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 La Chine et l'écologie

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Xuan
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Sur Novethic


LA CHINE A DÉPASSÉ SON PIC CHARBON

PUBLIÉ LE MARDI 19 JUILLET 2016 À 09H27


Le pic charbon de la Chine appartient au passé. C’est la conviction de Tim Buckley, le directeur des études financières sur l’énergie de l’Institute for Energy Economics and Financial Analysis. L'institut vient de publier une étude qui met en évidence le fait que "le rythme de la transformation du secteur électrique chinois continue de s’accélérer. La demande d’électricité s'est découplée de l’activité économique, et la Chine continue à diversifier son mix énergétique et à réduire sa consommation de charbon plus vite que personne ne s’y attendait" .

Selon les derniers chiffres du Bureau national des statistiques chinois, publiés vendredi15 juillet, la production de charbon dans le pays a chuté de 16,6 % au mois de juin par rapport à l’an dernier. Rapportée à 2015, cette baisse est de 9,7 % sur les 6 premiers mois de l’année. Sur cette période, la production industrielle a quant à elle augmenté de 6 %. La Chine consomme et produit près de la moitié du charbon mondial.

Antonin Amado


Edité le 10-09-2016 à 12:38:29 par Xuan




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   Posté le 10-09-2016 à 12:39:37   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

La Chine élimine 250.000 tonnes de substances appauvrissant la couche d'ozone


French.china.org.cn - Mis à jour le 10-09-2016


La Chine a supprimé 250.000 tonnes de substances appauvrissant la couche d'ozone (SACO) au cours des cinq dernières années, ce qui représente plus de la moitié de la quantité totale éliminée par tous les pays en développement, a déclaré vendredi le ministère chinois de la Protection de l'Environnement (MPE).

Une réunion commémorant la Journée internationale pour la protection de la couche d'ozone, qui tombera cette année le 16 septembre, a été organisée vendredi à Beijing par le MPE et les programmes d'environnement et de développement des Nations unies.
Lors de la réunion, le vice-ministre de la Protection de l'Environnement, Zhao Yingmin, a précisé que plus d'un million de tonnes de SACO avaient été éliminées dans le monde entier.

La Chine encouragera et soutiendra les recherches sur les substituts technologiques alternatifs pour les SACO, a-t-il ajouté. F

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   Posté le 12-09-2016 à 16:14:02   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

La densité des PM2,5 à Beijing en baisse de 12,5% de janvier à août


Publié le 2016-09-12 à 18:21

BEIJING, 12 septembre (Xinhua) -- La densité des PM2,5, particules fines responsables du smog, a diminué de 12,5% sur un an à Beijing de janvier à août, ont annoncé lundi les autorités locales de la protection de l'environnement.

L'indice moyen des PM2,5 au cours des huit premiers mois de l'année était de 63 microgrammes par mètre cube, a indiqué le bureau municipal de la protection de l'environnement.

Par ailleurs, les densités des PM10, du dioxyde de soufre et du dioxyde d'azote ont respectivement baissé de 17,3%, 26,7% et 8,9%.

Beijing vise à maintenir le niveau moyen des PM2,5 à moins de 60 microgrammes par mètre cube en 2017. En 2015, ce niveau était de 80,6 microgrammes, contre 95,7 microgrammes en 2012.

Selon un rapport publié en juillet par l'Académie d'ingénierie de Chine, Beijing fait face à une tâche difficile pour réaliser son objectif en 2017 et devra adopter des contrôles plus stricts sur les émissions de polluants et une meilleure coordination avec les régions voisines.

Beijing encouragera les agriculteurs en banlieue à remplacer les poêles à charbon par des fours électriques ou à gaz, selon le bureau.

En outre, la capitale chinoise interdira les véhicules vétustes et encouragera l'achat de voitures électriques. Les autorités ont installé des purificateurs d'air, qui retiennent les polluants, dans 3.600 nouveaux bus et camions cette année, permettant de réduire de 60% leurs émissions de dioxyde d'azote.

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   Posté le 23-12-2016 à 23:44:26   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

La Chine augmentera son taux de couverture forestière à 23,04% d'ici 2020


2016-12-23 21:41:29 xinhua

La Chine vise à augmenter son taux de couverture forestière à 23,04% d'ici 2020, contre 21,66% actuellement, a annoncé vendredi le ministre de l'Agriculture, Han Changfu.
Ce chiffre a été révélé alors que le ministre présentait aux législateurs l'innovation scientifique et technologique dans le secteur agricole et forestier durant une session du Comité permanent de l'Assemblée populaire nationale (APN, parlement chinois), qui se déroule de lundi à dimanche.

Une augmentation de 1,38 point de pourcentage du taux de couverture forestière représente une hausse de plus de 1,3 milliard de mètres cubes du volume des réserves sur pied.

Le taux de couverture forestière de la Chine a atteint 20,36% fin 2008, soit 195 millions d'hectares.

