu que nous sommes contre le fait d'entendre une Caroline Fourest, ou contre le fait de la critiquer de manière argumentée – ce que nous refusons est l'obligation d'avoir encore à le faire aujourd'hui, en septembre 2012, alors que nous l'avons déjà écoutée, que nous l'écoutons depuis des années, qu'on nous force à l'écouter à peu près partout, que nous n'avons cessé, au fil de ces années, de critiquer et contre-argumenter, que nous avons patiemment analysé, expliqué, largement assez pour qu'il soit désormais acquis que Caroline Fourest est une ennemie, pour la simple raison qu'elle contribue, de manière particulièrement efficace, à attiser le racisme.

Au bout de dix années d'écoute, d'analyse, de débats, nous le savons : demander à Caroline Fourest comment lutter contre le racisme est aussi déraisonnable et odieux que demander à Christine Boutin comment lutter contre l'homophobie – moyennant quoi le chahut qui a fait taire l'éditocrate samedi dernier est aussi légitime, aussi salutaire que les “ zaps ” d'Act-Up et quelques autres qui ont pu, dans le passé, faire taire Boutin ou ses semblables. Nous sommes en droit, aujourd'hui, de refuser la perte de temps et l'affront, l'humiliation, l'injure que constitue, a fortiori pour des antiracistes, a fortiori lorsqu'ils sont noirs, arabes ou musulmans, un n-ième sermon de Caroline Fourest.

Que cette dernière continue, si elle le souhaite et si ses employeurs sont contents d'elle, de parler de presque tout presque partout, qu'elle continue sur Radio France, sur France Télévisions, sur Canal Plus et dans les colonnes du Huffington Post, d'expliquer aux Grecs qu'ils doivent se serrer la ceinture, d'expliquer aux footballeurs qu'ils doivent vibrer en écoutant la Marseillaise, d'expliquer à Eva Joly qu'elle doit respecter les cérémonies militaires du 14-Juillet, d'expliquer aux socialistes qu'il ne faut pas accorder le droit de vote aux étrangers, d'expliquer aux Tunisiens qu'ils ne sont pas assez sécularisés pour vraiment mériter la démocratie, d'expliquer aux musulmans qu'ils doivent être fourestiens, d'expliquer enfin à la terre entière que les « prières de rue » sont un grave problème et qu'une fille voilée ne doit ni aller à l'école, ni représenter un parti de gauche aux élections, ni participer à des compétitions de foot ou de basket ball. Qu'elle continue tant qu'elle veut, mais nous n'avons pas besoin d'elle, à la Fête de l'Humanité, pour nous expliquer comment lutter contre l'extrême droite. « Je suis prêt à expérimenter tous les plats qu'on voudra » , disait Jean-Pierre Vernant, le grand historien, résistant, militant communiste et anticolonialiste, « mais on ne discute pas recettes de cuisine avec des anthropophages. »



(1) En dépit de sa longueur, nous citons la liste des signataires de cette lettre ouverte qui illustre leur diversité : Mogniss H. Abdallah, journaliste; Gamal Abina, Association pour la Mémoire Algérienne (AMAL); Nadjib Achour, historien; Nadine Acoury, juriste; Khalid Amajah, entrepreneur; Zahra Ali, sociologue; Mustapha Bahmane, traducteur; Zora Benali, militante associative; Farida Benmerabet, Collectif Pour le Droit et le Respect des Parents d’Élèves; Nadia Ben Othmane, juriste; Saïd Bouamama, sociologue; Redouane Bouchane, entrepreneur; Mourad Boudabbouz, entrepreneur et militant associatif; Naïma Bouteldja, journaliste; Abdelaziz Chaambi, président de la Coordination contre le Racisme et l’Islamophobie (CRI); Souhail Chichah, chercheur Université Libre de Bruxelles (ULB); Françoise Duthu, ancienne députée au Parlement Européen (groupe Verts/ALE); Jamel El Hamri, enseignant; Youssef El Hassani, consultant en management; Nabil Ennasri, président du Collectif des Musulmans de France (CMF); Driss Ettazaoui, porte-parole Modem Eure (27); Nawel Gafsia, avocate; Youssef Girard, historien; Abdellatif Hedda, militant associatif; Horia Iboudraren, étudiante en droit; Rachid Id Yassine, sociologue anthropologue; Souad Khaldi, traductrice; Johara Lahssini, étudiante; Bader Lejmi, membre du PIR et des Indivisibles; Foued Medjabri, militant associatif; Mireille Rumeau, militante politique; El Yamine Settoul, sociologue; El Yamine Soum, auteur de « La France que nous voulons »; Farid Taalba, militant politique; Pierre Tevanian, professeur de philosophie; Leila Touati, ingénieur; Abderrazzak Yacine, enseignant; Aida Youcef, chercheuse en économie sociale et solidaire; Sihem Zakia, consultante ressources humaines; Faudil Ziani, président de Bouge qui Bouge, association Baraka, ISM-France, Marwan Muhammad, porte parole du CCIF; Georges Gumpel, l’Union Juive Française pour la Paix; François Burgat, politologue; Zineb Guedionni, fondatrice de l'association Actions TERRE DU MONDE; Jean-Claude Amara, porte parole de Droits devant!

