Elle a pourtant encore une vraie légitimité à gauche, il y a 3 ans elle était invitée par attac 78. Elle est invitée régulièrement sur Le Média, notamment dans l'émission d'Aude Lancelin. Extrait de sa fiche wikipedia : En 2005, elle participe à la conférence “Axis for Peace” organisée par le Réseau Voltaire. Rudy Reichstadt, de Conspiracy Watch, qualifie la liste des participants de “who’s who des auteurs conspirationnistes les plus en vue de l’époque.” En outre, selon l'historien et éditeur Jean-Louis Panné, elle intervient dans le cadre d'un documentaire produit par le Réseau Voltaire et réalisé par Béatrice Pignède [dont la société de prod de documentaire clap 36 est très proche de Dieudonné et Soral]:
Le Choix de la Défaite, d’Annie Lacroix-Riz, qui entend démontrer, en se basant notamment sur des archives de police de Vichy, que la Défaite de 40 est l’aboutissement d’un complot “synarchique” (vieille thèse pourtant brillamment démontée par l’historien Olivier Dard dans La Synarchie. Le mythe du complot permanent, Perrin, 1998). »
Ces amalgames, manipulations, mensonges et insultes de Pascal Debay aggravent considérablement les deux lignes de la fiche 17. L’annexe qui suit y répond point par point mais je tiens d’emblée ici à souligner l’exemple, accablant, de leur dernier paragraphe :
Pascal Debay m’accuse de complotisme, pour avoir écrit que la Défaite de 40 est « l’aboutissement d’un complot “synarchique” (vieille thèse pourtant brillamment démontée par l’historien Olivier Dard ». Singulière source : Olivier Dard est un historien membre ou sympathisant de l’Action Française, très régulièrement invité à faire des conférences au siège de celle-ci, et convaincu de malhonnêteté il y a un an par une notice commémorative sur Maurras (voir annexe). La biographie qu’il lui a consacrée lui a valu un surcroît de conférences-dédicaces, notamment chez Maurras, à Martigues :
De nombreuses interviews d’Olivier Dard sont publiées sur le site de l’Action Française. Sa dénonciation de la synarchie « qui n’existe pas » (mais qui occupe des milliers de documents aux Archives Nationales) n’est pas innocente : la quasi-totalité des dirigeants synarques étaient membres de l’Action Française. Je suis scandalisée qu’un dirigeant de la CGT prenne ses sources à l’extrême droite.
Je ne doute pas que ma réaction face à un tel torrent de boue, c’est-à-dire à la fois ma lettre et son annexe, parvienne à la connaissance de « tout le monde » dans la CGT. Vu la présente situation, tu comprendras que je rende d’emblée publics ces deux documents. L’orientation confirmée et aggravée par Pascal Debay, antagonique avec la lettre du 14 janvier, concerne non seulement la CGT mais aussi l’ensemble des organisations VISA qui en adoptent les prescriptions. La fiche 17 leur a été commune, et c’est le cas de toutes les autres, validées. Sa nouvelle initiative porte gravement atteinte à ma réputation, mettant à nouveau en cause mes rapports non seulement avec la CGT, mais aussi avec mon syndicat, le Snesup, et sa fédération. Ceux-ci ont refusé de me soutenir après la première attaque d’un syndicat pourtant ami et de condamner de telles pratiques contre des camarades syndiqués : ce nouvel assaut les incitera à s’obstiner dans ce refus. Le « formateur » de la CGT accentue l’agression et la diffamation en ne se réclamant que de courants d’extrême droite et anarchistes de droite. Je suis abasourdie par ce que je considère comme l’oeuvre d’un faussaire et d’un imposteur.
Reçois, cher camarade, l’expression à la fois de ma consternation et de l’attente de la mise en oeuvre des engagements pris par toi-même le 11 janvier, par téléphone, et publiquement, le 14 janvier, par écrit. Annie LACROIX-RIZ
____________________________
ANNEXE DE LA LETTRE D’ANNIE LACROIX-RIZ À PHILIPPE MARTINEZ, 4 FÉVRIER 2019 :
RÉPONSE, POINT PAR POINT, AUX CALOMNIES DE PASCAL DEBAY
Reprenons dans l’ordre de leur présentation les éléments du texte diffamatoire de Pascal Debay.
