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 Les communistes et la dispute franco-allemande

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Xuan
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   Posté le 20-12-2011 à 01:01:27   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

La dispute franco-allemande, étalée lundi 19 démbre par DSK dans un forum économique à Pékin, est une dispute entre les classes dirigeantes et plus précisément entre la BNP et les principales banques françaises d’une part, la Bundesbank et la Commerzbank de l’autre.
Ces contradictions ne concernent pas la classe ouvrière ni les communistes, mais les conséquences qui vont en résulter pour les peuples d’Europe nous commandent de les étudier.

Unité et rivalité


Sur le plan historique les relations franco-allemandes sont marquées par l’unité et la lutte.
Comme le rappelle dans ses conférences Annie Lacroix-Riz, les capitalistes français se sont plusieurs fois couchés devant l’Allemagne.
En 1871 Thiers a négocié avec la Prusse l’écrasement de la Commune de Paris.
Lors de la seconde guerre mondiale, sauf une fraction d’entre elle, la bourgeoisie française a fait « le choix de la défaite » , ainsi que le choix de l’occupation nazie contre l’URSS de Staline.
A l'inverses, lors de la première guerre mondiale, les monopoles français et allemands ont massacrés des millions d’hommes pour leurs seuls intérêts impérialistes.
Il apparaît que le choix de l’unité et de la lutte sont affaire de circonstances et ne sont pas des questions de principe ni pour les uns ni pour les autres. Quant à la guerre, elle n’est que l’aboutissement des rivalités économiques et n’est pas la caractéristique ni d’un peuple ni d’une nation.
Ainsi la montée du nazisme est-elle le fruit de la crise économique du capitalisme, dans les conditions particulières de l’Allemagne écrasée par le traité de Versailles et privée de ses colonies.

La période d’accalmie relative que nous connaissons depuis la fin du nazisme n’a pas mis fin aux ambitions ni aux rivalités des impérialismes français et allemands.
Ainsi la dislocation du social-impérialisme est-elle due à la fois aux contradictions entre l’impérialisme grand-russe et ses colonies, aux conflits internes de la bourgeoisie russe revenue au pouvoir et aux efforts ininterrompus des impérialismes occidentaux.

Mitterrand et Helmut Kohl s’étaient entendus comme larrons en foire pour déstabiliser et mettre à bas le social-impérialisme, mais ils poursuivaient aussi l’objectif d’annexer ses colonies au nouvel empire européen ou de démanteler les Etats récalcitrants ou un peu gros à avaler. Cet objectif a été réalisé en instillant le séparatisme, comme en Tchécoslovaquie, ou la guerre civile.
Celle qui a ensanglanté la Yougoslavie est largement imputable aux visées franco-allemandes, ce qui n’exclut pas leurs rivalités également sur ce terrain.

Aujourd’hui, la nature de l’impérialisme allemand et de l’impérialisme français n’a pas changé et leurs relations sont toujours marquées par l’unité et la lutte.

Il est erroné de présenter unilatéralement ces relations sous le jour de la seule unité ou de la soumission systématique d’un impérialisme à l’autre, ou d’insister sur le bellicisme ou la volonté hégémonique de l’un des deux.
En particulier, affirmer que l’Allemagne veut dominer l’Europe sans en dire autant de la France est contraire aux faits et traduit une grave indulgence envers notre propre impérialisme.


Le leadership de l’Europe


Comme nous l’avons déjà indiqué dans le sujet L'Europe, maillon faible de l'impérialisme, « La domination franco-allemande est elle-même une rivalité inter-impérialiste, où l’unité n’existe que face à des difficultés communes. »

Je ne reprends pas l’intégralité de ce sujet édité en juin 2010, qui garde toute son actualité et que les événements de l’année ont largement confirmé, à l’occasion de l’éclatement des dettes souveraines :
La division de l’Europe, sa domination par le couple franco-allemand et la course à l’échalote des impérialistes français et allemand ont été corroborées par de nombreux faits, comme l’éviction des gouvernements grec et italien ou la mise en quarantaine de la Grande-Bretagne.

Les institutions européennes ne servent plus désormais que de chambre d’enregistrement aux décisions prises par Sarkozy et Merkel et il ne reste plus qu’à entériner ce diktat sur le papier .

Tel est le sens du projet étalé par L. Parisot : « La solution existe. Elle est audacieuse. Elle s'appelle Etats unis d'Europe, fédéralisme européen, délégation de souveraineté. »
A l’évidence cette délégation de souveraineté ne concerne pas les banques françaises et allemandes mais uniquement leurs débiteurs.


La dette souveraine et la rivalité franco-allemande


La crise favorise et précipite cette direction unique, mais elle accentue aussi la rivalité franco-allemande, qui ne manquera pas de se manifester au premier plan dès que les affaires courantes auront été résolues, mais qui pointe déjà le bout du nez de plus en plus fréquemment.

Même la guerre en Libye a été –sous certains aspects – le terrain de la course au leadership européen entre la France et l’Allemagne. Et on a pu observer à cette occasion que l’impérialisme français était prêt à déployer le bellicisme le plus sauvage et le plus meurtrier.

Or l’endettement des pays les plus pauvres d’Europe finit par menacer au premier chef les banques françaises et allemandes, qui avaient joué des milliards sur les retours extrêmement juteux des dettes souveraines, et d’autant plus profitables que les Etats sont endettés à des taux usuraires.
Mais l’affaire ressemble de plus en plus à la fable de la poule aux œufs d’or et cette situation insurmontable pousse le couple franco-allemand à se battre chacun pour soi.


Dans le débat du dimanche 29 Octobre 2011 à Sommières, sur le thème « sur la nouvelle question allemande : La tentation impériale », animé par Annie Lacroix-Riz et Jacques Nikonoff, ce dernier cite justement le proverbe chinois « Il ne peut pas y avoir deux tigres sur la même montagne » .
Mais c’est pour démontrer la tentation impériale germanique qui découlerait notamment de son unification.
En fait le proverbe concerne à la fois la France et l’Allemagne : la volonté hégémonique n’est pas inscrite ni dans les gènes d’un pays ni dans son thème astral.
A notre époque elle est l’aboutissement inéluctable du capitalisme parvenu au stade de l’impérialisme.

