| | | | | | | | Xuan | | Grand classique (ou très bavard) | | 18571 messages postés |
| Posté le 31-12-2012 à 13:51:18
| | TRAVAILLEURS ET CAPITALISTES FACE A LA CRISE DU SYSTEME CAPITALISTE Depuis le temps que lon nous parle de crise, la voilà qui se manifeste au grand jour pour ce quelle est vraiment, une crise « classique » de surproduction, déjà prévue et décrite au siècle dernier par Marx. De nombreux secteurs de la production industrielle énergie, transport, chimie, biens de consommation, sont touchés. Dénormes quantités de produits sont mises sur le marché et ne trouvent pas dacquéreurs, bloquant le cycle de reproduction du capital avec profit. Des entreprises font faillite, les plans sociaux se multiplient. LEtat, qui selon la sacro-sainte idéologie libérale ne doit pas se mêler des affaires économiques, est appelé au secours et multiplie les mesures en faveur des capitalistes pour tenter de surmonter cette crise. En fait cette crise avait déjà commencé à se manifester par la « crise » du secteur financier. Les premières nuées dorage nous sont venues doutre atlantique avec la « crise » des subprimes, léclatement des bulles financières, les krachs de banques, avant datteindre le continent européen. Le capital financier « voyou » a été désigné par certains comme le responsable quil suffirait dencadrer, de moraliser pour retrouver le capitalisme florissant daprès-guerre. Cela dailleurs été un des thèmes de campagne des dernières élections présidentielle du Front de Gauche. Et cela pouvait faire illusion. La spéculation à la bourse, sur les marchés financiers, sest manifestée par des affaires retentissantes comme laffaire du trader Kierviel en France. Mais cette spéculation effrénée est en fait organisée par les institutions financières elles-mêmes, les banques en première ligne, pour faire « de largent ». Cest en fait une lutte entre requins pour se disputer lénorme masse de capitaux qui ne trouvent plus de rentabilité suffisante pour sinvestir dans léconomie productive. Ces « marchés » se nourrissent aussi des dettes contractées par les Etats pour maintenir à flot la société capitaliste dont ils ont la charge. Ils prêtent à des taux dintérêt conséquents, « sans forcer », sans sinvestir dans la production et en diffusant lillusion que largent seul peut rapporter de largent. Mais les Etats trouvent leurs ressources dans la vie économique réelle, par les impôts principalement. Quand cette économie senraye, les difficultés saccumulent et lEtat se trouve à la veille dune faillite retentissante. Les spéculateurs, les marchés sen inquiètent et une autre crise survient, la « crise de la dette ». Ils pressent les Etats dintervenir pour régler les difficultés quils ont engendrées. Et bien sûr cest ce quils font quel que soit le personnel politique de droite ou de gauche qui dirige cet Etat. Les Etats apparaissent ainsi au grand jour comme les garants dun système qui a atteint ses limites et qui doit disparaitre. LES CAPITALISTES FACE A LA CRISE Le coupable de tous ces maux est désigné : le travail. Les médias sen donnent à cur joie. Economistes, politologues se relaient pour nous en convaincre. Pour le patronat, le « coût du travail » est toujours trop élevé et il faudrait le faire baisser. Faire baisser ce coût du travail, cest réduire les dépenses que lEtat prend en charge à la place des capitalistes pour éduquer, soigner, transporter les travailleurs, ce que lon désigne par les « services publics », cest faire payer les « charges patronales » de chaque capitaliste individuel par les contribuables. Cest réduire au maximum les indemnités chômage et le nombre de chômeurs indemnisés. Le capital nest en effet pas une institution charitable. Il na que faire dentretenir des travailleurs dont il ne peut plus tirer profit. Pour lui, les chômeurs cest laffaire de Pôle-Emploi, des restaurants du cur et des organismes humanitaires ! Et pour les travailleurs qui ont du travail, cest réduire leurs salaires et pour chaque capitaliste individuel augmenter la productivité des travailleurs par lintensification du travail, laugmentation des cadences de production. Mais ces mesures, même si elles étaient toutes intégralement appliquées sans rencontrer la résistance des travailleurs, ne peuvent résoudre la crise. Le but de la société capitaliste est la réalisation du profit qui commence par la production de marchandises. Mais le profit ne peut se réaliser que dans la vente de ces marchandises sur le marché où le capitaliste industriel entre en concurrence avec dautres qui produisent la même marchandise. Pour lemporter Il doit donc produire moins cher, augmenter la productivité de son entreprise, mécaniser la production, diminuer la main duvre employée. Il exclut de la sphère de consommation un nombre croissant de travailleurs, entrainant une nouvelle contraction du marché et une nouvelle crise encore plus grave que la précédente. Au point où il en est arrivé, le mode de production capitaliste montre quil nest