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Xuan
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   Posté le 12-08-2017 à 13:08:08   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Après les renversements de situation survenus en Amérique du sud, petit retour en arrière sur plusieurs déclarations de partis communistes et ouvriers.
On observe des désaccords sur la définition de l'ennemi principal dans les pays issus du colonialisme, sur l'attitude à adopter envers la bourgeoisie nationale, sur la Chine socialiste.
Les faits montrent que ce n'est pas la Chine qui renverse les gouvernements élus et menace les pays étrangers, mais la réaction interne, la subversion et l'intervention militaire US.



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DÉCLARATION DE 13 PARTIS COMMUNISTES ET OUVRIERS D'AMÉRIQUE LATINE: « NOTRE ENNEMI EST IDENTIFIÉ : L'IMPÉRIALISME, NOTRE PERSPECTIVE AUSSI : LE SOCIALISME »


Solidarité Internationale PCF Amérique Latine
05 DÉC. 2012

Déclaration de Guayaquil signé par 13 partis communistes et ouvriers d'Amérique latine
Traduction AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

Nous célébrons le 15 novembre 1922, quatre-vingt-dixième anniversaire du premier grand moment de la classe ouvrière équatorienne, dont le corollaire tragique fut le massacre de milliers de travailleurs, ce que l'on connaît comme les « Croix sur l'eau ».

Le Parti communiste d’Équateur souligne toute l'importance du fait que soient présents à cette commémoration, comme invités spéciaux, les délégués des partis communistes de tout le continent, avec comme but de lancer, à l'échelle de Notre Amérique, un processus de reconnaissance des grands moments et personnages historiques, emblématiques du mouvement révolutionnaire continental.

Nous considérons également opportun et nécessaire l'échange d'informations et d'expériences, de première main, sur les luttes des partis communistes dans leurs pays respectifs, à l'heure actuelle, alors que plusieurs d'entre eux connaissent des processus démocratiques et révolutionnaires sans précédent.

Ont accepté l'invitation et participé les organisations suivantes : le Parti de l'avant-garde populaire du Costa Rica ; le Parti communiste de Bolivie ; le Parti communiste d'Argentine ; le Parti communiste du Vénénzuela ; le Parti communiste du Pérou (Patria Roja) ; le Parti communiste de Cuba ; le Parti communiste d'Uruguay ; le Parti communiste colombien ; le Parti communiste du Brésil ; le Parti du peuple de Panama ; le Parti communiste du Chili ; le Front sandiniste de libération nationale et le Parti communiste d'Equateur. Nous avons reçu les salutations du Parti communiste du Mexique. Les participants ont convenu de signer la Déclaration de Guayaquil, dont voici la teneur :


Nous remercions le Parti communiste d’Équateur de cette initiative et exprimons dans le même temps notre profonde solidarité avec le peuple équatorien et son processus de transformation anti-impérialiste et démocratique mené par le président Rafael Correa.

Les partis, représentant leurs membres respectifs, félicitent chaleureusement le peuple vénézuelien et le commandant Hugo Chavez pour cette grande victoire stratégique de la République bolivarienne aux élections du 7 octobre.

De la même façon, le triomphe électoral des forces de gauche aux élections locales au Brésil et au Nicaragua sont des événements d'une grande importance. Dans ce dernier pays, la Révolution sandiniste se consolide jour après jour dans sa seconde phase, c'est ce qui sort du triomphe électoral des élections municipales cette année, dont l'ampleur n'a guère eu de précédent pour les forces révolutionnaires dans l'histoire de la démocratie.

D'autre part, la Révolution cubaine renforce son propre modèle démocratique avec une participation de 94% de la population aux élections locales.

Nous affirmons l'objectif d'intensifier les campagnes pour mettre fin à l'infâme blocus impérialiste contre Cuba et pour la libération immédiate des Cinq patriotes, cubains, anti-terroristes, injustement détenus aux États-Unis. Nous réaffirmons la position commune de nos peuples pour la souveraineté de l'Argentine sur les îles Malouines, pour l'indépendance de Porto Rico et pour le droit de la Bolivie à un débouché maritime.

Les nouvelles initiatives de paix présentées en Colombie méritent toute notre attention. Elles ont besoin du soutien, de la solidarité et de la vigilance des peuples, dans la perspective d'avancées démocratiques sur le continent.

Dans les pays frères du Vénézuela, de Bolivie, du Nicaragua, d'Uruguay, du Salvador, d'Argentine et du Brésil, sont en cours des processus anti-impérialistes et au contenu profondément démocratique. Nous soulignons la lutte de la jeunesse chilienne pour le droit à l'éducation, tout comme la résistance opiniâtre du peuple mapuche.

