| | | | | | | | robertbibeau | | Militant de valeur | | 280 messages postés |
| Posté le 19-03-2014 à 16:43:08
| LES ENTREPRISES AMÉRICAINES DÉLOCALISENT AUX ÉTATS-UNIS! robertbibeau@hotmail.com http://www.les7duquebec.com/7-au-front/les-entreprises-americaines-delocalisent-aux-etats-unis/ Délocalisation industrielle vers les États-Unis? Médias-menteurs, journalistes asservis et économistes à la solde se plaignent que depuis longtemps nombre dentreprises européennes, canadiennes, australiennes, japonaises et américaines externalisent leurs opérations fragmentées dans de multiples usines et entreprises essaimées partout sur le globe. Nombre de multinationales monopolistes ferment leurs usines en Europe, au Canada, en Australie, au Japon et aux États-Unis et les délocalisent en Orient. La firme Nike, par exemple, possède des centaines dusines dans une vingtaine de pays du tiers-monde (Orient et Amérique latine) alors que le gros de son marché se situe en Occident. La carte 1 montre, pour lannée 2011, limportance de chaque pays daccueil et donne un indice de sa force attractive en termes de réception des opérations (production, informatisation, gestion, distribution, communication, recherche/ développement) externalisées et/ou délocalisées. Il est aisé de remarquer que la Chine et lInde sarrogent la part du lion, mais il est à noter que depuis 2011 lInde est plus attractive que la Chine en terme dexternalisation délocalisation des usines et des centres de recherche, délogeant la Chine qui pour se créer un marché intérieur a dû augmenter les revenus de ses salariés. Des données attestent que la Chine a dépassé la phase des économies émergentes et est devenue une puissance qui exporte ses capitaux, accapare des marchés, centralise la gestion-administration dimmenses conglomérats internationaux qui externalisent et délocalisent leurs opérations dans divers pays où lexploitation du capital (variable et constant) est plus profitable. Carte 1 La taille dun pays représente sa force attractive en termes de réception des opérations de production, gestion, distribution et commercialisation. Source : http://www.metiseurope.eu/delocalisations-une-geographie-bouleversee-par-la-crise_fr_70_art_29169.html Ce qui paraît nouveau cependant cest que certaines entreprises reviendraient aux États-Unis, au Japon et en Allemagne pour y exploiter une main-duvre bon marché. On rapporte le cas de la firme Otis, une entreprise américaine, qui aurait fermé son unité de production en Europe pour la rapatrier aux É.-U. (1). Le Canada et les pays scandinaves ne comptent pour rien du tout mondialement en terme de réception des entreprises délocalisées. Ce sont les pays où les États providences sont les moins démantibulés, les salaires et les charges sociales encore élevés, ce qui ne devraient pas tarder à changer. Experts et cassandres se perdent en conjectures, spéculent, supputent et ne parviennent pas à comprendre ni à expliquer ce phénomène étrange. Pourquoi un tel redéploiement industriel intracapitaliste (France-États-Unis, ou encore Canada-États-Unis) ? Ce processus va-t-il se poursuivre et pour les capitalistes dEurope, du Canada, dAustralie que faire pour contrer ce mouvement si tant est quil puisse être stoppé ou inversé? Ce redéploiement industriel stratégique est rendu possible et nécessaire par la combinaison de divers facteurs contraignants et imbriqués. Dabord, la série daccords de libre-échange (Union-européenne-USA-Canada, Corée du Sud-Canada, Corée du Sud-États-Unis, États-Unis-Taïwan, etc.) que les altermondialistes appellent le processus de «mondialisation des marchés sous le néo-libéralisme», permettant aux capitalistes monopolistes de déplacer leurs usines partout dans le monde, de fermer sauvagement telle unité de production en Belgique, en France ou au Canada et de la déplacer en Chine, en Corée, ou en Inde, ou en direction des États-Unis où la résistance ouvrière est depuis longtemps anémiée (2). Quelques indices et faits significatifs permettront de prendre la mesure de lécrasement de la résistance des salariés américains depuis laccentuation de la crise économique systémique en 2008. Le taux de syndicalisation est au plus bas depuis lapparition des syndicats. Ainsi aussi peu que 11,3% de la main-duvre salariée est syndiquée aux É.