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 Les communistes au sein du P"C"F

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Xuan
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   Posté le 17-10-2017 à 23:54:59   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

un courrier de G. Remond :

j'ai trouvé cette information sur la page facebook de vive le PCf. Je l'ai repris sur la mienne en y apportant mon propre questionement. je ne sais pas si les camarades du CN on eu cette information. C'est a mon avis gravissime, un groupe dirigeant vient de confier a une entreprise la gestion de son fichier militant, la décision de ses orientations politiques et la possibilité d'agir sur ces dernières.

Quand le questionnaire et son contenu ont été discuté? . je trouve en tout cas qu'elle vaut son pesant d'or. Naïvement je pensai que le questionnaire avait été élaboré en interne mais dela a s'en remettre a un tel logiciel!!! !Plus rien ne nous distingue donc des autres organisations politiques. En matière d'abandon de notre souverainté politique, c'est un petit peu comme donner notre industrie de l'énergie à la générale électrique.

Pourquoi ne pas donner la gestion de l'organisation au ministère de l'intérieure pendant qu'on y est? Il faut faire connaitre cette situation. Les militants communistes ont reçu ce questionnaire pour leur a-t-on dit permettre un débat démocratique, large et ouvert.

On leur demande de communiquer des données personnelles et d'autres nombreuses sur leurs activité militantes. Ils pensent que celle-ci sont a effets interne quand elle sont une manoeuvre pour les orienter vers une décision qui ne leur correspond pas. De plus toutes ces données iront allimenter un logiciel d'origine US utilisé par Trump et la droite française qui pourra servir a de toutes autres fin que celles donnée pour les impliquer. Jamais un tel cynisme n'a été employé, jamais une telles désinvolture n'a été connu dans la préparation d'un congrès et dans le traitement des hypothèses de travail sur lesquelles il devait s'engager .

On passe de l'analyse politique d'une situation a l'analyse informatique de variables pour une mutation, oppération toute comerciale a visé strictement promotionnelle.Une équipe de direction s'apprète a brader un héritage historique celui du mouvement ouvrier de notre pays pour quelques places dans la gestion de l'appareil d'état. Ils s'apprète a une trahison qui rejoind sur le plan symbolique a celle des parti de la 2è internationale en 14. Et c'est bien de cela qu'il s'agit, engager le retour du parti de Tours aux pratiques d'avant Tours.

Exprimez vous! Il faut tout faire pour bloquer ce mauvais tour!Je vous donne en lecture l'ensemble des textes qui viennent d'être publiés sur la question depuis deux jours. rajouttez les votres . faites part de vos expériences.



Gilbert



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Conseil national du PCF des 13 et 14 octobre 2017 – Intervention d’Emmanuel Dang Tran, fédération de Paris, préparée pour la discussion sur la préparation du congrès extraordinaire.


Ce congrès s’apprête à n’avoir d’extraordinaire que le nom ou plutôt la méthode pour le moins peu commune. Cette dernière permet aux dirigeants d’esquiver, une nouvelle fois, un bilan réel sur les causes, et sur leurs responsabilités, dans le processus de disparition du PCF, dont le nouveaux désastre électoral de juin permet de mesurer l’avancement.
Avancer le congrès de 6 ou 12 mois n’en fait pas un congrès « extraordinaire ». C’est la seule question que les adhérents sont invités à trancher dans ce questionnaire, pour sans doute leur donner l’illusion qu’ils décideront sur le reste. Dans tous les cas, avec un congrès prévu en 2018 ou 2019 on ne sera plus sur un congrès « à chaud ». La préparation envisagée par la direction laisse présager une phase de débat statutaire aussi précipitée et bâclée qu’aux congrès précédents, si les communistes obtiennent le respect des statuts. De plus, avancer le congrès permet d’éviter une coïncidence avec la préparation des élections européennes qui aurait eu l’intérêt de mettre sur la table des discussions la ligne politique d’intégration européenne de la direction, 25 ans après notre grande campagne contre Maastricht, dont l’anniversaire a été totalement occulté par l’Huma et la direction.

Le congrès ne peut pas être « extraordinaire » si tout est fait pour écarter ce qui le justifie : l’état d’échec et de désaveu inédit que le résultat électoral de juin a traduit. Le déni, l’absence d’autocritique, la volonté d’imposer la poursuite de la même stratégie, envers et contre tout, sont pourtant ce qui ressort de la volonté de la direction du Parti, depuis le CN de juin, dans la préparation du congrès, comme dans la vie politique sous Macron. Pour Pierre Laurent, on est toujours au milieu du gué, il faut continuer les « transformations » et la matrice « Parti communiste » est usagée comme nous l’indiquent les sondages. Toujours les sondages ! Elle est d’autant plus usagée qu’on ne s’en sert pas et qu’on lui tourne le dos !

C’est une bonne chose qu’il reste des groupes à l’Assemblée et au Sénat. Mais nous savons tous que cela tient à des situations et à des arrangements locaux, à géométrie variable. Quand la liste à Paris aux sénatoriales obtient 9% des « grands » électeurs inscrits mais qu’aux législatives, moins de 2% de la classe ouvrière vote pour nos candidats : c’est le monde à l’envers pour un Parti communiste.

L’introduction du questionnaire et toute sa conception traduisent cette volonté de se défausser du bilan et de diluer les critiques. Dans les sections la méthode suscite scepticisme, réticence. Ne nous racontons pas d’histoires : les directions les plus volontaristes ont du mal à faire remplir les formulaires. Je fais partie de camarades qui invitent à rejeter le questionnaire, à rejeter une méthode biaisée, correspondant à une volonté de contourner le débat et l’expression critique des communistes pour mieux poursuivre la stratégie qui remet en cause l’existence même du Parti.

Le marketing n’a rien à faire dans un parti communiste. Les sondages sont conçus, les réponses traitées et interprétées dans le sens voulu par leur commanditaire. Les questions « ouvertes » appellent des réponses « cause toujours ». Les camarades ne doivent pas se faire d’illusions.