(2) Pour ne citer que quelques exemples : Pascal Boniface, Les intellectuels faussaires, Editions Jean-Claude Gawsewitch, Paris, 2011 ; Sadri Khiari, Sainte Caroline, contre Tariq Ramadan, Editions LaRevanche, Paris, 2011 ; et la rubrique Etude de cas, sous-rubrique "Soeur Caroline et ses amis, sur le site Les Mots Sont Important (lmsi.net).

(3) Les Yabon Awards annuels “ récompensent ” les dérapages ponctuels ou récurrents à caractère xénophobe, raciste ou colonialiste. Le jury 2012 de ce prix était présidé par Gilles Sokoudjou (Les Indivisibles), et était composé de : Florence Aubenas (journaliste), Jean Baubérot (sociologue), Abdelkrim Branine (journaliste), Sébastien Fontenelle (journaliste), Faiza Guene (romancière/réalisatrice), Nacira Guenif (sociologue), Olivier Le Cour Grandmaison (historien), Jalil Lespert (comédien/réalisateur), Alain Mabanckou (romancier), Aïssa Maïga (comédienne), Mokobé (rappeur), Maboula Soumahoro (civilisationniste), Youssoupha (rappeur).


Edité le 23-09-2012 à 22:09:39 par Xuan




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contrairement à une opinion répandue, le soleil brille aussi la nuit
Kalandre
Pionnier
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   Posté le 26-09-2012 à 18:43:17   Voir le profil de Kalandre (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Kalandre   

Fourest est comme une bille que l'on jette sur une pente dénuée de toute obstruction palpable ; Rien, en effet, n'arrêtera cette ribaude pernicieuse tant que nul ne s'attachera à apposer sur sa piste un vrai obstacle. Plus largement, je crois que nous pouvons que trop ouïr, à cause des médias hégémoniques, les déclarations de nos petits intellocrates chamarrés.

Une Fourest, un Zemmour, ou un Ménard, si nous pouvons les accuser à juste titre de tentations racistes, de relents xénophobes, ou d'intolérance fanatique, ne doivent pas pour autant nous faire éluder ce qui, justement, invalide au mieux le cheminement de leurs pensées désordonnées et spongieuses : La pratique causale. Les bonhommes de cet acabit ne sont pas seulement des "racistes" ou des "xénophobes" - Il s'agit surtout d'écuyers tout à fait dévoués au régime capitaliste, sans lequel leurs revenus et leurs possessions immobilières fouleraient le sol sacré... De l'inexistence. C'est pourquoi je ne considère pas ce type d'individu comme des copistes formels de l'argutie chauviniste propre aux rhéteurs du Front national ; Leurs procédés directs, en effet, ne font que jeter l'ombre sur leurs véritables visées.


