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 communisme ou chauvinisme ?

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Xuan
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   Posté le 22-05-2012 à 15:03:37   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

A propos de Gastaud : communisme ou chauvinisme ?


La renommée de G. Gastaud ne justifierait pas par elle-même cette critique, mais contrairement à l’apparence , l’essence de celle-ci n’est pas de chercher des poux à un individu, mais de combattre une ligne politique dont il s’est fait le mégaphone depuis pas mal d’années.
Cette ligne politique pernicieuse entrave l’unification des marxistes-léninistes et la fondation du nouveau parti communiste.
Il s’agit de définir ce qu’on entend par révisionnisme afin de ne pas renouveler des erreurs passées.
Il s’agit de savoir qui sont les ennemis réels de la classe ouvrière : la bourgeoisie monopoliste française ou bien « l’euro » et « les marchés » qui hantent les cauchemars de la gauche « radicale ».
Il s’agit de savoir si le combat patriotique est à l’ordre du jour en France ou s’il concourt à l’Union Sacrée.
Il s’agit encore une fois de la position de classe du nouveau parti communiste.
Cette contribution au débat ne prétend nullement clore ces sujets mais appelle des débats, des critiques et des développements que je souhaite fondés sur les faits et non sur des habitudes de pensée.

Le geai paré des plumes du paon
Dans un entretien intitulé « Le Pôle de Renaissance Communiste en France :
identité et perspectives politiques »
, G. Gastaud revendique à l’actif des fondateurs du PRCF qu’ils « furent à l'origine de la première Coordination communiste en 1991 » .

Dans moins d’un an nous célèbrerons le 50e anniversaire de la lettre en 25 points.
Il n’est pas très honnête de dissimuler la polémique sino-soviétique portant sur les principes marxistes-léninistes, principes piétinés alors par Khrouchtchev.
Pas très honnête non plus de taire l’activité des marxistes-léninistes français, qui dès les années 60 se sont battus au sein du P «C» F et après en avoir été exclus, contre la trahison révisionniste et pour la reconstruction d’un nouveau parti communiste, en créant les Cercles Marxistes-Léninistes puis le PCMLF.
Dans l’Evangile selon Matthieu, une parabole raconte comment un propriétaire terrien paya au même tarif tous ses ouvriers y compris ceux arrivés à la onzième heure. Mais elle ne dit pas que ces derniers s’attribuèrent tous les mérites de la récolte.
Or G. Gastaud se décerne frauduleusement le brevet et s’attribue l’exclusivité du renouveau communiste.
Cet aspect notoirement sectaire de la ligne qu’il impulse n’est cependant pas l’essentiel de son fonds de commerce.

Tout cela n’aurait guère d’importance si la conséquence de cet oubli était anodine, or il évacue par là même nombre de questions sur la ligne révisionniste entre 1963 et 1991, comme l’invasion de la Tchécoslovaquie par le social-impérialisme, et en France les reniements successifs de G. Marchais.
Le Programme Commun de Gouvernement n’est-il pas à l’origine de toute la politique électoraliste actuelle du P «C» F ?
Comment s’étonner dès lors si G. Gastaud, tout en dénonçant le révisionnisme du P «C» F, les petit-bourgeois « antilibéraux » du « Front de gauche » , la nature bourgeoise du PS, etc. appelle à voter pour ce candidat bourgeois au second tour des élections, et pousse le Front Syndical de Classe à faire de même sans aucune concertation, ne se différenciant ainsi en rien de tous ceux qu’il prétend combattre au nom du marxisme-léninisme ?

L’escroquerie tricolore du « philosophe » Gastaud
G. Gastaud prétend revenir aux sources du communisme en associant le drapeau rouge du prolétariat et le drapeau tricolore de la bourgeoisie, au prétexte que la nation serait menacée par un nouvel Hitler.
A cette fin il mélange bravement la Commune de Paris, et les sans-culottes, la première expérience de la dictature du prolétariat et le drapeau des versaillais.
Quitte à faire un petit détour historique, rappelons à notre professeur de philosophie le discours prononcé le 25 février 1848 par Lamartine, pour défendre le drapeau tricolore de la bourgeoisie contre le drapeau rouge du prolétariat naissant, opportunément ressaisi par les communards et les communistes du monde entier :
"Voilà ce qu’a vu le soleil d’hier, citoyens ! Et que verrait le soleil d’aujourd’hui ? Il verrait un autre peuple, d’autant plus furieux qu’il a moins d’ennemis à combattre, se défier des mêmes hommes qu’il a élevés hier au-dessus de lui, les contraindre dans leur liberté, les avilir dans leur dignité, les méconnaître dans leur autorité, qui n’est que la votre ; substituer une révolution de vengeance et de supplices à une révolution d’unanimité et de fraternité, et commander à son gouvernement d’arborer, en signe de concorde, l’étendard de combat à mort entre les citoyens d’une même patrie !
Ce drapeau rouge, qu’on a pu élever quelquefois quand le sang coulait comme un épouvantail contre des ennemis, qu’on doit abattre aussitôt après le combat en signification de réconciliation et de paix. J’aimerais mieux le drapeau noir qu’on fait flotter quelquefois dans une ville assiégée, comme un linceul, pour désigner à la bombe les édifices neutres consacrés à l’humanité et dont le boulet et la bombe mêmes des ennemis doivent s’écarter. Voulez-vous donc que le drapeau de votre République soit plus menaçant et plus sinistre que celui d’une ville bombardée ?
Citoyens, vous pouvez faire violence au gouvernement vous pouvez lui commander de changer le drapeau de la nation et le nom de la France. Si vous êtes assez mal inspirés pour imposer une république de partis et un pavillon de terreur, le gouvernement est aussi décidé que moi-même à mourir plutôt qu'à se déshonorer en vous obéissant. Quant à moi, jamais ma main ne signera ce décret. Je repousserai jusqu'à la mort ce drapeau de sang et vous devriez le répudier plus que moi : car le drapeau rouge, que vous-mêmes rapportez, n'a jamais fait que le tour du Champ-de-Mars, traîné dans le sang du peuple en 1791 et 1793, et le drapeau tricolore a fait le tour du monde avec le nom, la gloire et la liberté de la patrie."

