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 Qui a libéré l'Europe du fascisme ?

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Finimore
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   Posté le 30-03-2014 à 10:01:25   Voir le profil de Finimore (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Finimore   

sur http://cercles.communistes.free.fr/chb/publi.php?idArticle=1994_Origine_WW2

La brochure du Cercle Henri Barbusse

Qui a libéré l'Europe du fascisme ?

Contre les falsifications historiques bourgeoises


Cette brochure a pour objet, modestement vu le volume de notre étude, de réfuter un certain nombre de falsifications historiques qui, si elles ne sont pas réfutées déboucheraient sur un rejet nihiliste du rôle joué par l'Union Soviétique tout au long de son existence en tant qu'Etat Socialiste multinational.

A l'occasion du 50ème anniversaire du débarquement, une campagne est lancée, notamment à l'égard des jeunes générations, dont l'objectif est de présenter la seconde guerre mondiale avant tout comme un conflit opposant les troupes Anglo-américaines à la Wehrmacht allemande, minorant ou même ignorant la contribution majeure de l'URSS à la victoire historique sur le fascisme.

A l'heure où pour la première fois depuis l'après-guerre, des ministres fascistes entrent au sein du gouvernement italien, il faut que les jeunes générations sachent quels furent les adversaires irréductibles du fascisme.

Les falsifications historiques que nous voulons évoquer touchent plusieurs questions: quelle fut la puissance qui contribua à battre la machine de guerre allemande? L'intervention anglo-américaine est-elle désintéressée? (Le PC(b)US sous Staline fut-il fidèle aux enseignements de Lénine?) L'URSS a-t-elle trahi la Révolution mondiale? Quel rôle fut joué par la Résistance française? Toutes les classes participant à la Résistance étaient-elles unies?

Les origines de la seconde guerre mondiale

La crise du capitalisme en 1929 se traduisit par des conséquences dramatiques: Krach financier entraînant chômage massif, ruine des petits propriétaires. Alors que la jeune Union Soviétique, grâce à un premier plan quinquennal connaissait un bond en avant sans précédent historique, le capitalisme était miné de divers côtés : « contradictions et conflits entre les puissances impérialistes, multitude des peuples coloniaux soulevés par la lutte, prolétariat révolutionnaire des métropoles, dictature du prolétariat révolutionnaire dans L'URSS détenant l'hégémonie du mouvement révolutionnaire mondial, la résolution internationale est en marche. » (Programme du VIe Congrès de l'Internationale Communiste, p. 50).

Dès lors, pour échapper à ses contradictions, le capitalisme choisit de se lancer dans la préparation d'une nouvelle guerre. Or pour engager les prolétaires dans un conflit qui les opposera à leurs frères de classe, il faut au préalable : « avoir maté l'arrière » (J .V. Staline).

Dans un tel contexte, le capital financier allemand misa sur le fascisme pour barrer la route au mouvement révolutionnaire et frappa très fort les organisations démocratiques et révolutionnaires.

« Il faut regarder la victoire du fascisme en Allemagne, non seulement comme un signe de faiblesse de la classe ouvrière et le résultat de la trahison perpétrée contre celle-ci par la social-démocratie qui a frayé la route au fascisme, il faut la considérer également comme un signe de faiblesse de la bourgeoisie... Cette dernière n'est plus en état d'exercer son pouvoir au moyen des anciennes méthodes du parlementarisme bourgeois et de la démocratie bourgeoise ». (J.V. Staline, Rapport au 17ème Congrès du PC(b)US).

La venue au pouvoir du parti nazi était aussi « un signe prouvant qu'elle (la bourgeoisie) n'a plus la force de trouver une issue à la situation actuelle sur la base d'une politique extérieure de paix, ce qui l'oblige à recourir à la politique de guerre » (J.V. Staline).

Dès lors, face au danger de guerre, à l'écrasement des libertés démocratiques bourgeoises, le Mouvement Communiste International (MCI) devait trouver les voies nouvelles pour barrer la route au fascisme. Cela était nécessaire pour dépasser les points de vue dogmatiques dans le MCI qui ne voyaient pas la nécessité d'une politique nouvelle. Dimitrov leur rappelle cette vérité : « l'ascension du fascisme au pouvoir n'est pas la simple succession d'un gouvernement bourgeois par un autre ».

Le fascisme se prononce pour la « haine raciale, la domination des « nations élues », la soumission des autres nations et la prise de possession de leurs territoires, l'esclavage économique des nations dominées et le pillage de leurs richesses nationales, la destruction des libertés démocratiques, l'institution à l'échelle mondiale du régime hitlérien » (J.V. Staline).

Le 7ème Congrès de l'Internationale Communiste, théorisant le front unique prolétarien réalisé en France à l'initiative du PCF, allait lancer la tactique de Front Populaire Antifasciste, à partir de la résistance spontanée massive de la classe ouvrière luttant contre la dictature terroriste ouverte du capital financier-, les changements survenus dans la tactique touchaient aussi la politique extérieure de l'URSS; Ce fut la politique de « sécurité collective ».

Il s'agissait de réaliser des alliances avec les Etats impérialistes non-agresseurs qui n'avaient pas intérêt à une guerre pour le repartage du monde. Cette politique visait, en isolant les fascistes allemands et italiens, avec le soutien du prolétariat international et des forces démocratiques, à empêcher un nouveau conflit déclenché par l'Allemagne.

Staline et le PC(b)US œuvrèrent pour une politique d'alliance avec la France, l'Angleterre, la Tchécoslovaquie. Mais l'anticommunisme des Etats bourgeois fut le plus fort. Lors de la guerre civile espagnole, déclenchée par les forces réactionnaires s'opposant au « frente popular », les Etats bourgeois démocratiques choisirent la voie de la capitulation, sous couvert de « non-intervention » alors que les Etats fascistes s'illustraient sinistrement par leurs bombardements, causant d'innombrables destructions comme celle de Guernica. L'URSS répondit pleinement à sa mission internationaliste et fut la seule à soutenir pleinement la cause de l'antifascisme, de la démocratie, de la paix en Espagne. L'occupation à l'autre bout de la terre, de la Mandchourie par le Japon, le dépeçage de la Tchécoslovaquie par l'Allemagne avec la bénédiction coupable de la France et de la Grande-Bretagne, le refus de ces deux pays de conclure avec l'URSS une alliance défensive, autant d'étapes vers l'embrasement général par la guerre.

Le Pacte de non-agression germano-soviétique

En juillet 1939, on savait qu'Hitler s'apprêtait à envahir la Pologne. Staline souhaitait l'établissement d'un pacte Soviéto-Franco-Britannique protégeant la Pologne de l'agression allemande. Nouveau refus. Dès lors, si I'URSS ne voulait pas rester seule face à une coalition de tous les pays impérialistes (Hitler ne pouvant se battre sur deux fronts), il lui fallait conclure avec l'Allemagne un pacte de non-agression, visant à sauvegarder momentanément une « paix donnée ».

On sait combien ce « pacte » est l'objet de commentaires fielleux tant des historiens bourgeois que des révisionnistes et autres trotskistes.

Rappelons tout d'abord que la situation ne permettait pas d'autre voie : « Au mois d'août 1939. Donald Mc Lean nous envoya de France des rapports fiables qui témoignaient de la réticence des gouvernements français et britannique à apporter leur soutien à l'URSS dans le cas d'une guerre avec l'Allemagne. Cette information confirmait les renseignements que le réseau de Cambridge - Philby, Mc Lean, Burgess, nous avait fournis... à savoir que le Premier Ministre britannique Chamberlain et Sir John Simon, chancelier de l'échiquier, envisageaient la conclusion d'un accord secret avec Hitler en vue d'apporter leur soutien à celui-ci dans le cas d'un conflit militaire avec l'Union Soviétique. » (Mission spéciales - Mémoires du maître-espion soviétique, Pavel Soudoplatov).

