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| Posté le 04-07-2020 à 07:27:04
| Débat autour du livre La gauche et la guerre https://www.investigaction.net/fr/debat-autour-du-livre-la-gauche-et-la-guerre/ Publié il y a quelques mois par Saïd Bouamama et Michel Collon, le livre « La Gauche et La Guerre » propose de réfléchir pourquoi la très grande majorité de la gauche radicale française a soutenu, malgré leurs conséquences très négatives, les guerres des États-Unis et de la France. Ce livre se termine par un appel aux diverses organisations de gauche à débattre sans tabous et de façon respectueuse en vue de reconstruire le mouvement pour la paix. LUnion Communiste Libertaire a répondu cet appel. Vous trouverez ci-dessous sa critique envers ce livre. Suivie de la réponse de Bouamama et Collon. Les personnes et groupes intéressés peuvent adresser leurs commentaires et propositions sur notre site et notre page Facebook. La réponse dUnion Communiste Libertaire Les deux auteurs se sont engagés à publier sur le site Investigaction les réponses qui leur seraient adressées. Nous ne doutons pas quils le feront. Faute dinvestigation, leur livre contient de fausses informations, que nous leur avons signalées, mais aussi de mauvaises interprétations sur la ligne anti-impérialiste du courant communiste libertaire. Michel Collon et Saïd Bouamama ont cosigné un livre, La Gauche et la guerre, dans lequel ils interpellent le PCF, EELV, le NPA, le PG, la CGT, la CFDT, Alternative libertaire (AL) ainsi que « les trotskistes » et « les anarchistes » (sans plus de précisions), en les accusant pour aller vite , de soutenir les guerres impérialistes. La quatrième de couverture résume ainsi laffaire : « En 2003, nous étions des millions dans la rue pour empêcher les États-Unis dattaquer lIrak. Mais en 2011, pour arrêter les bombardements sur la Libye : plus personne. Pire ! Les mêmes organisations réclamaient cette fois
la guerre. » Les deux auteurs concluent leur livre par un appel, « apprenons à débattre », et (page 335) invitent les organisations quils interpellent à leur écrire ; « nous nous engageons à publier ces réactions sur le site Investigaction afin de favoriser le débat public et large ». Laissant le soin aux autres organisations de se défendre elles-mêmes, nous souhaitons répondre à Michel Collon et Saïd Bouamama pour ce qui est de lex-AL, mais aussi pour lex-Coordination des groupes anarchistes (CGA), organisations fusionnées en juin 2019 dans lUnion communiste libertaire. Notre réponse commencera par un démenti. Nous nécrirons pas « Collon et Bouamama mentent », comme aiment à le faire les conspirationnistes. Nous allons simplement démontrer que votre exposé comporte des erreurs quil convient de rectifier. Et, plus bas, nous expliquerons notre orientation politique en toute clarté, car nous ne prenons pas lengagement anti-impérialiste à la légère. Les fausses informations contenues dans La Gauche et la Guerre Rappel des faits : le 17 mars 2011, après voir condamné les massacres perpétrés par Kadhafi contre le peuple révolté en Cyrénaïque (résolution 1970) le Conseil de sécurité des Nations unies décidait la mise en place dune zone dexclusion aérienne (résolution 1973). Détournant lobjectif de cette résolution, une coalition dÉtats membres de lOtan entama le 19 mars une campagne de bombardements sur larmée libyenne qui sacheva en octobre, après le lynchage de Kadhafi par les rebelles. Comment réagirent alors AL et la CGA ? Elles condamnèrent sans ambiguïté lintervention occidentale. Le jour même de son déclenchement, la CGA dénonça « lhypocrisie des États qui tentent de faire passer leur tentative de reprise en main impérialiste pour une intervention humanitaire au côté des révoltés » [1]. Deux jours plus tard, AL condamnait également lintervention et, tout en déclarant sa solidarité avec les « peuples du Maghreb et du Machrek en lutte pour leur liberté », exigeait « larrêt des bombardements en Libye et le retrait des troupes étrangères du Bahreïn ». Lorganisation concluait en appelant « lensemble des organisations politiques, syndicales ou associatives de France sopposant à la guerre à agir en commun pour faire cesser lintervention militaire française en Libye » [2]. Le 31 mars, enfin, à loccasion dune journée de protestation contre les bombardements en Libye à linitiative du Mouvement de la paix, AL diffusait un tract reprenant, en les actualisant, les termes de ce communiqué. « Nous soutenons les révolutions au Maghreb et au Machrek mais