Alphonse de Lamartine (1790-1869), Discours prononcé à l’Hôtel de Ville de Paris le 25 février 1848.

Mais pour ne pas nous en tenir aux symboles, examinons les dangers et le nouvel Hitler qui menaceraient notre Patrie, au point de faire du combat national une nécessité du moment, quitte à associer pour l’occasion la classe ouvrière et les bourgeois « nationaux », à l’exemple de la Résistance contre l’occupant nazi.

Priorité à la sortie du « désastreux Euro »
G. Gastaud dénonce la « nocivité radicale de l'euro » et fait de la sortie de l’Union Européenne la priorité du PRCF et de tous les progressistes. On lit dans le Programme président :
« un large Front de Résistance Antifasciste, Patriotique et Progressiste (FRAPP). Celui-ci n'hésitera pas à:
- annuler l'ensemble des contre-réformes sarkozystes,
- sortir la France de l'UE et du maudit euro, nouer de nouveaux traités internationaux progressistes,
- reconstruire notre pays sur les bases d'avenir du C.N.R.: indépendance nationale et coopération internationale, démocratie, rôle central des travailleurs, laïcité, égalité des sexes, antifascisme et antiracisme, progrès social, appropriation populaire des grandes entreprises et des banques, renaissance des services publics... Pour cela il faut affronter le grand capital et mettre à l'ordre du jour la lutte pour une société socialiste débarrassée de l'exploitation capitaliste. »

Malgré toutes les précautions de langage et de volontaires imprécisions, il est parfaitement clair que la sortie de l’Euro et de l’Union Européenne constituent dans ce projet un préalable non seulement à la société socialiste mais aussi à la révolution prolétarienne – si tant est que G. Gastaud songe à y recourir un jour -.
Les conséquences de ce préalable ne sont pas banales.

G. Gastaud ose « dire m.... à l'euro »
Et derrière le verbiage ultra-révolutionnaire de certains, se cache en fait la peur panique de sortir de l'U.E., la frilosité d'oser dire m.... à l'euro (alors que si la France n'en sort pas à temps, elle « y restera »!), la crainte de déplaire à la petite bourgeoisie alter-européiste que les militants de la classe ouvrière devraient entraîner et non pas suivre aveuglément en collant au courant « anti-libéral ».

Passons sur le fait que la nature anti-libérale de la dispute sur l’euro n’allait pas bien loin au-delà des convictions de Milton Friedman, lui-même foncièrement opposé à la création de l’euro, qu’il accusait dans la fin des années 90 d’accroître les différences économiques entre les nations concernées, sans leur procurer la stabilité qu’elles attendent en retour.

Le passage à l’Euro n’a fondamentalement pas été autre chose qu’une nouvelle dévaluation, à la manière du « nouveau franc » ou « franc lourd » de De Gaulle et Pinay, mis en circulation en 1960, en parallèle à une nouvelle dévaluation de 17,5 %, la septième depuis la Libération.

La classe ouvrière avait alors combattu cette baisse relative du salaire notamment par la revendication du « salaire mini à 1000 F » sans jamais se préoccuper d’un hypothétique retour aux anciens francs.
A cette diminution des salaires ouvriers s’est ajoutée – lors du passage à l’Euro – l’escroquerie manifeste, de la grande distribution jusqu’au dernier petit boutiquier, profitant de l’aubaine de la difficulté de conversion pour « faire plusieurs fois la culbute » comme certains s’en sont ouvertement vantés.

Ce sujet a fait les choux gras du FN. Récupérant le mécontentement populaire envers cette hausse des prix dissimulée, le FN a réclamé le retour au Franc et sa dévaluation, en vue de réduire davantage les salaires et de rendre les capitalistes plus compétitifs.
Le PRCF prétend alors « reconstituer la souveraineté politique, monétaire, budgétaire, économique et sociale du peuple français ; Dénoncer la « dette » de la France à l'égard des banques et des marchés financiers , notamment en dévaluant le franc qui succèdera à l'euro sur la base 1 F=1 €. »

En premier lieu, on se demande bien quel peut être l’intérêt de changer le nom d’une monnaie pour lui conserver la même valeur, à part un attachement sentimental au Franc, qui ne préoccupe désormais qu’un bataillon de nostalgiques numismates.

