| | | | | | | | Xuan | | Grand classique (ou très bavard) | | 18571 messages postés |
| Posté le 22-05-2012 à 15:03:37
| | A propos de Gastaud : communisme ou chauvinisme ? La renommée de G. Gastaud ne justifierait pas par elle-même cette critique, mais contrairement à lapparence , lessence de celle-ci nest pas de chercher des poux à un individu, mais de combattre une ligne politique dont il sest fait le mégaphone depuis pas mal dannées. Cette ligne politique pernicieuse entrave lunification des marxistes-léninistes et la fondation du nouveau parti communiste. Il sagit de définir ce quon entend par révisionnisme afin de ne pas renouveler des erreurs passées. Il sagit de savoir qui sont les ennemis réels de la classe ouvrière : la bourgeoisie monopoliste française ou bien « leuro » et « les marchés » qui hantent les cauchemars de la gauche « radicale ». Il sagit de savoir si le combat patriotique est à lordre du jour en France ou sil concourt à lUnion Sacrée. Il sagit encore une fois de la position de classe du nouveau parti communiste. Cette contribution au débat ne prétend nullement clore ces sujets mais appelle des débats, des critiques et des développements que je souhaite fondés sur les faits et non sur des habitudes de pensée. Le geai paré des plumes du paon Dans un entretien intitulé « Le Pôle de Renaissance Communiste en France : identité et perspectives politiques » , G. Gastaud revendique à lactif des fondateurs du PRCF quils « furent à l'origine de la première Coordination communiste en 1991 » . Dans moins dun an nous célèbrerons le 50e anniversaire de la lettre en 25 points. Il nest pas très honnête de dissimuler la polémique sino-soviétique portant sur les principes marxistes-léninistes, principes piétinés alors par Khrouchtchev. Pas très honnête non plus de taire lactivité des marxistes-léninistes français, qui dès les années 60 se sont battus au sein du P «C» F et après en avoir été exclus, contre la trahison révisionniste et pour la reconstruction dun nouveau parti communiste, en créant les Cercles Marxistes-Léninistes puis le PCMLF. Dans lEvangile selon Matthieu, une parabole raconte comment un propriétaire terrien paya au même tarif tous ses ouvriers y compris ceux arrivés à la onzième heure. Mais elle ne dit pas que ces derniers sattribuèrent tous les mérites de la récolte. Or G. Gastaud se décerne frauduleusement le brevet et sattribue lexclusivité du renouveau communiste. Cet aspect notoirement sectaire de la ligne quil impulse nest cependant pas lessentiel de son fonds de commerce. Tout cela naurait guère dimportance si la conséquence de cet oubli était anodine, or il évacue par là même nombre de questions sur la ligne révisionniste entre 1963 et 1991, comme linvasion de la Tchécoslovaquie par le social-impérialisme, et en France les reniements successifs de G. Marchais. Le Programme Commun de Gouvernement nest-il pas à lorigine de toute la politique électoraliste actuelle du P «C» F ? Comment sétonner dès lors si G. Gastaud, tout en dénonçant le révisionnisme du P «C» F, les petit-bourgeois « antilibéraux » du « Front de gauche » , la nature bourgeoise du PS, etc. appelle à voter pour ce candidat bourgeois au second tour des élections, et pousse le Front Syndical de Classe à faire de même sans aucune concertation, ne se différenciant ainsi en rien de tous ceux quil prétend combattre au nom du marxisme-léninisme ? Lescroquerie tricolore du « philosophe » Gastaud G. Gastaud prétend revenir aux sources du communisme en associant le drapeau rouge du prolétariat et le drapeau tricolore de la bourgeoisie, au prétexte que la nation serait menacée par un nouvel Hitler. A cette fin il mélange bravement la Commune de Paris, et les sans-culottes, la première expérience de la dictature du prolétariat et le drapeau des versaillais. Quitte à faire un petit détour historique, rappelons à notre professeur de philosophie le discours prononcé le 25 février 1848 par Lamartine, pour défendre le drapeau tricolore de la bourgeoisie contre le drapeau rouge du prolétariat naissant, opportunément ressaisi par les communards et les communistes du monde entier : "Voilà ce qua vu le soleil dhier, citoyens ! Et que verrait le soleil daujourdhui ? Il verrait un autre peuple, dautant plus furieux quil a moins dennemis à combattre, se défier des mêmes hommes quil a élevés hier au-dessus de lui, les contraindre dans leur liberté, les avilir dans leur dignité, les méconnaître dans leur autorité, qui nest que la votre ; substituer une révolution de vengeance et de supplices à une révolution dunanimité et de fraternité, et commander à son gouvernement darborer, en signe de concorde, létendard de combat à mort entre les citoyens dune même patrie ! Ce drapeau rouge, quon a pu élever quelquefois quand le sang