Nous assistons à un réveil de Notre Amérique, il s'agit de gagner une indépendance économique et politique vis-à-vis de l'Empire et d'en finir avec les politiques néo-libérales imposées par le FMI, la Banque mondiale et la Banque inter-américaine de développement, ce qui a conduit à une profonde crise sociale et politique, qui s'est concrétisé par le pillage de nos territoires par les multi-nationales, les privatisations de secteurs-clés de l'économie, la spéculation financière, la concentration de la propriété de la terre, par le chômage, l'augmentation de la pauvreté, la migration massive de compatriotes et la corruption.

Le nombre de pays qui décident par leur vote conséquent d'adopter une nouvelle façon de vivre est toujours plus important. De nouveaux modèles constitutionnels se créent qui tendent à garantir l'indépendance nationale et la souveraineté face à l'impérialisme ; à offrir à la majorité de la population, aux peuples autochtones leur expression légitime, pour la première fois dans l'histoire, la réalisation de leurs droits fondamentaux au bien-être ou sumak kausay, au travail, à la terre, à la santé, à l'éducation, à la sécurité sociale ; à garantir dans le même temps les droits de la Terre Mère. Dans tous nos pays, se développe une lutte économique, idéologique et politique toujours plus forte, constatant une importante transformation dans le rapport de forces en faveur des peuples. Les forces révolutionnaires gagnent du terrain dans les parlements et dans les organes de bases du pouvoir.

Il existe, toutefois, des obstacles qui n'ont pas encore permis d'approfondir les processus de transformations structurelles, comme la réforme agraire qui, en démocratisant la possession et l'exploitation de la terre, garantit pleinement la souveraineté alimentaire ; ou la limitation de la propriété privée monopolistique nationale et/ou trans-nationale sur les grands moyens de production.

Les processus d'intégration ont pour point de référence, sans nul doute, les positions de plus en plus anti-impérialistes et démocratiques de nos peuples et d'une grande partie de leurs gouvernements. L'ALBA, l'UNASUL, le MERCOSUL et la CELAC définissent un nouveau cap pour l'avenir de Notre Amérique, la voie du socialisme selon les particularités et les caractéristiques de chaque pays.

Nous saluons la victoire importante de Cuba à l'Assemblée générale des Nations unies, où elle a pu compter sur le soutien de 188 pays, isolant l'Empire qui n'a eu le soutien d’Israël et de la minuscule Palau, et les abstentions de la Micronésie et de îles Marshall.

L'Empire ne cesse de conspirer contre cet état de fait et finance, par ses agences et ses agents locaux, des coups d’État comme ceux au Honduras et au Paraguay ; ainsi que les tentatives déjouées au Vénézuela, en Bolivie et en Equateur. A cette fin, il manipule la question de l'insécurité, proposant des politiques plus répressives qui comprendraient la criminalisation des mouvements de protestation sociale ; ou il manipule également la question du narco-trafic ou du terrorisme, pour justifier sa présence militaire dans la région. Des couches importantes de la population sont influencées par des agences impérialistes comme USAID ; et dans d'autres cas elles sont désorientées par des organisations qui se disent de gauche, mais qui sont aujourd'hui sur la même ligne que la droite pro-impérialiste.

Les processus évoqués se produisent dans un contexte de crise de plus en plus aiguë du système capitaliste à l'échelle mondiale ; pendant ce temps, l'Empire de plus en plus agressif menace des peuples entiers, comme c'est le cas au Moyen-orient, sans exclure la possibilité d'une guerre d'agression de vaste ampleur. Le Premier monde court à la faillite, les plans d'austérité néo-libéraux sont à l'ordre du jour, le chômage explose, les coupes dans les dépenses publiques, la santé, l'éducation ; les travailleurs descendent dans la rue pour défendre leurs droits et affirmer qu'une autre manière de vivre est possible. De plus en plus clairement, l'ennemi majeur de l'humanité est identifié : l'impérialisme, tout comme est identifiée la seule issue pour les peuples, plus que jamais, le socialisme.

Il est nécessaire et possible, dans ces circonstances, de proposer de nouvelles et plus complexes formes d'alliances stratégiques des couches anti-impérialistes, démocratiques et révolutionnaires ; en proposant, dans chaque cas, un programme politique viable d'unité des gauches, au-delà des échéances électorales. Développer la solidarité la plus forte dans les luttes de nos peuples au niveau continental ; porter la lutte idéologique à travers la bataille des idées comme l'a défini le Commandant Fidel Castro, en utilisant tous les moyens alternatifs de communication, à partir du principe de José Marti selon lequel les tranchées d'idées valent mieux que les tranchées de pierre. Renouer avec la mémoire historique de nos peuples pour que tous les jeunes connaissent leurs héros et savent que, ici à Guayaquil, en 1829, Simon Bolivar a mis en garde la Grande patrie que « les États-Unis paraissent destinés par la Providence à semer la misère en Amérique au nom de la liberté » .

Les partis communistes appellent à la réalisation de rencontres régionales et sub-régionales qui développent l'échange d'expériences et de solidarité entre nos peuples, et auxquelles pourraient se joindre d'autres forces démocratiques, révolutionnaires et anti-impérialistes de Notre Amérique.

