| | | | | | | | Finimore | | Grand classique (ou très bavard) |  | | 2647 messages postés |
| Posté le 29-10-2014 à 05:56:56
| lu sur http://www.michelcollon.info/Du-colonialisme-au-sionisme.html Du colonialisme au sionisme : chronique dune continuité idéologique du parti socialiste par Saïd Bouamama le 25 octobre 2014 « Il appartient au gouvernement israélien de prendre toutes les mesures pour protéger sa population face aux menaces ». Cest par ces mots que le président socialiste François Hollande annonce son soutien au gouvernement israélien trois jours après le début de lattaque militaire contre Gaza qui a déjà fait alors 64 morts... Beaucoup ont été à juste titre scandalisés, dautres également nombreux ont été naïvement surpris. Une simple lecture de lhistoire du socialisme français suffit pourtant à saisir que la continuité idéologique du parti socialiste est sans faille sur cette question : le soutien au sionisme aujourdhui plonge ses racines dans le colonialisme qui a marqué toute lhistoire du socialisme français. Pour illustrer ce propos, analysons lapproche du colonialisme des trois principales figures théoriques du socialisme français (2). Sur les fonts baptismaux jaurésiens Le parti socialiste a choisi lannée 2005 pour fêter son centenaire cest-à-dire quil prend comme point de départ de son histoire le congrès de fondation de la SFIO de 1905. Ce faisant, il occulte la partie antérieure de lhistoire du socialisme français. La Section Française de lInternationale Ouvrière est en effet créée par la fusion du Parti Socialiste Français dirigé par Jean Jaurès et du Parti Socialiste de France dirigé par Jules Guesde. Les deux leaders sopposent pendant de longues années sur la question coloniale. En prenant 1905 comme date de référence, cest Jaurès, le partisan dune colonisation « éclairée », qui est plébiscité et Guesde, lanticolonialiste (3), qui est rejeté. A la différence de Jaurès, Jules Guesde condamne en effet la colonisation comme système global de domination : « la colonisation cest le vol, cest le pillage, cest le meurtre, ce sont les crimes commis contre de paisibles populations, pour les profits dune poignée de capitalistes, avides de gains (4). » Jaurès pour sa part ne dénonce pas la colonisation comme système. « Ces peuples sont des enfants » même sils sont « loin dêtre sots », dit-il en 1884, à propos de peuples colonisés auxquels il convient dapporter « quelques notions très simples de langue et dhistoire française, de commerce, de christianisme » pour que réussisse « luvre difficile de conquête morale et dassimilation (5) ». Dix ans plus tard, lors du conflit franco-anglais de Fachoda en 1898, Jaurès défend « le droit certain de la France à souvrir un débouché, de lAfrique centrale vers le Nil (6) ». De même, en 1903, il défend la thèse selon laquelle « loccupation morale du Maroc par la France sera un prolongement de la généreuse politique arabe quil faut développer en Algérie (7) ». Trois ans avant sa mort en 1911, il continue à défendre lidée dun accord sur le projet colonial articulé à un désaccord sur la méthode : « La civilisation européenne se répand et doit se répandre sur le continent noir. Je nai jamais contesté pour ma part la nécessité, lidéal, la beauté de cette pénétration. Nous navons différé et nous ne différons, au Maroc ou ailleurs, que sur les méthodes, mais je ne jette pas un regard de dédain sur luvre commencée. Je ne lenveloppe pas dun anathème sans nuance (8). » Les thèses de Jaurès lemportent définitivement au sein de la SFIO à partir de 1908. Les socialistes ne bougeront plus de cette position : la défense dune colonisation « humanisée ». La même thèse coloniale reste un leitmotiv dans ce quils appellent le « conflit israélo-palestinien ». Le colonialisme culturaliste de Léon Blum Léon Blum ne rompt pas avec lidée de mission civilisatrice que défend Jaurès. En pleine guerre du Rif, alors que les troupes françaises sont en action contre le peuple marocain, il réaffirme à la chambre des députés la nécessité de « lexpansion de la pensée, de la civilisation française » et « le droit et même le devoir de ce quon appelle les races supérieures, revendiquant quelquefois pour elles un privilège quelque peu indu, dattirer à elles celles qui ne sont pas parvenues au même degré de culture (9) ». Comme Jules Ferry en 1885 (10), Léon Blum professe linégalité entre les peuples. Il ne sagit certes pas pour lui dune inégalité biologique mais dune inégalité culturelle et de civilisation. La colonisation devient dans cette logique une uvre démancipation en permettant le déclenchement de la très longue période de rattrapage du retard culturel et civilisationnel. Dans lapproche blumiste, il nexiste aucune universalité du droit. Les droits des indigènes doivent pour lui dépendre de leur degré de civilisation. Ce qui nest pas sans rappeler certains discours contemporains sur lintégration des Français issus de limmigration, sur lincompatibilité supposée de lIslam avec la civilisation française et sa laïcité, sur lintégration impossible des Roms en raison de leur culture, etc. La notion « dindigène évolué » est logiquement le centre de lapproche de Blum. Au pouvoir lors du Front Populaire, il initie en 1937 un projet de loi dit « Blum-Viollette » accordant à 21 000 indigènes sur six millions la citoyenneté française. Devant la pression des colons, il nest même pas discuté au parlement. Mais la contrepartie de la sollicitude envers les « indigènes évolués » est la « fermeté » vis-à-vis de ceux qui refusent la « civilisation française » et qui sévertuent à réclamer lindépendance. Alors quelle a participé aux combats contre les ligues fascistes, lEtoile Nord-Africaine, organisation nationaliste algérienne, est dissoute en janvier 1937 (11) et son leader Messali Hadj est emprisonné. En mars, cest au tour du comité daction marocaine dêtre dissous. Dans les mois qui suivent, cest la répression sanglante contre les révoltes populaires au Maroc et en Tunisie (12). Ici aussi, la distinction binaire entre des « bons » et des « mauvais » nest pas sans rappeler les propos actuels des socialistes sur le « Hamas » comme étant la cause de ce quils appellent « linterruption du processus de paix ». Le colonialisme stratégique de Guy Mollet La SFIO revient au pouvoir en 1956 avec la présidence de Guy Mollet. Il reste dans lhistoire celui qui demande les pouvoirs spéciaux en Algérie et les obtient par 455 voix, cest-à-dire la quasi-unanimité, y compris les voix des députés communistes. Ces pouvoirs déclenchent ce quAndré Philip a dénommé le « crime de pacification (13) » cest-à-dire la légalisation de la répression, de la torture et dune guerre à grande échelle contre les civils au prétexte de lutter contre les « terroristes ». Alain Savary, qui considère Guy Mollet comme un « camarade en République », explique comme suit le raisonnement du président du conseil : « (Il) était avant tout obsédé par une idée très en honneur dans le parti (