Baisser les salaires et diminuer la protection sociale


Les Echos ont publié dans leur édition papier du 19 décembre une interview du patron de la Bundesbank, Jens Weidmann. Ce dernier y expose assez clairement les intentions de l’Allemagne, ou – ça revient au même - celles de ses actionnaires :

* pas question de mutualiser les risques
* le taux d’endettement des pays pauvres d’Europe est supportable
* « le Fonds européen de stabilité financière (FESF) et le Mécanisme européen de stabilité (MES), qui lui succédera... sont conçus pour être utilisés en cas de crise aigüe »
* « Il ne faut pas regarder les verdicts des agences comme le lapin les phares de la voiture. »
* « Les traités nous interdisent [à la BCE] de financer les Etats via la planche à billets »

Les impérialistes allemands considèrent donc que la solution à la crise consiste à appliquer une rigueur extrême aux peuples, supprimer les prestations sociales et baisser les salaires autant que possible, afin de leur extorquer principal et intérêt.

Ou bien refinancer les banques sur le dos des peuples


Le point de vue défendu par Sarkozy, qu’il s’agisse des eurobonds ou de la couverture de la dette par la BCE - pour autant qu’il prenne le contre-pied de celui de Merkel – n’en est pas moins réactionnaire . Il traduit la crainte que les dettes souveraines ne partent en fumée dans des faillites incontrôlées et vise à assurer le refinancement des banques – et à tout saigneur tout honneur – par la solidarité financière des peuples d’Europe envers la BNP et la Société Générale.

L’hymne au fédéralisme européen ne dissimule rien d’autre que les appétits financiers des banques et des assurances.
D’autre part la solution inflationniste est une autre manière de diminuer les salaires de façon drastique.

A cet égard les lamentations d’une certaine gauche sur « l’abandon de la souveraineté » face au diktat germanique sont d’un rare cynisme, quand il s’agit dans un cas comme dans l’autre d’essorer les masses populaires pour en extirper le maximum de profits .

Le même n° des Echos apporte quelques éclaircissements sur le tocsin fêlé de la menace germanique contre la souveraineté française dans l’article suivant :
« L’Europe compte sur ses banques pour emprunter massivement à la BCE »
Sous ce titre, Isabelle Couet signale que le 21 décembre, la BCE va prêter sur 3 ans jusqu’à 500 milliards d’euros aux banques afin d’acheter des dettes souveraines.
« Nicolas Sarkozy ne s'en est pas caché. Le président français considère que l'ouverture du robinet des liquidités de la Banque centrale européenne (BCE) doit permettre aux banques d'acheter la dette émise par les Etats. L'an prochain, plus de 800 milliards d'euros de dette souveraine devront être absorbés par les marchés dans la zone euro. » […]
« les banques emprunteraient à 1 % à la BCE et placeraient à 6-7 % sur les dettes italienne ou espagnole. »
Toute la question réside dans la solvabilité des Etats endettés et les banques dansent d’un pied sur l’autre. Mais dans tous les cas il ne s’agit comme on le voit que d’un artifice comptable quant à l’implication de la BCE, qui ne finance pas les Etats… mais qui le fait quand même par l’intermédiaire des banques.

La suite de ce feuilleton ne manquera pas d’intérêt, mais la seule réponse que nous devons apporter n’est pas de « prendre parti » dans cette querelle de chiffonniers, mais de promouvoir la lutte de la classe ouvrière et des masses contre les plans de la bourgeoisie.

Refusons de payer les dettes du capital !


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marquetalia
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   Posté le 20-12-2011 à 16:47:42   Voir le profil de marquetalia (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à marquetalia   

il faut prendre garde a ne pas se laisser avoir par ceux qui veulent distiller la germanophobie pour trouver un bouc émissaire a la crise!karl marx,friedrich engels et erick honecker etaient allemands!bien sur qu il existe une forme d impérialisme allemand en yougoslavie et en albanie,la visite récente-hier?-d angela merkel au kosovo,où les irrédentistes albanais veulent chasser les serbes de mitrovica le prouve;mais il y a aussi un prolétariat allemand,qui refuse de se laisser entrainer dans le génocide des serbes.


Edité le 20-12-2011 à 17:01:23 par marquetalia




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Xuan
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   Posté le 21-12-2011 à 00:07:31   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Je publie ci-dessous la déclaration du PRCF qui stigmatise la soumission du patronat français à l’impérialisme allemand et appelle « à construire un large Front de Résistance Antifasciste, Patriotique et Populaire » .

Evidemment je ne partage pas ces positions et l’article précédent est sans équivoque là-dessus, mais l’unité ne peut pas se réaliser en dehors de la lutte d’idées.

Tout d’abord la déclaration du PRCF :


_______________________________________



Déclaration du Pôle de Renaissance Communiste en France (PRCF) :
Le MEDE«F» enterre la France.
Et si le peuple de France enterrait le MEDE«F» ?


Ou : comment Madame PARISOT rivalise avec Frau MERKEL pour le titre envié de « Miss MARK » !

Pendant la Révolution française, les classes privilégiées ont trahi leur pays en s’alliant avec les rois d’Autriche, de Prusse et d’Angleterre pour mater la « populace ».

Lors de la Commune de Paris, Adolphe Thiers (au prénom prédestiné), qui présidait aux destinées du « parti de l’Ordre », a négocié ouvertement avec Bismarck pour obtenir les moyens militaires (la libération des prisonniers de guerre français) qu’il jugeait nécessaires pour écraser les ouvriers, patriotes ET internationalistes, de la Commune de Paris.