Mais surtout, il faudra que G. Gastaud nous explique comment, puisqu’il s’agit d’une revendication prioritaire et préalable, il pourra nous garantir l’équivalence 1 F=1 € sous l’autorité du capitalisme toujours présent, alors même que certaines fractions de la bourgeoisie, de l’extrême-droite à Bayrou, envisagent déjà cette opportunité pour diminuer les salaires.

Et derrière le verbiage « ultra-révolutionnaire » de G. Gastaud, et son audace à oser dire m…à l’euro se cache en fait la dévaluation tout court et la baisse des salaires, au profit des seuls capitalistes.

Il reviendra à la nouvelle République socialiste de définir sa monnaie, sa quantité émise sur la marché, sa valeur d’échange internationale, etc. Qu’elle s’intitule Euro, Franc ou n’importe quoi d’autre ne présente – pour les communistes – qu’un intérêt purement symbolique, parfaitement indifférent à sa valeur marchande comme à son équivalent-travail.

Le diktat de Bruxelles et la nation française
Mais l’Euro trimbale d’autres valises, ce sont celles des accords signés à Bruxelles et « imposant » à chaque état-membre diverses contraintes financières quant à l’utilisation de la monnaie commune.

A l’instar du mépris avec lequel fut traité son refus de la Constitution Européenne - ouvertement proclamé à travers les institutions bourgeoises elles-mêmes - , notre peuple n’a évidemment aucun devoir envers de telles Constitutions, qu’elles soient nationales ou pas, et pourrait tout aussi bien décréter en prenant le pouvoir que l’Euro, le Franc, etc. est entièrement dégagé des contraintes de la BCE, et qu’il s’échange désormais contre d’autres Euros ou d’autres monnaies selon les règles définies par le nouveau pouvoir socialiste.

La « contrainte » de tels traités ne repose en fait que sur le pouvoir dictatorial de la classe capitaliste et disparaît avec lui.

Mais dès aujourd’hui, il pourrait au prix d’une lutte de grande ampleur s’opposer aux contraintes financières dont la bourgeoisie veut l’accabler, imposer aux banques et aux assureurs l’annulation des dettes ; chemin escarpé que le peuple grec avait cependant franchi pour moitié l’an dernier.

Cependant, s’agissant de « contraintes », il serait légitime de savoir qui contraint qui.

Quelques temps après l’échec du référendum du 29 mai 2005 sur la Constitution européenne, justement rejetée comme le diktat des bourgeoisies impérialistes européennes envers les peuples d’Europe, G. Gastaud publiait sur initiative-communiste l’article « l’existence et l’essence » , où il embouchait les trompettes du souverainisme en dénonçant la dissolution de la France dans l’Europe supranationale .

On lit également dans l’entretien intitulé « Le Pôle de Renaissance Communiste en France :
identité et perspectives politiques »
:
« la grande bourgeoisie « française » sait à la fois casser la France, l'aligner sur les normes régressives de l'UE et du contre-modèle anglo-saxon »
« la politique de classe (et de casse!) de l'oligarchie financière vise du même pas à détruire les bases de l'indépendance nationale française et à mettre à genoux la classe ouvrière pour en faire une masse de nouveaux serfs tremblant devant les actionnaires».


Quelles est donc cette puissance étrangère qui menacerait l’indépendance nationale de notre pays ?
G. Gastaud en conclut alors : «seule la classe ouvrière alliée à la majorité écrasante des travailleurs salariés et des couches moyennes peut aujourd'hui restaurer l'indépendance du pays et affronter l'UE et ses mentors du CAC 40, parce que toute la grande bourgeoisie est en réalité solidaire du projet d'effacement de la France dans l'UE du capital « toute la grande bourgeoisie est en réalité solidaire du projet d'effacement de la France dans l'UE du capital » »
G. Gastaud définit ici avec précision – une fois n’est pas coutume – les responsables du diktat de Bruxelles : ce sont les « mentors du CAC 40 » .
Or chacun sait que le CAC 40 n’est rien d’autre que le gratin des 40 premières entreprises, banques et assurances françaises .
Ainsi la France capitaliste s’effacerait dans l’UE du Capital…français ?
Curieux cafouillage pour un professeur de philosophie.

Mais il n’en est rien, car de ces 40 entreprises françaises, G. Gastaud en retient manifestement les 20 premières :
DASA AG, Daimler AG, Allianz AG, Volkswagen AG, E.ON AG, Siemens AG, Deutsche Bank AG, Deutsche Telekom AG, Deutsche Post AG, Metro AG, BASF AG, Munich Re, RWE AG, Thyssen Krupp Stahl, Veba Inc. (PreussenElektra), Bosch GmbH, BMW, Edeka Zentrale AG, Lidl & Schwarz Stiftung & Co. KG.


Le postulat de la trahison
Concernant l’objectif affiché de Laurence Parisot de créer une fédération européenne, notre philosophe cosigne ainsi un autre document intitulé :
Déclaration du Pôle de Renaissance Communiste en France (PRCF) : Le MEDE«F» enterre la France.
Et si le peuple de France enterrait le MEDE«F» ?
Ou : comment Madame PARISOT rivalise avec Frau MERKEL pour le titre envié de « Miss MARK » !