Partis signataires :

1 – le Parti de l'avant-garde populaire du Costa Rica ;
2 – le Parti communiste de Bolivie ;
3 – le Parti communiste d'Argentine ;
4 – le Parti communiste du Vénénzuela ;
5 – le Parti communiste du Pérou (Patria Roja) ;
6 – le Parti communiste de Cuba ;
7 – le Parti communiste d'Uruguay ;
8 – le Parti communiste colombien ;
9 – le Parti communiste du Brésil ;
10 – le Parti du peuple de Panama ;
11 – le Parti communiste du Chili ;
12 – le Front sandiniste de libération nationale
13 – le Parti communiste d'Equateur.


Edité le 12-08-2017 à 13:22:30 par Xuan




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Communiqué du Parti communiste de Grèce concernant la 16 ème Rencontre Internationale des Partis communistes et ouvriers


Publié le 25 Novembre 2014 par Lien-pads in 12- RENCONTRES DES PARTIS COMMUNISTES ET OUVRIERS

La 16eme Rencontre des Partis Communistes et Ouvriers s'est déroulée à Guayaquil en République de l’Equateur du 13 au 15 novembre 2014 autour du thème: « Le rôle des Partis Communistes et Ouvriers dans la lutte contre l'impérialisme, l’exploitation capitaliste et les crises, les guerres et l'émergence des forces fascistes et réactionnaires qu’ils engendrent.
Pour la défense des travailleurs et du peuple, l'émancipation nationale et sociale et le Socialisme".


53 partis représentant 49 pays du monde ont participé à cette rencontre. En outre, plusieurs partis, n'ayant pas la possibilité pour divers raisons de venir, ont envoyé des interventions et de messages écrits.

Les participants ont rendu honneur aux 92 années depuis la grève générale qui a eu lieu au Guayaquil le 15 novembre 1922. Cette grève fut violemment réprimée par les forces de l’ordre, avec pour résultat le massacre de milliers d'ouvriers. Elle est connue sous l'appelation "les croix au dessus de l’eau". Durant les travaux de la rencontre, les représentants des Partis Communistes et Ouvriers ont dénoncé la continuation des assassinats, des menaces et du terrorisme contre les communistes, les syndicalistes et les membres des mouvements populaires dans plusieurs pays du monde.

En outre, ils ont salué les campagnes des ouvriers autour du monde. Ils ont exprimé leur solidarité envers les partis communistes et ouvriers luttant dans l'illégalité, faisant face à la répression de l’état, aux persécutions et aux restrictions anticommunistes et se sont déclarés solidaires de la classe ouvrière et du peuple de l’Equateur, des luttes de la classe ouvrière, des ouvriers agricoles et des agriculteurs, de la jeunesse et des autres couches populaires de toute l'Amérique latine pour leurs droits et pour le Socialisme.

Les participants ont confirmé leur solidarité internationaliste envers l’état socialiste de Cuba et son peuple. Ils se sont engagés d'échelonner leurs actions pour la levée de l’embargo criminel des Etats Unis, ainsi que pour la suspension de la position commune adoptée par l’UE et la défense des cinq Cubains à travers la libération de tous les patriotes cubains et leur retour Cuba en toute sécurité.

Ils ont condamné les menaces et les interventions impérialistes incessantes contre le Venezuela et son peuple.

Ils ont dénoncé la présence militaire des Etats-Unis, de l’OTAN et de l’UE dans la région et exigé le retrait des bases militaires étrangères en commençant par la base illégale des Etats-Unis à Guantanamo.

Durant la rencontre, l'échange d’informations et d’expérience émanant de la lutte des partis communistes et ouvriers a été estimé nécessaire, ainsi que le renforcement et l’amélioration de la coopération et des actions communes et convergentes et le renforcement de l’internationalisme prolétarien à travers, entre autres, la procédure des rencontres internationales des partis communistes et ouvriers.

La rencontre fut l’occasion d'une discussion fructueuse autour de l’évolution de la crise capitaliste, les regroupements au sein du système impérialiste international et l'exacerbation des conflits entreimpérialistes, ainsi que le risque de guerres et d’interventions impérialistes généralisés, les progrès de la lutte des classes et les devoirs y résultant pour les communistes.

Certains représentants ont souligné le fait que la situation internationale soit toujours sous le signe de la crise continue du capitalisme dans plusieurs régions du monde. Confirmant les conclusions des rencontres précédentes concernant la nature et l’évolution de la crise susmentionnée et notamment qu'il s’agit d’un crise de surproduction et de suraccumulation du capital exprimant l'exacerbation des contradictions du capitalisme et surtout de sa contradiction primordiale entre le caractère social de la production et son appropriation individuelle, ce qui souligne l’obsolescence, du point de vue historique, du système capitaliste.
Les récents regroupements au sein du système impérialiste international sont surtout caractérisés par le retrait des Etats-Unis, de l'UE et du Japon en faveur de nouvelles forces capitalistes émergeantes.

