| | | | | | | | robertbibeau | | Militant de valeur | | 280 messages postés |
| Posté le 04-10-2014 à 16:20:24
| LA CRISE ÉCONOMIQUE SYSTÉMIQUE DÉMONTER ET EXPLIQUER robertbibeau@hotmail.com http://www.les7duquebec.com/7-au-front/contradictions-dans-la-reproduction-du-capital-1/ Après lecture de ce texte, vous connaîtrez les causes profondes de la crise économique systémique du capitalisme et les raisons pour lesquelles cette crise ne peut être résorbée, ni le capitalisme réformé. Vous saurez pourquoi il n'y a que peu de choix, soit nous poursuivons cette marche forcée vers la crise, la guerre et la barbarie; soit, nous nous dirigeons vers la seule alternative, l'économie planifiée et la paix. Comment le capital se reproduit-il ? Le capital pour devenir du Capital productif (C) doit d'abord devenir des marchandises monnayables. Étant devenue marchandise (M), elle sera commercialisée et une fois vendue, la marchandise redeviendra argent (A) comptabilisable et « thésaurisable », mais il ne sera pas encore devenu du Capital. Il redeviendra Capital quand cet argent servira à acheter des moyens de production (du capital fixe dont le symbole est Cc) et des forces productives (les salaires dont le symbole est Cv) et ainsi redevenir du capital productif (C), prêt à sengrosser de plus-value (pv), source de toutes les richesses en système capitaliste. Ainsi se poursuit le cycle de reproduction élargie du capital qui assure laccumulation. Laccumulation nétant quun moment dans le cycle continuel de reproduction du Capital dont la vocation souveraine est de se reproduire en plus grand, de façon élargie. Cependant, pour se reproduire en plus abondant le Capital doit passer entre les mains des ouvriers qui seuls peuvent y injecter leur labeur, la précieuse plus-value (pv) c'est-à-dire leur surtravail non payé exproprié source unique de capital revivifié. La crise systémique du capitalisme Quand senraye ce cycle de reproduction élargie du Capital productif, le Capital devient improductif, autant dire qu'il devient du capital mort et inutile. Il nest plus du Capital en fait, au sens marxiste du terme, car il ne sert plus à produire de la plus-value et donc à se reproduire en plus grand (C -» C). Ce qui enraye ce mécanisme de reproduction élargie ce mécanisme de reproduction du capital cest la surproduction (relative) des marchandises. En effet, le mode de production capitaliste est le premier mode de production dans lhistoire à produire trop de moyens de production (de forces de travail et de forces productives) par rapport à ses capacités de « contenir, gérer et générer » faire fructifier ces moyens de production, cest-à-dire ce Capital. Crises de surproduction capitaliste Comment une telle « surproduction » est-elle concevable au milieu de la famine et de la misère urbaine ? Cest que, in fine, le modus operandi de ce mode de production et déchanges nest pas de produire de la richesse, des biens et des services, à distribuer parmi la population en aisance ou en indigence. La finalité du capitalisme est de produire et de reproduire du capital par le moyen de l'exploitation de la force de travail et l'expropriation de la plus-value ouvrière. Pour arriver à ses fins, de reproduction élargie, le mode de production capitaliste, un peu comme un immense organisme vivant, a « imaginé » produire de la valeur déchange monnayable à partir de la valorisation de la valeur dusage [donner de la valeur marchande à une matière première nayant à l'origine quune valeur dusage relative. Exemple, la roche de fer qui une fois ouvrée devient l'ossature dacier d'une automobile]. Pour que lopération soit profitable, quelle ne se résume pas à échanger un euro français contre un dollar américain, une marchandise au prix dun euro doit coûter un certain prix inférieur au prix initial. Lautre partie de la valeur produite par le travail salarié (seule et unique source de valeur marchande) sera expropriée par le propriétaire privé des moyens de production et réintégrera le circuit de circulation du capital. La plus-value source des profits Cette portion de la valeur créée par le travail sappelle la plus-value (pv) doù émarge lensemble des profits déclinés sous différentes appellations telles que profits industriels, dividendes, rentes foncières et bénéfices commerciaux. Tant que ce processus de création de valeurs déchange [création de capital à réinvestir, en capital constant (moyens de production dont le symbole est Cc) et en capital variable (Cv, ou salaire, ou temps de travail nécessaire) pour faire produire une nouvelle plus-value aux travailleurs salariés exproprier] le système économique capitaliste est en santé et fonctionne normalement. Le système économique reproduit le Capital en plus abondant ce qui est sa finalité. On dit alors quil y a accumulation du capital dans les mains des capitalistes qui poursuivent leur quête incessante de