Sujet :

rattrapage technologique et technique en Chine

Xuan
   Posté le 11-09-2016 à 18:42:24   

Video : Assemblage du plus haut pont suspendu au monde

Les ouvriers chinois ont posé ce samedi les derniers tabliers du pont Beipanjiang. Les deux parties de l’ouvrage sont désormais reliées.
Le pont suspendu le plus haut du monde culmine à 565 mètres d’altitude, juste au-dessus du canyon de la rivière Nizhu dans le sud de la Chine. Sa construction a pris 3 ans et elle a nécessité le travail de 1000 ingénieurs et techniciens. Pour les automobilistes qui n’ont pas le vertige, le Beipanjiang sera ouvert et accessible d’ici la fin de l’année.

Les chinois enchaînent les prouesses techniques. Le 20 août dernier, le pays a inauguré le pont de cristal le plus haut et le plus long du monde.




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La Chine achève un pont de 565 m de haut

construction cayola
vidéo : http://youtu.be/0z1dNkxPZkk

Le département des transports du Guizhou en Chine annonce l’achèvement d’un pont suspendu atteignant 565 m de haut. Le plus haut du monde.

Située en surplomb de la rivière Beipan, le Beipanjiang bridge de 1 300 m est situé dans la province du Guizhou, une région très montagneuse au sud-ouest de la Chine. À l’heure où les deux tabliers du pont ont été juxtaposés, il aura pour tâche de relier par la route le Huizhou à la province voisine du Yunnan. L’inauguration est prévue à la fin de l’année. Elle marquera sa progression à la première place des ponts les plus hauts du monde devant, notamment, le pont de la rivière Sidu dans la province du Hubei (toujours en Chine).


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Chine : fin des travaux pour raccorder le pont le plus haut du monde


Publié le 2016-09-11
GUIYANG, 11 septembre (Xinhua) -- Les travaux pour raccorder la partie principale d'un pont, à environ 570 mètres au-dessus d'une vallée, ont été achevés dimanche dans la province chinoise du Guizhou (sud-ouest).

Avec une hauteur équivalente à un immeuble de 200 étages, le pont Beipanjiang est le plus haut du monde en termes de distance verticale entre le tablier du pont et la surface du sol ou de l'eau, sous la travée du pont, a fait savoir Wu Dahong, un responsable du département des transports du Guizhou, citant des données officielles sur les ponts élevés qui ont été construits à travers le monde.

La structure, qui enjambe la vallée de Beipanjiang, fait partie d'une autoroute reliant la ville de Hangzhou dans le Zhejiang (est) à la ville de Ruili dans le Yunnan (sud-ouest).

La construction du pont suspendu, d'une longueur de 1.341 mètres, a commencé en 2013 et a nécessité un investissement de 1 milliard de yuans (environ 150 millions de dollars).

Situé dans une région montagneuse et de gorges, le Guizhou abrite sept des dix plus hauts ponts de Chine.


Edité le 12-09-2016 à 16:02:30 par Xuan


Xuan
   Posté le 11-09-2016 à 18:46:40   

Le réseau chinois des lignes ferroviaires à grande vitesse dépasse les 20.000 km

French.xinhuanet.com Publié le 2016-09-10 à 14:21

(Xinhua/Ji Chunpeng)

ZHENGZHOU, 10 septembre (Xinhua) --


Une ligne ferroviaire à grande vitesse reliant Zhengzhou, dans la province du Henan (centre) à Xuzhou, dans la province du Jiangsu (est), a été mise en service samedi.


Cette ligne de 360 km relie des voies ferrées à grande vitesse de l'ouest du pays à deux lignes ferroviaires nord-sud, réduisant la durée des trajets entre l'ouest et l'est.

Le trajet entre Xi'an et Shanghai prend désormais six heures, contre onze heures environ auparavant.

Cette ligne dispose de neuf gares et les trains peuvent rouler à une vitesse maximale de 300 km/h pendant la période initiale.

La construction de cette ligne a démarré en décembre 2012 et les essais ont commencé en avril 2016.

Avec la mise en service de cette nouvelle ligne, le réseau chinois des lignes ferroviaires à grande vitesse a dépassé les 20.000 km, soit le plus long du monde.




Xuan
   Posté le 12-09-2016 à 00:05:51   

La Chine aurait créé un radar quantique pour contrer les technologies furtives

© Flickr/ Oleg Zaytsev


sputnik

11.09.2016

Une entreprise chinoise aurait développé et testé un système radar qui emploie l'intrication quantique pour annihiler les technologies furtives utilisées par les armées modernes.
Selon l’agence Chine nouvelle, le premier radar quantique chinois a été développé par le Laboratoire des technologies de la perception intelligente faisant partie du 14e Institut de la CTEC, une entreprise spécialisée dans les systèmes électroniques.
Le radar a été essayé à la mi-août, a déclaré l’agence chinoise.

Lors des essais, le système a réussi à détecter une cible à une distance de 100 kilomètres. A la base de ce dispositif révolutionnaire se trouve la technologie de détection monophotonique. Le radar quantique est un dispositif qui profite de l’intrication quantique des photons pour fournir de meilleures capacités de détection que les systèmes radar classiques.

La méthode serait utile pour détecter des objectifs avec une faible section de réflexion radar, tels que les avions modernes utilisant cette technologie ou des cibles utilisant des contre-mesures actives pour brouiller les radars ennemis.

La technologie peut également être utilisée dans le domaine biomédical, car le radar quantique n’a besoin que d’une petite quantité d’énergie pour fonctionner et peut être utilisé comme sonde non invasive d’objets à faible réflectivité, comme les cellules cancéreuses.
Plus tôt, la Chine avait lancé le premier satellite de communications quantiques du monde, qui utilise l'intrication quantique pour la cryptographie.
Xuan
   Posté le 20-09-2016 à 23:58:00   

South China Morning Post :

La première horloge à atomes froids en orbite est chinoise



Les Européens pensaient envoyer en 2018 Pharao, la première horloge à atomes froids en orbite autour de la Terre.
Ils viennent de se faire damer le pion, semble-t-il par les Chinois, ce jeudi 15 septembre.
Une horloge utilisant des atomes de rubidium était à bord du laboratoire spatial Tiangong-2.

Le record de précision est-il vraiment atteint avec cette horloge, la Cold Atomic Clock in Space (Cacs) ?
Selon le journaliste du quotidien de Hong-Kong, le South China Morning Post , elle serait trois fois plus précise que l’horloge américaine du National Institute of Standards and Technology Research de Boulder, aux États-Unis. L’instrument cependant reste perfectible mais c’est un vrai succès pour les scientifiques chinois.

source science et avenir

NB : le refroidissement des atomes s'effectue par laser. Un bombardement de photons permet de ralentir le déplacement du nuage électronique jusqu'à pratiquement immobiliser l'atome et supprimer son agitation thermique en une fraction de seconde.
Par exemple, un atome de rubidium passe d'une vitesse initiale de 300 m.s-1 à environ 10 m.s-1 en absorbant 50 000 photons, et en 3 milli secondes.
Sa température s'abaisse alors à proximité du zéro absolu.
L'horloge atomique sert notamment au repérage GPS. Plus sa précision est grande plus le repérage est précis.



Edité le 20-09-2016 à 23:59:23 par Xuan


Xuan
   Posté le 21-09-2016 à 19:02:23   

La nouvelle horloge spatiale met les pendules à l'heure

French.china.org.cn - Mis à jour le 20/09/2016


Le cylindre noir ne ressemble à aucune horloge ordinaire, mais c'est pourtant l'une des plus avancées du monde.

Elle a été envoyée dans l'espace avec le laboratoire spatial chinois Tiangong-2 jeudi, devenant la première horloge atomique à fonctionner dans l'espace.
« Cette horloge est si précise qu'elle ne devrait pas perdre une seule seconde en 30 à 300 millions d'années dans l'espace » , a déclaré Liu Liang, professeur et directeur du Laboratoire clé d'optique quantique, qui relève de l'Académie chinoise des sciences à Shanghai.

Contrairement aux horloges ordinaires, le dispositif est basé sur la physique atomique.
Et à la différence de la plupart des horloges atomiques, cette horloge utilise une technologie de pointe « à atomes froids », qui assure son ultra précision. Une montre mécanique perd près d'une seconde par jour, une montre à quartz environ une seconde tous les 10 jours, et l'horloge atomique à hydrogène ne perd qu'une seconde sur des millions d'années. Mais l'horloge à atomes froids les dépasse toutes en matière de précision, a expliqué M. Liu.

Les scientifiques attribuent sa précision à l'environnement de microgravité de l'espace, ainsi qu'à la froideur des atomes utilisés.
Dans des conditions de microgravité, les atomes froids, poussés par des lasers, effectuent un mouvement uniforme en ligne droite. En observant leurs performances, les scientifiques obtiennent un signal atomique plus précis que dans les conditions de gravité sur Terre. En outre, la technologie de refroidissement par laser permet d'éliminer l'influence du mouvement thermique atomique sur les performances de l'horloge.
« Bien que les molécules et les atomes ne puissent pas être vus dans une pièce, ils se déplacent à grande vitesse, une vitesse équivalente à la température » , a déclaré M. Liu.
« Nous utilisons la technologie de refroidissement par laser pour ralentir les atomes à une température qu'un réfrigérateur ne pourrait jamais atteindre, pour qu'ils restent presque immobiles » , a-t-il ajouté. « En observant les atomes presque statiques, nous faisons des mesures plus précises. »

Les scientifiques estiment que l'envoi d'une telle horloge dans l'espace contribuera à établir une norme de temps pour la synchronisation plus précise des autres horloges atomiques dans l'espace.
« Un système plus précis dans l'espace nous sera bénéfique sur Terre » , a affirmé M. Liu, en citant des améliorations substantielles possibles dans la navigation et le positionnement.

Les scientifiques pensent que le développement de la technologie des atomes froids pourrait permettre de nombreuses expériences, comme l'exploration en profondeur de l'espace, les sondes de matière noire, et l'exploration des ondes gravitationnelles.

« Beaucoup de nos recherches sont basées sur notre mesure du temps et de l'espace. Si nous pouvons détecter des changements subtils dans le temps et l'espace, nous pourrions faire des découvertes au-delà de la gamme technologique existante » , a déclaré M. Liu.
« Dans le futur, il y aura des horloges plus précises que cette horloge à atomes froids et notre but ultime est de créer une horloge qui ne perdra jamais une seconde durant la vie entière de l'univers. »
Xuan
   Posté le 26-09-2016 à 08:12:45   

La Chine inaugure le plus grand téléscope au monde


Voir video

avec Euronews sur Africanews 26/9/16

FAST, c’est son nom, fait 500 mètres de diamètre et couvre une surface équivalente à 30 terrains de football. La nouvelle fierté de Pékin est entrée en service ce dimanche avec un objectif : détecter une vie intelligente extraterrestre.

Cinq ans ont été nécessaires pour construire ce radiotélescope dans la province de Guizhou dans le sud-ouest du pays. 10.000 habitants ont dû être déplacés pour permettre d’installer ce projet de 165 millions d’euros.

Fast est trois fois plus puissant que le télescope américain d’Arecibo à Porto Rico, et ses 300 mètres de diamètres.

Exploration spatiale et astronomie : deux priorités pour Pékin.

Selon les responsables du projet, Fast devrait permettre de mieux comprendre les premiers jours de l’univers, de détecter des ondes gravitationnelles et de découvrir une civilisation extraterrestre.

La Chine souhaite installer une station permanente en orbite avant 2020, et à terme envoyer un homme sur la Lune.


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FAST : le plus grand télescope au monde va sonder l'espace


French.china.org.cn
- Mis à jour le 26. 09. 2016-



Avec la mise en service officielle dimanche du radiotélescope sphérique de cinq cents mètres d'ouverture (FAST), des scientifiques de premier plan a fait savoir que leurs homologues étrangers seraient les bienvenus pour utiliser cette installation gigantesque.

Il s'agit d'un radiotélescope à ouverture unique d'une superficie de 30 terrains de football situé dans la province du Guizhou, dans le sud–ouest de la Chine. Cette installation, dépassant de 200 mètres de diamètre la seconde plus grande au monde, devrait modifier la donne dans la recherche spatiale.

Le président chinois Xi Jinping a envoyé dimanche un message de félicitations aux scientifiques et aux ingénieurs qui ont contribué à sa création.
« Le lancement du FAST est le symbole d'une percée majeure dans la recherche scientifique en Chine et revêt une grande signification dans la stratégie du pays visant à promouvoir l'innovation » , a–t–il écrit dans ce message.

Selon les scientifiques, le FAST va rechercher des ondes gravitationnelles, détecter les ondes radio des étoiles et des galaxies et écouter tout signe de vie extraterrestre intelligente.
« Le but ultime du FAST est de découvrir les lois du développement de l'univers » , explique Qian Lei, chercheur associé auprès de l'Observation astronomique nationale, relevant de l'Académie des sciences de Chine, qui a construit le radiotélescope.

« En théorie, s'il y a une civilisation dans l'espace, le signal radio qu'elle peut envoyer serait similaire au signal que nous pouvons recevoir quand une radiation rayonnant d'un pulsar – une étoile à neutrons rotative – s'approche de nous » , précise M. Qian.

Zhang Shuxin, directeur général du projet, a déclaré que les scientifiques étrangers pouvaient commencer à mener leurs propres recherches avec le FAST une fois le rodage terminé.
Avant cela, « nous serions un peu gênés » ,a–t–il ajouté, d'attribuer des créneaux aux astronomes étrangers.
« C'est quelque chose de tellement immense. Et les technologies que nous utilisons pour le mouvoir ainsi que la surface réfléchissante nous sont entièrement nouvelles. » .
Et de poursuivre : « La première étape consiste à former une parabole de 300 mètres de diamètre sur la surface, avec l'aide des engins de motion, et de commencer à recevoir des signaux. Nous devons gagner en expérience et développer une méthodologie qui garantisse la précision de la détection pour cela. »
M. Zhang conclut en précisant qu'il faudrait entre trois et cinq ans avant que le FAST ne fonctionne dans les meilleures conditions.

L'importante surface hémisphérique du FAST est composée de 4 450 panneaux réfléchissants de 1,3 millimètre d'épaisseur, chacun pesant entre 427 et 482,5 kilogrammes. Le premier panneau a été installé en août 2015 et il aura fallu 11 mois pour tous les assembler.

Sun Caihong, ingénieur en chef pour le FAST, a fait savoir que les opérateurs du radiotélescope allaient se concentrer sur les sources d'ondes puissantes qu'ils connaissent déjà. Selon lui, les scientifiques s'attendent aussi à effectuer des avancées dans la recherche en analysant les données qu'ils recevront après le rodage.
Selon Wang Qiming, ingénieur en chef pour le FAST, « nous aimerions finir le rodage rapidement. Le FAST sera le leader mondial dans dix à vingt ans. Nous aimerions pouvoir utiliser à plein cette période » .

Le FAST est déjà bien parti, estiment les scientifiques. Lors d'un essai récent, il a reçu des ondes électromagnétiques de haute qualité d'un pulsar situé à 1 351 années–lumières. C'était le meilleur signal jamais reçu par le FAST depuis le début des essais d'observation mi–septembre. M. Wang confie que l'aspect le plus difficile du rodage consiste en l'ajustement du laser qui effectue les mesures sur la surface réfléchissante. Du moment que l'engin de mesure au laser détecte les erreurs dans les temps nécessaires, les scientifiques peuvent effectuer des ajustements immédiats.

Le radiotélescope est situé dans un relief presque parfaitement sphérique, et il n'a donc pas été nécessaire de creuser pour l'installer. La vallée à Guizhou a aussi été choisie car elle est karstique, ce qui assure un bon drainage, et les eaux de pluie ne vont donc pas s'accumuler et endommager la surface réfléchissante du radiotélescope.

« Le FAST est la plus grande parabole unique au monde, a déclaréPhilip Diamond, directeur général du Square KilometerArray (SKA), un grand projet de radiotélescopes à multiples antennes paraboliques en réseau.
Il disposera de nouvelles technologies et d'un nouveau système de réception, qui sera plus efficace. Les astronomes et les scientifiques font la queue dans le monde entier pour l'utiliser. »

Il estime que le SKA, un projet international dont la Chine fait partie, sera encore plus grand que le FAST. « Le nôtre n'aura pas la forme d'une parabole unique. Il y aura des centaines et des milliers de petites paraboles réparties sur une large zone. Elles travailleront ensemble.
Voyez le FAST comme un objectif grand angle et le SKA comme un téléobjectif. Le FAST va trouver beaucoup d'objets et le SKA va permettre de donner beaucoup de détails sur ces objets. Ils seront très complémentaires
», précise–t–il.

Anthony Beasley, directeur de l'Observatoire national de radioastronomie des Etats–Unis, a déclaré pour sa part qu'il y avait de nombreux domaines dans la radioastronomie pour lesquels le FAST permettra de mettre en avant les astronomes chinois. Selon lui, il faudra probablement deux à trois ans avant que le radiotélescope ne puisse être complètement opérationnel.

La construction de ce projet de près de 1,2 milliard de yuans (180 millions de dollars) a débuté en 2011, 17 ans après avoir été proposé par les astronomes chinois.


Edité le 26-09-2016 à 08:35:08 par Xuan


Xuan
   Posté le 17-10-2016 à 22:54:00   

Lancement de Tiangong 2






Plusieurs articles sur Xinhua


Sur futura-sciences
La Chine envoie deux taïkonautes à bord de Tiangon 2


Cette nuit, Shenzhou 11, avec à son bord deux taïkonautes chinois, a décollé à destination du module habitable Tiangong 2, qu'il rejoindra d’ici deux jours. Les deux hommes séjourneront à son bord pendant environ 30 jours avant de retourner sur Terre.

Plus de trois ans après le précédent vol habité, Shenzhou 10 en juin 2013, la Chine fait de nouveau voler ses taïkonautes dans l'espace. Ce matin, à 7 h 30 en heure locale (1 h 30 en France métropolitaine), un lanceur Longue Marche 2F a décollé depuis le Centre de lancement de satellites de Jiuquan. Il a lancé avec succès le véhicule Shenzhou 11 avec à son bord les taïkonautes Jing Haipeng et Chen Dong.

Pour Jing Haipeng, c'est le troisième séjour dans l'espace. Ce vétéran a volé à bord de Shenzhou 7 en septembre 2008 et de Shenzhou 9 en mars 2012. Chen Dong, lui, découvre les joies de l'apesanteur et effectue avec ce vol sa première mission dans l'espace.

Après un voyage de deux jours autour de la Terre, Shenzhou 11 et son équipage rejoindront le module habitable Tiagong 2, lancé en septembre. Les deux hommes doivent y séjourner environ 30 jours avant de retourner sur Terre. La Chine devrait à cette occasion battre certains de ses records de durée, comme celui du temps passé dans l'espace pour un taïkonaute ou un équipage, voire du temps d'une sortie extravéhiculaire.


Image d’artiste chinoise, publiée sur le site de la Cité de l'espace de Toulouse, montrant un vaisseau habité Shenzhou (à gauche) se dirigeant vers une station de type Tiangong. © Droits réservés

Apprendre à vivre et travailler dans l'espace

Sans surprise, pour la communication, la Chine a fait le service minimum et n'a pas détaillé le programme de mission de ses deux taïkonautes. Comme son prédécesseur, Tiangong 2 est un prototype qui préfigure la future station spatiale chinoise dont la construction doit débuter en 2018 avec le lancement d'un premier module. Les astronautes expérimenteront le système de support de vie qui sera celui de la future station spatiale.

Enfin, dans de nombreux domaines liés à l'exploitation d'une station spatiale, les deux taïkonautes testeront leurs compétences. Ils réaliseront également des expériences en sciences de la vie, d'observation du ciel et des travaux de maintenance en orbite, ainsi que des activités de vulgarisation scientifique à destination d'écoliers chinois.

Remy Decourt

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sur le même site

Lancement de Tiangong 2 : la Chine veut une nouvelle station spatiale


16/9/2016

Le module orbital Tiangong 2, sorte de station miniature, a été lancé avec succès depuis le désert de Gobi. La Chine poursuit ainsi son apprentissage pour débuter, d'ici 2018, la construction en orbite de sa station spatiale

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La Chine plancherait sur un projet de station spatiale plus grand que celui envisagé initialement. Les premiers éléments de ce futur complexe orbital pourraient être lancés vers 2020. © CNSA

Hier, à 16 h 04 en heure de France métropolitaine, la Chine a lancé avec succès le module habitable Tiangong 2 à bord d'un lanceur Longue Marche 2F, dernière étape avant le début de la construction de la station spatiale. Comme son prédécesseur, Tiangong 2 est un prototype qui préfigure la future station spatiale chinoise dont la construction doit débuter en 2018 avec le lancement d'un premier module. Par rapport à Tiangong 1, Tiangong 2 est équipé de nouvelles fonctionnalités et d'un système de support vie plus perfectionné. Il évoluera en orbite basse à moins de 400 kilomètres d'altitude. En novembre 2016, Shenzhou 11, avec à son bord deux taïkonautes, le rejoindra, et son équipage y séjournera 30 jours.

Des modules orbitaux pour apprendre

Lancé en septembre 2011, Tiangong 1 est resté opérationnel pendant deux ans au cours desquels trois missions Shenzhou sont venues s'amarrer. La première était inhabitée (Shenzhou 8) alors que les deux suivantes embarquaient des équipages qui, tour à tour, ont pu séjourner à bord du module orbital. Si Tiangong 1 a surtout été utilisé pour expérimenter le rendez-vous automatique en orbite et la vie à bord, Tiangong 2 devra faire la démonstration que la Chine maîtrise le vol orbital, l'amarrage de précision et les sorties extravéhiculaires (EVA).