Edité le 26-09-2012 à 18:44:35 par Kalandre




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"La grande industrie a créé le marché mondial, préparé par la découverte de l'Amérique. Le marché mondial accéléra prodigieusement le développement du commerce, de la navigation, des voies de communication. Ce développement réagit à son tour sur l'extension de l'industrie; et, au fur et a mesure que l'industrie, le commerce, la navigation, les chemins de fer se développaient, la bourgeoisie grandissait, décuplant ses capitaux et refoulant à l'arrière-plan les classes léguées par le moyen âge".

(Karl Marx et Friedrich Engels, dans le "Manifeste du Parti communiste").
Xuan
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   Posté le 31-01-2014 à 20:43:38   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Les Inrocks - Les contre-vérités de Caroline Fourest sur Taddei


Le complotisme est une des nouvelles théories qui permettent de mettre le doute et de trainer dans la boue ceux qui se placent sur un plan critique et entreprennent de dénoncer les lobbys qui agissent et prennent à revers les processus démocratiques, pour finalement se substituer à eux, comme nous le montre chaque jour le fonctionnement des institutions europennes, ou pour reprendre un mot de notre vocabulaire les ententes crapuleuse.

Ainsi ceux qui voyaient dans la cagoule ou le comité des forges une entente secrete des secteurs les plus réactionnaires du pays contre la république et les conquètes populaires aurait pu bénéficier de cette distinction, si elle avait été en circulation, à l'époque ou quelques rares éditorialistes, dont ceux de l'huma et de ce soir, tentaient de faire un véritable travail d'information.

L'inquisition sait parfaitement lifter son visage, sauvegardant toute fois sa vocation principaire, mettre les récalcitrants au pas.Comme à chaque fois que depuis les années soixantedix, il entreprennent une campagne idéologique, le prétexe la lutte contre l'antisémisme est évoqué pour couvrir leur actes. Saint Dominique pour tant rappellons-le, le grand patron de l'inquisition et de la reconquesta espagnol, ne s'embarassait pas de telles philantropiques pensée, à l'égard de ceux qui pratiquait la religion mosaïque et refussaient la conversion.

Caroline Fourest qui s' est fait une des spécialistes de la croisade anti- complotiste et qui voit partout des adeptes de cette nouvelle déviation apostasique, comme ces célèbres devanciers, ne s'embarasse pas de la vérité, puis que seule compte la sienne,dans sa traque. Il faut faire cèder l'infame, là où elle a déscidé de le voir. Mais comme par hasard ses campagnes sont toujours en phase avec les nécéssitées idéologiques du moment.

Le paradigme de ces campagnes a à peine changé, puisque l'islam est toujours une des catégories à pourfendre. Une deuxième catégorie est à combatre, celle qui procède de cet étrange amalgame du rouge et du Brun. On est rouge ou ont est brun l'un ne peut aller avec l'autre tant ils constituent les antagonismes d'un même phénomène qui dans la lutte des classes oppose exploités et exploiteurs.
Il s'agit d'une lutte à mort comme disaient les hégelien qui oppose deux protagonistes dont l'un devra sortir vainqueur de l'autre.
Il n'y a pas d'autres alternatives.

Doriot avait été rouge mais avait fini dans un uniforme SS face à l'armée rouge droit dans ses bottes. Il ne pouvait être un mixte de l'un et de l'autre ! Hitler tirait son existence de son anti bolchévisme,il avait eu le soutient des grand patrons de l'acier pour cette unique raison et non pour le contraire!

Or nous voyons qu'une fois de plus Caroline Fourest part à l'attaque, avec ses méthodes approximatives et ses affirmations de principe. Il suffit qu'elle parle pour que les faits soient avérés et tant pis si la vérité en souffre. Ses démonstrations se font dans le temps médiatique qui se caractérise par un téléscopage permanant des faits donnés, ou une vérité chasse l'autre selon le principe d'un temps sans avenir ni passé, d'un temps fermé dans le moment présent ou seul s'établie le "moi je parle" des nouveaux gourous de l'information.

Etonnant: "ce soir ou jamais", injonction narquoise envers "ce moi je parle dans un temps sans profondeur" que pouvait détroner sa mise au pluriel en situation , était une des seules émissions ou les experts ne faisaient pas la loi et ou pouvait se confronter les contraires, bref, où pouvait avoir lieu de vrais débats sur des sujets qui faches.