coulait comme un épouvantail contre des ennemis, quon doit abattre aussitôt après le combat en signification de réconciliation et de paix. Jaimerais mieux le drapeau noir quon fait flotter quelquefois dans une ville assiégée, comme un linceul, pour désigner à la bombe les édifices neutres consacrés à lhumanité et dont le boulet et la bombe mêmes des ennemis doivent sécarter. Voulez-vous donc que le drapeau de votre République soit plus menaçant et plus sinistre que celui dune ville bombardée ? Citoyens, vous pouvez faire violence au gouvernement vous pouvez lui commander de changer le drapeau de la nation et le nom de la France. Si vous êtes assez mal inspirés pour imposer une république de partis et un pavillon de terreur, le gouvernement est aussi décidé que moi-même à mourir plutôt qu'à se déshonorer en vous obéissant. Quant à moi, jamais ma main ne signera ce décret. Je repousserai jusqu'à la mort ce drapeau de sang et vous devriez le répudier plus que moi : car le drapeau rouge, que vous-mêmes rapportez, n'a jamais fait que le tour du Champ-de-Mars, traîné dans le sang du peuple en 1791 et 1793, et le drapeau tricolore a fait le tour du monde avec le nom, la gloire et la liberté de la patrie." Alphonse de Lamartine (1790-1869), Discours prononcé à lHôtel de Ville de Paris le 25 février 1848. Mais pour ne pas nous en tenir aux symboles, examinons les dangers et le nouvel Hitler qui menaceraient notre Patrie, au point de faire du combat national une nécessité du moment, quitte à associer pour loccasion la classe ouvrière et les bourgeois « nationaux », à lexemple de la Résistance contre loccupant nazi. Priorité à la sortie du « désastreux Euro » G. Gastaud dénonce la « nocivité radicale de l'euro » et fait de la sortie de lUnion Européenne la priorité du PRCF et de tous les progressistes. On lit dans le Programme président : « un large Front de Résistance Antifasciste, Patriotique et Progressiste (FRAPP). Celui-ci n'hésitera pas à: - annuler l'ensemble des contre-réformes sarkozystes, - sortir la France de l'UE et du maudit euro, nouer de nouveaux traités internationaux progressistes, - reconstruire notre pays sur les bases d'avenir du C.N.R.: indépendance nationale et coopération internationale, démocratie, rôle central des travailleurs, laïcité, égalité des sexes, antifascisme et antiracisme, progrès social, appropriation populaire des grandes entreprises et des banques, renaissance des services publics... Pour cela il faut affronter le grand capital et mettre à l'ordre du jour la lutte pour une société socialiste débarrassée de l'exploitation capitaliste. » Malgré toutes les précautions de langage et de volontaires imprécisions, il est parfaitement clair que la sortie de lEuro et de lUnion Européenne constituent dans ce projet un préalable non seulement à la société socialiste mais aussi à la révolution prolétarienne si tant est que G. Gastaud songe à y recourir un jour -. Les conséquences de ce préalable ne sont pas banales. G. Gastaud ose « dire m.... à l'euro » Et derrière le verbiage ultra-révolutionnaire de certains, se cache en fait la peur panique de sortir de l'U.E., la frilosité d'oser dire m.... à l'euro (alors que si la France n'en sort pas à temps, elle « y restera »!), la crainte de déplaire à la petite bourgeoisie alter-européiste que les militants de la classe ouvrière devraient entraîner et non pas suivre aveuglément en collant au courant « anti-libéral ». Passons sur le fait que la nature anti-libérale de la dispute sur leuro nallait pas bien loin au-delà des convictions de Milton Friedman, lui-même foncièrement opposé à la création de leuro, quil accusait dans la fin des années 90 daccroître les différences économiques entre les nations concernées, sans leur procurer la stabilité quelles attendent en retour. Le passage à lEuro na fondamentalement pas été autre chose quune nouvelle dévaluation, à la manière du « nouveau franc » ou « franc lourd » de De Gaulle et Pinay, mis en circulation en 1960, en parallèle à une nouvelle dévaluation de 17,5 %, la septième depuis la Libération. La classe ouvrière avait alors combattu cette baisse relative du salaire notamment par la revendication du « salaire mini à 1000 F » sans jamais se préoccuper dun hypothétique retour aux anciens francs. A cette diminution des salaires ouvriers sest ajoutée lors du passage à lEuro lescroquerie manifeste, de la grande distribution jusquau dernier petit boutiquier, profitant de laubaine de la difficulté de conversion pour « faire plusieurs fois la culbute » comme certains sen sont ouvertement vantés. Ce sujet a fait les choux gras du FN. Récupérant le mécontentement populaire envers cette hausse des prix dissimulée, le FN a réclamé le retour au Franc et sa dévaluation, en vue de réduire davantage