Autre témoignage ; Celui de Nina Andreeva, dirigeante des Communistes-Bolchéviques en ex-URSS : « Le pacte intitulé « Molotov - Ribbentrop » qui est maintenant l'objet d'attaques injustes de tous les côtés, nous a aidé à gagner nos futurs alliés dans la coalition contre Hitler, qui jusqu'en 1939 n'étaient pas prêts à accepter cette union. Grâce au pacte, l'impérialisme n'a pas pu créer une coalition unie anti-soviétique ».

Les trotskistes ont crié à la « trahison ». Selon eux tout accord économique ou politique avec un pays impérialiste est un abandon de la ligne révolutionnaire. Ils dénoncent chaque traité comme étant du « nationalisme étroit », même lorsque ce traité permit de sauver l'Etat soviétique comme à Brest-Litovsk en 1918, ou en 1939 avec le pacte germano-soviétique. Ils essaient d'accuser Staline et l'URSS en se camouflant derrière leur prétendu « léninisme ». Ils ont d'ailleurs « le mérite » d'avoir été les pionniers dans cette « tactique » qui consiste à revendiquer Lénine pour attaquer Staline et... la Dictature du Prolétariat. De Khrouchtchev à Gorbatchev la liste est longue de ceux qui « voulaient renouer avec le léninisme » et pour cela diffusaient une campagne anti-Staline. On en connaît les résultats avec la destruction de l'URSS et du camp socialiste en Europe !

Ce que cachent le trotskisme et la bourgeoisie, c'est que la décision de signer un pacte de non-intervention avec l'Allemagne fut en tout point conforme avec les enseignements de Lénine dont « les révolutionnaires de la phrase » ne citent jamais ces passages: « Jusqu'à ce qu'éclate la révolution socialiste mondiale, jusqu'à ce qu'elle embrasse plusieurs pays et qu'elle soit suffisamment puissante pour vaincre l'impérialisme international, il est du devoir des socialistes qui se sont emparés du pouvoir dans un seul pays (particulièrement dans un pays arriéré de ne pas accepter l'affrontement contre un géant impérialiste. Leur devoir est de chercher à éviter l'affrontement, d'attendre que les conflits entre les impérialistes les affaiblissent encore davantage et rapprochent l'heure de la révolution dans les autres pays. Il est de notre devoir d'évaluer le rapport de force et de ne pas venir en aide aux impérialistes en leur rendant plus facile la lutte contre le socialisme » (Lénine, Lettre aux ouvriers américains).

Le PC(b)US sous la direction de Staline mit en œuvre une tactique d'unité nationale et internationale contre le fascisme. Sage politique car le fascisme bénéficiait d'un immense rapport de forces; il était installé au pouvoir dans les pays suivants: Allemagne, Italie. Espagne, Portugal, Hongrie, Roumanie, Slovaquie, Yougoslavie,

Bulgarie, Pologne, Finlande. Par des conquêtes militaires, le parti nazi réussit à exporter le fascisme dans les pays occupés: France, Belgique, Pays-Bas, Danemark, Norvège, etc. L'Afrique du Nord tombe aussi sous le joug hitlérien. La Turquie, la Suède, la Suisse restées « neutres » permettaient à l'Allemagne de dominer en quasi totalité l'Europe sauf le confinent britannique et la Russie Soviétique.

Les fascistes bénéficiaient de solides complicités par l'existence de « 5ème colonne » en Angleterre et aux Etats-Unis. Le Japon s'emparait de l'Asie. C'est dans ce monde-là que devait œuvrer le PC(b)US! Cette politique de larges fronts antifascistes des peuples était la seule à être réaliste et juste. Le Front Populaire marqua des points, en ajournant le fascisme ici et là, et en retardant le déclenchement de la guerre, en armant aussi les peuples de la haine contre fascisme, mais les contradictions inter-impérialistes et socialisme-capitalisme furent les plus fortes, rendant dès lors, la guerre mondiale inéluctable.

La guerre d'agression hitlérienne contre l'Union Soviétique

Le 22 juin 1941, les troupes allemandes déclenchaient la guerre et pénétraient en URSS. Par la « Blitzkrieg » (guerre-éclair), les fascistes espèrent briser l'Union Soviétique dans un délai très court.

Les rumeurs couraient auparavant qu'avec l'élimination des cadres de l'armée rouge partisans de la restauration du capitaliste, comme Toukhatchevski, l'armée soviétique était « décapitée ».

Des traîtres comme Trotski, sous couvert de phrases « révolutionnaires » du type : « l'impulsion pour le mouvement révolutionnaire des ouvriers soviétiques sera donnée vraisemblablement par des événements extérieurs » (souligné par nous Cercle Barbusse).

Encourageant l'Allemagne dans sa politique d'agression, Trotski ne cessait d'évoquer la « faiblesse » de l'Armée Rouge : « Berlin sait parfaitement jusqu'à quel degré de démoralisation, la clique du Kremlin a entraîné l'armée et la population pour sa propre auto-préservation... Staline continue à saper la force morale et la résistance du pays en général ». « Il ne faut surtout pas exagérer la force de l'armée rouge ».

Ludo Martens dans son livre « Un autre regard sur Staline » a raison d'écrire ces lignes : « Dans sa haine du communisme, Trotski incite ainsi les nazis à la guerre contre l'URSS. Lui « fin connaisseur » des affaires de l'URSS apprend aux nazis qu'ils ont toutes les chances de gagner la guerre contre Staline: l'armée et la population sont démoralisées (faux), Staline sape la résistance (faux), les staliniens capituleront dès le début de la guerre (faux!) » (p.217).

Nul doute que les nazis encouragés par de tels commentaires croyaient à une victoire facile et rapide. Dès le premier jour de la guerre, la résistance soviétique s'organisa sous la direction de Staline. On sait que Khrouchtchev prétendit que Staline le 22 juin « démoralisé », « abandonna » son poste pendant les huit premiers jours de la guerre. Les preuves existent maintenant de ce mensonge!

L'ouvrage de P. Soudoplatov, mentionné précédemment infirment les calomnies des révisionnistes modernes : « Staline n'était pas paralysé par la panique après l'invasion allemande. Il a reçu, dans son bureau du Kremlin, un flot ininterrompu de visiteurs... parmi les personnes introduites figurent certains membres du bureau politique..., des personnalités imposantes du parti et du gouvernement ainsi que des militaires de haut rang » (p.531, avec photocopie des signatures des visiteurs).

Les nazis visent à une guerre d'extermination rayant de la carte le premier Etat socialiste au monde :

« L'ennemi est cruel inexorable il s'assigne pour but de rétablir le pouvoir des grands propriétaires fonciers, de restaurer le Tsarisme... il s'agit ainsi de la vie ou de la mort de l'état soviétique ».

Plus loin, Staline fixe les devoirs de chaque citoyen soviétique : « Le grand Lénine, qui a créé notre Etat a dit que la qualité essentielle des hommes soviétiques doit être le courage, la vaillance, l'intrépidité dans la lutte, la volonté de se battre aux côtés du peuple contre les ennemis de notre patrie... » (J.V. Staline, discours du 6 juillet 41).

Le plan des nazis appelé « Barbarossa » vise à prendre les centres névralgiques de l'URSS : Leningrad, Moscou, les puits de pétrole de Bakou. Les efforts, sacrifices consentis par les Soviétiques sont immenses, face à une machine de guerre rôdée par toutes les agressions précédentes. La résistance soviétique à l'appel du Parti bolchevik est héroïque, les communistes sont à l'avant-garde de l'effort de guerre.