) quil fallait commencer par libérer les individus avant de libérer le pays. Des hommes et des femmes ont été marqués par cet argument : ne pas libérer le pays trop tôt de crainte de les livrer aux féodaux. (14) » En 1956, nous en sommes encore à la vieille thèse de la mission civilisatrice. Le colonisé, lindigène, larabe, le musulman, etc., est perçu comme porteur de féodalité et de barbarie et il revient au colonisateur de léduquer et dévaluer sa capacité à vivre libre. Mais, à cette première causalité culturaliste commune à Jaurès et Blum, sen ajoute désormais une seconde de nature stratégique. Dans le monde de laprès seconde guerre mondiale, Guy Mollet est hanté par la peur de la perte de lempire colonial auquel il rattache la « grandeur française ». Cet empire est fragilisé par le nouveau rapport de forces issu de la seconde guerre mondiale, par la victoire vietnamienne à Dien Bien Phu, par Bandung mais aussi par les velléités des Etats-Unis dimposer leurs intérêts dans les possessions coloniales de leurs alliés. Lanticommunisme sarticulera à largument culturaliste pour justifier une défense « socialiste » de lempire : les indigènes immatures pour lindépendance sont de surcroît manipulables par les communistes de Moscou. Cest la même image de lindépendantiste comme ne pouvant être que « fanatique » qui conduit à considérer que « Nasser est le nouvel Hitler, Israël sa Tchécoslovaquie (15) ». Ici aussi, comment ne pas penser aux discours socialistes sur « Israël, seule démocratie de la région », « sur lobscurantisme du Hamas » ou encore sur « le danger iranien en Palestine ». Nous ne pouvons pas clore ce chapitre sans rappeler ce que disait à lépoque François Mitterrand, autre figure idéologique du parti socialiste français. Alors ministre de lintérieur, il déclara coup sur coup : « En Algérie, la seule négociation, cest la guerre » (5 novembre) ; « LAlgérie, cest la France et la France ne reconnaîtra pas chez elle dautre autorité que la sienne » (7 novembre) (16). Le sionisme culturaliste de Blum La matrice idéologique du parti socialiste est ancrée dans un imaginaire colonialiste qui ne pouvait que lorienter vers le soutien au mouvement sioniste. Ni en 1896, lorsque Théodor Herzl publie à Leipzig le texte fondateur du sionisme (17) officiel, pas plus quen 1897 lorsquil organise le congrès sioniste mondial ou en 1905, année durant laquelle le choix de la Palestine est définitivement arrêté au VIIème congrès, le sionisme ne rencontre en France plus quune curiosité marginale. En conséquence, on ne trouve pas chez Jaurès de point de vue sur le sionisme, à notre connaissance du moins. Avec Léon Blum les choses sont bien différentes. Décrivant sa rencontre avec le sionisme, Léon Blum précise « dès le lendemain de la première guerre mondiale, il [Weizmann (18)] menrôla au service de ses desseins en saidant parfois de mes avis (19) ». Dès 1919, Léon Blum joue un rôle actif dans la défense du projet sioniste en intervenant pour obtenir la levée de lopposition française au mandat anglais sur la Palestine : « Cest un grand orgueil et une grande satisfaction pour moi de penser que jai pu laider dans la difficile négociation dont dépendait la création du Home National juif, et qui consistait à obtenir la levée simultanée de lopposition française contre lattribution du mandat palestinien à la Grande-Bretagne et de lopposition américaine contre lattribution du mandat syrien à la France (20). » Il participe dès sa création en 1928 au « Comité socialiste pour la Palestine ouvrière » et est désigné lannée suivante au comité élargi de « lagence juive pour la Palestine » (21). Dans son texte, les juifs devant le problème allemand, Léon Blum sémerveille devant les kibboutz quil présente comme la solution à la question juive. « Comparez les jeunes pionniers avec leurs grands-parents du ghetto et jugez à quel point on peut transformer une race humaine ! (22) » sexclame le leader socialiste. Ladmiration est sincère et sinscrit en continuité avec sa vision des « indigènes » et de la colonisation. Si les Palestiniens font écho dans la pensée de Blum aux indigènes arriérés, les militants sionistes construisant les kibboutz font également écho aux civilisateurs coloniaux. De même que la colonisation visait à civiliser les