les salaires et de rendre les capitalistes plus compétitifs. Le PRCF prétend alors « reconstituer la souveraineté politique, monétaire, budgétaire, économique et sociale du peuple français ; Dénoncer la « dette » de la France à l'égard des banques et des marchés financiers , notamment en dévaluant le franc qui succèdera à l'euro sur la base 1 F=1 €. » En premier lieu, on se demande bien quel peut être lintérêt de changer le nom dune monnaie pour lui conserver la même valeur, à part un attachement sentimental au Franc, qui ne préoccupe désormais quun bataillon de nostalgiques numismates. Mais surtout, il faudra que G. Gastaud nous explique comment, puisquil sagit dune revendication prioritaire et préalable, il pourra nous garantir léquivalence 1 F=1 € sous lautorité du capitalisme toujours présent, alors même que certaines fractions de la bourgeoisie, de lextrême-droite à Bayrou, envisagent déjà cette opportunité pour diminuer les salaires. Et derrière le verbiage « ultra-révolutionnaire » de G. Gastaud, et son audace à oser dire m
à leuro se cache en fait la dévaluation tout court et la baisse des salaires, au profit des seuls capitalistes. Il reviendra à la nouvelle République socialiste de définir sa monnaie, sa quantité émise sur la marché, sa valeur déchange internationale, etc. Quelle sintitule Euro, Franc ou nimporte quoi dautre ne présente pour les communistes quun intérêt purement symbolique, parfaitement indifférent à sa valeur marchande comme à son équivalent-travail. Le diktat de Bruxelles et la nation française Mais lEuro trimbale dautres valises, ce sont celles des accords signés à Bruxelles et « imposant » à chaque état-membre diverses contraintes financières quant à lutilisation de la monnaie commune. A linstar du mépris avec lequel fut traité son refus de la Constitution Européenne - ouvertement proclamé à travers les institutions bourgeoises elles-mêmes - , notre peuple na évidemment aucun devoir envers de telles Constitutions, quelles soient nationales ou pas, et pourrait tout aussi bien décréter en prenant le pouvoir que lEuro, le Franc, etc. est entièrement dégagé des contraintes de la BCE, et quil séchange désormais contre dautres Euros ou dautres monnaies selon les règles définies par le nouveau pouvoir socialiste. La « contrainte » de tels traités ne repose en fait que sur le pouvoir dictatorial de la classe capitaliste et disparaît avec lui. Mais dès aujourdhui, il pourrait au prix dune lutte de grande ampleur sopposer aux contraintes financières dont la bourgeoisie veut laccabler, imposer aux banques et aux assureurs lannulation des dettes ; chemin escarpé que le peuple grec avait cependant franchi pour moitié lan dernier. Cependant, sagissant de « contraintes », il serait légitime de savoir qui contraint qui. Quelques temps après léchec du référendum du 29 mai 2005 sur la Constitution européenne, justement rejetée comme le diktat des bourgeoisies impérialistes européennes envers les peuples dEurope, G. Gastaud publiait sur initiative-communiste larticle « lexistence et lessence » , où il embouchait les trompettes du souverainisme en dénonçant la dissolution de la France dans lEurope supranationale . On lit également dans lentretien intitulé « Le Pôle de Renaissance Communiste en France : identité et perspectives politiques » : « la grande bourgeoisie « française » sait à la fois casser la France, l'aligner sur les normes régressives de l'UE et du contre-modèle anglo-saxon » « la politique de classe (et de casse!) de l'oligarchie financière vise du même pas à détruire les bases de l'indépendance nationale française et à mettre à genoux la classe ouvrière pour en faire une masse de nouveaux serfs tremblant devant les actionnaires». Quelles est donc cette puissance étrangère qui menacerait lindépendance nationale de notre pays ? G. Gastaud en conclut alors : «seule la classe ouvrière alliée à la majorité écrasante des travailleurs salariés et des couches moyennes peut aujourd'hui restaurer l'indépendance du pays et affronter l'UE et ses mentors du CAC 40, parce que toute la grande bourgeoisie est en réalité solidaire du projet d'effacement de la France dans l'UE du capital « toute la grande bourgeoisie est en réalité solidaire du projet d'effacement de la France dans l'UE du capital » » G. Gastaud définit ici avec précision une fois nest pas coutume les responsables du diktat de Bruxelles : ce sont les « mentors du CAC 40 » . Or chacun sait que le CAC 40 nest rien dautre que le gratin des 40 premières entreprises, banques et assurances françaises . Ainsi la France capitaliste seffacerait dans lUE du Capital