Le blocus de 900 jours à Leningrad, contourné partiellement au prix d'un courage et d'une ingéniosité extrême, la bataille de Moscou furent des épisodes qui redonnèrent confiance en leurs forces aux peuples du monde entier.

La bataille de Moscou marque un premier coup d'arrêt au mythe de « l'invincibilité » hitlérienne : « Devant Moscou, les fascistes avaient perdu plus de 500 000 hommes, 1 300 chars, 2 500 canons, plus de 15 000 véhicules, automobiles et beaucoup d'autres matériels. L'armée d'Hitler ne connaissait encore de telles pertes » (K. Rokossovsky. Le devenir du soldat).

Cette résistance du peuple soviétique multinational, son courage indomptable, eurent pour effet d'élever la solidarité avec l'URSS de toute l'humanité progressiste et démocratique, exerçant à son tour une pression sur les gouvernements bourgeois de Grande-Bretagne et des Etats-Unis, d'autant que l'hégémonie des fascistes allemands menaçait à terme les intérêts de ces puissances impérialistes, en les écartant du « repartage du monde ».

Avant la seconde guerre mondiale, on clamait « dans la presse que les États-Unis d'Amérique avaient réduit l'Europe à la portion congrue, que l'Allemagne ne pouvait plus se relever, qu'il ne devait plus y avoir de terres entre pays capitalistes... Les Etats-Unis, la Grande-Bretagne entendaient diriger l'Allemagne, une fois relevée contre l'Union Soviétique, l'utiliser contre le pays du socialisme. L'Allemagne, cependant a dirigé ses forces, en premier lieu contre le bloc anglo-franco-américain. Et lorsque l'Allemagne hitlérienne eut déclaré la guerre à l'Union Soviétique, le bloc anglo-franco-américain loin de se rallier à l'Allemagne hitlérienne fut obligé au contraire de se coaliser avec l'URSS contre l'Allemagne hitlérienne. » (Staline, Les problèmes économiques du socialisme en URSS).

Ainsi, l'un des mérites du Parti Bolchevique et de Staline personnellement fut de savoir utiliser au profit de l'URSS et en dernière instance du mouvement révolutionnaire mondial les contradictions impérialistes. C'est là le sens de la tactique d'unité nationale (dans chaque pays) et d'unité internationale (à l'échelle mondiale) de toutes les forces sociales et Etats intéressés à l'écrasement du fascisme hitlérien et japonais. Là aussi, les trotskistes crient à la « trahison », eux qui durant la guerre appelaient à la « fraternisation avec les ouvriers en uniforme de la Wehrmarcht! » et d'invoquer Lénine à leur rescousse. On sait que la politique du PC(b)US fut couronnée de succès et que la Grande-Bretagne et les Etats-Unis furent obligés de soutenir l'Union Soviétique dans sa guerre contre la tyrannie fasciste.

Certains auteurs trotskistes évoquèrent alors la « collaboration de classe » menée par l'URSS, ou font la fine bouche devant les appels de Staline à la défense de la patrie, sur cette base, ils en viennent à opposer « l’internationaliste » que fut (incontestablement) Lénine au « nationaliste grand-Russe » qu'aurait été Staline (faux). Lénine a toujours envisagé comme possible une guerre de défense nationale menée par l'URSS.

« La Russie marche vers une nouvelle et véritable guerre nationale, vers la guerre pour la sauvegarde et la consolidation du pouvoir des Soviets. Il se peut qu'une autre époque, comme il y eut l'époque des guerres napoléoniennes, soit celle des guerres libératrices (des guerres et non d'une seule) imposées par les envahisseurs â la Russie des Soviets. Cela est possible. »

La vie a confirmé pleinement les thèses de Lénine. Le PC(b)US sous la direction de Staline a su mener une telle « guerre nationale imposée par les envahisseurs ».

Beaucoup de militants actuels, que nous qualifierons de semi-trotskistes, c'est-à-dire incapables de se séparer de la problématique de la « 4ème Internationale » des origines, critiquent la tactique d'unité internationale contre le fascisme. Leurs erreurs ont plusieurs sources : incompréhension de la loi du développement inégal qui détermine les guerres entre pays capitalistes et la possibilité de révolution prolétarienne dans le « maillon le plus faible ». Cette loi a été mise à jour par Lénine! Sous-estimation du danger que faisait courir le fascisme à l'égard de l'humanité toute entière, avec sa politique d'extermination raciale, sa volonté de détruire toutes les libertés démocratiques bourgeoises et les Etats nationaux. Pour les trotskistes ou semi-trotskistes, le fascisme est un régime capitaliste « comme les autres », s'allier avec des forces bourgeoises contre le fascisme est donc une « trahison » de la « révolution mondiale ». D'où leur incompréhension de la nature antifasciste de la seconde guerre mondiale.

A cet égard, nous recommandons d'étudier ces lignes écrites par Lénine : « Ils font mine de ne pas comprendre la différence qui existe entre une entente des socialistes avec la bourgeoisie (nationale et étrangère) contre les ouvriers, contre les travailleurs, et une entente conclue avec la bourgeoisie d'une couleur contre la bourgeoisie d'une autre couleur nationale pour la sauvegarde des ouvriers qui ont triomphé de leur bourgeoisie afin de permettre au prolétariat de tirer parti de l'antagonisme qui divise les différents groupements de la bourgeoisie » (souligné par nous, Cercle Barbusse) (Lénine, lettre aux ouvriers Américains).

La politique suivie par le Parti Bolchevique, est donc en tout point fidèle à l'esprit du léninisme. On peut même dire qu'adaptée à l'analyse concrète d'une situation concrète.

La politique impulsée par Staline est du léninisme en actes. L'humanité était menacée par un péril sans précédent qui aurait signifié la destruction de la classe ouvrière organisée dans chaque pays occupé sa transformation en « esclaves modernes », préfiguration de ce qu'aurait été, en cas de victoire fasciste, le capitalisme monopoliste esclavagiste.

Le PC(b)US a donc eu raison de rechercher toutes les alliances possibles (même les plus instables et précaires) avec les forces sociales très larges décidées à s'opposer au fascisme.

La guerre a été antifasciste dès son début, non une guerre de libération prolétarienne contre le camp impérialiste coalisé. Sa tâche historique était de sauvegarder la civilisation, la démocratie (même bourgeoise), les Etats nationaux et leur souveraineté.

La réalisation de cette tache était une étape indispensable vers la libération des chaînes du système capitaliste. Ceux qui feignent d'ignorer un tel enjeu, auraient conduit le prolétariat au chaos. Staline avait souligné ainsi les dangers d'une destruction de l'URSS dans ces termes :

« Qu'adviendrait-il si le capital parvenait à écraser la république des soviets? On verrait s'installer une ère de la plus noire réaction dans tous les pays capitalistes et coloniaux, la classe ouvrière et les peuples opprimés seraient saisi à la gorge, les positions du communisme international seraient perdues. » (Contre la déviation de droite, souligné par nous CHB).

Qu'est-ce qui fait que nous ne vivons pas sous le joug du Troisième Reich, prévu par les nazis pour durer 1000 ans? Qu'est-ce qui nous permet de débattre librement de cette question? C'est l'Union Soviétique, sa classe ouvrière, son Etat multinational, son Parti Communiste, son Armée Rouge, son commandant en chef Staline! La défense de l'Etat de dictature du prolétariat en URSS s'est faite en jonction avec la lutte de tous les peuples pour la sauvegarde de leurs droits, libertés, nation.

L'héroïsme des Soviétiques symbolisé par les Batailles de Moscou, Stalingrad, Koursk, par la chevauchée vers Berlin est la source de nos libertés (même restreintes) actuelles.