La concurrence devient de plus en plus dure, surtout en Méditerranée orientale, au Golfe Persique, ainsi que dans les régions de la mer Caspienne, en Afrique et au sud de l’Océan Pacifique.

L’agressivité impérialiste intensifiée et l’exacerbation des contradictions entre capitalistes multiplient les foyers de guerre, ainsi que le risque de conflits généralisés aux niveaux régional et international comme démontrent les évolutions récentes en Ukraine, en Méditerranée orientale, au Moyen Orient et ailleurs.

Les difficultés relatives à la gestion du capitalisme, surtout en période de crise, augmentent l’agressivité du capital et de ses représentants politiques.

L’autoritarisme, la répression de l'état, l'anticommunisme, le nationalisme bourgeois et le chauvinisme deviennent plus forts.
Des droits démocratiques sont retirés. Les systèmes politiques bourgeois deviennent plus réactionnaires de façon globale et, en même temps, les efforts et les manipulations ayant comme but la protection du pouvoir des monopoles se multiplient.
Dans ce contexte et exploitant l'absence d'une contre-attaque de la part du mouvement ouvrier révolutionnaire, des forces et des tendances fascistes réapparaissent ou sont renforcées et sont exploitées au maximum par les forces impérialistes.

Plusieurs partis ont lancé des avertissements concernant la phase – apparemment faible –du développement capitaliste qui suit la crise en disant que les difficultés pour les travailleurs ne cesseront pas.
La discussion et les débats autour de la soi-disant « reprise » des deux grands pôles impérialistes (Etats-Unis et UE) n’a rien à voir avec la condition de la classe ouvrière et des masses populaires. Elle est exclusivement liée à la relance des profits du capital.
Indépendamment de la forme bourgeoise de gestion, le but ultime reste l’augmentation du taux de profit en intensifiant l’exploitation et en augmentant la concentration et l'accumulation du capital.

Les représentants ont souligné la nécessité de renforcer les partis communistes et ouvriers, en commençant par les lieux de travail, ainsi que leur intervention indépendante pour le renforcement du mouvement ouvrier de classe. Le besoin d'une intervention plus décisive dans les luttes ouvrières et populaires pour les droits au travail, sociaux, démocratiques et souverains, ainsi que pour l’amélioration de l’organisation de la classe ouvrière, la promotion de coalitions avec les autres couches populaires ont étés soulignés, ainsi que la nécessité d’une attention particulière pour les jeunes, les femmes et les immigrants.

Le besoin d'intensification de la lutte idéologique contre l’idéologie bourgeoise fut aussi souligné. Il est nécessaire de répondre clairement au fascisme engendré par le système capitaliste exploiteur en éloignant les partis fascistes, réactionnaires du mouvement ouvrier, populaire organisé.

Les participants à la 16 ème Rencontre ont repris la discussion autour des différentes approches stratégiques choisies par les partis communistes et ouvriers dans la lutte pour le socialisme, ainsi que sur les critères concernant l'orientation de la politique des coalitions, l’attitude des partis communistes et ouvriers envers les organisations capitalistes régionales transnationales, l’orientation de la proposition politique des communistes et le rôle et caractère du pouvoir ouvrier.

Certains partis identifient l’impérialisme avec les Etats-Unis. Plusieurs autres partis communistes ont souligné que cette identification manquait de prendre en considération de façon globale le système impérialiste international et ses organisations, les contradictions et concurrences entre impérialistes versatiles causant de nouvelles interventions et guerres dans plusieurs régions du monde et accentuant le risque d’une guerre impérialiste généralisée.

Il en est de même pour la soi-disant position du monde « multipolaire » vivement préconisé par certains partis qui, comme cela fut souligné, ne prend pas en considération le caractère de classe même des états capitalistes et surtout des états capitalistes puissants dont la présence sur la scène internationale vise à promouvoir les intérêts de leurs monopoles et à ne pas exprimer les intérêts populaires.

En outre, certains partis maintiennent des positions erronées sur les vraies causes et l’essence de la crise capitaliste contrairement au parti communiste grec et à d’autres partis qui ont parlé d’une crise capitaliste de suraccumulation et de surproduction du capital qui exprime l’exacerbation de la contradiction primordiale du capitalisme.
En plus, le PCG et plusieurs autres partis ont démontré lors de leurs contributions que les arguments mal utilisés concernant le « néo-libéralisme » limitent la critique en se basant sur l’une des deux versions gestionnaires principales. Le résultat est l'acquittement de la gestion social-démocrate, ainsi que du caractère de classe et antipopulaire du capitalisme et de ses lois économiques.

Beaucoup d’attention fut accordée à la discussion sur les évolutions en Amérique Latine, y compris les gouvernements soi-disant "progressistes" et les Organisations Transnationales en voie de formation.