Dans cette déclaration sont énumérés les attendus suivants :
« Pendant la Révolution française, les classes privilégiées ont trahi leur pays en s’alliant avec les rois d’Autriche, de Prusse et d’Angleterre pour mater la « populace ».
« Lors de la Commune de Paris, Adolphe Thiers (au prénom prédestiné), qui présidait aux destinées du « parti de l’Ordre », a négocié ouvertement avec Bismarck pour obtenir les moyens militaires (la libération des prisonniers de guerre français) qu’il jugeait nécessaires pour écraser les ouvriers, patriotes ET internationalistes, de la Commune de Paris. »
« Dans les années trente du 20ème siècle, la grande bourgeoisie « française » s’exclamait « plutôt Hitler que le Front populaire ! » et, comme l’a montré l’historienne A. Lacroix-Riz, l’« élite » patronale « française » fit sciemment le « choix de la défaite » (puis de la « Kollaboration » ) avec Hitler. Alors que les ouvriers, les paysans et les intellectuels communistes (et non communistes) tombèrent par dizaines de milliers dans la lutte armée contre l’Occupant. »

Conclusion de cette énumération … « Aujourd’hui on retrouve les mêmes contre les mêmes » .

Revenons sur cette « démonstration », dont le procédé – bien connu de notre philosophe – n’est rien d’autre qu’un vulgaire sophisme.

S’agissant des « mêmes » il faut d’abord rappeler que ce n’est pas la bourgeoisie mais l’aristocratie féodale qui s’est alliée avec les rois d’Autriche, de Prusse et d’Angleterre.
Ce sont a contrario des classes privilégiées – en l’occurrence la bourgeoisie - qui ont appuyé les guerres de conquêtes du premier empire français ou qui ont envoyé des millions d’hommes se faire tuer dans les tranchées pour effacer l’affront de la défaite de 1870, et imposer le Traité léonin de Versailles.
Enfin si l’« élite » patronale « française » fit sciemment le « choix de la défaite » , il faut bien admettre qu’elle n’avait pas mis tous ses œufs dans le même panier et que la résistance gaulliste reflétait les aspirations d’une autre fraction de la bourgeoisie. Pour cette raison elle a pu confisquer les bénéfices des combats patriotiques, en n’en laissant jamais la direction totale à la classe ouvrière.
Cette même fraction de la bourgeoisie s’est opposée à l’impérialisme US après avoir été évincée du Vietnam. Elle s’est aussi opposée au social-impérialisme grand-russe après la restauration du capitalisme en URSS.

La trahison et la soumission à l’impérialisme étranger n’est pas le seul trait de caractère des classes privilégiées et ne les concerne pas toujours intégralement. Leur attitude sur ce point dépend des circonstances, de leurs intérêts, de leur puissance militaire, et peut tout aussi bien relever du militarisme et de l’agression armée.
Il est donc parfaitement mensonger de tirer des conclusions gravées dans le marbre, à partir de certains faits historiques qui ne recouvrent qu’un partie de la réalité.

Or ces exemples ont pour point commun des situations militaires où la France se trouvait soit encerclée par des puissances ennemies et agressée, soit vaincue et occupée.
Leur comparaison avec la situation actuelle est manifestement frauduleuse.

Et en d’autres temps G. Gastaud n’aurait pas manqué de relever l’imposture, lorsque la Cause du Peuple et Action Directe assimilèrent la situation politique de la France à celle de l’occupation nazie, pour justifier alors une nouvelle « Résistance ».

Frau Parisot
La déclaration du PRCF colle à la patronne du MEDEF le sobriquet de frau Parisot à propos de sa tribune dans le Monde Créons d'urgence les Etats-Unis d'Europe ! :
"La solution existe. Elle est audacieuse. Elle s'appelle Etats unis d'Europe, fédéralisme européen, délégation de souveraineté ..."


Bien évidemment à propos de cette « délégation de souveraineté » , la question qui se pose - mais pas à G. Gastaud visiblement – c’est qui délègue sa souveraineté ? Et à qui ?
Revenons sur la crise des fonds souverains européens de l’an dernier, particulièrement instructive à cet égard :

La première banque européenne, la BNP PARIBAS, est aussi la plus exposée directement à la dette grecque avec 15 milliards d’euros, et la plus exposée à la dette italienne avec 22 milliards d’euros.
La Société Générale la suit de près avec 2,5 milliards en Grèce et indirectement à hauteur de 3,4 milliards par sa filiale Geniki.
La filiale du Crédit Agricole Emporiki, 6e banque grecque, est engagée pour 21,1 milliards d’euros.
En avril 2010, l’engagement des banques françaises en Grèce atteignait près de 50 milliards d’euros ce qui en faisait le pays le plus exposé du monde.
En Italie la BNP PARIBAS et le Crédit Agricole sont les deux banques les étrangères les plus présentes.
Selon Les Echos, l'exposition totale des banques françaises rien qu'en l'Italie, secteur privé compris, dépassaient les 393 milliards de dollars en juillet 2011.
De son côté l'exposition des banques allemandes à l’ensemble des quatre Etats (Portugal, Irlande, Grèce, Espagne) atteignait, selon la Banque des règlements internationaux, quelque 520 milliards de dollars, après avoir partiellement retiré leurs billes en Grèce au mois de janvier.