Avec une seule EVA réalisée, on s'attend qu'au cours des trois prochains vols habités à destination de Tiangong 2, la Chine réalise au moins deux sorties dans l'espace. Cette unique EVA a été réalisée en 2008, lors de la mission Shenzhou 7 au cours de laquelle, durant 20 minutes, un taïkonaute est sorti à l'extérieur du véhicule pour valider la conception du sas de sortie, la combinaison spatiale ainsi que les procédures afférentes à la sortie dans l'espace. Autre jalon important, en 2017, le tout premier cargo spatial de la Chine viendra s'amarrer au module. Ce véhicule est intéressant pour son architecture, dérivée des modules Tiangong. Il a donc la même forme et les mêmes dimensions. Sa capacité d'emport est de plus de 5 tonnes, soit deux fois celle des Progress russes !

On signalera que parmi les 14 charges utiles embarquées à bord de Tiangong 2, figure le test d'un prototype de bras robotique qui sera installé sur la station spatiale et l'instrument suisse Polar. Il est conçu pour mesurer les explosions des supernovae et détecter la polarisation de la lumière émise dans l'espace par les sursauts gamma. Comme l'explique Nicolas Produit, le responsable scientifique de l'expérience, à La Tribune de Genève, « il s'agit d'une première mondiale. Jusqu'ici, aucun projet non chinois n'a réussi à prendre part au programme spatial habité de l'Empire du Milieu ».

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Article initial paru le 17/03/2015

Dans le domaine des vols habités, la progression de la Chine est remarquable. Les étapes sont franchies une à une de façon pragmatique. En 2016, trois grands rendez-vous sont prévus avec une mission habitée, le lancement d'un nouveau module orbital (Tiangong 2), l'entrée en service du nouveau lanceur CZ-7 voire le lancement du véhicule de ravitaillement Tianzou 1. Explications avec Philippe Coué, spécialiste du programme spatial chinois.


En 2014, le lancement du nouveau module habitable Tiangong 2 était prévu pour 2015. Il a finalement été reporté à 2016 « en raison du retard dans le développement du nouveau lanceur CZ-7 », explique Philippe Coué, spécialiste français du programme spatial chinois. Un retard qui contraint la Chine à adapter son manifeste car le « nouveau lanceur [CZ-7] doit lancer le futur véhicule ravitailleur Tianzou 1 ». Or ce dernier doit venir s'amarrer à Tiangong 2 et ne peut être lancé que par ce nouveau lanceur « dont le premier vol est prévu au mieux fin 2015, voire début 2016 ». Deux autres vols de démonstration seront par ailleurs nécessaires avant de qualifier le lanceur CZ-7. Cela explique pourquoi le lancement de ce cargo n'est pas envisageable avant fin 2016, début 2017.

À ces incertitudes sur les dates de lancement, s'ajoutent des « incertitudes sur la nature et les objectifs des missions de Tiangong 2 et Tianzou 1 ». Si plusieurs scénarios sont avancés, Philippe Coué en privilégie un qu'il nous détail avec toutes les réserves d'usage pour un tel exercice.

Bien qu'il ressemble à son prédécesseur lancé en 2011, Tiangong 2 « sera plus fonctionnel et plus ergonomique que le précédent module (Tiangong 1) ». Il sera doté d'un système de support de vie amélioré et d'une plus grande variété d'équipements scientifiques. C'est aussi le dernier module habitable avant ceux qui préfigureront la future station spatiale chinoise dont le développement se poursuit. Quant à Taingong 1, toujours en orbite, la Chine l'utilise pour « s'essayer au suivi, au pilotage et à l'exécution de manœuvres de réhaussement d'orbite dans le but de se familiariser et se préparer à contrôler son futur complexe orbital ».

Quelques semaines après son lancement, Tiangong 2 sera rejoint par l'équipage de Shenzhou 11 pour une mission qui « pourrait durer plusieurs semaines, voire quelques mois » ! La Chine devrait à cette occasion battre certains de ses records de durée comme celui du temps passé dans l'espace pour un taïkonaute, un équipage, voire du temps d'une sortie extravéhiculaire. Autre rendez-vous très attendu, l'arrivée du cargo Tianzhou 1. Il viendra « s'y amarrer de façon automatique lors de son vol inaugural prévu en 2017 ». Ce véhicule similaire au Véhicule de transfert automatique de l'Esa (ATV) par ses fonctions de transport de fret et de carburant, a été développé pour desservir la station spatiale Chinoise qui verra le jour dans les années 2020.

Un nouveau système de transport spatial

Compte tenu de sa masse au lancement, « plus ou moins 13 tonnes », Tianzou 1 sera lancé par un nouveau lanceur. En effet, aucun des lanceurs chinois aujourd'hui en service n'a la capacité de mettre en orbite des charges aussi lourdes. Ce sera donc CZ-7 (aussi appelé Long March 7), un lanceur de milieu de gamme qui « sera exploité depuis le Centre de lancement de Wenchang, situé sur l'île de Hainan ». Une famille de lanceurs sera dérivée à partir de Long March 7 (16 configurations sont prévues), ce qui offrira une grande modularité et devrait couvrir jusqu'à 80 % des besoins de l'Agence spatiale chinoise. Une maquette à l'échelle 1 de ce lanceur subit actuellement des essais de compatibilité avec les installations au sol et le pas de tir de Wenchang d'où il sera exploité.


Le véhicule Tianzou 1 est conçu pour le ravitaillement du futur complexe orbital chinois. Son vol inaugural, prévu fin 2016, début 2017 dépendra de la disponibilité du CZ-7. © CNSA

Tianzou 1 ne devrait pas être utilisé pour ravitailler l'équipage de Shenzhou 11 à bord du Tiangong 2. Cela nécessiterait que ce nouveau module « soit doté d'un second port d'amarrage ce qui, de facto, alourdirait sa masse » et le rendrait trop lourd pour un lancement à bord d'une fusée CZ-2F comme cela est prévu. « Ce scénario à deux ports d'amarrage est peu probable. » On suppose donc que Tianzou 1 s'amarrera à un Tiangong 2 vidé de ses occupants et sans qu'aucun autre équipage soit prévu par la suite, ce qui suscite donc quelques interrogations sur son utilité.
La Chine, qui maîtrise le rendez-vous orbital, pourrait donc utiliser Tianzou 1 pour « continuer à apprendre à piloter des modules orbitaux ». Le véhicule effectuerait ainsi des manœuvres à proximité de Tiangong 2 avant de s'y amarrer, quelques corrections de trajectoires. On peut également envisager qu'une fois amarré Tianzou 1 soit également utilisé pour des essais de rehaussement d'orbite, voire des manœuvres fictives d'évitement de débris spatiaux. Le clou de la mission « pourrait être une démonstration technologique jamais réalisée par la Chine ». Tianzhou 1, présenté comme un véhicule de ravitaillement de carburant, pourrait réaliser un « transfert de carburant et tester la procédure de transfert, complexe et dangereuse ». Ce scénario suppose que Tiangong 2 embarque un système de ravitaillement.
Xuan
   Posté le 20-10-2016 à 13:41:23   

La Chine se prépare à produire ses propres mémoires flash 3D dès 2017


RIDHA LOUKIL20 OCTOBRE 2016 À 07H08



A travers Yangtze River Storage Technology, la Chine s’apprête à ouvrir sa première usine de mémoires Flash et Dram. La production de puces Flash 3D devrait démarrer à la fin de 2017


L'usine de XMC à Wuhan, en Chine © XMC

La Chine s’approche de son objectif de maîtriser les puces mémoires. A travers Yangtze River Storage Technology (YRST), elle se prépare à mettre en service sa première usine de fabrication de ces composants électroniques sur tranches de 300 mm de diamètre, rapporte Digitimes. La production va démarrer à la fin de 2016 avec la fabrication de mémoires vives Dram et mémoires non volatiles Flash de type NAND. Mais le vrai enjeu pour Pékin est de produire des puces Flash 3D. Ce sera fait dans un an, à la fin de 2017, prévoit Digitimes.

INVESTISSEMENT DE 24 MILLIARDS DE DOLLARS

YRST a été créé en juillet 2016 par Tsinghua Unigroup et les pouvoirs publics pour servir de fer de lance à l’offensive de la Chine dans les puces mémoires. Tsinghua Unigroup, une société holding contrôlée par Pékin et détenant des sociétés fabless comme RDA Microelectronics et Spreadtrum Communications, a par ailleurs pris 50% du capital de XMC, aujourd’hui seul fabricant chinois de mémoires. Mais ce dernier réalise des puces Flash de type NOR, destinées à renfermer des logiciels embarqués. Et non des puces Flash de type NAND utilisées pour le stockage de données.
Depuis 2008, XMC dispose à Wuhan d’une unité pilote de R&D et production de circuits sur tranches de 300 mm de diamètre. C’est sur ce site que la nouvelle usine dédiée à la production de mémoires va voir le jour. Elle représente un investissement colossal de 24 milliards de dollars jusqu’en 2019. A terme, elle disposera d’une capacité mensuelle de production de 300 000 tranches.

PUCES FLASH 3D À 32 COUCHES

La fabrication de mémoires flash 3D débutera en 2017 avec des circuits à 32 couches d’information selon une technologie développée conjointement par XMC et l’américain Spansion qui a fusionné en mars 2015 avec son compatriote Cypress Semiconductor. Le coréen Samsung, le japonais Toshiba et l’américain Micron Technology empilent aujourd’hui 48 couches dans leurs puces Flash 3D, et prévoient de passer à 64 couches en 2017.
La Chine dispose aujourd’hui de deux usines de puces mémoires sur son territoire mais elles appartiennent aux coréens SK Hynix (mémoires Dram) et Samsung (mémoires flash 3D). Et une troisième va être mise en service d’ici à fin 2016 par l’américain Intel en conversion de son site de fabrication de microprocesseurs à la production de mémoires flash 3D.

LA CHINE ABSORBE LE TIERS DE LA PRODUCTION MONDIALE

Selon le cabinet TrendForce, la Chine a englouti 6,7 milliards de dollars de mémoires flash de type NAND en 2015, soit plus de 29% de la production mondiale. Et la part devrait atteindre le tiers en 2016. La production locale, assurée aujourd’hui par Samsung, ne satisfait qu’une infime partie de cette consommation. C’est cette dépendance que l’Empire du Milieu veut réduire en lançant sa propre production.
Xuan
   Posté le 22-11-2016 à 23:13:05   

Chine : les deux taïkonautes de Tiangong 2 sont rentrés sur Terre


Rémy Decourt, Futura-Sciences

Publié le 22/11/2016

Le 17 novembre, alors qu’à bord d’une capsule Soyouz s’envolaient à destination de la Station spatiale internationale trois astronautes, parmi lesquels le français Thomas Pesquet, l’équipage chinois présent à bord du module Tiangong 2 se préparait, quant à lui, à retourner sur Terre.

Jing Haipeng et Chen Dong sont rentrés sur Terre le 18 novembre à bord de la capsule Shenzhou 11, au terme d'une mission qui aura été la plus longue dans l'espace réalisée par la Chine. Un succès qui démontre que le pays a acquis la capacité de soutenir de longs séjours dans l'espace et de faire vivre et travailler en sécurité ses taïkonautes. Ils sont arrivés à bord du module orbital Tiangong 2, deux jours après leur décollage à bord d'une Longue Marche 2F depuis le Centre de lancement de satellites de Jiuquan.


Le module Tiangong 2 photographié par le très petit satellite Banxing-2, lancé depuis le module orbital. © CNSA

Une étape franchie vers la construction de la station spatiale chinoise

Ce record symbolique des deux taïkonautes est évidemment un jalon important dans le programme de construction d'une station spatiale chinoise. Preuve que les objectifs initiaux du programme Tiagnong ont été atteints, la Chine ne l'utilisera plus pour ses vols habités. Elle va dorénavant consacrer tous ses efforts dans la construction de cette station dont le premier élément devrait être lancé en 2018, avec l'objectif de la terminer en 2020.

D'ici là, Tiangong 2 continuera d'être utilisée. En avril 2017 sera lancé le cargo Tianzhou 1 pour tester le ravitaillement de propergol en orbite.

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Après un séjour d'un mois dans l'espace, les deux taïkonautes sont redescendus sur Terre


Article initial paru le 17/10/2016
Cette nuit, Shenzhou 11, avec à son bord deux taïkonautes chinois, a décollé à destination du module habitable Tiangong 2, qu'il rejoindra d'ici deux jours. Les deux hommes séjourneront à son bord pendant environ 30 jours avant de retourner sur Terre.
Plus de trois ans après le précédent vol habité, Shenzhou 10 en juin 2013, la Chine fait de nouveau voler ses taïkonautes dans l'espace. Ce matin, à 7 h 30 en heure locale (1 h 30 en France métropolitaine), un lanceur Longue Marche 2F a décollé depuis le Centre de lancement de satellites de Jiuquan. Il a lancé avec succès le véhicule Shenzhou 11 avec à son bord les taïkonautes Jing Haipeng et Chen Dong.

Pour Jing Haipeng, c'est le troisième séjour dans l'espace. Ce vétéran a volé à bord de Shenzhou 7 en septembre 2008 et de Shenzhou 9 en mars 2012. Chen Dong, lui, découvre les joies de l'apesanteur et effectue avec ce vol sa première mission dans l'espace.

Après un voyage de deux jours autour de la Terre, Shenzhou 11 et son équipage rejoindront le module habitable Tiagong 2, lancé en septembre. Les deux hommes doivent y séjourner environ 30 jours avant de retourner sur Terre. La Chine devrait à cette occasion battre certains de ses records de durée, comme celui du temps passé dans l'espace pour un taïkonaute ou un équipage, voire du temps d'une sortie extravéhiculaire.

Apprendre à vivre et travailler dans l'espace


Sans surprise, pour la communication, la Chine a fait le service minimum et n'a pas détaillé le programme de mission de ses deux taïkonautes. Comme son prédécesseur, Tiangong 2 est un prototype qui préfigure la future station spatiale chinoise dont la construction doit débuter en 2018 avec le lancement d'un premier module. Les astronautes expérimenteront le système de support de vie qui sera celui de la future station spatiale.
Enfin, dans de nombreux domaines liés à l'exploitation d'une station spatiale, les deux taïkonautes testeront leurs compétences. Ils réaliseront également des expériences en sciences de la vie, d'observation du ciel et des travaux de maintenance en orbite, ainsi que des activités de vulgarisation scientifique à destination d'écoliers chinois.
Xuan
   Posté le 25-11-2016 à 00:10:54   

Une ligne de communication quantique sera créée l'année prochaine entre Wuhan et Hefei



le Quotidien du Peuple en ligne -24.11.2016 15h24

La Chine va commencer la construction d'une ligne de communication quantique entre Wuhan, capitale de la Province du Hubei, et Hefei, capitale de la Province de l'Anhui, ce qui va lui permettre de se rapprocher du réseau de communication le plus sûr du monde. Ce développement va en effet créer un réseau sécurisé théoriquement impossible à intercepter ou à décrypter.

Selon un communiqué publié par China Aerospace Science et Industry Corp lors d'un forum de technologie laser de deux jours qui s'est achevé mercredi à Wuhan, la ligne de communication quantique Wuhan-Hefei sera mise en service vers la fin de l'année prochaine et sera reliée au réseau de communication quantique Beijing-Shanghai de 2 000 kilomètres qui devrait être terminé à la fin de cette année.

Un accord de construction a été signé lors du forum entre plusieurs partenaires impliqués dans la ligne, comme China Aerospace Science and Industry Corp, l'Université des sciences et technologies de Chine et le gouvernement de la ville de Wuhan.
Selon Wu Xiaofeng, cadre supérieur chez China Aerospace Science and Industry Corp, qui supervise le projet, quand elle sera achevée, la ligne Wuhan-Hefei s'étendra sur plus de 300 km. Elle sera initialement utilisée par les organismes gouvernementaux et les institutions financières de Wuhan avant d'être ouverte au secteur des affaires et étendue aux villes situées le long de la ligne.

M. Wu a également précisé que la ligne implique un investissement initial d'environ 200 millions de Yuans (29 millions de Dollars US) et que toutes ses technologies et équipements seront développés par des scientifiques chinois.

China Aerospace Science and Industry, une importante société du secteur de la défense, développe des technologies et des instruments laser de pointe, qui sont des composantes clés d'un réseau de communication quantique.

Les lignes de communication quantiques offrent une sécurité ultra élevée. Selon des recherches, il est théoriquement impossible d'écouter, intercepter ou décrypter les informations qu'elles transmettent.

Après trois ans de construction, une ligne de communication quantique de 712 km a récemment été mise en service entre Hefei et Shanghai, ce qui en fait le réseau de communication quantique le plus long au monde.

La ligne Hefei-Shanghai fait partie du réseau de communication quantique Beijing-Shanghai. Selon Chen Yu'ao, concepteur en chef du réseau et professeur à l'Université des Sciences et Technologies de Chine à Hefei, le réseau assurera principalement la communication par chiffrement quantique des autorités gouvernementales et militaires à Beijing et des institutions financières à Shanghai.

Il a ajouté que la technologie de cryptage quantique sera d'une grande importance pour les militaires.

En août, la Chine a lancé le premier satellite d'expériences quantiques du monde pour vérifier les théories de la communication quantique.

À l'échelle internationale, toutes les grandes puissances technologiques, dont les États-Unis, l'Union européenne et le Japon, investissent massivement dans la recherche sur les technologies de cryptage quantique.

(Rédacteurs :Yishuang Liu, Wei SHAN
Xuan
   Posté le 16-12-2016 à 15:29:21   

La revue européenne des médias numériques publie un article assez clair sur le même sujet :

La Chine lance le premier satellite de communication quantique au monde

Par Françoise Laugée - N°40 Automne 2016

À la recherche d’une technique de transmission ultra-sécurisée basée sur les lois de la physique quantique, la Chine prend une longueur d’avance sur les États-Unis et l’Europe dans le domaine de la cryptologie.

Le 16 août 2016, la Chine a lancé depuis la base de Jiuquan, dans le désert de Gobi, un satellite baptisé Mozi, qui permettra de tester la distribution quantique de clés de cryptage uniques (QKD pour Quantum Key Distribution) sur une grande distance.

La mécanique quantique est une théorie développée par Max Planck au début du XXe siècle qui permet d’expliquer certains phénomènes que la physique classique ne peut pas expliquer. Selon cette théorie, la lumière est à la fois un phénomène vibratoire et corpusculaire : un rayon lumineux est une onde électromagnétique et un flux de photons. La distribution quantique de clés de cryptage unique, inventée il y a 30 ans aux États-Unis, utilise deux propriétés de ces photons, la polarisation et l’intrication quantique. La polarisation permet d’associer à chaque photon transmis une valeur binaire. L’intrication quantique permet, quant à elle, de sécuriser la communication.

La transmission de ces clés utilise les corrélations quantiques au sein d’une paire de photons intriqués en raison de deux caractéristiques essentielles. La première est que l’état quantique (lu comme « 0 » ou « 1 » ) des photons est aléatoire : on obtient en conséquence une clé de cryptage de nature elle aussi totalement aléatoire, donc impossible à décrypter même par les plus puissants algorithmes. La seconde caractéristique tient à ce que toute observation, ou mesure, des photons génère des modifications de leur état, créant des défauts, du « bruit » repérable sur l’ensemble de l’émission ; on peut de plus déterminer la quantité d’information espionnée.

Ainsi, l’interception par un tiers est repérée, évaluée, et si l’espionnage est trop important, menaçant la sécurité de la clé, celle-ci ne sera tout simplement pas utilisée pour crypter les messages à transmettre : il suffira d’en générer une nouvelle. Lorsque l’on est sûr que l’émetteur et le récepteur détiennent une clé non espionnée, indécodable puisqu’aléatoire, elle pourra être utilisée tant pour le cryptage que le décryptage (donc par le biais d’un algorithme de chiffrement symétrique) d’informations transmises par n’importe quel canal, tel l’internet.

Au cours d’une mission prévue pour durer deux ans, les scientifiques chinois vont tenter de transmettre des clés de cryptage, par un satellite quantique, sur une distance de 2 500 kilomètres, entre Pékin et Ürümqi, capitale de la région du Xinjiang. Un autre test sera effectué ultérieurement entre Pékin et Vienne, en Autriche. C’est la première fois qu’une technologie de cryptage quantique sera testée dans l’espace. Elle a déjà été utilisée avec succès, aux États-Unis et en Europe, sur une distance maximale de 300 kilomètres, via des réseaux terrestres en fibre optique, pour des applications gouvernementales, militaires, ou encore pour des transmissions entre des établissements bancaires. La première expérimentation remonte à 1992 à l’université de Genève.

Assurer la transmission de messages grâce à des clés de chiffrement inviolables est un enjeu planétaire. Les États-Unis investissent 200 millions de dollars par an dans ce domaine de recherche, indique le Conseil national américain des sciences et technologies. Aujourd’hui à la tête d’une dizaine d’équipes de recherche dans le cadre de la mission chinoise et vice-président de l’université des sciences et technologies, Pan Jianwei, promu docteur en physique quantique de l’université de Vienne à la fin des années 1990, avait sollicité en son temps l’Union européenne pour financer un programme de développement d’un satellite quantique, sans succès. Depuis 2008, des chercheurs européens, notamment à Vienne et à Padoue, travaillent sur le lancement d’un satellite de communication quantique dans le cadre d’un programme baptisé Space-Quest. L’Union européenne a engagé 2,5 milliards d’euros en 2010 pour la recherche dans ce domaine. En mai 2016, Günther Oettinger, commissaire européen à l’économie et à la société numérique, a annoncé un financement d’un milliard d’euros en 2018 consacré aux technologies quantiques.