Dans les années trente du 20ème siècle, la grande bourgeoisie « française » s’exclamait « plutôt Hitler que le Front populaire ! » et, comme l’a montré l’historienne A. Lacroix-Riz, l’« élite » patronale « française » fit sciemment le « choix de la défaite » (puis de la « Kollaboration » ) avec Hitler. Alors que les ouvriers, les paysans et les intellectuels communistes (et non communistes) tombèrent par dizaines de milliers dans la lutte armée contre l’Occupant.

Aujourd’hui on retrouve les mêmes contre les mêmes : voici ce que proclame Frau PARISOT dans une tribune du Monde , intitulée Créons d'urgence les Etats-Unis d'Europe ! :

"La solution existe. Elle est audacieuse. Elle s'appelle Etats unis d'Europe, fédéralisme européen, délégation de souveraineté. Elle offrirait enfin aux Européens un projet, une ambition, une fierté. Mais elle nous oblige à changer nos habitudes, à conférer une responsabilité politique plus grande aux institutions européennes, à considérer d'emblée à leur échelle européenne les questions sociales, et pas seulement budgétaires et fiscales. Il faut vouloir avancer vers un territoire reconfiguré, vers une nouvelle patrie, vers l'an I d'une véritable pratique de notre histoire fédérale." (sic).

Bien entendu, peu chaut à cette noble dame qui ravage nos acquis sociaux, nos emplois industriels et nos services publics, avec l’aide de son ami SARKOZY, que le peuple français ait dit non à la constitution européenne. Tous ces gens, - qui ne parlent de démocratie que pour trouver prétexte à envahir d’autres pays ou à cultiver l’anticommunisme et l’antisoviétisme à retardement - , se moquent éperdument de la France, de la République, du suffrage universel et autres vieilleries. Ce qui leur importe, ce sont les super-profits du CAC 40 : voilà une « patrie », celle de leurs dynasties familiales, qu’ils ne risquent pas de trahir.

Déjà TRICHET avait inauguré son mandat à la tête de la BCE en déclarant, en anglais bien sûr : « I’m not a Frenchman ! » (« Je ne suis pas français » ) ; déjà le BARON SEILLIÈRE, prédécesseur de la L. PARISOT à la tête du MEDEF, avait entamé son mandat à la tête de « Business-Europe », le syndicat du patronat européen, en déclarant devant Chirac : « Je ne vous parlerai plus désormais qu’en anglais, la langue des affaires et de l’entreprise » . Trahison de la langue française, trahison du pays, tout se tient… ! Les capitalistes appliquant à la lettre le slogan qu’on leur enseigne dans les Business-Schools de management : « ne pas s’attacher aux pays, ne pas s’attacher aux produits, ne pas s’attacher aux personnes » …S’attacher à une seule chose qui tient lieu de « sacré » à cette engeance : le taux de profit !

Il est donc de plus en plus inconcevable que toute une partie de la gauche, de la social-démocratie à la petite gauche dite « radicale », continue de bouder l’idée de souveraineté nationale tant le contenu de classe patronal de l’assassinat de la nation française est désormais patent. Pourtant, Lénine ou Georges Politzer nous ont dès longtemps appris la nécessité absolue de défendre le « droit des peuples à disposer d’eux-mêmes » , Jaurès déclarant que « la souveraineté politique est le socle de l’émancipation sociale » et Ho Chi Minh ajoutant que « il n’est pas de bien plus précieux que l’indépendance et la liberté » .

Plus que jamais, le PRCF appelle donc les militants du monde du travail à associer la défense des acquis massacrés par la « troïka » U.E./Sarkozy/MEDEF et la défense de leur pays. N’abandonnons pas ce combat patriotique, foncièrement ouvrier et anticapitaliste , à l’extrême droite raciste qui dévoie le beau nom de France pour écraser le mouvement ouvrier.

Plus que jamais, le PRCF invite aussi les républicains patriotes à se tourner vers le monde du travail, à perdre toute illusion sur la classe capitaliste, dont la représentante mandatée appelle ouvertement à cette énormité : DISSOUDRE la France et marcher sur le ventre du peuple français qui, le 29 mai 2005, a catégoriquement refusé la constitution européenne.

Le drapeau rouge et le drapeau tricolore sont nés tous deux, comme la Marseillaise et l’Internationale , dans le feu des luttes révolutionnaires de notre pays. Le Front populaire antifasciste et la Résistance avaient su les associer pour le plus grand bien de notre pays. L’heure de cette alliance entre nos deux drapeaux, qui porta les grandes avancées du Conseil National de la Résistance , est manifestement revenue.

C’est d’autant plus vrai que, capitulant devant l’ autre Miss Mark (A. Merkel), Sarkozy annonce froidement un nouveau traité supranational non soumis à référendum qui annulerait la souveraineté budgétaire de la France, priverait de signification les élections à venir , et confirmerait la sinistre Banque de Francfort dans son rôle d’unique patronne de l’Europe.

Plus que jamais doit monter l’exigence d’un référendum permettant au peuple français de dire Non à l’euro et à l’Union européenne . Un référendum dont il faudra fermement appeler le peuple à défendre le résultat en rappelant aux gouvernants factieux accoutumés à violer les votes populaires qu’en démocratie « la souveraineté réside dans le peuple » et non dans les dirigeants félons qui, pour servir les marchés et faire allégeance aux maîtres berlinois de l’UE, s’assoient sur le suffrage universel.

Aujourd’hui il n’y a plus de milieu possible : servir la France ou servir le capitalisme, il va falloir choisir. Comme il va falloir choisir à gauche, entre servir le monde du travail, - qu’attendent d’énormes coupes claires au nom du « salut de l’euro » -, et s’obstiner à rejeter la Nation de manière suicidaire. Comment ceux qui n’aiment pas leur pays pourraient-ils réellement aimer l’humanité ? Comme le disait Jaurès, - qui paya de sa vie son opposition à la guerre impérialiste - , un peu d’internationalisme éloigne de la patrie, beaucoup y ramène .

