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 90e annniversaire du PCC

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Xuan
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   Posté le 22-06-2011 à 23:30:43   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   



Le Quotidien du Peuple célèbre le 90e anniversaire du Parti Communiste Chinois



"Dans le cadre des activités de célébration de la fondation du Parti Communiste chinois, une exposition spéciale a été dévoilée sur le site du premier Congrès National du PCC".

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Sortie du film "La Fondation d'un Parti"





Publication prochaine de deux recueils de pensées des présidents Mao et Deng


La Chine va publier deux recueils sur les pensées de Mao Zedong et Deng Xiaoping, deux anciens grands dirigeants du Parti Communiste Chinois (PCC), pour le 90e anniversaire du PCC, qui tombe le 1er juillet, a annoncé mardi le compilateur des ouvrages.

Ces deux recueils, avec un autre sur les pensées de Jiang Zemin, publié l4année dernière, formeront un ensemble d'oeuvres illustrant les principales opinions et assertions faits les trois générations de dirigeants du PCC.

Les deux nouveaux recueils, ainsi que deux autres livres traitant des évènements majeurs concernant la formation et le développement de la pensée de Mao Zedong et celui du système théorique de socialisme à caractéristiques chinoises, devraient être publiés vers le 1er juillet, a dit Chen Jin, Directeur adjoint du Bureau de Recherche sur la Littérature du Parti du Comité Central du PCC, qui a compilé les ouvrages.

D'après M. Chen, le Bureau a jusqu'à présent compilé ou écrit plus de 300 livres comme des collections de littérature ou des travaux de recherche, dont le nombre de caratères chinois qu'ils contiennent se montent à cent millions.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne


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   Posté le 22-06-2011 à 23:40:27   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

A l’ocasion du 90e anniversaire du Parti Communiste Chinois, Pékin Information publie aujourd'hui quelques documents d’archive :


Nous nous félicitons de ce témoignage qui constitue de facto un encouragement à l'unité des marxistes-léninistes en France.

La délégation des communistes marxistes-léninistes de France


(Publié le 7 juillet 1975)
YE KIEN-YING, vice-président du Comité central du Parti communiste chinois, et Wou Teh, membre du Bureau politique du C.C. du P.C.C., ont rencontré et fêté, le 29 juin, la délégation des communistes marxistes-léninistes de France conduite par le camarade Jacques Jurquet. Etaient présents à ces occasions Keng Piao, membre du C.C. du P.C.C. et chef du Département de liaison internationale du C.C. du P.C.C., et plusieurs autres camarades.


Entrevue des camarades Yé Kien-ying et Wou Teh avec la délégation des communistes marxistes-léninistes de France

L'entrevue et le banquet se sont déroulés dans une atmosphère cordiale et amicale.
La délégation était arrivée, le 5 juin, à Pékin afin d'effectuer une visite amicale en Chine, qui prendra fin le 1er juillet.
Elle avait visité des usines et écoles à Pékin, Tchongking, Nantchang, Louchan et dans d'autres endroits. Partout où elle était allée, elle avait été l'objet d'un accueil chaleureux de la part des responsables des comités locaux du Parti et des masses populaires.

Beijing Information



Félicitations au Parti communiste marxiste-léniniste de France


(Publié le 9 janvier 1978)
Le Comité central du Parti communiste chinois a adressé, le 29 décembre 1977, un message au Comité central du Parti communiste marxiste-léniniste de France, lui exprimant ses chaleureuses et fraternelles félicitations à l'occasion du dixième anniversaire de la fondation du P.C.M.L.F.

Il est dit dans le message: «Durant ces dix dernières années, le Parti communiste marxiste-léniniste de France, ne ménageant aucun effort pour lier la vérité universelle du marxisme-léninisme à la pratique concrète de la révolution en France, héritant la tradition de la Commune de Paris et portant haut levé le drapeau de la révolution, a mené une lutte inlassable contre le capital monopoleur du pays, contre les deux superpuissances - l'Union soviétique et les Etats-Unis -, en particulier contre le social-impérialisme soviétique, et pour l'instauration du socialisme en France.
«Le P.C.M.L.F. a remporté des succès encourageants dans la critique du révisionnisme, dans le renforcement de l'édification du Parti et dans ses liens avec les masses.
»A l'heure actuelle, la situation internationale continue d'évoluer dans un sens favorable aux peuples du monde. Nous sommes convaincus que dans le cadre de cette excellente situation, le P.C.M.L.F. remportera des victoires encore plus grandes dans ses luttes ultérieures.
«Basées sur les principes du marxisme-léninisme et de l'internationalisme prolétarien, l'amitié et l'union entre nos deux partis se renforceront et se développeront davantage encore.»


Beijing Information



Hu Yaobang rencontre des dirigeants du P.C.M.L. de France

(Publié le 10 janvier 1983)

«Le Parti communiste chinois souhaite établir et développer des relations avec les partis ouvriers et les autres partis politiques français. Ces relations sont établies conformément aux principes d'indépendance, d'autonomie, de complète égalité, de respect mutuel et de non-ingérence dans les affaires d'autrui», a déclaré Hu Yaobang, secrétaire général du Comité central du P.C.C., lors d'une entrevue qu'il a eue le 31 décembre dernier avec la délégation du Comité central du Parti communiste marxiste-léniniste de France, composée de Jacques Jurquet et de Pierre Bauby, membres du Secrétariat du Comité central, ainsi que d'Alain Castan, membre du Bureau politique du Comité central de ce parti.

Hu Yaobang a apprécié les efforts que le Parti communiste marxiste-léniniste de France avait consentis pendant de longues années pour promouvoir la compréhension et l'amitié entre les peuples chinois et français. Il a souhaité que la cause progressiste du peuple français se développe continuellement.



Beijing Information



Edité le 23-06-2011 à 00:13:23 par Xuan




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Pékin Information publie cet autre document d’archive sur le PCC

Publié le 09/10/2007

Le Parti communiste chinois (PCC) a été fondé le 1er juillet 1921. Parti au pouvoir, il représente les intérêts des diverses ethnies du peuple chinois et le noyau de direction de la cause socialiste du pays.
Après la fondation de la République populaire de Chine en 1949, le PCC a conduit les diverses communautés ethniques à surmonter de nombreuses difficultés, et grâce à ses efforts, ce pays auparavant pauvre, mi-colonial mi-féodal, est devenu un pays socialiste qui connaît un début de prospérité.

La direction du PCC se manifeste principalement par des mesures idéologiques et politiques. Le PCC centralise les vœux du peuple pour formuler ses propositions et mesures politiques, qui, selon les formes légales, c'est-à-dire après le vote de l'Assemblée populaire nationale, deviennent lois ou décrets. Au sein du système de direction de l'État, le PCC ne se substitue pas au gouvernement. Il mène des activités seulement dans la sphère de la Constitution et des autres lois, et n'a aucun droit de se placer au-dessus d'elles. Tous ses membres, comme les autres citoyens, sont égaux devant la loi.

Le Renmin Ribao ( Quotidien du peuple ) est l'organe officiel du CC du PCC, et Qiushi ( Recherche de la vérité ) est une revue d'étude théorique du CC du PCC.

Le Parti communiste chinois est le détachement d'avant-garde de la classe ouvrière chinoise, en même temps que celui du peuple chinois et de la nation chinoise, ainsi que le noyau dirigeant de la cause du socialisme à la chinoise ; en tant que tel, il représente les exigences du développement des forces productives avancées en Chine, représente l'orientation du progrès de la culture chinoise avancée et représente les intérêts fondamentaux de l'écrasante majorité de la population en Chine.
L'idéal suprême et le but final du Parti résident dans l'accomplissement du communisme.

Le Parti communiste chinois fait du marxisme-léninisme, de la pensée de Mao Zedong, de la théorie de Deng Xiaoping et de la pensée importante de « Triple Représentation » son guide pour l'action.

Dans la phase inférieure du socialisme, il définit comme suit sa ligne fondamentale : diriger et unir autour de lui le peuple multiethnique de la Chine, centrer ses efforts sur le développement économique, maintenir les quatre principes fondamentaux, la réforme et l'ouverture, compter sur ses propres forces, travailler dur dans un esprit novateur, lutter pour faire de notre pays une puissance socialiste moderne, prospère, démocratique et de haute culture.


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   Posté le 25-06-2011 à 22:37:59   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

L'histoire de la révolution chinoise


A l'occasion du 90e anniversaire du PCC, une campagne d'éducation est lancée en Chine : des ouvrages marxistes sont publiés dont le Manifeste de Marx et Engels, plusieurs documents d'archives du PCC, son histoire.
Les chants rouges sont diffusés ainsi que de nombreux documents sur la révolution chinoise, ses héros et sur la morale révolutionnaire.

Pékin Information publie un résumé historique des six premiers congrès du PCC :

[NB : Les parties que j'ai soulignées sont significatives du regard que le PCC porte sur sa propre histoire aujourd'hui et non de quelque approbation ou désapprobation personnelle - ce document a été publié le 16 août 1982]


Le premier congrès du PCC



Le premier congrès du Parti communiste chinois eut lieu du 23 au 31 juillet 1921 à Shanghai ( la séance du dernier jour s'est déroulée sur le lac de Nanhu dans le district de Jiaxing, province du Zhejiang).


Lieu où s'est tenu le premier congrès du P.C.C. à Shanghai


Participaient à ce congrès 12 délégués représentant la cinquantaine de membres du Parti de l'époque pour tout le pays : Mao Zedong, He Shuheng, Dong Biwu, Chen Tanqiu, Wang Jinmei, Deng Enming, Li Da, Li Hanjun, Zhang Guotao, Liu Renjing, Chen Gongbo et Zhou Fo-hai. Ces quatre derniers ont trahi le Parti par la suite. Les principaux fondateurs du Parti, Li Dazhao et Chen Duxiu, n'étaient pas présents à ce congrès pour raisons d'affaires. Bao Hui-seng, représentant personnel de Chen Duxiu, et un délégué spécial de l'Internationale communiste participaient également au congrès.

Le Programme du Parti adopté lors du congrès fixait les objectifs du Parti: renversement de la bourgeoisie au moyen de l'armée révolutionnaire prolétarienne, établissement de la dictature du prolétariat, abolition du régime de propriété privée des moyens de production — tous ces objectifs visant à l'élimination des classes. De plus, le programme confirmait le centralisme démocratique comme principe d'organisation du Parti et définissait la discipline du Parti. Le congrès fixa pour le Parti comme tâche essentielle et immédiate de prendre la direction des mouvements ouvriers.
Chen Duxiu fut élu secrétaire du Bureau central du Parti communiste de Chine.



Le deuxième congrès du PCC



Tenu du 16 au 23 juillet 1922 à Shanghai, avec la participation de 12 délégués représentant les 195 membres du Parti.


Le deuxième congrès du PCC


La déclaration publiée par le congrès analysait la situation internationale et les caractéristiques de la société chinoise de l'époque — société semi-coloniale et semi-féodale —, définissait la nature et l'objet de la révolution chinoise et les moyens à utiliser, et déterminait les programmes minimum et maximum du Parti.
Pour la première fois dans l'histoire de la Chine moderne, le congrès proposait un programme révolutionnaire et démocratique consistant à abolir définitivement l'impérialisme et le féodalisme. Le congrès a aussi pris la décision d'adhérer à la troisième Internationale.



Le troisième congrès du PCC


Date : du 12 au juin 1923
Lieu : Guangzhou (Canton)
Nombre de délégués : Une trentaine
Nombre des membres du PCC : 432



Le troisième congrès du PCC


Thèmes principaux du Congrès : Le point central de la discussion était d'établir le front uni révolutionnaire basé sur la coopération entre le Parti communiste et le Guomindang . Le Congrès accepta la « Résolution sur les rapports entre le Parti communiste chinois et le Guomindang » adoptée le 12 janvier 1923 par le Comité exécutif de l'Internationale communiste.
Il décida d'encourager les membres du Parti à adhérer à titre personnel au Guomindang de Chine, dirigé par Sun Yat-sen afin de réaliser la coopération entre le Parti communiste et le Guomindang et d'établir le front uni des différentes classes démocratiques. Le Congrès élut le Comité exécutif central.