« Beaucoup de gens pensent que les communications quantiques joueront un rôle, notamment dans le futur d’internet » , explique l’Autrichien Anton Zeilinger, chercheur et professeur reconnu en physique quantique qui a dirigé les travaux de doctorat de Pan Jianwei, précisant que cette technique ne serait pas réservée aux communications militaires mais s’appliquerait également aux communications commerciales. Avec le lancement programmé d’autres satellites de communication quantique, la Chine devrait disposer en 2030 d’une constellation assurant la transmission de flux d’informations totalement sûre.

Faire de la Chine « l’un des pays les plus innovants en 2020 » et une grande puissance technologique en 2049, année du centième anniversaire de la République populaire : telle est l’ambition exprimée par le président chinois Xi Jinping qui désigne la recherche quantique comme étant l’une des priorités du treizième plan national quinquennal. Une nouvelle révolution informatique est en cours avec l’internet quantique, et la Chine avance à grands pas dans cette voie.

Sources :

« Satellites : Pékin lance le premier satellite inviolable », Bruno Trévidic, Les Echos, 17 août 2016.
« La Chine prend de l’avance dans le cryptage des communications », Harold Thibault avec David Larousserie, Le Monde, 18 août 2016.
« Cryptage : le saut quantique des Chinois », Yann Verdo, Les Echos, 5 septembre 2016.
« Cryptographie quantique », Wikipédia, dernière modification de cette page le 17 septembre 2016.
Xuan
   Posté le 23-12-2016 à 20:51:09   

Le blog Libération publiait en septembre un article sur de développement scientifique en Chine :


Le bond en avant de la science en Chine


SYLVESTRE HUET 11 JUIN 2013
(MISE À JOUR : 1 SEPTEMBRE 2016)



Le groupe Nature vient de publier son Nature publishing China 2012. Il révèle une nouvelle étape dans la croissance vigoureuse de la science chinoise.

Ce bilan propose un examen des publications scientifiques signées par des chercheurs chinois dans l’ensemble des journaux du groupe (Nature et 17 autres journaux spécialisés). Autrement dit dans des revues dites «primaires» - celles où les scientifiques publient leurs résultats afin de les soumettre au regard critique de leur pairs, après une première sélection et validation par des relecteurs - qui font partie des plus sélectives du monde. Les recherches qui y sont publiées sont donc, en général - car il y a des exceptions (lire cette note sur la bactérie Alien de la Nasa réfutée, ou celle-ci sur un fameux mystère cosmique, réfuté lui aussi) - de qualité et de niveau mondial.

La croissance vigoureuse de l’activité de recherche scientifique et technologique chinoise a déjà fait l’objet d’informations sur le blog (liens en fin de note). Mais il convient de suivre ce mouvement, car il évolue très vite, ce qui impose une plus grande fréquence à l’analyse. Le nombre total de publications originaires de Chine atteignait pour l’année 2011 (dernier chiffre connu dans le système Scimago) plus de 373.000 articles. Elle tient ainsi le deuxième rang mondial, derrière les Etats-Unis, à 519.000 articles. Dix ans auparavant, elle pointait à la cinquième place avec 57.000 articles.

Une science de qualité mondiale

Les chiffres de Nature publishing portent sur des nombres beaucoup plus petits, mais exclusivement sur une science de très grande qualité (elle peut aussi se publier dans Science, les PNAS et d’autres revues, mais ces dernières ne proposent pas le travail d’analyse de Nature). Et sans le côté inflationniste lié à l’apparition de nouvelles revues. Il s’agit exclusivement de sciences de la nature (physique, chimie, biologie, géosciences et astrophysiques). Or, ces chiffres confirment que l’envolée de la science chinoise de qualité ne se ralentit pas, ce qui démontre que le scepticisme sur sa capacité à produire des résultats originaux n’est pas fondé. Même si une part importante des laboratoires chinois sont encore en phase de «rattrapage» du niveau mondial, d’autres y sont de plain-pied.

Les articles signés ou co-signés par des Chinois travaillant en Chine (c’est la localisation du laboratoire et non la nationalité du scientifique qui sont pris en compte) dans les publications du groupe Nature, étaient ainsi de 89 en 2008, 103 en 2009, 152 en 2010, 225 en 2011 et 303 en 2012. Sa part des articles d’origine Asie/Pacifique (donc le Japon, l’Australie, l’Inde...) est passée de 19% à 30% sur la même période (le total des articles des pays de la région passant de 473 à 1.009).

Ces articles proviennent d’institutions scientifiques elles aussi en nombre croissant, 217 en 2011 contre 152 l’année précédente, ce qui montre une extension du nombre de laboratoires de niveau mondial. L’Académie des sciences continue de dominer le classement chinois et tient le 12ème rang mondial par institution, sur le modèle français où le Cnrs est à lui seul 5ème mondial et l’Inserm 63ème. Suivent l’USTC (University of Science & Technology of China), Tsinghua University, Peking University, Shanghaï Jiao Tong University. En Asie Pacifique, seule l’Université de Tokyo dépasse encore l’Académie chinoise, mais sera probablement dépassée l’an prochain. La Chine place quatre institutions dans le Top 100 mondial, contre trois en 2011.

Ce mouvement d’extension géographique de la science chinoise est encore «limité» à la Chine côtière et de l’Est, à l’exception de Wuhan. Il peut s’illustrer par l’évolution de la région de Shenzhen. Cette zone fut le lieu de la première «zone économique spéciale», lancée en 1980 pour attirer des investisseurs étrangers dans ce qui allait devenir «l’atelier du monde». Elle fut longtemps seulement un «atelier», avec des machines allemandes, des ouvriers et contremaîtres chinois, des productions d’objets de consommation de masse partant directement par navires porte-conteneurs pour les Etats-Unis ou l’Europe (je caricature...). Aujourd’hui, Shenzhen est la sixième métropole scientifique chinoise. On y fait de la physique fondamentale, de l’informatique de pointe, des nanosciences et surtout de la génétique avec le BGI (Beiging genomic institute), qui n’est donc pas à Pékin car il fut relocalisé à Shenzhen en 2007). On y trouve une force de frappe en génomique (séquençage, banques de gènes, bio-informatique...) pour la recherche de base et appliquée (médecine, agronomie, biotechnologies...) de classe mondiale.

Plus 20% par an pour le financement

Cette accession de la Chine au rang de grande puissance scientifique repose sur des investissements massifs en moyens financiers et humains et sur son insertion dans le fonctionnement de la science mondiale. Les dépenses de R&D ont atteint 1,75% du PIB en 2012 et le gouvernement s’est fixé un objectif de 2,5% en 2020 (soit plus que la France)... dans un pays où le PIB croît fortement chaque année (environ 7% en 2012). Du coup, cela signifie des augmentations annuelles d’environ 20% ! Ces financements ne sont pas uniquement publics et destinés à des laboratoire universitaires. Les groupes industriels financent désormais une activité de recherche importante, et des groupe non chinois installent des centres de recherches en Chine.

Ces chiffres ne signifient pas que tout est rose dans le monde de la science chinoise. Bureaucratie et corruption peuvent aussi s’y mêler. Mais les conflits commencent à sortir. La part de la recherche fondamentale semble aussi encore trop faible au regard des standards des pays les plus avancés. Mais ils montrent avec quelle rapidité les rapports de force mondiaux ont changé et les conséquences de ces changements sont encore à venir.

> La Chine explose ses statistiques de dépots de brevets.
> Pour l’Unesco, la science passe au sud.
> en février 2011, une note sur les dépôts de brevets par la Chine dans le système de l’OMPI.
> en 2010, je titre «Chine, un géant de la science est né».
> en 2008, la Chine était devenue le deuxième pays du monde par le nombre de publications scientifiques.
> Une note relatant la prévision de la revue Nature : en 2022 la Chine pourrait dépasser les Etats-Unis en nombre de publications scientifiques.
Xuan
   Posté le 09-01-2017 à 22:52:56   

Après les États-Unis et l'Allemagne, la Chine est devenue le troisième pays à avoir fait voler un avion à hydrogène.


sur sputnik

Les scientifiques chinois ont testé avec succès un avion moderne à hydrogène. Selon le journal Keji Ribao, le nouvel avion, qui se base sur l'avion électrique chinois à deux sièges RX1E, a été conçu par des scientifiques de la province du Liaoning (nord-est de la Chine).
Le vol d'essai a eu lieu dans la ville de Shenyang, le chef-lieu de la province du Liaoning. Selon le journal, l'avion a atteint une altitude de 320 mètres. Tous les systèmes sont restés stables à une température de —20 degrés Celsius.
Les concepteurs de l'avion ont souligné qu'il n'y avait d'émissions néfastes dans l'atmosphère.
L'avion est équipé d'une pile à hydrogène de 20 kilowatts. Cette pile alimente l'appareillage à bord, le moteur électrique et charge les batteries.

Ainsi, la Chine est devenue le troisième pays après les États-Unis et l'Allemagne à maîtriser cette technologie.
Xuan
   Posté le 15-01-2017 à 19:48:12   

La Chine développe le laser à électrons libres UVE le plus lumineux au monde


French.xinhuanet.com - Publié le 2017-01-15 à 22:12


Photo prise le 13 janvier 2017 dans l'Institut de chimie physique de Dalian (Xinhua/Yang Qing)

BEIJING, 15 janvier (Xinhua) -- Des scientifiques chinois ont annoncé avoir construit une infrastructure capable de générer le laser à électrons libres ultraviolet extrême (UVE) le plus lumineux au monde.

Cette infrastructure située à Dalian, ville côtière de la province du Liaoning (nord-est), peut générer 140.000 milliards de photons par impulsion de laser en une picoseconde.

L'infrastructure Dalian Coherent Light Source (DCLS) a été conjointement construite par l'Institut de chimie physique de Dalian et l'Institut de physique appliquée relevant de l'Académie des sciences de Chine (ASC), avec un investissement de quelque 140 millions de yuans (environ 20 millions de dollars).

Cette nouvelle source de lumière aidera les scientifiques à découvrir de nouveaux aspects du monde microscopique. "Les sources de lumière UVE sont notamment utiles pour la détection précise des atomes, des molécules et des amas" , a indiqué Yang Xueming, académicien à l'ASC et directeur adjoint de l'Institut de chimie physique de Dalian.

La luminosité et la durée des impulsions de cette source de lumière sont cruciales pour effectuer une telle détection. "Plus la source est brillante, plus nous voyons de manière claire un petit nombre d'atomes et de molécules" , a-t-il expliqué.

"Etant donné que de nombreuses réactions physiques, chimiques et biologiques se produisent sur une échelle de temps de l'ordre des femtosecondes ou des picosecondes, nous avons besoin d'une 'lampe' très rapide pour capturer ces moments et étudier ainsi le processus" , a-t-il noté.

Selon lui, la DCLS jouera un rôle unique et important dans l'exploration du monde matériel inconnu et la promotion des progrès technologiques.


Xuan
   Posté le 23-04-2017 à 09:13:30   

LA CHINE LANCE SON PREMIER VAISSEAU CARGO


De Suiram - Posté le 20 avril 2017 à 16h48 dans Hitek - Science


La Chine, soucieuse de rattraper l'Europe ainsi que les Etats Unis en matière de conquête spatiale, a lancé ce jeudi 20 avril un vaisseau cargo contenant 6 tonnes de matériel, satellites. Le décollage s'est déroulé sans encombre.



UN RENOUVEAU DANS LA CONQUÊTE SPATIALE CHINOISE
Les agences spatiales d'état du monde entier, touchées par la crise financière, ont souffert des baisses de budget. De plus, depuis l'âge d'or de la conquête spatiale l'intérêt du grand public a diminué.

Des agences spatiales privées commencent à reprendre la relève comme c'est le cas de SpaceX dirigée par Elon Musk. D'autres pays émergent tel que l'Inde qui commence à développer diverses infrastructures et a réussi à lancer une mission vers Mars grâce à la Jugaad, ou système D.

La Chine a donc prévu d'arrimer Tianzhou-1, le vaisseau cargo ("bateau céleste" en Chinois) à la station Tiangong-2 ("palais céleste"). Propulsé par la fusée Longue marche 7, il devra livrer 6 tonnes de carburant, de vivres et de matériel à Tiangong-2.

A terme, la Chine, selon l'agence spatiale chinoise (la CASC), souhaite lancer 30 appareils durant 2017. Elle souhaite aussi lancer le module principal de la future station courant 2018. L'objectif est de mettre cette station en place courant 2022.
vidéo


DES ENJEUX MAJEURS POUR L'AVENIR

Beaucoup voient la conquête spatiale comme une perte de temps et d'argent. D'autres avancent que vu comment on a détruit notre planète, on ne doit pas faire la même chose ailleurs.

Il faut savoir que dans le système solaire, il y a des astéroïdes de plusieurs centaines de tonnes contenant une quantité non négligeable d'or. Egalement certains matériaux présents sur la Lune comme le deuterium présentent des possibilités vraiment incroyables. Explications : sur terre, nous utilisons la fission nucléaire pour faire de l'électricité. On casse un atome et cela libère de l'énergie... et beaucoup de déchet radioactif.


La fusion nucléaire conciste à réunir deux atome léger (comme le deuterium) en un seul afin de produire encore plus d'énergie et sans déchet radioactif. Il libère juste un neutron dans le processus.

L'avancé de la conquête spatiale pourrait donc améliorer le quotidien de l'humanité de façon spectaculaire. Il faudrait juste que l'opinion public s'en rende compte.


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Le vaisseau cargo chinois Tianzhou-1 s'amarre au laboratoire spatial Tiangong-2


Publié le 2017-04-22 à 16:21

(Xinhua/Wang Sijiang)

BEIJING, 22 avril (Xinhua) -- Le vaisseau cargo chinois Tianzhou-1 a accompli samedi à 12h23 avec succès son amarrage automatisé au laboratoire spatial en orbite Tiangong-2, selon le Centre de contrôle aérospatial de Beijing.

Il s'agit du premier amarrage entre le vaisseau et le laboratoire spatial.

Tianzhou-1, le premier vaisseau cargo chinois, qui a été lancé jeudi soir depuis le Centre de lancement spatial de Wenchang, dans la province chinoise de Hainan (sud), a commencé à s'approcher automatiquement de Tiangong-2 samedi à 10h02 et a pris contact avec le laboratoire spatial à 12h16.

Le vaisseau cargo Tianzhou-1 et le laboratoire spatial Tiangong-2 effectueront deux autres amarrages.

Le deuxième amarrage sera exécuté depuis une direction différente, afin de tester la capacité du vaisseau cargo de s'amarrer à une station spatiale future depuis des directions différentes.

Lors du troisième amarrage, Tianzhou-1 utilisera des technologies d'amarrage rapide. Normalement, l'amarrage dure environ deux jours, alors que la procédure rapide ne prend que six heures.

La procédure de ravitaillement sera effectuée en 29 étapes et durera plusieurs jours.

Tiangong-2, lancé dans l'espace le 15 septembre 2016, est le premier laboratoire spatial chinois "au sens strict du terme" et constitue une étape clé dans la construction d'une station spatiale permanente.

Les vaisseaux cargos jouent un rôle crucial dans l'entretien d'une station spatiale et le ravitaillement en orbite.
Xuan
   Posté le 24-06-2017 à 22:16:19   

L'exploration chinoise de la glace combustible dépasse les attentes

Xinhua 23.06.2017 08h21

À lire aussi :

l'exploration de la glace combustible progresse sans heurt
La Chine établira des bases de glace combustible pour le développement industriel
les réserves de glace combustible devraient atteindre 80 milliards de tonnes

La Chine a extrait quelque 235.000 mètres cubes de glace combustible en mer de Chine méridionale, dépassant les attentes concernant ces opérations minières.
Mercredi marquait la fin de la sixième semaine d'une opération minière en cours dans les eaux au large de l'estuaire de la rivière des Perles, qui n'a pas été interrompue par le deuxième typhon de l'année, Merbok, selon les exploitants du site d'exploration à titre d'essai dans la zone de Shenhu, en mer de Chine méridionale.

"La Chine a dépassé les attentes en achevant l'exploration à titre d'essai de la glace combustible grâce aux innovations locales en matière de technologies et d'ingénierie. Cela représente une percée historique" , selon un communiqué publié par le site minier.

La glace combustible existe normalement au fond de la mer et dans le pergélisol de la toundra, où les pressions exercées sont assez fortes et les températures assez basses pour assurer sa stabilité. Elle est inflammable comme de l'éthanol solide. C'est pourquoi elle est nommée glace combustible ou inflammable.
Un mètre cube de glace combustible, un hydrate de gaz naturel, est l'équivalent de 164 mètres cubes de gaz naturel normal.

La Chine a déclaré son premier succès en collectant des échantillons de glace combustible en mer de Chine méridionale le 18 mai, après y avoir découvert cette ressource en 2007.
Xuan
   Posté le 08-07-2017 à 16:26:05   

Le record absolu de cryptographie quantique a été battu : 1200 kilomètres !

Julien Claudet
27 juin 2017

trustmyscience.

Voici venir une toute nouvelle ère dans le domaine de la télécommunication. Des physiciens chinois ont réussi à accomplir la toute première transmission à très longue distance (soit 1200 kilomètres !) d’un message codé de manière quantique, une nouvelle prometteuse dans le domaine des télécommunications et de la cybersécurité.

Il y a moins d’une année, l’Administration spatiale nationale chinoise (CNSA) plaçait en orbite le premier satellite de communication quantique jamais fabriqué. À présent, les chercheurs chinois ont annoncé avoir réussi à transmettre un message par voie quantique entre le satellite et la Terre, soit sur une distance de 1200 kilomètres. Un record absolu. Ce résultat est en effet 10 fois supérieur aux précédents records établis entre deux points situés sur Terre, par exemple entre deux sommets de montagne ou entre deux villes éloignées, sur une distance d’environ 100 kilomètres au maximum.

Il reste quelques étapes supplémentaires à effectuer avant d’entrer définitivement dans l’ère des communications quantiques planétaires. Mais ce type de communication réputé inviolable, est très prometteur.

La cryptographie quantique consiste à utiliser les propriétés de la physique quantique pour établir des protocoles de cryptographie. Un exemple important de cryptographie quantique est la distribution quantique de clés, qui permet de distribuer une clé de chiffrement secrète entre deux interlocuteurs distants, tout en assurant la sécurité de la transmission grâce aux lois de la physique quantique et de la théorie de l’information.

C’est par le biais des lasers, que les chercheurs ont pu transmettre des photons de la Terre jusqu’au satellite, sans que ces derniers ne rompent le lien d’intrication quantique qui les reliaient, deux par deux, aux photons restés dans le laboratoire terrestre. En effet, le lien entre chaque photon envoyé et celui resté sur Terre, permet de transmettre de l’émetteur (la Terre) au récepteur (le satellite), une clé de cryptage indispensable pour pouvoir décoder les messages envoyés par l’émetteur, cette fois via un canal classique (non quantique).

Afin d’y parvenir, le satellite a d’abord émis, grâce à un rayon laser, une paire de photons « intriquée » (donc qui se comportent de manière identique, même s’ils sont physiquement séparés). Ensuite, chacune de ces particules (qui ont donc été séparées à l’émission), a rejoint l’une des deux stations de réception tibétaines (Delingha et Lijiang), physiquement éloignées de 1203 km. L’opération a été reproduite plusieurs fois. Il faut également savoir que la transmission entre le satellite et chacune des stations a été facilitée par la rareté de l’air des hauts sommets.

Il s’agit donc de la clé de cryptage qui bénéficie de la technologie quantique, mais cela est totalement suffisant pour rendre tout message indéchiffrable. La cryptographie quantique est un ensemble de protocoles permettant de distribuer une clé de chiffrement entre deux interlocuteurs distants : en effet, cette clé est une séquence de 0 et de 1 générée de manière aléatoire. Il est donc impossible de déduire logiquement l’origine du message, contrairement aux mots de passes que l’on choisit nous-mêmes par exemple.

La valeur 1 ou 0 portée par chaque photon transmis au satellite, varie en fonction de l’état de ce photon (par exemple, deux types de polarisation différents). C’est grâce à la nature du lien quantique entre le photon envoyé dans l’espace et celui resté sur Terre, que toute tentative d’intercepter le photon et déchiffrer sa valeur, modifierait les paramètres mêmes de ce lien, chose que l’émetteur et le récepteur peuvent mesurer. Dans ce cas, il leur suffit de changer de clé, et de recommencer la transmission.

Les nouveaux résultats de cette nouvelle étude prouvent que la cryptographie quantique est viable à de très grandes échelles. En effet, ils illustrent la possibilité d’un futur réseau de télécommunication quantique global.
Xuan
   Posté le 04-08-2017 à 18:13:23   

Chine : début de la construction de la deuxième plus grande station hydroélectrique au monde



2017-08-03 à 20:57




WUHAN, 3 août (Xinhua) -- Les travaux de construction de la deuxième plus grande station hydroélectrique au monde ont commencé jeudi.

Le projet de Baihetan se trouve sur le cours inférieur de la rivière Jinsha, la section supérieure du fleuve Yangtsé, dans le district de Ningnan dans la province chinoise du Sichuan, et dans le district de Qiaojia de la province voisine du Yunnan, selon China Three Gorges Corporation.

Avec une capacité installée de 16 millions de kW, le projet devrait générer plus de 60 milliards de kWh d'électricité chaque année, soit les deux tiers de la consommation d'électricité de Beijing en 2015.

Selon le planning de construction, le premier groupe d'unités du projet sera mis en service en 2021 et toutes les unités d'ici fin 2022.

Avec un barrage de 300 mètres de haut, le projet est capable de gérer une retenue d'eau d'une superficie de 430.000 km², soit 91% de la superficie du bassin de la rivière Jinsha.

Près de 100.000 habitants du Sichuan et du Yunnan seront relogés pour la construction de ce projet.



