| | | | | | | | robertbibeau | | Militant de valeur | | 280 messages postés |
| Posté le 04-12-2014 à 15:45:30
| robertbibeau@hotmail.com http://www.les7duquebec.com/7-au-front/le-cantique-de-stiglitz-leconomiste-toxique/ Les chimères que la bourgeoisie et les médias à sa solde construisent dans la tête des salariés (90% de la population active) sont tenaces et les ouvriers qui malheureusement ont ingurgité ces préjugés ne les abandonnent pas facilement. Chaque jour nous devons reprendre notre travail dinformation face à la désinformation venue des cités universitaires Nobélisées. Léconomie commande à la politique et non linverse Ainsi, un mythe que les économistes bien-pensants, ce qui comprend Joseph Stiglitz prix Nobel déconomie et Thomas Piketty léconomiste altruiste, répandent abondamment concerne lasservissement de léconomie par le politique. Les gouvernements de par le monde appliquent tous des politiques plus ou moins sévères daustérité ce qui serait la source de la présente crise économique et sociale. Ce dont sémeut léconomiste Stiglitz qui déclare : «Le monde est aujourdhui aux prises avec une terrible maladie qui ravage notamment lEurope et les États-Unis : laustérité» (
) «Nous savons pourtant, depuis la Grande Dépression, que laustérité ne fonctionne pas. Le Fonds monétaire international [FMI] en a refait la démonstration plus récemment [lors des dernières crises monétaires] en Amérique latine et en Asie, et cest à nouveau le cas actuellement en Europe. Ce qui est stupéfiant, cest quautant de dirigeants politiques continuent malgré tout dappuyer ces politiques discréditées, même si des voix aussi conservatrices que le FMI leur disent aujourdhui que leur austérité est dangereuse et quil faut soccuper de toute urgence de stimuler léconomie. Cest comme si les gouvernements avaient cessé découter» (1). Un simple badaud pourrait-il rappeler à léminent économiste que la maladie qui ravage lEurope, et lAmérique du Nord, ainsi que les autres pays du monde capitaliste, ce nest pas laustérité, cest la récession économique pour cause de surproduction de marchandises faute de marchés où les écoulées. Des tonnes de marchandises dorment dans les entrepôts, sur les docs, dans les magasins, alors que nombre dusines fonctionnent à la moitié de leur capacité et que la misère sépand comme du chiendent. Les politiques daustérité sont des conséquences de cette crise de surproduction qui interdit de réaliser la plus-value, objet du développement économique capitaliste. Laustérité ce sont des mesures administratives et législatives que les politiciens aux ordres du grand capital sont contraints de mettre en uvre. Le politicien qui ne sy soumet pas est aussitôt chassé du pouvoir. Que les manifestants des parades aux casseroles se le tiennent pour dit, il faudra davantage que des marches festives pour faire reculer les gouvernements de leurs prérogatives au service des riches. Quelquun pourrait-il expliquer au Nobel déconomie que les gouvernements et les gouvernants bourgeois nont pas spécifiquement vocation dimposer ou dempêcher les mesures daustérité, non plus que de réguler léconomie, ni datténuer la pauvreté, non plus que dassurer une plus juste distribution du capital entre les capitalistes et les ouvriers comme le susurre léconomiste de «gauche», ex-conseiller du Président Bill Clinton du temps où justement lindustrie américaine délocalisait ses usines vers lAsie sous les yeux ébaubis de lillustre économiste. Les causes de la crise et de laustérité, son compagnon dinfortune Léconomiste Thomas Piketty a lui aussi publié un gros pavé à propos de linjustice distributive de léconomie capitaliste sans que cela ne change le moindrement les politiques des gouvernements (2). Faut-il rappeler que sous le mode de production capitaliste largent, la richesse, le capital, a toujours tendance à se concentrer à saccumuler sagglutiner à un pôle du spectre social et à samenuiser sanémier à lautre extrémité, là où les gens sont paupérisés. Présentement, le problème économique nest pas que le capital se concentre entre