Dissipant les derniers doutes sur la délégation de souveraineté , la BNP et Société Générale ont retiré 60 % de leurs 393 milliards d’avoirs en Italie le 30 octobre 2011. La semaine suivante tous les journaux titraient sur les 1900 milliards de dette italienne, son taux passant alors de 6,19 % à 7,2 %, poussant la bourgeoisie italienne dans ses derniers retranchements jusqu’à virer Berlusconi et racler les fonds de tiroir des retraités.
Sachant ses fonds à l’abri et ses flibustiers hors de danger, la bourgeoisie française n’a pas alors convoqué d’urgence Merkel , ni battu le rappel de la solidarité européenne, ni déclenché un plan de sauvetage comme pour la Grèce.

Les cris d’orfraie poussés aujourd’hui par nos politiciens et nos économistes bourgeois devant le rejet clair et net de la dette par le peuple grec ne sauraient s’expliquer si la Bundesbank menait effectivement la danse. Or le premier cercle des 3000 et quelques collaborateurs de la BNP vient de toucher des primes de 140 000 € : pas besoin de sortir d’HEC pour comprendre que le milliard à 1% de la BCE a été rapidement réinvesti dans les dettes européennes, et qu’au taux de 32 % en Grèce, c’est risqué mais ça rapporte gros.

Il est donc parfaitement clair que le capital financier européen (c'est-à-dire la fraction maitresse du capitalisme européen) n’est pas dominé par la Bundesbank mais par la BNP et consorts premiers usuriers de l’Europe, et que la délégation de souveraineté dont parle Parisot ne concerne pas la France mais les autres pays européens débiteurs des banques et des assurances françaises.
Il est également évident que la dispute franco-allemande n’a pas d’autre objet que la répartition du pillage des PIIGS sans zigouiller définitivement la poule aux œufs d’or.

La déclaration du PRCF ajoute :
« Ce qui leur importe, ce sont les super-profits du CAC 40 : voilà une « patrie », celle de leurs dynasties familiales, qu’ils ne risquent pas de trahir » .
Ce qui est parfaitement exact (à ce détail près que G. Gastaud confond encore Paris et Francfort), mais on voit mal ce qui obligerait la première banque européenne à faire la courte échelle à la huitième et céder généreusement sa place à la Bundesbank, au nom de la « délégation de souveraineté » ou d’une supposée soumission française au Capital allemand.

Besoin d’AIRE ou les ambitions impérialistes françaises
« Frau Parisot » a réitéré son projet de fédération européenne peu avant les élections présidentielles, dans son document-programme « besoin d’aire » , feuille de route adressée indifféremment au futur gouvernement Hollande ou Sarkozy.
Comme l’indique son titre, ce cahier des charges du patronat français envers l’Etat, ne s’accommode pas d’une quelconque allégeance au capital allemand mais vise beaucoup plus haut.

Il ambitionne le remplacement du dollar par l’Euro, la mise au pas de l’Europe du Sud, la fédération européenne et l’affrontement économique contre les pays émergents.
Pour atteindre ces objectifs les capitalistes français visent à rattraper puis dépasser les taux de profits allemands.
Moyennant quoi c’est le leadership européen qui est dans leur ligne de mire, et certainement pas l’ « allégeance aux maîtres berlinois de l’UE » comme le prétend mensongèrement le PRCF.

Aucune menace étrangère ne plane sur notre pays, et si un diktat opprime l’Europe nul besoin d’en chercher le responsable à Berlin.
Que signifie donc l’ordre intimé par le PRCF et son chef Gastaud :
« Aujourd’hui il n’y a plus de milieu possible : servir la France ou servir le capitalisme, il va falloir choisir. » ?

La France est capitaliste, son objectif est l’hégémonie européenne qu’elle dispute à l’Allemagne. Participer à ce combat, et quelle que soit l’issue de la dispute franco-allemande, c’est se placer sous l’autorité du Capital et de l’impérialisme français.


Edité le 24-05-2012 à 00:34:51 par Xuan




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contrairement à une opinion répandue, le soleil brille aussi la nuit
Xuan
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   Posté le 16-07-2012 à 01:24:39   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

à propos de « l’euro dictature atlantiste, occidentaliste et germano-américaine »



Claude Beaulieu vient de publier une série de textes sur la question nationale.
Je reprends ici son article Les communistes et la question nationale, suivi d’une critique.

Vers un rassemblement anti-oligarchique et républicain de libération nationale ?

Claude Beaulieu
Articles divers concernant les communistes et la nation
dimanche 15 juillet 2012, par Comité Valmy


Rien n’est plus précieux que l’indépendance et la liberté - Ho Chi Minh

En cet été 2012, de nombreux communistes membres du PCF et souvent, à l’extérieur de celui-ci, sont mobilisés de différentes manières afin de contribuer à une réflexion collective sur l’avenir de notre pays et la nécessité pour la France de bénéficier à nouveau - au service de son peuple - de l’existence d’un authentique parti communiste.

Celui-ci doit-être capable de percevoir qu’aujourd’hui la lutte de classe a pris un caractère national. Cela signifie que si la contradiction principale oppose toujours la classe ouvrière de notre pays à sa bourgoisie devenue apatride, elle l’oppose en même temps et en premier lieu, à l’oligarchie financière mondialisée qui opprime de manière quasi coloniale notre peuple, à travers l’euro dictature atlantiste, occidentaliste et germano-américaine.