Le deuxième front : Le rôle du débarquement et des troupes anglo-américaines

Avant la victoire de Stalingrad, « l'opinion publique » était persuadée de la victoire d'Hitler. L'objectif des nazis était de démembrer l'URSS et de partager les « dépouilles » avec le Japon, en cas de défaite de l'URSS.

Dans cette hypothèse, l'Allemagne, le Japon seraient devenus maîtres du monde (probablement avant de s'entre-déchirer) et auraient obligé sans doute les Américains à des négociations. Dans ces conditions aussi, la Grande-Bretagne aurait été une proie facile, ses colonies seraient passées aux mains de l'impérialisme allemand : cela aurait signifié l'extermination des uns, l'esclavage des autres.

Une « cinquième colonne » nazie était active sur le continent américain: qu'on songe à des hommes comme Lindbergh ou le père de John Kennedy! Plus au sud, les fascistes alliés de l'Italie de Mussolini étaient au pouvoir au Paraguay et en Argentine.

Encerclés par le fascisme, minés de l'intérieur, les Etats-Unis auraient été conduits à capituler lors des « négociations » évoquées précédemment. Le Reich aurait ainsi établi sa domination mondiale. Chaque phénomène engendre son contraire, mais à quel prix ?

Les nazis endoctrinaient par de véritables « lavages de cerveaux » les peuples dominés: Que reste-t-il en Allemagne occidentale des grandes traditions ouvrières du début du siècle? En 1932, aux dernières élections, les communistes du KPD recueillirent 6 millions de voix. La classe ouvrière vota en grande majorité pour les partis communiste et social-démocrate (11 millions de suffrages). La classe ouvrière allemande était la plus avancée d'Europe. Tout cela en 12 ans fut détruit par les fascistes, que reste-t-il aujourd'hui de ses traditions prolétariennes en Allemagne Occidentale? Rien ou presque. L'exemple est tout aussi valable pour l'Alsace. Solide terre d'influence du PCF avant la guerre où annexée par le Reich, cette force a été annihilée jusqu'à maintenant! L'Union Soviétique face à de tels alliés que les Etats-Unis et la Grande-Bretagne devaient mener de pair fermeté stratégique et extrême souplesse dans la tactique.

En 1941, les alliés avaient promis l'ouverture rapide d'un second front pour soulager l'Union Soviétique qui supportait seule le poids de la guerre.

Deux ans plus tard, effrayés par la machine de guerre hitlérienne, désireuse de voir l'Union Soviétique s'affaiblir dans cette guerre meurtrière et destructrice, les Etats-Unis et la Grande-Bretagne n'avaient toujours pas ouvert de « second front ».

Après la victoire de Stalingrad, « véritable tournant de la seconde guerre mondiale », les impérialistes anglo-américains ont commencé à paniquer, leur projet fondé sur le wait and see (attendre et voir) qui envisageait l'affaiblissement mutuel de l'Allemagne (un dangereux concurrent à la domination mondiale) et de l'URSS (1er Etat socialiste au monde) devenait caduc du fait de la poussée de l'Armée Rouge. Une question les obsédait les forces armées soviétiques allaient-elles libérer l'ensemble de l'Europe du joug nazi? Dans ces conditions qu'adviendrait-il du système capitaliste? Voilà la véritable raison de l'ouverture du deuxième front. Il s'agit donc d'une véritable falsification historique, quand on met couramment sur le même pied l'apport tardif et calculé des Anglo-Américains et la contribution éclatante, décisive de l'Union Soviétique.

Le but est de cacher que l'Union Soviétique socialiste a libéré l'humanité du fascisme.

Des résultats ont été obtenus par cette campagne de falsification, puisque un sondage récent le montre : 10% des jeunes seulement savent que l'URSS se battait contre l'Allemagne nazie! Il fut un temps, juste après guerre où le révisionnisme historique était impossible et où les hommes d'Etat bourgeois vantaient le rôle décisif de l'URSS. Le général Catroux écrit dans ses mémoires: « L'union Soviétique et c'est là sa gloire a inscrit dans les pages de l'histoire des peuples, un exemple qui n'a pas de précédent, car dans les années de crise de 41-42, elle a su nourrir sa lutte avec ses seules armées et avec sa seule substance dans la résistance indéfectible, sans les héroïques défenseurs de Stalingrad, sans la stratégie puissante et l'inébranlable volonté du Maréchal Staline, la victoire définitive qui a été le fruit de l'effort commun de tous les alliés n'aurait pas pu être acquise. La face du monde eût été changée » (souligné par nous, CHB)

Sur le rôle de la résistance nationale en France et le poids du débarquement allié

Rappelons donc que c'est l'URSS qui en brisant l'armée allemande a rendu possible le mouvement insurrectionnel en territoire occupé et le débarquement anglo-américain.

Sur le front de l'Est, pendant 47 mois, la Wehrmacht opposa à l'Armée Rouge 250 divisions! Sur le second front, troupes anglo-américaines et résistants faisaient face à 60 divisions. D'ailleurs, contrairement à une falsification historique devenue idée dominante entre l'action des résistants insurgés et le débarquement, c'est le premier qui a été décisif.

Cela mérite d'être dit car même des militants marxistes-léninistes se laissent prendre au piège de l'historiographie bourgeoise. Ainsi Michèle Luc dans son ouvrage documenté « La lutte de classe et le système politique en France », écrit: « Le temps de l'insurrection populaire a été réduit au strict minimum, et elle n'a eu lieu qu'au moment du débarquement de Normandie ». (p.7)

Ce qui revient à placer les Forces Résistantes Armées en forces d'appoint des troupes anglo-américaines! Nous allons tenter de rétablir la vérité à ce sujet.

Du point de vue stratégique, c'est en effet le plan insurrectionnel patiemment préparé sous la direction du PCF qui joua un rôle capital.

Le général Eisenhower, commandant en chef des troupes du débarquement l'évalue à « 15 divisions régulières ». En effet quand les chars d'assaut des troupes anglo-américaines se heurtaient à la résistance acharnée de la Wehrmacht, les FTP-FFI agissaient comme infanterie sur les flancs des armées allemandes.

Le général anglais Montgomery qualifie leur action de « considérable ».

L'insurrection libéra seule la France au sud d'une ligne Nantes-Orléans-Dijon et à l'ouest d'une ligne Dijon-Avignon.

Le général Eisenhower évalue ainsi les mérites des FTP-FFI : « La concentration ennemie dans la zone de combat de Normandie pendant les six premières semaines de la campagne s'effectuait seulement au rythme d'une demi-division par jour en moyenne. La marche de ces renforts fut rendue lente et hasardeuse par les efforts combinés des aviations alliées et des patriotes français ».

En Normandie, 7 divisions de premier échelon furent débarquées, les troupes FFI étaient deux fois plus nombreuses. En septembre 1994 les unités organisées des FTP-FFI regroupaient 500 000 hommes soit en réalité 30 divisions (et non pas 15 comme l'estimait Eisenhower).

Les forces de débarquement n'ont été en définitive qu'un des facteurs concourant à l'écrasement de l'ennemi.

L'élargissement de la tête de pont s'avéra d'ailleurs pénible, sans la fixation par la guérilla d'importants effectifs ennemis, sans les retards considérables apportés au déplacement des troupes allemandes chassées des villes libérées, les difficultés rencontrées par les troupes anglo-américaines auraient été très difficiles à surmonter.

Ainsi, les armées du Général Montgomery mirent deux mois à libérer Caen!

Les origines de l'insurrection nationale

La Résistance a été un puissant mouvement de masse entraînant de larges couches de la population, animée de longue date par le PCF. Le Parti Communiste a défini les conditions politiques de l'insurrection.