1° « Rassemblement en 2011 contre Sarkozy » http://www.dailymotion.com/video/xll9um#from=embediframe Il ne s’agit pas d’un simple « Rassemblement en 2011 contre Sarkozy », mais d’un meeting internationaliste contre la décision présidentielle d’attaquer la Libye dans les conditions que l’on sait, et au cours duquel je représente le PRCF. Comme il est habituel pour les intervenants, le micro m’est passé par une personne, que Pascal Debay désigne comme Ginette Hess Skandrani, à laquelle je ne suis pas liée. Avais-je obligation d’exiger de la passeuse de micro son identité et ses papiers? Or, elle est présentée par https://www.liberation.fr/france/2005/06/02/une-verte-tropbrune-exclue-du-parti_521907 du journal Libération, comme une « verte brune ».
Libération, habituelle source des fiches de « formation » de Pascal Debay contre « l’extrême droite », soutient l’Ukraine de Maïdan et a cautionné en 2017 l’invitation à Paris, par des institutions universitaires (INALCO et Paris 3), du banderiste et néonazi chargé à Kiev des Archives nationales, Volodymyr Vyatrovych, (http://en.wikipedia.org/wiki/Volodymyr_Viatrovych). Mon article « Les banderistes ukrainiens et l’université française » en traite. Il a été publié dans Presse nouvelle magazine n° 345, avril 2017, p. 5, http://data.over-blogkiwi.com/1/44/00/64/20170410/ob_14d3f8_pnm-345-v16-digest.pdf, organe que nul, à la CGT ou dans quelque organisation démocratique que ce soit, n’ose évidemment qualifier de négationniste. Merci de lire attentivement ces deux liens, fort instructifs.
La vidéo du meeting, ici réduite à 7’55’’, est constituée de ma brève allocution de 4’31’’ évoquant l’assaut impérialiste qui va ruiner la Libye après avoir ravagé l’Afghanistan et l’Irak, et alors que se profile l’assaut contre la Syrie. Je m’y réfère notamment aux prévisions de 2007 du général Wesley Clark sur les guerres américaines (et « occidentales » à venir, dont celles prévues contre la Libye et la Syrie, http://www.youtube.com/watch?v=9RC1Mepk_Sw (d’autres liens sont disponibles, traduits en français). Ce qui suit est l’intervention d’une militante algérienne, que je ne connais pas, et qui ne paraît pas plus « négationniste » que moi. Je demande instamment aux lecteurs de visionner l’intervention, à laquelle je n’ai rien à retrancher : ils y constateront aisément, à la lumière des près de huit années passées, que le jugement et les prévisions donnent raison à ceux – moi incluse -- qui ont participé à ce meeting privé de la présence de la CGT et du PCF, présence systématique à l’ère glorieuse antiimpérialiste de ces deux organisations. Cette première accusation relève donc, comme toutes les suivantes, de la pure et simple diffamation.
Ce lien électronique, intitulé « Béatrice Pignède, Annie Lacroix-Riz et Franco de la brigade à la main d’or » atteint des records de manipulation. Sur 12’08’’ d’enregistrement sont mêlés des éléments incompréhensibles, manifestement filmés à des dates différentes. Je ne suis moi-même concernée que par une intervention de 21 secondes, je dis bien vingt-et-une secondes, coupée en quatre morceaux (0’33 à 0’43, 0’46 à 0’51, 1’05 (1 seconde) et 4’14 à 4’19) : j’y déclare que l’Afrique a été un enjeu des rivalités inter-impérialistes, facteurs de déclenchement des guerres générales.