Xuan
   Posté le 04-08-2017 à 18:22:53   

Les données du premier télescope spatial à rayons X de la Chine seront accessibles à tous les scientifiques


Publié le 2017-07-27 à 23:38

BEIJING, 27 juillet (Xinhua) -- Le premier satellite astronomique à rayons X de la Chine, lancé à la mi-juin, devrait commencer ses fonctions d'observation régulière en novembre, et ses données seront accessibles aux scientifiques du monde entier, ont annoncé les principaux concepteurs du système de données du satellite.

Ce télescope d'observation des rayons X durs (Hard X-ray Modulation Telescope, HXMT) de 2,5 tonnes, baptisé "Insight", a transmis ses premières données à une station au sol durant son deuxième jour en orbite. Les données se sont avérées de bonne qualité, et le télescope a détecté un sursaut gamma dix jours après son lancement.

Le HXMT comporte trois détecteurs, à savoir le télescope à rayons X de haute énergie (high energy, HE), celui d'énergie moyenne (medium energy, ME) et celui de basse énergie (low energy, LE), couvrant une large bande d'énergie de 1 keV à 250 keV. Il aidera les scientifiques à mieux comprendre l'évolution des trous noirs, ainsi que les forts champs magnétiques et l'intérieur des pulsars.

" Nous achèverons le calibrage de tous les instruments au cours des cinq premiers mois en orbite avant le début des fonctions d'observation régulière d'Insight" , a indiqué Song Liming, concepteur en chef adjoint du segment scientifique au sol du HXMT et scientifique à l'Institut de physique des hautes énergies (IPHE) dépendant de l'Académie des sciences de Chine (ASC).

L'année dernière, M. Song et son équipe ont sollicité des propositions d'observation des scientifiques à travers le pays et élaboré un plan d'observation annuel après avoir évalué 90 propositions de six instituts de l'ASC et de dix universités.

"Après le lancement des fonctions d'observation régulière, le télescope consacrera de 30% à 40% de sa première année à scanner le plan galactique, et le reste du temps à mener des observations pointées" , a précisé Qu Jinlu, concepteur en chef adjoint du segment scientifique au sol du HXMT et scientifique à l'IPHE.
"Nous divisons le plan galactique en 19 zones. Le télescope passera plus de deux heures à scanner chaque zone, et il lui faudra environ deux jours pour tout finir, si nous ne comptons pas le temps nécessaire pour éviter le Soleil" , a-t-il poursuivi.
Insight verra des éclats récurrents, voire périodiques, de sources connues et est doué pour la recherche de nouvelles sources transitoirement brillantes aux rayons X.
"Si le télescope détecte une nouvelle source, nous évaluerons immédiatement sa valeur scientifique pour décider si elle mérite une observation pointée" , a expliqué M. Qu.
Selon M. Song, les experts ayant contribué au projet du HXMT, en Chine et à l'étranger, et ceux dont les propositions sont adoptées pourront accéder aux données et les utiliser de manière exclusive pendant un an, conformément aux pratiques internationales.
"Au bout d'un an, les données seront accessibles à tous. Même les collégiens pourront télécharger nos données, si cela les intéresse" , a-t-il noté.
L'équipe de M. Song établira une base de données de calibrage et offrira plus de 300 produits de données.

"Nous traiterons les données originales en produits répondant aux normes internationales, afin de permettre aux scientifiques du monde entier de les analyser facilement pour obtenir des informations supplémentaires, telles que le spectre énergétique ou la courbe de lumière" , a indiqué M. Song.

Avant d'intégrer le segment scientifique au sol, M. Song menait des recherches sur le rayonnement à haute énergie des pulsars. "Le plus grand défi pour moi était de passer d'utilisateur à concepteur" , a-t-il ajouté.

M. Song, comme la plupart des astronomes chinois, dépendait des données fournies par des satellites étrangers dans ses recherches, mais n'avait jamais pensé à la manière de créer un système de données.
"Comment rendre nos données accessibles aux utilisateurs ? Quel type de produits offrir ? Nous ne savions rien lorsque nous avons commencé à établir le segment au sol" , a-t-il noté.

M. Song et ses collègues sont allés à l'étranger pour apprendre en posant toutes sortes de questions "idiotes" . Cependant, ils ont parfois dû trouver les réponses par eux-mêmes.
"Par exemple, nous ne savions pas d'où venaient les données de base des satellites étrangers, ce qui nous a obligé à étudier le problème depuis le tout début" , a-t-il poursuivi. "Nous avons pu comprendre toute la structure et toutes les procédures détaillées durant la construction du segment scientifique au sol, ce qui est notre plus grande réussite et nous aidera à mieux soutenir les nouveaux satellites à l'avenir."

(contact du rédacteur : xinhuafr@xinhua.org)
Xuan
   Posté le 10-08-2017 à 20:14:46   

Les "quatre grandes nouvelles inventions" chinoises


(Xinhua/Luo Xiaoguang)

BEIJING, 8 août (Xinhua) -- Ces dernières années, des innovations technologiques chinoises conquièrent le monde. Certaines de ces inventions facilitent la vie quotidienne, on peut notamment citer celles qui ont été nommées "quatre grandes nouvelles inventions" de la Chine.

VELOS PARTAGES

Il existe aujourd'hui plus de 30 compagnies de vélos partagés en Chine, proposant près de 10 millions de vélos dans des dizaines de villes du pays.

Bien que le service des vélos partagés ait été inventé dans les pays occidentaux, la Chine a surpris le monde entier en faisant évoluer cette invention grâce à un service de vélos partagés sans station.

Ce nouveau service permet aux utilisateurs de louer et stationner leur vélo n'importe où, au lieu de devoir trouver une station spécifique.

En combinant les fonctions des GPS, applications smartphone, paiement mobile, et l'internet des objets, ces vélos partagés offrent une alternative de transport accessible et pratique.

Les deux plus grandes compagnies du secteur en Chine, Mobike et Ofo, se lancent même sur le marché mondial.

Mobike a ainsi été lancé à Singapour en mars et à Manchester, au Royaume-Uni, en juin. Ses vélos peuvent désormais également être utilisés dans les rues de Florence et de Milan, en Italie. En septembre, la compagnie devrait s'installer à Londres. De son côté, Ofo s'est installé aux Etats-Unis, au Royaume-Uni, à Singapour et au Kazakhstan.


(Xinhua/Wang Zheng)

LIGNES A GRANDE VITESSE

Se vantant de ses services de livraison rapides et peu chers, la Chine a construit le plus long réseau de lignes à grande vitesse du monde. Souvent considérés comme la "carte de visite" de la Chine, les trains voyageant sur ces lignes atteignent une vitesse de 250 à 350km/h.

Les lignes à grande vitesse ont été inaugurées en Chine en 2008. Depuis, le pays a connu une croissance annuelle de 30% en moyenne dans les déplacements de voyageurs, selon les statistiques de la China Railway Corporation. En 2016, plus de 5 milliards de trajets de voyageurs avaient été effectués en huit ans par des trains à grande vitesse.

La Chine développe actuellement la nouvelle génération de trains à grande vitesse, devant atteindre une vitesse de 400km/h. D'ici 2020, un cinquième des 150.000km du réseau ferroviaire chinois sera constitué de trains à grande vitesse, reliant plus de 80% des grandes villes du pays, selon les informations de la Commission nationale du développement et de la réforme.

Les lignes à grande vitesse chinoises sont également reconnues dans le monde. La Chine vient ainsi de finaliser la construction d'une ligne en Turquie. En juin 2015, la Chine et la Russie ont signé un accord pour une ligne de 770km connectant Moscou à Kazan. La Chine mène également des projets en Indonésie et en Thaïlande.

ALIPAY

Alipay, ou Zhifubao, est le premier service mobile de paiement en ligne en Chine, créé en 2004 par le géant du e-commerce Alibaba. Alipay est une plateforme de paiement, sur laquelle les utilisateurs peuvent payer leurs achats simplement en entrant un mot de passe ou en scannant un code de paiement sur l'application Alipay.

Par ailleurs, Alipay permet également de transférer de l'argent à un autre utilisateur, de compte à compte ou directement à partir de votre compte bancaire. Ce service est si pratique, qu'il dirige la Chine vers une société sans argent.

En plus, les utilisateurs peuvent payer leurs factures avec Alipay, notamment l'eau et l'électricité.

En 2013, Alipay a dépassé Paypal, devenant la première plateforme mondiale de paiement en ligne.

E-COMMERCE

Avec près de 731 millions d'internautes, la Chine est le plus grand marché mondial du e-commerce. En 2016, les achats en ligne en Chine ont connu une augmentation de 26,6%, générant 5,16 mille milliards de yuans de revenus (767 milliards de dollars), selon le Bureau national des statistiques de Chine.

Le e-commerce représente aujourd'hui 15,5% du total des ventes en Chine. Par ailleurs, il est bien plus facile de vendre des produits en ligne que d'ouvrir un magasin.

Ainsi, le e-commerce a donné une nouvelle vitalité à l'économie rurale ces dernières années. En 2016, le e-commerce a permis de créer plus de 20 millions d'emplois dans les zones rurales, avec plus de 8,1 millions de vendeurs en ligne. La même année, les acheteurs dans les zones rurales ont dépensé 894 milliards de yuans (131 milliards de dollars).

Les principaux acteurs de ce secteur sont JD.com, ainsi que Tmall et Taobao du groupe Alibaba.
Xuan
   Posté le 10-12-2017 à 22:55:23   

Xi Jinping : la Chine accélérera l'application de la stratégie des mégadonnées



BEIJING, 9 décembre (Xinhua) -- Le président chinois, Xi Jinping, a exhorté le pays à accélérer la mise en oeuvre de la stratégie des mégadonnées afin de mieux servir le développement socio-économique et d'améliorer les conditions de vie de la population.

Des efforts doivent être déployés pour faire avancer la stratégie nationale des mégadonnées, améliorer les infrastructures numériques, promouvoir l'intégration et le partage des ressources numériques et assurer la sécurité des données, a indiqué M. Xi lors d'une étude collective du Bureau politique du Comité central du Parti communiste chinois (PCC) organisée vendredi.

"Nous devons cibler les technologies de pointe et mobiliser les ressources premières afin de réaliser des percées dans le développement des technologies fondamentales des mégadonnées, d'accélérer la formation d'une chaîne industrielle, d'une chaîne de valeur et d'un éco-système des mégadonnées à la fois indépendants et contrôlables", a souligné M. Xi, qui est également secrétaire général du Comité central du PCC.

Il a appelé à construire des infrastructures informatiques sécurisées, omniprésentes, mobiles et à haut débit, à intégrer les ressources de données gouvernementales et sociales, à améliorer la collecte des informations fondamentales et des ressources d'informations importantes dans des domaines clés.

Le marché doit jouer un rôle important dans cette mission et les données doivent être un pont pour fusionner la production, les études et la recherche, a-t-il fait remarquer, ajoutant qu'il fallait créer un groupe d'entreprises pionnières et une équipe de talents variés et divers.

M. Xi a souligné l'importance de la construction d'une économie numérique dans laquelle les données jouent un rôle crucial. Il a aussi mis en exergue le fait que la recherche et l'utilisation des mégadonnées étaient indispensables pour la construction d'une économie moderne.

Selon lui, l'Internet, les mégadonnées et l'Intelligence artificielle, ainsi que l'économie réelle doivent être interconnectés, tandis que l'industrialisation et l'utilisation des informations doivent être intégrées plus profondément.

Il a également mis l'accent sur la nécessité d'utiliser les mégadonnées pour améliorer la gouvernance. Une plate-forme nationale de partage d'informations doit être établie avec l'utilisation des systèmes de e-gouvernement et de ville intelligente.

Il a exhorté à déployer des efforts afin d'améliorer la gouvernance de l'Internet et de nettoyer le cyberespace.

M. Xi a appelé à mieux utiliser les mégadonnées pour améliorer le bien-être du peuple, pour la promotion de "l'Internet plus l'enseignement", de "l'Internet plus le traitement médical", et de "l'Internet plus la culture" afin de garantir davantage l'accès équitable des citoyens aux services publics.

Il a mis l'accent sur la résolution des problèmes, en particulier les problèmes importants concernant le bien-être de la population, appelant à une large utilisation des mégadonnées dans les secteurs tels que l'éducation, l'emploi, la sécurité sociale, la médecine et le système de soins, le logement et les transports.

Les mégadonnées doivent également être largement utilisées lors de la mise en oeuvre de la réduction ciblée de la pauvreté et de la protection environnementale, a-t-il ajouté.

Des efforts doivent être déployés pour sauvegarder la sécurité des données de la nation, a indiqué M. Xi, exhortant au renforcement des compétences pour protéger les ressources numériques cruciales de la nation, à l'accélération de la législation en la matière, et à l'amélioration de la protection des droits de propriété des données.

La protection des brevets techniques, des droits d'auteur numériques et de la vie privée des individus doit être renforcée pour sauvegarder les intérêts du peuple, la stabilité sociale et la sécurité nationale, a appelé M. Xi.

Il a mis l'accent sur la nécessité d'accentuer la recherche sur les règles de gestion internationales des données.

Il a appelé les responsables à tous les niveaux à étudier activement les mégadonnées et à renforcer leurs compétences afin d'utiliser les mégadonnées dans leur travail.
Xuan
   Posté le 21-02-2018 à 23:17:29   

Pas à pas, la Chine expulse les USA de l’arène de l’intelligence artificielle


Sputnik
15:35 21.02.2018

Le développement de l’intelligence artificielle, c’est le champ de bataille des géants de la technologie. Bien que les États-Unis soient un pionnier indiscutable en la matière, la Chine sonne déjà le glas au leadership individuel des Américains en termes d'investissements, d’études et d’innovations. Voici quelques indices à ce sujet.

La Conférence de l'Association internationale pour le développement de l'intelligence artificielle (AAAI) rassemble chaque année les meilleurs «esprits» du monde dans ce domaine. En 2017, les statistiques ont mis en avant un fait surprenant: selon les calculs des chercheurs de l'Université de Toronto, 23% de tous les travaux scientifiques présentés à la conférence ont été écrits par des auteurs chinois.

À titre de comparaison, en 2012, seulement 10% des travaux sont sortis de la plume de chercheurs Chinois. Bien qu'en 2017, 34% des recherches dans le domaine aient été réalisées par des scientifiques américains, leur part était de 41% pour la même période en 2012.

Actuellement, le potentiel scientifique américain occupe la première place mondiale, mais la Chine est également à l'avant-garde, a déclaré Liu Ying, chercheur auprès de l'Institut financier de l'Université populaire de Chine.

«Il nous reste encore une importante marge de progression, bien que les chiffres indiquent que nous nous développons très rapidement. La contribution chinoise à la R&D mondiale a atteint 21%. De plus, les innovations scientifiques et techniques ont assuré 53% de la croissance de l'économie nationale l'année dernière. Le modèle chinois de croissance économique a été transformé. Nous ne dépendons plus autant des exportations et des investissements. Et nous nous appuyons plus sur la demande intérieure et les innovations scientifiques et techniques. Même si nous sommes toujours à la traîne par rapport aux États-Unis dans de nombreux domaines, nous sommes déjà des leaders mondiaux dans certains secteurs scientifiques et technologiques» , a souligné le chercheur à Sputnik.

Même si la Chine est toujours en deuxième position dans les recherches sur l'intelligence artificielle, le pays augmente constamment son potentiel scientifique et deviendra le leader incontesté dans ce domaine au cours des prochaines années, ont conclu les scientifiques canadiens.

Les autorités chinoises ont de grands projets pour le développement de l'industrie de l'intelligence artificielle. Selon le «Programme pour le développement de l'intelligence artificielle de la nouvelle génération» , l'industrie chinoise de l'IA représentera 22,8 milliards de dollars jusqu'en 2020, 60 milliards en 2025 et 150 milliards de dollars en 2030.
D'ores et déjà, certaines technologies chinoises, comme par exemple la reconnaissance faciale, sont considérées comme les plus avancées au monde.

Bien que les États-Unis soient un pionnier indiscutable dans ce domaine, la Chine a un autre avantage majeur: le plus grand marché intérieur du monde. Plus il y a de données injectées dans la base de l'intelligence artificielle, plus elle devient intelligente. Aucun autre pays ne peut fournir un aussi vaste échantillon de données que la Chine, où plus de la moitié de la population (752 millions de personnes, ou deux fois la population US) utilise l'internet mobile. 84% d'entre eux utilisent régulièrement les paiements mobiles. Ainsi, les personnes laissent dans leur vie quotidienne des «empreintes digitales» qui aident à développer l'intelligence artificielle.

Dans le domaine de la recherche sur l'intelligence artificielle en Chine, il existe trois géants technologiques: Baidu, Alibaba et Tencent. Avec ces trois entreprises, le ministère chinois des Sciences et de la Technologie a formé un premier groupe de travail pour développer des technologies d'intelligence artificielle de nouvelle génération.
Baidu est responsable des voitures autonomes, Alibaba des villes intelligentes, Tencent de la vision par ordinateur.
Les géants technologiques, en raison de l'ampleur de leurs activités, peuvent immédiatement introduire de nouveaux développements sur l'intelligence artificielle dans divers domaines de la vie quotidienne.

Il reste un dernier point important: les scientifiques talentueux du monde entier sont les bienvenus en Chine. Auparavant, la Californie était le centre d'attraction. Mais de plus en plus de spécialistes qualifiés d'Intel, de Microsoft ou de Google se déplacent en Chine. Selon la revue Nature, les scientifiques des centres de recherche de la société Tencent peuvent percevoir un salaire annuel de 1 million de dollars.
Selon les estimations du ministère de la Science et de la Technologie en 2016, la Chine a besoin de 5 millions d'experts dans le domaine de l'intelligence artificielle pour développer activement cette industrie. Apparemment, la question de la pénurie de personnel sera bientôt résolue.
Xuan
   Posté le 07-03-2018 à 20:22:30   

La Suisse dépassée par la Chine en nombre de brevets déposés


RTS.CH

La Suisse a été doublée l'an passé pour la première fois par la Chine en termes de dépôts de brevets. Les demandes helvétiques auprès de l'Office européen des brevets (OEB) atteignent toutefois un record.
Les demandes de brevets suisses ont augmenté de 0,6% en 2017 pour s'inscrire à 7283, indique le rapport annuel de l'OEB publié mercredi. S'il s'agit d'un pic, la progression reste cependant inférieure à la moyenne des 28 pays de l'Union européenne (+2,6%).

Les cinq pays les plus actifs en 2017 dans le dépôt de brevets ont été les Etats-Unis, l'Allemagne, le Japon, la France et la Chine. L'empire du Milieu relégue la Suisse en 6e position.

[...]


Edité le 07-03-2018 à 20:22:53 par Xuan


Xuan
   Posté le 23-04-2018 à 11:24:39   

Le secteur des puces chinois pourrait «dépasser les concurrents occidentaux»

Par Li Xuanmin Source: Global Times Publié: 2018/4/22 19:48:39


De nouvelles utilisations, des secteurs peuvent stimuler les efforts de la nation, la position sur le marché



Un employé travaille à une chaîne de production d'encapsulation de Tongfu Microelectronics Co. à Nantong, dans la province du Jiangsu, en Chine, en février 2018. Photo: VCG


Les sociétés technologiques chinoises investissent massivement dans tous les aspects du secteur de la fabrication de puces, ce qui leur permet de surpasser leurs homologues occidentaux dans de «nouvelles voies émergentes» telles que l'intelligence artificielle (IA) et l'Internet des Objets (IoT), ont déclaré au cours du week-end des dirigeants de l'entreprise .

Ces derniers jours, de nombreux débats ont eu lieu sur la nécessité pour la Chine de développer vigoureusement son propre secteur des semi-conducteurs, après que le gouvernement américain ait interdit la vente de puces et autres composants américains à la société chinoise de télécommunications ZTE Corp.

Le géant de la technologie domestique Alibaba Group a annoncé ce week-end avoir racheté C-Sky Microsystems, un fabricant de puces embarquées basé à Hangzhou, une étape importante dans ses efforts de fabrication de puces, selon un communiqué envoyé dimanche au Global Times. Les termes du contrat ne sont pas divulgués.

Alibaba a déjà investi dans des puces réseau, des puces pour téléphones intelligents et des puces IoT, impliquant cinq entreprises: Cambricon, Barefoot Networks, Deephi Tech, Kneron et ASR Microelectronic, indique le communiqué. Le groupe a également mis en place une équipe de professionnels pour mener des recherches et développer des puces AI.

"Les vents contraires auxquels nous sommes confrontés ne peuvent être abordés qu'en augmentant les investissements dans la recherche et le développement, mais nous pouvons changer quelque chose, et c'est l'avenir" , a déclaré un spécialiste de l'industrie au Global Times ce week-end. .

Pour la Chine, faire une percée dans l'industrie des puces sera difficile maintenant, at-il ajouté, citant la domination étrangère de la recherche et de la production de semi-conducteurs ainsi que les règles commerciales développées au cours des dernières décennies.

Zhang Jianfeng, directeur de la technologie d'Alibaba, a noté que dans certaines nouvelles industries telles que l'IA et l'IoT, les fabricants de puces domestiques sont au même niveau que leurs rivaux américains.

"Les technologies des puces fabriquées dans le monde entier n'ont pas encore mûri pour soutenir les nouvelles industries, et c'est là que réside la chance pour les entreprises chinoises,
Dans quelques années, la demande de nouveaux types de puces va augmenter
, a dit Zhang. Il a prévu que 20 à 30 milliards d'appareils intelligents nécessiteront de nouvelles puces, un marché qui sera «des centaines de fois» plus grand que le marché actuel.
"Les producteurs disposant de suffisamment de données et de scénarios d'application auront un avantage sur la compétitivité de base des puces" , a-t-il déclaré.