Des positions divergentes se sont exprimées sur le caractère de classe de la base économique, le rôle des monopoles, le caractère de classe de l’état et du pouvoir bourgeois, la position des états et des organisations capitalistes au sein du système impérialiste internationale, etc.
Le principe du "progressisme", ainsi que l'analyse en faveur des organisations transnationales avance la position opportuniste en faveur de l' "humanisation" du capitalisme qui donne naissance à l'utopie de la démocratisation de l'état bourgeois et le soi-disant "socialisme du 21eme siècle".

Le PCG et d'autres partis ont soutenu que l'idée du soi-disant « stade intermédiaire » entre le capitalisme et le socialisme préconisé par certains partis est erronée puisque elle résulte à un effort futile pour trouver de solutions aux problèmes de la classe ouvrière et des autres couches populaires et pour satisfaire les besoins populaires au sein du capitalisme.
Il fut souligné que cette approche a un impact négatif sur la lutte pour le socialisme, ainsi que sur la revendication du pouvoir ouvrier pour l’élimination de la contradiction primordiale entre le capital et le travail.
La lutte conséquente, sans adopter des « stades » non seulement n'empêche pas la lutte quotidienne pour assurer des conquêtes individuelles et alléger le fardeau des travailleurs mais elle la renforce davantage en éliminant les utopies dangereuses et stratégies d'intégration aux limites du barbarisme capitaliste.

Le PCG et autres partis ont souligné la nécessité d'une confrontation avec la social-démocratie, ainsi que le renforcement du front idéologique et politique contre l'opportunisme. Ils ont mis l’accent sur le fait que seul le socialisme, grâce à ses lois pérennes ne pouvant pas être confondus avec les procédures électorales bourgeoises, constitue la vraie réponse alternative en faveur des travailleurs qui souffrent sous le capitalisme, ses crises et les guerres qui en résultent.
Le socialisme est la seule voie de sortie de la crise et la réponse aux besoins sociales populaires toujours grandissantes.

Il fut souligné que, dans ce contexte, il est nécessaire de promouvoir les expériences positives et les victoires au cours de la construction du socialisme, ainsi que leur importance pour les peuples. En même temps on se doit de tirer de leçons des erreurs, écarts et distorsions contraires aux principes et aux lois pérennes de la construction socialiste.

Il est bien sûr évident que les approches divergentes concernant des sujets importants doivent être discutées en détail.
Ceci n’empêcha pas la Rencontre Internationale d’arriver, comme tous les ans, à décrire des axes d'actions communes et convergentes, ainsi qu'une série d’initiatives des partis communistes et ouvriers pour l’année prochaine ayant comme but de soutenir les luttes ouvrières pour les droits au travail, sociaux et démocratiques des travailleurs, contre l’anticommunisme, les guerres impérialistes, le 70eme anniversaire de la victoire contre le fascisme, etc.

(Tous les initiatives sont décrites en détail dans le Texte des Actions Communes).

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http://reconstructioncommuniste.wordpress.com/2015/08/08/declaration-finale-du-xixe-seminaire-international-sur-les-problemes-de-la-revolution-en-amerique-latine-fr-esp/

Déclaration finale du XIXe Séminaire international sur «Les problèmes de la révolution en Amérique latine» – FR-ESP


Publié le 8 août 2015 par Karl Martel


Les luttes inter-impérialistes et les tâches des peuples

Le monde actuel poursuit sa marche, en proie à des contradictions aiguës et insolubles, qui placent dans des positions distinctes et antagonistes, d’une part, ceux qui cherchent à maintenir le statu quo afin de continuer à profiter des énormes avantages que celui-ci leur procure, et, d’autre part, ceux qui luttent pour que les choses changent, de façon totale et définitive, en faveur des travailleurs et des peuples.

D’immenses richesses sont recelées par la planète et d’incalculables profits sont réalisés par l’exploitation de celles-ci grâce au travail et aux connaissances développées par l’humanité. Ceux qui s’en approprient attisent sans cesse des différends et des conflits pour être les principaux bénéficiaires de leur partage. Telle est la cause des luttes, des conflits politiques et même des guerres dans lesquels les États impérialistes sont plongés et essaient d’embrigader tous les pays et tous les peuples du monde.
Les guerres qui font rage au Moyen-Orient (Syrie, Iran, Irak, Palestine), en Europe de l’Est (Ukraine), en Asie (Yémen, Pakistan, Afghanistan), en Afrique (Soudan du Sud, Nigeria, République démocratique du Congo) sont des manifestations des contradictions inter-impérialistes et des agressions impérialistes.
En même temps, les travailleurs et les peuples refusent de continuer à être victimes du système capitaliste-impérialiste, qui les exploite et les opprime au moyen de différents mécanismes.
Ils intensifient le combat contre la domination impérialiste et le partage du monde en sphères d’influence. De plus, les contradictions entre les propriétaires de capitaux et ceux qui ne disposent que de leur force de travail pour subsister s’accentuent dans le monde et prennent la forme de luttes conscientes, qui se développent dans les villes et dans les campagnes, menées, entre autres, par la paysannerie, la jeunesse, les populations autochtones, les peuples noirs, les femmes dans chacun de nos pays.