ce nest pas sous les bombes américaines quelles triompheront », disait-il entre autres, en clamant : « Non aux bombardements en Libye ! Retrait des troupes étrangères du Bahreïn ! » [3]. Il est difficile de faire plus clair. Ce que vous écrivez dans votre sous-chapitre « Des anarchistes proguerre ? », pages 10-11 de votre livre, sur le « virage à 180 degrés » dAL qui aurait décidé de « soutenir la guerre US en Libye » est donc faux. Mais doù vient cette invention ? On pourra dire que vous avez été victimes dun « médiamensonge », pour reprendre un terme cher à Michel Collon. En effet, lunique source que vous citez et qui na pas été recoupée est un article, « Gauche révolutionnaire : la grande manipulation », publié sur un médiamenteur : le site web conspirationniste et réactionnaire (et climato-négationniste, et souverainiste, etc.) Arrêt sur info. Cette utilisation des sources interroge évidemment la méthodologie employée dans votre livre. Une rapide investigation vous aurait épargné cette faute : plutôt que des sources secondaires douteuses, consulter les sources primaires, très facilement accessibles sur le web ; interroger les acteurs et actrices de lépoque ; discerner les sources valables. Par exemple : étudier lexpression collective (articles, tracts, communiqués, textes dorientation politique) et laction des organisations libertaires peut être une source valable danalyse. En revanche, piocher au hasard sur Internet des textes anonymes, ou émanant de groupes éphémères ou inconnus (pages 237 et 240 de votre livre) pour en déduire des généralités sur le mouvement libertaire, ce nest pas une méthode valable. Une précision sur le « campisme » et le « ninisme » Un certain nombre de guerres impérialistes occidentales ont été menées au prétexte de renverser des régimes dictatoriaux et dinstaurer la démocratie (Panama, Afghanistan, Irak, Libye
). Page 232, vous écrivez qu« on peut critiquer ces régimes tout en se mobilisant effectivement contre lagression impérialiste. Ce qui est problématique, cest lorsque cette critique conduit à une position abstentionniste sur la question de lengagement contre cette agression ». Pour vous, cette « position abstentionniste » découle de ce que vous nommez le « ninisme » (« ni pour limpérialisme, ni pour le dictateur »). Cest une conclusion hâtive. En 1991 et 2003, dans les manifestations contre la 1re comme contre la 2e guerre du Golfe, les slogans du type « Ni Saddam ni Uncle Sam » étaient courants. Ils étaient une façon simple et directe de dire que le dictateur était un ennemi du peuple (et non un honorable patriote, comme le professait le FN, par exemple), mais que cétait au peuple irakien de le renverser par lui-même
Et cela nempêchait nullement de se mobiliser sur une base très claire de refus de la guerre impérialiste. Cest la position de lUnion communiste libertaire, après avoir été celle dAL et de la CGA. À la différence des « campistes » cependant, nous ne faisons pas danti-impérialisme sélectif. Nous condamnons tant limpérialisme US que les impérialismes français, britannique, russe ou (bientôt ?) chinois. En conséquence, nous nencensons ni ne dénigrons un soulèvement populaire en fonction du camp impérialiste quil gêne. À lépoque du « Printemps arabe » de 2011, nous avons donc manifesté, en France, avec les diasporas tunisienne, libyenne, égyptienne ou syrienne, en solidarité avec les soulèvements populaires qui voulaient balayer des régimes policiers, racistes, corrompus, claniques, voire dynastiques. Tout cela en dénonçant les ingérences étrangères qui, hélas, menacent toute révolution (française, mexicaine, russe, chinoise
), comme lHistoire nous lenseigne. À lépoque, en 2011, les « campistes », eux, ont fait leur tri. Ils ont applaudi les révolutionnaires de Tunisie et dÉgypte. Mais dans les cas libyen et syrien, ils ont opté, au mieux, pour le silence et une « position abstentionniste » (« ni dictateur, ni révolution » ; au pire, pour la négation du soulèvement populaire et la défense dun régime prétendument victime dun complot international
(« ni Uncle Sam, ni révolution »)