-U. La syndicalisation est extrêmement difficile et maints ouvriers américains jugent que cette lutte pour la syndicalisation nen vaut pas la peine aux vues des luttes syndicales avortées ou liquidées. Récemment, le Président Obama a haussé de quelques sous le salaire minimum pour les employés sous-payés de lÉtat fédéral. Barack Obama serait-il devenu un «communiste» infiltré jusquau bureau ovale de la Maison-Blanche comme le suggère la chef du Tea Party (sic)? Non évidemment, cest simplement que lÉtat capitaliste monopoliste sest aperçu de deux choses : dune part, le niveau de salaire est si bas pour les ouvriers aux États-Unis quil ne permet plus à une portion de la classe ouvrière dassurer sa reproduction élargie, ce qui provoque des pénuries demployés dans certains secteurs dactivités entraînant une pression à la hausse sur les salaires. Ensuite, le niveau dérisoire des salaires pratiqués entraîne labandon du travail légal par une portion de salariés qui préfèrent offrir leur service sur les marchés illicites et pour les activités du monde interlope. Le banditisme et le crime contre la personne explosent aux États-Unis, ce qui coûte cher en assurance, en service de police répressif et encombre le système de justice et carcéral. Enfin, la diminution constante du salaire moyen et médian réduit globalement le marché de consommation solvable pour une portion de plus en plus grande des salariés, qui aujourdhui surendettés, ne trouvent plus à emprunter et cessent de consommer doù lexplosion des friperies, des soupes populaires et autres uvres caritatives absolument non lucratives pour le grand capital monopoliste. Lan dernier, la loi sur lassurance maladie obligatoire pour tous les employés fut une autre mesure adoptée par ladministration «communiste» dObama (sic) et qui vise à soutenir la consommation et la tonte des brebis ouvrières par le grand capital pharmaceutique, des services médicaux privés et des trusts de lassurance capitalistes. Sous prétexte de fournir à chaque ouvrier une assurance pour ses soins de santé, tout ce que lindustrie des soins médicaux a trouvé cest de taxer directement les ouvriers afin de remplir les goussets des monopoles de la santé et de lassurance privée. Les petits-bourgeois et les plumitifs éditorialistes compassés comprendront pourquoi les ouvriers étatsuniens qui auparavant étaient assurés par leurs employeurs se rebiffent contre le fait que lÉtat décharge les grands employeurs monopolistes de cette responsabilité pour la mettre sur le dos des salariés alors que les employés qui nétaient pas assurés nont toujours pas les moyens d sassurer à des tarifs prohibitifs. Les seuls qui empochent dans cette arnaque de Barack ce sont les capitalistes de lassurance privée alors que les salariés voient leur salaire davantage réduit et leur capacité de consommer aussi. Voilà pourquoi nous disons que la crise systémique du capitalisme est une crise de surproduction en plein cur de la pénurie. Comme chacun aura pu le constater, le système économique capitaliste fonctionne selon des lois inexpugnables incontournables inexorables que nul ne peut transgresser, surtout pas le Président de la première puissance impérialiste moderne. Laffaissement des coûts de transports intercontinentaux (par paquebots, conteneurs et vraquiers) explique également la facilité avec laquelle les usines peuvent être déplacées dun pays à un autre, dun continent à un autre. Un scandale alimentaire à propos de viande avariée en Europe lan dernier a démontré que pour produire un simple plat préparé pas moins de six entreprises et usines situées dans six pays étaient impliquées dans la fabrication, la distribution et la commercialisation de ce poison alimentaire. Enfin, les législations douanières, tarifaires, du droit du travail, et du droit fiscal que se sont façonnées (ou qui ont été forgées par les fonctionnaires de Bruxelles, de Washington, de Tokyo, dOttawa et de Canberra) au bénéfice de leurs patrons les multinationales présentes dans lespace de Schengen, dans laire de lALENA et dans la sphère de lOMC (Organisation mondiale du commerce) assurent que la force de travail salarié, au meilleur prix, sera exploitée par les multinationales apatrides et quensuite leurs profits pourront migrer sereinement vers les paradis fiscaux afin de se soustraire