Les deux fondements de la résistance antifasciste étaient l'union de « tous les patriotes épris de liberté » (Staline) et l'action armée contre l'occupant. L'appel du 10 juillet 1940 signé de Maurice Thorez et Jacques Duclos avait fixé la ligne stratégique en précisant l'objectif: Liberté, Indépendance, Renaissance de la France.

La force déterminante étant la classe ouvrière unissant autour d'elle l'ensemble des couches populaires. Dans les faits, ce rôle dirigeant de la classe ouvrière dans la résistance antifasciste contre le régime de Vichy et le nazisme s'exprime pour ne citer qu'un exemple par la magnifique et héroïque grève des mineurs du Nord-Pas-de-Calais.

Durant la guerre fut aussi établie comme jamais auparavant (qu'on songe aux causes de la défaite de la Commune!) l'alliance classe ouvrière/paysannerie. Cette dernière ravitailla au péril de sa vie les maquisards et participa aux combats pour la Libération.

Le succès de l'insurrection corse, dès septembre 1943, a montré qu'un soulèvement pouvait triompher en l'absence de tout débarquement. La condition du succès étant la mobilisation des masses les plus larges.

Toutes les formes de lutte furent utilisées: grèves, manifestations, sabotage, etc. Des grèves générales furent organisées comme à Marseille (25/26 mai 1944). L'objectif était clair, empêcher tout compromis anglo-américain avec des éléments de l'appareil d'Etat fasciste du type Badoglio (« ancien » dignitaire fasciste devenu « chef » du gouvernement d'unité résistante en Italie!). Or toutes sortes d'opérations similaires étaient envisagées par les Américains autour de personnages douteux comme l'Amiral Darlan! La bourgeoisie française largement compromise avec la « collaboration » avait toutefois une solution de rechange pour maintenir « l'ordre établi » avec le Général de Gaulle.

L'unité nationale antifasciste ne gommant évidemment pas les contradictions et la lutte de classe.

La bourgeoisie gaulliste diffusait l'attentisme en faisant dépendre la libération nationale du débarquement anglo-américain. Le BCRA (gaulliste) refusait de livrer les armes aux résistants. Le PCF dut mener la lutte sur deux fronts : contre la « collaboration » et contre l'attentisme.

Le PCF lança alors le mot d'ordre : « Les armes se conquièrent sur l'ennemi ; même non armée ou insuffisamment armée, l'insurrection nationale représente une armée formidable contre l'occupant ». Cela rejoignait l'appel de Staline (6-11-1943) : « L'éruption du soulèvement populaire contre les oppresseurs fascistes mûrit dans les pays occupés de l'Europe. »

Au moment du débarquement allié, les armées soviétiques poursuivaient leur avancée ininterrompue: libération totale du territoire soviétique (bataille de Biélorussie), puis libération de la Roumanie, Finlande, Hongrie, Pologne, Bulgarie, Yougoslavie. Comme l'insurrection nationale gagnait du terrain en France, la bourgeoisie gaulliste se rangeait derrière les troupes anglo-américaines.

L'impérialisme américain et britannique avait d'ailleurs pour objectif de maintenir l'ordre capitaliste menacé par la montée des forces populaires et par l'avancée des forces soviétiques libératrices. L'intervention britannique en Grèce libérée en représente la preuve.

Les opérations de débarquement de juin à août 1944 représentent moins une véritable initiative stratégique militaire des anglo-américains qu'une obligation de classe pour pérenniser le système capitaliste et prendre pied en Europe pour instaurer leur domination économique et politique, à un moment où la résistance portait des coups très rudes à la machine de guerre allemande. Les forces d'occupation comptaient « 70 à 90 attentats terroristes par jour ». La résistance n'était pas le fait des seuls Français, l'internationalisme prolétarien n'était pas un vain mot.

En France se trouvaient 25 camps de concentration où étaient enfermés des dizaines de milliers de Soviétiques. Dans ces camps étaient créés des comités antifascistes qui avaient pour objectif outre l'éducation politique de leurs membres, de préparer leur évasion afin de rejoindre les maquis.

Ainsi au printemps 1944, 35 unités composées de Soviétiques opéraient en France avec un organe de direction coopérant avec le Comité Central du PCF. Boris Porik, lieutenant de l'Année Rouge, mit sur pied 11 groupes de sabotage dans le Pas-de-Calais. Taskine lui se spécialisa avec son groupe dans le sabotage des voies ferrées. Boris Porik fut tué au combat. Son nom et son exemple ne seront jamais oubliés! La MOI (main d'œuvre immigrée) apporta une précieuse contribution à la lutte armée, regroupant Espagnols antifranquistes, Italiens antifascistes, Arméniens, Polonais, Algériens, Juifs d'Europe Centrale, que rendront immortels les noms du Colonel Gilles (Joseph Epstein) et celui de Manouchian et de son groupe.

Telle était la situation au printemps 1944, le Comité Central du PCF à l'occasion du premier mai lançait cet avertissement: « sous les coups répétés que l'Armée Rouge lui inflige sur le front germano-soviétique, Hitler est contraint de retirer des troupes de l'Ouest et affaiblit ses positions dans tous les pays occupés de l'Europe Occidentale ».

Eté 1944: insurrection nationale et débarquement

Fin mai 1944, le Commandement anglo-américain concentre des forces en Grande-Bretagne: 39 divisions, 10 brigades, 11 000 avions, 6 000 navires.

Les forces fascistes à l'ouest sont bien plus faibles. Il y a certes 60 divisions (France, Pays-Bas, Belgique) mais incomplètement équipées.

Les 5-6 juin: 5 000 navires traversent la Manche sur un front de 30 km, 200 avions décollent, 2 divisions US, 3 britanniques commencent à débarquer et se heurtent à une forte résistance allemande. Les craintes des alliés sont grandes: « nous risquions toujours de voir les opérations s'enliser dans une guerre des tranchées avec les énormes pertes que les Français et les Anglais avaient subi en 1914-18 » (Eisenhower, « Mon 6 Juin », p.66)

Fin juin, ces craintes sont partiellement confirmées, le seul succès important est la prise de Cherbourg (26 juin). Saint-Lô, au prix de lourdes pertes ne tombe qu'après 43 jours de combat! Les bombardements anglo-américains sont intensifs, beaucoup de civils fuient les villes. Pendant ce temps, les FFI s'emparent des lignes de communication, le Comité Central du PCF déclare : « Que partout les communistes aient à cœur de se montrer parmi les meilleurs dans la lutte libératrice. Il appartient aux dirigeants communistes à tous les échelons de faire preuve d'esprit d'initiative et de pousser au maximum tous les avantages. »

Appel, aussi, est lancé à former partout des comités de libération locaux et départementaux.

Du 6 juin au 4 juillet 1944, les combats avec les partisans avaient coûté aux troupes allemandes 79 000 hommes et 5 000 prisonniers. Le Général Koenig (gaulliste) envoie un télégramme (aux partisans) : « Freiner au maximum l'activité de guérilla » (le PCF dans la résistance, p. 273).

Le commandement des FTP-FFI, le COMAC passe outre et poursuit ses opérations militaires. Les Allemands se livrent alors à des représailles barbares : Oradour-sur Glane, Saint-Genis-Laval, Mayeux en Touraine. Leur plan était même de déporter toute la population masculine de 17 à 55 ans! Dans le Vercors, la Wehrmacht livre une offensive brutale. 700 maquisards seront tués. Avant de mourir, leur dernier télégramme est significatif que l'attentisme des gens de Londres est perçu comme une trahison ! « Demandons ravitaillement en hommes. vivres, matériel, moral de la population excellent mais se retournera rapidement contre vous, si vous ne prenez pas de dispositions immédiates et nous serons d'accord avec eux pour dire que ceux qui sont à Londres et Alger sont considérés comme des criminels et des lâches. »

Leur héroïsme n'aura pas été vain (en fait les maquisards du Vercors ont été abandonnés à leur sort par les stratèges de l'attentisme!). La pression constante exercée sur la Wehrmacht permet aux troupes anglo-américaines d'accentuer leur avance durant l'été 1944 (Loire-Atlantique, Finistère).