Le temps de la trahison nationale est revenu. Celui de la Résistance patriotique et populaire aussi . Le PRCF appelle les forces communistes et progressistes à construire un large Front de Résistance Antifasciste, Patriotique et Populaire ! (FRAPP)

Plus que jamais, pour que vive notre pays, ses conquêtes sociales, ses libertés démocratiques, « dégageons » ce régime malfaisant, cette classe capitaliste sans honneur qui change de patrie comme de tiroir-caisse, et cessons de cultiver le mensonge d’une « Europe sociale », d’un « euro mis au service des peuples », qui n’a plus d’autre fonction idéologique que de farder la nouvelle prison des peuples que constitue l’Euro-Diktature européenne dirigée par l’impérialisme allemand.

Plus que jamais, le PRCF appelle notre peuple à faire sienne l’appel clandestin lancé par Maurice Thorez et Jacques Duclos le 10 juillet 1940 : « jamais un grand peuple comme le nôtre ne sera un peuple d’esclaves » !

*******************************************************

Georges HAGE, député honoraire du Nord, président d’honneur du PRCF.
Léon LANDINI, ancien officier FTP-MOI, officier de la Légion d’honneur, grand Mutilé de guerre, médaille de la Résistance, Président du PRCF.
Jean-Pierre HEMMEN, réprimé pour avoir refusé de servir sous les ordres d’un ancien général de la Wehrmacht devenu commandant de l’OTAN, Fils de Fusillé de la Résistance, vice-président du PRCF.
Georges GASTAUD, philosophe, fils de Résistant, , auteur de « Patriotisme et internationalisme » et de la « Lettre ouverte aux ‘bons Français’ qui assassinent la France » , secrétaire national du PRCF.
Annie LACROIX-RIZ, professeur émérite d’histoire contemporaine, auteur du « Choix de la défaite ».
Pierre PRANCHERE, ancien Franc-Tireur et Partisan Français,




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A présent mon commentaire sur cette déclaration.

Je ne reprends pas tous les point qui ont déjà fait l'objet d'âpres débats dans le cadre de l'ex FUC, au lendemain du référendum contre l'Europe et nous ont valu notre exclusion par des militants du PRCF associés à un petit dictateur acquis plus tard à Alain Soral.
Je ne reviens pas non plus sur le drapeau rouge de la classe ouvrière et à son association avec celui de la bourgeoisie, etc.
De même il faut prendre acte de l'opposition réelle du PRCF à l'impérialisme français et tout récemment lors de la guerre en Libye.


Je me contenterai des aspects les plus récents de cette polémique.



La trahison des classes privilégiées.



La déclaration du PRCF s’appuie sur des exemples historiques pour démontrer que les classes privilégiées ont toujours trahi leur pays pour mater le peuple.
Cette démonstration ne correspond pas aux faits car les classes privilégiées ne se sont pas systématiquement rangées dans le camp de la trahison nationale.
Ce sont des classes privilégiées qui ont appuyé le premier empire français ou qui ont envoyé des millions d’hommes se faire tuer dans les tranchées pour effacer l’affront de la défaite de 1870, et imposer le Traité léonin de Versailles.
De même si l’« élite » patronale « française » fit sciemment le « choix de la défaite » , il faut bien admettre qu’elle n’avait pas mis tous ses œufs dans le même panier et que la résistance gaulliste reflétait les aspirations d’une autre fraction de la bourgeoisie.
Cette même fraction de la bourgeoisie s’est opposée à l’impérialisme US après avoir été évincée du Vietnam. Elle s’est aussi opposée au social-impérialisme grand-russe après la restauration du capitalisme en URSS.
La « trahison » et la soumission à l’impérialisme étranger n’est pas un trait de caractère des classes privilégiées. Leur attitude sur ce point dépend des circonstances et de leurs intérêts. Pour cette raison elle a pu confisquer les bénéfices des combats patriotiques, en n’en laissant jamais la direction totale à la classe ouvrière.


Frau Parisot



La déclaration du PRCF colle à la patronne du MEDEF le sobriquet de frau Parisot à propos de sa tribune dans le Monde Créons d'urgence les Etats-Unis d'Europe ! :

"La solution existe. Elle est audacieuse. Elle s'appelle Etats unis d'Europe, fédéralisme européen, délégation de souveraineté. Elle offrirait enfin aux Européens un projet, une ambition, une fierté. Mais elle nous oblige à changer nos habitudes, à conférer une responsabilité politique plus grande aux institutions européennes, à considérer d'emblée à leur échelle européenne les questions sociales, et pas seulement budgétaires et fiscales. Il faut vouloir avancer vers un territoire reconfiguré, vers une nouvelle patrie, vers l'an I d'une véritable pratique de notre histoire fédérale."
Comme je l’ai indiqué dans le post précédent, la délégation de souveraineté ne concerne pas les monopoles français mais leurs débiteurs.

D’une part elle s’adresse au peuple français qui serait chargé d’éponger les dettes de l’Etat envers les banques et les assurances, mais en même temps de combler les pertes de ces dernières dans de juteuses opérations à risque, en les refinançant.
Marx écrivait en 1867 dans le Capital : « La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste » [Livre premier, Le développement de la production capitaliste, VIII° section : L’accumulation primitive, Chapitre XXXI : Genèse du capitaliste industriel].

D’autre part cette délégation concerne les autres pays européens débiteurs des banques et des assurances françaises.
Par exemple la BNP et Société Générale ont retiré 60 % de leurs 393 milliards d’avoirs en Italie le 30 octobre de cette année. La semaine suivante tous les journaux titraient sur les 1900 milliards de dette italienne, son taux passant alors de 6,19 % à 7,2 %, poussant la bourgeoisie italienne dans ses derniers retranchements jusqu’à virer Berlusconi et racler les fonds de tiroir des retraités.
Sachant ses fonds à l’abri et ses flibustiers hors de danger, la bourgeoisie française n’a pas convoqué d’urgence Merkel, ni battu le rappel de la solidarité européenne, ni déclenché un plan de sauvetage comme pour la Grèce.
Il est donc tout-à-fait clair que la « délégation de souveraineté » oblige les capitalistes européens envers les usuriers français et non l’inverse.