nouveaux profits [de nouvelles richesses, de nouvelles valeurs marchandes]. Le profit cest lappât, moins de profits et cest la crise Le profit constitue lappât (du gain) sur lequel sappuie idéologiquement ce mode de production et les rapports de production qu'il génère et qui larticule et lorganise. Le problème économique (la crise) surgit au moment où ce processus de reproduction élargie du capital senraye. Enrayer signifie ici que la classe des capitalistes, dont cest la mission daccumuler et surtout de faire fructifier (valoriser) le capital ny parvient plus. La classe capitaliste a beau imaginer des subterfuges, des arnaques financières, des pyramides de Ponzi, la création de produits boursiers dérivés et sulfureux, le Capital productif ne se reproduit plus et en lieu et place c'est de l'argent fictif - des papiers de changes - des chiffres virtuels dans un chiffrier électronique dentreprise des actions bidon qui s'accumulent dans les livres comptables et les portefeuilles de dividendes des rentiers, jusqu'à l'éclatement de la bulle financière affichant soudainement la vacuité de cette activité de thésaurisation de valeur-action virtuelle irréelle. C'est-à-dire que ces papiers et des actifs utopiques ne sont adossés à aucune valeur réelle tangible ou « marchandisable ». Cest la raison pour laquelle les capitalistes chinois transforment présentement tous leurs dollars américains en avoirs immobiliers aux États-Unis. Ils achètent des centres villes en entier, des mines et des terres agricoles en prévision de léclatement de la bulle financière gonflée à lhélium spéculatif étatsunien. Attention, chacun doit bien comprendre que ce ne sont pas les marchandises, ni la richesse, ni les biens, ni les services, que les capitalistes, en tant que classe sociale, cherchent à accumuler et à reproduire. Les capitalistes détruiront les moyens de production et les marchandises (par les guerres) plutôt que de les brader à vil prix. Seul le profit les active et les motive et si un capitaliste ne se plie pas à cette loi dairain de la valorisation-reproduction du capital il sera broyé par la machine impérialiste en marche vers le précipice de la crise systémique. De la non responsabilité capitalistes dans ce cataclysme La question qui confronte la classe ouvrière nest pas daimer ou dapprécier les efforts mis en uvre par tel ou tel État providence bourgeois, devenu État policier corrompu, ou les efforts déployés par tel ou tel capitaliste, mais de comprendre que le système économique capitaliste fonctionne de cette façon et nullement autrement et quil devra rendre lâme pour faire place au mode de production suivant le mode de production communiste passant par une transition socialiste. Cest le Capital productif, unique source de plus-value (via le travail ouvrier mis en uvre) que la classe capitaliste cherche à accumuler non pas du tout pour le thésauriser, mais pour le réinvestir en capital vivant = en capital variable = et en capital constant ou capital fixe = mort = et ainsi lui faire accomplir un nouveau cycle de reproduction élargie. Quand ce cycle nest plus possible ce mode de production tire à sa fin. Malheureusement il ne sécroulera pas tout seul et nous devrons le renverser pour lempêcher à nous entraîner dans sa chute apocalyptique. À chaque cycle de circulation du Capital, davantage il y a de capital vivant (salaire) mis à contribution et moins il y a de capital mort (capital constant), ou de moyens de production déjà capitalisés et additionnés dans la comptabilité nationale, plus il y a valorisation et donc profitabilité de lopération de production. En d'autres termes, plus il y a production de plus-value et plus il y a valorisation et reproduction du capital. Linverse est aussi vrai. La crise de surproduction de moyens de production et de marchandises On dit quil y a surproduction quand, dans le cadre du mode de production capitaliste, lopération dinvestissement de valorisation du capital productif nen vaut plus la peine. Cest-à-dire quand le fait de placer son argent en nouveaux moyens de production (usines, énergie, matières premières) et en force de travail (salaires) ne procure aucun profit ou procure un profit moindre par rapport à dautres formes de placements et dinvestissements plus lucratifs. Les économistes en herbe qui devisent à propos du dilemme « investissement et croissance versus austérité et décroissance » attestent simplement quils ne connaissent rien à léconomie capitaliste. Loption investissement et croissance est désormais fermée, doù le capital sengouffre à la bourse pour frimer (1). La monnaie largent le capital financier Ainsi, la monnaie, à lorigine un simple moyen déchange facilitant le commerce des marchandises et la comptabilisation des investissements et des profits, sest métamorphosé en capital financier, source utopique de profits virtuels alambiqués à partir de papiers de