français ? Curieux cafouillage pour un professeur de philosophie. Mais il nen est rien, car de ces 40 entreprises françaises, G. Gastaud en retient manifestement les 20 premières : DASA AG, Daimler AG, Allianz AG, Volkswagen AG, E.ON AG, Siemens AG, Deutsche Bank AG, Deutsche Telekom AG, Deutsche Post AG, Metro AG, BASF AG, Munich Re, RWE AG, Thyssen Krupp Stahl, Veba Inc. (PreussenElektra), Bosch GmbH, BMW, Edeka Zentrale AG, Lidl & Schwarz Stiftung & Co. KG. Le postulat de la trahison Concernant lobjectif affiché de Laurence Parisot de créer une fédération européenne, notre philosophe cosigne ainsi un autre document intitulé : Déclaration du Pôle de Renaissance Communiste en France (PRCF) : Le MEDE«F» enterre la France. Et si le peuple de France enterrait le MEDE«F» ? Ou : comment Madame PARISOT rivalise avec Frau MERKEL pour le titre envié de « Miss MARK » ! Dans cette déclaration sont énumérés les attendus suivants : « Pendant la Révolution française, les classes privilégiées ont trahi leur pays en salliant avec les rois dAutriche, de Prusse et dAngleterre pour mater la « populace ». « Lors de la Commune de Paris, Adolphe Thiers (au prénom prédestiné), qui présidait aux destinées du « parti de lOrdre », a négocié ouvertement avec Bismarck pour obtenir les moyens militaires (la libération des prisonniers de guerre français) quil jugeait nécessaires pour écraser les ouvriers, patriotes ET internationalistes, de la Commune de Paris. » « Dans les années trente du 20ème siècle, la grande bourgeoisie « française » sexclamait « plutôt Hitler que le Front populaire ! » et, comme la montré lhistorienne A. Lacroix-Riz, l« élite » patronale « française » fit sciemment le « choix de la défaite » (puis de la « Kollaboration » ) avec Hitler. Alors que les ouvriers, les paysans et les intellectuels communistes (et non communistes) tombèrent par dizaines de milliers dans la lutte armée contre lOccupant. » Conclusion de cette énumération
« Aujourdhui on retrouve les mêmes contre les mêmes » . Revenons sur cette « démonstration », dont le procédé bien connu de notre philosophe nest rien dautre quun vulgaire sophisme. Sagissant des « mêmes » il faut dabord rappeler que ce nest pas la bourgeoisie mais laristocratie féodale qui sest alliée avec les rois dAutriche, de Prusse et dAngleterre. Ce sont a contrario des classes privilégiées en loccurrence la bourgeoisie - qui ont appuyé les guerres de conquêtes du premier empire français ou qui ont envoyé des millions dhommes se faire tuer dans les tranchées pour effacer laffront de la défaite de 1870, et imposer le Traité léonin de Versailles. Enfin si l« élite » patronale « française » fit sciemment le « choix de la défaite » , il faut bien admettre quelle navait pas mis tous ses ufs dans le même panier et que la résistance gaulliste reflétait les aspirations dune autre fraction de la bourgeoisie. Pour cette raison elle a pu confisquer les bénéfices des combats patriotiques, en nen laissant jamais la direction totale à la classe ouvrière. Cette même fraction de la bourgeoisie sest opposée à limpérialisme US après avoir été évincée du Vietnam. Elle sest aussi opposée au social-impérialisme grand-russe après la restauration du capitalisme en URSS. La trahison et la soumission à limpérialisme étranger nest pas le seul trait de caractère des classes privilégiées et ne les concerne pas toujours intégralement. Leur attitude sur ce point dépend des circonstances, de leurs intérêts, de leur puissance militaire, et peut tout aussi bien relever du militarisme et de lagression armée. Il est donc parfaitement mensonger de tirer des conclusions gravées dans le marbre, à partir de certains faits historiques qui ne recouvrent quun partie de la réalité. Or ces exemples ont pour point commun des situations militaires où la France se trouvait soit encerclée par des puissances ennemies et agressée, soit vaincue et occupée. Leur comparaison avec la situation actuelle est manifestement frauduleuse. Et en dautres temps G. Gastaud naurait pas manqué de relever limposture, lorsque la Cause du Peuple et Action Directe assimilèrent la situation politique de la France à celle de loccupation nazie, pour justifier alors une nouvelle « Résistance ». Frau Parisot La déclaration du PRCF colle à la patronne du MEDEF le sobriquet de frau Parisot à propos de sa tribune dans le Monde Créons d'urgence les Etats-Unis d'Europe ! : "La solution existe. Elle est audacieuse. Elle s'appelle Etats unis d'Europe, fédéralisme européen, délégation de souveraineté ..." Bien évidemment à propos de cette « délégation de souveraineté » , la question qui se pose - mais pas à G. Gastaud visiblement cest qui délègue sa souveraineté ? Et à qui ? Revenons sur la crise des fonds souverains européens de lan dernier, particulièrement instructive à cet égard : La première banque européenne, la BNP PARIBAS, est aussi la plus exposée directement à la dette grecque avec 15 milliards