Siège du 3e congrès du P.C.C. à Guangzhou


Le Bureau central était formé de Chen Duxiu (président), Mao Zedong, Luo Zhanglong, Cai Hesen, Tan Pingshan



Le quatrième congrès du PCC


A eu lieu du 11 au 22 janvier 1925 à Shanghai, avec la participation de 20 délégués représentant les 994 membres du Parti.


Le quatrième congrès du PCC


Au cours de ce congrès ont été discutés le problème du pouvoir directeur du prolétariat dans la révolution démocratique et son alliance avec la paysannerie . Il a été décidé d'organiser un mouvement de masse, de mettre en place des organisations du Parti dans tout le pays et de renforcer celles qui existaient déjà. Ce qui préparait ainsi sur les plans théorique, tactique et organisationnel le rapide développement de la révolution.
Après ce congrès, les mouvements ouvriers et paysans prirent un essor considérable dans le sud de la Chine, donnant ainsi une impulsion énergique à la lutte menée contre les seigneurs de guerre féodaux du Nord.



Le cinquième congrès du PCC


Tenu du 27 avril au 9 mai 1927 à Wuhan.
80 délégués représentant près de 58 000 membres du Parti y participaient.


Le cinquième congrès du PCC


Le congrès a été ouvert à un moment crucial de la Première Guerre civile révolutionnaire (1924-1927). Tchiang Kaï-chek, droitier au sein du Kuomintang, qui avait usurpé le pouvoir de direction du Comité central du Kuomintang, avait déclenché un coup d'Etat le 12 avril à Shanghai, à la suite duquel un grand nombre de membres du Parti communistes chinois et d'autres révolutionnaires furent massacrés.
Le 18, Tchiang a établi à Nanjing son gouvernement qui représentait les intérêts de l'impérialisme, des puissants seigneurs terriens et de la grande bourgeoisie.
Au cours de ce congrès fut critiquée l'erreur commise par Chen Duxiu, qui négligeait l'importance de la lutte contre la bourgeoisie pour disputer la direction de la révolution. Cependant, comme le capitulationnisme de droite de Chen Duxiu prédominait au sein du Comité central, aucune mesure concrète ne put être adoptée pour rectifier cette erreur.
Le 15 juillet, un autre dirigeant du Kuomintang, Wang Jing-wei, trahit ouvertement la révolution à Wuhan, ce qui annonça l'échec de la Première Guerre civile révolutionnaire. Le premier août, une insurrection armée éclata à Nanchang sous la direction du Parti communiste.
Le 7 août, le Comité central du Parti tint à Hankou une réunion extraordinaire, considérée comme un tournant de la révolution chinoise; on décida de rompre avec la ligne capitulationniste de droite de Chen Duxiu, et définit les politiques générales de la révolution agraire et de la résistance armée contre les réactionnaires du Kuomintang.



Le sixième congrès du PCC


Le congrès se réunit à Moscou du 18 juin au 11 juillet 1928.
Participaient à ce congrès 84 délégués et 34 délégués suppléants représentant plus de 40 000 membres du Parti.
Le congrès critiqua sévèrement le capitulationnisme de droite et l'aventurisme qui encourageait les soulèvements aveugles. Il détermina un programme révolutionnaire consistant à s'opposer à l'impérialisme et au féodalisme, à mener la révolution agraire et à établir la dictature démocratique des ouvriers et des paysans pour mener à bien la révolution chinoise.



Le sixième congrès du PCC


C'est alors que le Parti et l'Armée rouge mirent en place 15 bases d'appui révolutionnaires dans une dizaine de provinces. En 1934, à cause de la direction erronée de Wang Ming, les contre-attaques de l'Armée rouge lors de la 5e campagne «d'encerclement et d'anéantissement» que le Kuomintang lança contre les bases révolutionnaires centrales dans le sud du Jiangxi et l'ouest du Fujian subirent de rudes échecs.
L'armée commença alors une Longue Marche historique au cours de laquelle le Bureau politique du C.C. du P.C.C. tint une réunion élargie au mois de janvier 1935 dans la ville de Zunyi de la province du Guizhou.
C'est à cette occasion que le Parti a reconstitué son organe directeur, en mettant fin à la domination de l'aventurisme «de gauche» de Wang Ming, et en la remplaçant par une nouvelle direction juste ayant Mao Zedong comme représentant.
En 1937, éclata la Guerre de résistance contre le Japon. Le C.C. du P.C.C. pratiqua une politique de front uni national contre les agresseurs japonais. Le Parti et le peuple ne cessèrent de gagner en puissance.


Ci-dessous le résumé des congrès suivants jusqu'au douzième, qu'on pourra retrouver ici.


Le VIIe congrès

Tenu à Yan'an du 23 avril au 11 juin 1945.

Cinq cent quarante-sept délégués et 208 délégués suppléants, élus par 1 210 000 adhérents.

Il a défini la ligne du Parti: il s'agissait d'obtenir davantage le soutien des masses en vue de l'emporter sur les envahisseurs japonais, de libérer l'ensemble du pays, et finalement, d'instaurer en Chine un régime de démocratie nouvelle.
Les nouveaux Statuts du Parti adoptés par le congrès définissaient la ligne directrice du Parti comme celle de la pensée de Mao Zedong, qui est la fusion du marxisme-léninisme avec la pratique de la révolution chinoise. Le congrès permit au Parti de s'unir comme jamais auparavant sur les plans idéologique, politique et organisationnel.

Le congrès donna naissance à un nouveau comité central du Parti dont Mao Zedong fut élu président lors de la première session plénière de ce comité. Il fut également élu, conjointement avec Zhu De, Liu Shaoqi, Zhou Enlai et Ren Bishi, membres du Secrétariat du Comité central du PCC.

Grâce à la politique décidée par ce VIIe congrès, le peuple chinois eut finalement raison des forces japonaises, victoire bientôt suivie par celle de la guerre de Libération qui écrasa entre 1946 et 1949 les 8 070 000 soldats des forces du KMT. La révolution de démocratie nouvelle avait remporté une victoire totale.

Durant la période allant de 1949 — l'année de la fondation de la Chine nouvelle — à 1956, le Parti s'employa à engager le pays dans la voie du socialisme.
L'économie nationale connut un renouveau important grâce à la planification de Pappareil de production. Le passage au socialisme des biens de production privés fut en gros réalisé.


Le VIIIe congrès

Tenu à Beijing du 15 au 27 septembre 1956.

Y assistaient 1 026 délégués et 107 délégués suppléants représentant 10 730 000 membres du Parti.

Il a été signalé lors de ce congrès que le système socialiste était fondamentalement établi dans notre pays, que la contradiction principale à l'intérieur n'était plus celle entre le prolétariat et la bourgeoisie, mais celle entre les exigences du développement rapide de l'économie et de la culture et le sous-développement économique et culturel; la tâche essentielle était de s'efforcer de développer les forces productives, d'industrialiser le pays et de répondre aux besoins économiques et culturels du peuple.
Malgré la lutte de classes, il fallait consolider la dictature démocratique populaire, mais on avait pour but essentiel de protéger et de développer les forces productives dans le cadre des nouveaux rapports de production. Sur le plan du développement économique, le congrès a demandé qu'on assure un sain développement tout en maintenant un équilibre d'ensemble. Il a souligné que le PCC, en tant que parti au pouvoir, devait maintenir le centralisme démocratique et la direction collective, s'opposer au culte de la personnalité, développer la démocratie au sein du Parti et du peuple, et renforcer les liens entre le Parti et les masses populaires.

Le congrès a élu le nouveau Comité central du Parti. A la première session plénière du Comité central issu du VIIIe congrès, Mao Zedong a été élu président du Comité central, Liu Shaoqi, Zhou Enlai, Zhu De et Chen Yun vice-présidents, et Deng Xiaoping secrétaire général du Parti.

Pendant les dix ans qui ont suivi le VIIIe congrès, la Chine a commencé à développer le socialisme dans tous les secteurs. Au cours de cette période, le Parti a accumulé une expérience importante dans la direction du développement socialiste.
Les bases matérielles et techniques sur lesquelles la Chine développe sa modernisation ont été principalement posées à cette période; les principaux hommes de talent ont été formés et leur expérience dans le domaine du développement économique et culturel accumulée à ce moment-là . Mais les erreurs «de gauche» sur le plan des principes directeurs de l'économie n'ont pas été radicalement corrigées et elles se sont développées sur les plans politique et idéologique.
A cette période, les erreurs de Mao Zedong sur la théorie et la pratique de la lutte des classes dans la société socialiste se sont aggravées de plus en plus, son style de travail arbitraire a peu à peu nui au centralisme démocratique du Parti, et le culte de la personnalité s'est graduellement aggravé.
Le Comité central du Parti n'a pas pu corriger à temps ces erreurs. Des arrivistes comme Lin Biao, Jiang Qing et Kang Sheng ont, à des fins personnelles, exploité et encouragé ces erreurs, ce qui a suscité le déclenchement de la «révolution culturelle».



Le IXe congrès

Tenu à Beijing du Ier au 24 avril 1969.

Y ont assisté 1 512 délégués représentant 22 millions de membres du Parti.

Le rapport politique présenté par Lin Biao a légitimé la théorie et la pratique erronées de la «révolution culturelle» qui avait éclaté en 1966. Les Statuts du Parti adoptés par le congrès considéraient Lin Biao comme «le proche compagnon d'armes et le successeur du camarade Mao Zedong» . Les principes directeurs du IXe congrès tant sur les plans idéologique et politique que sur le plan organisationnel sont erronés.


Le Xe congrès

Tenu à Beijing du 24 au 28 août 1973.

Y ont assisté 1 249 délégués représentant 28 millions de membres du Parti.

En 1970 et 1971, ont eu lieu des incidents lors desquels la bande de Lin Biao a essayé de s'emparer du pouvoir suprême par un coup d'Etat militaire contre-révolutionnaire.
Le Xe congrès a fait le bilan de la lutte contre la bande contre-révolutionnaire de Lin Biao, mais il n'a pas corrigé les erreurs «de gauche» du IXe congrès ; et Wang Hongwen a été nommé aux fonctions de vice-président du Comité central du Parti. Jiang Qing, Zhang Chunqiao, Yao Wenyuan et Wang Hongwen ont formé la «bande des Quatre» dans le Bureau politique du CC du PCC. Les forces contre-révolutionnaires de Jiang Qing ont augmenté en puissance.


Le XIe congrès

Tenu à Beijing du 12 au 18 août 1977.

Y ont assisté 1 510 délégués représentant 35 millions de membres du Parti.

Le congrès a adopté le rapport politique présenté par Hua Guofeng au nom du CC du PCC. Ce rapport faisait le bilan de la lutte contre la «bande des Quatre» en 1976, déclarait la «révolution culturelle» terminée et réaffirmait que la tâche fondamentale du Parti dans la nouvelle période était de faire de la Chine un pays socialiste moderne.
Mais sous les contraintes des conditions historiques et par suite des erreurs de Hua Guofeng, le congrès a approuvé la théorie, les politiques et les slogans erronés de la «révolution culturelle» au lieu de les corriger, il n'est donc pas arrivé à accomplir la tâche fondamentale de remise en ordre sur les plans de la théorie et des principes directeurs.
La 3e session plénière du Comité central issu du XIe congrès du Parti tenue en décembre 1978 a entrepris pleinement et consciencieusement cette tâche.



Le XIIe congrès

Tenu à Beijing du 1er au 11 septembre 1982.

Y ont assisté 1 545 délégués et 145 délégués suppléants représentant 39 millions de membres du Parti.