à limpôt et aux charges sociales toujours considérées trop dispendieuses par ceux qui ont vocation de recueillir le maximum de profit à redistribuer aux actionnaires milliardaires avides de réinvestir ce capital pour un nouveau cycle de reproduction élargie, et ainsi va la vie économique sous limpérialisme moderne (3). Cependant, toutes ces explications néclaircissent pas entièrement les avantages recherchés par ce redéploiement industriel intracapitaliste. À quoi sert-il de fermer à Aulnay-sous-Bois, à Gent, à Ste-Thérèse banlieue pour investir à Flint au Michigan ? (4) Réduction des coûts de la force de travail Depuis plusieurs années, la première puissance impérialiste mondiale maintient intentionnellement sa devise, le dollar, sous la valeur de leuro, ce qui lui fournit un avantage commercial évident. Le Canada a amorcé une telle opération de dévaluation spéculative de sa monnaie depuis plusieurs mois (1$ CAD = 0,90$ US = 0,65 €). Les biens et services produits aux États-Unis sont ainsi moins chers à acheter pour un Européen ou un Japonais. Encore faut-il que les coûts de production de ces biens et services soient sous contrôle et maintenus au plus bas prix possible (à la plus faible valeur possible) compte tenu du niveau de productivité, sinon lavantage commercial serait annulé par lécart salarial qui historiquement fut à lavantage des travailleurs américains relativement bien payés dans la grande industrie monopolistique du moins. Ce temps est révolu grâce au «communiste» Barack Obama (sic), le Président des petits bourgeois «progressistes». Linflation engendrée par limpression et linjection constante de dollars étatsuniens dans le circuit financier international a réduit le pouvoir dachat des ouvriers, cest-à-dire que la valeur de la marchandise « force de travail » est en baisse sur le marché étatsunien du fait même de la profusion du numéraire (dollar) qui engendre en retour la dévaluation de la monnaie américaine (trop de dollar sont à la poursuite de trop peu de biens et services). La force de travail, étant une marchandise comme les autres, subit une dévaluation comme les autres marchandises, y compris la marchandise «monnaie-dollar», la marchandise fétiche symbole de toutes les marchandises. La dévaluation dune devise (étatsunienne, canadienne, européenne) a toujours un coût pour les salariés et constitue toujours une façon de transférer le poids de la crise économique sur le dos de la classe ouvrière ce quaucun économiste-coolie ne dévoile jamais aux salariés. LÉtat policier américain, les États policiers européens, canadiens, australiens, japonais et de tous les pays soumis aux rapports de production impérialiste moderne ont parfaitement identifié les dix critères faisant entrave à lexternalisation/ délocalisation des opérations dune entreprise monopoliste multinationale et tous ensembles, de concert, sous la direction de lOMC, de lONU et de LOCDE, ils travaillent à amenuiser ou faire disparaître ces entraves à lexpansion impérialiste industrielle et commerciale. Le tableau 1 ci-dessous présente les dix plus importants facteurs qui entravent lexternalisation/délocalisation dune entreprise capitaliste monopoliste, quel que soit son secteur dactivité et son pays dorigine. Tableau 1 Source : http://www.ic.gc.ca/eic/site/eas-aes.nsf/fra/ra02152.html Les ouvriers ont pour habitude de spontanément riposter à cette dépréciation de la valeur de la seule marchandise quils peuvent vendre, leur «force de travail», en luttant pour des hausses de salaire ou des améliorations des avantages sociaux (assurance collective, régime de retraite), pour maintenir leur pouvoir dachat (leurs conditions de survie). Cest pourquoi les capitalistes américains avec le soutien de leur appareil dÉtat policier ont lancé il y a bien des années des attaques répétées contre les conditions de travail, contre les salaires et contre les conditions de reproduction de la force de travail des salariés américains (comme nous lavons évoqué ci-haut). Le bénéfice des capitalistes monopolistes étatsuniens est multiple; à la dévaluation du dollar US, qui permet de rendre moins chers les marchandises américaines exportées, sajoute la réduction du coût de la main-duvre et un profit accru au moment de la mise en marché des produits importés sur le marché étatsunien, mise