| | | | | | | | Xuan | | Grand classique (ou très bavard) | | 18571 messages postés |
| Posté le 25-02-2013 à 20:13:57
| Les Cahiers communistes du « Comité de Base » : comibase@gmail.com n°37/25-02-2013 Cellule ouvrière du bassin minier ouest du Pas-de-Calais. Nous néliminerons lexploitation quen éliminant le capitalisme, pour cela il nous faut le Parti de classe en capacité dorganiser les masses et qui ne les trahit pas dans un fourvoiement politicien. La politique sociale et économique libérale actuellement menée par le Parti Socialiste au pouvoir et majoritaire dans toutes les instances de décisions politiques, nest pas compatible avec les intérêts de la classe ouvrière. Cest une évidence que de dire cela, chacun le savait et chacun la compris. Que cette politique du PS ne soit pas socialement et économiquement tournée vers les ouvriers-es, cela peut se comprendre car cette classe nest pas fondamentalement celle qui apporte des voix au PS comme au 1er tour des présidentielles de 2012. En plus, le nombre douvriers-adhérents (1) au PS est passé, en à peine 30 ans, de 20 000 à 6000. Mais que des ministres, Cahuzac et Moscovici, ouvertement libéraux puisquils nient les réalités de la lutte des classes [même si les ultralibéraux considèrent quelle existe], ouvrent des « boîtes de pandore »(2) au patronat impatient et au capital financier, pour aller à lencontre des intérêts de toute les classes intermédiaires de travailleurs qui sont lélectorat naturel de la social-démocratie, démontre la faillite de lidéologie social-démocrate mais aussi son asservissement complet au système dominant. Certains diront que ceci est une lapalissade, certes, mais soyons matérialiste : toute la population nest pas aguerrie pour comprendre les stratégies politiques. Hollande et le PS ont construit leur victoire de 2012 sur les débris de lUMP et de lultralibéralisme de Sarkozy, mais Hollande et le PS signeront lacte de capitulation en 2017 avec les premières semonces en 2014 [Municipales et Européennes] sur leurs propres débris, ceux du PS et ceux de la politique ultralibérale qui sera menée pendant les quatre prochaines années. Ainsi à force de donner de tels gages à un système asservissant de plus en plus les travailleurs pour garantir des profits capitalistes qui ne peuvent être exponentiels (3) que par la destruction intégrale des droits et des acquis sociaux des salariés et de leurs conditions de travail, et par la libéralisation des marchés (4), le PS et lUMP ne semblent pas vouloir laisser dautres choix aux classes laborieuses que de se mettre au service de léconomie de marché capitaliste re-mondialisé. Pendant des années, ils ont agité le Front National du père, comme on agite une « épée de Damoclès » audessus des masses
pendant des années, ils (le PS et lUMP) ont fait monter et descendre le FN au gré de leurs intérêts politiciens
sauf quaujourdhui, la fracture est si importante entre les politiciens costumés de promesses, et les réalités dun peuple qui souffrent de plus en plus, cet épouvantail (qui a été dépoussiéré pour le rendre sympathique) ne fait même plus peur, et voilà qui est vraiment inquiétant. Cela devient inquiétant quand ce parti obtient 6.5 millions de voix au 1 tour des présidentielles 2012, des scores à près de 50% dans des villes ouvrières lors des législatives et 2 députés à lAssemblée Nationale (aujourdhui ce chiffre serait peut-être de 18 comme en Grèce (5)), et quand dans un sondage, 20 millions de personnes annoncent se reconnaître dans le programme populiste et nationaliste chauvin du FN
Cest-à-dire que des dizaines de millions de citoyens de ce pays (comme en Allemagne en 1933) qui ne sont pas tous des fascistes et des racistes, mais lourdement touchés par la crise du capitalisme, sont à un petit pas voire même à un demi-doigt, de basculer dans le vote frontiste, dabord aux deux élections de 2014, cest ce que nous ressentons si rien nest entrepris dés maintenant , puis aux deux élections de 2017 quand la destruction complète aura été achevée pour répondre aux diktats européens. Comme nous le répétons toujours, il y à peine 10 ans, les militants frontistes étaient chassés des portes des usines et chassés des marchés, aujourdhui les travailleurs prennent leur tract et discutent avec eux
et en rigolant
alors quon ne discute pas avec un fasciste, on le combat et on le chasse ! Aussi, même si nos priorités sont les masses populaires et les quartiers populaires, il est important de savoir quel sera le sort réservé aux classes moyennes quand elles sont rejetées au même titre que le prolétariat, par un système auquel elles ont adhéré par confort. Il est nécessaire de connaitre leur pensée car elles sont devenues un part importante de cette société libérale de plus en plus liée à la notion de services et/ou au commerce. Nous avons déjà montré par la brochure sur lAllemagne dans les années 1930, le rôle de ces classes moyennes fortement attaquées et en voie de prolétarisation, dans la montée du nazisme. Et nous serions révisionnistes si nous nous contentions de nier cette prolétarisation des