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 débat sur un texte de Marx

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Xuan
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   Posté le 11-10-2021 à 21:10:50   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Ce débat virtuel date du 18/12/2020, sur le texte PRÉFACE A LA CRITIQUE DE L’ÉCONOMIE POLITIQUE DE KARL MARX ci-dessous.
Il réunissait Dominique Pagani, Laurent Brun, Jean-Paul Legrand et Véronique Cornetet

La première partie du débat tourne critique l'écologisme décroissant
La seconde partie du débat se penche sur "Une formation sociale ne disparaît jamais avant que soient développées toutes les forces productives qu'elle est assez large pour contenir"


VIDEO DE LA « LECTURE EN COMMUN » DE LA PRÉFACE A LA CRITIQUE DE L’ÉCONOMIE POLITIQUE DE KARL MARX (1ere partie)
Avec la participation de
Dominique Pagani, philosophe et musicologue
Laurent Brun, syndicaliste et militant du PCF
Jean-Paul Legrand et Véronique Cornetet, militants du PCF

Cette première lecture inaugure une initiative qui vise à réunir ceux qui le souhaitent à des lectures en commun de textes marxistes.
Elle se poursuivra au mois de janvier qui vous sera communiquée prochainement afin que vous puissiez vous inscrire et y participer.
Après une lecture du texte, le travail d’échanges commence immédiatement avec Dominique PAGANI qui estime que dans ce texte « il y a le maximum de Marx dans un minimum de lignes » ce qui est rare dans son œuvre. Et de poursuivre avec des commentaires du texte qui ont été illustrés ou discutés par les autres participants.
#Marx #théorie #philo #communisme #marxisme #pcf #pagani

vidéo

Voici le texte étudié :



« Le résultat général auquel j'arrivai et qui, une fois acquis, servit de fil conducteur à mes études, peut brièvement se formuler ainsi :

dans la production sociale de leur existence, les hommes entrent en des rap­ports déterminés, nécessaires, indépendants de leur volonté, rapports de production qui corres­pondent à un degré de développement déterminé de leurs forces productives maté­rielles.
L'ensemble de ces rapports de production constitue la structure économique de la société, la base concrète sur laquelle s'élève une superstructure juridique et politique et à la­quel­le correspondent des formes de conscience sociales déterminées.

Le mode de production de la vie matérielle conditionne le processus de vie social, politique et intellectuel en général. Ce n'est pas la conscience des hommes qui détermine leur être; c'est inversement leur être social qui détermine leur conscience.

À un certain stade de leur développement, les forces productives matérielles de la société entrent en contradiction avec les rapports de production existants, ou, ce qui n'en est que l'expression juridique, avec les rapports de propriété au sein desquels elles s'étaient mues jusqu'alors. De formes de développement des forces productives qu'ils étaient ces rapports en deviennent des entraves.
Alors s'ouvre une époque de révolution sociale. Le changement dans la base économique bouleverse plus ou moins rapidement toute l'énorme superstructure.

Lorsqu'on considère de tels bouleversements, il faut toujours distin­guer entre le bouleversement matériel - qu'on peut constater d'une manière scientifiquement rigoureuse - des conditions de production économiques et les formes juridiques, politiques, religieuses, artistiques ou philosophiques, bref, les formes idéologiques sous lesquelles les hommes prennent conscience de ce conflit et le mènent jusqu'au bout. Pas plus qu'on ne juge un individu sur l'idée qu'il se fait de lui-même, on ne saurait juger une telle époque de boule­ver­se­ment sur sa conscience de soi; il faut, au contraire, expliquer cette conscience par les contradictions de la vie matérielle, par le conflit qui existe entre les forces productives socia­les et les rapports de production.

Une formation sociale ne disparaît jamais avant que soient développées toutes les forces productives qu'elle est assez large pour contenir, jamais des rapports de production nouveaux et supérieurs ne s'y substituent avant que les conditions d'existence matérielles de ces rapports soient écloses dans le sein même de la vieille société.

C'est pourquoi l'humanité ne se pose jamais que des problèmes qu'elle peut résoudre, car, à y regarder de plus près, il se trouvera toujours, que le problème lui-même ne surgit que là où les conditions matérielles pour le résoudre existent déjà ou du moins sont en voie de devenir.

À grands traits, les modes de production asiatique, antique, féodal et bourgeois moderne peuvent être qualifiés d'époques progressives de la formation sociale économique.
Les rap­ports de production bourgeois sont la dernière forme contradictoire du processus de produc­tion sociale, contradictoire non pas dans le sens d'une contradiction individuelle, mais d'une contradiction qui naît des conditions d'existence sociale des individus; cependant les forces productives qui se développent au sein de la société bourgeoise créent en même temps les conditions matérielles pour résoudre cette contradiction.
Avec cette formation sociale s'achè­ve donc la préhistoire de la société humaine. »

Karl MARX


Edité le 11-10-2021 à 22:38:48 par Xuan




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