plus capable de maîtriser les énormes forces productives quil a développées et quil ne peut que produire misère et destructions. Les solutions que les capitalistes prétendent appliquer ne résoudront en rien ses antagonismes fondamentaux qui résultent de la nature même de ce système basé sur lexploitation de lhomme par lhomme. Elles ne peuvent que conduire à une misère encore plus grande des travailleurs et à un cycle de crise encore plus grave. LES TRAVAILLEURS FACE A LA CRISE Ainsi est jugé coupable ce travailleur dont la seule liberté est de vendre sa force de travail au capitaliste ! Pour le patronat ce quil doit payer pour lemploi dun travailleur est toujours considéré comme un coût, il tentera par tous les moyens den réduire le prix. En fait les « les charges » patronales sont une part de la rémunération du travailleur, mais reversée directement à des organismes sociaux. Cest même reconnu par la législation européenne « Une rémunération est le salaire ou traitement ordinaire de base ou minimum, et tous autres avantages payés directement ou indirectement, en espèces ou en nature, par l'employeur au travailleur en raison de l'emploi de ce dernier ». - point 2 de larticle 141, ex article 119, du traité dAmsterdam. Ainsi est jugé coupable ce travailleur qui na pourtant aucune responsabilité dans la « conduite » des affaires ! Ce travailleur, lui, ne comprend pas cette accusation, et il a raison. Comment peut-il être responsable, alors quil est mis en concurrence sur le « marché du travail » avec son frère prolétaire qui comme lui est obligé daccepter des boulots précaires, à mi-temps, avec un salaire dérisoire sous peine de se retrouver au chômage, alors que pour un nombre de plus en plus grand dentre eux, le salaire ne suffit même plus à assurer les dépenses essentielles à sa vie (nourriture, logement, éducation des enfants..) ? Les travailleurs ne comprennent pas, en effet, et ils ne peuvent laccepter. Ils le font savoir partout en Europe et dans le monde par une révolte légitime et salutaire pour sopposer à laustérité décrétée par le patronat, les banques internationales et les gouvernements bourgeois. Mais ils peuvent faire plus. UNE ALTERNATIVE AU CAPITALISME EST POSSIBLE ET NECESSAIRE La contradiction fondamentale qui nourrit les crises et qui engendre toutes les misères du monde (crises, famines, guerres, désastres écologiques, mise en danger de la vie sur terre
), cest lantagonisme entre le caractère social de la production (des milliers de travailleurs coopèrent pour réaliser un produit) et le caractère privé de la propriété des moyens de production, de lappropriation des marchandises créées et de leur distribution. Sous le capitalisme, lintérêt privé lemporte sur lintérêt social. Un capitaliste privé ne vise quà rentabiliser son capital, le faire croître en réalisant du profit. Dans cette quête, il se heurte aux mêmes prétentions des autres capitalistes. La concurrence entre eux est féroce. Elle détruit des forces productives, et peu importe pour un capitaliste les travailleurs quil licencie, les préjudices portés aux capitalistes dautres secteurs et à toutes les autres conséquences ; car des travailleurs licenciés, mis au chômage, une usine qui ferme, et cest toute léconomie locale qui est touchée. Face à ces mécanismes destructeurs liés au capital privé, il existe une solution logique et faisable : enlever aux capitalistes la propriété et la direction des entreprises, et transférer cette propriété à la société pour produire dans lintérêt collectif et en particulier dans lintérêt des prolétaires. Le niveau où le capitalisme a porté la socialisation de la production, la concentration des moyens de production et des banques, quand la propriété dune entreprise ou dune société financière se décline en actions, obligations et autres papiers qui en font foi, rien de plus facile techniquement que dexproprier les capitalistes de lindustrie, du commerce et des banques. Un simple décret suffit pour rendre nuls et non avenus tous ces papiers, ces titres électroniques qui nont de valeur légale que sous le pouvoir des capitalistes. Un simple décret peut en décider. LEtat capitaliste lui-même a eu recours à plusieurs reprises aux nationalisations des grandes industries et des banques au cours du siècle passé. Exproprier les capitalistes et transférer à lEtat la propriété des monopoles industriels, commerciaux et bancaire nest donc pas un problème technique. En revanche, lorientation économique et sociale que lEtat va impulser dans lactivité du secteur nationalisé, voilà le problème posé. LEtat va-t-il continuer à faire fonctionner les entreprises nationalisées comme des entreprises capitalistes ? Ou bien va-t-il avancer vers la construction de nouveaux rapports de production mettant la satisfaction des besoins sociaux des travailleurs au centre de sa politique ? Voilà la question. Les expériences passées des nationalisations ont montré quelles ont contribué au renforcement du système capitaliste