les mains du 1 % les plus riches de la planète. Ce capital, quaccumule les rentiers tondeurs de coupons milliardaires est du capital fictif bidon une création évanescente de la spéculation boursière. Tout ce fatras senvolera aux premiers vents de la dépression. La source de la crise économique qui appelle les mesures daustérité tant décriées cest que le capital industriel réel ne parvient plus à se valoriser et à se reproduire (élargie) en faisant suinter de la plus-value des bras des ouvriers, doù les mesures daustérité de lÉtat des financiers courant au secours de la «providence» de ces pays de cocagne en déperdition. Le professeur Stiglitz constate : «Laccroissement des inégalités de revenus va de pair avec un accroissement des inégalités politiques. Notre démocratie sen retrouve déformée» (3). Professeur Stiglitz, auriez-vous noté que cet accroissement des «inégalités» a débuté sous le Président Reagan et sest poursuivi sous Bill Clinton, votre patron à la Maison-Blanche ? Depuis la naissance du capitalisme, il ny a jamais eu dégalité économique entre les capitalistes et les travailleurs et il ny a jamais eu dégalité politique entre ceux qui monopolisent le capital, les moyens de production, les commerces, les moyens de communication, le pouvoir politique et financier et ceux qui ne possèdent que leur force de travail leurs bras salariés à vendre à vil prix pour survivre. Il y a cent ans, lors de la Grande dépression de 1929 la démocratie des riches se résumait à poser une croix sur un bulletin de vote tous les quatre ans afin de trancher qui de léquipe des riches Conservateurs ou des riches Libéraux; des riches Républicains ou des riches Démocrates allaient gouverner le pays dans lintérêt de sa classe et de sa clique. En 2014, rien na changé monsieur Stiglitz. Pourquoi donc votre émoi à propos de la démocratie pervertie ? Le Professeur Stiglitz mystifie la réalité économique Voici que le philosophe Stiglitz observe que : «Si on peut vendre des produits toxiques, comme la cigarette, qui tuent des gens, on peut aussi vendre des idées toxiques, comme laustérité»(4). Laustérité nest pas une idée ni un concept. Laustérité est une série de mesures politiques et économiques non pas de droite, ni de gauche, puisque tous les gouvernements, de gauche comme de droite, imposent des mesures daustérité. Les bobos, les rentiers, les bureaucrates syndicaux, les employés de la fonction publique ont beau voter à gauche, au centre, ou à droite, rien ny fait, les mêmes mesures daustérité sont imposées par tous les gouvernements. Pourquoi ? Le Nobel déconomie, ex-conseiller politique de Bill Clinton au début de la crise systémique du capitalisme prétend que tout cela serait la conséquence des penseurs de droite qui essaimeraient leurs solutions bidon aux gouvernants et aux gouvernés. Cette aporie nest que fumisterie. Les populations «votantes» (ce qui excluent de plus en plus douvriers et de jeunes qui nont plus confiance dans ces mascarades électorales) ont beau protester, changer de Président ou dattelage au gouvernement, rien ny fait, les politiques daustérité sont imposées année après année. Léconomiste a beau constater la dégradation des conditions de vie du peuple il ne parvient pas à comprendre les causes de ces souffrances. Il déclare : «LItalie ne sest jamais portée aussi mal depuis les années 30. Les économies grecque et espagnole sont objectivement en dépression. Les millions de chômeurs européens sont un spectaculaire gaspillage de capital humain dont le continent ne se remettra pas avant 10 ans (