Les fossés entre les entreprises chinoises et leurs homologues occidentaux s'amenuisent en raison de l'injection de capitaux dans le secteur des circuits intégrés et des politiques de soutien du gouvernement, a déclaré dimanche le vice-président du fabricant de semi-conducteurs chinois Rockchip, Chen Feng.

"Un nombre croissant de puces auto-alimentées sont maintenant installées dans les téléphones portables et les appareils électroniques haut de gamme fabriqués en Chine" , a déclaré M. Chen.

Diao Shijing, directeur des technologies de l'information au ministère de l'Industrie et des Technologies de l'information , a déclaré samedi que l'industrie chinoise des puces avait fait des progrès significatifs et rattrapait maintenant la technologie des entreprises de premier échelon, notamment en termes de conception. le China Media Group a rapporté.

Le marché se développe également rapidement, avec des puces domestiques qui sont adoptées de la vie quotidienne et du secteur industriel à l'IA et aux voitures intelligentes, a noté Diao.

De 2013 à 2017, l'industrie a atteint un taux de croissance annuel moyen de 21%, soit cinq fois celui du marché mondial, selon Diao.
Xuan
   Posté le 06-08-2018 à 22:38:57   

La Chine teste son premier avion hypersonique expérimental

BEIJING, 6 août (Xinhua) -- La Chine a développé et testé avec succès un avion hypersonique de pointe propulsé par ses propres ondes de choc, a-t-on appris lundi du journal China Daily.

Le premier test en vol du véhicule hypersonique expérimental de type "waverider", Starry Sky 2, a été mené vendredi dernier avec succès dans un champ de test non identifié, a indiqué le journal en citant l'Académie de l'aérodynamique aérospatiale de Chine.

Un "waverider" est un avion hypersonique ayant un fuselage de forme cunéiforme conçu pour améliorer son ratio portance/traînée hypersonique en utilisant les ondes de choc générées par son propre vol comme force de levage.

Le véhicule hypersonique a d'abord été transporté par une fusée à propergol solide avant de s'en séparer alors que son propre système de propulsion se mettait en marche. Durant le vol indépendant, le véhicule de test a maintenu des vitesses ultra-rapides supérieures à Mach 5,5 pendant plus de 400 secondes et atteint 7.344 km/h, a précisé le journal, en citant un communiqué de l'académie.

Au cours du test, le "waverider" chinois a atteint une altitude de 30 km et effectué des manoeuvres à grand angle. Le véhicule a aussi testé de nombreuses technologies avancées, telles qu'un système de protection thermique destiné à équilibrer les températures développé par la Chine.
Xuan
   Posté le 13-08-2018 à 10:50:28   

Il n'existe pas de science prolétarienne ou de science bourgeoise, la bourgeoisie s'intéresse à la science dans la mesure où elle lui permet des profits, mais sa valeur d'usage l'indiffère.
Par contre la recherche scientifique comme toute forme d'activité humaine est affectée par la lutte des classes et par la lutte entre impérialisme et anti impérialisme.
Ici elle devient un enjeu de la contradiction entre le protectionnisme US et l'ouverture chinoise.


Les lauréats du prix Nobel se réunissent à Beijing alors que la Chine communique avec les meilleurs scientifiques


http://www.globaltimes.cn/content/1115053.shtml
Par Deng Xiaoci et Li Xuanmin Source: Global Times Publié: 2018/8/12 22:33:39


La Chine attire les meilleurs cerveaux du monde
Le Forum mondial sur l'innovation scientifique et technologique s'est tenu à Beijing du vendredi au dimanche, avec 20 lauréats du prix Nobel de physique, chimie et médecine et plus de 1 000 dirigeants d'entreprises de haute technologie.

Les observateurs chinois ont salué l’événement, qui a suivi l’escalade de la guerre commerciale déclenchée par les Etats-Unis, en tant que manifestation de l’adhésion de la Chine à son engagement à s’ouvrir davantage, en particulier dans le secteur scientifique et technologique. plus attrayant pour les esprits les plus intelligents du monde.

Hébergé par le magazine Caijing et le cabinet de recherche Houyi Holding, le forum présente des résultats de pointe dans des domaines tels que l’intelligence artificielle, les nouveaux matériaux, le calcul des nuages, la biotechnologie, le changement climatique et l’espace.

Le forum a souligné l'engagement de la Chine à ouvrir son secteur de haute technologie et à communiquer activement avec des scientifiques du monde entier pour contribuer au bien commun de l'humanité, a déclaré Zhang Yandong, président du groupe de réflexion Caijing.

"C'est particulièrement difficile dans le contexte de tensions commerciales croissantes entre la Chine et les Etats-Unis" , a-t-il déclaré. Une telle ouverture renforcerait la chaîne industrielle chinoise sur le marché mondial, a-t-il noté.

"La Chine s'ouvre désormais davantage au monde" , a déclaré Michael Levitt, qui a reçu le prix Nobel de chimie en 2013 pour le développement de modèles multi-échelles pour des systèmes chimiques complexes.

Levitt a déclaré au Global Times que la Chine avait déjà attiré des scientifiques étrangers pour mener des recherches dans le pays et qu’il n’ya eu aucun obstacle à une telle coopération scientifique. Levitt lui-même, par exemple, a été nommé professeur honoraire de l’Université Fudan à Shanghai.

Des scientifiques de haut niveau

La confiance de la Chine dans la coopération scientifique et technologique avec le monde «découle de son avantage inné, notamment son marché national et sa capacité de soutien à la fabrication» , a déclaré au Global Times Xiang Ligang, directeur du site de nouvelles du secteur des télécommunications cctime.com. le dimanche.

Xiang a également déclaré que le développement robuste du pays dans les domaines de la science et de la technologie et la capacité accrue de sensibilisation et de gestion des droits de propriété intellectuelle au cours des dernières décennies ont également attiré davantage de scientifiques de haut niveau

Dans l’affaire la plus récente, samedi, les professeurs Robert Betts Laughlin, George Fitzgerald Smoot III et Konstantin Novoselov, prix Nobel de physique, ont été honorés en tant que «consultants distingués» par le gouvernement de la région autonome de Mongolie intérieure. secteur de l'énergie, rapporte Inner Mongolia Daily.

Une équipe dédiée à la recherche d’un traitement médical de la maladie d’Alzheimer, dirigée par Shuji Nakamura, un ingénieur américain né au Japon et lauréat du prix Nobel de physique en 2006, et Yoshinori Ohsumi, prix Nobel de physiologie ou médecine en 2016, ont également enregistré et ont établi leur base dans la zone de haute technologie de Kaihou, dans la province de Hainan (sud de la Chine), selon le site internet du gouvernement de la ville de Haikou, dimanche.

"La Chine ne s'est jamais opposée aux produits de haute technologie ou à la coopération dans le secteur des sciences et des technologies, ni poursuivi le populisme technologique" , a déclaré Xiang.

En plus d’insister sur la recherche indépendante et le développement de technologies de base pour éviter le blocage des techniques par certains pays, les scientifiques et les entreprises chinoises renforcent de plus en plus leur coopération avec le reste du monde pour stimuler le développement, a noté Xiang.
Xuan
   Posté le 30-08-2018 à 23:23:00   

La Chine et l'Italie préparent un essai de communication quantique

le Quotidien du Peuple en ligne 29.08.2018 09h07

http://french.peopledaily.com.cn/n3/2018/0829/c31357-9495051.html

La Chine et l'Italie préparent actuellement le troisième essai de communication quantique intercontinental au monde qui devrait être avoir lieu en septembre. Une telle expérience devrait permettre aux scientifiques d'avoir une meilleure compréhension de cette technologie ultra-sécurisée et de son champ d'application à travers de grandes distances.

Pan Jianwei, scientifique en chef en charge du satellite des sciences quantiques de la Chine, plus connu sous le surnom de « Micius », a dévoilé l'information en marge de la 8e Conférence internationale sur la cryptographie quantique qui s'est tenue lundi dernier à Shanghai.

L'essai va être conduit entre plusieurs stations terrestres en Chine et le Centre d'exploration spatiale Geodesy à Matera, ce qui représente une distance de plus de 8 000 kilomètres.

« Nous avons effectué avec succès une communication quantique avec l'Autriche l'année dernière, ainsi qu'avec Ténériffe, dans les îles Canaries, au large des côtes du nord-ouest de l'Afrique, plus tôt dans l'année », rapporte Pan. « Le prochain essai se fera avec l'Italie au mois de septembre ou d'octobre. »

« Nous sommes disposés à travailler avec des équipes d'autres pays, ainsi qu'à partager nos expériences en communication quantique », précise-t-il, ajoutant que d'éventuelles coopérations avec le Japon et les États-Unis sont en cours de discussion.

L'essai de communication intercontinental entre la Chine et l'Italie sera conduit via Micius, le premier et unique satellite capable d'établir une communication quantique. Ce dernier est capable d'envoyer et de recevoir des clefs quantiques et des messages cryptés.

Lancé en août 2016, Micius a été conçu pour durer deux années, ce qui ne l'empêche nullement de fonctionner encore à ce jour, comme le rapportent des spécialistes du projet.

Paolo Villoresi, professeur de physique à l'université de Padou, confirme la collaboration avec les Chinois et précise que l'essai va permettre aux scientifiques de mieux comprendre comment fonctionne la communication quantique dans l'espace.

« Nous n'avions aucun signal actif dans l'espace pour nos expériences avant que la Chine n'y envoie Micius », rapporte-t-il.

En juillet, deux scientifiques chinois dans l'équipe de Pan se sont rendus en Italie pour aider leurs homologues à suivre la trace de Micius et à comprendre ses paramètres en vue du prochain essai.

L'une des clefs d'utilisation de la communication quantique repose sur la cryptographie quantique, un système de sécurité qui repose sur la technologie de distribution quantique de clé.

Grâce aux considérables progrès qui ont été réalisés dans le domaine de cryptographie quantique ces dernières années, la communication quantique a commencé à être utilisée dans la vie réelle en Chine où un réseau de communication quantique de l'espace au sol terrestre est en développement.

La fibre quantique de 2 000 kilomètres reliant Beijing à Shanghai a été mise en service en septembre, et 32 nœuds locaux ont été construits le long du câble.

Micius a été intégré à ce réseau l'année dernière, signant la création du premier réseau quantique intégré au monde capable d'envoyer des messages via des lignes de terre et depuis l'espace.

Zhao Bo, directeur du département des produits appliqués chez QuantumCTek, l'un des principaux fabricants d'appareils de distribution quantique de clé en Chine, explique que ses clients sont des entreprises des technologies de l'information, des banques et des gouvernements.

« La technologie de cryptographie quantique peut améliorer la sécurité des communications, ce qui est quelque chose de plus en plus crucial dans le monde digital dans lequel nous vivons », explique Zhao.

Il ajoute que l'Industrial and Commercial Bank of China a intégré des dispositifs de communication quantique dans ses centres de données à Beijing et à Shanghai, et que de nombreuses provinces construisent actuellement des réseaux de communication quantique.


Edité le 30-08-2018 à 23:23:12 par Xuan


Xuan
   Posté le 13-11-2018 à 08:10:22   

Le «soleil artificiel» chinois atteint une température de 100 millions de degrés


Source: Global Times Publié le 2018/11/12 20:58:39
http://www.globaltimes.cn/content/1127053.shtml

Le Tokamak supraconducteur avancé expérimental (EAST), surnommé le «soleil artificiel» de Chine, est en cours d'expérimentation à l'Institut de physique des plasmas, affilié à l'Académie chinoise des sciences. Source: Télévision centrale de Chine



Le "soleil artificiel" conçu par la Chine, un appareil destiné à exploiter l'énergie de fusion, a réalisé une avancée importante en atteignant une température de plasma de 100 millions de C et une puissance de chauffage de 10 mégawatts, ont rapporté les médias, soulignant que ces progrès pourraient moyen de développer une énergie propre par la fusion nucléaire.

L'Institut de physique des plasmas, affilié à l'Académie chinoise des sciences, a annoncé lundi sur son site Web que divers points de données obtenus au cours des expériences étaient sur le point de répondre à la demande de la physique concernant le fonctionnement futur d'un réacteur à fusion à l'état stable.

Il fournit également une base technologique importante pour le développement de l’énergie nucléaire propre par l’humanité, a déclaré l’institut.

Conçu et développé indépendamment par la Chine, le Tokamak supraconducteur avancé expérimental (EAST) est le premier tokamak totalement supraconducteur au monde avec une section transversale non circulaire et le dispositif de fusion nucléaire expérimental du pays de la quatrième génération, a rapporté la télévision publique chinoise Central Television (CCTV). Lundi.

L’appareil est surnommé le "soleil artificiel" dans la mesure où il vise à réaliser une fusion nucléaire comme celle du soleil en utilisant du deutérium et du tritium, qui existent largement dans l’eau de mer, a rapporté CCTV.

Le rapport de CCTV a déclaré que l'appareil pourrait fournir en permanence une énergie propre à l'humanité.

Après avoir établi un record du monde en atteignant 101,2 secondes de fonctionnement en mode H à l'état d'équilibre de l'EST en 2017, les scientifiques se sont tournés vers la recherche pour étudier le mécanisme physique du noyau soumis à un chauffage de grande puissance en 2018, a annoncé l'institut.

Les résultats obtenus en 2018 dans le cadre des expériences EAST fourniront une expérience importante et directe de la construction du réacteur thermonucléaire expérimental international (ITER), un vaste projet scientifique international qui regroupe 35 pays, dont la Chine, la Russie et les États-Unis.

Il fournira également des preuves expérimentales et un soutien scientifique au projet chinois CFETR (China Fusion Engineering Test Reactor), a indiqué l'institut.

Comparé à ITER, bien que plus petit, EAST est similaire à ITER par sa forme et son équilibre, tout en étant plus flexible.

Au cours des 10 années de construction d’ITER, EAST sera l’un des rares dispositifs internationaux pouvant servir de banc d’essai expérimental important pour mener des recherches scientifiques et technologiques avancées sur les plasmas en régime permanent liées à ITER, selon le site officiel de l’institut.

Global Times
Xuan
   Posté le 17-11-2018 à 18:09:33   

Le scientifique chinois inventeur de la technologie Juncao





Photo prise le 2 novembre 2018 (Xinhua/Wei Peiquan)

FUZHOU, 17 novembre (Xinhua) -- Les champignons et les herbes, deux choses n'ayant apparemment rien en commun, sont aujourd'hui liés par un scientifique chinois.

En 1986, le professeur Lin Zhanxi a inventé une technologie baptisée "Juncao", qui permet de transformer les feuilles d'une plante herbacée en gaz domestique, de faire pousser des champignons en une semaine et d'obtenir du bois dur à partir d'une fragile tige de roseau. Aujourd'hui, le Juncao, qui est aussi le nom de la plante, possède un énorme potentiel pour le développement durable, notamment dans la réduction de la pauvreté, la lutte contre la désertification, l'élevage et la production d'électricité.

Le 16 novembre 2018, la technologie Juncao a été présentée en Papouasie-Nouvelle-Guinée, en amont du sommet de l'APEC. Un accord d'aide entre la Chine et la Papouasie-Nouvelle-Guinée concernant la technologie Juncao et le riz sec a été officiellement signé en présence des dirigeants chinois et papouans-néo-guinéens.

"Ce lieu deviendra un exemple de développement durable pour les pays en développement", a déclaré le professeur Lin Zhanxi, chercheur à l'Université d'agriculture et de sylviculture du Fujian, en jetant un regard tendre sur le Juncao cultivé en Papouasie-Nouvelle-Guinée. Par pure coïncidence, ce jour marque également son anniversaire.

Il y a 40 ans, alors que Lin Zhanxi était technicien à l'institut de recherche sur les champignons de Sanming, dans la province orientale du Fujian, il était très inquiet de la surcoupe d'arbres destinés à la production de champignons comestibles.

Etait-il possible d'utiliser de l'herbe plutôt que du bois pour cultiver ces champignons ? De retour à son université, l'Institut d'agriculture du Fujian, Lin Zhanxi passait son temps libre à rechercher une solution début 1986. Il utilisa avec succès des herbes sauvages, telles que Mangga, comme matière première pour produire des champignons comestibles et médicinales et remporta un grand prix au Salon international des inventions de Genève.

En 1996, lors du premier symposium international sur la technologie Juncao, Lin Zhanxi a officiellement rendu public ce nom. "Si les gens ne savent pas ce que c'est, ce n'est pas grave. Qu'ils viennent apprendre", indique Lin Zhanxi. "Je veux simplement que le monde sache qu'il s'agit d'une invention chinoise."

Juncao est une fusion entre les mots "champignon" et "herbe". Il s'agit d'une sorte d'herbe géante ressemblant à la canne à sucre, mais encore plus haute. Certains pensent qu'elle consomme trop d'eau et d'engrais et qu'il est difficile de la promouvoir dans les zones arides, mais Lin Zhanxi a constaté que produire une tonne de Juncao frais consommait environ 19 tonnes d'eau, soit seulement le tiers de l'eau requise pour une tonne de maïs.

A ce jour, Lin Zhanxi a réussi à cultiver 45 types de Juncao et a développé d'autres technologies, telles que la gestion écologique des champignons, la production de fourrage et d'engrais, la production d'électricité et la fabrication de matériaux à partir de Juncao.

Le Juncao est planté non seulement dans les régions provinciales chinoises comme le Fujian, le Guizhou, la région autonome Hui du Ningxia et la région autonome du Tibet, mais aussi dans 105 autres pays répartis notamment en Afrique, en Asie et dans la région Pacifique.

Pourtant, Lin Zhanxi n'est pas intéressé par la commercialisation du Juncao. Selon certains, il n'a pas d'esprit commercial. "Aider les gens à sortir de la pauvreté est la chose revêtant la plus grande valeur dans ma vie", explique-t-il.

La culture du Juncao dans la province des Eastern Highlands en Papouasie-Nouvelle-Guinée, avec l'aide du Fujian, a commencé en 1997 quand Lin Zhanxi a découvert l'état de pauvreté de la région, alors que plus de 85% des habitants portaient des feuilles comme vêtements.

"En tant que scientifique, je ressens la responsabilité d'aider les habitants locaux à sortir de la pauvreté et à s'enrichir en cultivant le Juncao et les champignons", déclare-t-il.

"Le principe, s'il y en a un, doit être simple : le processus doit être facile à comprendre au premier coup d'oeil", note Lin Zhanxi, qui a changé le mode de production des champignons en usine en laissant tout le monde participer à la culture.

En 2017, la Papouasie-Nouvelle-Guinée a enregistré une production record de Juncao frais de 854 tonnes par hectare. Dans ce pays, le Juncao est également nommé Lin Cao, en l'honneur de M. Lin. Le Juncao est aussi devenu un projet important développé par la Chine et l'UNPDF.

L'équipe de Lin Zhanxi a formé près de 7.000 techniciens et universitaires étrangers, dont 15 masters et docteurs dans la discipline du Juncao.

Dans la province des Eastern Highlands de la Papouasie-Nouvelle-Guinée, l'équipe du professeur Lin a aussi introduit le riz sec de Chine et a formé des lycéens à la culture du riz sec et du Juncao. "En Chine, on dit depuis longtemps qu'au lieu de donner un poisson à quelqu'un, il vaut mieux lui apprendre à pêcher. C'est ça l'esprit de l'aide chinoise", indique le professeur Lin.

Ces dernières années, Lin Zhanxi oeuvre à des essais dans la lutte contre la désertification dans le bassin du fleuve Jaune, avec pour objectif d'offrir un exemple d'aménagement des rivières et des lacs au monde entier.

Lin Zhanxi, âgé de 76 ans, plaisante souvent qu'il n'a que 38 ans, pour se rappeler qu'il faut toujours travailler comme un jeune de 38 ans. "Il y a trop de choses à faire, et la vie est trop courte. Le recul n'est pas possible, et il faut continuer d'avancer", indique Lin Zhanxi.
Xuan
   Posté le 28-01-2019 à 09:37:05   

Les Crises publie cet article sur le volet technologique de la guerre commerciale déclenchée par les USA contre la Chine et les émergents
http://www.les-crises.fr/pourquoi-la-chine-sest-faufilee-sur-la-face-cachee-de-la-lune-par-patrick-lawrence/

Pourquoi la Chine s’est faufilée sur la face cachée de la lune
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Par Patrick Lawrence

Source : Consortium News, Patrick Lawrence, 09-01-2019

9 janvier 2019

Les médias d’État de Xi Jinping ont été étrangement silencieux au sujet de son atterrissage historique sur la lune, écrit Patrick Lawrence dans cette analyse des efforts des États-Unis pour maintenir leur primauté sur les technologies avancées.

Lorsque la Chine a posé une sonde spatiale sur la face cachée de la Lune la semaine dernière, c’était une première pour l’humanité. Le vaisseau spatial Chang’e 4 a atterri jeudi et a ensuite envoyé un rover pour explorer et photographier ce sol lunaire que nous, terriens, n’avions jamais vu auparavant. Cet exploit a eu lieu lors de l’alunissage des États-Unis en 1969. Mais alors que les scientifiques qui ont conçu la sonde Chang’e 4 en étaient à juste titre fiers, les médias contrôlés par l’État chinois ont enterré l’histoire sous les nouvelles les plus banales de la journée. Comme l’a dit un analyste du spatial, le silence était assourdissant.

Le New York Times l’a rapporté : « Comparée aux missions précédentes, la réaction aux événements de jeudi a, en revanche, semblé étonnamment modérée, tant dans les organes d’information publics du pays que sur les médias sociaux. Dans l’émission d’information télévisée la plus regardée de Chine, jeudi soir, en début de soirée , l’alunissage – déclaré comme étant un succès par les responsables du contrôle de la mission – n’a même pas été l’un des quatre grands titres. » (CGTN, la chaîne de télévision publique chinoise de langue anglaise orientée vers l’Occident, a cependant diffusé plus de 15 reportages sur l’alunissage entre le mercredi 2 janvier et le vendredi 4 janvier).