Durant la période du 12e Plan quinquennal (2011-2015), la superficie des forêts du pays a augmenté de 450 millions de mus (30 millions d'hectares).

Cependant, le taux de couverture forestière de la Chine reste environ 10 points de pourcentage inférieur à la moyenne mondiale.

Dans son rapport, le ministre a indiqué que la Chine oeuvrerait à promouvoir le reboisement et à améliorer la qualité de ses forêts au cours des cinq années à compter de 2016.

Les avancées scientifiques et technologiques jouent un rôle de plus en plus important dans le développement forestier et agricole de la Chine, selon M. Han.

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   Posté le 23-12-2016 à 23:59:08   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Le président chinois insiste sur l'utilisation d'énergies propres pour réduire les jours de smog


French.xinhuanet.com - Publié le 2016-12-21 à 22:51


BEIJING, 21 décembre (Xinhua) -- Le président chinois Xi Jinping a déclaré mercredi que le nord du pays devait promouvoir l'utilisation d'énergies propres pour le chauffage en hiver afin de réduire le nombre de jours de smog.

Le gaz naturel et l'électricité peuvent remplacer le charbon, principale source d'énergie en Chine, pour le chauffage des immeubles dans le nord de la Chine, a indiqué M. Xi lors de la 14e réunion du Groupe de direction centrale sur les Affaires financières et économiques.
Les énergies propres doivent être utilisées autant que possible et représenter une part plus importante pour alimenter le chauffage en hiver, a affirmé M. Xi, ajoutant que le gouvernement laisserait les entreprises jouer un rôle majeur dans ce processus pour que le chauffage soit abordable.
La semaine dernière, Beijing a émis sa première alerte rouge au smog de cette année. Le smog persistant a perturbé la vie quotidienne des habitants et les horaires scolaires des élèves à Beijing et dans les régions voisines.

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   Posté le 24-12-2016 à 00:00:51   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

La Chine lance un satellite pour surveiller les émissions mondiales de CO2



-- Lancement d'un satellite de surveillance du dioxyde de carbone via une fusée Longue Marche-2D depuis le Centre de lancement de satellites de Jiuquan, dans le désert de Gobi, dans le nord-ouest de la Chine, le 22 décembre 2016. Il s'agit de la 243e mission de la famille des fusées Longue Marche. (Photo : Ren Hui)

JIUQUAN, 22 décembre (Xinhua) -- La Chine a lancé jeudi à 3h22 un satellite de surveillance du dioxyde de carbone via une fusée Longue Marche-2D depuis le Centre de lancement de satellites de Jiuquan, dans le désert de Gobi, dans le nord-ouest du pays.

La Chine est le troisième pays, après le Japon et les Etats-Unis, à surveiller les émissions de gaz à effet de serre grâce à son propre satellite.

Le satellite TanSat, pesant 620 kg, a été placé en orbite héliosynchrone à quelque 700 km au-dessus de la Terre et surveillera la concentration, la distribution et la circulation du CO2 dans l'atmosphère, a expliqué Yin Zengshan, concepteur en chef de TanSat au sein de l'Institut de recherche sur les micro-satellites de l'Académie des sciences de Chine (ASC).

Ce satellite favorisera la compréhension des changements climatiques et fournira des données indépendantes aux décideurs politiques chinois.

Lors de sa mission de trois ans, TanSat examinera de manière approfondie les niveaux de CO2 à l'échelle mondiale tous les 16 jours, avec une précision d'au moins 4 ppm (parties par million).

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   Posté le 27-12-2016 à 00:07:43   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Sur le site Atlantico :

La Chine fait une loi pour taxer les pollueurs


La Chine, qui est le premier émetteur au monde de gaz à effet de serre, a adopté dimanche une loi pour taxer les pollueurs, bien que le dioxyde de carbone (CO2) échappe encore à la fiscalité selon l’agence Chine nouvelle.

Les institutions et les entreprises sont concernées par ce dispositif. Il prévoit un prix de 1,2 yuan, ce qui correspond à 0,16 euro, pour chaque unité d’émission polluante –hors CO2, donc. La pollution des eaux et la pollution pour le bruit seront aussi taxées.

Autre point important : les provinces pourront modifier la valeur des taxes, à la hausse (jusqu’à 10 fois) ou à la baisse si la pollution émise est inférieure aux normes nationales.

C’est le comité permanent du parlement chinois qui est derrière cette loi.

Ces derniers jours la pollution a atteint très niveaux extrêmement préoccupants en Chine, au point que la partie nord du pays a été en alerte rouge pendant presque une semaine.

Cette loi n’entrera effectivement en vigueur que le 1er janvier 2018.

La Chine avait ratifié en septembre l’accord de Paris sur le climat, qui datait de décembre 2015. Cet accord prévoyait de limiter à moins de 2 degrés la hausse de la température par rapport au niveau préindustriel. L’accord est entré en vigueur au mois de novembre.