Le PRCF indique d’ailleurs Ce qui leur importe, ce sont les super-profits du CAC 40 : voilà une « patrie », celle de leurs dynasties familiales, qu’ils ne risquent pas de trahir.
Ce qui est parfaitement exact, mais on voit mal ce qui obligerait la première banque européenne à faire la courte échelle à la huitième et la BNP céder généreusement sa place à la Bundesbank, au nom de la « délégation de souveraineté » ou d’une supposée soumission française au Capital allemand.


La patrie en danger



« le PRCF appelle donc les militants du monde du travail à associer la défense des acquis massacrés par la « troïka » U.E./Sarkozy/MEDEF et la défense de leur pays »
Cependant notre pays n’est nullement opprimé par l’impérialisme allemand, encore moins militairement occupé par lui.
Aujourd’hui la dispute entre l’impérialisme français et l’impérialisme allemand n’est pas aboutie.

L’exemple cité dans l’article précédent du financement des banques par la BCE démontre que la doctrine de « l’indépendance de la BCE », théoriquement défendue par l’Allemagne, ne tient pas un instant devant les appétits financiers. La solidarité européenne, c’est-à-dire la soumission européenne au capital franco-allemand, rentre par la fenêtre quand elle est chassée par la porte.
La raison en est que les vertueuses déclarations allemandes sur les dangers de la planche à billet ne valent pas mieux que les sermons français sur la solidarité européenne, car la dette allemande, à plus de 80 % du PIB est aussi insondable que la dette française et parce que les banques allemandes sont encore plus exposées que les banques françaises (521 milliards d’euros contre 491).

Il n’est donc nullement acquis que les monopoles allemands et leurs conceptions rigoureuses sur la dette l’emportent. Mais ce n’est pas l’essentiel.

Quelle que soit l’issue de cette dispute, il n’est pas question pour les communistes d’y prendre part .

Le divorce entre Bonnie & Clyde imposerait dans notre pays l’Unité Nationale la plus intransigeante, une discipline militaire autour de l’Union Sacrée pour la défense des usuriers français et un déchaînement du chauvinisme français digne de la propagande de guerre.

Il est faux d'affirmer comme le PRCF que "toute une partie de la gauche, de la social-démocratie à la petite gauche dite « radicale », continue de bouder l’idée de souveraineté nationale" , alors que les derniers accords franco-allemands ont été précisément le prétexte à un déchaînement germanophobe de cette gauche .

Que devient alors la rhétorique du PRCF ?

La défense de la patrie n’est certainement pas dans les conditions actuelles un objectif révolutionnaire prolétarien.

Tout au contraire, nous devons promouvoir l'unité révolutionnaire des peuples d'Europe face au capital.


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zorba
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zorba
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   Posté le 21-12-2011 à 14:14:16   Voir le profil de zorba (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à zorba   

Je pense que l'Allemagne mène, dans la main de l'impérialisme américain, un réelle politique impérialiste en Europe. Sa politique a conduit à l'annexion d'un état souverain, au démembrement d'états voisins, historiquement peu surs de sympathie avec le nationalisme allemand. D'abord la Tchécoslovaquie, suivie par dix ans de guerres en Yougoslavie.
C'est une politique impérialiste que les dirigeants de ce pays mènent.
Aux communistes de la combattre pour éviter la répétition des drames du passé.
Avec l'allemand Ratzinger au Vatican, l'Allemagne, pays où les religions disposent de pouvoirs étendus, comme leurs mentors les USA, il est quand même utile de présenter les dirigeants de ce pays comme des impérialistes expérimentés et réellement dangereux, l'histoire l'a montré plusieurs fois.
Ni "In God we trust", ni "Gott mit uns", à bas l'impérialisme germano américain.

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marquetalia
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   Posté le 21-12-2011 à 16:13:58   Voir le profil de marquetalia (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à marquetalia   

certains affirment que les usa soutiennent les séparatistes tchetchènes,et que les caucasiens se sont engagés dans la wehrmacht pendant l occupation allemande de l union soviétique;est ce vrai?

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zorba
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   Posté le 21-12-2011 à 19:24:38   Voir le profil de zorba (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à zorba   

Les USA et leurs alliés soutiennent toutes les forces anticommunistes. C'est la ligne de conduite générale des dirigeants de ce pays, depuis plus d'un siècle. Et ce n'est pas à la veille de changer quand on observe le niveau d'infantilisation de la population américaine.

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   Posté le 21-12-2011 à 19:37:52   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

zorba a écrit :

Je pense que l'Allemagne mène, dans la main de l'impérialisme américain, un réelle politique impérialiste en Europe.


Tout démontre que ce sont les impérialistes français et allemands qui imposent leur diktat aux autres pays impérialistes européens.

L'impérialisme français n'a rien à envier aux autres zorba.

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   Posté le 21-12-2011 à 20:52:25   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

La BCE refinance les banques à perte


Les Echos confirment aujourd’hui le refinancement des banques pour près de 500 milliards d’euros.
J'ai mis en gras certains passages :

« La BCE a prêté aux banques beaucoup plus que prévu »


489 milliards d'euros servis contre 310 milliards attendus
Taux variable en fonction du taux refi de la BCE
Un coût bien inférieur à celui du marché
L'ABI italienne sceptique sur les achats de souverains
(Actualisé avec déclarations de Baroin, cours des banques françaises à la clôture)


Les banques se sont refinancées à hauteur d'un montant impressionnant de 489 milliards d'euros mercredi, au terme de la toute première opération à trois ans lancée par la Banque centrale européenne (BCE) .