Dautres formes de « ninisme », en somme, mais inavouables ! La commission International de lUnion communiste libertaire Notes: [1] Communiqué CGA, « Libye : Pour la révolution, contre la guerre impérialiste ! », 19 mars 2011. [2] Communiqué AL, « Libye : Refusons lhypocrisie de la guerre humanitaire ! », 21 mars 2011. [3] « Refusons lhypocrisie de la guerre humanitaire », tract AL du 31 mars 2011. Réponse à lUnion Communiste Libertaire Nous remercions lUnion Communiste Libertaire pour sa réponse critique au livre « La Gauche et la guerre ». La décision de lEtat français le 2 février 2020 denvoyer 600 soldats supplémentaires en Afrique de lOuest souligne la nécessité et lurgence du débat sur les raisons des faiblesses du mouvement doppositions aux guerres impérialistes qui ne cessent de se multiplier depuis plusieurs décennies. En dépit des divergences danalyses et des critiques mutuelles même sévères ce débat est incontournable pour faire cesser cette inaction dans des pays comme la France ou la Belgique, membres de lOTAN. Cette coalition est un des acteurs essentiels du nouveau cycle de guerres qui endeuille régulièrement les peuples. Habitant et militant dans des pays fauteurs de guerre, nous avons tous une responsabilité particulière dans les guerres que suscite ou auxquelles participe « notre » propre impérialisme. Commençons par préciser la nature de ce livre. Il sagit dun livre dinterpellation ayant un objectif précis : pourquoi cet affaiblissement général des oppositions aux guerres dans lesquelles est engagé « notre impérialisme ». Nous voulions souligner que cette tendance touche lensemble des courants de la « gauche » ou de la « gauche radicale . Doù lexpression « les trotskystes et les anarchistes » que vous nous reprochez être « sans plus de précisions ». Il ne sagit pas ici dhomogénéiser ces courants et damalgamer toutes les organisations qui en font partie et sont divers. Mais de souligner quaucun courant nest préservé par cette tendance. Au-delà, il faut, bien entendu, réintroduire les analyses et prises de positions spécifiques de chaque organisation et votre réponse critique permet de le faire en ce qui concerne lUCL et AL. Nous espérons que dautres organisations feront de même. Afin que chacun puisse se faire sa propre opinion sur la place de lengagement anti-impérialiste. Dune part, pour chacune des organisations. Et surtout, dautre part, pour que nous puissions le plus collectivement possible réenclencher une dynamique concrète de refus des guerres impérialistes. A propos de nos sources Si nous nous sommes attachés à citer Alternative Libertaire, cest que justement cette organisation est, depuis longtemps, vigilante sur les offensives idéologiques des classes dominantes sur de nombreux sujets, immigration, islamophobie, racisme dEtat, etc. Nous prenons acte de vos précisions et en particulier de votre tract du 31 mars 2011 qui soppose aux bombardements en Libye et rappelle que « les grandes puissances impérialistes justifient toujours leurs interventions par des arguments humanitaires ». Cette position de principe que nous partageons est toutefois largement affaiblie dans le même tract lorsque vous reprenez ces « arguments humanitaires ». En ce qui concerne la Libye cétait tout simplement un mensonge. Vous écrivez ainsi dans ce tract que « Cest finalement le risque (bien réel) dun massacre des insurgé-e-s libyen-ne-s retranchés à Benghazi qui a servi de prétexte pour justifier une intervention militaire. » Or ce « risque de massacre » se range au même niveau que la fameuse fiole brandie par Colin Powell en février 2003 aux Nations-Unies afin de légitimer une intervention militaire. Fiole censée prouver que Saddam Hussein possédait des « armes biologiques ». Depuis ladministration états-unienne a reconnu le « mensonge dEtat » et cette question a été largement documentée. Les organisations indépendantes « Center for public Integrity » et « Fund for independence in journalism » recensent dans leur étude intitulée «Faux prétextes[i] » 935 mensonges entre 2001 et 2003 sur lIrak pour produire un consentement à la guerre. Il en a été de même en Libye en ce qui concerne « le risque dun massacre ». En témoigne le rapport dune commission parlementaire britannique de septembre 2016 : « Malgré ces discours, laffirmation selon laquelle Mouammar Kadhafi aurait ordonné le massacre des civils à Benghazi nest pas étayée par les preuves disponibles. [
] La rhétorique utilisée [pour justifier lintervention militaire occidentale] était glaçante, mais encore une fois, il y avait des exemples passés de la façon dont Kadhafi se comporterait réellement. [
] Par conséquent, il aurait été prudent dans la réponse réelle [