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   Posté le 27-12-2016 à 00:13:57   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

La source d'un polluant majeur du smog chinois dévoilée



WASHINGTON, 25 décembre (Xinhua) -- Des scientifiques ont déclaré récemment avoir résolu l'énigme de la manière dont le sulfate, un composant majeur du smog (brouillard de pollution), se forme dans le nord de la Chine, y compris à Beijing.

Cette étude, publiée dans le journal américain Science Advances, a identifié des réactions chimiques de l'azote et des particules d'eau dans l'air comme les deux pièces manquantes du puzzle, concluant que réduire les émissions d'oxydes d'azote (NOx) spécifiquement permettrait de réduire la pollution de l'air en Chine.

Ces conclusions se basent sur une analyse de données récoltées lors du pic de smog de janvier 2013 à Beijing, l'un des cas de pollution atmosphérique les plus graves enregistrés à ce jour en Chine, au cours duquel la concentration des particules fines appelées PM2.5 a dépassé 16 fois les valeurs recommandées par l'Organisation mondiale de la santé.

À cette époque, les chercheurs ont effectué des mesures d'aérosol sur le toit d'un bâtiment de l'Université Tsinghua à Beijing, et analysé les données de toute la région.

Ils ont identifié une chaîne de réactions qui pourrait expliquer la source de sulfate inexpliquée, et découvert que les particules fines d'eau dans l'air agissaient comme réacteur, piégeant les molécules de dioxyde de souffre (SO2) et interagissant avec le dioxyde d'azote (NO2) pour former des sulfates.

Le taux de réaction était également renforcé lors de l'incident de 2013 par la stagnation de la météo, piégeant le NO2 près de la surface de l'air et générant des concentrations des NO2 trois fois supérieures à celle de l'air propre.

Ce processus "s'amplifiait de manière autonome" , selon les chercheurs, car les concentrations croissantes de la masse d'aérosol entraînaient une augmentation de la teneur en aérosols dans l'eau, accélérant l'accumulation de sulfates et provoquant une aggravation du nuage de pollution.

"Cette étude révèle le mécanisme unique de formation des sulfates dans la PCN (plaine de la Chine du Nord), qui diffère des scénarios traditionnels" , a expliqué dans un courrier électronique à Xinhua, Guangjie Zheng, directrice de cette étude et chargée de recherches à l'Université Tsinghua.

"Dans des environnements moins pollués comme les États-Unis ou l'Europe, les sulfates sont formés principales par la chaîne de réaction OH (hydroxyde) traditionnelle dans la phase de gaz atmosphérique, ou par la chaîne de réactions de l'H2O2 (peroxyde d'hydrogène) et de l'O3 (ozone) dans la chimie des nuages. Dans le cas des nuages de pollution de la PCN, toutefois, la chaîne de réaction dominante pour la formation des sulfates devient la chaîne de réactions NO2 dans l'eau d'aérosol."

Les conclusions de cette étude montrent "la nature complexe" des nuages de pollution en Chine, selon Mme Zheng.

"Le SO2 provient principalement des centrales électriques, le NOx provient des centrales et des véhicules, tandis que le NH3 (ammoniaque) et les poussières minérales, qui servent de substances neutralisantes, sont présentes de manière naturelle et par émissions anthropogènes liées à l'industrie et aux poussières diffusés" , explique-t-elle.

Ces polluants de diverses sources sont émis avec une haute intensité et simultanément, provoquant une situation de pollution lourde unique, et changeant ainsi la chaîne de formation de sulfates dominante. La complexité des nuages de pollution dans la PCN démontre une nouvelle fois l'importance des stratégies scientifiques de réduction des émissions.

Par exemple, la réduction du NO2 et de l'oxyde nitrique, qui peuvent réagir dans l'air pour former du NO2, devraient réduire les niveaux de pollution de sulfate bien plus que prévu dans les modèles traditionnels sur la qualité de l'air.

Ces résultats "devront être pris en compte dans les stratégies futures en matière de qualité de l'air et d'émission de polluants dans le nord de la Chine, et peut-être dans d'autres régions" , concluent les chercheurs dans leur étude.

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   Posté le 07-01-2017 à 22:48:40   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

La Chine se détourne du charbon


06 janvier 2017 - sur Actu environnement

Alors qu'une vague de brouillard toxique s'est abattue sur le nord de la Chine, conduisant la municipalité de Pékin à déclencher une "alerte rouge" à la pollution atmosphérique fin décembre 2016, le plan quinquennal présenté le 5 janvier par l'Agence nationale de l'énergie chinoise illustre la volonté des autorités de minorer la part des énergies fossiles dans le mix énergétique.

Entre 2016 et 2020, période couverte par ce nouveau plan quinquennal, plus des deux tiers de la croissance de la demande énergétique chinoise devront être fournis par des énergies non fossiles et par du gaz naturel. La part du charbon devra être réduite à moins de 58% des énergies primaires en 2020 (contre 64% en 2015).