Deux ou trois formules identitaires vont être mises en discussion, mais seulement pour, communistes, nous occuper et nous rassurer. Il est question, enfin, de classe mais sous la formule antimarxiste de « classe populaire ». Une fois de plus, nous allons sauver le nom du Parti, symboliquement, pour que la ligne et la stratégie de la direction continuent à le vider de son sens et à le diluer publiquement, dans des tentatives de recomposition à « gauche ». Après le « Front de gauche », les « Communs » et ensuite ?

Il y a 25 ans, Robert Hue commençait à faire appel aux instituts de sondage bourgeois pour valider la stratégie de « transformation ». Avec ce questionnaire, nous sommes passés à l’étape d’après, semble-t-il.

La direction du Parti recourt au logiciel de la multinationale américaine du marketing électoral Nationbuilder, dont Trump aux Etats-Unis, Juppé, Fillon ou Mélenchon sont des clients « addicts ».

La spécialité de Nationbuilder : le profilage, le fichage des électeurs, des adhérents pour mieux vendre des produits politiques. Nous apprenons, horrifiés, que la direction du Parti a acheté, en janvier, les services de Nationbuilder. En février, la CNIL interdisait heureusement le fichage, depuis les réseaux sociaux des clients électoraux potentiels (dont la direction aura peu profité malgré l’investissement !). Mais les services de Nationbuilder continuent d’être utilisés pour les élections (avec quelle efficacité pour un Parti communiste !!) et maintenant pour le fichage et l’orientation des adhérents. Dans la presse spécialisé, je lis : « le précieux fichier interne Cociel alimentera la plateforme NationBuilder. A terme, le PCF envisage de gérer l’ensemble de sa base militante et de son maillage territorial grâce au logiciel américain ».
Une nouvelle façon de faire de la politique, le marketing électoral 2.0 ? Le fichage des clients-électeurs. Je préfère la discussion militante avec les collègues et voisins ! L’Humain d’abord ? Non Orwell version 1984.

Je demande que l’utilisation de ce logiciel soit abandonnée. Je propose qu’une question soit posée aux communistes : souhaitez-vous être fichés par le logiciel NationBuilder.

Cette étape de la préparation du congrès ne peut être séparée de nos positions et de nos actions contre la politique de Macron. Là aussi, l’absence de remise en cause a de lourdes conséquences.

Dans le Parti, aux précédentes réunions du CN aussi, a été analysé comment l’opération politicienne de Mélenchon court-circuite dangereusement le mouvement et le rapport de force pour gagner le retrait des ordonnances Macron et commencer à mettre en échec sa politique. Mais pourquoi donc, Pierre Laurent est-il allé soutenir la grand’messe de Mélenchon le 23 septembre ? Mélenchon a clairement annoncé sa voie, son impasse, dans son discours à « ses gens »: « au bout de la rue, il y a les élections ». Pierre Laurent enfonçait le clou en annonçant à la presse le lendemain son espoir d’une alternative politique, électorale pour 2022, avec les Insoumis, EELV et Hamon. Un contre-sens total dans la période. Une majorité de travailleur existe contre les ordonnances tout de suite, certainement pas pour une nouvelle illusion en 2022 !
Sur le fond, c’est également mauvais et contre-productif. Nous sommes en complet désaccord avec les positions de Mélenchon, favorables à une fusion CSG/Impôt sur le revenu, et de Hamon, avec son revenu universel attaquant la Sécurité sociale. Loin de s’opposer, ces socio-démocrates accompagnent idéologiquement les contre-réformes du pouvoir.

Contre la suite du démantèlement d’Alstom, pourquoi, communistes, nous ne portons pas l’exigence de la nationalisation du ferroviaire comme de l’énergétique, livrés, à défaut de capitalistes français, à Siemens demain, à General Electric hier ? En système capitaliste, la nationalisation n’est pas notre réponse à tout : mais un rapport de force existe dans le pays, sur ces activités cruciales à la réponse aux besoins, pour gagner une nationalisation démocratique. Nous ne pouvons pas en rester à demander une commission d’enquête parlementaire et un rachat, au profit de Bouygues, comme le demande aussi le PS, des actions qu’il a prêtées à l’Etat.
Riposte sociale, industrie, Europe, organisation du Parti : les questions du congrès sont des questions présentes, urgentes. Il faut la rupture avec les positions d’abandon.

Je finis par une proposition, une demande, que je partage avec de nombreux camarades en vue de l’assemblée des animateurs de section le 18 novembre. Après le désastre électoral de juin, le Comité exécutif national a choisi – malgré certaines voix semble-t-il – de ne pas remettre sa démission aux communistes. Le CEN doit donc assumer ses choix clairement devant eux. Plutôt que le questionnaire de diversion, nous demandons – comme c’est logique dans toute association – que le CEN présente son bilan d’activité depuis le dernier congrès, soumette et assume son analyse, et l’orientation qu’il propose.

Les communistes ont besoin de discuter sur un texte commun, dès à présent. C’est la condition du débat démocratique mais aussi de la survie et de la renaissance du PCF.


Edité le 18-10-2017 à 00:05:00 par Xuan




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   Posté le 17-10-2017 à 23:58:41   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Pour que l’on comprenne bien le pas franchi en matière du passage du parti communiste ancienne manière et son uberisation sous la direction éclairée de…

Est-ce qu’on aurait pas pu demander leur avis aux militants du PCF ?


16 Oct

Pour que l’on comprenne bien le pas franchi en matière du passage du parti communiste ancienne manière et son uberisation sous la direction éclairée de ses derniers secrétaires, du Congrès de Martigues à Pierre Laurent, voici l’interview vidéo du concurrent français de nation builder
C’est pam qui l’envoie et il note malicieux : j’adore la formulation « uberisation de la vie politique ? lui demande la journaliste LCI… » réponse…oui !