) puis il ajoute la richesse médiane des familles américaines a reculé de 40 % depuis la crise et est revenu à ce quelle était il y a deux décennies.» (5) Tout cela est vrai, mais pourquoi en est-il ainsi professeur ? Toujours aussi inconscient, lexpert ajoute : «La faillite de Léman Brothers et la Grande Récession ont provoqué un déchaînement de promesses de changements dans le fonctionnement du secteur financier, comme de léconomie en général. Les progrès ont été décevants. Certaines règles ont été resserrées, mais le monde bancaire en est ressorti encore plus concentré quil ne létait. La récente découverte de la manipulation du Libor - un indice au cur de limmense marché des produits dérivés - et la restructuration chaotique de la dette grecque ont montré comment le fonctionnement de la finance échappe encore à presque tout le monde.» (6) Léconomiste Stiglitz aurait-il une prémonition ? Voilà que notre économiste indolent sapproche innocemment de la vérité. Mais comme son constat est inconscient et que sa mission idéologique et politique est de raviver lespoir de «réformer le capitalisme», à contrario de ceux qui veulent le renverser et labolir, le professeur de lUniversité Columbia ne tire pas les conséquences de sa condescendance quil tente aussitôt de dissimuler comme une tare imprudemment dévoilée. Cest que léconomie politique capitaliste est régulée par des lois immuables auxquelles les économistes et les conseillers, les larbins politiciens et les capitalistes financiers doivent se plier. Nul na la possibilité dy échapper, quelle que soit leur volonté réelle ou affectée. Maître Stiglitz, léconomiste bourgeois, dévoile sa totale ignorance de ces lois économico-politiques quand il déclare : «Si la crise de leuro a forcé les gouvernements européens à reconnaître certaines lacunes de leur ambitieux projet, il leur manque toujours une union bancaire, une union budgétaire, une stratégie de croissance commune ou encore une politique industrielle commune» (7). Qui dira à Joseph Stiglitz que lUnion européenne sest dotée dune politique économique, financière, bancaire, budgétaire et industrielle commune. Même que les politiques de lUE sont communes, non pas seulement aux pays européens, mais à tous les pays du glacis impérialiste mondial. Les multiples accords de libres-échanges et les traités de commerce international, que tous les pays impérialistes signent entre eux vise justement à harmoniser ces différentes politiques économiques et industrielles afin que tous les pays capitalistes enfermés dans une seule et unique économie globalisée, mondialisée, internationalisée assurent la reprise non pas de la prospérité non pas de la croissance non pas de la justice sociale (sic) non pas de la fin de la misère, du chômage, et de la pauvreté mais bien pour la reprise de la valorisation et de laccumulation de la plus-value et du Capital (C) pour la classe des grands prédateurs impérialistes internationaux (8). Le reste des élucubrations de la sommité nobélisée nest que péroraisons et incantations dun économiste fumiste grassement payé pour endoctriner les ouvriers sous des monts de piété. Il y a un siècle cette mission relevait du sacerdoce, aujourdhui, ce sont les clercs plumitifs qui assurent lhomélie pour le salut de la patrie (sic). Le mieux que peut faire la classe ouvrière est de se taire et de laisser braire les parlementaires et de poursuivre sa résistance gréviste aux assauts du capital et de se préparer idéologiquement et politiquement à sa mission révolutionnaire. (1) http://m.ledevoir.com/economie/actualites-economiques/375627/l-austerite-quelle-idee-toxique (2) http://www.les7duquebec.com/7-au-front/leconomiste-marxiste-et-le-chef-detat-normal/ et http://www.les7duquebec.com/actualites-des-7/pour-en-finir-avec-piketty-et-ses-heresies/ (3) http://m.ledevoir.com/economie/actualites-economiques/375627/l-austerite-quelle-idee-toxique (4) http://m.ledevoir.com/economie/actualites-economiques/375627/l-austerite-quelle-idee-toxique (5) http://m.ledevoir.com/economie/actualites-economiques/375627/l-austerite-quelle-idee-toxique (6) http://m.ledevoir.com/economie/actualites-economiques/375627/l-austerite-quelle-idee-toxique (7) http://m.ledevoir.com/economie/actualites-economiques/375627/l-austerite-quelle-idee-toxique (8) http://www.les7duquebec.com/7-au-front/les-vrais-patrons-sont-derriere-les-rideaux-quatre-traites-inegaux/ Pour un complément danalyse économique et politique : http://www.publibook.com/librairie/livre.php?isbn=9782924312520
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