La direction actuelle du PCF, ayant perdu ses racines, a malheureusement abandonné ce que Georges Marchais qualifiait encore de " patriotisme intransigeant qui nous anime, l’autre face de notre internationalisme." Refusant de percevoir qu’aujourd’hui en France ainsi que dans de nombreux pays au monde, la question sociale et la question nationale sont inséparables, elle soutient sous prétexte d’une impossible Europe sociale, la marche forcée vers une Europe fédérale des régions.

Cette entité artificielle qu’est l’Union européenne supranationale, ne sera jamais sociale. Dominée par les oligopoles germano- américaines, elle est conçue pour être non réformable. Ses promoteurs l’affirment irréversible.

En France, une lutte indépendantiste est aujourd’hui nécessaire. Un combat de libération nationale, comparable dans d’autres circontances historiques à celui de la Résistance et du CNR, durant la seconde guerre mondiale.

Le Comité Valmy dans lequel je milite, estime que le rassemblement à construire en même temps que la dynamique de régénération d’un parti communiste en France, doit être anti-oligarchique, républicain, patriotique, social et anti-impérialiste.

Ce rassemblement populaire en perspective et destiné à devenir majoritaire, doit s’adresser à toutes les classes et couches sociales du peuple qui subissent la politique néolibérale de l’oligarchie financière.
Pour contribuer à la réflexion politique qui se développe, nous avons pensé utile de rassembler et de proposer ici, quelques uns des articles publiés sur notre site et concernant les communistes et la nation.

Pour le Comité Valmy,
Claude Beaulieu, militant communiste.

Mis en ligne le 7 juillet 2012


- La passion de la France - Georges Marchais
- LA NATION, REALITE VIVANTE ET EVOLUTIVE (1992) par Antoine Casanova
- "Un peuple ne peut renoncer à sa souveraineté" Monique Picard-Weyl
- Tordre le cou à toutes les confusions sémantiques sur la valeur nation - Par Roland Weyl
- Identité nationale : souveraineté nationale et souveraineté populaire - Roland Weyl
- 1956, la question nationale et la guerre froide - Domenico Losurdo
- L’impossible gestion de l’Euro - Samir Amin
- "D’autres chemins que celui suivi par les communistes russes"... Maurice Thorez
- "NOUS CONTINUONS LA FRANCE" - Paul Vaillant-Couturier (1936)
- Les communistes français et la question nationale - Etienne Fajon
- La voie du CNR et du retour en Résistance... Claude Beaulieu
- « Vive la Nation ! » Par Georges Gastaud
- LA VOIE SOUVERAINISTE ! Par Michel Peyret
- Réflexion à propos du "débat sur l’identité nationale" par Jacques Maillard
- Union du peuple de France ! André Gérin
- LA LUTTE DE CLASSE A PRIS UN CARACTERE NATIONAL - Claude Beaulieu
- Résistance d’hier et d’aujourd’hui - Léon Landini

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Beaulieu n’est pas un inconnu. Il y a longtemps qu’il avait déjà manifesté des positions ouvertement gaullistes, au point de discréditer les marxistes-léninistes dont il se réclamait :

En décembre 1965, les marxistes-léninistes interviennent pour la première fois de manière organisée dans une bataille politique, à l'occasion des présidentielles.
C'est le duel fameux "De Gaulle / Mitterrand".

La position de la Fédération
[Fédération des Cercles Marxistes-Léninistes] est sans ambiguïté : "Non à De Gaulle, non à Mitterrand", ainsi que l'affirmation clairement revendiquée : "Je vote communiste".

D'aucuns voudront brouiller les cartes pour tenter de déconsidérer les jeunes forces marxistes-léninistes aux yeux de la classe ouvrière. Un groupe prétendument marxiste-léniniste, le
CMLF , appelle à voter "De Gaulle" car il s'oppose à l'impérialisme américain !
A qui cela profite-t-il, sinon aux dirigeants révisionnistes qui font les gorges chaudes de cette position ?

Source : 1967-1977 : PCMLF 10 ans de lutte – 100 affiches

Beaulieu a conservé ses sympathies pour les gaullistes, en témoigne cette réunion de l'Arc Républicain de Progrès.
Sans pour autant faire d'amalgame, on notera les convergences entre l'ARP et ' Debout la République ' de Nicolas Dupont-Aignan, ainsi que le soutien à ce dernier de son ami Jacques Nikonoff du M'PEP, chaleureusement remercié par le Bloc des gaullistes libres.

Il essaie ici de récupérer tout ce qui va dans son sens à travers les liens cités, et c’est intéressant de voir qu’il y a du monde, mais il y a aussi du tri à faire car pour Beaulieu, « tout fait ventre ».

Je passe sur les textes historiquement datés et tirés de leur contexte.
On pourrait aussi s’interroger sur la persistance du discours « patriotique » dans le parti révisionniste après 1945, alors que la lutte de classe avait repris ses droits avant même la fin de la guerre.
De même après le plan Marshall, il serait intéressant de rechercher dans les documents du Parti Communiste l'analyse dialectique des différents aspects de l’Europe, de ses liens et de ses contradictions avec les USA.

Le texte très documenté de Losurdo porte sur la question nationale et en montre la persistance y compris au stade du socialisme. Il n’y est pas abordé l’Europe actuelle ni les rapports entre la France et l’Allemagne, et encore moins la question nationale dans un pays impérialiste dominant comme le notre.