[#800080]Cette opération alimente l'espoir qu'un tarissement du crédit pourra être évité et que l'argent récolté servira à acheter de la dette italienne et espagnole , une hypothèse qui soulève parfois le scepticisme de certains analystes.
Le montant emprunté par 523 banques dépasse largement les 310 milliards d'euros anticipés par les traders interrogés par Reuters dans un enquête publiée quelques heures avant que la BCE n'annonce le résultat de cette opération. (voir )
C'est également l'injection maximale qu'ait effectuée la BCE dans le système bancaire, dépassant les 450 milliards d'euros servis en 2009 à l'occasion de sa première opération à un an.

L'opération d'apport de liquidité illimité s'est faite à un taux qui sera la moyenne du principal taux de refinancement de la BCE durant les trois années à venir. Ce taux d'intervention est actuellement au plus bas record de 1,0% , après la réduction annoncée au début du mois par la banque centrale de la zone euro.
Pour certaines banques, cela implique que leur refinancement pourrait être inférieur de plus de trois points à ce qui est pratiqué sur le marché. Elles pourront refinancer à trois ans des fonds empruntés il y a peu à la BCE et rembourser après tout juste une année si elles le souhaitent.
Les résultats de l'opération ont permis aux marchés boursiers d'accentuer momentanément leurs gains et amené l'euro à un pic d'une semaine contre le dollar.
"L'allocation d'aujourd'hui représente près d'une fois et demie le programme d'emprunts combiné de l'Espagne et de l'Italie en 2012" , observe Martin Van Vliet, économiste senior d'ING.
"Nous doutons toutefois que cet argent serve en grande partie à financer des achats de dette périphérique, au vu des risques de valorisation au prix du marché et des risques éventuels pour la réputation" .
"C'est une invitation à acheter de la dette souveraine, surtout pour les banques les plus petites et non cotées qui ne participent pas aux tests de l'ABE (Autorité bancaire européenne), constate Christian Schulz, économiste de Berenberg Bank.
"Pour les grandes banques cotées, qui auront un nouveau stress test de l'ABE l'an prochain, la motivation d'acheter de la dette souveraine est moindre parce qu'elles craignent que l'ABE exige plus de fonds propres pour contrepartie des avoirs en dette périphérique, ce qui diluera le capital existant" .

L'ABI SCEPTIQUE
De fait, la fédération bancaire italienne (ABI) a fait savoir que ses membres n'accroîtraient pas leur exposition à la dette souveraine en dépit du succès retentissant de l'opération à trois ans de la BCE.
"Les règles de l'ABE dissuadent d'acheter des obligations souveraines et donc même l'importante injection de liquidité de la BCE (..) ne peut être employée pour soutenir la dette souveraine" , explique-t-elle.
Suivant les nouvelles dispositions de l'ABE, les banques devront valoriser leurs avoirs en dette souveraine à la valeur de marché, ce qui poussé l'ABI à menacer de saisir la justice. "Non seulement les banques n'augmenteront pas leur exposition mais elles la réduiront sans doute et cela crée un problème en puissance pour refinancer la dette souveraine" .
Selon des sources bancaires et des documents, plus d'une douzaine de banques italiennes, dont Unicredit et Intesa Sanpaolo, auraient emprunté au moins 49 milliards d'euros à trois ans auprès de la BCE.
Les banques italiennes ont souscrit au total pour plus de 110 milliards d'euros de prêts à trois ans lors de l'offre de refinancement illimité menée mercredi par la Banque centrale européenne, a déclaré à Reuters une autre source bancaire italienne.

En France, aucune des grandes banques françaises n'a souhaité dire si elle avait emprunté à la BCE. La Banque de France n'a pas non plus souhaité faire de commentaire.

"C'est un grand succès et une réponse puissante qui permet de retirer une très large partie de la pression qui pèse actuellement sur les établissements bancaires et ce depuis plusieurs semaines" , a simplement déclaré le ministre de l'Economie François Baroin lors de la séance des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale.


DÉPENDANCE AUX FINANCEMENTS DE LA BCE
En Bourse, après avoir ouvert en forte hausse, les valeurs bancaires européennes sont reparties à la baisse en début d'après-midi.
L'indice bancaire européen a fini la séance en baisse de 0,72%.
A Paris, Société générale a terminé en repli de 3,4% tandis que BNP Paribas et Crédit agricole ont reculé de plus de 2%.
Outre des conditions très avantageuses, le fait que le secteur bancaire soit plus que jamais dépendant des financements de la BCE explique que la demande ait été aussi forte. La BCE s'inquiétait d'ailleurs de cette dépendance dans son rapport sur la Stabilité financière publié lundi.
Les banques françaises ont quasiment quadruplé leurs refinancements auprès de la BCE depuis juin, à 150 milliards d'euros, tandis que les banques italiennes et espagnoles ont pris chacune plus de 100 milliards d'euros.
Le président de la BCE n'a eu de cesse d'exhorter les banques à recourir à ce financement ultra-long depuis son annonce au début du mois. Il a estimé lundi qu'il existait un risque de "credit crunch" et jugé que les pressions sur le marché obligataire de la zone euro pourraient atteindre un niveau sans précédent au début 2012.



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On objectera qu’au taux de 1% les banques sont loin d’être enchaînées à la BCE. Bien au contraire si elles peuvent s’en servir pour rembourser des prêts antérieurs c’est plutôt la BCE qui est siphonnée .

Egalement, il apparaît que l’ indépendance de la BCE envers les dettes souveraines est une plaisanterie et que la « victoire de l’orthodoxie allemande » un écran de fumée puisqu’il ne s’agit pas d’autre chose que de refinancer ces dettes, en refilant une grasse rétribution aux banques par la même occasion.

Mais la cerise sur la gâteau c'est que ces messieurs ne sont même pas assurés que l'argent servira effectivement à renflouer les Etats défaillants...

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   Posté le 27-12-2011 à 21:44:19   Voir le profil de marquetalia (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à marquetalia   

de fait,l allemagne,avec l autriche,la slovénie,la croatie et les pays baltes constituent un "nouveau saint empire romain germanique".et cet empire soutient le "nouvel empire ottoman",qui écrase sous sa botte chypre et le kurdistan,et comporte l albanie et le kosovo.