Je n’ai jamais participé à la moindre « conférence à la Main d’or en 2005 » ou à toute autre date. Mon intervention de 21 secondes ici saucissonnée a eu lieu lors d’une présentation du second film de Béatrice Pignède auquel j’ai participé, « État de guerre », et dont il est question plus loin. J’ai, à la demande de la réalisatrice, participé, en octobre 2005, à sa présentation, en compagnie de Dieudonné, qui y était interviewé. Cette intervention a eu lieu le 22 octobre 2005, pas à la Main d’or mais en un lieu fixé par la réalisatrice. J’avoue, après 14 ans, ne pas me rappeler où, mais j’en connais la date puisque je me suis rendue, dans la soirée, à l’invitation de Dieudonné, à son spectacle. Dieudonné était alors couramment invité par les municipalités communistes, dont celle de Stains, m’a rappelé hier un camarade du PCF. La date de ma venue figure dans le titre que j’ai donné à une note envoyée à une série de correspondants le lendemain même, 23 octobre 2005, sur le spectacle de Dieudonné, « 2005 », vu le soir précédent. J’ai conservé le texte, intitulé « Observations sur Dieudonné » : j’y concluais au caractère antisémite du spectacle de Dieudonné, ce qui a mis fin à nos relations.
L’intitulé indigne de Pascal Debay offre un exemple remarquable de manipulation et d’amalgame. Le film, intitulé « Main basse sur la mémoire, les pièges de la loi Gayssot », pédagogique et utile dans la présente conjoncture, n’est pas « avec Faurisson ». Il comporte, selon l’habitude de ces documentaires, des interviews très diverses, plus ou moins longues, notamment de Jean-Claude Gayssot, Alain Finkelkraut, la juriste Anne-Marie Pirhouet, Paul Ricoeur (décédé en 2005), Sophie Bessis, Robert Badinter, Pierre Nora, Laurent Joffrin, les Verts Noël Mamère et Cécile Duflot tonnant contre « le négationnisme climatique », Faurisson, Manuel Valls, Jean Bricmont, Thierry Meyssan, Norman Finkelstein, Jacob Cohen, moimême, etc. Il y est également fait état d’une une pétition d’historiens hostiles à la loi Gayssot. Antisémites? Négationnistes? Hors Faurisson, où sont dans cette liste les antisémites?
4’06 à 6’17; 16’15-17’42; 40’55-42’20; 43’32-45’03; 47,55-49,19; 51,21-53,49; 1h08’-1h10; 1h13-1h14; 1h15-1h16; 1h42-1h43. Je revendique pleinement tout ce que j’y ai déclaré.
Ce lien électronique présente deux initiatives distinctes :
a) ma prise de position publique contre l’appel en question, de juillet 2016, dont je n’ai pas à retrancher un mot, et qui a été envoyé à tous mes correspondants : merci de lire ce texte, public, que l’UPR a, de même qu’une multiplicité de sites, affiché, et avec l’honnête commentaire suivant : Engagée politiquement au PCF puis de nos jours au PRCF, Annie Lacroix-Riz est l’auteur de plusieurs ouvrages qui ont fait date sur l’histoire de la seconde guerre mondiale et de la construction européenne (à commencer par son livre « Le choix de la défaite »). Intellectuelle engagée mais d’esprit très ouvert, Annie Lacroix-Riz avait accepté mon invitation à venir débattre lors de l’université d’automne de l’UPR d’octobre 2013 à La Ferme de Meslay (près de Tours). Elle avait participé brillamment à la table ronde sur « les origines de la construction européenne », en compagnie du professeur de physique théorique belge Jean Bricmont et du philosophe et essayiste britannique John Laughland.
b) un enregistrement de 2h06 de ladite table ronde, à laquelle j’ai participé, de même que j’accepterais toute invitation d’un mouvement gaulliste favorable à la souveraineté nationale, comme la CGT et le PCF le faisaient naguère, disons, officiellement jusqu’aux années 1990. L’ensemble de la session mérite visionnage, et j’interviens moi-même dans les plages suivantes : 1h10-1h14,34’; 1h19-1h20; 1h20-1h30,30; 1h32,54’-1h34, 22’; 1h44-1h47; 1h53-1h59,30’. Je revendique pleinement tout ce que j’y ai déclaré, et dont nombre d’éléments anticipent sur mon ouvrage Aux origines du carcan européen, 1900-1960 (dernière édition en 2016), auquel je renvoie tous mes lecteurs.