Africains, le sionisme visait à « transformer lOrient en Occident (23) » pour reprendre la formule éclairante dEdward Saïd. Tout comme la colonisation visait à régénérer des peuples retardataires et féodaux, le sionisme a pour idée centrale « que lOrient est dégénéré, quil a besoin dêtre reconstruit conformément aux notions politiques de lOccident éclairé (24) » complète Saïd. Pour reprendre une formule de Léon Blum, Israël apparaît dans cette logique comme « le rêve transposé au niveau de la réalité historique (25) ». Une colonisation idéale en quelque sorte. Le soutien socialiste au sionisme nest, on le voit, le résultat daucun grand complot international. Il est tout simplement la continuité idéologique du colonialisme socialiste. Cest dailleurs la même raison qui conduit les socialistes au culturalisme intégrationniste en ce qui concerne les immigrés et leurs enfants français. Pour eux aussi, lapproche nest pas celle du traitement égalitaire mais celle de lintégration et de la civilisation. Le sionisme stratégique de Guy Mollet Le sionisme de Guy Mollet ajoute la donne stratégique à largumentaire culturaliste. Le soutien à Israël sinscrit comme défense de « lOccident » face à ses ennemis : les communistes et les luttes de libérations nationales hier, lislam, « lintégrisme », lIran, etc., aujourdhui. Cest cette approche stratégique qui le conduit à lagression contre lEgypte lors de la nationalisation du canal de Suez en 1956. Pour Guy Mollet, faire la guerre à Nasser cétait mener le même combat que celui pour le maintien du colonialisme par la guerre dAlgérie. Les Israéliens ne sy trompent pas, comme en témoigne cette phrase cynique de Shimon Perez de retour dune rencontre avec Guy Mollet à Matignon en vue de préparer lagression contre lEgypte : « Nos liens avec la France se poursuivront aussi longtemps que seront tués des Français en Algérie et des Egyptiens sur les frontières dIsraëli. » Ce sionisme stratégique nest pas sans rappeler la décolonisation stratégique de lempire français : « Lâcher lAsie pour garder lAfrique », puis « lâcher lAfrique subsaharienne pour garder le Maghreb », puis « lâcher la Tunisie et le Maroc » pour garder lAlgérie » et enfin « lâcher lAlgérie et garder le Sahara » (26). Le camouflet reçu à Suez ne change pas la préoccupation stratégique centrale de Guy Mollet. Au contraire, elle le conduit pour « assurer la défense dIsraël » non seulement à lui livrer massivement des armes mais aussi à lui donner accès à la technologie permettant de produire larme nucléaire. La technologie française permettant la production de larme nucléaire nest pas encore totalement au point mais la France sait désormais produire des réacteurs. Guy Mollet va aider Israël en septembre 1956 à la construction dans le désert du Néguev dun « réacteur de « recherche », le « EL-102 », connu sous le nom de Dimona et destiné à produire du plutonium (27) », rappelle le chercheur Ben Kramer. Plus de dix ans après Suez, au moment de la guerre dite « des six jours », le discours et lanalyse de Guy Mollet sont les mêmes et ce dernier continue à « dénoncer Nasser [qui] a employé les mêmes procédés quHitler (28) ». On le retrouve logiquement dans le conseil de parrainage du « Comité pour le droit dIsraël à lexistence » au côté MM. Gaston Monnerville, Gaston Deferre, François Mitterrand. En 1956 comme en 1967 et comme aujourdhui, le sionisme stratégique socialiste justifie lidée dune guerre préventive basée sur le droit de légitime défense dIsraël. Il est vrai que Guy Mollet connaît bien la logique de « légitime défense » au nom de laquelle 60 résistants algériens furent guillotinés alors quil était président du conseil. La construction dun amalgame entre antisémitisme et antisionisme Lhéritage sioniste