Comment se fait-il que ce soit justement son animateur,ce Dominique là, qui soit mis au bûcher par la "Caroline chérie", (Oh regrétées année soixantes!) des libéraux de toutes tendances?

Pourtant je vous assure que les inrocks restent assez tendance et que leur patron n'a rien d'un sinistre comploteur agent de l'extrème droite européenne.


Gilbert Remond


A lire sur : Les contre-vérités de Caroline Fourest sur Frédéric Taddeï

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contrairement à une opinion répandue, le soleil brille aussi la nuit
Xuan
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   Posté le 03-05-2015 à 22:50:12   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Rebelote et dix de der ... enfin de der, c'est pas sûr.

Fourest insulte le journaliste Aymeric Caron dans On n'est pas couchés et ment encore une fois.
Ci-dessous le commentaire d'A. Caron



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Caroline Fourest : le mensonge de trop

01 mai 2015 - Par Les invités de Mediapart

Journaliste à On n’est pas couché (#ONPC), Aymeric Caron réplique à Caroline Fourest avant la diffusion, samedi soir 2 mai sur France 2, de l’émission enregistrée lundi dernier. Insulté par l’essayiste alors qu’elle mentait en réponse à l’une de ses questions, Caron montre le peu de respect que porte Fourest à la vérité des faits.

Pour comprendre le rapport distancié que Caroline Fourest entretient avec la vérité, il suffit d’écouter et de lire le récit qu’elle livre depuis quelques jours de son passage dans l’émission On n’est pas couché, enregistrée ce lundi 27 avril, et de comparer ses propos avec la réalité de l’échange qui a eu lieu.

Une certitude : l’essayiste m’a traité de « con » en réponse à mes interrogations, insulte qu’elle a ensuite réitérée dans la presse. Mais que s’est-il réellement passé ?

Le livre que Caroline Fourest venait présenter offrait l’intérêt de pouvoir susciter un débat, non seulement sur la liberté d’expression, mais également sur la laïcité. Mais l’ouvrage posait également des questions sur la méthode utilisée par son auteure pour s’attaquer à ses cibles – et ces cibles sont nombreuses dans ce livre : de Pascal Boniface à Mediapart, en passant, entre autres, par Arrêt sur Images, le NPA, Attac, le PCF, le Front de Gauche, Geluck ou Rokhaya Diallo.

Manque de rigueur, mauvaise vérification d’informations : Caroline Fourest a déjà été épinglée par le passé. Et c’est cela qui va provoquer sa colère sur le plateau : après lui avoir rappelé que le CSA l’a récemment réprimandée pour une chronique sur l’Ukraine rédigée sans « vérifications préalables suffisantes », je fais état de sa condamnation pour diffamation à la suite d’une autre chronique.

De quoi s’agit-il ? Le 25 juin 2013, sur France Culture, Caroline Fourest avait remis en cause les propos de Rabia Bentot, une jeune musulmane voilée qui avait été agressée par deux hommes à Argenteuil le 20 mai 2013. Caroline Fourest avait laissé entendre que Rabia Bentot était une affabulatrice et que toute cette affaire n’avait sans doute rien d’une agression islamophobe.

Elle avait affirmé que « la jeune femme n’a pas déposé plainte tout de suite » , et que dans une interview télévisée « le père, pourtant absent au moment des faits, passe son temps à couper la parole à sa fille, pour donner sa version. Et là aussi c’est une version qui n’a pas arrêté de changer, dont la police d’ailleurs doute. Elle n’exclut pas un règlement de comptes familial, une opération punitive destinée à faire payer à la jeune femme son style de vie, jugé trop libre, ce qui changerait évidemment tout » . Quelques instants tard, Fourest évoquait même clairement la possibilité d’agressions « bidonnées » .

La victime avait alors porté plainte et Caroline Fourest avait été condamnée en octobre dernier à verser 3000 euros de dommages et intérêts et 3000 euros de frais de justice.