Le plan prévoit d'investir 361 milliards de dollars dans l'électricité à base de renouvelables d'ici à 2020, avec à la clé, 13 millions de nouveaux emplois, et d'augmenter la part des énergies non fossiles à plus de 15% (contre 12% en 2015), notamment en portant les capacités installées à 210 gigawatts (GW) pour l'éolien (contre 129 en 2015, soit +56%) et à 110 GW pour le solaire (contre 43 en 2015, soit +156 %).

Empire des énergies renouvelables

La Chine s'affirme comme le leader mondial de ces technologies avec 32 milliards de dollars investis dans des projets liés aux énergies renouvelables à l'étranger en 2016, soit une hausse de 60% par rapport à 2015, selon le rapport China's Global Renewables Expansion (L'expansion mondiale de la Chine dans les énergies renouvelables) publié le 6 janvier par l'Institute for Energy Economics and Financial Analysis (IEEFA), qui prend en compte tous les contrats dépassant le milliard de dollars conclus dans ce secteur.

Dans l'éolien, Goldwind, compagnie chinoise, a acquis Vestas en 2015, devenant ainsi le plus grand fabriquant mondial de turbines éoliennes. La Chine possède cinq des dix plus grandes entreprises mondiales du secteur parmi lesquelles United Power, Ming Yang, Envision et CSIC.

Empire des énergies renouvelables, la Chine détient cinq des six plus grands fabricants de modules photovoltaïques de la planète. Il s'agit notamment de JA Solar, qui a démarré en novembre 2016 la construction de son usine de piles solaires au Vietnam d'une valeur d'un milliard de dollars.


Agnès Sinaï, journaliste
Rédactrice spécialisée

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   Posté le 26-07-2017 à 22:20:01   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

La Chine ferme ses portes aux déchets occidentaux



La Chine a annoncé son intention d'interdire l'importation de certains déchets pour lutter contre les transferts illégaux. Les filières de recyclage s'inquiètent pour le débouché des matières premières secondaires européennes.

25 juillet 2017

© philipusStock de métal dans le port de Hong-Kong en Chine

Le pays hôte des déchets européens dit stop. La Chine vient d'informer l'Organisation mondiale du commerce (OMC) de sa volonté d'interdire l'importation de 24 types de déchets sur son territoire. Sont concernés certaines matières plastiques, les papiers non triés, certains matériaux textiles et les laitiers, scories, croutes d'oxydes et autres déchets provenant de la fabrication du fer ou de l'acier. Selon Le Quotidien du Peuple, le ministère de l'Environnement chinois justifie sa décision pour "protéger les intérêts environnementaux de la Chine et la santé des personnes" .

La Chine veut faire le ménage

Cette interdiction pourrait prendre effet d'ici septembre. Elle fait suite à la mise en place par le Gouvernement chinois du programme "National SWORD" il y a quelques mois. Le but de ce programme est de limiter voire d'interdire l'importation de certains déchets sur le territoire national en limitant les licences d'importations des usines chinoises, et en fermant définitivement celles qui ne respectent pas les normes environnementales, les autorisations d'importation ou les conditions techniques.

Lors d'une conférence de presse le 20 juillet dernier, le directeur de la coopération internationale au ministère de l'Environnement chinois, Guo Jing, a expliqué que ce programme vise également les transferts illégaux de déchets. "Motivés par l'appât du gain, certains contrevenants chinois et étrangers exportent illégalement ou font de la contrebande de déchets solides en Chine, et certains cachent les déchets au sein d'autres produits importés dans le pays. Ces déchets ont causé de nombreux problèmes. Nous devons lutter contre cela" , a-t-il insisté.

Les stocks augmentent déjà en Europe

La réaction des spécialistes du recyclage ne s'est pas fait attendre. Le directeur général du Bureau International du Recyclage (BIR), Arnaud Brunet, a adressé une lettre officielle à l'Organisation mondiale du commerce par l'intermédiaire de la Commission européenne pour faire part de ses inquiétudes : "Le BIR souligne l'impact grave qu'une telle interdiction aurait sur l'industrie mondiale du recyclage ainsi que sur la production domestique chinoise s'appuyant sur des matériaux recyclés" . Il a demandé au gouvernement chinois de reconsidérer ses politiques d'interdiction et propose de "discuter des moyens d'assurer des normes de qualité élevées sans nuire à l'industrie mondiale du recyclage et à l'économie chinoise."