] La crainte du massacre de civils était largement exagérée[ii]. » Il est difficile dappeler à sopposer à une guerre en reprenant quand même largumentaire de légitimation de ceux qui la promeuvent. Si nous acceptons notre erreur et réduction dans la position dAL sur sa condamnation des bombardements en Libye, nous réaffirmons notre désaccord sur la reprise des argumentaires médiatiques et politiques ayant servi à produire le consentement à la guerre. Reprendre ces argumentaires tout en condamnant leurs conséquences naide pas à mobiliser lopinion publique au moment où se déroule cette offensive idéologique de préparation de lopinion. Adopter au contraire une posture de méfiance à légard des informations dominantes dans ces moments de préparation de lopinion à la guerre nous paraît une nécessité absolue. Ce nest pas un hasard si les « gauches du Sud » (cest-à-dire les gauches des pays où se déroulent les guerres) dans toute leur diversité ont adopté une telle position en dépit de leurs divergences sur la nature du régime de Kadhafi. Toujours à propos de nos sources vous nous reprochez de « piocher au hasard sur Internet des textes anonymes, ou émanant de groupes éphémères ou inconnus ». Vous faites référence à notre citation dun article publié par le site « Jura Libre » par le groupe « les amis français de Nestor Makhno ». Cette citation attribuant les attentats de Charlie Hebdo à Poutine et Assad ne prétendait pas être représentative de toute la mouvance libertaire. Nous avons suffisamment de camarades se revendiquant de cette école de pensée politique pour ne pas faire de tels amalgames. Et dailleurs nous écrivions (page 237) : « Bien entendu, la majorité des analyses natteignent pas ce niveau dabsurdité et de caricature. » La citation avait pour seul but de souligner quaucun courant de pensée nétait épargné par les questions soulevées dans le livre. Vous nous faites la même critique pour le courant « anti Deutsch » en Allemagne. Or pour ce dernier, nous ne sommes pas en présence dun « groupe éphémère » mais dune réalité dangereuse qui est bien présente sur la scène politique allemande. A propos du ninisme Nous avons dénommé « ninisme » la position consistant à sabstenir de se mobiliser contre la guerre au prétexte quelle oppose un impérialisme et un dictateur. Vous citez dailleurs un passage de notre livre qui lexplique clairement : « On peut critiquer ces régimes tout en se mobilisant effectivement contre lagression impérialiste. Ce qui est problématique, cest lorsque cette critique conduit à une position abstentionniste sur la question de lengagement contre cette agression. » Si votre définition du « ninisme » est différente, il faut dabord nous entendre sur le vocabulaire. Si pour vous le « ninisme » exclut le soutien à la guerre ou labstention face à la guerre impérialiste, alors nous pouvons avoir un débat didées sur le choix de ce terme, certes important, mais secondaire. Le principal étant dêtre daccord là où « notre » impérialisme est engagé : il faut sengager contre toute intervention militaire de notre impérialisme. Où que ce soit. La critique que vous nous faites peut dailleurs vous être adressée à propos de votre critique sur ceux que vous nommez les « campistes ». Ceux-ci ne sont pas une entité homogène. Certains estiment par exemple quau moment où se déroule une guerre impérialiste la question posée nest pas celle du régime en place mais celle de larrêt de la guerre. Une telle position ne signifie pas une quelconque sympathie avec les régimes en place. On peut certes être en désaccord mais réduire une telle position à un soutien au régime en place et à un « anti-impérialisme sélectif » est une « conclusion hâtive » pour reprendre votre expression. La question est, bien entendu, différente lorsque nous sommes en présence dun « soulèvement populaire ». La question posée dans chaque situation est celle du diagnostic. Durant le dernier cycle de guerres impérialistes, nous avons été en présence dau moins trois cas de figure : Dauthentiques mouvements populaires. Des mouvements populaires instrumentalisés après leur déclenchement par des puissances impérialistes. Des mouvements suscités dès leur naissance ou même « fabriqués » par ces puissances. Êtes-vous daccord avec cette distinction ? Ne trouvez-vous pas que, pour être pleinement responsable, le mouvement anti-guerre devrait dresser un bilan réaliste de ces mouvements ? Bien sûr nous sommes conscients que si une puissance étrangère parvient à instrumentaliser un tel mouvement cest que les contradictions politiques et sociales sont graves. Mais cela ne justifie pas quon saveugle sur cette intervention étrangère ou quon la considère comme secondaire. Certains peuples concernés ont dailleurs tiré leur propre bilan du