en marché assuré par les Wall Mart et les Target des États-Unis. Aujourdhui, non seulement la productivité de louvrier américain (cadence de travail, nombre dheures travaillé, mécanisation du travail, périodes de repos écourtées, etc.), ainsi que son bas coût de revient (salaires et avantages sociaux en déclin) fournissent un avantage concurrentiel inégalé aux entrepreneurs monopolistes étatsuniens vis-à-vis leurs concurrents européens et canadiens. Ayant passablement détruit la résistance ouvrière américaine, avec la complicité des hommes daffaires syndicaux, ayant ramené le prolétariat et une large partie des employés étatsuniens à des conditions de survie où, individuellement, chaque travailleur se sent menacé par le chômage endémique, la concurrence des ouvriers étrangers, et le surendettement étouffant; chaque salarié totalement isolé dans sa résistance en raison de la trahison de loligarchie syndicale; chaque travailleur esseulé lutte pour sa survie personnelle (sans conscience de classe) et chacun se vend au plus offrant sur le « marché des esclaves salariés » à des conditions ne permettant même pas sa reproduction élargie (louvrier et sa famille) ! Pendant ce temps, les petits-bourgeois écologistes fantaisistes prêchi-prêcha à propos de la surconsommation et la nécessité de la pauvreté volontaire, tous rassemblées dans leurs universités aseptisées par les employés de soutien sous-payés. Les États-Unis lEurope occidentale le Canada lAustralie et le Japon en sont là si vous ne le saviez pas! Oubliez la petite-bourgeoise et la frange des employés bien payés du tertiaire hypertrophié qui seront les prochains à passer sous les fourches caudines du processus de paupérisation accéléré. Alors seulement, vous les entendrez sapitoyer à propos de lexploitation éhontée et supplier quon leur accorde le sursis du conscrit. Voilà lindustrie américaine enfin prête pour un second « décollage » une reprise et une reconquête de ses marchés historiques si ce nétait dune série de problèmes aggravants quil leur faudra surmonter auparavant. Attardons-nous à ces problèmes quelques instants puisque lEurope, le Canada, LAustralie et le Japon y seront confrontés dans quelque temps. La concurrence internationale entre brigands 1. La dévaluation de la monnaie (du dollar) rend moins alléchants les rendements sur les investissements. Les compagnies impérialistes américaines réduisent donc le rapatriement de leurs profits en mère patrie (le patriotisme à gogo cest bon pour les péquenots et les bobos). Les marchés boursiers étatsuniens manquent donc de liquidités et spéculent à même de largent de pacotille du numéraire inflationniste inexistant du crédit servant à monter des arnaques spéculatives, des pyramides de Ponzi, qui un jour ou lautre éclatent et seffondrent. Dernièrement, la Caisse de dépôt et placement du Québec annonçait des rendements records en partie grâce aux merveilleuses performances des entreprises spéculatives américaines qui lan prochain très certainement vont implosées et entraîner la Caisse dans une autre de ces années de pertes records comme en 2008 (5). Lactuel PDG sera congédié muni dun parachute doré et un autre fumiste sera appelé à la barre du bas de laine des québécois pour un nouveau cycle de désastre économique. 2. La Chine impérialiste maintient sa capacité concurrentielle : en haussant constamment le niveau de productivité de sa main-duvre salariée (budget croissant en recherche-développement); en contrôlant sévèrement la lente et rigoureuse augmentation des salaires de ses travailleurs afin de se constituer un marché intérieur. En outre, la Chine a commencé à délocaliser certaines de ses usines à faible valeur ajoutée, cest-à-dire ayant un facteur main-duvre capital variable élevé (industrie du textile, du vêtement, de la chaussure, de lalimentation, etc.) vers lAsie du Sud-Est pauvre et vers lAfrique miséreuse (Éthiopie) (6). La Chine maintient très basse la valeur de sa monnaie nationale ce qui rend les produits importés extrêmement cher pour ses consommateurs et les astreints à consommer national. La Chine maintient ainsi sa capacité concurrentielle face aux Américains, aux Européens et aux Canadiens. Un économiste bourgeois résume en ces termes le dilemme de léconomie chinoise contemporaine : le débalancement