Six divisions allemandes sont anéanties, l'insurrection nationale gagne tout le sud-ouest: Tarbes, Toulouse, Pau. Le 28 août, les Allemands quittent Bordeaux, les FFI font 40 000 prisonniers. Marseille, Nice se libèrent avant même l'arrivée des alliés.

La veille l'Etat-major des FFI et le comité de libération donnent l'ordre d'insurrection dans le Nord, le Pas-de Calais. Les combats sont durs dans les villes: 2 000 prisonniers de la Wehrmacht. Les résistants ont libéré Lille, Roubaix, Tourcoing. Les Allemands sont rejetés en Belgique, dans la forêt ardennaise, partisans belges et français capturent les soldats cachés.

En septembre, Lyon est libéré au prix de nombreuses vies humaines.

Le point culminant de la lutte de libération nationale fut Paris. Les troupes alliées se trouvaient près de la capitale. L'Etat-major anglo-américain avait prévu de contourner Paris pour poursuivre des opérations dans d'autres directions. En raison de l’insurrection montante, il dut réviser ses plans initiaux.

En Juin, les FFI s'étaient livrées à 93 opérations militaires. Elles regroupaient 25000 combattants auxquels il faut adjoindre 50000 membres des milices patriotiques.

Les Allemands avaient 20000 soldats à Paris, ainsi que 60 pièces d'artillerie, 80 chars, 60 avions. Des renforts venaient du sud.

Durant l'été se succèdent grèves et manifestations : « Les FFI doivent les soutenir de toutes leurs forces » (Rol-Tanguy, Chef d'Etat-major des FFI).

Le 10 août, c'est la grève des cheminots, le 15, des employés et fonctionnaires de police, des services publics municipaux. Les Gaullistes sont effrayés; Parodi, en leur nom, demande la reprise du travail. Le bureau du Conseil National de la Résistance (CNR) rejette sa demande.

Le 18 août à l'appel de la CGT, commence la grève générale. Le PCF affiche, le même jour, l'appel suivant : « Nous appelons le peuple de Paris et de sa grande banlieue à l'insurrection libératrice. Tous au combat! Tel est le devoir qui s'impose à toute la population de la région parisienne ».

Le 19 août, 43 des 80 quartiers de Paris sont libérés. Les Gaullistes tentent alors de mettre fin à l'insurrection. Des négociations s'ouvrent entre Parodi et le Général Von Choltitz (gouverneur militaire de Paris). Ils s'entendent pour un cessez-le-feu provisoire, en échange de l'évacuation promise par les Allemands.

Pierre Villon, au nom du PCF, se prononce contre toute trêve, sinon les troupes allemandes iront semer la guerre ailleurs.

Le colonel Rol-Tanguy (PCF) donne l'ordre de dresser des barricades. Le 21 août, 61 quartiers sont libérés. Les unités FFI des localités de banlieue libérée sont envoyées en renfort. Le général de Gaulle contacte alors les Anglo-américains: « Etant donné la disposition presque complète des forces de police et des forces allemandes à Paris... de graves troubles sont à prévoir dans la capitale avant très peu de temps. » (De Gaulle, Mémoires de guerres, T.2, p. 702)

Eisenhower dépêche alors la IIème DB de Leclerc (composée aussi de nombreux peuples coloniaux). Les traditions de « chair à canon » restaient vivaces! Toutefois, la libération de Paris est entrée dans la phase finale.

Le 25 août, Leclerc et Rol-Tanguy reçoivent la capitulation de Von Choltitz. De Gaulle a alors pour souci d'établir son pouvoir afin de sauver le système capitaliste.

Eisenhower, dans ses mémoires, rappelle que De Gaulle lui demanda de « prêter provisoirement » deux divisions américaines pour: « faire une démonstration de force et consolider nos positions » (souligné par nous, CHB).

En résumé, l'intervention anglo-américaine visait face à l'avance soviétique, à empêcher l'URSS de libérer toute l'Europe, mettant ainsi en péril le capitalisme. Ensuite, le rôle principal dans la libération de la France fut joué par la Résistance, les troupes de débarquement jouant un rôle important mais subordonné.

Les menaces sur l'alliance antifasciste: le double jeu de l'impérialisme anglo-américain

Les manuels d'histoire visent à minimiser voire plus récemment à ignorer la part essentielle prise par l'URSS dans la victoire sur le fascisme. La Grande-Bretagne, les Etats-Unis apparaissent ainsi comme les « forces qui ont libéré l'Europe ». Cette falsification va jusqu'à ignorer la part déterminante de l'offensive de l'Armée Rouge en janvier 1945 qui a sauvé les Anglo-américains de la catastrophe dans les Ardennes! De même au sujet du débarquement, K. Vorochilov précisait les faits suivants:

« A la suite de ces opérations (celles de 1944), les alliés balkaniques de l'Allemagne furent mis hors de combat : la Roumanie royaliste, la Bulgarie tsariste, la Finlande fascisante et la Hongrie de Horthy. Tous les envahisseurs fascistes furent chassés des frontières de l'URSS et les opérations militaires entièrement transférées sur le territoire de l'ennemi » (K. Vorochilov: Bolchevik n°24. 1949)

En 1944 sur le front oriental furent mises hors de combat 136 divisions allemandes, obligeant l'Etat-major fasciste à transférer 32 divisions prises sur le front ouest. J.V. Staline constate:

« Sans les opérations offensives vigoureuses de l'Armée Rouge au cours de cet été (1944), opérations qui ont rivé à notre front près de 200 divisions allemandes, les troupes de nos alliés n'auraient pu de sitôt avoir raison des troupes allemandes et les jeter hors de l'Italie Centrale, de la France, de la Belgique » (J.V. Staline, Sur la grande guerre de l'Union Soviétique pour le salut de la patrie, p. 152).

Les victoires de l'armée soviétique avaient donc créé toutes les conditions permettant aux Anglo-américains d'attaquer le fauve fasciste sur son flanc occidental. Pourtant en septembre 1944, à la frontière allemande, les troupes US s'arrêtent. Les prétextes donnés sont dérisoires. La stratégie d'Eisenhower ne fut déterminée ni par « les mauvaises routes », ni par les « remparts défensifs » mais par la politique trouble des impérialistes anglais et américains. France, Italie, Belgique libérées, on évitait la « mainmise » soviétique sur toute l'Europe. De plus, on voulait contraindre l'URSS à une guerre de longue durée pour l'épuiser davantage. Le Maréchal soviétique Vorochilov explique : « Le sabotage dissimulé mais évident de la création du second-front à l'ouest... a eu comme conséquence la concentration de toute l'armée allemande contre l'URSS ».

Longtemps, les impérialistes ont eu l'espoir secret que la Wehrmacht arrêterait l'Armée Rouge sur le Dniepr, puis la Vistule, l'Oder, la Neisse, etc. L'accord Churchill-Eisenhower stipulait les points suivants :

« 1° Occuper une place d'armes commune pour pénétrer à l'intérieur de l'Allemagne en cas de nécessité. 2° Se dépêcher d'occuper la France afin de ne pas permettre aux masses populaires de ce pays de remporter la victoire » (N. Lapine : les falsificateurs de l'histoire de la seconde guerre mondiale. 1949).