Samir Amin relève à juste titre les contradictions au sein de l’Europe et les rapports inégaux. Il met en doute la possibilité qu’un empire européen se mette en place ou qu’il soit durable.
Soit, un empire de ce type a quand même bien vu le jour dans le Comecon et il a vécu une paire d’années, malgré les tentatives de subversion et de division.
Mais Samir Amin ne cherche nulle part à démontrer que la France soit vassalisée.

Il sera toujours utile de lire ou de relire ces textes, qui présentent un intérêt historique pour certains d’entre eux. J’en viens au propos de Claude Beaulieu.

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Il va de soi - mais ça ne coûte rien de le préciser - que le débat ne porte pas sur le soutien à l’intégration européenne. Les Editions Prolétariennes ont clairement appelé à voter NON lors du référendum de 2005 sur la Constitution pour l'Europe, et cette position fondée sur la nature réactionnaire de l’Europe en cours de constitution est toujours inchangée.
Par contre il s’agit du souverainisme et de la définition de l’ennemi principal de la classe ouvrière de notre pays .

« l’euro dictature atlantiste, occidentaliste et germano-américaine » ne correspond pas aux faits.
D’abord cette définition ne tient aucun compte des contradictions euro-US, ni de la fin de l’hégémonie américaine. L’Europe constitue aujourd’hui un second empire impérialiste de la taille des USA et s’apprête à les devancer.

Ensuite elle ignore les intérêts impérialistes français et définit les ennemis de la classe ouvrière comme étrangers :
La politique de la bourgeoisie française est qualifiée de « soumission à l’impérialisme euro atlantique orchestré par l’oligarchie financière » .
« la contradiction principale oppose toujours la classe ouvrière de notre pays à sa bourgoisie devenue apatride, elle l’oppose en même temps et en premier lieu, à l’oligarchie financière mondialisée qui opprime de manière quasi coloniale notre peuple, à travers l’euro dictature atlantiste, occidentaliste et germano-américaine. »
Il faut bien lire cette phrase : elle dit d’abord que « la contradiction principale oppose toujours la classe ouvrière de notre pays à sa bourgeoisie » .
Ensuite, cette bourgeoisie étant devenue « apatride », la même contradiction « principale » oppose en premier lieu la classe ouvrière « à l’oligarchie financière mondialisée qui opprime de manière quasi coloniale notre peuple » .
Cette présentation a pour finalité de détourner le combat classe contre classe en France contre un ennemi extérieur : l’oligarchie financière mondialisée …autant dire qu’avant de la mettre sous les verrous on peut attendre quelques générations.


Il est tout-à-fait possible qu’un empire européen voie le jour.
A l’occasion de la crise des dettes souveraines, certains ont prédit avec précipitation « l’éclatement de l’Euro ». Or l’intérêt bien compris des banquiers, assureurs et monopoles franco-allemands est d’éviter à tout prix cet éclatement qui remettrait aux calendes grecques le paiement de leurs intérêts. Les dizaines de milliards déjà perdus les poussent à accélérer l’intégration européenne et trouver un moyen de coercition pour forcer les débiteurs à payer.
Dans ce cas les relations entre les pays européens sont de même nature qu’entre les entreprises capitalistes : les plus gros mangent les plus petits, afin d’atteindre une taille critique, viable au niveau mondial.
En ce qui concerne la France, notre pays n’est pas dominé mais dominant. Il n’est absolument pas concerné par une quelconque colonisation . Au contraire, c’est lui qui exploite la dette des pays du sud, conjointement avec l’Allemagne.
La contradiction principale en France oppose la classe ouvrière et les monopoles impérialistes français.

Maintenant il faudra bien que la question du leadership soit tranchée tôt ou tard, et dans ce cas il sera intéressant de voir la position de Beaulieu et de quelques autres comme le PRCF. Mais les communistes et la classe ouvrière ne sont pas partie prenante dans ce combat au sommet .
Nous ne nous battons pas pour le retour au Franc ou pour un illusoire capitalisme indépendant , mais pour une France socialiste, laquelle définira alors sa monnaie et ses relations d’égal à égal avec les autres nations européennes, avec les pays du Maghreb et les pays d’Afrique.

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   Posté le 26-02-2013 à 12:55:09   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Un courant chauvin à gauche



L'abandon du marxisme-léninisme s'est notamment traduit dans le parti révisionniste par la répétition des formules qui ont marché dans le passé , au mépris de toute analyse matérialiste-dialectique, comme l'Union de la Gauche , le combat patriotique contre l'Allemagne, etc.

Exception faite de groupes d'opposition qui essaient de renouer avec l'héritage marxiste-léniniste, le matérialisme-dialectique n'est plus utilisé depuis longtemps dans ce parti, où les seules études recommandées proviennent des organes dirigeants.

A l'extérieur du parti révisionniste et à cause de l'absence d'un authentique parti communiste, le combat anti-impérialiste a perdu ses repères et des groupes de la pseudo gauche radicale, voire libéraux ou réactionnaires font la promotion du chauvinisme et de l'Union Sacrée.

Un exemple sur cette vidéo : Asselineau invité par le M'PEP
http://www.dailymotion.com/video/xvlb12_asselineau-chez-le-m-pep_news#.USycYqLZaSo

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   Posté le 15-03-2013 à 16:57:14   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

A propos du référendum en Alsace...