Je suis sociologue et je n’ai rien contre les questionnaires, j’ai fait travailler longtemps celui que Marx prétendait faire passer aux ouvriers, il était conçu de telle sorte qu’après l’avoir rempli (anonymement) l’ouvrier en question demandait son adhésion à l’AIT. mais là nous sommes devant quelque chose d’assez bizarre dont le modèle paraît être un questionnaire de la SNCF à ses usagers, mais plus clairement encore, les questionnaires que dans les administrations qui se bureaucratisent avec une privatisation rampante on fait passer périodiquement aux travailleurs de la boîte. D’ailleurs si vous ne le remplissez pas vous avez périodiquement une relance personnalisée sur le thème: vous n’avez pas encore répondu au questionnaire, il est pourtant nécessaire à une optimisation de la gestion de notre entreprise et la bonne relation avec ses salariés.

Mais là nous avons encore atteint un nouveau seuil avec big data: on aurait pu prévenir les militants et leur demander leur avis, non on les inscrit d’office dans cette instrumentalisation…

On ne peut pas d’un côté dénoncer dans L’Humanité dimanche le rôle infiniment néfaste des GAFA dans la surexploitation capitaliste, et dans le même temps, confier l’avenir politique du Pcf à des sociétés qui fonctionnent sur le même modèle que les GAFA, même si elles sont infiniment moins importante

Histoire et société

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   Posté le 18-10-2017 à 00:01:26   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Lire sur le site PCF l'article de pam :



"Lors du dernier conseil national, Emmanuel Dang Trang (Paris 15eme) avait préparé une intervention qui contient une information qui est une révélation pour beaucoup de communistes, concernant une décision récente de la direction du PCF, l’utilisation de l’outil de marketing politique d’origine US dénommé "nationbuilder", un outil déjà utilisé par Mélenchon, Juppé, Macron, et les républicains... Cet outil servira-t-il de base pour la gestion du questionnaire de préparation de la rencontre nationale ? Ce serait incroyable !..."


Edité le 18-10-2017 à 00:02:05 par Xuan




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   Posté le 13-05-2018 à 22:51:05   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Contribution du réseau faire vivre au congrès extraordinaire soumise à la discussion


bonjour

je vous invite a prendre connaissance de la contribution a laquelle j'ai participé en vu de la rédaction d'une base commune de lutte et de classe à soumettre a la discution des militants dans le cadre du prochain congrès. Ce débat doit commencer dès maintenant alors que la bataille de classe fait rage et que le mouvement social se développe. Un congrès ne peut se concevoir en dehors du mouvement réel. Saisisez vous de ce texte pour les débats a venir apportez vos propres contributions . Vous pouvez aussi le soutenir et donner votre signature sur le site le PCF .fr

Gilbert





« l’histoire de toute société jusqu’à nos jours est l’histoire de la lutte de classes »



Les conditions de l’unité des communistes


Alors que le projet de base commune devrait être proposé début juin au Conseil National par la commission chargée de son élaboration, les conditions permettant à ce texte d’ouvrir vraiment le débat nécessaire tout en étant un outil pour construire une unité nouvelle des communistes ne sont pas mises en discussion dans le parti
La situation appelle plus que jamais cet effort nécessaire à l’existence, la visibilité et le renforcement du PCF. La colère et la volonté de mettre en échec l’accélération de la destruction programmée de nos conquis sociaux et démocratiques par ce gouvernement grandit. La bataille engagée par les cheminots en est un aspect majeur. L’ escalade guerrière dangereuse dans laquelle le président nous entraîne avec les frappes contre la Syrie ne passe pas dans l’opinion.La menace pesante d’un conflit généralisé appelle notre engagement dans le combat pour la paix qui est dans l’ADN du PCF depuis sa création.


Des Camarades rendent les textes alternatifs responsables de la division des communistes.Mais cette explication ne résiste pas à un examen sérieux de la situation. Il faut reconnaître que les directions sortantes n’ont jamais proposé un texte prenant vraiment en compte les préoccupations de la plus large majorité des adhérents. Si depuis 20 ans, autant de camarades écrivent, signent et votent pour des textes alternatifs, alors même que les conditions de dépôts de ces textes se sont durcies, c’est bien parce qu’il y a réellement des désaccords importants entre communistes quant à la stratégie, désaccords qui se sont renforcés au fil de notre perte d’influence jamais enrayée depuis 20 ans. Ces opinions différentes s’expriment d’ailleurs tout aussi vigoureusement dans les grandes consultations, comme celles organisée en 2007 quant à l’avenir du PCF, ou bien concernant le choix du candidat à la présidentielle qui a profondément divisé le parti en 2011 et en 2016.
En même temps, dans leur immense majorité les communistes considèrent que l’existence de leur parti, le PCF, est essentielle et sont capables dans leur diversité de se rassembler pour la préserver.


S’il s’agit avec un texte unique d’esquiver les débats nécessaires pour se mettre d’accord sur le plus petit dénominateur commun, ou s’il s’agit de continuer ce que les derniers congrès ont engagé ou pire d’aller plus loin dans la métamorphose, c’est inutile et inefficace.
Mais s’il s’agit de dépasser la simple expression des différences pour aller vers une construction collective et ouverte prenant en compte les débats et les réflexions en cours, de dépasser le concept de majorité et de minorité, s’il s’agit de créer les conditions de la reconstruction d’un grand parti communiste à la hauteur de l’affrontement face au capitalisme mondialisé dans un monde multipolaire, cela mérite d’être tenté . Il faut alors sortir des postures qui visent à renvoyer sur l’autre la responsabilité des clivages et divisions et examiner avec le plus grand sérieux les conditions d’une telle entreprise.