deuros, et la plus exposée à la dette italienne avec 22 milliards deuros. La Société Générale la suit de près avec 2,5 milliards en Grèce et indirectement à hauteur de 3,4 milliards par sa filiale Geniki. La filiale du Crédit Agricole Emporiki, 6e banque grecque, est engagée pour 21,1 milliards deuros. En avril 2010, lengagement des banques françaises en Grèce atteignait près de 50 milliards deuros ce qui en faisait le pays le plus exposé du monde. En Italie la BNP PARIBAS et le Crédit Agricole sont les deux banques les étrangères les plus présentes. Selon Les Echos, l'exposition totale des banques françaises rien qu'en l'Italie, secteur privé compris, dépassaient les 393 milliards de dollars en juillet 2011. De son côté l'exposition des banques allemandes à lensemble des quatre Etats (Portugal, Irlande, Grèce, Espagne) atteignait, selon la Banque des règlements internationaux, quelque 520 milliards de dollars, après avoir partiellement retiré leurs billes en Grèce au mois de janvier. Dissipant les derniers doutes sur la délégation de souveraineté , la BNP et Société Générale ont retiré 60 % de leurs 393 milliards davoirs en Italie le 30 octobre 2011. La semaine suivante tous les journaux titraient sur les 1900 milliards de dette italienne, son taux passant alors de 6,19 % à 7,2 %, poussant la bourgeoisie italienne dans ses derniers retranchements jusquà virer Berlusconi et racler les fonds de tiroir des retraités. Sachant ses fonds à labri et ses flibustiers hors de danger, la bourgeoisie française na pas alors convoqué durgence Merkel , ni battu le rappel de la solidarité européenne, ni déclenché un plan de sauvetage comme pour la Grèce. Les cris dorfraie poussés aujourdhui par nos politiciens et nos économistes bourgeois devant le rejet clair et net de la dette par le peuple grec ne sauraient sexpliquer si la Bundesbank menait effectivement la danse. Or le premier cercle des 3000 et quelques collaborateurs de la BNP vient de toucher des primes de 140 000 € : pas besoin de sortir dHEC pour comprendre que le milliard à 1% de la BCE a été rapidement réinvesti dans les dettes européennes, et quau taux de 32 % en Grèce, cest risqué mais ça rapporte gros. Il est donc parfaitement clair que le capital financier européen (c'est-à-dire la fraction maitresse du capitalisme européen) nest pas dominé par la Bundesbank mais par la BNP et consorts premiers usuriers de lEurope, et que la délégation de souveraineté dont parle Parisot ne concerne pas la France mais les autres pays européens débiteurs des banques et des assurances françaises. Il est également évident que la dispute franco-allemande na pas dautre objet que la répartition du pillage des PIIGS sans zigouiller définitivement la poule aux ufs dor. La déclaration du PRCF ajoute : « Ce qui leur importe, ce sont les super-profits du CAC 40 : voilà une « patrie », celle de leurs dynasties familiales, quils ne risquent pas de trahir » . Ce qui est parfaitement exact (à ce détail près que G. Gastaud confond encore Paris et Francfort), mais on voit mal ce qui obligerait la première banque européenne à faire la courte échelle à la huitième et céder généreusement sa place à la Bundesbank, au nom de la « délégation de souveraineté » ou dune supposée soumission française au Capital allemand. Besoin dAIRE ou les ambitions impérialistes françaises « Frau Parisot » a réitéré son projet de fédération européenne peu avant les élections présidentielles, dans son document-programme « besoin daire » , feuille de route adressée indifféremment au futur gouvernement Hollande ou Sarkozy. Comme lindique son titre, ce cahier des charges du patronat français envers lEtat, ne saccommode pas dune quelconque allégeance au capital allemand mais vise beaucoup plus haut. Il ambitionne le remplacement du dollar par lEuro, la mise au pas de lEurope du Sud, la fédération européenne et laffrontement économique contre les pays émergents. Pour atteindre ces objectifs les capitalistes français visent à rattraper puis dépasser les taux de profits allemands. Moyennant quoi cest le leadership européen qui est dans leur ligne de mire, et certainement pas l « allégeance aux maîtres berlinois de lUE » comme le prétend mensongèrement le PRCF. Aucune menace étrangère ne plane sur notre pays, et si un diktat opprime lEurope nul besoin den chercher le responsable à Berlin. Que signifie donc lordre intimé par le PRCF et son chef Gastaud : « Aujourdhui il ny a plus de milieu possible : servir la France ou servir le capitalisme, il va falloir choisir. » ? La France est capitaliste, son objectif est lhégémonie européenne quelle dispute à lAllemagne. Participer à ce combat, et quelle que soit lissue de la dispute franco-allemande, cest se placer sous lautorité du Capital et de limpérialisme français.