5° « Elle a pourtant encore une vraie légitimité à gauche » (avec les exemples cités plus loin) Affirmation peut-être la plus intéressante du courriel « à tout le monde » de Pascal Debay : l’objectif de sa campagne serait donc de « démontrer » que je ne mérite aucune « légitimité à gauche », puisque je suis une « négationniste » soutenue par ses « liens négationnistes » de longue date qu’ignoreraient toutes les personnes de bonne foi qui m’accordent crédit, scientifique et civique.
« Il y a 3 ans elle était invitée par attac 78. »
En effet, et on pourra lire : http://france.attac.org/agenda/article/universite-populaire-78-conference-3450 et divers liens sur cette conférence du 13 novembre 2014, à moins que ce ne soit celle du 10 avril 2014, etc. Elles portent, une fois de plus, sur « les origines de la construction européenne ». Ce sujet semble être particulièrement insupportable à Pascal Debay : est-il chargé, dans le cadre de la formation syndicale, de la défense et illustration de la Confédération européenne des syndicats et de la lutte acharnée, par tous les moyens contre tous ceux qui se dressent contre le bilan pitoyable, pour les salariés de France et d’Europe, de la CES soumise à l’Union européenne?
« Elle est invitée régulièrement sur Le Média, notamment dans l'émission d'Aude Lancelin ». J’en aurais été ravie, mais je ne l’ai été que par deux fois :
L’Humanité est-elle aussi tenue pour d’« extrême droite » par M. Debay?
« En 2005, elle participe à la conférence “Axis for Peace”organisée par le Réseau Voltaire »
J’ai en effet en novembre 2005 participé, comme simple invitée, sans charge de communication, à la conférence « Axis for Peace », qui a fait l’objet d’une criminalisation effrayante, mais j’ai pu constater sur place qu’il s’agissait, comme il m’avait été précisé, d’une session antiimpérialiste.
J’ignore si l’ensemble des interventions, prononcées en diverses langues, ont été enregistrées. Je certifie n’y avoir rien dit qui puisse m’y être imputé à reproche. Les calomniateurs n’ont d’ailleurs rien à montrer de ladite session. La source de M. Debay, c’est-à-dire « Rudy Reichstadt, de Conspiracy Watch, [qui] qualifie la liste des participants de “who’s who des auteurs conspirationnistes les plus en vue de l’époque” », est analysée plus loin.
« En outre, selon l'historien et éditeur Jean-Louis Panné, elle intervient dans le cadre d'un documentaire produit par le Réseau Voltaire et réalisé par Béatrice Pignède [dont la société de prod de documentaire clap 36 est très proche de Dieudonné et Soral] »
a) Sur M. Panné, familier de Stéphane Courtois, croisé comme lui de l’Ukraine maïdaniste et salarié de l’institut d’histoire sociale (IHS) -- pas celui de la CGT, celui qui est ouvertement financé par la CIA et la haute banque depuis l’immédiat après-guerre --, voir mon article « Des champions de l’Ukraine indépendante et martyre à l’Institut d’histoire sociale » et « La Banque Worms et l’Institut d’histoire sociale », 2005 et 2008, publication site 2010, http://www.historiographie.info/champuk.pdf. J’insiste sur la nécessaire lecture de ce texte de 25 pages, appuyé sur des archives originales, et clair sur la nature de l’IHS de Souvarine, de Georges Albertini et de Panné, financé par le grand patronat français et la CIA. Le second de Marcel Déat, Georges Albertini, a, après sa sortie de prison pour collaboration en 1948, servi le patronat synarchique (la banque Worms) comme avant-guerre et sous l’Occupation (voir mes ouvrages Le choix de la défaite, Industriels et banquiers français sous l’Occupation et Les élites françaises, 1940-1944. De la collaboration avec l’Allemagne à l’alliance américaine, index Georges Albertini).