C’est pourquoi, nous qui avons à plusieurs reprises dans les précédents congrès rédigé et déposé des textes alternatifs, nous voulons détailler en toute clarté les conditions qui nous semblent nécessaires pour une base de discussion commune à tous au prochain congrès qui pourrait alors devenir vraiment extraordinaire.


contribution collective signée par :
Caroline Andréani (93), Paul Barbazange (34), Michèle Bardot (67), Luc Bazin (26), Pascal Brula (69), Robert Brun (26), Floriane Benoît (38), Danielle Bleitrach (13), Marie-Christine Burricand (69), Peggy Cantate Fuyet (92), Aimé Couquet (34), Michel Dechamps (04), Marianne Dunlop (62), Jeannette Duriaux (71), Rémy Ferront (73), Hervé Fuyet (92), Gilles Gourlot (75), Christian Harquel (34), Hervé Hubert (75), Michaële Lafontant (92), Amandine Lampin (31), Armand Lecoq (31), Jean-Claude Linares (34), Anne Manauthon (06), Jean-Pierre Meyer (83), Pierre-Alain Millet (69), Leila Moussavian-Huppe (67), Willy Pepelnjak (38), Hervé Poly (62), Gilbert Remond (69), Eric Ruiz (27), Laurent Santoire (93), Danielle Trannoy (33), Bernard Trannoy (33), Serge Truscello (69), Pierre Viallet (34)

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Un congrès pour comprendre et ouvrir une nouvelle période historique du parti communiste.


Ce Congrès extraordinaire a été convoqué à la demande des communistes à l’issue des élections présidentielles et législatives qui signaient un nouvel affaiblissement de notre influence et de notre visibilité nationale. Avec l’élection de Macron, le capital créait les conditions d’un nouveau recul social et démocratique au service de sa domination.
Le congrès doit donc permettre aux communistes d’analyser les raisons de la situation du parti, l’état de la société française et du monde et de prendre les premières décisions permettant la reconquête de notre influence et le renforcement de notre organisation.
Des questions doivent absolument être mises en débat et des décisions nouvelles prises pour mobiliser et unir les communistes autour de l’affirmation de l’utilité d’un grand parti communiste à reconstruire. Nous soulignons les trois points qui nous paraissent essentiels.

Le bilan stratégique

L’exigence d’un bilan approfondi est largement partagé par les communistes.

Pour éviter de se limiter aux questions électorales, nous proposons de partir du 30ème congrès de Martigues.

En effet, à la fin des années 90, les communistes ont été confrontés à la défaite des pays socialistes, résumée dans l’expression « la chute du mur de Berlin ». La criminalisation du communisme a alors atteint son apogée. Dans ces conditions difficiles, le PCF a cherché à élaborer des réponses qui le différencient de l’expérience du socialisme, réponses significatives d’une rupture avec l’histoire communiste du 20ème siècle. L’objectif annoncé était de construire un nouveau Parti communiste pour un nouvel âge du communisme. La notion de dépassement du capitalisme par un processus de conquêtes et de transformations déjà en œuvre dans la société s’est substituée à la priorité donnée jusqu’alors à la conquête du pouvoir. Le communisme est devenu une visée et un mouvement qui commence ici et maintenant, ce qui a conduit à effacer le rôle de l’État et l’étape que nous nommions jusqu’alors socialisme, alors même que plusieurs pays continuaient à le faire vivre (Chine, Vietnam, Cuba...) ou en réinventaient l’actualité historique (Venezuela, Bolivie...). La primauté de l’adhérent devait remplacer le centralisme démocratique tandis que les cellules étaient effacées comme structures souveraines, les attentes, les motivations et la liberté d’engagement des communistes devaient être au centre de ce nouveau parti. Il fallait expérimenter.
Les premières thèses concernant un changement de nom du Parti ainsi que sa possible intégration dans une grande force de gauche sont apparues. Les débats ont été vifs, de nombreux camarades ont quitté le PCF ou se sont mis en retrait de son activité.

Dans le même temps, la diversité des opinions a été reconnue dans les nouveaux statuts du PCF ; Des possibilités d’expressions ont été données à cette diversité au travers des textes alternatifs et des grandes consultations, sans que les communistes se sentent pour autant mieux entendus par la direction nationale.
Ce congrès doit permettre aux communistes d’évaluer les choix stratégiques pris au 30éme congrès, les différentes expérimentations, les transformations du PCF, les choix électoraux, le travail de la direction, cela au regard de l’influence présente du PCF dans la société française et de l’état de notre organisation.

Il nous appartiendra alors de décider si nous sommes en difficulté parce que nous n’avons pas bien mis en œuvre notre stratégie et les décisions essentielles qui en ont découlé ou si ce sont cette stratégie et ces décisions qui nous ont mis en difficulté et nous ont empêchés d’ouvrir une alternative révolutionnaire en France ces 20 dernières années. Dans ce cas, il faudrait changer clairement d’orientation politique.

Analyser la société française et le monde en marxiste

Le besoin d’analyser plus précisément la société française et l’état du monde s’exprime très largement dans le PCF.
Cette exigence concerne particulièrement le monde du travail, les mouvements sociaux, la situation des femmes, les rapports de force internationaux, les mouvements migratoires, notre appréciation sur les pays dirigés par des communistes comme la Chine, le Vietnam, Cuba.
Concernant le monde du travail, nous avons de nombreuses analyses sur les transformations du capitalisme, ses formes étendues de mondialisation, la marchandisation de toutes les ressources naturelles et activités humaines, la mise en concurrence renforcée des travailleurs, la « fin des grandes usines » et la désindustrialisation en France, la « tertiarisation des métiers », la place du numérique… Mais ces analyses ne nous ont pas permis d’intervenir efficacement pour reconstruire le PCF chez les ouvriers et les employés. IL est urgent de penser pour agir.

Etre marxiste aujourd’hui, c’est avoir le courage de penser à contre courant, de dire que la conscience de classe doit être restituée à la classe ouvrière, c’est analyser et travailler au cœur des contradictions.