Pourquoi en serait-il ainsi ? Pourquoi la Chine hyper-ambitieuse de Xi Jinping serait-elle plutôt silencieuse après avoir démontré que ses capacités technologiques en rapide développement font de ce pays le leader mondial que son président pense être destiné à devenir ?


Carte topographique lunaire de la NASA de 2010, les altitudes les plus élevées au-dessus de 6000 mètres en rouge et les altitudes les plus basses en dessous de 6000 mètres en bleu. (NASA/Goddard)

Mike Pompeo a suggéré une réponse le jour même où le Chang’e 4 a atterri sur le sol lunaire. Le secrétaire d’État du président Donald Trump a choisi jeudi dernier d’avertir les Iraniens d’abandonner leurs plans de lancer trois satellites dans l’espace au cours des prochains mois. Pompeo a rejeté ces projets comme n’étant rien de plus qu’une couverture pour tester des missiles balistiques intercontinentaux capables de porter des ogives.

Ces événements ne sont pas sans liens.

Oui, l’administration Trump a commencé une guerre commerciale avec la Chine. Mais les querelles de Washington avec Pékin vont bien au-delà du commerce. Les États-Unis qui proposent de sanctionner l’Iran jusqu’à la fin des temps, interviennent de manière à limiter son influence en tant que puissance émergente au Moyen-Orient. Mais la politique dangereusement agressive de l’administration américaine à l’égard de Téhéran ne se limite pas à l’influence régionale de la République islamique.

Une question plus large

Il y a ici un sujet plus vaste qu’il ne faut pas négliger. Maintenir l’avance de l’Amérique dans le domaine des technologies de pointe est maintenant essentiel pour préserver la primauté des États-Unis. Et la Chine et l’Iran font partie de ces pays à revenu médian dont les progrès scientifiques et technologiques remettront à un moment donné en question cette avance.

En effet, Washington semble vouloir imposer un plafond de développement à tout pays résistant à son hégémonie mondiale. Et de toutes les politiques étrangères fâcheuses que les États-Unis mènent actuellement, celle-ci doit compter parmi les moins réfléchies. Tenter de limiter les aspirations d’un pays à gravir les échelons du développement est tout simplement une politique perdante. Personne comprenant l’histoire du monde depuis que l’ère de la décolonisation a commencé dans les années 1950 ne peut en tirer une autre conclusion.

Les tensions entre les États-Unis et la Chine n’ont cessé d’augmenter depuis que Pékin a annoncé son initiative Made in China 2025 il y a plusieurs années, et il est difficile d’imaginer que c’est une simple coïncidence. L’une des stratégies de base de Xi, Made in China 2025 désigne 10 industries de haute technologie – robotique, produits pharmaceutiques, réseaux de télécommunications de pointe, machines-outils avancées, etc. – dans lesquelles la Chine se propose de devenir un leader mondial. Ces dix industries sont actuellement dominées par les États-Unis et d’autres pays occidentaux.

Depuis le début du programme de Xi, Washington n’a cessé de s’efforcer d’en limiter les progrès. L’an dernier, le département d’État a lancé un programme visant à limiter le nombre d’étudiants chinois autorisés à étudier dans les universités américaines.

Dans deux cas très médiatisés, le ministère du Commerce a poursuivi des entreprises de haute technologie chinoises de premier plan, ZTE et, plus récemment, Huawei, les accusant toutes deux de violations des restrictions américaines aux exportations vers l’Iran et la Corée du Nord. La loi interdit maintenant au gouvernement fédéral d’acheter des produits de l’une ou l’autre entreprise.

Le ministère de la Justice est déchaîné

Le ministère de la Justice est également déchaîné. L’automne dernier, il a coup sur coup inculpé quatre entreprises chinoises, dont l’une était contrôlée par l’État, pour avoir volé des secrets commerciaux à des fabricants américains dans diverses industries. « L’espionnage économique chinois sur les États-Unis a augmenté, et il a augmenté rapidement », a affirmé Jeff Sessions, alors procureur général. « Assez, c’est assez. Nous n’allons plus le supporter ». Aucune des quatre affaires n’a encore été jugée.

Il n’est pas difficile de détecter une version du 21ème siècle du vieux « péril jaune » dans tout cela. L’an dernier, le Council on Foreign Relations a qualifié Made in China 2025 de « vraie menace existentielle pour le leadership technologique américain ». À long terme, cela pourrait s’avérer être le cas. La stratégie chinoise a beaucoup en commun avec la détermination par le Japon d’« industries stratégiques » – automobiles, construction navale et électronique, entre autres – des décennies de l’après-guerre, et nous savons comment ces batailles se sont terminées.


Arrivée d’un train électrique à grande vitesse dans une gare de Shanghai. (Wikimédia)

Les États-Unis n’ont pas plus de chances de freiner le développement de la Chine aujourd’hui qu’ils n’en ont eu pour celui du Japon dans les années 1970 et 1980. La réponse appropriée à l’émergence de la Chine en tant que concurrent technologique est de rechercher des opportunités dans les avancées de autre nation. L’alternative est de mener une guerre technologique où il y a peu de chances de gagner.

Nous attendons maintenant les résultats concrets de la trêve commerciale annoncée par Trump et Xi après leur rencontre à la session du G20 à Buenos Aires en novembre dernier. Avant le début des pourparlers cette semaine, il y avait déjà des indications que Pékin pourrait atténuer son initiative « Made in China 2025 » en permettant à des entreprises étrangères d’y participer.

La modestie chinoise en réserve

Dans ce contexte, la modestie de Pékin après l’alunissage de la semaine dernière semble être un autre effort pour en faire le moins possible au sujet du défi technologique de la Chine envers ses concurrents américains. Mais ce serait une erreur d’interpréter de tels développements comme des signes que la Chine est prête à abandonner ses aspirations. Il n’y a aucune chance qu’il en soit ainsi.

L’affaire de l’Iran est une piètre variante de ce que la presse spécialisée de Washington a monté contre la Chine. Pompéo, qui a formé un « Groupe d’action pour l’Iran » après le retrait de l’administration Trump de l’accord nucléaire de 2015 l’année dernière, patine sur une couche de glace très mince en accusant Téhéran de faux lancements de satellites qui ne seraient que des couvertures pour des essais de missiles balistiques. Il y a trois raisons :

N°1 : L’Iran envoie des satellites dans l’espace depuis 2005. Il n’y a rien de singulier dans ce qu’il envisage maintenant.

N° 2 : Même si les Iraniens testaient des missiles balistiques – et il n’y a aucune raison évidente de croire que c’est le cas – ce ne serait pas en violation de la résolution du Conseil de sécurité des Nations Unies régissant ces essais. Téhéran a été aussi scrupuleuse dans l’application de la résolution 2231, approuvée à l’unanimité cinq jours après que l’accord nucléaire a été rendu définitif, comme elle l’a été avec l’accord lui-même.

Enfin, il y a la question de la dissuasion. Étant donné que Washington reconnaît maintenant – enfin – qu’Israël possède un arsenal nucléaire, l’Iran a un dossier simple pour maintenir des défenses adéquates en cas d’attaque d’un voisin hostile. Souviens-toi de ce que tous les anciens de la guerre froide nous disaient : La dissuasion était la clé même de la prévention d’une attaque soviétique contre les États-Unis. Ce raisonnement n’est-il plus valable lorsqu’il s’applique à un pays figurant sur la liste des ennemis de Washington ?

La Chine, l’Iran, et n’oublions pas la Russie : Aucun de ces trois pays ne veut une guerre avec les États-Unis, tous les trois s’opposent résolument à la quête d’hégémonie mondiale de Washington et ils grimpent tous rapidement les échelons du développement technologique. Le défi de l’Amérique est d’apprendre à vivre avec ces trois réalités. Aucune nation n’a jamais réussi à empêcher la roue de l’histoire de tourner.

Patrick Lawrence, correspondant à l’étranger depuis de nombreuses années, principalement pour l’International Herald Tribune, est chroniqueur, essayiste, auteur et conférencier. Son livre le plus récent est Time No Longer : Americans After the American Century (Yale) [L’époque est finie : les Américains après le siècle américain, NdT] . Suivez-le @thefloutist.
Son site Web est
http://www.patricklawrence.us/.
Soutenez son travail via
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Source : Consortium News, Patrick Lawrence, 09-01-2019

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.
Xuan
   Posté le 28-01-2019 à 09:50:27   

Géopolitique de la Science : la remontada chinoise bouleverse l’ordre ancien
, par Sylvestre Huet*
27
JAN

http://histoireetsociete.wordpress.com/2019/01/27/geopolitique-de-la-science-la-remontada-chinoise-bouleverse-lordre-ancien-par-sylvestre-huet/?fbclid=IwAR38JxKiUXukLbZ_PF7AeUvUG8YhiNv3eLLl4-_lGpTyYW9RpqTNeWyJOP8


Toujours l’excellente revue progressistes, cet article sur la manière dont la science chinoise a opéré une remontée qui bouscule l’ordre établi.Il faut s’abonner à cette revue qui est une des rares revue des communistes qui est non seulement informée, qui s’ouvre à des compétences indéniables et est fondamentalement progressistes au lieu de suivre l’idéologie dominante qui bien sur ne nous présentera jamais les réalisations du socialisme réel. Ce qui ne signifie en rien l’adhésion à un modèle. (note de Danielle Bleitrach)

http://revue-progressistes.org/2019/01/06/geopolitique-de-la-science-la-remontada-chinoise-bouleverse-lordre-ancien-par-sylvestre-huet/#respond
6JAN 2019

Sylvestre Huet

Tel un bulldozer, la science chinoise bouscule les hiérarchies établies au siècle dernier. Elle s’impose comme une grande puissance de la science et promet d’en devenir une superpuissance tout en acquérant à grande vitesse son autonomie sur l’ensemble des fronts technologiques.

*Sylvestre Huet est journaliste scientifique.


L’émergence de la Chine comme géant de la science se lit dans les principaux résultats d’une étude bibliométrique1 fondée sur les données du Web of Science, rendue publique en avril dernier par le Haut Conseil de l’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur (HCERES). Une étude de l’Observatoire des sciences et des techniques (OST), dirigé par Frédérique Sachwald, aujourd’hui un département du HCERES. Son intérêt est de synthétiser une évolution de quinze ans, de 2000 à 2015. Points saillants? Les États-Unis perdent leur hégémonie, éclatante il y a un demi-siècle. Le Japon s’écroule. Des pays émergent : Inde, Iran, Brésil, Corée du Sud. La France ? Elle ne pointe désormais qu’au 7e rang, dépassée par la Chine, mais aussi l’Inde, et ne représente plus que 3,2 % des publications scientifiques mondiales. Une autre étude, le rapport Science & Engineering Indicators 2018 de la National Science Foundation étatsunienne2, souligne l’envol spectaculaire de la Chine, passée de moins de 87 000 articles publiés en 2003 à 426 000 en 2016, année où le géant asiatique passe en tête de ce classement par pays.

La reine rouge
Au pays de la science mondiale, c’est comme dans celui de la Reine Rouge d’Alice au pays des merveilles : si tu ne cours point, ou pas assez vite, tu te fais dépasser. Du coup, tout le monde, ou presque, essaie de courir de plus en plus vite, de produire de plus en plus de connaissances scientifiques. En outre, les dirigeants politiques, souvent incapables de mesurer autrement que par des chiffres une activité quelconque, se sont mis en tête de mettre la pression sur les scientifiques de la recherche publique en les sommant de publier toujours plus et plus vite des « articles », résultats de recherches, dans des revues destinées à leurs collègues. Les « bons » chercheurs sont ceux qui publient le plus, croient-ils, ce qui est une vision très simpliste.
Résultat? Le nombre de publications scientifiques s’envole. « Un doublement» , annonce Frédérique Sachwald de l’OST, en fait d’un peu plus de 800 000 articles en 2000 on est passé à près de 1 800 000 en 20153. Cette inflation reflète d’abord l’augmentation du nombre des scientifiques en activité dans le monde comme de leurs moyens techniques (obtenir le séquençage du génome d’un organisme, et donc le publier, prend mille fois moins de temps et d’argent qu’il y a vingt ans), et partant des connaissances produites.
Si cette vision est pour l’essentiel correcte, il faut néanmoins la nuancer. La « digestion » par les communautés scientifiques de cette masse de résultats produits devient ainsi un problème crucial. Mais, surtout, cette inflation résulte aussi de problèmes sérieux : création en série de revues prédatrices dénuées de toute sélection des articles, saucissonnage des résultats d’expériences, publications prématurées, résultats non reproductibles, fraudes, mauvaises conduites… Lorsqu’elle est plutôt le résultat de la pression exercée par le pouvoir politique, soucieux de « productivité », cette inflation contribue à des dérives, fraudes et méconduites, dont la Chine n’est pas exempte.

Tragédie de la révolution culturelle
Si tout le monde court – voire accélère – à la même vitesse, les hiérarchies établies demeurent les mêmes. Mais si l’un accélère beaucoup plus que les autres, elles sont bouleversées. C’est ce qui s’est produit avec l’arrivée d’un nouveau coureur surpuissant : la Chine. Avec les réformes des années 1980, ce pays immense a, petit à petit, constitué une force de frappe scientifique. Ce fut difficile, la Chine pré-Mao ayant été dépecée et envahie par des puissances étrangères mettant à profit leur supériorité technologique, et la Chine de Mao ayant démoli ses premiers efforts dans l’enseignement supérieur et la recherche avec la tragédie de la Révolution culturelle, le pays ne pèse qu’à peine 1 % du total mondial en 1980. Mais depuis le début du XXIe siècle la machine à former scientifiques et ingénieurs monte en puissance année après année. Les laboratoires reçoivent des financements substantiels. Les échanges internationaux sont devenus la règle, favorisés par une diaspora chinoise (ou d’origine chinoise) abondamment présente dans les laboratoires des États-Unis ou d’autres pays.
Il y a quinze ans, des responsables politiques ou des collègues journalistes – dont un correspondant en Chine ! – auxquels je faisais part de l’observation de la montée en puissance chinoise me rétorquaient : « C’est de la mauvaise science, de la copie. » À l’époque, il est vrai, la part chinoise des articles du « top » – les meilleures revues et le 1 % articles les plus cités – était encore très modeste. Ce n’est plus le cas. Même si la production chinoise affiche une performance moyenne inférieure à celle d’autres pays, son volume lui permet de pointer au 2e rang mondial, derrière les États-Unis, pour sa part du « top ». Depuis 2000, elle a dépassé dix pays dans ce classement des meilleurs articles, une remontada encore plus marquée que pour le nombre total d’articles. Les laboratoires chinois participent à toutes les aventures scientifiques de pointe, de la génétique à l’astrophysique… quand ils ne sont pas leader mondial comme pour la téléportation quantique par satellite. Leurs copublications avec les autres pays – notamment en mettant à profit la diaspora chinoise aux États-Unis – montrent leur insertion dans la communauté scientifique mondiale et boostent leurs résultats dans les classements fondés sur le nombre de citations.
La première place de la Chine en nombre de publications n’en fait pas encore le véritable numéro un de la science mondiale, surtout si l’on compte l’Union européenne comme un « pays », qui prend alors la tête. En outre, la baisse récente (depuis 2014) des publications des États-Unis et des pays de l’Union européenne est un effet en trompe-l’œil. Elle s’explique en partie par l’accroissement très rapide des articles publiés en coopération internationale – ce qui aboutit à un décompte fractionnaire de chacune de ces publications, diminuant le total de chaque pays. Or, si les copublications internationales sont passées de 15 à 23 % du total, ce mouvement est encore plus accentué en Europe et aux États-Unis. Ainsi, en France, les copublications (avec les pays de l’UE et hors UE) représentent nettement plus de la moitié du total.

La fraude en Chine
La rapidité de cette évolution produit manifestement dans les laboratoires des effets pervers, dont la fraude majeure et tout l’éventail des « méconduites scientifiques » et autres manquements à l’intégrité possibles : articles bidon, signatures d’auteurs fantômes, revues dites « prédatrices » qui attirent des scientifiques corrompus… La liste est longue. Même si elle ne doit pas illusionner, la science chinoise est pour l’essentiel « normale ». La revue Tumor Biology a ainsi mis à la poubelle en 2017 plus de cent articles d’un coup, tous frauduleux via un système astucieux contournant la « revue par les pairs ». Les auteurs chinois étaient parvenus à faire relire leurs articles par des pairs fantômes, dupant la revue4, un type de fraude particulièrement prisé en Chine. L’origine de cette fraude massive ? Une décision stupide du gouvernement chinois consistant à décider de la carrière des médecins des hôpitaux publics sur la base de leurs publications scientifiques. Mais l’intérêt de cette histoire réside surtout dans sa suite.
Le gouvernement chinois a en effet réagi de manière très vigoureuse à cette fraude massive en déclenchant une enquête judiciaire approfondie qui a concerné plus de 500 scientifiques5. L’affaire s’est terminée par un procès spectaculaire dont le site web Rédaction médicale et scientifique, tenu par Hervé Maisonneuve, présentait ainsi le bilan : « Sur les 521 auteurs impliqués, 11 ont été jugés innocents avec 24 encore sous enquête. Parmi les auteurs restants, 486 auteurs ont été reconnus coupables d’inconduites à différents niveaux. Un total de 102 personnes ont été principalement responsables, 70 responsables secondairement et 314 n’ont pas participé à la fraude, selon un responsable du ministère chargé de l’application des règles. Les 314 auteurs, déclarés non coupables de fraude, mais ayant des programmes de recherche ou des récompenses, ont été accusés de négligences dans la gestion des recherches académiques et des publications. Parmi les 107 articles rétractés, deux étaient des plagiats, l’un a été rétracté par erreur et ses auteurs étaient innocents. Au total, 101 articles ont été fabriqués, dont 95 ont été examinés par des experts fabriqués (fraude au peer-review avec de fausses adresses email). Douze articles ont été achetés auprès d’institutions tierces. »

Une géopolitique de la Science bousculée
Les chiffres de la géopolitique de la science disent une transformation du monde que l’on peut résumer en quelques remarques (très) lapidaires. Dans les sciences, les technologies, l’économie, la géopolitique…, la Chine reprend la place que lui donne sa démographie. Dans le monde de demain, son statut de superpuissance sera une donnée de base. Traduire ce rapport des forces des publications scientifiques en puissance scientifique et technologique serait toutefois abusif. Il reflète plus précisément l’effort de publications académiques des équipes de recherche financées sur fonds publics. Si c’est la base de la puissance scientifique et technologique que recherchent les pouvoirs publics, cette dernière provient également d’autres facteurs : l’effort de recherche privé, la capacité à concentrer les efforts, le lien avec les industriels opérant dans les secteurs de haute technologie et y disposant de positions fortes (la domination étatsunienne sur les technologies numériques en est un exemple frappant), et surtout la durée passée de la maîtrise scientifique et technique. Si ces facteurs ne jouaient pas, l’Union européenne serait en situation de nette domination face aux États-Unis depuis dix ans, mais l’écart favorable en production académique dont elle bénéficie ne se traduit pas dans les dimensions industrielles de la technologie où les deux puissances sont plutôt à parité globale.

Un exemple frappant de la capacité de la Chine à « transformer l’essai scientifique en puissance technologique » est la mise en service du premier réacteur nucléaire de 3e génération, l’EPR de Taishan, dont EDF a 30 % des parts. Mais le plus significatif n’est pas la rapidité du chantier (commencé deux ans après celui de Flamanville, il est déjà en service). Le plus important est ceci : le premier EPR chinois a été construit avec une cuve et des générateurs de vapeur achetés à Areva, le second, presque terminé, l’a été avec une cuve et des générateurs de vapeur fabriqués en Chine. L’étape suivante, c’est le réacteur de 3e génération Hualong, 100 % chinois, tant pour la conception que pour la construction… et déjà proposé à l’exportation en Grande-Bretagne. Les entreprises françaises seront au mieux sous-traitantes dans l’opération.

Hégémoniques en 1990, après l’éclatement du bloc soviétique, les États-Unis ne peuvent plus espérer dominer le monde, même s’ils demeurent très puissants. Les pays d’Europe peuvent, ensemble et coordonnés, constituer une puissance mondiale de premier plan puisque l’UE est… la première productrice de science. En revanche, isolés, ils seront des acteurs d’abord de second rang, puis de moindre importance au fur et à mesure que d’autres pays s’approprieront sciences et technologies. D’ailleurs, c’est grâce à leur coopération serrée qu’ils ont réussi à se hisser aux premiers rangs dans les domaines de la physique des particules, de l’astronomie ou des technologies spatiales.
Sciences et technologies de pointe sont encore hors de portée de la plupart des pays d’Afrique, d’une bonne partie de l’Asie ou de l’Amérique latine. C’est un problème mondial. Car la résolution de leurs difficultés économiques, sociales et culturelles – lesquelles vont jusqu’à la guerre et la sous-alimentation qui provoquent des migrations massives non voulues – ne se fera pas à technologies constantes pour la production agricole, industrielle et l’aménagement urbain en croissance explosive.
La question du transfert de savoirs et de technologies doit donc être posée autrement que dans le cadre d’échanges marchands. Soutenir la formation d’une capacité scientifique et technologique dans les pays du Sud les plus en difficulté devient un impératif mondial si l’on veut affronter les défis du changement climatique, de la gestion des ressources naturelles et de la paix.