En France, l'inquiétude est de mise chez Federec : "L'interdiction soudaine d'exporter de nombreux produits en Chine engendre dès à présent une augmentation des stocks sur les marchés qui les produisent. L'impact de cette décision est mondial et a des conséquences en Europe et dans tous les pays exportateurs de ces matières" , explique la fédération du recyclage dans un communiqué. Les plastiques sont particulièrement touchés puisque huit familles sont concernées, principalement issues des plastiques triés, en mélange, ou "à laver" (note des familles : PE, films plastiques, styréniques, PVC, PET, PET Bouteilles, PC CD/DVD, autres déchets et rebuts plastiques).
Neuf millions de tonnes de plastiques sont importés par la Chine tous les ans. "A ce jour, la capacité des autres usines mondiales n'est pas en mesure de consommer ces volumes aujourd'hui importés par la Chine. Cette absence de débouchés oblige notre profession à prendre des mesures drastiques sur les volumes et les qualités aujourd'hui collectés (surtri, lavage, valorisations alternatives) et à chercher en urgence des solutions de substitution afin d'en limiter les productions" , alerte Federec. Les centres de tri français n'ont pas les capacités de stockage suffisantes.

Un marché du recyclage enlisé

Le directeur de la coopération internationale au ministère de l'Environnement chinois, Guo Jing, a également justifié son action par une montée de l'opinion chinoise contre l'importation de déchets.
Une opinion qui pousse la Chine à se montrer de plus en plus ferme. Car ce n'est pas la première fois qu'elle tente de fermer ses portes à l'importation de déchets en provenance d'Europe et des Etats-Unis. En février 2013, elle lançait déjà l'opération "Green Fence" pour renforcer les contrôles aux frontières et bloquer les lots de matières mal triées ou les déchets non recyclables. Les quantités de matières recyclées importées avaient baissé de 6% en 4 mois pour le papier par exemple. Les prix des matières recyclées sur les marchés internationaux avaient par conséquent fortement baissé, beaucoup de vendeurs ne trouvant plus preneur. La Chine en avait tiré profit indirectement.

Elle réitère aujourd'hui et ses nouvelles annonces font craindre des effets similaires alors que le marché du recyclage reste morose. En novembre 2016, les volumes à recycler ont stagné et les exutoires de matières recyclées se sont restreints. "Nous sommes une mine à ciel ouvert qui produit sans discontinuer. Il faut évacuer les matières de nos sites mais les conditions économiques ne sont pas favorables" , expliquait Jean-Philippe Carpentier, président de Federec. Les surcapacités chinoises d'acier "frais", le prix du pétrole, du charbon et du minerai de fer toujours bas, ainsi qu'une offre de bois qui excède la demande, continuent de peser sur l'utilisation de matières recyclées. Les annonces de la Chine ne vont pas arranger la situation.

Un autre facteur entre également en ligne de compte : le recyclage progresse en Chine. L'augmentation des volumes donne davantage le choix aux usines du pays, la sélection s'opère par la qualité. Les contrôles de la qualité des importations vont donc avoir tendance à se durcir plutôt qu'à s'assouplir.

Florence Roussel: Rédactrice en Chef

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   Posté le 29-07-2017 à 15:42:32   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Chine : des légumes poussent dans le désert de Gobi

Publié le 2017-07-29 à 16:40 - french.xinhuanet.com


LANZHOU, 29 juillet (Xinhua) -- Malgré les fortes chaleurs de l'été, Zhang Guosen, âgé de 50 ans, travaille assidûment dans une serre à Jiuquan, dans la province chinoise du Gansu (nord-ouest). Il est entouré de rangées de tomates, de concombres et de calebasses.

M. Zhang est chef de la division des légumes du Bureau de l'administration de l'agriculture et des animaux du district de Suzhou et se charge des lignes directrices techniques pour la culture sous serre.

"Nous pensions autrefois qu'il était impossible de cultiver des légumes dans le désert aride de Gobi" , a déclaré M. Zhang.
Situé dans l'ouest du Corridor Hexi, une partie importante de l'ancienne Route de la soie, Jiuquan possède des terres sèches et arides recouvertes de sable et de graviers.

L'écosystème fragile et la pénurie d'eau ont restreint le développement de l'agriculture.

Le gouvernement local a adopté des mesures pour aider les paysans, telles que la construction de serres et l'introduction de la culture organique hors-sol.
"Nous pouvons profiter des avantages de l'ensoleillement abondant dans le désert pour cultiver des légumes" , a noté M. Zhang.

Des serres ont été construites avec du sable et des graviers. Des plantes d'origine locale et des déchets d'origine animale se substituent à la terre et aux engrais pour la culture hors-sol, a indiqué M. Zhang.

Par rapport à la culture traditionnelle de légumes, les coûts de la culture hors-sol dans les serres sont plus faibles car il n'est plus nécessaire d'acheter des engrais et des pesticides. En plus, la qualité des légumes est garantie grâce à la culture organique.

"Nous avons adopté une technologie d'irrigation par micro-pulvérisation, qui a permis de réduire d'environ 40% la consommation d'eau par rapport aux méthodes traditionnelles agricoles" , a révélé M. Zhang.

Des institutions de recherche et développement, telles que l'Académie des sciences agricoles de Chine et l'Université agricole du Gansu, ont aidé le district à introduire des technologies avancées, dont des équipements de contrôle à distance sans fil, des systèmes multifonctionnels de collecte de données et des générateurs de dioxyde de carbone.