C’est en 1979 que notre parti a décidé de renoncer au marxisme léninisme pour « une vue plus évolutive et plus active sur les problèmes du socialisme scientifique qui a conduit, tout en soulignant l’apport premier, essentiel de Marx et Engels, les développements considérables de Lénine, à renoncer à la formule marxisme-léninisme » .

Que reste-il aujourd’hui de cette affirmation, sinon une grande difficulté à penser le monde, la société est ses contradictions et à résister aux apparences.

C’est pourquoi nous proposons que le prochain congrès décide de faire de la théorie marxiste la référence philosophique du PCF. Nous considérons par ailleurs que le débat doit s’engager sur l’apport toujours actuel du léninisme à la théorie et l’action révolutionnaires.

Des décisions immédiates pour permettre la visibilité et l’identification du PCF, rompre avec l’effacement

Le congrès ne peut se préparer en dehors de la situation politique, des luttes et de la bataille pour briser le consensus gauche-droite macroniste, ce qui suppose d’affirmer clairement que nous n’avons aucune nostalgie d’une gauche et des formes d’union de la gauche qui ont échoué
Il y a des batailles en phase avec les aspirations sur le logement, la santé et la sécurité sociale, les services publics, dont bien entendu le rail et la SNCF, les retraites avec la colère qui monte chez les retraités. La préparation du congrès doit être l’occasion de montrer notre capacité à expliquer la guerre que mène le capital contre nos droits et les services publics, de montrer la réalité de la vague de privatisations forcenées au profit d’une oligarchie qui ne cherche que la rentabilité de certains secteurs des services publics, ce qui permet de montrer à quel point cette orientation a été engagée dès 1986, malheureusement par la gauche plurielle des années 2000 à laquelle nous avons participé.


Notre congrès doit aider à faire réapparaître les enjeux de classes et l’affrontement capital/travail derrière des réformes qui sont incapables de résoudre les problèmes que le pouvoir met en avant, dette, inefficacité, et donc notre place résolue comme force politique du monde du travail contre ceux qui ne vivent que du travail des autres.
Nous ne pouvons marquer des points sur ces questions décisives en nous effaçant derrière des compromis électoraux, qui plus est difficiles et démobilisateurs pour les militants. Si nous n’affirmons pas que notre parti a de l’avenir, qu’il peut exister par lui-même, être utile aux militants, au monde du travail, personne ne le fera pour nous et ceux qui auraient besoin de notre parti en concluront que ce n’est pas possible.

C’est pourquoi nous devons mettre en débat dans le texte de congrès le principe d’une liste ouverte présentée et conduite par le PCF aux élections européennes. Travaillons à une démarche partagée avec les autres partis communistes européens, notamment le PCP. Ancrons notre bataille dans les luttes contre les directives européennes du rail, de l’énergie, du numérique, de la santé...Dans tous les cas, ne recommençons pas les manœuvres des présidentielles avec les uns et les autres, c’est le congrès qui doit décider de la composition de notre liste et du contenu de sa bataille.

De même, nous devons tout de suite mettre en débat dans le texte de congrès le principe d’une candidature communiste à la présidentielle, à partir du bilan de nos résultats de 2012 et 2017 et du choix stratégique de Jean-Luc Mélenchon de construire sa propre force politique. Le bilan électoral des stratégies dites de “‘rassemblement” est terrible et se traduit par un affaiblissement sans précédent de notre parti en élus et en forces organisées. Loin de rassembler, elles ont provoqué l’émiettement et ouvert la voie aux luttes de places et aux tactiques d’appareil. Le congrès doit ouvrir le débat en grand sur ce constat et réinterroger le lien entre nécessité de l’organisation du parti, et donc de la bataille pour le faire connaître, le renforcer, les élections étant des moments importants de la vie politique, même si ce ne sont pas les seuls.

Nous devons mettre en débat une candidature portée par le PCF en 2022 dès maintenant et prendre les décisions nécessaires pour le préparer.

Au plan international, le PCF doit renouer avec les partis communistes et mener une grande bataille pour la sortie de l’OTAN et la Paix. Le combat contre la guerre est dans les gènes du PCF depuis sa création.

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Que les bouches s’ouvrent !



Au delà de ces trois points de débats essentiels, nous proposons que sur la base du bilan stratégique, le congrès extraordinaire lance une discussion sans tabou sur les questions qui font débat depuis plusieurs années. Nous citons ci-dessous les thèmes qui nous paraissent essentiels et sur lesquels nous donnons notre opinion comme un élément du débat qui doit s’ouvrir.

L’Union européenne et la Nation

Le choix d’inscrire la contestation des politiques européennes dans le cadre d’une « Europe sociale » à construire fait discuter depuis plusieurs congrès. De notre point de vue, c’est une divergence insuffisamment débattue et argumentée. La grande majorité du peuple ne fait avec raison aucune confiance aux institutions de l’Union Européenne.

Quand il s’agit de la France nous affirmons la nécessité d’une autre république, nous mettons en cause les institutions telles qu’elles sont. Mais quand il s’agit de l’Europe, nous donnons l’impression d’être enfermés dans le cadre contraint des traités existants. Or, ces traités imposent une véritable dictature capitaliste et l’expérience grecque montre qu’il est impossible de sortir de l’austérité en respectant les directives européennes.
Il faut évidemment combattre l’illusion d’un repli nationaliste faussement protecteur, ou pire d’une affirmation nationale dans la guerre économique, et toujours dénoncer le rôle du capitalisme français dans la mondialisation.Mais il est devenu impossible de ne pas dire comment nous résisterons aux institutions européennes, sans attendre l’impossible « Europe sociale ». Toutes les révolutions se sont déroulées dans un cadre national et c’est a partir du cadre national que nous pouvons engager le dépassement des institutions européennes dans leur forme actuelle pour engager la construction de nouvelles solidarités et coopérations.

