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 exploitation éhontée des migrants

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Xuan
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   Posté le 08-08-2018 à 23:56:07   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

La manifestation des migrants, comme celles de racistes ne traduit pas seulement les contradictions de classe en Italie, mais impliquent les relations impérialistes européennes en Afrique et au Moyen Orient, ainsi que les rapports de domination au sein de l'Europe.


Manifestation de travailleurs migrants à Foggia en Italie


REUTERS 08/08/2018 à 12:32
FOGGIA, Italie, 8 août (Reuters) - Plus de deux cents travailleurs migrants se sont mis en grève mercredi et ont manifesté à Foggia dans le sud de l'Italie pour protester contre la mort de seize de leurs collègues ces derniers jours dans deux accidents de la circulation.
Aux cris de "Non à l'esclavage", ils ont quitté le camp où ils résident, baptisé "le grand ghetto", pour prendre la direction du centre de Foggia, distant d'une dizaine de
kilomètres.
Douze migrants sont morts lundi lors d'une collision entre la camionnette bondée dans laquelle ils rentraient de leur journée de travail et un camion. Deux jours plus tôt, quatre migrants avaient perdu la vie dans un accident de la circulation similaire.
Durant les mois d'été, des milliers de migrants travaillent dans des exploitations agricoles, notamment spécialisées dans la production de tomates.
Ces travailleurs étrangers sont rémunérés trois euros de l'heure, soit la moitié du salaire minimum, et vivent dans des campements sans eau, ni électricité.
Les manifestants qui ont défilé à Foggia ont dénoncé une absence de réglementation de leurs activités qui les laisse à la merci d'employeurs sans scrupules.
Ces ouvriers agricoles sont le plus souvent conduits sur leurs différents lieux de travail dans des camionnettes bondées.
"Nous sommes traités comme des esclaves mais nous n'avons pas d'autre choix. Il n'y a pas d'autre travail pour nous ici.

Ils le savent et ils en profitent", a commenté Ibrahim Sissoko,
un ressortissant du Mali âgé de 28 ans, arrivé en Italie en
2015.

http://www.boursorama.com/bourse/actualites/manifestation-de-travailleurs-migrants-a-foggia-en-italie-6c4273a924e1fab25f4be088a6f69cb9
(Crispian Balmer; Pierre Sérisier pour le service français)

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Xuan
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   Posté le 10-08-2018 à 23:21:49   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Une vidéo : la colère des ouvriers agricoles en Italie.

http://www.facebook.com/franceinfovideo/videos/2014061231970698/


Edité le 10-08-2018 à 23:25:08 par Xuan




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   Posté le 17-01-2019 à 13:53:59   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Les Insoumis et la question des réfugiés


Une controverse s'est élevée dans les rangs des Insoumis sur la question des migrants. D'une part JLM a préféré écarter la question, de l'autre Clémentine Autain fait valoir "un parti pris humaniste et stratégique" .

Nous nous plaçons sur le terrain de l'égalité des salaires à travail égal, et de l'unité de la classe ouvrière face au capital. Il s'agit d'un point de vue de classe et non d'humanisme, bien que ce dernier ne doive pas être rejeté.

Ci-dessous trois articles sur le sujet.


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Immigration : Clémentine Autain, au ban des Insoumis

Par Rachid Laïreche — 5 octobre 2018 à 19:46

http://www.liberation.fr/france/2018/10/05/immigration-clementine-autain-au-ban-des-insoumis_1683502

La députée de Seine-Saint-Denis a vécu une réunion de groupe houleuse à l’Assemblée. Les autres parlementaires de son parti lui ont reproché d'avoir signé le manifeste rédigé par les rédactions de «Mediapart», «Politis» et «Regards» pour l’accueil des migrants.
Clémentine Autain vient de vivre une semaine étrange. Elle s’est retrouvée au milieu des regards, des débats, seule face au reste des députés de La France insoumise (LFI). La cause : le manifeste rédigé par les rédactions de Mediapart, Politis et Regards pour l’accueil des migrants. Contrairement à la députée de Seine-Saint-Denis, Jean-Luc Mélenchon et les siens ont refusé de le signer. Un désaccord sur le fond qui a laissé place à la polémique. Plusieurs têtes à gauche ont regardé de travers les élus LFI, estimant que Mélenchon «minimise le sujet pour ne pas perdre les classes populaires qui s’opposent à la venue des migrants» . Une accusation qui passe mal chez les Insoumis.