dans son ensemble et quen tout cas, elles nont pas mis ce système en danger. Ce nest pas de ces nationalisations-là dont les ouvriers ont besoin. Ce dont ils ont besoin, cest dun autre système social, le socialisme, qui ne peut pas être construit par un Etat au service des intérêts généraux de la bourgeoisie, mais par un Etat dirigé par le prolétariat, la classe qui produit les richesses et qui doit arracher le droit de les répartir selon le principe « A chacun selon son travail ». Et non plus « A chacun selon son capital ». Prendre le pouvoir et édifier un tel état, tel est donc lobjectif politique à résoudre par la classe ouvrière. ORGANISER LA LUTTE DU PROLETARIAT POUR ATTEINDRE CES OBJECTIFS Cette perspective dune société socialiste nest pas une utopie, elle est la conséquence du développement de la société capitaliste elle-même qui crée les conditions matérielles de son existence. Elle crée aussi la classe qui a les moyens datteindre ce but : les prolétaires, cette classe qui ne possède que sa force de travail quelle est obligée de vendre aux capitalistes en échange dun salaire pour une certaine période de temps. La classe prolétarienne na aucun intérêt à exploiter quiconque et, en se libérant de lemprise du capital, elle libère par là même toute la société. Cest la classe qui est porteuse dun avenir harmonieux de lhumanité. Pour mettre en uvre le socialisme, la question de la prise du pouvoir politique se pose devant elle. On la vu, les partis et les personnels politiques quils soient de droite ou de gauche sont au service du capital et, en période de crise, leur action vise à le maintenir artificiellement en vie, sous perfusion. Les prolétaires doivent se défaire de linfluence politique de ces représentants de la classe capitaliste bourgeoise au pouvoir et sériger en classe indépendante politiquement pour poursuivre leurs buts propres. Cest une tâche à long terme que tous les éléments les plus conscients de notre classe doivent prendre en main, en commençant par construire linstrument essentiel de la lutte : un véritable parti communiste qui naura rien à voir avec la caricature grotesque quen donne lactuel PCF, mais un Parti qui deviendra leur état-major pour les conduire dans la conquête du pouvoir politique par la lutte révolutionnaire anticapitaliste. Cette tâche ne peut se réaliser que si le prolétariat à la tête des travailleurs ne se résigne pas et fait reculer le capital sur les salaires, sur les licenciements, le chômage, la durée du temps de travail, la réduction des services sociaux. Aujourdhui toute lutte partielle dans un secteur donné, dans une entreprise ne peut être résolue indépendamment dun soutien actif et résolue de toute la classe. Toute attaque contre une fraction donnée de travailleurs est une attaque contre toute la classe. Toute lutte victorieuse renforce la position des autres travailleurs face aux capitalistes. Les capitalistes nhésitent pas à mettre en difficulté de vie des milliers de travailleurs. Les intérêts des travailleurs sont antagonistes avec ceux des capitalistes. Aussi peu importe pour les ouvriers que ces capitalistes soient en difficulté. Ce qui intéresse les travailleurs, cest lutter pour les intérêts de leur classe. Les travailleurs doivent imposer par leurs luttes de classe des mesures, des lois qui leur soient favorables. Quimporte si le capital y mange sa chemise, Quimporte si lEtat est obligé par la force de dépenser de largent en faveur des travailleurs, quimporte que cela mette en difficulté tel ou tel capitaliste. Tout cela ne fera quaccélérer la réalisation des objectifs généraux de la classe ouvrière, la prise du pouvoir et lédification dune société débarrassée du cancer capitaliste qui ronge la société. Il est de la responsabilité des syndicalistes les plus combatifs et des communistes de défendre ces positions dans leurs syndicats, leurs quartiers. Ils populariseront des mots dordre comme : Unité de tous les travailleurs dans la lutte ! Solidarité active avec tous les travailleurs en lutte ! (Pétitions de soutien, collectes, mobilisation des travailleurs dun même secteur en lutte
) Des mesures en faveur des travailleurs, non aux mesures en faveur du capital ! Coordination de la lutte des travailleurs au niveau national ! Il appartient à tous ceux qui se réclament sincèrement du communisme et aux syndicalistes combatifs de sunir pour faire avancer lunité et la solidarité des travailleurs dans la lutte. Le ROCML est ouvert à toutes les initiatives allant dans cette direction et en prendra lui-même. LE PROLETARIAT PEUT ET DOIT DIRIGER LA SOCIETE ! Adresse électronique du ROCML Roc.ml@laposte.net Site du ROCML : http://www.Rocml.org Adresse électronique de la JCML : jcml.nationale@yahoo.fr Adresse postale ROCML et JCML : ASS. GRANDROC Villa OctoSun n° 19 - 32, place Roquelaine 31000 TOULOUSE
-------------------- contrairement à une opinion répandue, le soleil brille aussi la nuit |
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