On ne peut aborder la question européenne et même la question d’une politique de relance volontariste dans plusieurs pays sans poser la question de la maîtrise de l’outil monétaire et du crédit. Ouvrons sans tabou le débat sur la monnaie unique avec l’objectif d’imaginer des alternatives possibles à l’euro dans notre congrès.

Ouvrons en grand les débats sur l’Europe, mais aussi la méditerranée, et plus globalement le monde… à partir d’une réelle ambition de réinventer les coopérations et échanges internationaux. Nous devons à la fois affirmer une conception du monde rejetant toute domination néocoloniale, tout impérialisme, et expliquer le rôle que nous proposons pour une France progressiste affirmant, en Europe et ailleurs, ses choix en ruptures avec la « concurrence libre et non faussée ».
Union européenne, euro… c’est au congrès de s’en emparer pour permettre aux communistes de décider !

Définition de la classe ouvrière

Il y a 40 ans, le PCF se présentait comme le parti d’une théorie, le marxisme, et d’une classe sociale, la classe ouvrière. Cela ne constituait pas un obstacle dans sa recherche de la confrontation d’idées la plus large et d’alliances dans toutes les couches de la société. Les transformations du travail, de l’organisation des entreprises, la « tertiarisation », l’« externalisation » dans un cadre général de désindustrialisation et de spécialisation de la France dans la mondialisation capitaliste a conduit à de nombreuses réflexions sur la place du travail, de la production, de la classe ouvrière.

Cela a conduit parfois à considérer qu’il n’y avait plus de classes sociales au sens politique, mélangées dans le mouvement des 99% qui ne sont pas profiteurs directs du capitalisme, et qui, selon certains, constituent un « peuple » qui serait l’acteur nécessaire des révolutions.
Pourtant, les contradictions sociales existent bien à l’intérieur de ces 99%, entre les zones urbaines et rurales, les précaires et les statutaires, la production et les services, les entreprises locales et celles mondialisées...

Les analyses électorales ont montré la permanence de comportements politiques marqués par la proximité avec la classe ouvrière, que ce soit pour le NON de 2005 ou dans la comparaison entre le vote Mélenchon et le vote communiste historique.

Le parti communiste a besoin d’un enracinement sociologique clair. Face au capitalisme et à tous ses profiteurs et acteurs, il doit être reconnu et identifié par ceux qui sont au cœur des contradictions entre le capital et le travail. C’est urgent pour reconstruire notre organisation dans ce qu’est le « prolétariat » du XXIème siècle...

Classe ouvrière et rassemblement populaire

Depuis toujours, l’enracinement « ouvrier » du parti communiste est une bataille, et elle est d’autant plus urgente que nous avons profondément reculé depuis 30 ans. Cette bataille a toujours été conduite de pair avec la recherche d’alliances permettant la constitution d’un large rassemblement populaire, que nous espérions « majoritaire ».
Il y a toujours eu débat sur les rapports entre cette notion de « rassemblement populaire majoritaire », notion d’abord ancrée dans les réalités sociales, les luttes, le terrain, et « l’union de la gauche », notion d’abord politique, électorale, renvoyant aux accords entre organisations politiques.
Malheureusement, la question du lien entre rassemblement populaire et batailles électorales a été tranchée par le choix stratégique du Programme commun, qui s’est terminé par un échec douloureux pour les communistes. Ce choix d’un rassemblement dominé par des formes d’union politique électorale est resté la matrice du Front de Gauche, et reste le cadre stratégique de Jean-Luc Mélenchon.

Nous devons ouvrir en grand le chantier du rassemblement populaire dans les conditions actuelles, avec une approche renouvelée de l’unité populaire construite d’abord pour permettre de renverser le rapport de forces entre capital et travail dans les luttes de classe. Construisons une approche renouvelée du lien entre batailles sociales et batailles politiques, entre luttes et élections, sans jamais subordonner les luttes aux échéances électorales.

Conquête du pouvoir, rôle de l’État pour permettre les transformations sociales et démocratiques

A l’origine, les communistes considéraient que l’abolition du capitalisme, et donc la révolution, ne pouvait être que mondiale, puisque le capitalisme était lui-même mondialisé… La révolution russe a du se confronter à « la révolution dans un seul pays », et le 20eme siècle nous a montré que toutes les révolutions se déroulent dans un cadre national et en sont profondément marquées (de Cuba à la Chine...). La conséquence est que l’état a joué partout un rôle central dans la construction du socialisme, toujours confronté à la domination du capitalisme mondialisé.

Cela conduit l’état socialiste à utiliser le capitalisme, en interne (NEP…) et dans l’échange avec le capitalisme dominant (Chine), ce qui correspond à la définition de Marx du socialisme comme une phase de transition entre le capitalisme et le communisme, marquée par des luttes de classes.

L’effondrement soviétique a interrogé ce modèle étatique du socialisme et conduit certains à chercher dans le mouvement social un « communisme déjà là » qu’il faudrait aider à grandir, dans un dépérissement anticipé de l’état, rejoignant les approches écologistes de « l’agir local ». Avec la mutation, le PCF s’est complètement engagé dans l’idée qu’on pouvait marquer des points en pesant pour une politique plus progressiste, même dans un rapport de force défavorable, même dirigé par le parti socialiste dans un pays capitaliste mondialisé. Cela conduit à privilégier des accords électoraux quelque soit leur contenu réel de rupture politique. En quelque sorte, la « révolution », la « prise du pouvoir », n’étaient plus nécessaires à la rupture politique.

Avec la recomposition politique macroniste construite sur l’échec historique de la gauche, cette stratégie ne peut être poursuivie. D’autant que l’expérience montre que les luttes de classes sont dures même lorsque le pouvoir d’état est conquis, le capitalisme n’ayant pas disparu. Le coup de force de l’Union Européenne contre le peuple grec, tout comme la violence des milices fascisantes contre le pouvoir Vénézuelien nous rappelle que le capitalisme ne recule jamais tout seul ! De même, le contenu de lutte de classe dans la relation entre l’état chinois et le capitalisme est un enjeu historique.