En novembre 1944, les soldats anglo-américains sont mis en congé! Les soviétiques à ce sujet constatèrent: « L’abondante publicité qui accompagna le départ de l'armée anglaise et d'une partie de l'armée allemande en « repos d'hiver » fit comprendre à tous en Occident que les Allemands pouvaient tranquillement concentrer leurs forces à l'est! » (Kraminov, « Le second front », p. l 55, l948).

Pendant ce temps, les services secrets redoublaient de manœuvre. A Genève, le chef de l'OSS (ancêtre de la CIA), Allen Dulles, rencontre des émissaires du chef de la Gestapo Himmler, sur le thème d'une « paix séparée ». Ce qui n'empêche pas nos éléments trotskistes ou semi-trotskistes de critiquer l'URSS pour sa politique « opportuniste ».

Rappelons ce qui était en jeu alors: « Politiquement la meilleure solution aurait été d'abandonner le front occidental et de concentrer toute les forces contre les Russes. Cela aurait mis dans les mains des Anglo-américains, la totalité de l'Allemagne et de l'Autriche et porté un coup décisif au prestige russe. » (Fuller : historien anglais)

De leur côté, les Allemands mettaient leurs derniers espoirs dans la désagrégation de la coalition anti-hitlérienne.

En janvier 1944, des militaires organisent un coup d'Etat visant à favoriser une « paix séparée » avec les Anglo-américains et à mener une croisade contre le bolchevisme.

Cookridge, des services secrets britanniques est cité par Ludo Martens dans sa brochure « Fascisme et anti-communisme »: « Si les projets des conspirateurs avaient abouti, ils auraient sans doute conduit à une paix séparée avec les puissances occidentales et ensuite sans aucun doute à un pacte antisoviétique entre le nouveau gouvernement allemand, les Britanniques et les Américains ». (p. 45)

La brochure précédente du Cercle Henri Barbusse « La dissolution de l'Internationale Communiste » traite aussi des manœuvres du Général Patton, qui rêvait d'en découdre avec l'URSS.

Dans cette sombre histoire, le mouvement des peuples contre le fascisme, l'avancée rapide des troupes soviétiques, les résistances nationales, la diplomatie habile et souple de Staline et Molotov obligèrent les dirigeants anglo-américains à maintenir la « grande alliance » et à respecter les engagements pris devant l'opinion publique démocratique.

La contribution immortelle de l'Union Soviétique à la cause de la paix, de la démocratie, du socialisme

L'URSS a sauvé non seulement le peuple soviétique mais aussi l'ensemble de L'Humanité. Les nazis vouaient les peuples vaincus à l'extermination ou à l'esclavagisme. La seconde guerre mondiale a causé des pertes humaines et matérielles incalculables. 23 millions de morts pour le seule Union Soviétique. 3 millions de communistes sur les 5 millions de membres du PC(b)US.

La guerre a été une redoutable épreuve pour le régime socialiste. Il a su prouver sa popularité, sa vivacité, la fraternité militante de ses peuples.

« En dépit des épreuves multiples de ces années, l'état d'âme de millions de Soviétiques correspondait à l'optimisme social, basé sur la confiance en l'avenir. Le courage dont les Soviétiques ont fait preuve dans leur combat avec l'ennemi, la conscience du devoir social, la volonté et la fermeté pour surmonter les difficultés, l'esprit d'initiative et de confiance en soi, le fait d'être prêt à prendre des risques et le sens des responsabilités, tels étaient les traits principaux des Soviétiques, créés par l'époque nouvelle » (Nina Andreeva).

L'URSS a vaincu le fascisme parce que les hommes et les femmes de cet Etat de dictature du prolétariat étaient dotés des moyens immenses que l'édification du socialisme dans les années 20 et 30 avaient mis entre leurs mains, parce que ces hommes luttaient aussi pour « leur socialisme », parce que la cinquième colonne qui causa tant de mal à la France avait été éliminée lors des procès de 37 et 38.

La guerre a vérifié le bien-fondé de la tactique de Front Populaire, qui a conduit les forces ouvrières et révolutionnaires à la victoire sur le fascisme. La guerre a confirmé la validité de la conception léniniste-stalinienne du processus révolutionnaire mondial.

Conséquence de la défaite du fascisme et de la deuxième étape de la crise générale du capitalisme, les classes ouvrières de toute une série de pays en jonction avec l'Armée Rouge libératrice ont œuvré à des révolutions anti-impérialistes conduisant à des révolutions prolétariennes et à la formation d'un vaste camp socialiste de Berlin à Pékin. Le mouvement de libération nationale, bénéficiant du soutien internationaliste de l'URSS a secoué le joug des vieilles puissances impérialistes dans les colonies et semi-colonies, entraînant la « désagrégation du système colonial » (Jdanov). Les droits démocratiques ont progressé dans les pays capitalistes, par l'existence d'un vaste camp socialiste favorisant la lutte des classes dans les pays du capital.

Tous ces résultats obtenus face à un ennemi bestial et féroce - le fascisme - se sont vus remis en cause par l'impérialisme qui ne renonce jamais à reconquérir ce qui a été perdu, et par le révisionnisme moderne de Khrouchtchev à Gorbatchev qui a ruiné et désagrégé lentement le camp socialiste et les PCF, PCI, etc. Pourtant le sacrifice des héroïques soldats soviétiques continuera de servir d'exemple à tous les combattants pour la libération nationale et sociale.

Gloire à chaque soldat, quelque soit sa nationalité, qui au sacrifice de sa vie a contribué à libérer l'Humanité de la « bête immonde » (Brecht) !


Edité le 28-10-2015 à 00:56:09 par Xuan




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Ni révisionnisme, Ni gauchisme UNE SEULE VOIE:celle du MARXISME-LENINISME (François MARTY) Pratiquer le marxisme, non le révisionnisme; travailler à l'unité, non à la scission; faire preuve de franchise de droiture ne tramer ni intrigues ni complots (MAO)
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ÉTÉ 1943 : LA BATAILLE DE KOURSK



Danielle Bleitrach

07
JUIL

Il est toujours bon dans les temps où la presse française choisit l’intoxication tant au plan international qu’à celui des événements nationaux de retrouver les grands classiques de la collaboration et la manière dont la presse parisienne nous présentait une armée nazie invaincue alors que sur le front russe la situation était en train de se renverser (note de Danielle Bleitrach)

Publié le 03/07/2017


Illustration : Dans le Donetz, nouvelle percée russe au sud-ouest de Vorochilovgrad – L’Echo d’Alger du 24 Août 1943 – Source Retronews Bnf

L’HIVER 1943 A PORTÉ UN COUP D’ARRÊT À L’OFFENSIVE ORIENTALE ALLEMANDE, LA BATAILLE DE KOURSK METTRA UN TERME DÉFINITIF AUX AMBITIONS DU REICH. EN FRANCE MÉTROPOLITAINE L’OCCUPANT VEILLE À CE QUE LE RÉCIT DES MÉDIAS NE LAISSE RIEN PERCEVOIR DE CETTE DÉFAITE.


Sa sixième armée anéantie à Stalingrad, l’armée allemande décide de lancer la quasi intégralité de ses forces dans la bataille : c’est l’opération « Zitadelle ». La presse française de la zone occupée va de la discrétion au triomphalisme. L’Echo d’Alger donne lui un autre écho à l’opération militaire : tout en reconnaissant les avancées allemandes des débuts il n’occulte pas le caractère décisif de la contre-offensive de l’Armée Rouge.