«On s’est dit les choses»
Le rendez-vous : mardi matin, les députés LFI se sont retrouvés au Palais-Bourbon pour leur réunion hebdomadaire. Le manifeste s’impose dans les discussions. Clémentine Autain se retrouve seule face aux seize autres députés. Tension. Accusations. « La réunion a été franche, on s’est dit les choses» , souffle Ugo Bernalicis sans s’épancher sur les détails. Ils lui reprochent sa signature, sa justification – elle a publié un long texte sur les réseaux sociaux – et sa «naïveté». Un présent : «Nous avons un désaccord sur le fond, ce n’est pas le plus grave, mais elle ne se rend pas compte que les initiateurs du manifeste se servent d’elle pour affaiblir La France insoumise !»
Clémentine Autain compte des soutiens à l’extérieur du groupe. Un élu de gauche : «Elle a un avis, ce n’est pas le même que les députés insoumis, mais il est partagé par beaucoup de militants LFI. Mais comme Mélenchon pense que la terre tourne autour de lui, Clémentine morfle.»
Un ami de la députée : «Jean-Luc n’a pas fait les choses à moitié, il lui a montré qu’il savait être méchant, la réunion, elle l’a vue passer.» Contactée par Libération, la députée de Seine-Saint-Denis refuse de «commenter» la situation. Pas envie de vivre une nouvelle réunion de groupe compliquée. Elle dit seulement qu’elle n’est pas «naïve», et qu’elle ne «regrette» pas sa signature. Le «sujet est trop important».

Petite touche de crispation
Résultat : l’ambiance n’est pas au top entre Autain et ses copains insoumis. Vendredi, un petit mail a ajouté une petite touche de crispation. L’équipe de presse de LFI a envoyé aux journalistes les lieux de mobilisation des députés du mouvement présents ce week-end aux rassemblements, un peu partout dans le pays, pour «sauver l’Aquarius et le sauvetage en mer». Et le nom de Clémentine Autain ne figure nulle part. Elle a écrit sur la boucle Telegram des députés, à la recherche d’explications. Une simple «erreur de communication», selon l’attachée de presse. Tout est rentré dans l’ordre.
Son inquiétude n’est pas fortuite. Ce n’est pas la première fois que Clémentine Autain se retrouve au milieu d’une baston interne. Il y a quelques mois, après une interview à Politis – elle militait pour la reprise du dialogue entre les familles de gauche –, la députée avait eu droit à une réunion houleuse et son nom et sa photo avaient disparu d’un événement. Un genre de punition.

Rachid Laïreche

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Immigration, fracture à gauche

Par Rachid Laïreche — 1 octobre 2018 à 18:40
http://www.liberation.fr/france/2018/10/01/immigration-fracture-a-gauche_1682469
Jean-Luc Mélenchon à Liverpool, le 24 septembre. Photo Paul Ellis. AFP


Le refus de Jean-Luc Mélenchon de signer une tribune en faveur de l'accueil des migrants, suscite une nouvelle polémique. Les responsables politiques signataires du texte, reprochent au chef des insoumis son attitude ambiguë sur le sujet.

Jean-Luc Mélenchon, l’homme qui a dit non. A quelques mois des européennes, il refuse de placer l’immigration au centre des débats. Un «piège» tendu par Emmanuel Macron et Marine Le Pen, une stratégie qu’ils mettent en place afin de rejouer le second tour de la présidentielle. Hors de question pour le tribun. Il tente de mettre en première ligne d’autres thèmes. Cherche à s’échapper. Sauf que la question occupe (également) les esprits à gauche. L’immigration revient sur le devant de la scène tel un boomerang.

Dernier épisode : un manifeste rédigé par les rédactions de Mediapart, Politis et Regards, Pour l’accueil des migrants . Plus de 150 personnalités (artistes, militants, politiques…) ont signé. Pas Jean-Luc Mélenchon et ses proches. D’un revers de main, il a décliné la proposition. Dimanche, sur France 3, le leader de la France insoumise (LFI) a estimé qu’il y avait un «petit côté mondain» , que c’était une «attitude de chiffon rouge qui excite l’extrême droite» . Une belle petite pièce dans la machine à polémique. Un signataire : «Ses propos sont tristes. C’est dément qu’il ne signe pas cet appel, c’est contre-productif pour lui et la gauche. Il entretient une ambiguïté alors qu’il devrait être l’un des porte-drapeaux.»

«Cri collectif»
Parmi les signataires, on retrouve Olivier Besancenot (NPA), Yannick Jadot (EE-LV), Ian Brossat (PCF), Christiane Taubira et Benoît Hamon. La relation entre Jean-Luc Mélenchon et le fondateur du mouvement Génération.s varie en fonction des saisons. Ces derniers temps, elle est glaciale.
Contacté par Libé, Benoît Hamon répond : «Jean-Luc voit dans l’initiative quelque chose de dirigé contre lui alors que c’est un cri collectif contre le racisme, la xénophobie. Au lieu de faire bloc avec nous pour construire un rempart, car ce sujet devrait tous nous mettre d’accord, il devient un obstacle à l’unité.»
L’ancien socialiste regarde un peu plus loin. «Aujourd’hui c’est la chasse aux migrants, après ce sera les étrangers [déjà installés en France de façon régulière, ndlr] et on ne sait pas jusqu’où ça peut aller» , ajoute-t-il.