Le rôle de l’état dans le changement de société et donc les conditions de la conquête du pouvoir d’état sont une question essentielle de la reconstruction d’un parti communiste.

Notre programme pour transformer le réel. Nationalisation, appropriation collective des moyens de production

Nous proposons un programme de revendications économiques immédiates pour faire reculer la misère et la souffrance populaire et instaurer plus de justice, créer les conditions d’une transformation révolutionnaire de la société. Ce programme doit être un outil pour notre identification par la classe ouvrière et ceux qui ont intérêt au changement de société.

• Nationalisation/socialisation des secteurs bancaires, financiers et assurances, des secteurs de la production vitaux pour le pays et de la grande distribution.
• Renationalisation immédiate d’EDF-GDF, de la SNCF (avec réunification), de la Poste, de France Télécom et d’Air France.
• Plan de réindustrialisation avec la création de plusieurs pôles publics industriels
• Plan de développement des services publics, en priorité école, santé, transports et poste, avec les embauches statutaires nécessaires.
• Remise en cause fondamentale de la dette publique.
• Interdiction des licenciements et des délocalisations et appropriation par les salariés avec le concours de la force publique, des entreprises désertées ou bradées par leurs actionnaires.
• Réduction massive du temps de travail sans perte de salaires avec intégration dans le temps de travail d’un temps de formation pour tous
• Rétablissement d’une indexation des salaires sur l’inflation, blocage des prix des produits de première nécessité.
• Création d’un grand service public de la formation continue permettant de proposer à tous les salariés des démarches de qualification, au service de l’innovation et la qualité au travail.
• Augmentation significatives des salaires, des pensions et minima sociaux.
• Rétablissement de la retraite à 60 ans à taux plein et départ dès 55 ans pour la pénibilité.
• Reconquête de la Sécurité Sociale financée par la plus-value générée par le travail la taxation du capital, gérée démocratiquement par des représentants élus des assurés sociaux.
• Blocage des prix des produits de première nécessité.
• Construction de logements sociaux à hauteur des besoins, blocage des loyers et interdiction des saisies et expulsions pour les familles en difficulté.
• Non-application des directives et traités européens, remise en question de la monnaie unique et des pouvoirs de la BCE
• Sortie de l’OTAN et de l’alliance atlantique, refus de toute intervention militaire de la France dans un pays souverain.

Une direction nationale en prise avec les réalités sociales pour reconstruire le Parti Communiste

L’exécutif national et notre secrétaire Pierre Laurent sont confrontées à une réelle crise de confiance.L’obstination à défendre la primaire de gauche contre l’avis des communistes à la présidentielle, le soutien de dernière minute à la candidature de Mélenchon lors de la conférence nationale de 2016, le refus d’aller au bilan stratégique et personnel, la répétition du scénario des présidentielles concernant la liste aux européennes...nous ne voulons pas revivre de telles situations qui ont contribué à affaiblir et discréditer le PCF. Il ne suffit pas de changer de direction pour changer de stratégie mais le bilan stratégique doit aussi conduire à l’examen critique du travail de la direction.

Nous pensons essentiels que la direction du PCF s’ancre dans la classe ouvrière d’aujourd’hui et soit porteuse des grandes batailles populaires et sociales.
Plusieurs études sociologiques sur le parti nous alertent. Très peu de nos dirigeants viennent de l’industrie.. Nous avons de moins en moins de dirigeants issus des entreprises, nos liens avec les classes populaires se sont affaiblis considérablement.

Dans la période actuelle, où des mouvements de lutte et de résistance se multiplient – entreprises, universités, quartiers populaires, etc. – nous avons besoin d’une campagne très ouverte d’adhésions dans les luttes et les entreprises, en leur donnant toute leur place dans l’organisation qui doit se structurer sur le terrain avec les cellules et les sections.

_______________________________


Organiser, Unir pour faire grandir le mouvement populaire ! Pour un congrès communiste de la reconstruction !


Macron est bien le président des riches, sans soutien populaire, mais avec la force du capitalisme mondialisé, des ses propriétaires de médias et de ses institutions européennes.
Avec le large soutien aux cheminots en grève, comme la multiplication des résistances, le mouvement populaire fait l’expérience du niveau d’intervention nécessaire pour faire reculer un gouvernement. L’enjeu est d’en finir avec une longue période de reculs et de défaites.
Le renforcement du mouvement nécessite un immense effort d’organisation, d’unité, de cohérence des luttes. Il a besoin de la perspective d’un changement de société. Il a besoin d’une bataille communiste.
C’est l’enjeu du prochain congrès du parti communiste, pour lequel une période de contribution est ouverte. Soutenez la contribution portant sur "les conditions de l’unité des communistes" !

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contrairement à une opinion répandue, le soleil brille aussi la nuit
Xuan
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   Posté le 13-05-2018 à 22:55:26   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Une contribution :


..."Je retiens particulièrement « Analyser la société française et le monde en marxiste » et « le débat doit s’engager sur l’apport toujours actuel du léninisme à la théorie et l’action révolutionnaires. »
L’adhésion aux principes du marxisme-léninisme constitue la condition de l’unité des communistes, non seulement au sein du PCF mais parmi les communistes, les groupes qui s’en revendiquent et tous ceux qui aspirent au socialisme.
La méthode matérialiste-dialectique devrait nous aider à définir les contradictions essentielles de notre société pour mieux cerner les revendications immédiates, et résoudre ces contradictions par la révolution.

Outre la contradiction fondamentale entre prolétaires et capitalistes, certains sujets méritent une étude à partir des faits.
Le « programme de revendications économiques immédiates» - qui n’est pas exclusivement économique d’ailleurs - apporte des éléments. Il faut préciser que les nationalisations ne sont pas en elles-mêmes des mesures socialistes, comme l’indiquait le PCF après la Libération, ni un marchepied vers le socialisme comme notre expérience l’a montré.