Rapport sur la position scientifique de la France dans le monde, 2000-2015
Science & Engineering Indicators 2018
Les palmarès de déposants de brevets
Science Mag : China cracks down after investigation finds massive peer-review fraud
China Focus: China announces result of academic fraud investigation
Xuan
   Posté le 01-02-2019 à 13:22:01   

Une étude chinoise sur les communications quantiques remporte le prix Newcomb-Cleveland


WASHINGTON, 31 janvier (Xinhua) -- Une étude sur les communications quantiques, réalisée par des scientifiques chinois, recevra le prix Newcomb-Cleveland 2018, pour avoir posé les fondations du développement de futurs réseaux de communication ultra-sécurisés.

L'Association américaine pour l'avancement des sciences (AAAS) a annoncé jeudi qu'une équipe de 34 physiciens chinois dirigée par Pan Jianwei de l'Université de sciences et de technologie de Chine a remporté ce prix qui sera remis le 14 février.

C'est la première fois qu'une équipe chinoise remporte ce prix grâce à des recherches menées dans son propre pays.

M. Pan et ses collaborateurs chinois ont utilisé un satellite appelé "Quantum Experiments at Space Scale" (QUESS), ou Micius, pour projeter des paires de photons intriqués dans le quasi-vide spatial, et mesurer les clés quantiques sur des postes de réception éloignés de plus de 1 200 kilomètres.

Ces recherches montrent qu'un ensemble de satellites pourrait un jour servir d'infrastructures pour un réseau Internet quantique.
Xuan
   Posté le 19-05-2019 à 22:48:42   

Dans la foulée de la guerre commerciale, la Chine cherche à acquérir l'indépendance technologique afin de dépasser les USA.

HiSilicon de Huawei lance un appel mondial aux titulaires de doctorat

Source: Global Times Publié le: 2019/5/19 21:58:50


Photo: IC

HiSilicon, le groupe de semi-conducteurs de la société chinoise Huawei Technologies, a lancé une chasse aux talents mondiale afin d'accélérer la recherche et le développement de nouvelles technologies afin de renforcer son leadership dans le secteur des technologies de l'information et des communications (TIC) et au-delà.
Sur un avis affiché dimanche sur son compte WeChat, HiSilicon a répertorié un total de 31 principales lignes d’ingénierie avec des descriptions spécifiques.
Les lignes incluent des ingénieurs engagés dans l'intelligence artificielle (IA), algorithme de conduite autonome, algorithme de vision par ordinateur, capteur graphique et chipsets numériques.

Un analyste de l'industrie, Li, a confié dimanche au Global Times que Huawei faisait tout son possible pour la recherche et le développement d'Internet des objets (IoT), de l'IA, de la base de données en nuage et de la sixième génération de réseaux hyper rapides.
Tous les programmes HiSilicon sont ouverts aux étudiants en doctorat qui obtiendront leur diplôme des universités nationales entre le 1er septembre de cette année et la fin de l’année prochaine, ainsi que ceux des universités étrangères dont la date de remise des diplômes se situe entre le début de cette année. année et la fin de l'année prochaine.
Leurs lieux de travail sont les principales villes chinoises, dont Beijing, Shanghai, Shenzhen et Dongguan, dans la province du Guangdong, dans le sud de la Chine, à Nanjing, chef-lieu de la province du Jiangsu dans l'est de la Chine, à Wuhan, capitale de la province du Hubei en Chine centrale, à Chengdu, dans la province du Sichuan dans le sud-ouest de la Chine, à Xi'an. Le chef-lieu de la province du Shaanxi, dans le nord-ouest de la Chine, ainsi que Hangzhou, capitale de la province du Zhejiang, dans l'est de la Chine, ont indiqué ces informations.
Huawei n'a pas répondu à une demande d'interview du Global Times concernant les salaires des postes.
Un internaute chinois du nom de Jianrencengai, diplômé en mathématiques et en télécommunications, a déclaré à Weibo qu'il souhaitait rejoindre l'équipe HiSilicon et contribuer à ses efforts.

Le département américain du Commerce a annoncé mercredi qu'il ajoutait Huawei et 70 de ses filiales à sa liste d'entités, qui interdira au géant chinois des télécommunications d'acheter des pièces et des composants à des sociétés américaines sans l'approbation du gouvernement américain.
Dans une lettre interne consultée vendredi par le Global Times, He Tingbo, président de HiSilicon, a indiqué qu'il se préparait à ce scénario depuis très longtemps. Elle a mis en place un plan de secours, car la société avait émis des hypothèses sur la nécessité de survivre dans des conditions extrêmes.
"Tous nos produits de sauvegarde sont maintenant utilisés. Nos efforts à long terme garantiront un approvisionnement continu du produit" , a-t-il déclaré.
Xuan
   Posté le 19-05-2019 à 23:12:28   

La pression américaine pousse le secteur des circuits intégrés chinois


Par Song Lin Source: Global Times Publié le 2019/5/19 22:03:41

http://www.globaltimes.cn/content/1150658.shtml
L'industrie se renforce rapidement malgré la "strangulation"


Photo: IC

L'industrie chinoise des semi-conducteurs s'est développée régulièrement au cours de la dernière décennie, ce qui est conforme à la demande de la Chine d'établir sa propre chaîne industrielle, et le rythme s'accélèrera encore dans le contexte de la guerre commerciale avec les États-Unis, ont déclaré les participants du secteur.

"La Chine joue un rôle de plus en plus important et a été l'un des principaux moteurs du développement de l'industrie mondiale des circuits intégrés (CI)", a déclaré Wang Xinzhe, économiste en chef au ministère chinois de l'Industrie et de la Technologie de l'information , 2019 Conférence sur les semi-conducteurs à Nanjing, capitale de la province du Jiangsu, dans l'est de la Chine, vendredi.

La production de l'industrie chinoise des semi-conducteurs a atteint 1 600 milliards de yuans (231 milliards de dollars) en 2018, représentant près de 50% du marché mondial,

Selon le livre blanc publié samedi par CCID Consulting sur les tendances du développement sur le marché mondial des semi-conducteurs, le marché chinois des semi-conducteurs était en tête du monde en termes de taux de croissance, enregistrant une hausse de 20,5% sur un an, soit 6,8 points de plus que la moyenne mondiale.

Christopher Millward, président de l'Office des technologies de l'information des États-Unis, a déclaré qu'en tant que partie essentielle de la chaîne de valeur du secteur des circuits intégrés, la Chine n'est pas seulement un consommateur de choix, mais également un innovateur et un développeur.

La croissance rapide du marché chinois des semi-conducteurs s’inscrit dans un contexte de guerre commerciale grandissante entre la Chine et les États-Unis. Le département américain du Commerce a annoncé jeudi que le géant chinois de la technologie Huawei et 70 de ses sociétés affiliées seraient inclus dans une "liste d'entités" de contrôles des exportations, interdisant à Huawei d'acheter de la technologie ou des composants d'entreprises américaines.

Les experts ont noté que l'étranglement extrême, destiné à freiner le développement de la haute technologie en Chine, poussera l'industrie des semi-conducteurs du pays à se développer plus rapidement.

En dépit de l'impact de l'unilatéralisme commercial sur la croissance modérée de l'économie mondiale, le secteur des circuits intégrés chinois a obtenu des résultats fructueux en 2018, a déclaré Yu Xiekang, vice-président de la China Semiconductor Industry Association (CSIA).

Selon les données de la CSIA, les revenus de l'industrie des circuits intégrés en Chine ont atteint 653,2 milliards de yuans en 2018, en hausse de 20,7% sur un an.

Les fusions et acquisitions à l'étranger par l'industrie chinoise des puces ont connu des revers. Mais cette situation a renforcé la détermination de la Chine à poursuivre des activités indépendantes de recherche et développement, et a également souligné l'importance de la construction d'une chaîne industrielle complète, a déclaré M. Yu.

L’industrie mondiale des circuits intégrés ne peut se développer sans les grandes contributions de la Chine. Dans le même temps, le développement de l'industrie des circuits intégrés en Chine ne peut être promu sans le soutien international, ont noté des experts.

"Les importations chinoises de produits à base de circuits intégrés ne cessent de croître et ce secteur enregistre toujours le volume d'importations le plus important en Chine", a ajouté Yu.

Selon les médias, presque toutes les grandes entreprises mondiales de semi-conducteurs sont présentes en Chine et augmentent leurs investissements. Par exemple, Qualcomm Technology, conjointement avec China Datang Corp, a investi dans JLQ Technology, une société de puces chinoise.

SK Hynix, de la Corée du Sud, a déclaré en février qu'il dépenserait 107 milliards de dollars pour la construction de quatre usines en Chine, afin de maintenir sa compétitivité dans la fabrication de puces, a annoncé Reuters.

Des défis persistent

Les experts ont noté que malgré le développement rapide du secteur au cours de la dernière décennie, des problèmes subsistaient et que la Chine avait besoin de confiance et de patience avant que ses efforts portent leurs fruits.

"La Chine doit augmenter ses investissements dans la recherche et développement (R & D) dans le secteur, ainsi que renforcer la formation et la formation des talents. Le gouvernement central a également besoin d'un plan de haut niveau pour stimuler l'industrie", a déclaré Wei Shaojun, directeur de l’Institut de microélectronique de l’Université de Tsinghua, a déclaré dimanche au Global Times.

Selon Wei, on estime que la contribution totale du pays à la R & D dans l'industrie des circuits intégrés ne dépasse pas 5 milliards de dollars par an, soit 50% des investissements annuels d'Intel dans la R & D.

Les données de l'industrie ont également montré que les réserves de talents en Chine sont loin du développement de l'industrie. Selon un livre blanc du secteur, la demande de talents dans l'industrie des circuits intégrés en Chine atteindra environ 720 000 personnes, alors que le stock de talents existant en Chine est de 400 000, si bien que le déficit de talents atteindra alors 320 000.

"Nous devrions prendre note de la réalité selon laquelle la Chine s'est développée très rapidement dans le secteur des circuits intégrés. Pour aller plus loin, nous avons besoin de confiance et de patience et nous devons être prêts pour une longue bataille", a déclaré Wei.

"Notre principal avantage est un marché énorme, ce qui incitera le secteur à aller plus loin", a-t-il déclaré.
Xuan
   Posté le 20-05-2019 à 19:21:27   

Comment transformer les ressources chinoises en terres rares en avantages stratégiques

Par Zhou Chengxiong Source: Global Times Publié le 2019/5/20 21:38:40

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http://www.globaltimes.cn/content/1150768.shtml


Les minéraux de terres rares sont des éléments essentiels requis pour de nombreux matériaux fonctionnels dans les domaines de haute technologie modernes, ce qui leur a valu le surnom de "Vitamines de l'industrie moderne". Le secteur des terres rares est une industrie en plein essor en Chine, qui est arrivée au centre des débats publics au milieu des tensions entre la Chine et d’autres pays développés comme les États-Unis.

La raison pour laquelle l'industrie chinoise des terres rares et les politiques afférentes suscitent souvent des controverses est principalement due au fait que les réserves chinoises de terres rares représentent environ 30% des réserves totales mondiales et que le pays produit plus de 80% des réserves mondiales. Les ajustements apportés par la Chine à ses exportations de terres rares se heurtent souvent à l’opposition d’autres pays, alors que l’opinion publique nationale estime que les politiques ne sont pas assez sévères et que, sans pouvoir fixer les prix des produits de terres rares, la Chine brade ses ressources naturelles. En fait, la plus grande partie de la controverse découle du manque de compréhension de la situation actuelle dans l’industrie des terres rares.

Tout d'abord, il est nécessaire d'avoir une compréhension précise de l'industrie des terres rares. En fait, certains pays occidentaux, comme les États-Unis, possèdent également des mines de terres rares, mais en raison des coûts miniers élevés, l’exploitation de terres rares n’est pas rentable. La plupart des mines de terres rares d'autres pays ont cessé leurs activités après que la Chine ait commencé à exporter des quantités de terres rares en quantité au cours du siècle dernier. Néanmoins, en raison du contrôle exercé par la Chine sur l’extraction et l’exportation de terres rares au cours des dernières années, les prix de ces dernières ont augmenté et certains pays ont repris les activités d’extraction de terres rares. Par conséquent, bien que les terres rares aient une grande valeur stratégique, elles ne constituent pas une ressource particulièrement rare. L'utilisation de la production de terres rares comme puce stratégique ne générerait que des effets à court terme. Dans le même temps, la Chine est également le plus gros consommateur de produits à base de terres rares.

Deuxièmement, nous devons avoir une idée précise des aspects de l'industrie chinoise des terres rares qui doivent être renforcés. La maîtrise de la production de matières premières constitue un avantage concurrentiel pour les industries modernes, mais les principaux avantages concurrentiels sont généralement des brevets techniques irremplaçables et très contraignants. En ce sens, les brevets de la Chine concernant les terres rares doivent encore être améliorés. En 2017, plus de 680 000 demandes de brevet relatives à des terres rares ont été déposées dans le monde, la Chine n'en représentant que 18%. De plus, en ce qui concerne les brevets essentiels, la Chine est toujours loin derrière les pays développés. Par exemple, les terres rares que la Chine consomme le plus sont des matériaux pour aimants permanents, dont les brevets principaux sont tous entre les mains de sociétés japonaises et américaines. Techniquement parlant ce ne sont pas des applications de pointe dans ce domaine.

Bien entendu, après des décennies de développement, l’industrie chinoise des terres rares a acquis une certaine force technologique, avec des progrès considérables au niveau des niveaux de production. Avec une forte influence dans l'industrie des terres rares, la politique chinoise en matière de terres rares a également une forte influence sur le marché international. Cependant, avec l'augmentation de l'extraction de terres rares dans d'autres pays, l'influence de la Chine dans l'industrie est confrontée à de nouveaux défis, et le pays doit donc se préparer dans les domaines suivants.

La Chine doit investir davantage dans la recherche technologique et le développement de produits haut de gamme à base de terres rares et établir un ensemble de brevets. Les recettes de la taxe sur les ressources générées par l’exploitation minière des terres rares devraient être principalement investies dans la recherche et le développement de produits haut de gamme à base de terres rares afin de prendre le dessus sur le plan technologique du secteur. Il n’y a pas d’avenir à prendre l’ancienne voie de la conquête de parts de marché grâce à des prix bas. Les entreprises et les instituts de recherche scientifiques concernés devraient être organisés pour former une alliance de brevets de technologie de terres rares. Si nécessaire, la Chine devrait également acquérir certains brevets principaux étrangers afin de lever les barrières techniques des produits à base de terres rares.

Deuxièmement, le pays doit établir une base de données pour une classification et une gestion précises des produits de terres rares et mettre en place un mécanisme d'ajustement du coût des ressources environnementales. Il existe de nombreux types d'éléments de terres rares et de catégories complexes de tels produits. Par conséquent, lorsqu’il s’agit de formuler des politiques industrielles, il n’est pas faisable d’adopter une approche unique. La condition préalable à des politiques précises est de saisir avec précision les conditions industrielles, qui doivent être basées sur une base de données permettant une classification et une gestion précises des produits de terres rares. En outre, l'une des principales raisons des faibles prix des produits à base de terres rares en Chine est le faible coût des ressources environnementales, qui doit être relevé.

Troisièmement, la Chine devrait établir un mécanisme de réserve de ressources en terres rares et former une alliance internationale pour les ressources en terres rares. Il est nécessaire d'établir un mécanisme de réserve de ressources pour les matériaux de terres rares lorsque la Chine disposera de réserves dominantes ou lorsqu’elle sera à court de ressources, afin de faire face aux changements sur les marchés nationaux et mondiaux. Entre-temps, il est nécessaire de former une alliance internationale de ressources en terres rares avec les pays membres dans le cadre de l’ Initiative Ceintures et routes . En utilisant ses avantages comparatifs en capital et en technologie, la Chine pourrait effectuer des achats adéquats de ressources en terres rares ou créer conjointement des sociétés de traitement de terres rares.

L'auteur est directeur adjoint du Centre de consultation et de recherche pour les questions stratégiques de l'Académie chinoise des sciences. bizopinion@globaltimes.com.cn
Xuan
   Posté le 26-05-2019 à 23:04:25   

Huawei : blessé, le mastodonte chinois pourrait devenir encore plus fort


25/05/2019 à 14h46
Adrian BRANCO
https://www.01net.com/actualites/huawei-blesse-le-mastodonte-chinois-pourrait-devenir-encore-plus-fort-1696091.html


S’il est incontestable que Huawei va souffrir durablement de son bannissement et de l'absence d’accès aux technologies américaines, cet événement pourrait être l’étincelle qui pousse le géant chinois à devenir encore plus autonome. Et puissant.

Huawei vient de prendre un grand coup dans l’estomac. L’ordre exécutif du président Trump plaçant le géant chinois sur une liste noire a fait dimanche dernier ses premiers dégâts en privant Huawei de technologies clés comme l’accès au Play Store de Google, aux puces d’Intel et de Qualcomm, et même à l'architecture ARM. De quoi faire très mal au chinois non seulement en termes de production – il n’aurait que trois mois de réserve de composants américains – mais aussi en termes d’image.

Ce blacklistage sans précédent du numéro deux mondial des smartphones (200 millions de terminaux vendus en 2018) risque de rester dans l’esprit de nombreux consommateurs, même si le différend entre Washington et Pékin se résout rapidement. Qui a envie d’investir dans un smartphone dont on peut craindre qu’il perde les mises à jour logicielles voire carrément l’accès aux applications du Play Store ?

Huawei touché, Huawei blessé, mais Huawei réveillé : qu’elle dure ou pas, cette mésaventure a permis au Chinois de mesurer sa réelle dépendance aux technologies américaines.
Très fier de ses processeurs et de ses modules caméra maison, Huawei s’enorgueillissait en effet d’être autonome… ce qui n’est clairement pas le cas. Tant du point de vue des brevets, du design des puces, de l’accès aux composants ou de la production, le géant des télécoms n’a pas encore la puissance nécessaire pour tout faire tout seul, ou tout du moins loin de l’influence américaine.

Or, aussi ardue soit la tâche, Huawei pourrait réaliser cet exploit. Car la marque n'est la PME du coin, mais le fleuron technologique de la deuxième puissance économique mondiale.

100 milliards de dollars sous l’œil de Pékin

Foreign Policy -
Huawei est un mastodonte qui a réalisé en 2018 pas moins de 107 milliards de dollars de chiffre d'affaires. Mais si c'est bien une entreprise privée, comme tous les grands groupes de n’importe quel pays, elle entretient des liens avec son gouvernement. Le hic pour Huawei, c’est que le gouvernement chinois est plutôt totalitaire et plutôt l'ennemi de l'Occident. Donc résolument louche, a fortiori quand c'est lui qui fournit les tuyaux dans lesquelles circulent, notamment, de nombreuses informations stratégiques.

S’il est impossible de vérifier la profondeur des liens entre Pékin et Huawei, le caractère critique de son cœur de métier – équipementier télécom – et les enjeux stratégiques liés à la 5G font que Huawei est forcément scruté de très près par son gouvernement – et sans nul doute soutenu dans ses efforts de recherche.
L’entreprise a communiqué de très nombreuses fois sur son indépendance au regard du pouvoir chinois, notamment en faisant intervenir face à la presse et aux investisseurs son fondateur Ren Zhengfei en mars dernier, mais de nombreux experts estiment que Huawei n’aurait guère le choix. Au vu des méthodes du gouvernement chinois, on est plutôt tenté de les croire.

Il faut cependant rappeler que si le risque de portes dérobées (backdoors) n’est jamais nul – chez les Chinois comme chez les Américains, rappelez-vous des révélations d'Edward Snowden ! – il n’y a eu, pour l’heure, aucun cas avéré. Si nombre d’articles alertent sur le danger potentiel, on attend toujours de voir les preuves d’un espionnage éventuel. Et comme le fait remarquer The Register, il y a plus à craindre d’un piratage de masse des millions d’objets connectés par des hackers chinois (dont la sécurité va de douteuse à nulle) que d’une infiltration de produits critiques examinés en temps réel par les états et les opérateurs télécoms de leurs états respectifs.

180.000 employés à fond sur la 5G

Si on connaît bien ses smartphones et tablettes, Huawei c’est avant tout un géant des télécoms. Plutôt LE géant des télécoms : fort de ses 180 000 employés, le groupe de Shenzhen est le numéro 1 mondial, devant les historiques que sont Nokia et Ericsson. Mais plus « grave » encore pour les Occidentaux, Huawei est surtout très en avance sur le réseau du futur : la 5G. Avec un cahier des charges long comme le bras, la 5G devrait révolutionner non seulement les débits, mais aussi la latence, la couverture et la segmentation par criticité des applications.

Les téléphones et leur Netflix en 5G c’est bien mignon, mais en réalité la 5G c’est surtout la colonne vertébrale de la voiture autonome, des opérations à cœur ouvert à distance, de la ville intelligente, etc. bref, le futur. Et dans cette vision partagée par l’industrie, le grand champion c’est Huawei : la firme détient plus de 1 500 brevets dans le domaine. Mettant la Chine bien devant tout le monde avec 3 400 brevets en additionnant Huawei, Oppo, etc.

Loin d’être un accident, cette domination tient à la fois d’une planification minutieuse de l’industrie par le gouvernement de la République Populaire de Chine. Ainsi que d'un effort de recherche massif de la part de Huawei.