Dans la rubrique « La Grande Réserve de la propagande Allemande », l’Echo d’Alger du 29 juillet 1943 met en lumière le changement de ton de Radio Paris : pas de triomphalisme, l’ennemi est présenté comme une « forte nation militaire » qui malgré les nombreux revers sacrifie tout pour la guerre. L’Echo d’Alger interprète ainsi les propos de la radio collaboratrice :

« Le ton employé notamment par la presse parisienne, donne à croire qu’elle a reçu pour consigne de préparer l’opinion à un échec possible. »

http://www.retronews.fr/embed-journal/l-echo-d-alger/09-juillet-1943/30/1293937/2?fit=368.1086.394.458

Dans ce même numéro, le journal dévoile de manière bien moins partisane que le reste de la presse les premières mais fragiles percées de l’offensive allemande ainsi que l’ampleur de l’implication des forces blindées.

« Un des plus rudes combats de tanks de la guerre se déroule aujourd’hui sur les étendues plates qui entourent Koursk et où les Allemands s’efforcent d’élargir de petites brêches creusées dans les lignes soviétiques » .

L’Echo d’Alger donne également à comparer les communiqués russe et allemand : celui du futur vainqueur est bien plus étoffé que la courte dépêche diffusée par l’Axe.

http://www.retronews.fr/embed-journal/l-echo-d-alger/09-juillet-1943/30/1293937/1

Le Journal des Débats Politiques et Littéraires du 29 juillet 1943 n’hésite pas à relayer la propagande de la Wermacht, sa restitution des faits oscille entre incertitudes et inexactitudes.

« A Berlin, on demeure très discret sur la portée de cette percée et l’on estime que des détails ne pourront pas être donnés à ce sujet avant deux ou trois jours ».

Le journal insiste ostensiblement sur les pertes de l’Armée Rouge et relègue au rang de fantaisies les chiffres publiés par Moscou. Sur le plan stratégique, le rédacteur suit la ligne de l’armée allemande : ce sont les Russes qui ont attaqué.

« Quant à l’origine même de cette bataille, les soviets continuent d’affirmer qu’elle doit être attribuée à une initiative offensive des Allemands » .

http://www.retronews.fr/embed-journal/journal-des-debats-politiques-et-litteraires/09-juillet-1943/134/1466445/2

Selon le Petit Parisien du 10 Juillet 1943 : l’Allemagne triomphe. Tout en évoquant la grande violence des combats la une du journal annonce « une percée de 60 kilomètres », l’importance des combats de chars n’a pas non plus échappé au Petit Parisien, seulement il ne relate que les pertes soviétiques.

« Dans ces actions, l’ennemi a perdu, outre un nombre d’hommes élevés, 420 chars de plus ».

http://www.retronews.fr/embed-journal/le-petit-parisien/10-juillet-1943/2/62062/1

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marquetalia
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la Yougoslavie s est libérée toute seule,à la fois du fait de l action des Partisans du maréchal Tito que des résistants Tchetniks de Mihailovic.

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marquetalia
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   Posté le 09-07-2017 à 17:45:05   Voir le profil de marquetalia (Online à la racine du forum)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à marquetalia   

les combattants Tchetniks de Mihailovic ont combattu contre les Allemands et les Oustachis avant les Partisans de Tito.

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Xuan
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Le jour où des milliers de nazis ont défilé dans Moscou


17
JUIL
Publié le 16 Juillet, 2017 21:10 GMT dans histoire et société


Moscou, il y a 73 ans, a été témoin de l’opération Grande Valse, il s’agit d’un événement décidé par Staline dans le plus grand secret et qui a encadré l’une de l’offensive clé de l’Union soviétique pendant la Seconde Guerre mondiale. En effet dans un article récent, nous avons montré comment les journaux de la collaboration en France faisaient tout pour minimiser l’importance de l’échec des armées nazies sur le Front de l’Est. Staline par ce défilé dans le centre de Moscou disait clairement aux Allemands qu’ils ne rentreraient dans Moscou que comme des vaincus. Mais il disait également aux alliés ce que Staline pensait, à savoir qu’il fallait compter avec le rapport des forces que l’armée soviétique avait créé en Europe. Notez que c’est la police politique et non l’armée qui organise cet étrange défilé et qu’elle veille à ce qu’il se passe dans le silence et sans le moindre débordement des moscovites. Cet épisode confirme ce que toutes les archives démontrent et y compris les mémoires de Joukov, à savoir le rôle déterminant de Staline dans la conduite de la guerre (note de Danielle Bleitrach)



Le 17 Juillet 1944, dans le centre-ville de Moscou a eu lieu l’un des épisodes les plus symboliques et les plus marquants de la Seconde Guerre mondiale ou Grande Guerre patriotique (comme on l’appelle dans les anciennes républiques soviétiques) : les soldats allemands ont défilé à la stupéfaction de beaucoup de moscovites, pas en conquérants, mais comme des vaincus.

Le ‘D-Day’ soviétique

À la mi-Juin 1944, l’armée soviétique a mené l’une des offensives les plus puissantes de la Seconde Guerre mondiale contre l’ armée nazie, baptisée Opération Bagration. A cette époque, la répartition des forces dans le front de la guerre était assez compliquée pour l’Armée rouge, les nazis avaient des renforts préparés et les troupes qui assuraient la sécurité à l’avant étaient préparées à mener la bataille contre une offensive soviétique.

vidéo

Cependant, à la grande surprise de l’ennemi, Staline a décidé d’attaquer le centre de l’armée nazie en Biélorussie, en lançant à l’assaut la force la plus puissante de lutte contre les nazis, qui avaient non seulement un grand nombre de troupes d’élite, mais se trouvaient dans un lieu très privilégié pour leur défense.

Le 23 juin, a commencé l’offensive soviétique qui a été très réussie. L’Armée rouge a attaqué dans les villes de Minsk, Babruisk et Vitebsk, en réussissant à libérer ce territoire et à détruire la force nazie la plus opérationnelle, l’armée du Centre, la même qui lors de l’hiver 1941 devait prendre Moscou. Lors de l’avance soviétique, plus de 150.000 soldats du Troisième Reich ont été fait prisonniers..

Opération Grande Valse

Le succès de l’opération militaire de l’Armée rouge contre les nazis a témoigné qu’il s’agissait d’un tournant dans le conflit et les dirigeants soviétiques voulaient montrer leur victoire, non seulement au peuple soviétique, mais aussi aux journalistes étrangers vivant à Moscou. Ce défilé massif de prisonniers a convaincu tout le monde, même ceux qui croyait le moins au succès de l’offensive soviétique.

vidéo

Cet événement hautement symbolique a été organisé dans le plus grand secret par le NKVD (services secrets soviétiques) et a été nommé Opération Grande Valse.

Pour 16 juillet 1944, 19 généraux nazis prisonniers de guerre ont été transférés à Moscou à la tête pour être à la tête du défilé, annoncé à la radio le matin du 17 juillet. Dans le message délivré par le chef de la police de Moscou, il a été rapporté qu’à 11 heures dans le centre de la ville serait amenés en convoi 57.600 soldats et officiers du Troisième Reich et pour cette raison, les rues de la ville seraient fermées.



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le 17 juillet, le défilé, avec à sa tête des généraux et officiers supérieurs, suivis par le reste des troupes dans les grandes colonnes. La grande majorité de la population a reçu les nazis avec un silence assourdissant, rompu seulement par quelques personnes qui tentaient de jeter des pierres, mais étaient aussitôt arrêtées par les forces de sécurité.

Cette marche des vaincus était un événement qui non seulement a montré aux alliés et à la communauté internationale le grand succès de l’opération Bagration, mais elle était un signal aux nazis que l’équilibre de la guerre n’était pas en leur faveur. Plusieurs des généraux qui ont pris part à cet événement ont fini par être des collaborateurs du Kremlin, d’autres ont été envoyés en prison.



rarehistoricalphotos.com

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