"Les équipements peuvent être utilisés pour surveiller et ajuster à distance la température, l'humidité et la teneur en dioxyde de carbone dans les serres", a précisé M. Zhang. "Les paysans peuvent voir les données sur des applications mobiles".

A présent, environ 786,7 hectares de serres ont été construits dans le district, et les catégories de plantes se sont étendues, incluant des champignons et du raisin.
Par ailleurs, les serres ont considérablement contribué à la prévention de la désertification des terres dans la région du désert de Gobi.

(contact du rédacteur : xinhuafr@xinhua.org)

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Energies renouvelables : quand la Chine fait sa révolution

sur Les Echos

Jonathan Woetzel - directeur du McKinsey Global Institute -Le 24/08 à 15:29

LE CERCLE/PROJECT SYNDICATE - La Chine aspire à devenir le leader mondial des énergies renouvelables. Elle semble bien partie pour atteindre son objectif.

Début 2017, la Chine a annoncé qu’elle investirait 360 milliards de dollars dans les énergies renouvelables d’ici à 2020 et qu’elle annulerait les projets de création de 85 centrales thermiques à charbon .

En mars, les autorités chinoises ont signalé que le pays a déjà dépassé ses objectifs officiels en matière d'efficacité énergétique, d’intensité en carbone et de part de marché des sources d’énergie propre.

De plus, le mois dernier, l’agence responsable de la réglementation du secteur de l’énergie en Chine, l’Administration de l’énergie nationale, a mis en place de nouvelles mesures de réduction de la dépendance du pays au charbon.

Ces développements ne sont que quelques indices récents que la Chine est au centre de la transformation mondiale de l’énergie, favorisée par l’évolution des technologies et la baisse des coûts de production des énergies renouvelables.

Une part croissante de la demande mondiale d’énergie

Or, la Chine ne fait pas qu’investir dans des énergies renouvelables et l’élimination progressive du charbon. Elle compte pour une part croissante de la demande mondiale d’énergie, ce qui signifie que la transition de l’économie chinoise vers une croissance tirée par les services et la consommation va transformer le secteur des ressources au niveau mondial.

En même temps, d’autres facteurs réduisent déjà la consommation mondiale en ressources, y compris une plus grande efficacité énergétique des bâtiments résidentiels, industriels et des édifices commerciaux, ainsi qu'une baisse de la demande d’énergie du secteur des transports, grâce à la prolifération des véhicules autonomes et du covoiturage.

Selon l’étude récente du McKinsey Global Institute (MGI), «Beyond the Supercycle: How Technology Is Reshaping Resources» (Après le supercycle : comment l’utilisation des ressources est modelée par les technologies), ces tendances contribuent à ralentir la croissance de la demande en énergie primaire.

Lire aussi : Réussir la transition énergétique : ne plus opposer les énergies

Si l’adoption rapide de nouvelles technologies continue, cette demande atteindrait son apogée en 2025. Et avec des utilisations moins intensives en énergie et une plus grande efficacité, la productivité de l’énergie dans l’économie mondiale pourrait augmenter de 40 à 70 % au cours des deux prochaines décennies.

Alors que la croissance mondiale de la demande d’énergie ralentit, la part de la demande chinoise augmente. D’ici à 2035, la Chine pourrait compter pour 28 % de la demande mondiale d’énergie primaire, en hausse de 23 % par rapport au niveau actuel, alors que les États-Unis ne représenteraient que 12 % de la demande en 2035, en baisse de 16 % par rapport à aujourd’hui.

La Chine a déjà fait de grands progrès sur le plan de la réduction de l’intensité d'utilisation des ressources : entre 1980 et 2010, son économie s’est multipliée par 18, mais sa consommation en énergie n’a été multipliée que cinq fois. Selon les données de la Banque mondiale, ceci constitue une baisse de 70 % en intensité énergétique par unité de PIB.

La Chine, premier investisseur

Dans le 13e plan quinquennal, les instances chinoises envisagent de réduire l’intensité énergétique de 15 % entre 2016 et 2020. L’atteinte de cet objectif est déjà bien engagée. En début d'année, lors du Congrès national du Peuple chinois, le premier ministre chinois, Li Keqiang, a annoncé que l’intensité énergétique de la Chine a fléchi de 5 % l’an dernier.

Les énergies renouvelables sont une des causes de la baisse de l’intensité d'utilisation des ressources de l’économie chinoise. Aspirant à devenir le leader mondial en ce domaine, la Chine investit déjà plus de 100 milliards de dollars en énergies renouvelables chaque année dans le pays.

C’est le double du niveau d’investissement américain dans les énergies renouvelables nationales et plus que la somme des investissements annuels des États-Unis et de l’Union européenne.

Lire aussi : La Terre est-elle trop petite pour les énergies renouvelables ?