fondamental de léconomie chinoise est la faible part de la consommation dans le PIB (40% de son PIB alors que la proportion est de 70% aux États-Unis et en Europe). Cette distorsion provient de politiques visant à maintenir les taux dintérêt artificiellement bas, surtout sur les dépôts, ce qui résulte en une subvention aux grandes entreprises capitalistes emprunteuses, et cela aux dépens des ménages chinois. Face à des revenus dépargne moins élevés, les ménages doivent épargner davantage, ce qui finance les emprunts des entreprises qui investissent allègrement, produisent abondamment et exportent énormément. Finalement, les ménages font face à des prix dimportations élevés en raison de la devise chinoise sous-évaluée, ce qui agit comme une subvention aux entreprises exportatrices. Le résultat net est que linvestissement est surdimensionné dans le PIB, tout comme le surplus de la balance commerciale, et ce aux dépens de la consommation des ménages (7). 3. Dautre part, lUnion européenne a bien tenté de lâcher du lest en laissant tomber la valeur de leuro, mais les Américains ont accéléré la dévaluation de leur monnaie (idem pour le dollar canadien). Les dollars ont gagné la guerre de la dévaluation contre leuro. Leuro fort relativement au dollar entrave lexpansion des exportations et gonfle la dette souveraine de chaque État de la zone euro qui emprunte sur les marchés boursiers (8). Les capitalistes monopolistes européens quelle que soit leur nationalité ont déjà songé à cette éventualité. Le maelstrom médiatique, de concert avec les politiciens véreux et les bureaucrates syndicaux affairistes est en campagne depuis longtemps pour démontrer, à partir des exemples grec, espagnol, portugais, italien et britannique, que les ouvriers qui ne se soumettront pas et naccepteront pas de se serrer la ceinture et de revenir aux conditions de salaire et de reproduction dantan seront rejetés par le système économique omnipuissant et mis au rancart chômage et assistance sociale, soupe populaire, friperies et SDF sera leur lot comme aux États-Unis où une partie de la classe ouvrière vit dans les parcs et dort sous la tente malgré que des millions de ces campeurs et de ces squatteurs aient un emploi. En faillite, 30 % des jeunes couples américains sont retournés vivre chez leurs parents (9). Les travailleurs américains sy sont résignés, pourquoi les ouvriers européens ne sy résoudraient pas ? Alors, de grâce, scandent les capitalistes français et leurs sous-fifres socialistes, « oubliez les 35 heures », la France nest plus au temps où les colonies dopaient le PIB métropolitain
Aujourdhui, «enfants de la patrie, la plus-value doit être produite ici et extorquée patriotiquement avec la complicité de nos amis syndicalistes collaborationnistes » (10). La dette souveraine est hors contrôle La récente appréciation de leuro a pour conséquence de hausser la valeur de la dette souveraine de chaque pays européen déjà lourdement plombée. Plus un pays est dépendant pour sa capitalisation de la zone euro, plus sa dette augmente au fur et à mesure quil emprunte en euro surévalué à fort taux demprunt (relativement aux taux pratiqué dans dautres pays). Du moins, pour les pays qui se capitalisent et qui empruntent sur le marché européen, ce qui est le lot de tous les pays de lUE puisque peu de capitalistes financiers internationaux souhaitent prêter aux gouvernements européens surendettés (exception faite de lAllemagne à qui tous les spéculateurs voudraient prêter mais lAllemagne sauto-suffit). Les dettes des divers pays européens sont de la sorte communautarisées « socialisées européanisées » ce qui est loin de plaire à limpérialisme allemand qui endosse tous ces manants. Les États-Unis, possédant une monnaie nationale ont déjà « régulé » ce type de problème. La FED achète les obligations dépargne du gouvernement yankee et dévalue dautant la valeur du dollar US. Il semble que la Banque centrale européenne ait décidé de recourir au même stratagème suicidaire en créant un fonds de compensation pour renflouer les canards boiteux européens. En effet, ce système de financement de la dette par du crédit inflationniste est suicidaire puisque cette opération de renflouement des budgets gouvernementaux des pays de la zone euro à même de largent inflationniste ne fait que reporter