du parti socialiste nest pas une réalité inerte et atemporelle. Il évolue et sadapte aux besoins idéologiques dIsraël. Or lÉtat sioniste est confronté à une réalité nouvelle : celle du développement de la solidarité avec le peuple palestinien. En particulier depuis les intifada, cette solidarité sest massifiée lors des agressions militaires israéliennes. Même si le mouvement de solidarité ne prend cette forme massive que de manière épisodique, elle est perçue comme dangereuse par létat israélien et ses soutiens occidentaux. De même, le mouvement BDS Boycott-Désinvestissement-Sanctions est une forme daction qui nest pas sans inquiéter par les conséquences économiques quil peut entraîner si son développement devenait massif. Ces nouvelles réalités suscitent lémergence de nouvelles thèses idéologiques dont la principale depuis une décennie est la construction médiatique et politique dun amalgame entre lantisémitisme et lantisionisme. Le parti socialiste est aux premières lignes de la construction de cet amalgame. En témoigne par exemple le communiqué du Conseil Représentatif des Institutions Juives de France daté du 30 janvier 2012 relatant la rencontre avec François Hollande du 25 janvier dans lequel « le candidat socialiste a assuré le CRIF de son engagement de fermeté contre les actes antisémites et antisionistes (29) ». De même, Manuel Valls dénonce un « nouvel antisémitisme qui se cache derrière un antisionisme de façade. Un antisionisme qui nest dailleurs pas moins contestable (30) ». On ne compte plus non plus les élus socialistes condamnant les « slogans antisémites » dans les manifestations en désignant ainsi les slogans antisionistes. Il convient ici de rappeler quelques fondamentaux sur la manière dont Théodor Herzl, fondateur du sionisme officiel, aborde la question de lantisémitisme. Le projet sioniste sargumente dans son analyse comme une réponse à lantisémitisme européen. Pour Herzl, le sionisme est la seule réponse solide à lantisémitisme. Dans son journal intime, il considère même lantisémitisme comme un allié objectif du sionisme : « les antisémites deviendront nos amis les plus loyaux et les nations antisémites nos alliées (31). » Le raisonnement est logique. Lantisémitisme par sa violence pousse les citoyens de confession juive à chercher dans un ailleurs la solution à leurs difficultés. De même quil existe des sionistes antisémites, il existe des antisionistes qui ne sont pas antisémites. Lexistence dantisémites sionistes nest pas nouvelle. La figure dEdouard Drumont nous le rappelle. Lauteur de la France Juive propose tout simplement de « les renvoyer tous en Palestine (32) ». Ayant pris connaissance de la naissance du mouvement sioniste, il précise sa pensée : « Le Juif qui aspire à se constituer une patrie est digne destime ... Le Juif qui veut avoir un drapeau est un brave Juif ... Avoir une patrie, nest-ce pas le plus impérieux de tous les devoirs ? La France aux Français ! La Palestine aux Juifs (33). » La diffusion de lamalgame entre antisionisme et antisémitisme se réalise au début de la décennie 2000 par la publication du livre de Pierre-André-Taguieff, La nouvelle judéophobie. Selon lui « lemploi euphémisé d « antisionisme » implique la substitution de cette expression à cette autre qui, trop explicite ou « directe », serait disqualifiante : antisémitisme (34) ». La dénonciation des crimes israéliens ne serait rien dautre que la réactivation des vieux mythes antisémites : « Dans la propagande « antisioniste », le peuple palestinien est transfiguré en peuple de « héros » et de « martyrs », jusquà être christifié en peuple denfants martyrs ce qui réactive le vieil imaginaire antijuif du meurtre rituel.