La France insoumise s’agace. Les têtes pensantes du mouvement ne supportent pas les critiques. Elles y voient un plan destiné à les affaiblir. Une guerre stratégique. Manuel Bompard, future co-tête de liste La France insoumise aux européennes, a écrit un texte sur son blog afin de justifier son choix, celui de ne pas signer le manifeste. Il s’interdit de «considérer que l’augmentation des migrations, y compris contraintes, est une fatalité» . Manuel Bompard s’étonne de voir « certains » responsables politiques donner des «brevets de gauche» et «d’attitude révolutionnaire» . Ambiance. En off, un député insoumis s’inquiète face à cette montée de polémiques. Selon lui, elles « risquent » de prendre en « otage » les électeurs « de notre espace politique» . A qui la faute ? Chacun se renvoie la balle.

«Devoir d'humanité»
Ce n’est pas la première fois que LFI et le reste de la gauche se fracturent sur l’immigration. En juillet 2016, déjà, gros tollé, lorsque Jean-Luc Mélenchon parle du travailleur détaché qui «vole le pain » aux travailleurs «qui se trouvent sur place ». Il y a quelques semaines à Marseille, le tribun s’est une nouvelle fois retrouvé au centre des discussions après avoir déclaré : « Oui, il y a des vagues migratoires, oui, elles peuvent poser de nombreux problèmes aux sociétés d’accueil quand certains en profitent pour baisser les salaires en Allemagne. Nous disons : honte à ceux qui organisent l’immigration par les traités de libre-échange et qui l’utilisent ensuite pour faire pression sur les salariés. »
Le chef des insoumis, qui a toujours été contre la «liberté d’installation» entend les critiques, guette les polémiques, et répète à qui veut l’entendre que «les gens ne partent pas par plaisir» , que «l’exil est une souffrance» et qu’il faut «traiter les causes de l’immigration» sans laisser de côté le «devoir d’humanité indispensable» .
Récemment, il a milité pour que le gouvernement français ouvre ses portes à l’Aquarius. Il rappelle que les députés de la France insoumise ont combattu avec « force» la loi asile-immigration de Gérard Collomb. Et qu’il est favorable à la régularisation des travailleurs sans papiers.
Pas suffisant pour les responsables politiques signataires du manifeste Pour l’accueil des migrants. Ils estiment que Mélenchon reste trop en «retrait» , qu’il «évite le combat», «minimise le sujet pour ne pas perdre les classes populaires qui s’opposent à la venue des migrants» . Comprendre : une stratégie politique pour élargir sa base. Le député LFI, refuse d’en faire un «problème» à gauche et reste sur sa ligne : ne pas faire de l'immigration un sujet «central» imposé par Macron et Le Pen. Paroles contre paroles.

Rachid Laïreche


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Clémentine Autain
MIGRANTS. MENER LA BATAILLE
http://www.facebook.com/clementineautain/posts/10212731093735381

Face aux renoncements et tergiversations des États à accueillir l’Aquarius, à la montée des droites extrêmes en Europe, à la propagation d’une xénophobie décomplexée, nous ne pouvons pas rester l’arme aux pieds.

C’est pourquoi l’appel lancé par Regards, Mediapart et Politis rencontre un large succès. De Lilian Thuram à Josiane Balasko, de Thomas Picketty à Assa Traore, de Romane Bohringer à Sophie Wahnich, d’Annie Ernaux à Guillaume Meurice, 150 personnalités ont joint leurs forces à des collectifs militants pour donner de la voix en soutien aux migrants. La pétition en ligne engrange des dizaines de milliers de signatures citoyennes. Ce n’est pas rien.

Dans le même temps, SOS Méditerranée a lancé une pétition pour sauver l’Aquarius, en demandant aux gouvernements de prendre leurs responsabilités et en appelant à une grande mobilisation citoyenne. L’ONG appelle à manifester le 6 octobre dans toute l’Europe. L’initiative est particulièrement bienvenue.

Les réponses de Salvini et Macron, qui multiplient les atteintes aux droits fondamentaux, les murs et les contrôles, qui nourrissent le rejet et la rhétorique d’un danger immigré doivent être combattues sans relâche. C’est d’ailleurs ce que nous avons fait à l’Assemblée nationale lors des débats sur la loi asile-immigration. À Gérard Collomb, nous avons dit et redit que leur présupposé de « submersion migratoire » était faux – le flux migratoire est globalement stable en Europe depuis plusieurs décennies – et que leur obsession à durcir les conditions d’accueil, jusqu’à l’enfermement de mineurs, était une folie. Le moulin de l’extrême droite fut ici comme ailleurs bien alimenté par la macronie, pourtant arrivée au pouvoir grâce au rejet de l’extrême droite… Dans ce paysage politique qui voit prospérer les idées xénophobes et, avec elle, des décisions dangereuses du point de vue des droits humains, la bataille contre ce qui fait le miel des droites extrêmes et du fascisme doit être menée sans ambiguïté.