commerce-SDF dactifs vagabonds sans valeur marchande. Nous reviendrons sur largent moribond, entremetteur que les capitalistes en déroutent ont transformé en talisman dans leur fuite en avant face à la crise économique systémique de léconomie capitaliste. Largent, ce « Dieu » mythique, est lui-même marchandise abstraite et universelle. Largent nest Capital que sil se convertit en marchandises concrètes, telles que machines, matières premières, énergie, forces de travail, dans un procès de valorisation et de reproduction élargie géniteur de plus-value. Sil ne le fait pas il nest rien sous le capitalisme. Cest ce que les capitalistes allemand avaient compris dans lentre-deux guerres quand ils expédiaient en France des tonnes danciens marks sans valeur à titre de réparation de guerre. Cest ce que font les étatsuniens présentement avec tous leurs créanciers. Le commerce et léchange comme révélateur de la crise La probabilité dune crise économique que nous savons exister dans la forme élémentaire de léchange simple se retrouve « contenue dans le mouvement du capital, pour autant quil est aussi marchandise et rien dautre que marchandise » disait Marx (2). Car le mouvement de largent-capital est fait déchanges de marchandises, transformées en argent. Il est évident que les échanges doivent équilibrer les achats et les ventes pour pouvoir seffectuer sans ambages. Les déficits de la balance commerciale annuelle de nombreux pays sont la garantie dune crise économique profonde et irrésoluble. Chaque échange est donc un moment de possibles perturbations, un « saut périlleux » comme lécrit Tom Thomas (3). Plus se complexifie la division du travail dans lusine et dans l'économie en général et plus se multiplient les diverses branches spécialisées de la production industrielle anarchique, et plus se segmentent le processus de production, réparti entre les différentes unités de production éparpillées dans plusieurs pays, et plus saccroît la masse et la diversité des produits, et plus se multiplient aussi les possibilités de disproportions dans les volumes de marchandises produits, et offerts sur les marchés, et les volumes demandés entre loffre soldée et la demande solvable et plus se multiplie les variations de prix que cela entraine. Phénomène quaccentuent les variations de la valeur de largent, des devises au change flottant, dun pays dexportation à un pays dimportation. Cet écart dans la valeur des différentes monnaies étant un révélateur du déséquilibre des échanges de marchandises dont nous parlions précédemment. Ce nest pas la monnaie qui entraîne les écarts et les déséquilibres des balances commerciales. La valeur de la monnaie ne fait quenregistrer et refléter ces écarts. « Pour faciliter lexposé de ces possibles perturbations, nous distinguerons les disproportions entre les branches de production, et celles dues à une surproduction de biens destinés à la consommation finale (ou, autre façon de le dire, due à la sous-consommation de la population laborieuse). Il ne faut pas oublier que le commerce international concerne autant les échanges entre entreprises que lapprovisionnement de la consommation finale » (4). Disproportions entre branches de production Ces disproportions entre branches de production consistent en goulots détranglement dans une branche dactivités dont les produits sont nécessaires à dautres branches. Le prix des marchandises sélève. La production des branches est freinée par la pénurie des intrants nécessaires. Il y a triple dévalorisation du capital ; 1) par la diminution de la production de plus-value du fait du renchérissement des intrants, cest-à-dire lenchérissement du capital constant par rapport aux salaires, par lutilisation notamment dune plus grande quantité de capital fixe (machinerie sophistiquée et installations valorisées); 2) par la nécessité de hausser la productivité du travail et donc de réduire la quantité de travail et de surtravail contenue dans chaque marchandise; 3) par linutilisation de moyens de production dans les branches industrielles paralysées en amont. Lensemble de ce processus produit une hausse de la composition organique du capital dont la conséquence inéluctable est la baisse des taux de profits moyens par secteur industriel et par zone géographique de production doù sensuit un développement économique impérialiste inégal et combiné. Le capital inemployé ne produit évidemment pas de plus-value, ce nest plus du Capital, cest une déprédation du capital. « Dans la mesure où le procès de reproduction sarrête, le procès de travail se ralentit ou est, par endroits, complètement paralysé, cest du capital réel qui est détruit. Le travail qui nest pas exploité est autant dire de la production perdue. Des matières premières qui restent inemployées ne sont pas du capital. Des bâtiments quon noccupe pas, tout comme des machines et des marchandises qui pourrissent