| | | | | | | | Xuan | | Grand classique (ou très bavard) | | 18571 messages postés |
| Posté le 16-02-2015 à 22:38:34
| Sur le blog de comaguer : LArgentine desserre létreinte étasunienne La visite de la présidente argentine à Pékin marque une nouvelle étape dans le processus démancipation politique du pays. Lintervention déterminée et vigoureuse de Cristina Kirchner contre les atteintes à la souveraineté de lArgentine devant lAssemblée générale des Nations Unies en Octobre 2014 avait déjà marqué un tournant. Cristina Kirchner avait en effet dénoncé lintervention de la justice étasunienne qui bouleversait un plan de restructuration de la dette souveraine argentine longuement préparé qui avait reçu laval de toutes les banques concernées sauf une un fonds de placement new yorkais qui ne détenait que 1% de cette dette. La justice américaine (le juge GRIESA) avait décidé que ce fonds devait recevoir lintégralité des sommes dues mais surtout, mesure évidemment attentatoire à la souveraineté de lArgentine, que, si ce règlement nétait pas effectué, la totalité du plan de restructuration de la dette était bloqué. Il faut souligner : 1-que les dettes en question étaient toutes des remboursements demprunts contractés par lArgentine avant larrivée au pouvoir de Nestor Kirchner et ensuite de son épouse Cristina, 2- que les autres créanciers avaient accepté de renoncer à 50% de leurs créances vieilles de 30 ans pour certaines. Bel exemple dimpérialisme judiciaire et financier : le Capital étasunien est chez lui partout et la signature dun gouvernement et de grandes banques internationales ne pèsent rien face à la décision dun juge new yorkais actionné par le gérant dun « FONDS VAUTOUR » selon lexpression aujourdhui en vigueur. La présidente argentine sen était également pris à ceux qui reprochaient à son gouvernement davoir signé avec lIran un « mémorandum dintention » pour conjuguer les efforts des deux Etats dans la recherche de la vérité sur les deux attentats « anti israéliens » perpétrés en Argentine le premier contre lambassade dIsraël le 17 Mars 1992 (29 morts), le second le 18 Juillet 1994 contre les locaux de lAMIA (association culturelle de la communauté juive dArgentine - la plus nombreuse de toute lAmérique latine - 85 morts) . Ces attentats immédiatement attribués sans preuves à lIran et dont lIran a toujours nié la responsabilité nont toujours pas été élucidés et en signant le « mémorandum dintention » lArgentine ne faisait rien dautre que daccorder à laccusé un droit à la défense. La réaction impériale à cette décision fut, on limagine, très vive puisquelle remettait en cause, vingt ans après les faits, la version officielle jamais démontrée mais entérinée par tout lappareil de propagande « occidental ». Devant la même assemblée générale des Nations Unies Cristina Kirchner avait défendu son choix et avait fait état de menaces de mort la concernant personnellement. Elle avait continué à avancer dans sa recherche de la vérité et avait franchi une étape décisive en mettant un terme à la carrière du patron des services de renseignement argentin M. Antonio Stiuso en poste depuis quarante ans. Ce personnage, mis en place par le régime péroniste, avait réussi à traverser la période de la dictature militaire et à demeurer à son poste ensuite. Beaucoup dargentins considéraient que cette « solidité au poste » ne pouvait sexpliquer que par un soutien constant de Washington et ses méthodes étaient souvent qualifiées de « gestapistes ». Le procureur Nisman en charge du dossier « iranien » retrouvé « suicidé » ces derniers jours et qui sapprêtait à confirmer la « piste iranienne » sur les attentats anti israéliens était soutenu dans son enquête par M. Stiuso dont il était de longue date un proche. Autant dire que létoile de Cristina Kirchner avait beaucoup pali aux Etats-Unis et dans le reste de lOccident. Elle en avait évidemment conscience et avait réorienté sa politique en conséquence. Cette réorientation vient de prendre un tour très concret dans sa visite officielle à Pékin où elle vient dêtre reçue par le président chinois. Ce nest pas à proprement parlé un retournement subit puisque les visites de dirigeants chinois à Buenos Aires sétaient multipliées ces dernières années et avaient débouché sur des projets de coopération économiques en de nombreux domaines (transports, énergie, électronique
). La récente visite de Cristina Kirchner à Pékin donne à cette coopération une dimension militaire importante. LArgentine va acheter à la République populaire ou construire avec des accords de transfert technologique les matériels suivants : > Corvettes
Ce modèle produit par les chantiers chinois CSIC P18 va porter le nom de corvettes de la CLASS MALVINAS = CLASSE MALOUINE (déjà vendues au Nigéria) de quoi mettre en rage le Foreign Office > Véhicules blindés (modèle NORINCO VN1) > Hélicoptères (type Changhe Z 11) Ces acquisitions prennent place dans un programme densemble signé par les deux pays le 29 Octobre 2014 couvrant brise-glaces, véhicules amphibies, remorqueurs de haute mer, et dautres navires de guerre, mortiers de divers calibres, hôpitaux de campagne. Les observateurs militaires nexcluent pas lachat de chasseurs chinois FC1. Dans le monde multipolaire actuel, il est aujourdhui possible de desserrer létreinte impérialiste étasunienne et de trouver dans dautres pays : Chine Populaire, Russie
les moyens concrets de parer les coups revanchards que les Etats-Unis ont toujours porté contre les gouvernements manifestant de lindépendance dans leur « arrière-cour » latino- américaine.
-------------------- contrairement à une opinion répandue, le soleil brille aussi la nuit |
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