b) est ici visé le documentaire de 2005 de Béatrice Pignède, « État de guerre » (http://www.youtube.com/watch?v=UMeoq_N4nmA), que chacun peut visionner. Ma propre interview a été filmée dans mon bureau, sans que j’aie été avisée ni du montage ni des noms de ceux qui y étaient inclus. Exactement dans les conditions où j’avais participé au film de 2004 « Propagande de guerre, propagande de paix », http://www.dailymotion.com/video/xbue3l, puis au troisième film (voir
3° « Documentaire de Pignède “Main basse sur la mémoire”) ». J’y évoquais les circonstances dans lesquelles les guerres impérialistes se déclenchent, et disais, ce que je maintiens entièrement, que la remise en cause du statu quo issu d’une guerre générale débouchait sur une nouvelle guerre. J’y mentionnais aussi le rôle des organisations ouvrières détruites incapables de conduire la lutte antiimpérialiste.
Mon intervention avait d’ailleurs été ridiculisée par un article de Charlie Hebdo, qui m’avait représentée, en plein lancement de la campagne sur les « rouges bruns », avec un nez en bec de proie du plus bel effet, et qui avait répandu partout le bruit que j’annonçais la guerre pour demain ou « dans deux-trois ans ». Ce qui comme on pourra le constater en m’écoutant, est faux (ce thème est repris par M. Debay, voir plus loin). Je remercie donc mes correspondants de visionner mon intervention, occupant les plages suivantes : 9’15-10’52; 23’56-26’11; 49’01-51,10; 1h02-1h03; 1h17-1h19. Je n’ai rien à retrancher de cette interview, qui n’entache en rien mon honneur de démocrate.
c) Béatrice Pignède [dont la société de prod de documentaire clap36 est très proche de Dieudonné et Soral] est décédée depuis 2015. Ayant eu peu de nouvelles d’elle depuis l’interview utilisée dans le documentaire de 2012 (enregistré à des dates différentes : rappelons que Paul Ricoeur est décédé en 2005), j’ai appris récemment d’une correspondante que, partie avec sa famille pour la Réunion, cette mère de trois enfants était décédée d’un cancer en 2015. C’est dire la qualité des informations présentées comme actuelles par M. Debay.
« Annie Lacroix-Riz se risque aussi à la prédiction directe : dans un film intitulé État de guerre datant de 200582 (sic) (avec notamment les intervention de Thierry Meyssan et de l'“humoriste” Dieudonné), elle annonçait doctement le déclenchement de la guerre contre la Russie par les puissances occidentales dans un délai de deux à trois ans (sic). »
82 et 83 désignent les notes de ma fiche Wikipédia, ou un de ses passages les plus injurieux, qui s’ingénie à « démolir » mon ouvrage Le choix de la défaite en se réclamant de Panné et d’autres critiques, le rédacteur de ladite fiche n’ayant à l’évidence jamais lu cet ouvrage.
Le faux sur la prédiction directe vise à nouveau le documentaire de 2005 : les spectateurs de http://www.youtube.com/watch?v=UMeoq_N4nmA constateront que je n’ai jamais donné de délai au déclenchement prévisible d’une nouvelle guerre générale (voir plus haut).