La Chine investit 32 milliards de dollars supplémentaires — plus que tout autre pays — dans des projets d’énergies renouvelables à l’étranger, les sociétés chinoises de premier plan prenant de plus en plus l’initiative dans les chaînes de valorisation des énergies renouvelables mondiales.

La compagnie électrique publique chinoise a le projet de développer un réseau électrique alimenté par des éoliennes et des panneaux solaires du monde entier. Les fabricants chinois de panneaux solaires auraient des prix 20 % inférieurs à ceux de leurs concurrents américains, grâce aux économies d’échelle et à un développement plus avancé de la chaîne logistique.

Et les fabricants chinois d’éoliennes, qui ont comblé progressivement leur retard technologique, comptent aujourd’hui pour plus de 90 % du marché chinois, contre à peine 25 % en 2002.

Des défis non négligeables

Ces tendances laissent croire que la Chine sera à la fois une source majeure de demande d’énergie et de technologies de pointe, et qu’elle aura une occasion unique de prendre l’initiative sur le plan mondial.

Son expérience de réduction de l’intensité énergétique peut servir de modèle aux pays en développement. Et ses investissements dans les énergies renouvelables au plan national et à l’étranger peuvent conduire à d’autres avancées technologiques qui contribueront à diminuer les coûts pour les consommateurs du monde entier.

Mais la Chine devra aussi relever des défis au cours de la transition des combustibles fossiles vers les énergies renouvelables dans un secteur mondial des ressources en pleine évolution. Son économie est encore très dépendante du charbon, ce qui représente des coûts non négligeables lorsqu’il s’agit de transférer sa capacité énergétique vers d’autres ressources comme le gaz naturel et les énergies renouvelables.

Lire aussi : Énergie solaire : fardeau ou miracle pour l'économie africaine ?

De plus, la construction en Chine de centrales solaires et de parcs éoliens a devancé la modernisation de son réseau électrique, générant beaucoup de gaspillage. Et les producteurs chinois, comme la plupart, subissent des pressions constantes pour qu’ils réduisent les coûts et améliorent l’efficacité afin de compenser le ralentissement de la croissance de la demande mondiale.

Malgré ces obstacles, l’innovation technologique des producteurs chinois devrait leur permettre de réaliser des gains de productivité et de réduire les coûts de consommation. Selon MGI, d’ici à 2035, les évolutions de l’offre et de la demande des principaux produits de base pourraient entraîner des réductions de coûts de 900 milliards à 1 600 milliards de dollars au niveau mondial.

L’ampleur de ces économies dépendra non seulement du rythme d’adoption de nouvelles technologies, mais aussi des mesures prises par les responsables politiques et les sociétés privées pour s’adapter au nouveau cadre de marché. Mais, avant tout, elle dépendra de la Chine.

Cet article est publié en collaboration avec Project Syndicate, 2017 - La révolution de la Chine en énergie renouvelable

Jonathan Woetzel est directeur du McKinsey Global Institute. Jiang Kejun est chercheur principal au Energy Research Institute de la Commission nationale de développement et de réforme de Chine.


JonathanWoetzel

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   Posté le 31-08-2017 à 09:37:43   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

La Chine éclipse l’UE en atteignant en avance son objectif solaire pour 2020


Par : Sam Morgan - EURACTIV.com - translated by Marion Candau


Parc solaire flottant en Chine [Sungrow]

La Chine a déjà atteint son objectif 2020 d’énergie solaire, avec une capacité de production qui dépasse de loin les 105 GW. L’Europe est loin de dépasser ses propres objectifs.

De nouveaux chiffres publiés par Asia Europe Clean Energy Advisory (AECEA) révèlent que la Chine a déjà dépassé son objectif 2020 de 105 GW de capacité de production d’énergie solaire, grâce à de nouvelles constructions en juin et juillet lui permettant d’atteindre 112 GW.

En 2018, l’énergie solaire a déjà progressé de 24,4 GW de capacités au premier semestre. La position de l’Empire du Milieu en tant que leader mondial dans le secteur se maintient donc, alors que l’Europe creuse de plus en plus son retard.

Le solaire est en train de dépasser le nucléaire

Le photovoltaïque va bientôt rattraper, voire détrôner la capacité mondiale de production d’énergie nucléaire, selon une nouvelle étude américaine. La hausse de la demande pourrait faire du solaire la principale source d’énergie d’ici à 2050.

Et la Chine ne prévoit pas de se reposer sur ses lauriers. Les responsables ont récemment revu à la hausse leurs prévisions pour 2017 en termes de nouvelles installations solaires et les chiffres indiquent maintenant qu’au total, le pays pourrait atteindre 45 GW de nouvelles capacités cette année. Soit plus que la capacité totale de l’Allemagne, qui était en 2016 de 41,1 GW.