Deng Xiaoping a prononcé l'allocution d'ouverture du congrès. Il a souligné que l'entreprise de modernisation de la Chine devait s'appuyer sur les réalités chinoises, qu'il fallait combiner la vérité universelle du marxisme avec la pratique concrète de notre pays, suivre notre propre voie et créer un socialisme à caractéristiques chinoises ; telle était la conclusion fondamentale qui se dégageait d'une longue expérience historique.

Au nom du Comité central issu du XIe congrès du Parti, Hu Yaobang a présenté au congrès un rapport intitulé «Luttons pour créer dans tous les secteurs une situation nouvelle pour la modernisation socialiste» . Il a expliqué que la tâche générale du Parti dans la nouvelle période se ramenait à ceci: unir notre peuple multinational et mener une âpre lutte en comptant sur nos propres forces, pour réaliser graduellement la modernisation de l'industrie, de l'agriculture, de la défense nationale, des sciences et de la technologie, afin de faire de la Chine un pays socialiste, hautement civilisé et hautement démocratique.

Le congrès a discuté et adopté les nouveaux Statuts du Parti.

Le congrès a élu le nouveau Comité central, la Commission centrale des conseillers et la Commission centrale de contrôle de la discipline du PCC. A la première session plénière du Comité central issu du XIIe congrès, Hu Yaobang, Ye Jianying, Deng Xiaoping, Zhao Ziyang, Li Xiannian et Chen Yun ont été élus membres du Comité permanent du Bureau politique du CC du PCC; Hu Yaobang a été élu secrétaire général du CC du PCC; Deng Xiaoping a été nommé président de la Commission militaire du CC du PCC. A la première session plénière de la Commission centrale des conseillers du PCC, Deng Xiaoping a été élu président. A la première session plénière de la Commission centrale de contrôle de discipline du PCC, Chen Yun a été élu le premier secrétaire.


Edité le 25-06-2011 à 23:22:29 par Xuan




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Le JD salue à sa manière le 90e anniversaire du PCC sous le titre « Le Grand Bond dans le passé »


Anniversaire du parti communiste chinois, retour de la "mao-nostalgie (Reuters)"

La "Mao-nostalgie" submerge le pays alors que la Chine célèbre lundi du 90e anniversaire du Parti.
"Ce numéro est incroyable, vous allez voir!" , souffle Xiang Yun, juste avant de se lancer sur scène. Là, revêtue d’une cape rouge et or (avec faucille et marteau imprimés dans le dos), cette jeune danseuse exécute, accompagnée d’une vingtaine de "camarades", "la danse du Parti". Une longue revue à la gloire des pères de la révolution prolétarienne – de Marx à Mao, dont les portraits, tour à tour, défilent sur un écran géant. Xiang Yun, elle, court dans tous les sens – "portée par l’émotion", avouera-t-elle en coulisses – et termine le numéro, poing levé et sourire triomphant, en même temps que retentit L’Internationale. Dans l’assistance, 1.000 à 1.500 policiers en tenue se lèvent pour reprendre en chœur l’hymne communiste. "Vive le Parti! Vive la Chine!" , s’exclame enfin le plus haut gradé, chef du quartier de Jiulongpo.

Nous sommes à Chongqing, la plus grande ville de Chine. Blottie sur les rives du fleuve Yangzi Jiang, en amont du barrage des Trois-Gorges, cette mégapole de 33 millions d’habitants est l’épicentre d’une immense vague "rouge". Celle-ci déferle sur tout le pays, lundi, pour le 90e anniversaire du Parti communiste chinois (PCC), qui sera fêté en grande pompe le 1er juillet. Depuis des mois, la ville – sous la férule de son secrétaire du Parti, le charismatique Bo Xilai* – semble revivre à l’heure maoïste. Le week-end, des chorales de rue reprennent les classiques de la Révolution culturelle tandis que chaque soir la télévision locale diffuse non-stop des programmes d’époque.

Retour à la terre pour les cadres du Parti
Mieux, des cadres du Parti sont désormais invités – une semaine par trimestre, si l’on en croit la presse locale – à travailler la terre dans les campagnes environnantes. Objectif de la manœuvre : renforcer l’image du PCC et inculquer "au peuple", en ces temps de mondialisation forcée, des valeurs sûres, pures, celles d’autrefois. La Chine, "Mao-nostalgique"? "Le pays perd ses repères. Beaucoup de Chinois sont à la recherche de leur histoire, de leur passé communiste" , soutient le politologue Cui Zhiyuan, de l’université Tsinghua à Pékin.

Et ça marche. Dans le musée révolutionnaire de Chongqing, gratuit et entièrement refait à neuf il y a six mois, des centaines de visiteurs pleurent chaque jour à la mémoire des partisans communistes exécutés par les armées de Tchang Kaï-chek, peu avant la prise de la ville par Mao en 1949. "Ces camarades ont sacrifié leur vie pour la cause. C’est ce qui m’a donné envie d’adhérer au Parti" , confie une étudiante en visite.

[...]

* Ancien ministre du Commerce et fils de Bo Yibo, ex-haut dirigeant du Parti, il est célèbre pour avoir nettoyé en 2009 Chongqing de ses flics ripoux (plus de 9.000 personnes ont été arrêtées et plusieurs exécutées)
.

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Le Comité central du Parti communiste du Vietnam (PCV), son secrétaire général et Président de l'Assemblée nationale du Vietnam, Nguyen Phu Trong, ont adressé un message de félicitations au CC du Parti communiste chinois (PCC) à l'occasion du 90e anniversaire de sa fondation.

Ce message dit notamment :
"ces 90 dernières années, sous la direction du PCC, le peuple chinois a surmonté maintes difficultés et épreuves pour remporter d'importants succès d'une portée historique pour la cause révolutionnaire comme pour l'oeuvre de libération nationale et d'édification du socialisme, et notamment pour l'œuvre de réforme, d'ouverture et de modernisation nationale" .

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Le Quotidien du Peuple appelle les membres du PCC à servir le peuple à l'occasion du 90e anniversaire de la fondation du PCC



2011-06-30 16:05:12 xinhua
Le Quotidien du Peuple, journal de l'organe du Comité central du Parti communiste chinois, appellera vendredi, dans son éditorial consacré au 90e anniversaire de la fondation du Parti communiste chinois (PCC), les membres du Parti à ne jamais oublier le principe de servir de tout son cœur le peuple et de prendre en compte les intérêts du peuple dans leur travail.

La version finale de l'éditorial du journal, que l'agence de presse Xinhua (Chine Nouvelle) a reçu, indique que les liens étroits entre le Parti et le peuple résultent des succès de la révolution, du développement et des réformes du pays au cours des 90 dernières années.

"Tous les membres du Parti doivent toujours garder en mémoire que la croissance économique et les progrès sociaux dépendent de façon étroite du peuple, de la confiance dans le peuple et de la prise en considération des intérêts fondamentaux du peuple" , fait remarquer le quotidien.

L'éditorial rappelle qu'il n'y a aucune raison pour que le Parti s'abandonne à la suffisance et qu'il refuse de faire des progrès compte tenu des aspirations du peuple, malgré les grands réussites déjà obtenues au cours des neuf dernières décennies.
Le Parti doit garder en mémoire qu'il existe dans le but de servir le public et qu'il exerce le pouvoir d'Etat pour le peuple, conclu le journa
l.

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contrairement à une opinion répandue, le soleil brille aussi la nuit
Xuan
Grand classique (ou très bavard)
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   Posté le 01-07-2011 à 23:51:17   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Ci-dessous le discours de Hu Jintao. Compte tenu de la longueur, j'ai souligné les sujets abordés et quelques idées importantes.
On peut trouver ce discours ici.
La révolution culturelle (généralement critiquée) n'est pas citée ici et la poursuite de la réforme et de l'ouverture est réaffirmée.
La poursuite de la lutte de classe sous le socialisme, qui figure dans d'autres documents, n'est pas mentionnée, ni l'internationalisme prolétarien.
On observera aussi que l'accent est mis sur la formation de jeunes cadres liés aux masses, l'étude du marxisme dans les conditions de la Chine, l’application du principe "rechercher la vérité dans les faits" , la notion de "servir le peuple" et la lutte contre la corruption (qui est une forme de la lutte de classe), le renforcement de la discipline du parti.


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Voici le texte intégral du discours prononcé ce matin à Beijing par Hu Jintao, président chinois et secrétaire général du Comité central du PCC, lors de son intervention au rassemblement pour la célébration du 90eanniversaire du PCC.

Chers camarades, chers amis,
Aujourd'hui, nous sommes réunis ici, avec tout le Parti et tout notre peuple multiethnique, pour célébrer solennellement le 90e anniversaire de la fondation du Parti communiste chinois, passer en revue la trajectoire de développement de notre pays, ainsi que pour envisager les belles perspectives de développement de la Chine.
En ce même jour, il y a 90 ans, fut créé le Parti communiste chinois, ce qui constitua un grand événement qui fit époque dans l’histoire de la nation chinoise. Dès lors, le peuple chinois s'est engagé dans une voie radieuse de lutte pour l'indépendance nationale et la libération du peuple, frayant un chemin magnifique menant à la prospérité du pays et à l'accès de la population à une vie aisée.
Depuis 90 ans, avec le peuple multiethnique de la Chine, les membres du Parti communiste chinois ont combattu vaillamment, au prix des efforts énormes de plusieurs générations, pour obtenir successivement de grands succès dans la révolution, la construction socialiste et la réforme en Chine. Aujourd'hui, une Chine socialiste débordante de vitalité se dresse en Orient dans toute sa fierté, et un milliard 300millions de Chinois avancent, guidés par l' étendard du socialisme à la chinoise et pleins de confiance, vers le grand renouveau de la nation chinoise.

Chers camarades, chers amis,
Les plus de 170 années de l'histoire chinoise depuis la Guerre de l'Opium en 1840 peuvent se résumer ainsi: notre grande patrie a surmonté de rudes et cruelles épreuves; notre grande nation s’est lancée dans une lutte épique; notre grand peuple a créé une œuvre grandiose qui doit briller à jamais dans les annales chinoises.

Après la Guerre de l'Opium, la Chine s'est transformée progressivement en une société semi-coloniale et semi-féodale. Les puissances occidentales n'ont cessé de renforcer leurs agressions; le gouvernement féodal devenait chaque jour plus pourri; le territoire du pays était démembré; à cause des guerres incessantes, la population asservie mourrait de faim et de froid. Sauver la nation était devenu une nécessité urgente. Pour cela, il fallait impérativement que le peuple chinois, répondant à sa mission historique, réalisât l'indépendance et la libération nationales et la construction d' un pays prospère et puissant.
Durant ces années ténébreuses, le peuple chinois et d'innombrables personnalités de bonne volonté ont mené une lutte inflexible et des recherches difficiles pour redresser le destin de la nation chinoise. Du Mouvement des Taiping au Mouvement réformiste de 1898, puis au Mouvement des Yihetuan, les Chinois, ne voulant pas se résigner, ont mené des luttes successives qui se sont toutes soldées par un échec. La Révolution de 1911, sous la direction du Dr Sun Yat-sen, a renversé le régime de monarchie absolue qui avait duré pendant des milliers d'années en Chine. Si elle a eu une grande portée pour le progrès social en Chine, elle n'a pu changer la nature semi-coloniale et semi-féodale de la société chinoise ni le destin misérable du peuple.

Les faits ont monté que le mouvement d’occidentalisation et le réformisme qui ne touchaient pas au fondement féodal, les guerres paysannes de type ancien, la révolution dirigée par les révolutionnaires bourgeois, ainsi que d'autres projets copiés sur le capitalisme occidental, n'ont pu accomplir notre mission de salut national et notre tâche historique de lutte contre l'impérialisme et le féodalisme. Pour résoudre les problèmes concernant le progrès et le développement du pays, il fallait trouver une théorie avancée capable de guider le peuple chinois dans la révolution anti-impérialiste et antiféodale, et des forces sociales avancées capables de diriger la transformation de la société chinoise.
Répondant à cet impératif, le Parti communiste chinois est né en 1921 dans le processus de fusion du marxisme-léninisme avec le mouvement ouvrier chinois
. La naissance du Parti communiste chinois est un résultat logique du développement de l'histoire moderne et contemporaine de la Chine et de la recherche opiniâtre du peuple chinois pour le salut national. Dès lors, la révolution chinoise a trouvé sa juste orientation, le peuple chinois commençait à se doter d'une puissante force morale et la Chine se trouvait promise à un bel avenir.