dans les entrepôts, tout cela cest de la destruction de capital » (5). Sous-capacités de consommation dun côté est toujours surcapacités de production de lautre. Lensemble produit non seulement une sous-utilisation des machines, mais crée aussi des stocks de marchandises invendues, des forces de travail inutilisées et licenciées, une baisse de la consommation des salariés devenus chômeurs et une baisse de linvestissement, et in fine, des entreprises en faillites. Ces réactions en chaîne sont bien connues et peuvent transformer une perturbation économique localisée en une crise généralisée et systémique de limpérialisme globalisé et mondialisé. La propriété privée des moyens de production et déchange paralysent tout Mais pourquoi chaque branche industrielle ne produit-elle pas exactement selon les besoins des autres ? Pourquoi la société ne peut-elle répartir « comme selon un plan ses moyens de production et ses forces productives, selon le degré et dans la mesure quil faut pour satisfaire ses divers besoins, de sorte quéchoit à chaque sphère de la production la quote-part du capital social requise pour satisfaire le besoin auquel cette sphère correspond ? » demande Marx. Nous connaissons la réponse, qui peut se formuler par la question suivante : « Comment, sur la base de la production capitaliste où chacun travaille pour soi (
) la péréquation et la cohérence nécessaire des diverses sphères de la production, la mesure et la proportion entre elles, pourraient-elles se faire autrement que par la constante abolition dune constante disharmonie ? » (6) En réalité, « Les péréquations sont toutes fortuites », et elles sopèrent toutes de manière anarchique, par la confrontation de loffre et de la demande, directement soumise à la loi du marché capitaliste, ce qui oblige à ajuster les quantités et les prix à la demande constatée après coup. Laveuglement des choix privés est corrigé et éclairé par cette confrontation bancale dans un immense charivari économique que les banquiers et les barons de lindustrie ne contrôlent nullement. Les économistes en herbe et les journalistes à la solde repasseront avec leurs supputations à propos des mesures de « relance économique », dinvestissements et de subventions étatiques pour amorcer la relance. Foutaise que toutes ces élucubrations de catéchumènes économistes dilettantes. Pendant ce temps le salarié peine, sendette et voit les faucilles de la mort guerrière savancer jusquà lui. Cette péréquation entre offre et demande arrive toujours trop tard, après quils aient été effectués dans limmense carnaval de la concurrence qui entraîne un redéploiement violent des disproportions : destructions de capitaux dans une branche et transfert de capitaux dans une autre branche industrielle, plus rentable. Chômage ici et pénurie de main duvre là-bas. Profits ici et déficits puis dépôt de bilan là-bas. Lanarchie de la production La permanence de ces ajustements que ce mouvement des capitaux est censé réaliser « présuppose aussi la permanente disproportion quil doit égaliser en permanence, souvent violemment » par des crises, du chômage, linflation des prix et lérosion du pouvoir dachat des salariés, que le bourgeois présentent comme inéluctables et dont le bourgeois et le bobo subissent les effets eux aussi. Doù la paupérisation hargneuse des petits-bourgeois qui saventure à protester, et même à se pâmer, vociférant le mot « révolution » et « fin du compromis », et ils réclamant le retour de la croissance (sic). Mais le Dieu Capital ne les écoute pas. « Ce phénomène de « lanarchie de la production » comme conséquence de la propriété privée des moyens de production et cause des crises systémiques a fait lobjet de très nombreuses analyses de la part de spécialistes et dintellectuels marxisants. Nous verrons que les disproportions que génère le capital, et qui aboutissent à des crises de plus en plus violentes, ne se réduisent pas, loin de là, à des problèmes déquilibres quantitatifs de productions entre les diverses sphères de lactivité économique. Nous verrons aussi que ce ne sont pas ces disproportions quantitatives en tant que telles qui sont le fait le plus important, mais les dévalorisations des capitaux; la tendance générale à la baisse du taux de profit à laquelle elles concourent. Ce qui est posé ici à ce stade encore général de lanalyse des crises, cest que le capital ne se développe quà travers des destructions, des dévalorisations permanentes, qui sont pour lui le moyen de donner une cohérence sociale à la productivité et à la propriété privée. Le paroxysme, les traités inégaux La crise est le moment paroxystique de ce mouvement chaotique. Cest le moment de lunicité quand lanarchie à son comble est devenue un obstacle à la survie. Lanarchie capitaliste apparaît toujours comme disproportions. Mais celles-ci se manifestent évidemment sous des formes différentes au fur et à