Edité le 24-05-2012 e 00:34:51 par Xuan
-------------------- contrairement à une opinion répandue, le soleil brille aussi la nuit |
| | Xuan | | Grand classique (ou très bavard) | | 18571 messages postés |
| Posté le 16-07-2012 à 01:24:39
| | à propos de « leuro dictature atlantiste, occidentaliste et germano-américaine » Claude Beaulieu vient de publier une série de textes sur la question nationale. Je reprends ici son article Les communistes et la question nationale, suivi dune critique. Vers un rassemblement anti-oligarchique et républicain de libération nationale ? Claude Beaulieu Articles divers concernant les communistes et la nation dimanche 15 juillet 2012, par Comité Valmy Rien nest plus précieux que lindépendance et la liberté - Ho Chi Minh En cet été 2012, de nombreux communistes membres du PCF et souvent, à lextérieur de celui-ci, sont mobilisés de différentes manières afin de contribuer à une réflexion collective sur lavenir de notre pays et la nécessité pour la France de bénéficier à nouveau - au service de son peuple - de lexistence dun authentique parti communiste. Celui-ci doit-être capable de percevoir quaujourdhui la lutte de classe a pris un caractère national. Cela signifie que si la contradiction principale oppose toujours la classe ouvrière de notre pays à sa bourgoisie devenue apatride, elle loppose en même temps et en premier lieu, à loligarchie financière mondialisée qui opprime de manière quasi coloniale notre peuple, à travers leuro dictature atlantiste, occidentaliste et germano-américaine. La direction actuelle du PCF, ayant perdu ses racines, a malheureusement abandonné ce que Georges Marchais qualifiait encore de " patriotisme intransigeant qui nous anime, lautre face de notre internationalisme." Refusant de percevoir quaujourdhui en France ainsi que dans de nombreux pays au monde, la question sociale et la question nationale sont inséparables, elle soutient sous prétexte dune impossible Europe sociale, la marche forcée vers une Europe fédérale des régions. Cette entité artificielle quest lUnion européenne supranationale, ne sera jamais sociale. Dominée par les oligopoles germano- américaines, elle est conçue pour être non réformable. Ses promoteurs laffirment irréversible. En France, une lutte indépendantiste est aujourdhui nécessaire. Un combat de libération nationale, comparable dans dautres circontances historiques à celui de la Résistance et du CNR, durant la seconde guerre mondiale. Le Comité Valmy dans lequel je milite, estime que le rassemblement à construire en même temps que la dynamique de régénération dun parti communiste en France, doit être anti-oligarchique, républicain, patriotique, social et anti-impérialiste. Ce rassemblement populaire en perspective et destiné à devenir majoritaire, doit sadresser à toutes les classes et couches sociales du peuple qui subissent la politique néolibérale de loligarchie financière. Pour contribuer à la réflexion politique qui se développe, nous avons pensé utile de rassembler et de proposer ici, quelques uns des articles publiés sur notre site et concernant les communistes et la nation. Pour le Comité Valmy, Claude Beaulieu, militant communiste. Mis en ligne le 7 juillet 2012 - La passion de la France - Georges Marchais - LA NATION, REALITE VIVANTE ET EVOLUTIVE (1992) par Antoine Casanova - "Un peuple ne peut renoncer à sa souveraineté" Monique Picard-Weyl - Tordre le cou à toutes les confusions sémantiques sur la valeur nation - Par Roland Weyl - Identité nationale : souveraineté nationale et souveraineté populaire - Roland Weyl - 1956, la question nationale et la guerre froide - Domenico Losurdo - Limpossible gestion de lEuro - Samir Amin - "Dautres chemins que celui suivi par les communistes russes"... Maurice Thorez - "NOUS CONTINUONS LA FRANCE" - Paul Vaillant-Couturier (1936) - Les communistes français et la question nationale - Etienne Fajon - La voie du CNR et du retour en Résistance... Claude Beaulieu - « Vive la Nation ! » Par Georges Gastaud - LA VOIE SOUVERAINISTE ! Par Michel Peyret - Réflexion à propos du "débat sur lidentité nationale" par Jacques Maillard - Union du peuple de France ! André Gérin - LA LUTTE DE CLASSE A PRIS UN CARACTERE NATIONAL - Claude Beaulieu - Résistance dhier et daujourdhui - Léon Landini
_______________ Beaulieu nest pas un inconnu. Il y a longtemps quil avait déjà manifesté des positions ouvertement gaullistes, au point de discréditer les marxistes-léninistes dont il se réclamait : En décembre 1965, les marxistes-léninistes interviennent pour la première fois de manière organisée dans une bataille politique, à l'occasion des présidentielles. C'est le duel fameux "De Gaulle / Mitterrand". La position de la Fédération [Fédération des Cercles Marxistes-Léninistes] est sans ambiguïté : "Non à De Gaulle, non à Mitterrand", ainsi que l'affirmation clairement revendiquée : "Je vote communiste". D'aucuns voudront brouiller les cartes pour tenter de déconsidérer les jeunes forces marxistes-léninistes aux yeux de la classe ouvrière. Un groupe prétendument marxiste-léniniste, le CMLF , appelle à voter "De Gaulle" car il s'oppose à l'impérialisme américain ! A qui cela profite-t-il, sinon aux dirigeants révisionnistes qui font les gorges chaudes de cette position ? Source : 1967-1977 : PCMLF 10 ans de lutte 100 affiches Beaulieu a conservé ses sympathies pour les gaullistes, en témoigne cette réunion de l'Arc Républicain de Progrès. Sans pour autant faire d'amalgame, on notera les convergences entre l'ARP et ' Debout la République ' de Nicolas Dupont-Aignan, ainsi que le soutien à ce dernier de son ami Jacques Nikonoff du M'PEP, chaleureusement remercié par le Bloc des gaullistes libres. Il essaie ici de récupérer tout ce qui va dans son sens à travers les liens cités, et cest intéressant de voir quil y a du monde, mais il y a aussi du tri à faire car pour Beaulieu, « tout fait ventre ». Je passe sur les textes historiquement datés et tirés de leur contexte. On pourrait aussi sinterroger sur la persistance du discours « patriotique » dans le parti révisionniste après 1945, alors que la lutte de classe avait repris ses droits avant même la fin de la guerre. De même après le plan Marshall, il serait intéressant de rechercher dans les documents du Parti Communiste l'analyse dialectique des différents aspects de lEurope, de ses liens et de ses contradictions avec les USA. Le texte très documenté de Losurdo porte sur la question nationale et en montre la persistance y compris au stade du socialisme. Il ny est pas abordé lEurope actuelle ni les rapports entre la France et lAllemagne, et encore moins la question nationale dans un pays impérialiste dominant comme le notre. Samir Amin relève à juste titre les contradictions au sein de lEurope et les rapports inégaux. Il met en doute la possibilité quun empire européen se mette en place ou quil soit durable. Soit, un empire de ce type a quand même bien vu le jour dans le Comecon et il a vécu une paire dannées, malgré les tentatives de subversion et de division. Mais Samir Amin ne cherche nulle part à démontrer que la France soit vassalisée. Il sera toujours utile de lire ou de relire ces textes, qui présentent un intérêt historique pour certains dentre eux. Jen viens au propos de Claude Beaulieu.