Au cours des 90 dernières années, sur cette terre antique qu’est la Chine, notre Parti a, en unissant et conduisant le peuple, écrit une épopée des plus émouvantes dans l' histoire du développement humain, ce qui peut être résumée par les trois entreprises que nous avons accomplies ou promues:
La première est que, tout en s’appuyant étroitement sur les masses populaires, notre Parti a accompli la révolution de démocratie nouvelle et réalisé l' indépendance nationale et la libération du peuple. De l' Expédition du Nord (1926-1927) à la Guerre de Libération nationale (1946-1949), en passant par la Guerre de la Révolution agraire (1927-1937) et la Guerre de Résistance contre le Japon (1937-1945), notre Parti et notre peuple ont, à l' issue de 28années de combats et au prix de sacrifices sanglants, refoulé l' invasion des impérialistes japonais, renversé la domination réactionnaire du Guomindang et fondé la République populaire de Chine. Grâce à la fondation de la Chine nouvelle, le peuple a pu devenir le maître du pays, de la société et de son destin. La Chine a fait ainsi une grande enjambée, passant d' un despotisme féodal plusieurs fois millénaire à la démocratie populaire, réalisant la grande unification du pays et l' union de ses différentes ethnies, fait sans précédent dans l' histoire chinoise. Ainsi nous avons mis fin à la société semi-coloniale et semi-féodale de l' ancienne Chine, en avons fini avec son état de désagrégation, dénoncé les traités inégaux imposés à la Chine par les puissances occidentales et aboli tous les privilèges que les pays impérialistes s' étaient arrogés. Le peuple chinois s' est ainsi relevé. La nation chinoise a dès lors vu s'ouvrir une nouvelle ère de développement.
La deuxième est que, tout en s'appuyant étroitement sur le peuple, notre Parti a réussi la révolution socialiste et fait du socialisme le régime fondamental de la Chine. Nous avons réalisé, de façon créative, une transition de la démocratie nouvelle au socialisme -si bien que notre grand pays oriental dont la population représente le quart de celle du monde est entré dans la société socialiste-, et accompli ainsi la transformation sociale la plus large et la plus profonde de notre histoire. Nous avons également mis sur pied des systèmes d'industrie et d'économie indépendants et relativement complets, en accumulant des expériences importantes pour l'édification socialiste dans un grand pays oriental comme la Chine, dont les forces productives étaient très arriérées.
La troisième est que, tout en s' appuyant étroitement sur le peuple, notre Parti a appliqué la politique de réforme et d' ouverture qui s' inscrivent dans une nouvelle et vaste révolution, et a pu inaugurer, maintenir et développer un socialisme à la chinoise. Depuis la 3esession plénière du XIe Comité central, nous avons dressé un bilan des expériences acquises dans la construction du socialisme de notre pays, tout en nous référant aux expériences internationales. En faisant preuve d' un remarquable courage sur le plan de la politique, de la théorie et de la pratique, nous avons mis en œuvre la réforme et l' ouverture sur l' extérieur, et, au bout des recherches laborieuses, nous avons défini la théorie, la ligne et le programme fondamentaux que le Parti devait suivre durant la phase primaire du socialisme, et fait le bilan de ses expériences essentielles. Nous avons réussi à instaurer et à perfectionner le système d'économie de marché socialiste, à poursuivre l' ouverture tous azimuts et, enfin, à promouvoir la modernisation socialiste au point d' enregistrer des succès spectaculaires qui impressionnent le monde entier.
Ces trois évènements ont transformé radicalement l'avenir et le destin du peuple chinois et de la nation chinoise, marqué de manière irréversible la fin du sort misérable de la Chine depuis l' époque moderne, où le pays, extrêmement pauvre et affaibli, était en proie à l' agitation intérieure et à l' agression étrangère. Ces évènements ont aussi annoncé décisivement la marche en avant vers le développement et le renforcement réguliers, voire le grand renouveau de la nation chinoise. C'est ainsi que la Chine, forte d'une histoire cinq fois millénaire, s' est composé un nouveau visage et que de brillantes perspectives tout à fait inédites se sont ouvertes à son grand renouveau national.

Au cours des 90 dernières années, la transformation de la société socialiste et le changement du destin du peuple chinois, tant par leur ampleur et leur profondeur que par leurs répercussions politiques et sociales, constituent des évènements exceptionnels dans l' histoire du développement de l' homme.
Les faits prouvent pleinement que tout au long du magnifique parcours de développement et de progrès de la société chinoise depuis l' époque moderne, l' histoire et le peuple ont choisi le Parti communiste chinois, le marxisme, la voie socialiste, la réforme et l' ouverture.
Les faits prouvent de façon indubitable que le Parti communiste chinois est digne d' être considéré comme un Parti marxiste grand, glorieux et juste et qu' il est la force centrale qui dirige le peuple chinois pour créer sans cesse de nouvelles situations en faveur du socialisme.



Chers camarades, chers amis,
Tous les succès que nous avons obtenus au cours des 90années écoulées sont le résultat des efforts opiniâtres et inlassables déployés par les communistes et le peuple chinois pendant plusieurs générations successives. Le groupe dirigeant central de première génération rassemblé autour du camarade Mao Zedong a uni et conduit tout le Parti et tout le peuple multiethnique pour faire aboutir la révolution de démocratie nouvelle à une grande victoire. Il a fait du socialisme le régime fondamental de la Chine , jetant ainsi, sur le plan tant politique qu' institutionnel, des bases solides sur lesquelles reposent le développement et le progrès de la Chine contemporaine. Le groupe dirigeant central de deuxième génération rassemblé autour du camarade Deng Xiaoping a uni et conduit tout le Parti et tout le peuple multiethnique pour s' engager sur la grande voie de réforme et d' ouverture. Dès lors, la Chine a proclamé l' avènement d' une ère nouvelle: celle de l' édification d' un socialisme à la chinoise, et inauguré une nouvelle période de développement de la cause socialiste du pays. Rassemblé autour du camarade Jiang Zemin, le groupe dirigeant central de troisième génération a su unir et conduire notre Parti et notre peuple multiethnique dans la poursuite de la réforme et de l' ouverture tout en restant en phase avec son époque. Il a piloté à travers vents et marées la réforme et l' ouverture dans la bonne direction et a réussi à maintenir un formidable élan dans la cause grandiose du socialisme à la chinoise jusqu' au XXIesiècle. Depuis la tenue du XVIeCongrès, le Comité central du Parti, tout en unissant le Parti et l' ensemble de notre peuple multiethnique, et en prenant pour guides idéologiques la théorie de Deng Xiaoping et la pensée importante de la Triple Représentation, a appliqué d' une façon plus complète le concept de développement scientifique, consacré d' inlassables efforts à la promotion du développement scientifique et de l' harmonie sociale, et continué à pousser en avant la remarquable entreprise de socialisme à la chinoise dans le développement général d' une société de moyenne aisance.

A l' occasion du 90eanniversaire de la fondation du Parti communiste chinois, nous nous souvenons avec un profond respect des révolutionnaires prolétariens de la vieille génération: Mao Zedong, Zhou Enlai, Liu Shaoqi, Zhu De, Deng Xiaoping et Chen Yun. Ils ont apporté une grande contribution à la révolution, à l' édification et à la réforme de la Chine, à la fondation, au renforcement et à l' évolution du Parti communiste chinois. Nous nous souvenons avec le même respect des martyrs révolutionnaires qui ont donné leur vie pour établir, défendre et construire la Chine nouvelle et également de tous les précurseurs depuis l' époque moderne qui ont lutté avec opiniâtreté pour l' indépendance et la libération de la nation chinoise. Que leurs contributions à la patrie et à la nation brillent éternellement dans notre histoire!

Au nom du Comité central du Parti communiste chinois, j' adresse ici mes nobles salutations aux ouvriers, aux paysans, aux intellectuels, aux divers partis et groupements politiques démocratiques, aux organisations populaires, aux personnalités patriotes des divers milieux, à l' Armée populaire de Libération, à la police armée et aux agents de la sécurité publique! J' adresse aussi mes salutations sincères aux concitoyens des régions administratives spéciales de HongKong et de Macao, à ceux de Taiwan et aux ressortissants chinois à l' étranger! J' adresse encore mes remerciements chaleureux aux peuples et amis de tous les pays qui vivent en bons termes avec le peuple chinois et soutiennent la révolution, l' édification et la réforme chinoises!

Chers camarades, chers amis,
Après 90 ans de lutte, de création et d' expérience, notre Parti et notre peuple ont accompli des réalisations remarquables qu' ils doivent apprécier particulièrement, maintenir à long terme et développer sans relâche: ils ont ouvert une voie au socialisme à la chinoise, pour lequel ils ont établi un système théorique et instauré un régime social spécifique.
Le socialisme à la chinoise est la seule voie à suivre pour accéder à la modernisation socialiste et assurer une vie meilleure à la population. Par la voie du socialisme à la chinoise, nous entendons qu' il nous faut, sous la direction du Parti communiste chinois et conformément aux conditions fondamentales du pays, centrer nos activités sur le développement économique et rester fidèles aux quatre principes fondamentaux et à la politique de réforme et d' ouverture. Il s' agit aussi de libérer et développer les forces productives, de consolider et perfectionner le régime socialiste comme de développer l' économie de marché socialiste, la démocratie politique socialiste, la culture socialiste d' avant-garde et la société harmonieuse socialiste et de transformer la Chine en un pays socialiste moderne prospère, démocratique, harmonieux et culturellement développé.
Le système théorique du socialisme à la chinoise est une doctrine correcte guidant notre Parti et notre peuple dans la voie du socialisme à la chinoise pour réaliser le grand renouveau de notre nation. Notre Parti, qui a toujours su combiner les principes fondamentaux du marxisme avec la réalité chinoise, a créé deux grandes théories au cours du processus historique de la sinisation du marxisme. L' une est la pensée de Mao Zedong, qui, en tant que marxisme-léninisme appliqué et développé en Chine , a apporté de façon systématique une réponse à la question touchant à la façon d' accomplir tant la révolution de démocratie nouvelle que la révolution socialiste dans un vaste pays oriental semi-colonial et semi-féodal, et procédé à des recherches laborieuses pour savoir quel type de socialisme nous devions bâtir et comment nous devions le faire. En formulant des idées novatrices, elle a enrichi le trésor marxiste d' un bien inédit. L' autre est le système théorique du socialisme à la chinoise . Il est en fait un système scientifique composé à partir de la théorie de Deng Xiaoping, de la pensée importante de Triple Représentation et d' une série d' idées stratégiques majeures, dont le concept de développement scientifique. En tant que prolongement et développement de la pensée de Mao Zedong, il a également apporté de manière systématique une réponse à une série de questions importantes, telles que "Quel type de socialisme faut-il construire dans un grand pays en voie de développement comme la Chine qui compte plus de un milliard d' habitants?" , "Comment édifier le socialisme?" , "Quel type de parti devons-nous édifier et de quelle manière devons-nous le faire?" .
Etant la garantie institutionnelle fondamentale du développement de la Chine contemporaine, le régime socialiste à la chinoise met en évidence les caractéristiques et la supériorité du socialisme à la chinoise. Grâce à ses capacités d' auto-perfectionnement, il est devenu au cours de son développement un ensemble complet bien coordonné couvrant les domaines économique, politique, culturel et social. Le régime politique fondamental de l' assemblée populaire -complété par les éléments essentiels que sont le système de coopération multipartite et de consultation politique sous la direction du Parti communiste chinois, l' autonomie dans les régions peuplées par des ethnies minoritaires et l' autogestion des masses populaires à la base-, le système de législation socialiste à la chinoise, le système économique fondamental caractérisé par un développement commun de divers types de propriétés prédominées par le secteur public, ainsi que les réglementations économiques, politiques, culturelles et sociales qui sont basées sur cet ensemble et qui sont plus concrètes, s' adaptent parfaitement aux réalités chinoises et à la tendance générale de notre époque, puisqu' ils permettent d' assurer à notre Parti et à notre pays leur dynamisme en mobilisant l' enthousiasme, l' esprit d' initiative et l' esprit créateur des masses populaires et de toute la société, de stimuler un développement global socio-économique en libérant et développant les forces productives, de réaliser l' enrichissement commun de toute la population en préservant et promouvant l' équité et la justice sociales, d' affronter efficacement les divers risques et défis durant notre marche en avant en concentrant nos forces sur l' exécution des projets gigantesques et, enfin, de préserver la solidarité multiethnique, la stabilité sociale et l' unité nationale.
Si, face à une situation internationale en constante mutation et à la lourde tâche de réforme, de développement et de stabilité sur le plan national, notre Parti entend unir et conduire notre peuple à aller continuellement de l' avant, ouvrir des horizons nouveaux sur son travail et remporter de nouvelles victoires dans sa cause, l' essentiel est de porter haut levé le drapeau du socialisme à la chinoise, de persévérer dans cette voie et de l' élargir, de maintenir la théorie du socialisme à la chinoise, et de se tenir au régime socialiste à la chinoise tout en le perfectionnant.