Edité le 28-12-2011 à 14:06:30 par marquetalia




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zorba
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   Posté le 28-12-2011 à 14:20:22   Voir le profil de zorba (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à zorba   

L'Allemagne reste l'héritier le plus sur et le plus puissant du Saint Empire Romain Germanique que l'Union européenne, et son drapeau aux 12 étoiles chrétiennes représente par de la tous les monuments de pouvoir en Europe continentale.
Ce que les nazis n'ont pas réussi avec Hitler, les curés et les recyclés du reich allemand et de la collaboration l'ont mis en place en douceur depuis 1945 pour arriver à la forme dictatoriale de l'UE.

Tu votes comme on te dit, sinon tu revotes : c'est la démocratie européenne.

D'ailleurs en Allemagne, le vote du peuple pour l'UE n'existe pas, trop dangereux. C'est dire!

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   Posté le 28-12-2011 à 14:27:06   Voir le profil de marquetalia (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à marquetalia   

c est facile de critiquer toujours l allemagne,l italie etait fasciste 11 plus tot,et l extreme droite y est beaucoup plus influente qu outre rhin.

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zorba
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   Posté le 29-12-2011 à 11:24:24   Voir le profil de zorba (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à zorba   

L'Allemagne intègre le fascisme depuis qu'elle existe, et interdit toutes responsabilités aux communistes qui étaient exclus de la fonction publique dès 1949 alors que les anciens nazis avaient repris leurs postes d'avant la défaite. Voir un livre d'Alfred Walh sur le recyclage des cadres hitlériens en RFA dès 1946, bien avant la réunification.
C'est mieux intégré, les mouvements d'extrème droite sont très puissants, comme dans toute sociale démocratie chrétienne.

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marquetalia
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   Posté le 29-12-2011 à 13:29:15   Voir le profil de marquetalia (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à marquetalia   

c est faux,puisqu il y a le parti "die linke",qui défend les kurdes et les palestiniens!c est en italie qu il y a le plus de fascistes,comme cet ezio scaglione qu il faudrait dégommer!

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marquetalia
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   Posté le 29-12-2011 à 17:24:25   Voir le profil de marquetalia (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à marquetalia   

la polémique sur la loi condamnant la négation du génocide arménien va relancer la rivalité francoallemande,berlin soutient l ex uck;mais ca m etonnerait que paris soutienne par représailles le p.k.k,puisque la russie l aurait fait depuis 13 ans-quand les usa ont retiré l uck de la liste des orgas terroristes.

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Xuan
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   Posté le 29-12-2011 à 18:35:01   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

où va le refinancement des banques ?


La BNP n’avait pas voulu annoncer le montant de son emprunt auprès de la BCE, et pour cause car on voit qu’elle n’a pas tardé à l’utiliser en s’associant avec la première banque russe.

En 2006 la BNP était déjà entrée sur le marché de Banque de Détail en Russie, au travers de sa filiale BNP Paribas Zao.

On apprend mercredi que BNP Paribas et la première banque russe Sberbank ont annoncé la création d'une coentreprise en Russie dans le crédit à la consommation, qui devrait débuter ses activités l'été prochain sous la marque Cetelem. La banque publique Sberbank aura 70% de la nouvelle entité.

Cette opération se produit au moment où la plupart des banques européennes, comme HSBC et Barclays renoncent et se retirent du marché russe de la banque de détail.
Voir l’intéressant article La Retraite de Russie des banques de la zone euro. Vers une nouvelle Bérézina?

Comme on le voit le refinancement à peu de frais des banques, destiné à les sauver , voire à sauver les pays européens les plus endettés sert ici à gagner des marchés plus rentables et à damer le pion à ses concurrents .

Je rappelle que la BCE prête actuellement plus de 720 milliards d'euros ainsi que plus de 80 milliards de dollars aux banques européennes, et a racheté sur les marchés secondaires pour plus de 270 milliards d'euros d'actifs sécurisés et de dette souveraine.


Voilà à quoi servent les sacrifices imposés aux peuples au prétexte de la crise !



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Depuis le rachat de Fortis BNP Paribas est la première banque de dépôt européenne. Avec deux marchés domestiques en plus, le groupe a la base de dépôts la plus importante de la zone euro. Il est aussi numéro 1 en banque privée et numéro 4 en gestion d'actifs pour la zone euro et redistribue environ un tiers de ses résultats en dividende.
Elle veut limiter sa dépendance aux refinancements en dollars et réduire ses crédits en dollars, tout comme la Société Générale.

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marquetalia
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   Posté le 22-02-2013 à 23:53:14   Voir le profil de marquetalia (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à marquetalia   

le refus allemand de s engager aux cotés de la france au mali illustre bien les rivalités interimpérialistes;de fait,l europe n est pas un empire,mais l union d anciennes puissances coloniales devenues néocoloniales-le togo est un exemple des tensions entre le quai d orsay et berlin.

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Xuan
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   Posté le 07-08-2013 à 00:14:37   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Les Echos du 5 août publiaient un article illustrant un aspect des rivalités entre les monopoles français et allemand, un petit conflit parmi d'autres mais ici sur la chasse gardée de la construction automobile française.
Que les Echos évoquent un soupçon de protectionnisme côté français signifie véritablement que ce soupçon crève les yeux.
Dans la guerre économique que se livrent les monopoles, il n'y a jamais un mot plus haut que l'autre ni d'éclat de voix. Et pour cause car les fantassins sont les ouvriers des deux pays et ce sont eux qui versent sang et larmes.


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Mercedes : les clefs d’un étonnant bras de fer avec l’administration française


Par Ingrid Feuerstein, Anne Bauer et Thibaut Madelin | 04/08/2013

Les ventes de certaines Mercedes bloquées depuis un mois et demi en France. Le constructeur lance un référé devant le Conseil d’Etat.



DR

Le différend entre Mercedes et l’Etat français est monté d’un cran la semaine dernière, alors que le groupe lance un recours en référé devant le conseil d’Etat suite au ¬blocage de ses immatriculations. Explications sur ce conflit inédit qui risque d’envenimer les relations franco-allemandes.