_______________ Il va de soi - mais ça ne coûte rien de le préciser - que le débat ne porte pas sur le soutien à lintégration européenne. Les Editions Prolétariennes ont clairement appelé à voter NON lors du référendum de 2005 sur la Constitution pour l'Europe, et cette position fondée sur la nature réactionnaire de lEurope en cours de constitution est toujours inchangée. Par contre il sagit du souverainisme et de la définition de lennemi principal de la classe ouvrière de notre pays . « leuro dictature atlantiste, occidentaliste et germano-américaine » ne correspond pas aux faits. Dabord cette définition ne tient aucun compte des contradictions euro-US, ni de la fin de lhégémonie américaine. LEurope constitue aujourdhui un second empire impérialiste de la taille des USA et sapprête à les devancer. Ensuite elle ignore les intérêts impérialistes français et définit les ennemis de la classe ouvrière comme étrangers : La politique de la bourgeoisie française est qualifiée de « soumission à limpérialisme euro atlantique orchestré par loligarchie financière » . « la contradiction principale oppose toujours la classe ouvrière de notre pays à sa bourgoisie devenue apatride, elle loppose en même temps et en premier lieu, à loligarchie financière mondialisée qui opprime de manière quasi coloniale notre peuple, à travers leuro dictature atlantiste, occidentaliste et germano-américaine. » Il faut bien lire cette phrase : elle dit dabord que « la contradiction principale oppose toujours la classe ouvrière de notre pays à sa bourgeoisie » . Ensuite, cette bourgeoisie étant devenue « apatride », la même contradiction « principale » oppose en premier lieu la classe ouvrière « à loligarchie financière mondialisée qui opprime de manière quasi coloniale notre peuple » . Cette présentation a pour finalité de détourner le combat classe contre classe en France contre un ennemi extérieur : loligarchie financière mondialisée
autant dire quavant de la mettre sous les verrous on peut attendre quelques générations. Il est tout-à-fait possible quun empire européen voie le jour. A loccasion de la crise des dettes souveraines, certains ont prédit avec précipitation « léclatement de lEuro ». Or lintérêt bien compris des banquiers, assureurs et monopoles franco-allemands est déviter à tout prix cet éclatement qui remettrait aux calendes grecques le paiement de leurs intérêts. Les dizaines de milliards déjà perdus les poussent à accélérer lintégration européenne et trouver un moyen de coercition pour forcer les débiteurs à payer. Dans ce cas les relations entre les pays européens sont de même nature quentre les entreprises capitalistes : les plus gros mangent les plus petits, afin datteindre une taille critique, viable au niveau mondial. En ce qui concerne la France, notre pays nest pas dominé mais dominant. Il nest absolument pas concerné par une quelconque colonisation . Au contraire, cest lui qui exploite la dette des pays du sud, conjointement avec lAllemagne. La contradiction principale en France oppose la classe ouvrière et les monopoles impérialistes français. Maintenant il faudra bien que la question du leadership soit tranchée tôt ou tard, et dans ce cas il sera intéressant de voir la position de Beaulieu et de quelques autres comme le PRCF. Mais les communistes et la classe ouvrière ne sont pas partie prenante dans ce combat au sommet . Nous ne nous battons pas pour le retour au Franc ou pour un illusoire capitalisme indépendant , mais pour une France socialiste, laquelle définira alors sa monnaie et ses relations dégal à égal avec les autres nations européennes, avec les pays du Maghreb et les pays dAfrique.