le problème de surproduction et de sous-consommation de chômage aggravé et dendettement privé et public catastrophique vers dhypothétiques échéances qui ne sauraient tarder ni être évitées. Demain, économistes pédants et politiciens effrontés viendront expliquer quil faut davantage de sacrifices de la part des citoyens (ATTAC demandera certainement laudit-citoyen pour constater lampleur du désastre annoncé et inévitable); exiger moins de salaires et plus de productivité (les économistes patentés valideront certainement cette nécessité); réclamer moins de services publics afin de réduire les déficits gargantuesques conséquence de lendettement croissant (la gauche proposera de se retrousser les manches pour le salut de la patrie); cautionner davantage de guerres spoliatrices-destructrices (comme en Ukraine, après la Syrie, la Libye, le Mali, lIrak, lAfghanistan, le Congo, le Soudan, la Serbie); et, finalement, réclamer plus de subventions et de dégrèvements fiscaux en faveur des entreprises en crise et des banques en déroute de manière à leur permettre de maintenir leur taux de plus-value (11). Aucun mystère que la difficile réalité de leur incapacité Oubliez le soi-disant «secret» de la compétitivité allemande dont on berce le sommeil des ouvriers européens et canadiens depuis des années. Leur secret est simple : les ouvriers allemands ont maintenu la compétitivité des trusts allemands au prix de leur santé, de leur équilibre mental, de leur vie familiale déglinguée et de leur esclavage salarié. Ce sont les mêmes sacrifices qui sont aujourdhui imposés aux ouvriers américains pour ramener les usines dans leur pays, mais au prix de leur vie. Ne nous méprenons pas, lobjectif du développement du système capitaliste nest pas de produire de la richesse et dassurer la vie et lépanouissement des gens, pas même daccumuler des profits astronomiques. De moins en moins de gens accumulent de plus en plus dargent et de richesse et pourtant limpérialisme est en crise parce quil atteint de moins en moins sa finalité de valorisation du capital de sa reproduction élargie. Lobjectif ultime du système capitaliste à son stade impérialiste de développement est, à travers cette prise de profits, dassurer sa reproduction élargie. Cest la loi inaltérable du système qui le pousse à bousculer ses concurrents monopolistiques intercontinentaux afin de sassurer de survivre et de prospérer : marche, accumule des profits, réinvestis ce capital constant (CC) et ce capital variable (CV) et assure un nouveau cycle de reproduction élargie; dans le cas contraire, péris et dépose ton bilan. Voilà la recette des entreprises monopolistes en expansion. La crise consiste en ce que les capitalistes ne parviennent plus à assurer ce cycle économique, ce pour quoi ce système existe et se reproduit (12). Les marionnettes politiques, socialistes, libérales, conservatrices, UMP et lepénistes ne sont là que pour réguler cette transaction financière entre dune part linvestisseur le preneur de risque avec le capital public et avec les épargnes et les fonds de pension et dautre part les masses ouvrières besogneuses, purgées de tout pouvoir et vendant leur force de travail au plus offrant contre un salaire de moins en moins consistant et des impôts de plus en plus exorbitants. Cest à prendre ou à laisser, nulle échappatoire à lintérieur de ce système, même pas lespoir de rétablir les frontières nationales de façon à recréer un petit milieu dexploitation capitalistique national patriotique à labri de la concurrence internationale. Si les usines reviennent aux États-Unis ou dans tout autre pays cest que le taux de profit y est rétabli à lavantage du capital international. La situation ne pourra être que temporaire puisque la composition organique du capital recommencera à gruger la rentabilité relative et les conditions de reproduction de la plus-value à se détériorer. Deux voies soffrent aux ouvriers : suivre lexemple des salariés étatsuniens et vendre leur force de travail en dessous du prix de revient (sous le seuil de reproduction élargie de leur vie), ou résister de toutes leurs forces, refuser les Traités de libre-échange et les pactes de productivité et renverser cet État policier et ce système économique moribond avant leur perdition (13). _________________________________________ 