Ces phénomènes se manifestent vivement et clairement sur notre continent. Les propriétaires du capital financier multiplient leurs réseaux dans nos pays pour accroître leurs profits et y mènent une guerre sourde. Des capitaux étasuniens, chinois, allemands, japonais, russes, britanniques, français, canadiens, entre autres, se répandent à travers l’Amérique latine pour leur permettre de s’approprier nos ressources naturelles et y exploiter la force de travail d’hommes, de femmes, d’adolescents et même d’enfants.

L’hégémonie exercée par les capitaux étasuniens dans la région au cours des dernières décennies subit le poids de la croissance rapide des investissements chinois. Depuis quelque temps, en effet, ceux-ci ont comme principaux alliés les gouvernements dits « progressistes », qui leur permettent d’être présents dans nos pays. Et les monopoles regroupés au sein de l’Union européenne participent à cette lutte surtout en encourageant la signature d’accords de libre-échange.

Ceux qui exaltent les investissements chinois au nom d’une politique soi-disant souveraine et anti-étasunienne, sont, en vérité, en train de développer un processus de renégociation de la dépendance et ne cherchent nullement à briser les réseaux de contrôle des pays par des puissances extérieures. Le capital financier est spoliateur de par sa nature : aucun capital financier, en effet, ne vise à assurer le développement, le bien-être ou, encore moins, la libération des peuples.

Le capitalisme-impérialisme constitue un seul système, et sa domination s’étend sur toute la planète. Ceci n’empêche pas une ou une autre puissance d’adopter des politiques spécifiques en fonction de ses intérêts. Les puissances établissent des accords et des alliances, constituent des blocs, s’entendent entre elles sur certains points et s’opposent sur d’autres points. En tant qu’organisations politiques révolutionnaires, nous devons prendre en considération et comprendre ces phénomènes pour orienter correctement nos activités et nos luttes.

Des années, des décennies d’histoire confirment le fait que la domination du capital entraîne l’exploitation, l’oppression, la discrimination, la destruction de la nature. La libération des peuples exige nécessairement la fin de la domination impérialiste et du pouvoir des propriétaires du capital. Les combats contre l’impérialisme, quelle qu’en soit la couleur, contre les représentants et les serviteurs des intérêts économiques et politiques impérialistes dans chaque pays et contre les classes dirigeantes locales constituent des tâches simultanées, profondément liées les unes aux autres et indispensables pour le triomphe de la révolution et de la lutte pour le socialisme.
Le développement de la conscience anti-impérialiste des travailleurs, des jeunes et des peuples en général est une nécessité incontournable pour leur permettre d’assumer ces tâches dans chacun de leurs combats. Un front anti-impérialiste à caractère international, nécessaire pour le triomphe de la révolution sociale dans chaque pays et au niveau mondial, est ainsi en train d’être forgé dans l’action.

Dans notre programme, nous, révolutionnaires d’Amérique latine et du monde, faisons état des défis qui existent sur la voie vers la conquête d’une société de liberté, au sein de laquelle les travailleurs des villes et des campagnes pourront être les propriétaires et les maîtres de leur propre destinée. Et nous soulignons aussi la nécessité de travailler au développement de l’unité locale et internationale des peuples et de l’unité des organisations politiques et sociales vers les mêmes objectifs.

Nous exprimons notre solidarité avec les ouvriers, les paysans, les jeunes, les femmes, bref, avec tous ceux et celles qui luttent pour leurs droits, pour du pain, pour la justice, pour la liberté. Nous exprimons également, en particulier, notre solidarité avec la lutte anti-impérialiste du peuple kurde contre l’État islamique fasciste et avec la résistance du peuple palestinien.

Nous sommes des révolutionnaires, des anti-impérialistes, des antifascistes. Nous sommes des combattantes et des combattants qui luttons de façon cohérente contre la domination des propriétaires du capital et qui sommes engagés dans les luttes des peuples qui se dressent pour la libération de l’humanité.