dernier cycle de guerres comme en témoigne le Hirak algérien caractérisé à la fois par une opposition exemplaire au régime et une vigilance refusant toute tentative dingérence et dinstrumentalisation. La question posée par notre livre nest pas celle du soutien ou non aux révoltes des peuples. Cette question importante renvoie à une base dunité beaucoup trop large pour constituer le programme dun mouvement anti-guerre. La question posée est celle de lopposition aux guerres impérialistes et plus spécifiquement de celles où « notre » impérialisme » est engagé. La question posée nest pas celle de réunir un accord sur toutes les situations nationales mais de dénoncer les argumentaires idéologiques visant à produire le consentement des peuples européens aux guerres. Vous pouvez peut-être considérer cela comme du « ninisme inavouable ». Mais alors il convient de préciser : Ni ninisme, ni campisme mais opposition systématique aux guerres impérialistes. En espérant nous retrouver ensemble dans la mobilisation contre les guerres à commencer par celles de limpérialisme français en Afrique. Dans cet esprit, nous tenons à saluer le fait que vous êtes, à ce jour, la seule organisation politique française à avoir répondu à notre appel au débat. Et que vous avez exprimé vos critiques et divergences de façon argumentée et respectueuse. Pour favoriser ce débat et préparer des actions unitaires, nous vous proposons dorganiser un débat public via Zoom qui permettrait dessayer de mieux se comprendre et si possible de se rapprocher. [i] Falce Pretenses, https://publicintegrity.org/politics/false-pretenses/, consulté le 5 mars 2020 à 18 h 00. [ii] House of Commons, Foreign Affairs Commitee, Lybia. Examination of intervention and collaps and the UKs future policy option, Third Report of session 2016-17, 6 september 2016, p. 14.
-------------------- Ni révisionnisme, Ni gauchisme UNE SEULE VOIE:celle du MARXISME-LENINISME (François MARTY) Pratiquer le marxisme, non le révisionnisme; travailler à l'unité, non à la scission; faire preuve de franchise de droiture ne tramer ni intrigues ni complots (MAO) |
| | Finimore | | Grand classique (ou très bavard) |  | | 2647 messages postés |
| Posté le 04-07-2020 à 07:31:36
| Message des Editions Prolétariennes sur le débat autour du livre La gauche et la guerre Débat autour du livre « La gauche et la guerre » https://www.investigaction.net/fr/debat-autour-du-livre-la-gauche-et-la-guerre/ Après la publication du livre « La Gauche et la guerre » de Saïd Bouamama et Michel Collon , il était nécessaire quun débat souvre sur les questions quil pose, notamment avec une partie de la mouvance libertaire. Il est pour nous très positif que le débat se soit engagé avec lUnion Communiste Libertaire. En tant quassociation dobédience marxiste-léniniste, les Editions Prolétariennes http://editionsproletariennes.fr/ sont sensibles aux questions posées par le livre « La gauche et la guerre », dautant plus que depuis notre fondation fin 1996, nous avons notamment toujours condamné les guerres et agressions impérialistes US ou françaises. Nous avons aussi remarqué et regretté la difficulté de sopposer unitairement avec dautre forces anti-impérialistes à la guerre contre la Libye en 2011. La ou les faiblesses du mouvement anti-guerre sont aussi à rechercher dans son histoire voir notamment la brochure publiée par les EP en 2017 : http://editions-proletariennes.fr/Actu/antifascisme/antifascisme.pdf et qui revient dans le chapitre 13 sur « les guerres humanitaires » ou nous indiquions « Ce qui est déterminant depuis les années 80 cest que les guerres contre les peuples, nous ont été présentées (vendues médiatiquement) comme « humanitaires » avec toutes sortes de justifications plus ou moins fabriquées. Le prétexte de « lingérence humanitaire » nétait quun moyen pour masquer la réalité des guerres impérialistes (Somalie, Bosnie, Rwanda, Yougoslavie, Irak, Afghanistan, Libye
). » Nous souhaiterions intervenir dans le débat initié par la publication du livre de Saïd Bouamama et Michel Collon. Les Editions Prolétariennes le 3 juillet 2020
Edité le 04-07-2020 e 08:02:11 par Finimore
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| | marquetalia | | Grand classique (ou très bavard) | | 9697 messages postés |
| Posté le 20-07-2020 à 17:45:07
| Un Manière de Voir de plusieurs années en arrière s appelle, justement,"ces guerres qu on dit humanitaires".
Edité le 20-07-2020 e 17:45:20 par marquetalia
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