Chers camarades, chers amis,
Le tour d’horizon du développement et des progrès réalisés en Chine ces 90dernières années nous conduisent à une conclusion fondamentale: pour mener à bien les affaires de notre pays, l’essentiel dépend de notre Parti.
En faisant un bilan de son parcours durant ces 90dernières années, si notre Parti a pu préserver et développer son caractère progressiste en tant que parti marxiste, c’est avant tout parce qu’il a veillé à libérer les esprits, à faire preuve d’objectivité et à évoluer avec notre temps. Dans ce sens, il a adopté une approche scientifique du marxisme en guidant la nouvelle pratique avec un marxisme toujours renouvelé, il défend la vérité mais n' hésite jamais à corriger ses erreurs, et il a poursuivi fermement la voie qu' il a choisie et maintenu toujours la force motrice spirituelle pour sa marche en avant. Dévoué au peuple et s’appuyant sur le peuple, il a cherché toujours à le servir sincèrement, à puiser sagesse et force dans les masses populaires et à maintenir des liens de chair et de sang avec elles. En outre, pour s' assurer toujours un nouveau souffle et garder sa vitalité, notre Parti a appliqué la sélection des cadres selon le mérite pour rassembler autour de lui le plus grand nombre possible de talents, les former et les appeler à se dévouer à leur travail. Enfin, il est resté fidèle aux principes selon lesquels le Parti doit contrôler étroitement le comportement de ses membres et faire régner une discipline rigoureuse dans ses rangs, ne fermant jamais les yeux sur les problèmes qui existent parmi ses membres et y apportant une solution à temps afin de préserver la bonne santé de ses organismes.

Tous les membres du Parti doivent cependant se rendre compte que, dans les contextes nouveaux dus aux changements profonds surgis sur les plans mondial et national et au sein du Parti, nous sommes confrontés à un grand nombre de nouvelles situations, de nouveaux problèmes et de défis inouïs qui obligent le Parti à élever son niveau d' administration et d' exerce du pouvoir, à lutter contre la corruption et à parer aux risques, ainsi qu' à renforcer sa capacité de gouvernement et son caractère progressiste. A long terme, les épreuves devraient être aussi dures que compliquées sur les plans de l’exercice du pouvoir, de la réforme et de l’ouverture, de l’économie de marché et de l’environnement extérieur. En revanche, notre Parti s’expose d’une façon grave aux risques de céder par lassitude, de se couper des masses populaires, de se corrompre, ainsi qu’à celui d' insuffisance de capacité de gouverner. Pour le Parti, la tâche est plus lourde et plus urgente qu' à aucun moment par le passé en ce qui concerne l' application d' un contrôle rigoureux de ses organisations et de ses membres.
Nous devons, en partant de nouvelles réalités et en guidant l' édification du Parti par une théorie scientifique, étudier et résoudre, dans la perspective de la réforme et de l' innovation, les problèmes majeurs théoriques et pratiques qui se posent à ce propos, de manière à construire en grand une société de moyenne aisance et à accélérer la modernisation socialiste. Par ailleurs, il nous faut acquérir une connaissance globale de la loi de l'édification du Parti marxiste au pouvoir et nous appliquer à utiliser cette loi pour faire progresser dans tous les domaines l'édification du Parti, nouveau projet du siècle, et en élever continuellement le niveau scientifique.
Pour élever le niveau scientifique de l’édification du Parti dans le nouveau contexte historique, il importe de se tenir au principe "libérer les esprits, rechercher la vérité dans les faits et avancer avec son temps» , promouvoir l’adaptation du marxisme à la Chine, à son peuple et à notre époque, et élever le niveau de conscience politico-idéologique de tout le Parti.

L' histoire du développement du Parti au cours des 90années écoulées nous apprend que la maturation sur le plan théorique est la base de la fermeté politique, qu' être en phase avec son temps sur le plan théorique est la condition préalable de la volonté de progrès sur le plan de l' action et que l' unité sur le plan idéologique est la garantie essentielle de l' action concertée du Parti. Les communistes chinois croient fermement que la théorie fondamentale du marxisme est une vérité scientifique à toute épreuve. Ils ont la ferme conviction que le marxisme doit s’enrichir et se développer sans cesse au fur et à mesure que s’approfondit la pratique. Ils ne considèrent jamais le marxisme comme un dogme rigide, stéréotypé et vide de sens. Pour le marxisme, la pratique est la source de sa théorie, l’appui de son développement et aussi le critère de sa vérité. La façon d’agir consistant à vouer un culte aux connaissances livresques, à mépriser la pratique, à s' écarter de la vie en allant trop vite ou en restant en retard ne pourra pas conduire au succès de nos actions. Si nous avons commis des erreurs, voire subi de graves revers dans le passé, pendant certaines périodes, la raison fondamentale en est que la pensée directrice d' alors s' est écartée des réalités nationales chinoises. Et, si notre Parti a pu corriger ses erreurs par ses propres efforts et avec l’appui du peuple pour se redresser après les revers subis et poursuivre sa marche en avant, la raison fondamentale est aussi que nous avons repris et continué à appliquer le principe recommandant la recherche de la vérité dans les faits. Concernant les leçons à cet égard, notre Parti en a fait un bilan systématique dans sa "Résolution sur certaines questions historiques" et la "Résolution sur certaines questions dans l’histoire du Parti depuis la fondation de la République populaire de Chine» , leçons que nous devons graver dans nos cœurs.

La pratique n’a pas de limite dans le temps, tout comme le processus de recherche de la vérité et celui de l’innovation théorique. La pratique du Parti et du peuple progresse sans cesse, et la théorie qui guide cette pratique doit aussi progresser sans cesse. La voie du socialisme à la chinoise s’élargira sans cesse au cours de la pratique créatrice de notre Parti et de notre peuple, tandis que le système du socialisme à la chinoise se perfectionnera sans cesse dans l’approfondissement de la réforme et la poursuite de l’ouverture sur l’extérieur. Ce processus ouvrira de larges perspectives pour l’innovation de la théorie.

Persévérer dans le marxisme dans le nouveau contexte historique exige en premier lieu d’apporter à temps des réponses aux nouveaux problèmes qui se posent dans la pratique pour pouvoir la guider de façon scientifique. Nous devons avoir une juste compréhension de l' évolution générale de la situation mondiale, ainsi que de nos réalités nationales au stade primaire du socialisme , étudier à fond les caractéristiques de chaque période de développement en Chine et faire à temps le bilan des expériences nouvelles acquises par notre peuple sous la direction du Parti, saisir en main les problèmes d' importance majeure qui se posent dans le développement socio-économique pour en faire un nouveau bilan théorique et ainsi donner une vitalité permanente et vigoureuse à la théorie scientifique.
Chaque pas en avant de l’innovation théorique doit s’accompagner de sa mise en pratique, telle est l’une des leçons importantes que nous avons tirées de l’édification du Parti. Suivant les exigences de l’édification d’un Parti marxiste en apprentissage continuel, nous devons nous efforcer d’apprendre toutes les nouvelles idées et connaissances scientifiques créées par la société humaine. Chaque membre et chaque cadre du Parti doit considérer l’étude comme la première chose à faire dans sa vie, apprendre à fond et posséder le marxisme-léninisme et la pensée Mao Zedong, ainsi que la théorie du socialisme à la chinoise, se doter de la conception du monde et de la méthode du matérialisme dialectique et du matérialisme historique, et faire en sorte que l' étude contribue réellement à son développement moral et culturel et à l' accomplissement de ses entreprises. Tous les camarades du Parti, surtout les cadres dirigeants, doivent élever sans cesse leur niveau de conscience politico-idéologique, raffermir leurs idéaux et leurs convictions, travailler de façon plus consciente et plus ferme pour la cause du Parti et du peuple, et persévérer dans cette voie avec une volonté inébranlable, sans jamais osciller et sans jamais faillir.

Dans la nouvelle conjoncture historique, mener l’édification du Parti de façon plus scientifique, exige d' observer, dans l' emploi des cadres, les principes d' ouverture et de sélection selon le mérite. Si la conscience politique et la compétence professionnelle constituent deux critères majeurs, il est pourtant nécessaire d’accorder une plus grande importance à la première. C' est ainsi que nous pourrons recruter des talents de tous les milieux et les amener à se joindre aux causes du Parti et de l' Etat.
L' histoire du Parti au cours des 90ans écoulés nous apprend que les cadres sont des éléments décisifs, une fois la ligne politique arrêtée. C' est le Parti, de par sa nature et sa vocation, qui nous demande de sélectionner les cadres en faisant preuve de la plus grande ouverture et selon les mérites des candidats. Notre Parti ne recherche aucun autre intérêt, si ce n' est celui du peuple. Le Parti s' en tient à ce haut principe. Il a construit une scène immense sur laquelle tous ceux qui sont fidèles au peuple, qui s' enracinent dans le peuple et qui dévouent leur vie au peuple ont la possibilité de manifester leur talent. La question cruciale est de savoir si nous sommes capables de former sans cesse des élites, et de donner la possibilité aux hommes de talent de tous les milieux d' émerger et de mettre en valeur leurs compétences. Cela a pour enjeux l' avenir du socialisme à la chinoise et le grand renouveau de la nation chinoise.
Ayons une vision plus large, un esprit plus noble et une plus grande hardiesse, créons plus de possibilités et de moyens pour sélectionner les hommes de talent, afin de découvrir sans tarder les cadres d'élite et de les employer de manière convenable. N' oublions jamais de considérer la conscience politique et morale comme un critère primordial pour la sélection de cadres, pour nommer les hommes ayant de fermes convictions politiques, les hommes compétents et ayant déjà obtenu de résultats remarquables dans leur travail, et ceux qui sont réellement appréciés par les masses populaires. Il faut élaborer un mécanisme qui encourage à cultiver la conscience politique et morale, à conquérir le public par la vertu, un mécanisme qui place la conscience politique et morale avant la compétence professionnelle, qui prône le développement de cette dernière à travers l'amélioration de la première, un mécanisme qui favorise l' émergence des hommes qualifiés sur les deux plans. Il faut toujours penser à employer les cadres selon leurs mérites, pour donner l'occasion aux personnes compétentes de mettre en pratique leurs aptitudes et ménager un espace d' action à ceux qui ont fait preuve de leurs capacités, pour que les cadres honnêtes ne souffrent pas, que les arrivistes et les opportunistes ne prennent pas le dessus, et que tous les cadres d' élite puissent apporter leur contribution aux œuvres et du Parti du peuple.
Former de manière continuelle des jeunes cadres d' élite est d'une importance fondamentale pour la continuation de l'œuvre du Parti et du peuple. Les jeunes cadres, pour être à la hauteur de la charge qui leur est confiée, doivent absolument se forger une juste conception du monde, du pouvoir et de la carrière. Ils sont tous tenus de faire preuve de loyauté envers la cause du Parti, de prendre à cœur les intérêts du peuple, de s'appliquer avec le plus grand sérieux à leur travail et de rechercher la perfection de leur propre personne. Ces jeunes cadres sont invités à aller de leur plein gré travailler dans des régions où règnent de rudes conditions, dans des environnements complexes ou à des postes cruciaux, cela afin de mettre à l'épreuve leurs personnalités, de les aider à forger un bon style de travail et d'acquérir des aptitudes plus élevées. Tant que nous verrons émerger sans cesse des jeunes cadres forgés dans des conditions rudes et complexes, éprouvés par des luttes majeures, dont la performance a été confirmée dans la pratique, et qui sont voués à un bel avenir, la cause du Parti et du peuple sera pleine de promesses.