« Elle participe en octobre 2013 à l'université d'automne de l'Union populaire républicaine (UPR) de François Asselineau. » Pure et simple allusion, ici, au point 4° « Sans compter sa participation en 2013 à l’université de l’UPR » Tout ce qui concerne 6° « Extrait de sa fiche wikipedia » est suivi de deux liens :
a) http://www.conspiracywatch.info/les-amis-du-monde-diplomatique-tentespar- la-theorie-du-complot_a526.html. Quant à la source évoquée, elle provient du site Rudy Reichstadt (http://www.conspiracywatch.info/), animé par ce publiciste dont le parti socialiste et son institut Jean Jaurès ont fait le plus grand cas : sous la présidence de François Hollande, sa ministre de l’éducation nationale, Mme Vallaud-Belkacem, a transformé Rudy Reichstadt en formateur suprême contre les « dérives complotistes et conspirationnistes » avant de « rejoin[dre] finalement l'institut de sondage Ipsos au début de 2018 comme directrice générale déléguée aux études internationales et à l’innovation », voir sa fiche :
b) Le deuxième, http://www.article11.info/?Le-Grand-soir-analyse-desderives, prétend faire du Grand Soir un site négationniste et d’extrême droite. Il s’agit d’un autre mensonge pur et simple, pour lequel je renvoie les lecteurs à ce journal en ligne.
« Le Choix de la Défaite, d’Annie Lacroix-Riz, qui entend démontrer, en se basant notamment sur des archives de police de Vichy, que la Défaite de 40 est l’aboutissement d’un complot “synarchique” (vieille thèse pourtant brillamment démontée par l’historien Olivier Dard dans La Synarchie. Le mythe du complot permanent, Perrin, 1998. »
Tout est là : je serais « conspirationniste », selon MM. Debay et Reichstadt, parce que je démontre dans tous mes ouvrages relatifs aux années 1930 et 1940 (voir dossier du 27 janvier 2019), étayés par des milliers de notes infrapaginales puisées aux archives originales françaises et allemandes, que « la synarchie-qui-n’existe-pas » existe bien.
Ma « vieille thèse » serait « brillamment démontée »? Par l’ouvrage d’Olivier Dard, dépourvu de toute source originale sur la période étudiée. M. Debay, à l’exemple de M. Reichstadt, voue une admiration éperdue à mon collègue Olivier Dard, leur commune idole scientifique et apolitique :
De tous les points abordés dans le texte ignominieux du 21 janvier 2019, ceux relatifs à MM. Panné et Dard sont ceux qui disqualifient le plus M. Debay pour un poste aussi important et honorable que celui de formateur des cadres du syndicalisme salarié. Il est proprement hallucinant que le « formateur » de la CGT s’obstine dans la diffamation en se réclamant d’un historien directement lié à l’extrême droite en général, à l’Action française en particulier, mouvement politique spécifiquement antisémite depuis sa création (1899) et véritable matrice du fascisme français.
Il est encore plus sidérant qu’il s’alimente, pêle-mêle, à l’extrême droite et aux anarchistes de droite, avantageusement autodésignés comme « antifas », à ceux qui organisent le boycott des conférenciers qui leur déplaisent au nom de la lutte contre le négationnisme et l’antisémitisme.
Je soupçonne d’ailleurs M. Debay de n’avoir pas même lu la quasi-totalité des liens qu’il soumet : si ses lecteurs les lisent (attend-il qu’ils ne les consultent point?), ils auront la preuve que je n’ai jamais rien dit qui me rattache aux « négationnistes » et que le formateur de la CGT est un faussaire et un imposteur, comme je l’ai écrit à Philippe Martinez. D’ordinaire puisant ses fiches, dont la n° 17, dans la presse bourgeoise classique (Le Monde, Libération, L’Express, etc.), M. Debay a fait ici nettement plus fort. Je demande instamment à mes correspondants de bien lire tous les liens électroniques, les siens et les miens. Je le mets formellement au défi de démontrer, ce qu’il n’a pas fait, que j’aurais des « liens avec les négationnistes », accusation relevant de la pure et simple diffamation.
Edité le 05-02-2019 à 23:53:04 par Xuan
-------------------- contrairement à une opinion répandue, le soleil brille aussi la nuit
-------------------- Ni révisionnisme, Ni gauchisme UNE SEULE VOIE:celle du MARXISME-LENINISME (François MARTY) Pratiquer le marxisme, non le révisionnisme; travailler à l'unité, non à la scission; faire preuve de franchise de droiture ne tramer ni intrigues ni complots (MAO)