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| | Xuan | | Grand classique (ou très bavard) | | 18571 messages postés |
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| Posté le 15-03-2013 à 16:57:14
| A propos du référendum en Alsace... Je mets en ligne ci-dessous ce texte de campagne sur le référendum en Alsace, suivi de quelques précision sur le rassemblement qui l'inspire, notamment sur Asselineau : LANCEMENT DU COLLECTIF NATIONAL POUR LE NON OU LE BOYCOTT DU RÉFÉRENDUM EN ALSACE Signez l'appel à voter non, nul, blanc ou à s'abstenir le 7 avril lors du référendum en Alsace. Le 12 mars 2012. Pour consulter la liste des premiers signataires, cliquez ci-dessous : http://www.m-pep.org/spip.php?article3229 Pour signer l'appel, cliquez ci-dessous : http://www.m-pep.org/spip.php?article3229#outil_sommaire_1 Le "Collectif national pour le non ou le boycott du référendum en Alsace" a vu le jour lundi 11 mars. Le Collectif national attend les réponses du Front de gauche, de l'UPR, du NPA, de LO, du POI, de la CGT, de FO, de la FSU, de Solidaires, d'Attac. Le journal l'Humanité a publié son premier article sur la question de l'Alsace le vendredi 8 mars. Sans doute d'autres devraient suivre, le journal prendra certainement l'initiative d'une chronique quotidienne pour rendre compte de la campagne de terrain et de la mobilisation nationale et les amplifier. Même si les sites Internet des organisations concernées par le référendum en Alsace ne contenaient aucune information sur la bataille d'Alsace au 11 mars, la mobilisation nationale devrait démarrer dans les tous prochains jours. En 2005, lors du référendum - victorieux - sur le traité constitutionnel européen, nous avions assisté au même phénomène de montée en puissance progressive. Le Front de gauche, l'UPR, le POI, Attac, etc. sont évidemment les bienvenus dans le collectif national, le plus vite sera le mieux, chaque jour compte. Sur le terrain, en Alsace, les 8 organisations du Front de gauche se sont mobilisées, elles ont publié un premier tract accessible ci-dessous : http://www.m-pep.org/spip.php?article3228 L'UPR a repris l'idée du M'PEP de mettre sur pied des "Brigades républicaines" pour mener la campagne de terrain, et propose de son côté les "Brigades populaires républicaines" . Le POI diffuse un tract, accessible ci-dessous : http://www.m-pep.org/spip.php?article3227 D'ici le 7 avril, marchons côte à côte et agissons ensemble ! Inscrivez-vous aux Brigades républicaines pour mener la campagne en Alsace en remplissant le bulletin ci-dessous : http://www.m-pep.org/spip.php?article3218 Pour accéder à l'appel du collectif national ou l'imprimer, cliquez ci-dessous : http://www.m-pep.org/spip.php?article3229 Premiers membres du Collectif national pour le non ou le boycott du référendum en Alsace : Clubs penser la France (CPF), Mouvement politique démancipation populaire (MPEP), Pôle de renaissance communiste en France (PRCF).
_______________________ Le processus unitaire engagé entre ces différentes organisations CPF, MPEP, PRCF, UPR (auxquelles il faut ajouter occasionnellement le FSC et le POI) , et pas seulement sur ce référendum, mérite toute notre attention. On sen fera une idée précise en visualisant l'intégralité du meeting-débat CPF, MPEP, PRCF, UPR, front syndical de classe du 8 décembre 2012. Je rappelle également le pedigree de François Asselineau, créateur de lUPR , qui préconise en prenant prétexte de la résistance antinazie - lunité des ouvriers et des patrons pour la défense de la Patrie en danger : En 1999 François Asselineau est devenu membre du Rassemblement pour la France (RPF), créé par Charles Pasqua et Philippe De Villiers, dont il est devenu membre du bureau national en 2001 Diplômé d'HEC Paris, vice major de lENA, Inspecteur général des finances, il a été membre de cabinets ministériels (notamment auprès de Gérard Longuet, ministre de lIndustrie et du Commerce extérieur, ministre des affaires étrangères). Directeur du cabinet de Françoise de Panafieu, ministre du Tourisme, dans le gouvernement Juppé, puis en janvier 1996 chargé de mission au cabinet dHervé de Charette, ministre des Affaires étrangères dans le gouvernement Juppé. Le 19 mars 2001, François Asselineau a été choisi comme membre du conseil de Paris dans les 19e d'arrondissement Paris. Sa liste, liste dissidente de droite a fait un accord avec Jean Tiberi et Charles Pasqua, dans une triangulaire contre le Rassemblement pour la République (RPR). Directeur de cabinet du président du Conseil général des Hauts de Seine Charles Pasqua de 2000 à 2004. Vice président du conseil général des Hauts De Seine ( responsable des affaires économiques et internationales). Le 25 mars 2007, jour du 50ème anniversaire du Traité de Rome, il a décidé de créer un nouveau mouvement politique, lUnion Populaire Républicaine (UPR) source
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| | Xuan | | Grand classique (ou très bavard) | | 18571 messages postés |
| Posté le 11-08-2013 à 22:31:37
| "en attendant le 11 novembre l'histoire de choquer quelques bien pensantes consciences qui croient encore que la défense du drapeau est une affaire nationale. Messieurs qui voulez la guerre payez la de votre peau disaient ceux là qui voulaient rester dans la beauté des choses!" Gilbert La chanson de Craonne par Marc Ogeret : http://www.communcommune.com:80/article-l-ete-en-chansons-marc-ogeret-119283215.html
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