L'homme est une ressource de première nécessité, et une ressource stratégique pour le développement du pays. Tous les camarades du Parti ainsi que toute la société doivent se tenir au principe majeur de respect du travail, du savoir, du talent et de la créativité, et se pénétrer de l'idée que chacun peut se rendre utile. Il faut oser employer les hommes de valeur pour le bien d'une entreprise, permettre aux talents de divers domaines de se développer en toute liberté et offrir à ceux-ci de larges possibilités pour accomplir leurs propres entreprises, pour que chaque Chinois puisse servir la patrie, le peuple et la nation. Il faut accorder une importance particulière à la formation de jeunes élites, afin de créer une situation réjouissante où les hommes de talent surgissent en foule et où chacun peut mettre pleinement en valeur ses compétences.

Pour élever le niveau scientifique de l'édification du Parti dans le nouveau contexte historique, il faut suivre scrupuleusement l'idée directrice recommandant de placer l'homme au centre de nos préoccupations et d' exercer le pouvoir dans l'intérêt du peuple, ancrer dans notre esprit le point de vue de masse du marxisme, appliquer avec conscience la ligne de masse du Parti, et maintenir à jamais des liens de chair et de sang avec les masses populaires.

L'invincibilité de notre Parti tout au long de son parcours pendant ces 90années s'explique par le fait qu'il vient du peuple, sert le peuple et prend racine dans le peuple. Placer l'homme au centre de nos préoccupations et exercer le pouvoir dans l'intérêt de la population reflètent parfaitement la nature de notre Parti et son objectif de servir le peuple de tout cœur et constituent les critères suprêmes servant à orienter, apprécier et juger toutes les actions de l'exercice du pouvoir par notre Parti. Tous les camarades du Parti doivent garder à l'esprit que le maintien des liens étroits avec les masses est l' atout politique majeur dont dispose notre Parti et qu'une coupure d'avec les masses représente le plus grand danger pour lui une fois au pouvoir. Nous devons absolument placer l'intérêt populaire avant toute autre chose, en faisant de la réalisation, du maintien et de la promotion des intérêts des larges masses le point de départ et l'objectif de toutes nos actions. Nous devons travailler dans l' intérêt de la population, de façon à ce que le pouvoir soit au service du peuple et qu' il reste intimement attaché au peuple, c'est ainsi que notre travail pourra bénéficier d'un appui populaire le plus large, le plus sûr et le plus solide qui soit et d'une intarissable source d'énergie.

Chaque membre du Parti doit réserver au peuple la place la plus importante dans son cœur, respecter la position primordiale et l' esprit d' initiative de la population, se mettre à son école, s'efforcer d' accroître sa sagesse politique et sa compétence de gouvernance en tirant source de la pratique créative des populations. Il faut accorder une grande importance au travail parmi les masses et le mener à bien dans la nouvelle situation. On doit continuer à recueillir l' avis de la population sur l'administration, sur l'élaboration des projets et sur ses propres souhaits, en prêtant une oreille attentive aux revendications populaires, en se faisant l'interprète de leurs aspirations, en prenant à cœur leurs peines, en défendant légalement leurs droits économique, politique, culturel et social. Pourvu que nous nous préoccupions des masses populaires, elles se préoccuperont de nous à leur tour; tant que nous les considérons comme nos proches, elles nous considéreront comme les leurs. Les organismes du gouvernement et du Parti à tous les échelons ainsi que les cadres sont appelés à déplacer leurs activités vers la base, à aller souvent sur le terrain pour se frotter aux réalités, à se rendre à la base et à faire corps avec les masses, afin de mieux connaître les conditions de vie de la population, de la débarrasser de ses soucis quotidiens et de lui apporter consolation. On doit faire de l'échelon de base le terrain de formation des cadres, encourager les cadres à cultiver davantage leur amour des masses et à élever leur capacité à les servir en partageant leur vie. Il faut faire du service rendu aux masses et du travail parmi elles les obligations fondamentales des cadres de base et une tâche centrale assignée aux organisations du Parti de base, et transformer ces dernières en bastion solide au service des masses et en faveur de la cohésion populaire, du développement et de l' harmonie.

Pour améliorer le niveau scientifique de l'édification du Parti dans la nouvelle conjoncture historique, nous devons nous en tenir au principe de solution globale en nous attaquant tant aux racines du mal qu' à ses manifestations, en recourant principalement aux mesures préventives combinées avec des sanctions, et conduire en profondeur l'édification du Parti et la lutte anticorruption, de manière à préserver pour toujours la pureté et le caractère avancé d' un parti marxiste.
Le parcours du développement de notre Parti au cours de ces 90ans démontre que son prestige parmi la population et sa survie même dépendent du fait qu'il arrive ou non à punir résolument et à prévenir efficacement les actes de corruption. Il s'agit là d'une tâche politique majeure à laquelle notre Parti doit s'atteler en permanence. Conscient de la gravité et du danger de la corruption née dans ses rangs après de longues années d'exercice du pouvoir, notre Parti a gardé l'esprit lucide quant à la nécessité de combattre la corruption durant toute la période de réforme, d' ouverture sur l' extérieur et de modernisation socialiste. Il a toujours affiché nettement ses positions et combattu la corruption sans défaillance tout en promouvant l' intégrité des fonctionnaires, en sorte qu' il n'a cessé de réaliser des progrès remarquables dans ce domaine en fournissant une garantie importante au développement de la réforme, de l' ouverture et de la modernisation socialiste. Cependant, étant donné la gravité de la situation, la lutte anticorruption demeure une tâche ardue. Si la corruption n' est pas punie efficacement, le Parti perdra la confiance et le soutien que le peuple lui a accordés. C' est pourquoi notre Parti tout entier doit toujours se tenir sur ses gardes, appréhender pleinement la longue durée, la complexité et la difficulté de la lutte contre la corruption, attacher une plus grande importance à la promotion de l'intégrité, et se consacrer avec une plus grande détermination et grâce à des mesures plus énergiques à l'édification d'un système de prévention et de punition des actes de corruption, de manière à conduire à la victoire finale notre combat contre ce fléau.

Les cadres dirigeants à tous les échelons doivent avoir sans cesse à l' esprit que les pouvoirs dont nous disposons nous sont confiés par le peuple, et qu' ils ne peuvent être utilisés que dans l' intérêt de ce dernier. Ceux qui exercent des pouvoirs doivent donc servir le peuple, prendre leurs responsabilités envers celui-ci et se soumettre à son contrôle. Il est absolument interdit de transformer ces pouvoirs en des outils propres à procurer des intérêts particuliers à un individu ou à un petit groupe de personnes. Les cadres à tous les échelons doivent avoir le sens de la dignité personnelle, faire leur propre examen de conscience, maintenir toujours leur vigilance en éveil et se donner des objectifs élevés. Ils doivent illustrer l' esprit du Parti, cultiver les qualités morales et prêcher par l' exemple. Ils ne doivent jamais oublier ce qui fait le fondement même d' un homme en tant que tel, ne jamais se départir de leur engagement à agir comme serviteur public quand ils assument des charges officielles, ne jamais rechercher des intérêts personnels quand ils exercent des pouvoirs, de manière à conserver toujours les qualités politiques d' un communiste digne de ce nom.

Pour améliorer le niveau scientifique de l' édification du Parti dans la nouvelle conjoncture historique, nous devons persister à recourir à des mesures institutionnelles pour contrôler l' exercice du pouvoir, les affaires et la gestion des personnels, raffermir le système de démocratie centralisée et promouvoir constamment l'institutionnalisation, la standardisation et le respect de la procédure dans l' édification du Parti.

Le parcours du développement de notre Parti au cours de ces 90ans démontre que la mise en place de diverses institutions stables et de longue durée revêt une importance fondamentale et globale pour bien édifier et gérer un grand parti comme le nôtre avec ses plusieurs dizaines de millions d' adhérents. Nous devons veiller à l' édification institutionnelle durant tout le processus d' édification idéologique et organisationnelle ainsi que dans l' application de bonnes méthodes de travail, dans la lutte contre la corruption et la promotion de l'intégrité. Ce faisant, nous devons identifier des priorités, assurer une progression d' ensemble, continuer nos belles traditions et entreprendre des innovations audacieuses, de manière à mettre en place un système institutionnel cohérent et efficace, reposant sur des procédures rigoureuses et soutenu par tout un train de règlements d' accompagnement.
Pour faire progresser l' édification du Parti sur le plan institutionnel, nous devons persister à nous baser sur les Statuts du Parti et persévérer dans le système de démocratie centralisée comme noyau de nos institutions, maintenir et améliorer le système de direction du Parti, réformer et perfectionner les méthodes de direction du Parti et ses modes d' exercice du pouvoir, développer la démocratie au sein du Parti, promouvoir activement mais sûrement la transparence des affaires du Parti, garantir à ses membres leur statut actif et leurs droits démocratiques, améliorer le système des congrès du Parti, perfectionner celui des élections ainsi que le mécanisme de prise de décision démocratique en son sein, assurer la solidarité et l' unité des rangs du Parti, augmenter ses forces créatives et combattre résolument tout acte arbitraire individuel enfreignant le principe de démocratie centralisée et toute manifestation de laisser-aller. Tous les membres du Parti doivent adhérer fermement aux idées que tous les hommes sont égaux devant la loi, qu' il n' y a pas de prérogatives vis-à-vis des règles établies, de même qu' il n' existe pas d' exceptions pour les contraintes institutionnelles. Il leur est demandé d' étudier les règlements avec le plus grand sérieux, de les appliquer avec la plus grande rigueur et de les défendre consciencieusement.
Bref, pourvu que tous les camarades du Parti se soucient constamment de l' avenir du Parti, qu' ils s' acquittent de leur devoir de faire prospérer le Parti et qu' ils contribuent à l' avancement de son édification en faisant preuve d' un plus grand enthousiasme, notre Parti arrivera certainement à maîtriser la tendance générale de la marche de l' Histoire, se dresser inébranlablement à la pointe de notre époque et conduire la société vers le progrès.