(35) » Toute critique dIsraël est dans cette analyse inévitablement antisémite. De surcroît, cette nouvelle judéophobie serait le fait des musulmans. Doù une conclusion limpide et sans ambiguïté politique : « Le propalestinisme est assurément le principal vecteur de la nouvelle haine des Juifs à laquelle on donne souvent le nom d« antisionisme (36) ». » Cest à cette source que le parti socialiste emprunte son amalgame entre lantisémitisme et lantisionisme. La ficelle est bien grosse puisquelle consiste à amalgamer le soi-disant « antisionisme » dun Alain Soral (qui préfère se dénommer lui-même judéophobe ou judéocritique) ayant pour but dinstrumentaliser à ses propres fins commerciales et politiques la colère contre les crimes dIsraël, et le mouvement antisioniste analysant létat dIsraël comme un état colonial et la lutte du peuple palestinien comme une lutte anticoloniale. Comme le parti socialiste, Alain Soral amalgame antisionisme et antisémitisme. Lhéritage sioniste nest pas seulement ancien mais aussi ancré dans lidentité colonialiste du socialisme français, elle-même issue de la conviction dune supériorité culturelle des civilisations européennes sur les autres. Cela ne signifie pas que tous les membres ou électeurs du parti socialiste soient automatiquement sionistes. En revanche, sous-estimer que lappareil du parti socialiste fonctionne comme un système sélectionnant son élite à partir dune série de constantes idéologiques, parmi lesquelles se trouve le soutien au sionisme, revient à faire preuve dune grande naïveté. Said Bouamama est un sociologue et militant associatif. Il est lauteur des ouvrages suivants : "Dictionnaire des dominations de sexe, de race, de classe", Collectif Manouchian : Saïd Bouamama, Jessy Cormont, Yvon Fotia, Édition Syllepse, 2012., "Les discriminations racistes : une arme de division massive", Préface de Christine Delphy, Paris, LHarmattan, 2010, "La France. Autopsie dun mythe national", Paris, Larousse, coll. « Philosopher », 2008, "Laffaire du foulard islamique : production dun racisme respectable", Roubaix, Le Geai bleu, 2004. Son dernier livre est "Les Figures de la Révolution Africaine" Notes : 1) Communiqué de presse de lElysée du 10 juillet 2014. 2) Nous choisissons volontairement de na pas faire référence aux socialistes « de droite » qui nont cessés de développer des positions ultracolonialistes et racistes sans jamais être exclus du parti. 3) Jules Guesde condamne les expéditions du Tonkin, de Madagascar et du Soudan. Il faut cependant labandon de ces positions anticolonialistes conséquentes à partir de 1912, date à laquelle, il soutient la proposition du député Lucien Deslinières de concessions pour une « colonisation socialiste » du Maroc. 4) Cité dans Démocratie Nouvelle, n° Spécial, lAfrique noire vous parle, 1958, p. 78. 5) Jean Jaurès, conférence pour lAlliance française à Albi, 1884, uvres de Jean Jaurès, tome 1, Fayard, Paris, 2009, p. 443. 6) Jean Jaurès, Fachoda et la paix du monde, uvres de Jean Jaurès, tome 7, volume 2, Fayard, Paris, 2011, p. 140. 7) Jean Jaurès, La France et le Maroc, uvres de Jean Jaurès, volume 2, Rieder, Paris, 1931, p. 47. 8) Jean Jaurès, Jean Jaurès, Discours à la chambre des députés du 6 avril 1911, uvres de Jean Jaurès, tome 17, Fayard, Paris, 2014. 9) Léon Blum, débat sur le budget des colonies à la chambre du 9 juillet 1925, Débats parlementaires, Assemblée, Session Ordinaire (30 juin-12 juillet 1925), paru J.O. p. 848. 10) Gilles Manceron, Le tournant colonial de la République, Jules Ferry contre Georges Clémenceau et autres affrontements parlementaires sur la conquête coloniale, La Découverte, Paris, 2007, p. 60. 11) Conf : Daniel Guérin, Ci-git le colonialisme, Mouton, Paris, 1973. 12) Léon Blum nest plus alors président du conseil mais reste néanmoins vice-président. 