| | | | | | | | Xuan | | Grand classique (ou très bavard) | | 18571 messages postés |
| Posté le 06-01-2013 à 19:44:58
| Tandis que les capitalistes industriels, commerciaux et financiers de France et d'Allemagne pompent les plus-values de l'Europe du sud, les peuples de ces deux pays subissent eux aussi l'oppression et l'exploitation. D'autre part, la crise des dettes souveraines finit par se répercuter sur les monopoles industriels qui ne trouvent plus en Europe les débouchés pour leurs produits. Le blog de Resistance met en ligne un article qui détaille les conséquences de la crise en Allemagne pour le peuple et le prolétariat allemand
_________________ LAllemagne entre deux eaux
Dimanche 6 janvier 2013 La crise qui jette sur le pavé des millions de familles européennes ne semble à première vue pas toucher lAllemagne, qui a connu en 2012 son taux de chômage le plus bas depuis 1991. Mais le marché de lautomobile a marqué le pas et les Allemands épargnent jusquau chauffage en hiver. Que lAllemagne tire profit de la crise économique qui touche lUnion européenne pour se renforcer et que ses citoyens jouissent encore de « privilèges » sociaux tirés dautorité aux autres citoyens européens est désormais un lieu commun. Mais certains indicateurs publiés ces jours-ci par les organismes gouvernementaux et les instituts de recherche de Berlin nous livrent un tableau de la « grande Allemagne » moins idyllique. Par exemple, le marché automobile connaît un indéniable ralentissement, même sil ne seffondre pas comme cest le cas dans les PIIGS. Ainsi, lassociation allemande des constructeurs automobiles VDA a rendu public les chiffres pour lannée 2012 des immatriculations de véhicules neufs, qui sont passées de 3,17 millions à 3,08, soit une baisse de 2,9 % par rapport à 2011. Et cette association sattend pour 2013 à une nouvelle contraction du marché
Et un autre fait laisse entrevoir le début dune crise insidieuse pour les familles allemandes. Pendant quà Athènes, lair est devenu irrespirable par la fumée du bois brûlé pour chauffer les habitations (gaz, charbon et fioul sont trop chers), on commence à Berlin comme dans les autres villes dAllemagne à utiliser le chauffage avec parcimonie, en le faisant fonctionner moins longtemps ou en abaissant la températures des logements malgré les conditions climatiques du dehors. Selon un sondage réalisé récemment, la moitié des Allemands a pris lhabitude de se couvrir chaudement à leur domicile, pendant que quatre personnes interrogées sur dix avouent ne pas chauffer lintégralité des pièces. La faute à la forte augmentation du prix de lélectricité et des carburants fossiles utilisés pour alimenter les systèmes de chauffage. Mais tous les indicateurs ne parlent pas la même langue. En 2012, par exemple, lAllemagne a enregistré son taux de chômage le plus bas depuis 1991, avec « seulement » 2.897.000 privés demploi, soit 79.000 de moins par rapport à 2011. Une baisse de 0,3 % qui permet à lAllemagne de connaître un taux de chômage de 6,8 % selon les chiffres fournis par lagence fédérale pour le travail de Nuremberg (souvenons-nous cependant de ces réformes libéralisant le marché du travail allemand, permettant aux employeurs de payer des salaires de 400 euros mensuels aux salariés ou à un euro par jour aux chômeurs de longue durée
). Si en 2013, le nombre de sans-emplois ne devrait pas dépasser les trois millions selon cette même agence, les Allemands sattendent tout de même à des lendemains qui déchantent. Wolfgang Schaeuble, dans son plan pour réduire les dépenses publiques, a en effet rendu compte de son intention de faire quelque cinq à six milliards déconomies, et ce afin de ramener à zéro le déficit de lÉtat fédéral allemand en 2014. « Les coupes sombres toucheront tous les ministères », rapporte le Rheinische Post. Capitaine Martin
-------------------- contrairement à une opinion répandue, le soleil brille aussi la nuit |
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