Les groupes de promotion des renouvelables appellent l’Europe à prendre exemple sur la Chine et à faire tout son possible pour être le numéro un du secteur. L’association SolarPower Europe encourage l’UE à accroître l’objectif 2030 de 27 % d’énergies renouvelables pour le faire passer à 35 %.

Un récent rapport de l’association conclut que seul un objectif de 35 % permettra de maintenir la dynamique pour l’industrie des renouvelables. Et que l’UE aura déjà du mal à atteindre l’objectif de 27 % si les ambitions du bloc ne sont pas revues à la hausse.

Il faut reconnaître que les ambitions de la Chine sont impressionnantes. Le pays peut déjà se vanter de posséder le plus grand parc solaire du monde, d’une superficie de plus de 30 km carrés. Récemment, la Chine a aussi ouvert le plus grand parc solaire flottant du monde, situé sur une ancienne mine de charbon.

Pourtant, une fois la capacité et les projets phares sortis de l’équation, la question de l’énergie en Chine reste un vrai point d’interrogation. Même si le pays a déjà atteint son objectif de 2020, seul 1 % de la demande en énergie est satisfaite grâce à l’énergie solaire. Le charbon est encore maître en son royaume dans le bouquet énergétique.

Et il y a la question des subventions. Les subventions, payées aux entreprises dédiées au solaire pour générer de l’électricité et rendre le marché plus attractif, sont souvent arrivées trop tard, ce qui s’est répercuté sur les résultats financiers de ces entreprises.

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   Posté le 02-09-2017 à 23:40:11   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

La Chine nomme 200.000 "chefs de rivière"


Xinhua -24.08.2017



La Chine a nommé environ 200.000 "chefs de rivière" aux niveaux provincial, urbain, du district et du bourg afin de lutter contre la pollution, a annoncé mercredi Zu Leiming, chef du département de la gestion et de la construction dépendant du ministère chinois des Ressources en eau.

Le pays a l'intention d'étendre au niveau national le dispositif des chefs de rivière d'ici fin 2018, selon un document publié en décembre 2016 par les directions générales du Comité central du Parti communiste chinois (PCC) et du Conseil des Affaires d'Etat (le gouvernement chinois).

La Chine fait des progrès plus rapides que prévu et "atteindra probablement l'objectif plus tôt que prévu", a déclaré M. Zu, lors d'une conférence de presse.

Le 20 juillet, 31 régions provinciales ont soumis leurs plans pour mettre en oeuvre cette politique et ont nommé des chefs généraux de rivière au niveau provincial, a-t-il ajouté.

Seize de ces régions ont l'intention de nommer des chefs de rivière jusqu'au niveau du bourg, alors que les 15 autres envisagent d'instaurer ce dispositif au niveau du village, a-t-il précisé.

"Actuellement, le dispositif commence à montrer ses effets" , a indiqué M. Zu.
Dans les régions où les chefs de rivière ont entamé des patrouilles, l'apparence des rivières a connu "une amélioration apparente" , avec une meilleure qualité de l'eau et une protection plus efficace des cours d'eau, a-t-il ajouté.

Les responsabilités des chefs de rivière comprennent la protection des ressources en eau, le contrôle de la pollution et la restauration écologique. Ils seront tenus responsables en cas de sinistre environnemental dans les plans d'eau dont ils ont la charge, indique le document.

La province chinoise du Jiangsu (est) est la première à avoir nommé des fonctionnaires du gouvernement local chefs de rivière en 2008, après qu'une présence forte d'algues bleues a pollué le lac Taihu en 2007.

(Rédacteurs :Yishuang Liu, Guangqi CUI)

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   Posté le 02-09-2017 à 23:41:26   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Pollution à Beijing : plus de 83 millions de yuans d'amendes


le Quotidien du Peuple en ligne - 01.09.2017

La capitale chinoise a infligé plus de 83 millions de yuans (12,6 millions de dollars) de contraventions lors d'une campagne de 100 jours contre la pollution, ont annoncé jeudi les autorités de protection de l'environnement.

Plus de 7 700 infractions de pollution de l'air, de l'eau et des sols ont été enregistrées dans cette campagne qui a duré d'avril à juillet, a déclaré lors d'une conférence de presse Zhao Zhiwei, de l'équipe municipale d'inspection environnementale de Beijing.

Avec également près de 6 000 véhicules à haute émission inclus, a-t-il souligné. Ajoutant que les suspects dans 15 cas, principalement au niveau de la décharge illégale de résidus de minerai, risquent une accusation criminelle.

Le gouvernement s'est associé entre autres à la protection de l'environnement, à la sécurité publique, à la gestion urbaine, à la terre et aux ressources, au logement et au développement urbain-rural, à la supervision de la sécurité de l'eau et aux départements agricoles.

Une campagne qui intervient en réponse à une inspection effectuée par le gouvernement central fin 2016, dans laquelle plusieurs problèmes avaient été soulevés.

(Rédacteurs :Guangqi CUI, Wei SHAN)

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