13) André Philip, Le socialisme trahi, Plon, Paris, 1957, p. 165. 14) Alain Savary, Un camarade en République, Presses Universitaires de Lille, 1987, pp. 523. 15) Guy Mollet, Interview à la télévision française sur la crise de Suez, 12 novembre 1956, archives INA, http://fresques.ina.fr/jalons/fiche... 16) André Mandouze, Un chrétien dans son siècle, de résistance en résistances, Karthala, Paris, 2007,p. 120 17) Théodor Herzl, LEtat des juifs, essai dune solution moderne de la question juive, La Découverte, Paris, 2008. 18) Chaim Weizmann est un des fondateurs du mouvement sioniste au côté de Herzl. Il devient le premier président de la république de lEtat dIsraël. 19) Léon Blum, Hommage à Weizmann, Luvres, tome 7, Albin Michel, Paris, 1963, p. 442. 20) Ibid, p. 442. 21) Michel Dreyfus, Lantisémitisme à gauche, Histoire dun paradoxe de 1830 à nos jours, La Découverte, Paris, 2009. 22) Léon Blum, Les juifs devant le problème allemand, Luvres, tome 7, op.cit., p. 311. 23) Edward Saïd, La question de Palestine, Sindbad, Paris, 2010, p. 133. 24) Ibid, p. 133. 25) Léon Blum, Hommage à Weizmann, op.cit., p. 442. 26) Shimon Perez, cité dans Bar Zohar M,Michael Bar-Zohar, Shimon Peres et lhistoire secrète dIsraël, Odile Jacob, Paris, 2007,p. 109. 27) Voir sur cet aspect mon livre, Figures de la révolution Africaine, de Kenyatta à Sankara, La Découverte, Paris, 2014. 28) Ben Kramer, Le nucléaire dans tous ses états, Les enjeux nucléaires de la mondialisation, Alias, paris, 2002, p. 42. 29) Le Monde, 1er juillet 1967. 30) Communiqué du CRIF du 30 janvier 2012, consultable sur le site du CRIF, http://www.crif.org/fr/lecrifenacti.... 31) Entretien à Information Juive, octobre 2012, consultable sur le site du consistoire de Paris Ile-de-France, http://www.consistoire.org/communiq... 32) Théodor Herzl, Journal intime cité par Orden Medick, responsable du bloc de la paix, quelle stratégie contre lantisémitisme ?, dans le Nouvel Observateur du 2-8 septembre 2004. 33) Edouard Drumont, Le testament dun antisémite, Dentu, Paris, 1891, p. 45. 34) Edouard Drumont, Le peuple juif, Librairie antisémite, Paris, 1900, p. 37 et 43. 35) Pierre André Taguieff, La nouvelle judéophobie, Milles et une nuit, Paris, 2002, p. 42. 36) Pierre André Taguieff, La Judéophobie des Modernes : des lumières au jihad mondial, Odile Jacob, Paris, 2008, p. 295. 37) Pierre André Taguieff, Réflexion sur la judéophobie contemporaine-Antisionisme, propalestinisme et endoctrinement islamiste, Études du CRIF, Hors-série anniversaire des 70 ans du CRIF. Source : InvestigAction
-------------------- Ni révisionnisme, Ni gauchisme UNE SEULE VOIE:celle du MARXISME-LENINISME (François MARTY) Pratiquer le marxisme, non le révisionnisme; travailler à l'unité, non à la scission; faire preuve de franchise de droiture ne tramer ni intrigues ni complots (MAO) |
| | marquetalia | | Grand classique (ou très bavard) | | 9697 messages postés |
| Posté le 29-10-2014 à 20:31:47
| meme la Chine que vous dépeignez comme "communiste" se rapproche de l etat raciste israélien http://www.i24news.tv/fr/opinions/49059-141029-le-rapprochement-strategique-entre-israel-et-l-asie
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| | marquetalia | | Grand classique (ou très bavard) | | 9697 messages postés |
| Posté le 30-10-2014 à 09:59:46
| comment expliquer cette soudaine alliance sinoisraélienne?
Edité le 04-11-2014 e 07:59:51 par marquetalia
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| | marquetalia | | Grand classique (ou très bavard) | | 9697 messages postés |
| Posté le 30-10-2014 à 18:51:45
| l appui de Pékin aux sionistes ne me motive plus à apprendre la langue chinoise....
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