Ville de Quito, Équateur, le 31 juillet 2015

Marxistisch-Leninistische Partei Deutschlands, MLPD
Parti marxiste-léniniste d’Allemagne, MLPD
Partido Comunista Revolucionario, PCR, Argentina
Parti communiste révolutionnaire, PCR, Argentine
Partido Comunista Revolucionário, PCR, Brasil
Parti communiste révolutionnaire, PCR, Brésil
Unidade Popular pelo Socialismo, UP, Brasil
Unité populaire pour le socialisme, UP, Brésil
Movimiento Classista Luta de Classes, MLC, Brasil
Mouvement de classe «Lutte de classes», MLC, Brésil
União da Juventude Rebelde, UJR, Brasil
Union de la jeunesse rebelle, UJR, Brésil
Reconstruction communiste Canada
Reconstrucción Comunista Canadá
Partido Comunista de Colombia (marxista-leninista), PC de C (m.-l.)
Parti communiste de Colombie (marxiste-léniniste), PC de C (m.-l.)
Party of Communists USA
Parti de communistes des États-Unis
Sindicato de Trabajadores Independientes de Oficios Varios, STINOVES, El Salvador
Syndicat de travailleurs indépendants de métiers divers, STINOVES, Salvador
Juventud Revolucionaria del Ecuador, JRE
Jeunesse révolutionnaire de l’Équateur, JRE
Frente Popular, Ecuador
Front populaire, Équateur
Mujeres por el Cambio, Ecuador
Femmes pour le changement, Équateur
Partido Comunista Marxista Leninista del Ecuador, PCMLE
Parti communiste marxiste-léniniste de l’Équateur, PCMLE
Frente Popular Revolucionario, México
Front populaire révolutionnaire, Mexique
Partido Comunista de México (marxista-leninista), PCM(m.-l.)
Parti communiste du Mexique (marxiste-léniniste), PCM(m.-l.)
Partido Comunista Peruano (marxista-leninista), PCP(m.-l.)
Parti communiste péruvien (marxiste-léniniste), PCP(m.-l.)
Frente Democrático Popular del Perú, FEDEP
Front démocratique populaire du Pérou, FEDEP
Unión de la Juventud Estudiantil del Perú, UJE
Union de la jeunesse étudiante du Pérou, UJE
Partido Marxista Leninista del Perú
Parti marxiste-léniniste du Pérou
Coordinadora Caribeña y Latinoamericana de Puerto Rico
Coordination caribéenne et latino-américaine de Porto Rico
Partido Comunista del Trabajo de la República Dominicana, PCT
Parti communiste du travail de la République dominicaine, PCT
Partido Comunista (bolchevique) de Rusia
Parti communiste (bolchevik) de Russie
Partido Comunista (bolchevique) de Ucrania
Parti communiste (bolchevik) d’Ukraine
Frente de Participación Estudiantil “Susana Pintos”, Uruguay
Front de participation étudiante «Susana Pintos», Uruguay
Movimiento Gayones, Venezuela
Mouvement Gayones, Venezuela
Partido Comunista Marxista Leninista de Venezuela, PCMLV
Parti communiste marxiste-léniniste du Venezuela, PCMLV

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APPEL DE LA 18ème RENCONTRE INTERNATIONALE DES PARTIS COMMUNISTES ET OUVRIERS


Publié le 19 Novembre 2016 par Lien-pads in 12- RENCONTRES DES PARTIS COMMUNISTES ET OUVRIERS
Mardi 15 novembre 2016

La 18° Rencontre Internationale des Partis communistes et ouvriers s'est tenue du 28 au 30 Octobre 2016 à Hanoi, capitale de la République Socialiste du Vietnam, sur le thème "La crise capitaliste et l'offensive impérialiste- Stratégie et tactiques des Partis communistes et ouvriers dans la lutte pour la paix, les droits des peuples et le socialisme" .

Après avoir discuté de la situation dans le monde et des défis croissants confrontés par l'humanité, les nations, les ouvriers et les peuples de nombreux pays, particulièrement l'aggravation de la crise socio-économique et environnementale, de l'insécurité croissante et de l'instabilité dans de nombreuses parties du monde, qui sont causés par le capitalisme, la crise capitaliste et les interventions impérialistes qui sont plus graves, l'ingérence et les manoeuvres, alimentant l'émergence du dénommé "ISIS et des autres forces extrémistes criminelles, et également les crises des réfugiés;

Nous soulignons que le socialisme est la seule alternative réelle aux crises en cours économique, sociale et écologique, à l'exploitation capitaliste et à la barbarie;

Nous saluons les luttes des peuples et des ouvriers dans toutes les parties du monde contre l'offensive du capitalisme et de l'impérialisme, pour les droits au travail , sociaux et démocratiques, l'égalité des sexes, l'indépendance et la souveraineté, la paix et le socialisme.

Nous insistons sur l'importance du contexte historique de la Grande Révolution Socialiste d'Octobre en Russie et de son prochain 100 ème anniversaire en 2017;

Nous sommes encouragés par les succès et les expériences de la lutte et de la coopération entre les parties communistes et ouvriers des années précédentes;

Nous appelons les Partis communistes et ouvriers à développer leur action commune et convergente autour des axes suivants:

- Intensification des travaux théoriques et pratiques et des échanges sur la construction du socialisme dans le 21èmesiècle.