mesure du développement (valorisation) du capital et de ses transformations selon le cycle de reproduction élargie. Par exemple, elles se manifestent comme pénuries de marchandises dans telle ou telle sphère dactivité et sous la forme de surproduction dans dautres sphères et secteurs au stade de la petite ou moyenne production éparpillée du capitalisme. Ainsi au Canada pendant que de grandes multinationales performent et étendent leurs tentacules mondialement (lindustrie des énergies fossiles et des mines par exemples) des secteurs industriels secondaires et des entreprises tertiaires de taille petite et moyenne périclitent et seffondreront bientôt suite à la signature récente de traités de libre-échange avec lUnion européenne, la Corée, le japon, etc. La crise systémique se manifestera comme excédent généralisé de forces productives et de capital financier. Ce sera une surproduction globalisée de capital sous toutes ses formes à ce stade contemporain du capital concentré, hyperproductif et mondialisé [au stade de limpérialisme décadent. NDLR]» (7). Taxer comme moyen de redistribuer la richesse qui tend à saccumuler Une surproduction nest que lenvers dune sous-consommation. Cest la deuxième forme de disproportion que nous allons examiner. Il ne sagit pas simplement dun problème déquilibres pouvant relever dune planification rationnelle de léconomie. Ces disproportions manifestent une contradiction inhérente au mode de production capitaliste entre le développement des forces productives et la paupérisation relative de la population salariée consommatrice à lexception dune couche de privilégiée (moins de 1% de la population totale). Ceci signifie comme vous le verrez bientôt quil est totalement futile dintervenir pour intervertir le processus daccumulation concentrique des fortunes entre les mains dune minorité afin de tenter de redistribuer la richesse avec équité. Amorcer un tel procédé amènerait la destruction du capitalisme et jamais les capitalistes au pouvoir ne laisseront leurs laquais politiciens les dépouiller et détruire le système. Seule une révolution sociale retirant le pouvoir politique et le monopole de la violence légale à lÉtat bourgeois pourra permettre dexproprier les moyens de production, déchange et de communication. Disproportion entre production et consommation « La production peut se diviser arbitrairement en deux grandes branches : la production des moyens de production (secteur I) et celle des biens de consommation (secteur II). Mais cest évidemment cette consommation finale, donc essentiellement celle des masses populaires qui détermine en dernière instance léquilibre de lensemble, la production du secteur I ne pouvant pas trouver sa finalité en lui-même » (8). En effet, cest au moment où la marchandise (comprenant les biens et les services) est achetée quelle transforme les salaires et les revenus des particuliers en argent pouvant redevenir du Capital productif selon le procédé que nous avons explicité précédemment. On constate que le capital développe davantage la production générale (secteur I) que la consommation finale (secteur II). Les hurlements des capitalistes à propos de leurs difficultés à écouler leurs produits, les usines fermées bien quen bon état de fonctionnement, et les stocks de marchandises invendues, détruites ou bradées font foi de cette évidence. La sous-consommation est une explication de la crise souvent invoquée. Notamment par les keynésiens qui en concluent quil suffirait daugmenter les dépenses publiques et les salaires pour que la consommation augmente et la production reprenne. Ainsi convergeraient harmonieusement les intérêts bien compris du capital et du travail salarié grâce à laccroissement de la dette et de la masse monétaire en circulation ! Quarante années dendettement souverain démentiel, et dendettement des particuliers délirant nauront pas suffi à mettre fin à ce refrain. Seuls les réformistes, les altermondialistes, les pseudos gauchistes propagent encore ce fumage à leffet que lendettement collectif et individuel serait une solution à la crise économique systémique (9). Avant le mode de production capitaliste, il ny avait pas (en dehors des périodes de guerres) de destructions massives des moyens de production, de forces productives (des travailleurs) et des marchandises. Il y avait des moyens de production trop frustes, une production trop faible et trop sensible au moindre aléa climatique, doù la pauvreté et de fréquentes famines. Cette pénurie nétait pas créée par le système social, il laggravait seulement par les prélèvements des classes sociales supérieures. À LIRE EN COMPLÉMENT de ce texte. MANIFESTE DU PARTI OUVRIER http://www.publibook.com/librairie/livre.php?isbn=9782924312520 (1) http://www.les7duquebec.com/actualites-des-7/croissance-ou-austerite-aurions-nous-le-choix/
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