Chers camarades, chers amis,
Le Parti communiste chinois a assumé courageusement, depuis sa naissance, la mission historique d' unir autour de lui le peuple pour réaliser le grand renouveau de la nation chinoise. Pour continuer à promouvoir ce grand processus historique, nous devons persévérer sans défaillance dans la ligne fondamentale du Parti, continuer à émanciper les esprits, poursuivre la réforme et l' ouverture, promouvoir le développement scientifique et l' harmonie sociale, de manière à faire avancer, sur un nouveau point de départ historique, la grande œuvre de l' édification du socialisme à la chinoise.
Pour assurer la marche triomphale de notre œuvre à l' avenir, tous les camarades de notre Parti doivent garder à l' esprit que le développement rapide de notre pays pendant les trente dernières années n' a été possible que grâce à la politique de réforme et d' ouverture sur l' extérieur, et que son développement futur ne pourra se réaliser qu' en s' appuyant fermement sur la même politique. La réforme et l' ouverture sur l' extérieur constituent l' une des caractéristiques les plus marquantes de la nouvelle époque, puisqu' elles sont à la fois une révolution grandiose menée par notre peuple dans des conditions historiques inédites sous la direction du Parti, un choix déterminant la destinée de la Chine contemporaine, et la voie incontournable pour assurer le progrès du socialisme à la chinoise et la réalisation du grand renouveau de la nation chinoise. C' est par la réforme et l' ouverture sur l' extérieur que nous pourrons développer la Chine, le socialisme et le marxisme. Etant donné qu' à l' heure actuelle, la situation en Chine comme au sein de notre Parti, et dans le reste du monde, a connu et continue à connaître des changements profonds, que les problèmes de déséquilibre, de manque d' harmonie et de non-durabilité restent criants dans notre développement, et qu' il ne nous est possible ni d' éviter ni contourner les facteurs institutionnels et structurels qui font obstacle au développement scientifique, nous n' avons d' autre choix que de chercher à les résoudre par l' approfondissement de la réforme.
C'est pourquoi nous devons poursuivre avec fermeté les lignes et les politiques adoptées par le Parti depuis la 3esession plénière de son XIeComité central, raffermir notre conviction, conforter notre courage et œuvrer sans défaillance pour appliquer l' esprit de réforme et d' innovation dans toutes nos actions et faire progresser l' entreprise de réforme et d' ouverture sur l' extérieur. Il nous faut faire en sorte que la réforme contribue à l' instauration de l' économie de marché socialiste, améliorer le caractère scientifique de toute décision sur la réforme, renforcer la coordination des mesures adoptées, identifier avec justesse les points de percée pour l' approfondissement de la réforme et de l' ouverture sur l' extérieur et déterminer clairement leurs priorités, de manière à promouvoir sans perdre de temps la réforme menée dans les secteurs et maillons d' activité clés. Il faut poursuivre la réforme et la rénovation de nos structures économiques, politiques, culturelles et sociales, et faire en sorte que celles-ci contribuent à la libération et au développement de nos forces de production sociale, ainsi qu' au perfectionnement et au développement de notre régime socialiste. Enfin, il faut résolument faire table rase de toute conception et de toute tare institutionnelle et structurelle faisant obstacle au développement scientifique, afin d' insuffler une puissante force motrice au progrès du socialisme à la chinoise.

Dans notre marche en avant, nous devons nous attacher fermement au développement économique qui constitue l' axe de toutes nos actions, et toujours guider celles-ci dans l' esprit de développement scientifique.
Prendre le développement économique pour centre de toutes nos activités constitue à la fois la clef de notre renouveau national et l' une des exigences fondamentales garantissant la prospérité et la stabilité durable de notre Parti comme de notre pays. En effet, ce n' est qu' en assurant un développement économique à la fois sain et rapide que nous saurons conforter la base matérielle garantissant à la fois la prospérité de notre pays, une vie heureuse à notre peuple multiethnique, et le grand renouveau de notre nation. Si, au cours des 30dernières années de réforme et d' ouverture sur l' extérieur, nous avons réussi à assurer un développement rapide jusqu' ici inconnu de nos forces productives, c' est justement parce que nous avons pris fermement pour centre de nos activités le développement économique. Voilà aussi l' une des raisons fondamentales pour lesquelles nous avons pu améliorer considérablement la puissance globale du pays, du niveau de vie de la population et de notre position sur le plan international. C' est pourquoi, à l' avenir, nous devrons rester fermement attachés à l' esprit stratégique selon lequel le développement est un principe fondamental et prendre constamment pour pivot le développement économique.

Les forces de production sont à n'en pas douter le premier moteur du progrès de la société humaine. Etant monté sur la scène historique en tant que représentant de la force de production avancée de la Chine, notre Parti se donne comme objectif, dans chacune de ses entreprises, d' œuvrer à l'émancipation et au développement des forces productives, ainsi qu'à l'amélioration continuelle des conditions de vie de la population. Malgré les remarquables succès réalisés jusqu' ici, les conditions fondamentales de notre pays demeurent inchangées: notre pays reste et restera pendant longtemps encore au stade primaire du socialisme, l' écart entre les besoins matériels et culturels toujours croissants du peuple et le retard de la production sociale reste et restera la principale contradiction de notre société, et notre pays demeure le plus grand pays en voie de développement dans le monde.
Le développement demeure et sera toujours la clé du règlement de tous les problèmes auxquels notre pays doit faire face. Que nous puissions ou non nous assurer initiative, avantage et un avenir prometteur, cela dépend en définitive de notre aptitude à saisir l' actuelle et importante période riche d' opportunités stratégiques pour favoriser le développement ultérieur de notre pays. Il s' agit là d' une rude épreuve tant pour la capacité de notre Parti à exercer le pouvoir que pour l' aptitude de notre nation à gagner en puissance. Nous devrons donc concentrer tous nos efforts sur l' édification et le développement du pays, car ce n' est que de cette façon que nous pourrons renforcer sans cesse la base matérielle pour la réalisation du socialisme à la chinoise.

Dans la Chine contemporaine, la primauté du développement exige en fait un développement scientifique . C' est la raison pour laquelle nous devrons, en prenant pour thème central le développement scientifique et pour fil conducteur l' accélération du changement du mode de développement économique, placer l' être humain au-dessus de toute autre considération et attacher une importance accrue au développement coordonné et durable de tous les secteurs d' activité, à la planification d' ensemble sans négliger pour autant chaque domaine particulier, à la poursuite de la réforme et de l' ouverture sur l' extérieur, ainsi qu' au renforcement de la garantie et de l' amélioration des conditions de vie de la population.

Nous veillerons également à accélérer le réajustement stratégique de nos structures économiques, à promouvoir le progrès et l' innovation scientifiques, à mettre en place au plus tôt une société économe de ses ressources et respectueuse de son environnement, à favoriser l' équité et la justice sociales et, enfin, à assurer un développement économique régulier, durable et relativement rapide et l' instauration d' une société à la fois harmonieuse et stable. C' est ainsi que nous serons en mesure de remporter sans cesse de nouveaux et plus grands succès dans le développement d' une civilisation moderne caractérisée par l' accélération de la production, l' abondance sociale et un environnement agréable, et que nous jetterons une base plus solide en faveur de l' accès à la société de moyenne aisance et de la réalisation du grand renouveau de la nation chinoise.

En avançant sur la voie du développement politique du socialisme à la chinoise, nous devons continuer à promouvoir fermement l' édification de la démocratie socialiste.
La démocratie populaire est l' étendard que porte toujours haut levé le Parti communiste chinois. Depuis le lancement de la réforme et l' ouverture sur l' extérieur, en faisant le bilan des expériences historiques, notre Parti a souligné clairement que sans la démocratie, il n' y aura pas de socialisme, ni de modernisation socialiste, et que le peuple souverain constitue l' essence même et le noyau central de la démocratie socialiste. Nous avons poursuivi la réforme du système politique et réalisé d' importants progrès dans le développement de la démocratie socialiste. Nous avons supprimé l'inamovibilité des cadres dirigeants qui existait de fait, garantissant ainsi le bon ordre de l'alternance des dirigeants dans les organes du pouvoir d' Etat. Nous avons élargi sans cesse la participation des citoyens aux affaires politiques, permettant, dans une large mesure, au peuple de jouer son rôle de maître du pays. Nous avons maintenu et amélioré la coopération multipartite sous la direction du Parti communiste chinois, développé de façon approfondie le système de consultation politique, de contrôle démocratique et de participation aux affaires politiques et formé le front uni patriotique le plus large. Nous avons établi et perfectionné un mécanisme de prise de décision, qui reflète mieux les conditions de vie et la volonté de la population, et contribue à recueillir largement la sagesse collective du peuple et à préserver ses ressources, de manière que toute décision prise réponde aux intérêts et aux vœux des masses. Nous avons aussi perfectionné le mécanisme de sélection des personnels, un mécanisme dynamique qui permet de découvrir des talents, et offre à chacun la possibilité de donner toute sa mesure et d' assumer des fonctions tant au plus haut niveau qu' à la base. Grâce à ce mécanisme, une large voie s' ouvrira aux hommes et femmes d' excellence de tous les secteurs afin qu' ils puissent accomplir de grands exploits. Nous avons mis en place un système juridique socialiste à la chinoise: tous les membres de notre Parti doivent mener leurs activités dans le respect de la Constitution et des lois, et les organes de l' Assemblée populaire et du gouvernement, la Conférence consultative politique du Peuple chinois ainsi que les organes judiciaires sont encouragés à accomplir leurs tâches conformém

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Xuan
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   Posté le 03-07-2011 à 00:42:59   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

La nature de classe du PCC et sa représentativité dans la Chine moderne.


Je publie ici un des nombreux articles de la presse chinoise sur le 90e congrès du PCC.
Cet article provient du Quotidien du Peuple du 23/06/2011.

Visiblement destiné au débat au sein du PCC, l'article expose la transformation du PCC de parti révolutionnaire en parti de gouvernement.
Afin d'asseoir sa représentativité, il doit intégrer les nouveaux groupes qui se sont ajoutés aux couches sociales traditionnelles (ouvriers, paysans et intellectuels), pour répondre aux changements rapides de la composition de la société chinoise .

Il défend notamment l'adhésion d' entrepreneurs privés d'élite :
"Une fois devenu membre du PCC, un entrepreneur privé n'y représente plus les intérêts de son propre milieu et doit faire valoir son rôle en tant que membre du Parti"

L'article affirme aussi : "Pour promouvoir le développement social et mobiliser toutes les couches de la société à travailler à l'édification socialiste, le PCC ne peut pas seulement faire valoir son caractère de classe; il lui faut aussi accroître sa représentativité. Son caractère de classe et sa représentativité ne sont pas deux choses contradictoires."

Ce débat appartient aux communistes chinois, mais on ne peut manquer de relever avec l'auteur lui-même que "les nouveaux adhérents [ de ce type] sont peu nombreux" .
De même que "la poursuite des intérêts est légitime" .

Les faits - dont la croissance des écarts de revenu - montrent que dans ces nouveaux groupes il y a des classes dont les intérêts sont fondamentalement opposés à ceux de la classe ouvrière.
La presse officielle se fait fréquemment l'écho de ces contradictions.

Les classes ne disparaissent pas sous le socialisme, ni la lutte des classes.

En Juin 1952, Mao Tsé toung indiquait :
« Après le renversement de la classe des propriétaires fonciers et de la bourgeoisie bureaucratique, la contradiction entre la classe ouvrière et la bourgeoisie nationale est devenue la contradiction principale en Chine ; il ne faut donc plus qualifier la bourgeoisie nationale de classe intermédiaire. »

Ce jugement a été rejeté lorsque l'accent a été mis sur la contradiction entre les forces productives et le caractère arriéré de la production.
Les statuts du XVIIe Congrès indiquent à ce sujet :
"En raison de facteurs internes et d'influences étrangères, la lutte de classes se poursuivra à long terme, quoique dans une sphère limitée, et elle pourrait même s'exacerber dans certaines conditions ; mais elle ne constitue plus la contradiction principale."

Il est certain que le débat au sein du PCC n'est pas définitivement clos sur ce sujet extrêmement important, dans une situation intérieure et internationale complexe et mouvante.
Que la question revienne régulièrement sur le tapis en témoigne, tout comme la publication récente de cet article.
La remise en avant de l'étude du marxisme en est un autre aspect.

L'expérience acquise par le PCC nous est extrêmement précieuse, même si le socialisme en France ne se développera pas dans les mêmes conditions.