Je mets en ligne ci-dessous ce texte de campagne sur le référendum en Alsace, suivi de quelques précision sur le rassemblement qui l'inspire, notamment sur Asselineau :



LANCEMENT DU COLLECTIF NATIONAL POUR LE NON OU LE BOYCOTT DU RÉFÉRENDUM EN ALSACE


Signez l'appel à voter non, nul, blanc ou à s'abstenir le 7 avril lors du référendum en Alsace.

Le 12 mars 2012.

• Pour consulter la liste des premiers signataires, cliquez ci-dessous :
http://www.m-pep.org/spip.php?article3229

• Pour signer l'appel, cliquez ci-dessous :
http://www.m-pep.org/spip.php?article3229#outil_sommaire_1

Le "Collectif national pour le non ou le boycott du référendum en Alsace" a vu le jour lundi 11 mars. Le Collectif national attend les réponses du Front de gauche, de l'UPR, du NPA, de LO, du POI, de la CGT, de FO, de la FSU, de Solidaires, d'Attac.

Le journal l'Humanité a publié son premier article sur la question de l'Alsace le vendredi 8 mars. Sans doute d'autres devraient suivre, le journal prendra certainement l'initiative d'une chronique quotidienne pour rendre compte de la campagne de terrain et de la mobilisation nationale et les amplifier. Même si les sites Internet des organisations concernées par le référendum en Alsace ne contenaient aucune information sur la bataille d'Alsace au 11 mars, la mobilisation nationale devrait démarrer dans les tous prochains jours. En 2005, lors du référendum - victorieux - sur le traité constitutionnel européen, nous avions assisté au même phénomène de montée en puissance progressive. Le Front de gauche, l'UPR, le POI, Attac, etc. sont évidemment les bienvenus dans le collectif national, le plus vite sera le mieux, chaque jour compte.

• Sur le terrain, en Alsace, les 8 organisations du Front de gauche se sont mobilisées, elles ont publié un premier tract accessible ci-dessous :
http://www.m-pep.org/spip.php?article3228


L'UPR a repris l'idée du M'PEP de mettre sur pied des "Brigades républicaines" pour mener la campagne de terrain, et propose de son côté les "Brigades populaires républicaines" .

• Le POI diffuse un tract, accessible ci-dessous :
http://www.m-pep.org/spip.php?article3227

D'ici le 7 avril, marchons côte à côte et agissons ensemble !

• Inscrivez-vous aux Brigades républicaines pour mener la campagne en Alsace en remplissant le bulletin ci-dessous :
http://www.m-pep.org/spip.php?article3218
• Pour accéder à l'appel du collectif national ou l'imprimer, cliquez ci-dessous :
http://www.m-pep.org/spip.php?article3229

Premiers membres du Collectif national pour le non ou le boycott du référendum en Alsace : Clubs penser la France (CPF), Mouvement politique d’émancipation populaire (M’PEP), Pôle de renaissance communiste en France (PRCF).


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Le processus unitaire engagé entre ces différentes organisations CPF, M’PEP, PRCF, UPR (auxquelles il faut ajouter occasionnellement le FSC et le POI) , et pas seulement sur ce référendum, mérite toute notre attention.

On s’en fera une idée précise en visualisant l'intégralité du meeting-débat CPF, M’PEP, PRCF, UPR, front syndical de classe du 8 décembre 2012.

Je rappelle également le pedigree de François Asselineau, créateur de l’UPR , qui préconise – en prenant prétexte de la résistance antinazie - l’unité des ouvriers et des patrons pour la défense de la Patrie en danger :

En 1999 François Asselineau est devenu membre du Rassemblement pour la France (RPF), créé par Charles Pasqua et Philippe De Villiers, dont il est devenu membre du bureau national en 2001
Diplômé d'HEC Paris, vice major de l’ENA, Inspecteur général des finances, il a été membre de cabinets ministériels (notamment auprès de Gérard Longuet, ministre de l’Industrie et du Commerce extérieur, ministre des affaires étrangères).

Directeur du cabinet de Françoise de Panafieu, ministre du Tourisme, dans le gouvernement Juppé, puis en janvier 1996 chargé de mission au cabinet d’Hervé de Charette, ministre des Affaires étrangères dans le gouvernement Juppé.

Le 19 mars 2001, François Asselineau a été choisi comme membre du conseil de Paris dans les 19e d'arrondissement Paris. Sa liste, liste dissidente de droite a fait un accord avec Jean Tiberi et Charles Pasqua, dans une triangulaire contre le Rassemblement pour la République (RPR).
Directeur de cabinet du président du Conseil général des Hauts de Seine Charles Pasqua de 2000 à 2004.
Vice président du conseil général des Hauts De Seine ( responsable des affaires économiques et internationales).

Le 25 mars 2007, jour du 50ème anniversaire du Traité de Rome, il a décidé de créer un nouveau mouvement politique, l’Union Populaire Républicaine (UPR)

source


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Xuan
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   Posté le 11-08-2013 à 22:31:37   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

"en attendant le 11 novembre l'histoire de choquer quelques bien pensantes consciences qui croient encore que la défense du drapeau est une affaire nationale. Messieurs qui voulez la guerre payez la de votre peau disaient ceux là qui voulaient rester dans la beauté des choses!" Gilbert

La chanson de Craonne par Marc Ogeret :
http://www.communcommune.com:80/article-l-ete-en-chansons-marc-ogeret-119283215.html


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