La façon dont Emmanuel Macron entend instrumentaliser la question est évidemment un piège. Il tente de se donner un visage moral face au FN en racontant une fable sur la question migratoire. La réalité est pourtant têtue : la macronie enfourche les recettes d’une droite radicalisée. La France n’a pas su accueillir l’Aquarius et la loi asile-immigration a mis en œuvre bien des rêves répressifs de la droite dure. Nous ne laisserons donc pas la macronie installer cette fausse bipartition, eux versus le FN. Nous tiendrons tête.

Notre voix sur cette question capitale est celle qui défend des vies humaines et des symboles. Prendre à bras le corps le combat en faveur des migrants est un parti pris humaniste et stratégique. Pour le camp de la transformation sociale et écologiste, il n’y a pas de victoire possible dans les têtes comme dans les urnes sans une contre-offensive assumée sur l’enjeu migratoire. Ce fil à plomb que nous avons à tenir au long court participe de l’imaginaire, des batailles sociales, du projet politique d’une gauche de rupture. Ne pas céder une once de terrain aux adversaires sur cette question me semble indispensable pour faire grandir notre conception du monde. J’invite de ce point de vue à regarder la saga documentaire de Françoise Davisse et Carl Aderhold diffusé sur France 2 en prime time et retraçant 150 ans d’histoire de France par le prisme de l’accueil des migrants. Où l’on se rappellera combien cette question fut, à des périodes décisives, très structurantes d’un point de vue politique… J’invite également à lire la tribune dans Le Monde de Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, qui appelle à la fraternité entre tous les travailleurs et rappelle que le dumping social tient davantage à l’inégalité des droits et non à la présence d’immigrés.

Le récit que nous faisons, les thèmes que nous choisissons de porter en avant sur la question migratoire ne sont évidemment pas neutres. Mettre l’accent sur les causes des migrations ou bannir toute évocation de la liberté de circulation comme horizon, comme s’il s’agissait d’une ligne « no border » – à noter que le spectre des signataires de l’appel Regards, Politis, Mediapart est en l’occurrence si large qu’il me parait curieux d’y voir une mainmise « gauchiste » - ne me convainc pas. Ma conviction est qu’il ne faut donner aucun point à nos adversaires sur les termes du débat. Quand nous disons vouloir combattre le pouvoir de la finance, commençons-nous par égrener les difficultés bien réelles, comme la fuite des capitaux ? Non. Est-ce que, pour autant, nous ne prenons pas en compte la complétude du problème qui nous rendrait crédible à gouverner ? Je ne le crois pas. Nous menons une bataille d’idées, une confrontation politique. Celle-ci suppose de valoriser avant tout le sens et le cœur de notre proposition.

Des voix s’élèvent pour dénoncer dans cet appel une diversion. Il ne faudrait pas parler des migrants car la question centrale, notamment pour les élections européennes qui s’annoncent, est ailleurs, dans la contestation de l’austérité et du libéralisme économique, l’enjeu migratoire n’étant qu’une entreprise de détournement des « vrais enjeux ». Comme si on pouvait échapper au moment politique qui est le nôtre, si bouillant sur la question migratoire. Bien sûr, ce n’est pas nous qui avons choisi d’en faire un thème de prédilection, et pour une bonne raison : nous contestons le fait que les immigrés soient considérés comme la grande cause des crises contemporaines. Il n’est pas question de courber l’échine devant l’agenda imposé par nos adversaires. Mais la façon dont le sujet émerge et s’impose dans le débat public nous oblige à mener la bataille. Oui, deux visions du monde s’affrontent.

L’accusation de diversion me rappelle par ailleurs des querelles anciennes, quand on nous expliquait qu’il fallait mener la révolution prolétarienne et les droits des immigrés ou des femmes seraient réglés dans la foulée, quand on nous rabâchait la centralité de la lutte des classes, en ces temps où défendre les lesbiennes et les gays ou l’environnement était perçu comme une entreprise de diversion au regard du combat central. C’était avant Mai 68. Je me bats contre la dichotomie entre le social et le sociétal parce qu’en réalité, les sujets s’entremêlent. Je ne suis pas favorable à une approche reposant sur l’addition de luttes sectorielles, avec sa hiérarchie ancienne, mais pour une conception qui agrège et dégage du sens commun. Notre vision politique doit embrasser la cohérence de tous les combats émancipateurs.


Edité le 17-01-2019 à 13:54:52 par Xuan




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