Pourquoi certaines Mercedes sont-elles interdites à la vente en France ?

Depuis le 1er janvier, les nouveaux véhicules doivent se conformer à une directive européenne (MAC) exigeant que les climatisations utilisent un réfrigérant à faible impact sur le réchauffement climatique. Un seul gaz répond à cette exigence, le R1234yf, fabriqué par DuPont et Honeywell. Son adoption renchérit chaque véhicule de 40 euros en moyenne. Mercedes refuse d’utiliser ce nouveau réfrigérant après avoir procédé à différents tests montrant qu’il est inflammable. Mis en garde à plusieurs reprises par la Commission européenne, le constructeur haut de gamme fait face depuis le 12 juin à un blocage de ses immatriculations en France pour les modèles Classe A, B, CLA et SL Le tribunal administratif de Versailles a suspendu cette décision le 25 juillet dans le cadre d’un jugement en référé. Mais les autorités françaises ont immédiatement répliqué en activant la procédure de sauvegarde. Du coup, les immatriculations sont à nouveau bloquées pour six mois. Mercedes va attaquer cette dernière décision en référé devant le Conseil d’Etat, une procédure rarissime dans l’automobile.

Le nouveau gaz est-il vraiment dangereux ?

Avant d’introduire le gaz R1234yf, les industriels du secteur, réunis au sein du groupe d’expert SAE International, avaient effectué près de trois ans de tests. Plusieurs constructeurs, dont Volvo, Opel ou PSA, ont affirmé publiquement que ce réfrigérant était sûr. Daimler a effectué ses propres tests de son côté et a jugé que le nouveau gaz était inflammable en cas d’accident.
En fait, le groupe estime que la technologie d’avenir est celle des climatisations à base de CO2. Ces systèmes, encore plus performants, ne seront pas au point avant 2016. D’ici là, il préfère continuer d’utiliser l’ancien gaz, le R134a.

Pourquoi la France est-elle la seule à bloquer les Mercedes ?

Le fait que la France soit le seul pays à bloquer les immatriculations pour l’instant laisse planer un soupçon de protectionnisme. La dernière fois qu’une clause de sauvegarde a été envisagée, l’initiative venait d’Arnaud Montebourg et elle était dirigée contre les constructeurs coréens. Cependant, la France n’aurait pas forcément intérêt à prendre des mesures protectionnistes contre Mercedes, puisque Renault fournit les Classe A en petits moteurs Diesel et que les modèles interdits n’entrent pas en concurrence directe avec les berlines françaises. Coïncidence ou pas, cette interdiction est intervenue juste après le blocage allemand dans les négociations sur l’objectif de CO2 pour 2020 dans l’automobile.
L’Italie envisage de suivre l’exemple de la France, mais il n’y a rien d’officiel pour l’instant. "Pourquoi Daimler serait-il le seul autorisé à défier une législation européenne ?" a lancé récemment le député italien Andrea Zanoni. Dans tous les cas, la France bénéficie du soutien de la Commission européenne. Le commissaire à l’Industrie, Antonio Tajani, a rappelé mi-juillet que des véhicules non conformes à la législation ne peuvent être commercialisés.

Quel impact pour Mercedes ?

L’impact reste très faible pour ses ventes mondiales, mais il est considérable pour les concessionnaires français. Sur un marché français traditionnellement orienté sur les voitures compactes, la Classe A et la Classe B représentent 60 % des ventes de Mercedes en France. Ces deux modèles, renouvelés récemment, avaient redonné de l’élan et un coup de jeune à une marque en perte de vitesse. Le groupement des concessionnaires a lancé un cri d’alarme au ministre de l’Ecologie, Philippe Martin. Pour l’instant, les distributeurs proposent des véhicules de remplacement, des remises sur la Classe C, tentent de rassurer les clients (lire ci-contre)... Mais pendant combien de temps pourront-ils le faire ? Combien de clients pourraient reporter leur achat sur une autre marque ? Près de 4.500 véhicules n’ont pas pu être immatriculés depuis le mois de juin, dont 2.700 ont déjà été vendus.

Quelle suite à cette affaire ?

L’audience devant le Conseil d’Etat devrait intervenir sous une quinzaine de jours. Mercedes se dit confiant, dans la mesure où la clause de sauvegarde peut être invoquée uniquement pour une atteinte à l’environnement ou à la Sécurité routière. Or, des millions de véhicules roulent en France avec l’ancien gaz. Si le constructeur perd son référé, ses immatriculations seront bel et bien bloquées jusqu’à la fin de l’année.
Au niveau européen, la France a maintenant notifié à la Commission européenne sont refus d’agréer les voitures en question. Celle-ci donnera son avis sur la conformité de la demande française début septembre. La Commission convoquera alors une réunion extraodirdinaire des Etats membres. Entre-temps, les Allemands vont devoir justifier leur comportement auprès de Bruxelles. Ensuite, la Commission européenne aura jusqu’à début octobre pour décider d’ouvrir ou non une procédure d’infraction contre Mercedes. Pour le ministère des Transports allemand, la France n’a pas le droit d’interdire les ventes de véhicules de Mercedes. Daimler a obtenu une homologation de la part de l’autorité allemande KBA. Cette autorisation vaut pour tous les pays européens. "Il faut que la raison reprenne le dessus sur les émotions... Le droit européen est très clair. On observe ce qui se passe en France avec stupéfaction et inquiétude" , souligne une source industrielle allemande.
Les débats vont surtout porter sur le fait que les voitures concernées doivent être ou non considérées comme des nouveaux modèles. Il y a une ambiguïté sur ce point. L’utilisation du nouveau gaz n’est obligatoire que pour les modèles lancés après le 1er janvier 2011. Mais Volkswagen, par exemple, a homologué sa dernière Golf comme un ancien véhicule, car elle porte le même nom. Elle n’est donc pas concernée par cette nouvelle directive.

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