- Œuvrer ensemble en direction de la commémoration commune du 100ème anniversaire de la Grande Révolution Socialiste d'Octobre pour souligner son importance historique pour paver le chemin d'une nouvelle période dans l'histoire humaine, la contribution du socialisme pour faire progresser la lutte des ouvriers et des peuples pour leur émancipation, et le besoin de renforcer la lutte pour la paix, le progrès social et le socialisme, en organisant diverses activités liées.

- Commémorer le 150ème anniversaire de la publication de "Das Capital" par Karl Marx.

- Promouvoir l'échange sur les stratégies, tactiques et expériences pour renforcer le combat contre toutes les formes d'imposition et offensive idéologique et politique capitaliste , pour renforcer les partis communistes et ouvriers et pour améliorer la mobilisation des ouvriers et des masses populaires, particulièrement la jeunesse, les étudiants et les femmes, dans les luttes anti-impérialistes, pour l'emploi, les droits sociaux et démocratiques des syndicats, et le socialisme.

- Renforcer les activités pour défendre les libertés et les droits démocratiques, contre l'anticommunisme et toutes les formes de discrimination, pour exprimer la solidarité avec les communistes en Ukraine et dans les autres pays qui font face à la répression et à l'interdiction de leur activité, en organisant, de préférence dans la semaine du 5 au 11 Mai 2017, des activités contre le fascisme et le néo-nazisme à l'occasion de l'anniversaire de la victoire sur le nazi-fascisme (9/5/1945);

-Elargir le front anti-impérialiste pour améliorer la lutte pour la paix, contre l'occupation impérialiste, les interventions et les ingérences dans les affaires intérieures des autres pays, contre l'OTAN et son extension, contre les armes nucléaires, la militarisations et les bases militaires, pour un règlement pacifique et juste de tous les conflits basé sur les principes du droit international,

- Intensifier les activités pour demander la cessation du blocus US contre Cuba, pour soutenir le droit du peuple Palestinien à un Etat libre, souverain et indépendant et pour exprimer la solidarité avec tous les peuples d'Asie, du Moyen-Orient, d'Afrique, d'Amérique Latine et d'Europe qui font face à l'occupation, l'intervention, l'ingérence et le blocus impérialistes.

Finalement, les Partis communistes et ouvriers participants remercient le Parti communiste et le peuple du Vietnam pour leur hospitalité. Ils ont confirmé leur soutien inébranlable et constant et leur solidarité avec le Vietnam qui construit et défend le pays socialiste.

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contrairement à une opinion répandue, le soleil brille aussi la nuit
Xuan
Grand classique (ou très bavard)
9423 messages postés
   Posté le 15-08-2017 à 16:01:58   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Le KKE dénonce ici la menace d'intervention des USA au Venenzuela.

Le KKE ne dit rien du gouvernement vénézuélien alors que la menace US s'adresse à l'ensemble de cette nation et vise le renversement de Maduro.
Il est remarquable qu'à cette occasion la plupart des pays d'Amérique du sud ont rejeté une telle intervention, y compris des gouvernements hostiles à celui de Maduro.

Sous une apparence de gauche, la position du KKE consistant à dénoncer "l'intensification des contradictions inter-impérialistes" met sur le même plan l'hégémonisme US et les pays émergents.
Cette thèse va à l'encontre du front uni mondial contre l'hégémonisme US.


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LE KKE DÉNONCE LES MENACES PROVOCATRICES DE TRUMP ET EXPRIME SA SOLIDARITÉ AVEC LE PEUPLE VÉNÉZUÉLIEN



Déclaration du Bureau de Presse du Comité Central du KKE du 14 août 2017 – Traduction NK pour « Solidarité internationale PCF - vivelepcf »

A propos des menaces provocatrices du président américain Donald Trump contre le Venezuela, le Bureau de Presse du Comité Central du Parti communiste de Grèce a publié la déclaration suivante:

Le KKE dénonce les menaces provocatrices du président des Etats-Unis, Donald Trump, sur la possibilité d'une attaque militaire contre le Venezuela. Il exprime sa solidarité internationaliste avec la classe ouvrière et les couches populaires du Venezuela. Les développements dans ce pays sont du ressort de son peuple, seul pouvoir capable de résoudre les problèmes aigus du pays, en empruntant le chemin du renversement et de l'abolition de la base qui crée le chômage, la pauvreté : de l'exploitation capitaliste.

Les menaces contre le Venezuela, ainsi que les menaces contre la Corée du Nord, sont très dangereuses, elles sont liées à l'intensification des contradictions inter-impérialistes et à la pratique impérialiste connue de créer et d'utiliser des prétextes, comme l'ont fait les États-Unis avec leurs autres alliés, dans les précédentes guerres et interventions.

Les intérêts de notre peuple, ainsi que des autres peuples, mettent en évidence la nécessité d'intensifier la lutte contre les menaces, les interventions et les guerres impérialistes.

Le pouvoir est dans la lutte contre le capitalisme et contre les monopoles, pour le renversement de la barbarie capitaliste, pour la nouvelle société socialiste.

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