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Accélérer le rythme de la transformation du Parti communiste chinois


— Interview de Wang Changjiang, directeur du Département de
l'enseignement et de la recherche sur l'édification du Parti à l'École du Parti du Comité central du PCC

HOU RUILI

Fondé en 1921, le Parti communiste chinois (PCC) est arrivé au pouvoir en 1949. Il a dirigé la construction du pays pendant la période de l'économie planifiée dans les conditions du blocus économique (1949-1978) ainsi que pendant la période d'économie de marché sous la réforme et l'ouverture (de 1978 à aujourd'hui). Pendant toutes ces années, le PCC s'est transformé d'un parti révolutionnaire en un parti au pouvoir et a traversé la transition de l'économie planifiée à l'économie de marché. L'économie de marché a cultivé l'esprit d'indépendance et d'autonomie des Chinois, de sorte que leur sens civique s'est grandement élevé, ce qui a formulé de nouvelles exigences relatives à une promotion accrue de la réforme du système politique et de l'édification de la démocratie en Chine.

Le Pr Wang Changjiang de l'École du Parti du Comité central du PCC effectue depuis longtemps des études comparées sur les mécanismes opérationnels de différents partis politiques dans le monde et étudie l'édification du PCC. Il travaille principalement à élargir sa comparaison des partis à l'édification du PCC. Dans ce domaine, il a présidé à la création de la discipline « Comparaison des partis politiques dans le monde ». Parmi ses publications, notons, entre autres, Recherches comparatives sur les partis politiques dans le monde, Recherches sur les règles de gouvernance des partis modernes et À propos des partis politiques. À l'occasion du 90e anniversaire du PCC, notre journaliste a interviewé le Pr Wang concernant le processus de transformation du PCC et les objectifs de la construction d'une société citoyenne.

Un parti politique est une organisation politique qui sert d'intermédiaire entre la population et le pouvoir public. Pour la Chine, c'est un produit d'importation, apparu en Occident. En quoi le PCC est-il différent des partis occidentaux?

La différence entre le PCC et les autres partis est que le premier est passé d'un parti révolutionnaire à un parti au pouvoir, d'un parti qui dirigeait une économie planifiée à un parti qui oriente une économie de marché. L'objectif primordial d'un parti révolutionnaire est de prendre le pouvoir, alors que la mission d'un parti au pouvoir est d'assurer le bien-être de sa population, ce qui lui demande de développer l'économie. La transformation d'un parti révolutionnaire en un parti au pouvoir est profonde et très difficile, et le processus de transformation du PCC ne s'est pas arrêté au moment où le Parti a pris le pouvoir en 1949. Même au début de la réforme et de l'ouverture, ce processus se continuait. Quand le PCC a-t-il réalisé réellement cette transformation? C'est lors de son XVIe Congrès tenu en 2002, et le Rapport présenté lors de ce congrès est très explicite à ce propos : « Après avoir vécu l’expérience de la révolution, celle de la reconstruction et celle de la réforme, notre Parti, qui avait conduit le peuple dans la lutte pour la prise du pouvoir à l’échelle nationale, est devenu un parti qui a conduit le peuple au pouvoir et qui l’exerce depuis de longues années; d’un parti qui dirigeait la construction du pays malgré le blocus économique et dans les conditions d’une économie planifiée, il est devenu un parti qui dirige le développement économique du pays dans le contexte de l’ouverture sur l’extérieur et du développement d’une économie socialiste de marché. » C'est un processus historique global et à long terme, transformant un concept en une théorie, une façon de faire en un régime. Dans ce sens, nous nous trouvons encore aujourd'hui dans cette période. Et si beaucoup de problèmes ont surgi, c'est parce que le PCC est encore dans un processus de transformation.

Alors qu'il était secrétaire général du PCC, Jiang Zemin a prononcé un discours lors de la réunion célébrant le 80e anniversaire du Parti (2001), l'année précédant le XVIe Congrès. Dans ce discours, il a indiqué : « Depuis la réforme et l'ouverture, la composition des couches sociales a changé en Chine. Dans la société, on a assisté à l'apparition de fondateurs d'entreprises privées en sciences et techniques et de leurs techniciens, de techniciens et de gestionnaires travaillant pour des entreprises étrangères implantées en Chine, de travailleurs indépendants (dont des professionnels), d'entrepreneurs privés, de même que d'employés de sociétés d'intermédiaires. »

C'est à ce moment que le PCC a proposé d'élargir la provenance de ses membres. Que cela signifie-t-il ?

Intégrer les entrepreneurs privés d'élite dans le Parti, tel a été le choix du PCC pour répondre aux changements rapides de la composition de la société chinoise. À l'époque, dans le Jiangsu, une province côtière de l'Est, les entreprises rurales de Suzhou, Wuxi et Changzhou prospéraient et commençaient à être privatisées. Parallèlement, de nouveaux groupes sont apparus et se sont ajoutés aux couches sociales traditionnelles (ouvriers, paysans et intellectuels). La réflexion sur la manière de s'adapter à une nouvelle situation de ce type est importante pour un parti au pouvoir. Pendant les années de guerre, pour remporter la victoire, le Parti s'est appuyé principalement sur l'alliance entre les ouvriers et les paysans.
Dans le contexte de l'économie de marché, de nouveaux groupes sociaux ont pris de l'importance. Si le PCC n'avait pas élargi sa vision, ses assises en auraient été affaiblies. À la suite de recherches dans de multiples domaines, de discussions au sein du Parti et d'appels de chercheurs, dans son discours, le secrétaire général a explicitement soulevé la question d'intégrer les élites des entreprises non publiques au PCC.

Être passé d'un parti révolutionnaire qui a conduit la population à se révolter à un parti qui détient le pouvoir public, voilà l'incarnation de la transformation du PCC.
Pour promouvoir le développement social et mobiliser toutes les couches de la société à travailler à l'édification socialiste, le PCC ne peut pas seulement faire valoir son caractère de classe; il lui faut aussi accroître sa représentativité. Son caractère de classe et sa représentativité ne sont pas deux choses contradictoires. Pour un parti, la manière d'harmoniser une plus large représentativité et sa nature intrinsèque est toujours matière à réflexion. Dans le contexte de l'économie de marché et des différentes demandes des groupes d'intérêt, le PCC doit à la fois s'en tenir à sa nature et élargir sa représentativité. On peut dire que permettre que les élites des entreprises privées puissent adhérer au PCC a été une mesure concrète du Parti pour élargir sa représentativité.

Dix ans ont passé. Pourquoi n'a-t-on pas constaté un vif désir d'adhérer au PCC chez les couches sociales émergentes ?

Après l'ouverture du PCC aux élites des différents groupes sociaux, il est vrai que beaucoup de ces personnes ont adhéré au Parti et ont bien joué leur rôle. Malgré tout, les nouveaux adhérents sont peu nombreux, et l'une des raisons à cette situation est que beaucoup de gens participent à la vie politique et jouent leur rôle par d'autres voies, notamment la CCPPC (Conférence consultative politique du peuple chinois) et les ONG.
Cela montre bien que les canaux de communication entre le PCC et la population sont multiples et variés. L'adhésion au PCC ne représente qu'un seul de ces canaux. Cela correspond aussi au changement de l'époque.

Cette situation s'explique aussi par les caractéristiques de la société actuelle.
Pendant la période de l'économie planifiée, comme le Parti et le gouvernement offraient tout ce dont un individu avait besoin, les gens adhéraient au PCC à la recherche de valeurs morales, et plus important encore, pour des raisons liées à leur vie et à leur développement personnel. Dans le contexte de l'économie de marché, les gens n'ont pas forcément besoin de dépendre d'une organisation politique. Dans une société, plus une personne est indépendante sur le plan économique, moins elle dépend d'une organisation politique. Dans ce cas, l'adhésion au PCC offre moins d'attrait aux entrepreneurs privés.

De plus, le PCC est une organisation qui a ses propres valeurs. Quel que soit le milieu duquel l'adhérent est issu, il doit agir en fonction des dispositions du programme et des statuts du PCC et partager ses valeurs. Une fois devenu membre du PCC, un entrepreneur privé n'y représente plus les intérêts de son propre milieu et doit faire valoir son rôle en tant que membre du Parti; cela freine bien sûr les gens qui voudraient y adhérer pour en tirer profit.

Maintenant que les groupes sociaux émergents ont fait leur entrée au PCC, que fera le Parti pour tenir compte des différents groupes sociaux ?

Depuis la réforme et l'ouverture, les Chinois ont réalisé que poursuivre ses intérêts est la nature de l'homme et que c'est aussi le moteur le plus puissant du développement social. En vertu du système de responsabilité forfaitaire des ménages appliqué dans les campagnes, après avoir livré à l'État et à la collectivité la quantité de céréales qui est exigée d'eux, les paysans peuvent garder ce qui reste de leur récolte. Le but de cette mesure : offrir aux paysans des avantages qui les incitent à produire plus.

Puisque la poursuite des intérêts est légitime et que les intérêts sont différents selon les gens, sous le monopartisme, il est important de créer des canaux diversifiés pour que la population puisse exprimer ses demandes. Les expériences d'autres pays montrent que si le parti au pouvoir a une représentativité trop limitée, il ne peut pas offrir suffisamment de canaux pour permettre à sa population de s'exprimer adéquatement; c'est dans cette situation que les gens vont chercher des voies d'expression hors du régime, ce qui constitue un choc pour le régime et peut être source d'instabilité.

Sous le monopartisme, comment assurer que la population dispose de canaux diversifiés d'expression? Premièrement, le parti au pouvoir doit élargir son caractère inclusif et s'ouvrir à tous les gens remarquables de la société. Deuxièmement, le parti doit avoir recours au développement de la société civile et aux différentes associations ayant pour but de protéger les intérêts des gens. Ces dernières années, les ONG se sont développées très vite en Chine. Le PCC a aussi changé son attitude: il s'est rapproché de plus en plus d'elles.

De plus, au cours du macro-contrôle du développement socioéconomique, au lieu d'utiliser les méthodes simples de l'économie planifiée et des ordres administratifs, il faut recourir davantage aux moyens du marché, aux discussions et à la démocratie.

Que fera le PCC pour s'adapter à la société civile et au développement de la démocratie résultant de l'économie de marché ?

L'économie planifiée ne permettait pas la poursuite des intérêts personnels. Or, sans intérêts personnels, d'où peuvent venir les revendications basées sur les intérêts ? Voilà pourquoi, sous l'économie planifiée, les revendications de la population ne posent pas de frein à un parti politique. Le parti politique risque alors de gouverner le pays de manière trop bureaucratique. Ce n'est toutefois pas le cas dans le contexte de l'économie de marché. Le point de départ de cette économie est de permettre aux gens de rechercher leurs intérêts personnels.

Quand des intérêts existent, il y a conscience de la nécessité de les protéger, d'être indépendant, de participer et de décider. C'est la conscience citoyenne. On peut dire que le rôle le plus important de l'économie de marché est d'inciter non seulement au développement économique, mais aussi à la naissance d'une société civile.
Cela signifie que les gens ont des revendications basées sur leurs intérêts, et qu'ils ont de nouvelles attentes envers le parti politique. Si un parti politique laisse de côté les revendications de la population, celle-ci s'éloignera de plus en plus de lui.
Ainsi, les revendications populaires sont une force puissante permettant à un parti politique de garder sa place de représentant des intérêts collectifs. Pour obtenir le soutien et la confiance de la population, un parti politique doit répondre à ses revendications.

Depuis que l'économie de marché est établie en Chine, elle exige des réformes politiques, sociales et culturelles. Actuellement, l'objectif de la réforme du système politique est clair : entre autres, statut des citoyens en tant que maître du pays; unité de la direction du Parti et de la gouvernance du pays selon la loi. Mais le plus important est qu'il faut procéder au rajustement complet du système politique. La réforme de notre système politique n'est encore que très partielle. Une réforme approfondie fera davantage, et pour y parvenir, il faut se préparer à relever des défis.


Source: La Chine au présent



Edité le 03-07-2011 à 00:46:01 par Xuan




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