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 Forum Marxiste-Léniniste  Théorie  les classes en France 

 Les salariés les plus pauvres davantage frappés

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Xuan
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   Posté le 05-11-2010 à 20:48:52   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

A travers cet article des Echos, on observe d’abord que les salariés payés au SMIC sont avant tout ceux de l'hôtellerie, de la restauration et du tourisme (plus d'un tiers du personnel), ceux des TPE et les salariés à temps partiel.
Ensuite il s’avère que la crise a frappé en priorité les salariés les moins qualifiés qui ont été les premiers licenciés.
Les postes correspondants, qualifiés de « non stratégiques » ont été supprimés en priorité.
Dans la réalité de l’industrie, il s’agit en fait des postes qui créent directement la plus value.
De sorte que la crise et les licenciements ont été l’occasion d’augmenter la productivité de façon relative (par rapport au nombre d’emplois restants) ou absolue lorsque les commandes sont revenues (en ne revenant pas aux effectifs antérieurs).



05/11/10 Les Echos - par Frederic SCHAEFFER
Moins d'un salarié sur dix a bénéficié de la dernière revalorisation du SMIC


Revalorisation du SMIC : l'étude de la Dares

Cela ne s'était jamais vu depuis 1994. La revalorisation du SMIC au 1er janvier dernier a concerné moins de 10 % des salariés, indiquent les services statistiques communs aux ministères de l'Economie et du Travail (Dares) dans une étude publiée hier. La proportion exacte est de 9,8 %, contre 10,6 % au 1er juillet 2009, date de la précédente hausse du SMIC. Après avoir atteint un plus haut en 2005, la part des salariés concernés ne cesse de diminuer, constate la Dares, mis à part un rebond temporaire en 2008.

Au total, 1,5 million de salariés - hors apprentis et intérimaires -du secteur concurrentiel sont désormais rémunérés au SMIC, soit 130.000 de moins qu'en juillet 2009. L'étude fournit, en annexe, des indications plus étendues en s'appuyant sur l'enquête emploi de l'Insee : il en ressort que, dans l'ensemble de l'économie, environ 2,3 millions de salariés étaient rémunérés au salaire minimum, au 1 er janvier dernier, soit 10 % des salariés hors apprentis.

« Effet mécanique »
Deux raisons expliquent ce recul. La première est liée au « relèvement limité » du SMIC horaire (à 8,86 euros).
Le gouvernement avait décidé de ne pas donner de coup de pouce, s'en tenant au minimum légal (0,5 %). Une augmentation d'autant plus modérée que la dernière avait eu lieu six mois plus tôt en application de l'ancien système (la revalorisation automatique a désormais lieu tous les 1 er janvier).
« Par simple effet mécanique, le nombre de salariés potentiellement concernés devrait être logiquement plus faible » , explique la Dares.


La deuxième raison est d'ordre conjoncturel, la crise économique ayant engendré « de fortes pertes d'emplois peu qualifiés, faiblement rémunérés » en 2009. Les entreprises en difficulté se sont séparées « principalement de leurs salariés les moins qualifiés » .
Cela a particulièrement été notable dans l'industrie, où la baisse du nombre de salariés concernés par la revalorisation a été proportionnellement plus marquée (- 28 % au deuxième semestre 2009, contre - 6 % dans les autres secteurs). Comme en 2009, la proportion de bénéficiaires demeure la plus élevée dans l'hôtellerie, la restauration et le tourisme, où plus d'un tiers du personnel est concerné.

« Ces différences sectorielles se maintiennent à taille d'entreprise donnée » , poursuit la Dares.
Dans les très petites entreprises, près d'un quart des salariés sont concernés, contre 3 % seulement dans les sociétés de plus 500 salariés. Dernier élément, 22 % des salariés à temps partiel ont été concernés par la hausse du SMIC, contre 7 % pour ceux à temps complet.

F. S., Les Echos



Edité le 05-11-2010 à 22:11:54 par Xuan




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   Posté le 15-11-2010 à 23:45:14   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

publié par l'Observatoire des inégalités


La crise s’aggrave selon les centres communaux d’action sociale

le 5 novembre 2010


Près de 80 % des centres communaux d’action sociale (CCAS) ont constaté une augmentation des demandes d’aides entre 2009 et 2010 selon l’enquête réalisée auprès des CCAS (Centres communaux d’action sociale), publiée sur La gazette santé social.fr.
L’enquête confirme l’aggravation de l’impact de la crise sur les personnes économiquement vulnérables. Les demandes d’aide alimentaire arrivent en tête (36,7 %) puis les demandes d’aide financière (34,9 %) qui ont progressé de 4,3 % pendant cette période d’enquête.

L’évolution du profil des demandeurs est soulignée par un CCAS sur deux. Les travailleurs pauvres et les personnes qui n’avaient jamais sollicité d’aides jusqu’alors sont les plus souvent cités, devant les personnes bénéficiant des minima sociaux.
Les modifications des conditions d’emploi (chômage, temps partiel imposé, intérim...), créant plus de précarité, amènent une nouvelle catégorie d’usagers. La crise affecte en premier lieu les besoins de première nécessité (alimentation, loyer, dépenses énergétiques).
Elle a conduit les CCAS à modifier les conditions d’attribution des aides, secours ou prêts en prenant davantage en compte les revenus des demandeurs, en activité professionnelle ou bénéficiaires des minima sociaux.
BA


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   Posté le 15-11-2010 à 23:46:37   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Sur le même site :

Une dégradation de l’accès aux soins des étrangers sans papiers en France selon Médecins du monde

le 15 novembre 2010

Le nombre de patients reçus pour des consultations médicales a augmenté de 17 % entre 2007 et 2009, selon le constat dressé par l’Observatoire de l’accès aux soins de la mission France de Médecins du monde dans son 10ème rapport annuel. 90 % de ces patients sont étrangers, eux-mêmes à 80 % sans papiers. Le recours aux soins le plus tard possible, faute de moyens, a doublé sur cette même période, passant de 11 % à 22 %. En 2009, 30 % de mineurs de plus ont été reçus par rapport à l’année précédente.

La fréquentation des personnes vivant dans la rue a augmenté de 21 % entre 2008 et 2009, de 20 % pour les demandeurs d’asile. Fait également inquiétant, des familles entières, des enfants, sont de plus en plus nombreux à s’adresser aux centres de l’organisation.

Pour 29 % des personnes reçues, l’absence de domicile est la principale cause des difficultés pour se faire soigner. Sans adresse, il est impossible de constituer un dossier de demande de prise en charge financière médicale. La méconnaissance des droits en matière de soins, la barrière linguistique et les difficultés administratives constituent également des freins pour cette population.

VS


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