On pourra s’interroger sur les suspicions sélectives de Caroline Fourest : alors qu’elle remet en cause la réalité d’une agression subie par une femme voilée, elle s’est en revanche empressée de soutenir Amina, ex-Femen, lorsque celle-ci avait affirmé avoir été agressée en plein Paris par des islamistes (« Les petits tyrans misogynes qui ont attaqué Amina en plein Paris ne l'emporteront pas au paradis », s’était-elle empressé de réagir). Sauf que dans ce cas précis, l’agression d’Amina s’avèrera… imaginaire.

Mais revenons à la chronique sur Rabia Bentot. Car c’est ici que va se dérouler sur le plateau d’On n’est pas couché un étonnant moment : Caroline Fourest rétorque avec aplomb qu’elle n’a pas été condamnée. Etonnement. L’affaire aurait-elle connu un rebondissement qui aurait échappé à tous ? Je lui demande alors si elle a gagné le procès en appel. Elle me répond que oui. Et quelques instants plus tard, excédée, elle tentera de détourner l’attention en choisissant la voie de l’invective en me traitant de « con ». Estomaqué, je choisis alors de cesser l’interview : à mes yeux, l’insulte coupe court à toute tentative de dialogue.

Dans une interview donnée le lendemain à la presse écrite, Caroline Fourest ira plus loin encore en réitérant ses injures et en affirmant, notamment, que ma méthode consiste à « faire les poubelles d’internet et en faire état sur un plateau ».

Nouvelle erreur de Caroline Fourest. Ce n’est pas dans les poubelles d’internet que je trouve mes informations. Contactés cette semaine, la Cour d’appel de Paris et Maître Hosni Maati, l’avocat de Rabia Bentot, confirment deux choses : Caroline Fourest a bien été condamnée le 22 octobre 2014 pour diffamation et l’affaire en appel n’a pas encore été jugée. Le bulletin de la Cour d’appel concernant la procédure dans le dossier BENTOT/FOUREST, qui m’a d’ailleurs été transmis, établit en effet qu’aucune date d’audience n’est encore fixée. Le dernier acte effectué dans cette procédure est une sommation de communiquer le 8 avril dernier.

Ce n’est pas dans les poubelles d’internet non plus que l’on trouve le compte-rendu du jugement du Tribunal de Grande Instance de Paris, lequel dénonce le manque de sérieux de l’enquête de Caroline Fourest : « Caroline FOUREST se borne à produire quelques coupures de presse dont aucune n’évoque les faits sur lesquels elle appuie son imputation diffamatoire ». Il souligne que contrairement aux affirmations de Fourest, Rabia Bentot a porté plainte dès le lendemain de son agression, après avoir été soignée à l’hôpital d’Argenteuil et que « ses déclarations figurant dans ce procès-verbal quant aux faits dont elle a été victime, ne diffèrent pas du récit qu’elle donne lors de l’interview diffusée sur oumma.com, au cours de laquelle son père, loin de lui couper la parole, explique qu’il n’était pas présent et que c’est à sa fille de s’exprimer pour décrire les violences qu’elle a subies ».

La justice a donc établi que Caroline Fourest a, au cours de sa chronique, déformé des propos et des faits. Exactement ce que je lui reprochais de faire au cours de notre échange sur le plateau d’On n’est pas couché. Mais en mentant délibérément pendant cette émission à propos d’une condamnation dont elle a fait l’objet, Caroline Fourest a franchi un pas supplémentaire. Aujourd’hui elle se répand, réitérant ses insultes et ses attaques personnelles à mon encontre, affirmant que je l’aurais empêché de parler du fond du livre. Cette tentative pour détourner l’attention est pathétique de la part d’une intellectuelle revendiquée, et tout particulièrement dans le contexte actuel de réflexion sur la liberté d’expression. Comme l’écrivait Hannah Arendt, « la liberté d'opinion est une farce si l'information sur les faits n'est pas garantie et si ce ne sont pas les faits eux-mêmes qui font l'objet du débat » .


Edité le 03-05-2015 à 23:06:29 par Xuan




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contrairement à une opinion répandue, le soleil brille aussi la nuit
Xuan
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   Posté le 12-05-2015 à 00:07:52   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Epilogue chez Ruquier : Fourest m'a menti je ne l'inviterai plus jamais

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