éléments composants ces classes moyennes, en dépit des faits qui nous sont rapportés. Et nous serions simplistes voire absurdes de faire croire quil ny aurait que les classes fondamentales de la société, ouvrière et capitaliste, et quil ny aurait pas de classes intermédiaires. Aussi, nous rappelons ici ce que répondait Marx dans son ouvrage « Histoire des doctrines économiques » à Ricardo (6) : « Ce que David Ricardo oublie de faire ressortir, cest laugmentation continuelle des classes moyennes qui, placées entre les ouvriers et les capitalistes, vivent presque toutes directement du revenu, pèsent sur la classe ouvrière et accroissent la puissance et la sécurité de la classe bourgeoise » Dans le contexte de la crise systémique du capitalisme, désormais cette masse salariale assez consistante a un coût, nous lavions écrit dans un texte précédent. Le capital rogne partout où il le peut, en sacrifiant même ceux qui lont aidé à asseoir sa puissance et sa sécurité, cest-à-dire des tout puissants directeurs (rh-af..) qui doivent obéir, parfois à contresens, pour conserver leurs postes, au simple policier qui doit faire « du chiffre » pour que son contrat soit renouvelé. Aujourdhui, tout est privatisable et tout ce qui nest pas délocalisable peut être externalisé, du chef dexpédition au responsable des commandes, du cadre de paie à linfirmier-e, du professeur de lycée au radiologue de lhôpital, du technicien en communication à lingénieur nucléaire
les exemples sont aujourdhui nombreux, dans toutes les branches professionnelles et dans tous les secteurs, économiques, sociaux, éducatifs et même les plus sensibles... La classe ouvrière des sites de productions nest donc plus la seule à être perpétuellement menacée par la paupérisation et le chômage
Mais la pensée petite bourgeoise dune partie importante des couches moyennes ne la pousse pas à se défendre pour sa propre existence sociale, au nom de son passé plutôt que de son propre avenir (par fierté ?). On peut aussi dire que ces couches intermédiaires ont été formatées pour véhiculer des idées réactionnaires qui se sont étendues au sein même de la Classe Ouvrière et de ses organisations. Et cela nous pousse à mettre en avant les stratégies du capital : limage du « winner » contre celle du « looser », du « mods » contre le « has been », mais aussi le culte de la performance dès le plus jeune âge et jusquau dernier cycle universitaire (dans la course à la rentabilité donc intrinsèquement aux profits) par la mise en place dune multitude de challenges-carottes qui mettent les travailleurs en concurrence les uns avec les autres (du trader de la City sortant dHEC à louvrier primé à la tâche sur la chaine avec un CAP)
Toute cette culture du « meilleur » qui na rien de stakhanoviste (étant au service du capitalisme), divise, alors que les coups de bâtons viennent tous dun même système, le capitalisme. Aussi en tant que Marxiste, nous ne pouvons défendre la conception petite-bourgeoise de la Loi dAirain qui consiste à faire croire quavec un régime capitaliste, rien nest possible pour obtenir des avancées sociales, puisque la tendance de toute organisation serait de sécréter une élite oligarchique indéboulonnable, ce qui est une parfaite négation de lhistoire de la lutte de classes, tant syndicale que politique. Ainsi, les partis de la réaction libérale ou nationale-chauvine, accusent sans cesse les marxistes, dêtre contre « laction efficace » , et ils le font sans cesse pour ne pas être confrontés à la situation réelle des travailleurs. En fait ils sont dans lincapacité de répondre efficacement aux travailleurs, ayant les pieds et poings liés au dogme capitaliste, après les avoir inondés de promesses alléchantes. Comme dailleurs, ils ne cessent de mettre en avant le côté vieillissant des principes du Léninisme, étant incapables de changer quelque chose pour lutter contre laugmentation de la misère
si cela était faux, nous nous en serions aperçus depuis bien longtemps mais comme les choses sempirent ! Même si chaque jour, nos combats de classe sont importants pour arracher des droits et des acquis, pour gagner de meilleurs salaires et de meilleures conditions de travail, pour défendre les emplois et les travailleurs
nous néliminerons lexploitation quen éliminant le capitalisme, pour cela il nous faut le Parti en capacité dorganiser les masses 1) données de luniversitaire Bertrand Rothé 2) Déclencher imprudemment une série dévénements nocifs 3) Terme qualifiant une augmentation régulière et rapide. 4) «privatiser tout ce qui peut lêtre » avait dit le Ministre Britannique des Finances, fidèle aux idéaux de Thatcher 5) Voir sur Wikipédia, la montée dAube Dorée en grèce sur : http://fr.wikipedia.org/wiki/Aube_dor%C3%A9e_(Gr%C3%A8ce) 6) David Ricardo est un économiste libéral anglais du19ème siècle. Le site Resistance publie http://www.resistance-politique.fr/pages/les-nouvelles-de-pyongyang-7140167.html Les nouvelles de PyongYang
-------------------- contrairement à une opinion répandue, le soleil brille aussi la nuit |
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