> Sans prétendre faire le tour de la question, la sous-traitance est un des nœuds de l’exploitation capitaliste et de l’unité des prolétaires.
La question agricole mérite aussi davantage d’attention de notre part sous l’angle des contradictions entre producteurs, industrie agricole et alimentaire et grande distribution.
L’opposition ville-campagne devient préoccupante elle aussi, de même que les ghettos urbains.
Ces sujets comme l’oppression spécifique des femmes ne devraient pas être considérés comme des « sujets de société », mais en relation avec la contradiction principale entre bourgeoisie et prolétariat, avec l’unité de la classe ouvrière et l’unité d’un front uni anti monopoliste, qui est l’antithèse même d’une unité électoraliste avec la social-démocratie.
D’autre part les luttes de classes ont montré lors de la « loi travail » la nécessité de l’autodéfense ouvrière. Ceci est directement en lien avec la prise du pouvoir.

> Sur le plan international, il est indispensable de rappeler avec netteté que l’ennemi fondamental des peuples et des nations, le principal fauteur de guerre dans le monde, est l’hégémonisme US, et ceci indépendamment de son personnel politique.
Sans prendre la défense chauvine des monopoles français, qui restent notre adversaire immédiat, nous devrions remuer le couteau dans les contradictions entre eux et ceux des USA.
Sur ce point il faudrait examiner l’oppression exercée par les monopoles français en Europe et renforcer nos rapports avec les peuples et prolétariats européens. Il est d’ailleurs étonnant que le terme « impérialisme » n’apparaisse nulle part dans ces contributions. La lutte pour la paix n’est qu’un aspect de la lutte contre lui. Si nous n’en parlons pas qui le fera ?

> Enfin la destruction de l’Etat bourgeois et la société socialiste devrait être davantage anticipés dans nos objectifs politiques. La démocratie bourgeoise et ses institutions sont en décomposition. Les chambres sont devenues une caricature de démocratie et il est hors de question de les restaurer comme le prévoit la 6e République de Mélenchon. Il faut inventer une nouvelle démocratie, dont les organismes naîtront certainement dans les luttes des masses, mais que nous devrions aussi impulser.
On peut certainement s’inspirer de la Commune de Paris ou d’autres expériences dans le monde. Par exemple les députés chinois exercent toujours leur profession. Mais les nouvelles technologies nous imposent aussi une réflexion sur l’e-démocratie.
Cette démocratie sera inséparable de la dictature contre les classes exploiteuses et les monopoles bourgeois de propagande, et de la répression de toute forme de contre-révolution après la prise du pouvoir.

Le débat dans le PCF tolère – et jusqu’à un certain point - la « diversité ». Les contributions se revendiquent de cette « altérité », du droit à la différence. Entre nous la nature de ces différences doit être mise à jour. Ce ne sont pas des versions diverses du programme communiste, c’est l’opposition entre communisme et anticommunisme dans la lutte des idées.
La lutte contre la direction révisionniste du PCF et pour le renouveau du parti communiste pourrait utiliser le matérialisme historique, l’histoire des luttes idéologiques et politiques dans la création des partis communistes.
L’histoire du PCbUS rédigée par Staline :
http://www.communisme-bolchevisme.net/download/Staline_Histoire_du_PC_Bolchevik_de_l_URSS.pdf
ou bien
http://www.d-meeus.be/marxisme/histPCbURSS/histPCbURSSintro.html est instructive dans ses quatre premiers chapitres notamment. Bien qu’il soit toujours surprenant de voir à quel point l’histoire du réformisme bégaie, il ne s’agit pas de procéder par analogie ni de calquer les similitudes, mais de définir la nature de la contradiction entre la ligne communiste au sein du PCF et la ligne révisionniste « liquidatrice », et la meilleure méthode à suivre pour la reconstruction du parti communiste." ...

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Xuan
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   Posté le 09-06-2018 à 23:40:05   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Retour sur le "démocratie avancée"


Gilbert Remond met en ligne ce texte de Loukianos Stathopoulos

À propos du concept de "DÉMOCRATIE AVANCÉE"


M.E.L. – Source: Pelo Socialismo ( Parte )

"Généralement, le concept de démocratie est utilisé pour désigner une forme de régime politique du système capitaliste, où il y a un droit de vote, un certain degré (grade) de liberté d'expression, d'organisation, de manifestation, mais où le pouvoir d'Etat au service des monopoles est déjà assurée - ce n'est que la démocratie bourgeoise, ou la dictature de la bourgeoisie, une minorité, sur la plupart des producteurs.

La démocratie prolétarienne s'appelle la dictature du prolétariat, c'est-à-dire que les travailleurs et leurs alliés exercent le pouvoir à travers l'État prolétarien, gouvernent pour la grande majorité et répriment les exploiteurs et les oppresseurs de leur classe.

Ce n'est pas dans le cadre de la légalité déterminée par la bourgeoisie que l'on peut passer de l'un à l'autre: il faut employer la force organisée de la classe ouvrière et de ses alliés. Donc c'est très important de clarifier le concept de «démocratie avancée». Si elle n'implique pas un changement de la classe au pouvoir, si elle n'implique pas la modification des rapports de production dans la société, elle ne peut être considéré plus que une réforme du système capitaliste et non comme le dépassement du capitalisme.

Lénine se réfère ainsi à cette question: «Sauf pour se moquer du bon sens et de l'histoire, il est clair qu'on ne peut parler de «démocratie pure» tant qu'il y a des classes différentes, on ne peut parler que de démocratie de classe. [...] "La démocratie pure" est une expression libérale mensongère qui cherche à tromper les travailleurs. L'histoire connaît la démocratie bourgeoise, qui doit remplacer le féodalisme, et la démocratie prolétarienne, qui doit remplacer la bourgeoisie " .


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