1. http://economieamericaine.blog.lemonde.fr/2012/10/26/pourquoi-lindustrie-americaine-se-desengage-de-leurope/ 2. Paul Craig Roberts http://www.vigile.net/L-effondrement-de-l-economie 3. http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/la-crise-economique-la-chine-l-110893 4. http://canempechepasnicolas.over-blog.com/article-le-pdg-de-psa-peugeot-citroen-annonce-la-fermeture-d-usines-en-europe-110604349.html 5. Rendement de 13% pour la Caisse de dépôt en 2013 attribuable à des rendements de 22,9% sur le marché boursier étatsunien (hautement spéculatif et volatile). http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/02/26/rendement-caisse-depot-placement-quebec-2013_n_4858295.html 6. http://les7duquebec.org/7-au-front/afrique-le-continent-spolier/ 7. Léconomiste Michael Pettis a simplement découvert après les autres que la Chine était devenue latelier du monde développé dépendant et quelle avait adopté la stratégie de semparer de tous les marchés quelle le pouvait http://www.les7duquebec.com/7-de-garde-2/le-rebalancement-de-leconomie-chinoise/ 8. La faillite des régimes de retraite http://www.sauvegarde-retraites.org/article-retraite.php?n=258 9. La reproduction élargie de la force de travail dun ouvrier comprend ce qui lui est personnellement nécessaire pour vivre, être soigné, séduquer, se divertir et vivre sa retraite en sécurité, mais aussi pour se reproduire, procréer, élever et faire éduquer ses enfants, les faire soigner et les préparer à devenir esclaves salariés. 10. http://les7duquebec.org/7-au-front/elections-americaines-2012-les-vrais-enjeux/ 11. http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/la-polemique-sur-les-35-heures-125075 12. http://www.mecanopolis.org/?p=24488 13. http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_milliardaires_du_monde_en_2012 http://fr.wikipedia.org/wiki/Convention_de_Schengen et Vincent Gouysse. (2012). 2011-2012 : Reprise de la crise. http://www.marxisme fr/reprise de la crise.htmLa Chine http://www.les7duquebec.com/7-de-garde-2/le-rebalancement-de-leconomie-chinoise/
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| | Xuan | | Grand classique (ou très bavard) | | 18571 messages postés |
| Posté le 19-03-2014 à 20:30:49
| Quel est le rapport entre cet article et la rubrique "Europe un nouvel empire ?" Merci de respecter l'organisation des sujets du forum et de ne pas écrire n'importe quoi n'importe où, c'est aussi ton intérêt.
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| | robertbibeau | | Militant de valeur | | 280 messages postés |
| Posté le 19-03-2014 à 20:58:41
| Tu vois ce texte dans quelle rubrique camarade ???? Merci de tes conseils Robert
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| | Xuan | | Grand classique (ou très bavard) | | 18571 messages postés |
| Posté le 20-03-2014 à 20:28:34
| Pour un fait d'actualité : actualités internationales Pour un sujet de fond sur les rapports impérialistes internationaux : l'impérialisme, le Tiers Monde et la Chine Il me semble que ce serait le mieux. Tu as aussi enquêtes et analyses où tu as déjà posté "LA MONDIALISATION NÉO-LIBÉRALE EN CAVALE" L'intérêt de ces rubriques est de retrouver différents textes sur des sujets proches, pour les comparer ou y trouver des références, y compris après plusieurs mois. Si tu le souhaites je peux déplacer ton article.
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| | robertbibeau | | Militant de valeur | | 280 messages postés |
| Posté le 20-03-2014 à 22:41:08
| Je vous conseillerais d'ouvrir une section forum Économie-politique marxiste qui pourrait recevoir plusieurs de mes textes qui portent sur l'économie politique d'un pointe de vue marxiste justement Merci Robert Bibeau
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| | Xuan | | Grand classique (ou très bavard) | | 18571 messages postés |
| Posté le 21-03-2014 à 16:08:01
| La rubrique enquêtes et analyse s'y prête bien et contient déjà des sujets de ce type. Elle porte aussi tout naturellement sur l'analyse des classes en France.
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| | robertbibeau | | Militant de valeur | | 280 messages postés |
| Posté le 21-03-2014 à 18:27:49
| Excellent je retiens parfait Robert Bibeau
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