La R&D, l’arme fatale de Huawei
Si Huawei peut compter sur son gouvernement pour soutenir sa croissance – c’est sans nul doute un plan gouvernemental qui a orienté les Huawei, ZTE et autres Oppo à se placer autant en pointe de la 5G.
Oui, la marque a d’abord copié la concurrence (Apple notamment) mais elle aussi beaucoup innové en produisant des composants de haute technicité comme son propre SoC ARM haut de gamme (Kirin) ou encore des modules caméra uniques dans ses P20 Pro/Mate 20 Pro ou plus récemment l’extraordinaire P30 Pro et son capteur qui voit la nuit.
https://img.bfmtv.com/c/1358/795/763/4003cc150439b30e75df14c9beed6.jpg

The 2018 EU Industrial R&D Investment Scoreboard, Commission Européenne -
Sans même aborder sa domination dans les équipements télécom 4G et 5G, le succès technologique de Huawei est le résultat de ses investissements en recherche et développement (R&D). Et la R&D de Huawei, ce n’est pas rien : il s’agit du cinquième plus gros budget du monde, estimé à 11,3 milliards d’euros en 2018. Plus qu’Intel ou Apple et l’équivalent des trois seules entreprises françaises dans le Top 50 (Peugeot, Renault et Sanofi) qui pèsent la même chose. La Chine ne place officiellement qu’une seule entreprise dans ce Top, mais puisque de nombreuses entreprises chinoises ne publient pas leurs chiffres, il est fort probable que la réalité soit encore plus impressionnante.


The 2018 EU Industrial R&D Investment Scoreboard, Commission Européenne -
Avec un budget R&D de plus de 15 milliards de dollars – soit 15% de son chiffre d’affaires – Huawei a les finances et l’organisation pour mener de front de gros chantiers. L’affaire du blacklistage a un côté très positif pour Huawei : elle met ses équipes en ordre de bataille pour identifier toutes les dépendances de la firme aux technologies américaines.

Le logiciel, les services, la fab : les trois chantiers
Quels sont les trois piliers sur lesquels Huawei est attaqué ? Primo sur le logiciel, plus particulièrement sur les systèmes d’exploitation – Google et la partie propriétaire de son système Android pour les smartphones, Microsoft et son Windows pour sa gamme de PC. Huawei planche sur un OS mobile alternatif à Android depuis 2012 et dans le cas où la situation de blacklistage perdure, semble prêt à le dégainer dès cette année. Comme une partie du code d’Android est open source, il est d’ailleurs probable que les apps Android actuelles fonctionnent sans trop de soucis sur l'OS de Huawei.

Deuxio, il y a les services. Le store d’application Huawei est peut-être utilisé en Chine, mais il ne l’est pas nécessairement dans les autres marchés, notamment l’Europe ou le Play Store est le seul qui compte. Il faut que Huawei trouve une stratégie afin de rentre son store attractif pour les non Chinois.

Tertio et ultimo, il y a le design et la fabrication des puces : des logiciels de conception sous contrôle US, en passant par l’accès aux brevets (pour la commercialisation internationale) jusqu’aux usines de production des composants haut de gamme, Huawei doit trouver des alternatives à toute la chaîne. Si on parle ici de Huawei car elle est sous le feu des projecteurs, il faut se rappeler du bannissement temporaire de ZTE l’an dernier là encore par les USA.

Une série d’attaques qui ont sans doute conduit l’industrie chinoise à se mettre en ordre de bataille pour développer des outils tant logiciels que matériels pour assurer leur souveraineté. Le chantier est énorme, mais le marché et les moyens de l’Empire du Milieu le sont tout autant. Si des initiatives comme l’usine de Fujian Jinhua Integrated Circuit ont tourné court – là encore à la suite de mesures de rétorsions américaines – il est certain que la Chine considère ces technologies comme stratégiques et qu’elle ne lâchera pas le morceau.

Locomotive technologique du plus grand pays du monde, cinquième plus gros investisseur mondial en recherche et développement et futur leader de la 5G, Huawei est un animal blessé mais désormais alerte, pleinement conscient de ses faiblesses.
Le hic pour les Etats-Unis est que si la situation est sans nul doute douloureuse pour Huawei à court terme, la décision du gouvernement de Donald Trump pourrait bien être considérée, dans quelques années, comme l’événement qui a accéléré la domination chinoise sur le monde des nouvelles technologies. Au XIXe siècle, Napoléon se méfiait du dragon qui dormait. Que va-t-il se passer quand il sera pleinement éveillé ?

Adrian BRANCO
Xuan
   Posté le 28-05-2019 à 20:50:34   

La Chine développe une installation expérimentale souterraine avec le faisceau le plus intense au monde

Par Sun Haoran Source: Global Times Publié: le 2019/5/28 21:37:19

http://www.globaltimes.cn/content/1152091.shtml

Photo d'un accélérateur à haute tension haute intensité - une installation expérimentale souterraine dotée de l'intensité de faisceau la plus élevée au monde, qui a été développée par le China Institute of Atomic Energy sous l'égide de la China National Nuclear Corporation (CNNC). Photo: Compte WeChat de la CNNC

La Chine a mis au point un accélérateur haute tension haute tension, une installation expérimentale souterraine dotée de l'intensité du faisceau la plus élevée au monde.

L’accélérateur a été développé par l’Institut chinois de l’énergie atomique (CIAE) dans le cadre de la Société nationale nucléaire de Chine (CNNC), a annoncé mardi le site Web de la CNNC.

Il a atteint un niveau avancé parmi les dispositifs similaires dans le monde, indiquant que la Chine maîtrisait la technologie de fabrication des accélérateurs à haute intensité et haute tension, a indiqué le communiqué.

"Cet appareil peut renforcer le renforcement anti-radiations des puces, ce qui contribuerait à promouvoir le développement dans les domaines de l'aéronautique, de l'espace et des satellites", a déclaré mardi un chercheur de la CIAE au Global Times.

"Il peut également être utilisé dans l'armée, notamment pour la recherche en physique nucléaire et l'établissement de données nucléaires, ou pour des études archéologiques, telles que la mesure de l'âge d'anciens artefacts", a déclaré le chercheur.

L’accélérateur sera installé au laboratoire souterrain China Jinping, selon le site Web de CNNC.

Les faisceaux d'ions proton et hélium qu'il a produits ont déjà été utilisés dans des expériences d'astrophysique nucléaire à Jinping pendant 400 heures, a annoncé CNNC.

Le laboratoire de Jinping, situé à 2 400 mètres d'altitude dans la province du Sichuan, dans le sud-ouest de la Chine, est maintenant le laboratoire souterrain le plus profond du monde.

Selon CNNC, il fournit un environnement unique et propice aux études portant sur de nombreux sujets fondamentaux tels que la détection de la matière noire, l'astrophysique nucléaire et les expériences sur les neutrinos.

Elle devrait progressivement devenir une plate-forme nationale de recherche fondamentale qui s’ouvrira au monde entier, a ajouté le CNNC.
Xuan
   Posté le 07-06-2019 à 16:09:17   

Le «soleil artificiel» chinois va défier 200 millions de degrés Celsius


Source: CGTN Publié le: 2019/6/7 9:22:29
http://www.globaltimes.cn/content/1153395.shtml


Tokamak supraconducteur avancé expérimental de la Chine (EST) à Hefei, province d'Anhui / VCG Photo

Le système de bobines du plus grand Tokamak de Chine, également connu sous le nom de dispositif de fusion, est prêt à fonctionner, a annoncé mercredi la CNNC (China National Nuclear Corporation).
L'un des composants majeurs du système de bobines installé a ouvert la voie à la construction finale du "soleil artificiel" de nouvelle génération, connu sous le nom de HL-2M.
Le nouvel appareil peut atteindre une température électronique de plus de 200 millions de degrés Celsius et une température des ions de 150 millions Celsius dans son plasma central, selon son développeur, le Southwestern Institute of Physics (affilié à CNNC).
L’appareil devrait être terminé d’ici la fin de l’année, a annoncé Duan Xuru, responsable de la China National Nuclear Corporation, au cours des Deux sessions de cette année .

Qu'est-ce que le "soleil artificiel"?

Avant d’en venir au fait, nous pourrions aussi bien regarder de près le vrai soleil, une énorme source d’énergie qui fournit continuellement de la chaleur et de la lumière pour aider à créer et à maintenir la vie.
Comme la plupart des étoiles, le soleil est constitué principalement d'atomes d'hydrogène et d'hélium à l'état de plasma. Il génère de l'énergie à partir d'un processus appelé fusion nucléaire, qui est également la première réaction de fusion jamais découverte par les scientifiques.
"Soleil artificiel" est simplement un appareil à réacteur de fusion contrôlable conçu pour générer de l'énergie en imitant le processus de fusion nucléaire de notre soleil réel.
Le projet vise à utiliser la force magnétique pour combiner les atomes, ce qui libère l’énorme énergie d’une manière sûre et contrôlable.
Le tokamak est de loin l'appareil le plus utilisé pour mener ces recherches.

Pourquoi en avons-nous besoin?

Dans un monde confronté au dilemme de la demande croissante en électricité et à la dégradation de l'environnement, l'importance de développer une énergie propre a été portée à un niveau sans précédent. L'action de passer des combustibles fossiles aux énergies renouvelables est devenue urgente.
Contrairement à l'énergie éolienne et solaire, le nucléaire est toujours considéré comme un outsider du débat sur "l'énergie propre", bien qu'il s'agisse de la deuxième source d'énergie électrique à faibles émissions de carbone dans le monde derrière l'hydroélectricité, selon le département américain de l'Énergie.
La fusion et la fission sont deux moyens essentiels d'obtenir de l'énergie nucléaire. Comparée à la fission nucléaire, la fusion produit beaucoup moins de pollution immédiate et de déchets.
De plus, les combustibles nécessaires à la fusion sont abondants et facilement accessibles. La substance extraite d'un litre d'eau de mer peut libérer autant d'énergie que de brûler 300 litres d'essence dans une réaction de fusion.

Où sommes-nous actuellement?

La recherche scientifique mondiale sur l’appareil à fusion pourrait remonter à la fin des années 1940. Des milliards de dollars américains ont été investis chaque année dans la recherche et le développement.
En 1985, un groupe de 35 pays et blocs industriels, dont la Chine, l'Union européenne, l'Inde, le Japon et la Russie, ont décidé de construire le premier dispositif de fusion au monde - le réacteur thermonucléaire expérimental international (ITER).
Il est conçu pour être le premier dispositif de fusion à tester les régimes intégrés de technologies, de matériaux et de physique nécessaires à la production commerciale d'électricité à base de fusion.
La Chine a commencé à construire ses Tokamaks en 1971. Le HL-1 de première génération, le HL-1M, a pris sa retraite après avoir servi pendant des années. HL-2A est en service et HL-2M rejoindra bientôt l'équipe.
"Jusqu'à présent, la faisabilité de la fusion en tant que source d'énergie à grande échelle et sans émissions de carbone reposant sur le même principe que celui qui anime notre Soleil et nos étoiles a été prouvée. Mais toutes les réalisations ne peuvent durer que pendant une très courte période. .
"Il existe encore un énorme fossé entre le réacteur à fusion artificiel et le réacteur à fusion réel" , a déclaré Zhao Yang, membre de la Société chinoise d'histoire de la science et de la technologie, invité récemment au centre de recherche.
Xuan
   Posté le 10-08-2019 à 00:05:49   

L’Internet chinois est en réalité un intranet dit Oracle

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https://www.zdnet.fr/actualites/l-internet-chinois-est-en-realite-un-intranet-dit-oracle-39888245.htm?utm_term=Autofeed&utm_medium=Social&utm_source=Twitter#Echobox=1564059070

Source : ZD Net, Catalin Cimpanu, 24-07-2019

Technologie : L’Internet chinois pourrait continuer à fonctionner comme un intranet national en cas de cyber-attaque ou d’intervention étrangère assure l’entreprise américaine. Et la Russie prend le même chemin.




La structure de l’Internet chinois ne ressemble à aucune autre, elle ressemble à un intranet gigantesque, selon une étude publiée par Oracle la semaine dernière.

Le pays a très peu de points de connexion à l’Internet mondial, n’a pas de compagnies de téléphone étrangères opérant à l’intérieur de ses frontières, et le trafic Internet Chine-Chine ne quitte jamais le pays.

Tout cela permet à la Chine de se déconnecter à volonté de l’Internet mondial et de continuer à fonctionner, même si elle n’a pas accès aux services occidentaux.

« En clair, en termes de résilience, la Chine pourrait effectivement se retirer de l’Internet public mondial et maintenir sa connectivité nationale » a déclaré Dave Allen d’Oracle. « Cela signifie que le reste du monde pourrait être empêché de se connecter à la Chine, et vice versa pour les connexions externes pour les entreprises et les utilisateurs chinois.

Très peu de points de peering
Le signe le plus évident que la Chine est différente de tout autre pays en termes de structure de son infrastructure Internet est l’examen de la façon dont le pays est connecté au reste de l’Internet.

Normalement, la plupart des pays autorisent les fournisseurs de télécommunications locaux et étrangers à opérer à l’intérieur de leurs frontières respectives. Ces entreprises interconnectent leur infrastructure à des endroits physiques appelés points d’échange Internet (IXP – Internet Exchange Points), et tout l’Internet est un maillage géant de points d’échange IXP interconnectant les petits réseaux de télécommunications.

Mais la Chine ne fonctionne pas de cette manière. Plutôt que de permettre aux opérateurs de télécommunications étrangers d’opérer à l’intérieur de ses frontières, ce marché leur est fermé. Et les opérateurs de télécommunications locaux étendent l’infrastructure de la Chine vers les pays étrangers, où ils sont reliés à l’Internet mondial.

De cette façon, les FAI chinois forment une structure très soudée capable d’échanger du trafic entre eux. Toutes les connexions qui doivent atteindre les services étrangers doivent passer par la Grande Pare-feu du pays, atteindre les IXP étrangers via des opérateurs télécoms étroitement sélectionnés (China Telecom, China Unicom, China Mobile), puis atterrir sur l’Internet public.



Le fonctionnement de l’internet en Chine. Image : Oracle

‘ensemble de cette structure s’apparente à un intranet d’entreprise et présente de nombreux avantages.

Premièrement, la Chine peut imposer son programme de censure d’Internet à volonté, sans avoir à rendre compte des opérateurs de télécommunications étrangers opérant à l’intérieur de ses frontières.

Deuxièmement, la Chine peut se déconnecter d’Internet chaque fois qu’elle détecte une attaque extérieure, tout en maintenant un niveau de connectivité Internet à l’intérieur de ses frontières, en s’appuyant uniquement sur les opérateurs télécoms et les centres de données locaux.

Le trafic interne ne quitte jamais le pays
Mais un autre avantage de cette structure est que le trafic destiné à passer d’un utilisateur chinois à un autre ne quitte jamais les frontières du pays.

Un schéma très différent de la plupart des connexions Internet. Par exemple, un utilisateur d’une ville italienne souhaitant accéder au site Web de sa ville peut trouver surprenant que sa connexion passe souvent par des serveurs situés en France ou en Allemagne avant d’arriver sur le site Web de la ville.

De tels chemins de connexion « bizarres » se produisent tout le temps sur Internet, et dans de nombreux pays, mais pas en Chine. Parce que les opérateurs télécoms locaux se côtoient principalement et ont quelques points de vente étroitement contrôlés vers le monde extérieur, le trafic interne n’a aucune raison de quitter le pays.

D’autres « intranets nationaux » suivront
Le principal avantage est que les services de renseignement étrangers ont très peu d’informations sur le trafic chinois, à moins que les utilisateurs ne se connectent aux services étrangers et que le trafic ne traverse les frontières de la Chine.

Du point de vue de la sécurité nationale, c’est l’idéal. Cependant, seule la Chine dispose d’un tel système, du moins pour le moment.

« La structure de la Chine est unique dans la façon dont elle est physiquement séparée du reste du monde, mais d’autres pays ont commencé à adopter l’approche théorique de la cyber souveraineté que la Chine promeut » dit Dave Allen d’Oracle.

L’un des pays qui essaie de reproduire ce modèle chinois d' »intranet national » est la Russie. En mars dernier, le président Vladimir Poutine a signé une nouvelle loi donnant au gouvernement un contrôle élargi sur Internet. La loi oblige les fournisseurs locaux d’accès à Internet à installer des dispositifs qui acheminent le trafic Web russe par l’intermédiaire de serveurs gérés par le gouvernement, où les services de renseignement ont toute latitude pour analyser le trafic.

En outre, le pays s’est également employé à mettre en place une sauvegarde locale du système de noms de domaine (DNS) et a effectué des tests pour déconnecter le pays du reste de l’Internet. La Russie a peut-être quelques années de retard sur la Chine, mais les intentions du Kremlin assez claires.

Article « Oracle: China’s internet is designed more like an intranet » traduit et adapté par ZDNet.fr

Source : ZD Net, Catalin Cimpanu, 24-07-2019
Xuan
   Posté le 01-09-2019 à 23:59:14   

En pleine guerre commerciale US, alors que Trump a cherché par tous les moyens de couper toutes les sources logicielles et matérielles à Huawei, le constructeur chinois est dopé par ce défi et continue de progresser.
Ici un article technique montre comment le compilateur Ark de Huawei permet de supprimer une étape entre les langages de programmation lisibles par l’homme (comme Java ou le langage C) et le langage machine sous forme binaire :


Comment le compilateur Ark de Huawei peut améliorer les performances des applications Android

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Plus récemment :


Huawei lance un site open source pour Ark Compiler afin de promouvoir HarmonyOS, l'écosystème associé

Par Li Xuanmin Source: Global Times Publié le 2019/9/1 17:53:39

http://www.globaltimes.cn/content/1163308.shtml


Eric Xu Zhijun, président en exercice de Huawei, annonce la sortie du processeur Ascend 910 AI et du framework informatique MindSpore AI vendredi. Photo: Gracieuseté de Huawei


Huawei a lancé ce week-end un site Web pour le projet open source Ark Compiler, attendu depuis longtemps, une étape importante pour aider les développeurs mondiaux à adopter le codage Android dans des applications compatibles avec HarmonyOS de la société chinoise.

Le site contribuera également à faire progresser la construction d’un écosystème pour HarmonyOS, dans le contexte de l’attaque américaine contre la centrale technologique chinoise.

Le site Web d'Ark Compiler a été mis en ligne samedi, permettant aux utilisateurs d'accéder au code source et de le télécharger. Un compilateur est un programme qui traduit le langage de programmation en langage machine, ce qui peut permettre de combler le fossé entre les instructions humaines et la capacité d'une machine à les comprendre. De tels programmes sont essentiels à l'efficacité d'exécution.

Huawei a déclaré que son compilateur Ark pourrait fonctionner sans qu'un interprète soit nécessaire pour permettre la traduction directe.

En publiant le compilateur, Huawei a déclaré qu'il souhaitait partager le développement technologique avec les développeurs et grandir ensemble pour promouvoir l'innovation industrielle de manière ouverte et créer un écosystème ouvert.

Certains initiés du secteur ont déclaré au Global Times que l'accès à l'open source du compilateur Ark avait été interrompu trois minutes après la sortie du système samedi, ce qui pourrait être dû à des problèmes techniques. Le Global Times a constaté que le site Web officiel était revenu à la normale à 15 heures, heure de Beijing, dimanche.

"La feuille de route globale de Huawei vers l'open source de son compilateur ne sera pas modifiée par certains défauts techniques triviaux" , a déclaré au Global Times, Ma Jihua, analyste du secteur des télécommunications basé à Pékin. La sortie de l'open source a montré les efforts de Huawei pour inciter les développeurs mondiaux à construire conjointement l'écosystème HarmonyOS dans le contexte de la liste noire américaine de mai qui pourrait couper les fournitures du système d'exploitation Android de Google.

Les hauts responsables de Huawei ont déclaré que la mise en place d'un système d'exploitation mobile n'était pas la tâche la plus difficile - la création d'un écosystème était. En avril, la société avait laissé entendre lors d'un événement de lancement de la série Huawei P30 que le compilateur ouvrirait la source au public.

Huawei aurait commencé le développement du compilateur Ark en 2009.

En prenant en charge plusieurs langages de programmation courants, dont Java, le compilateur Ark pourrait convertir les applications prenant en charge le système Android pour qu'elles soient compatibles avec HarmonyOS, permettant ainsi aux développeurs de gagner du temps et d'ouvrir la voie à une expansion rapide de l'écosystème, a déclaré Ma.

Richard Yu Chengdong, directeur général du groupe d'entreprises grand public de Huawei, a déclaré lors de la cérémonie de lancement du système d'exploitation HarmonyOS de Huawei en août que "migrer des applications basées sur Android vers Harmony est facile et ne nécessite qu'un ou deux jours de travail via Ark Compiler."

Des sources du secteur ont déclaré au Global Times que, comme rien n'indique que l'autorisation du service système Android soit rétablie, Huawei est en train de tester son HarmonyOS sur un nouvel appareil qui sera bientôt publié, le Mate 30 lite. Les tests se sont bien déroulés et le nouveau smartphone pourrait également accueillir le système Android.

Certains ont suggéré que Huawei évaluait les évolutions externes pour décider du moment où faire une annonce concernant le nouveau gadget.


Edité le 02-09-2019 à 00:02:55 par Xuan


Xuan
   Posté le 05-01-2020 à 10:38:11   

Le système chinois Beidou en voie de commercialisation et d'application rapide


le Quotidien du Peuple en ligne http://french.peopledaily.com.cn/n3/2020/0103/c31357-9646060.html 03.01.2020 16h26


Le système de navigation par satellite chinois Beidou a commencé à offrir ses services à un large éventail de secteurs ainsi qu'à un nombre croissant de pays, alors que le système local intensifie son application et sa commercialisation.

Selon Wang Yanyan, secrétaire générale adjointe de l’Association chinoise de systèmes de satellites de navigation mondiale et des services basés sur la localisation, Beidou a eu de grandes applications dans une série de domaines, notamment les transports, l'énergie électrique, la pêche, les mines et l'agriculture.

Les données officielles ont montré que la production directe des industries satellitaires de la Chine a dépassé 300 milliards de yuans (43 milliards de dollars) à la fin de 2019, Beidou contribuant pour 70 à 80% du total.

« En plus de la fonction de navigation bien connue du public, les applications de Beidou dans des domaines tels que la détection des fuites de tuyaux ont également fait des progrès substantiels » , a indiqué Mme Wang, qui a noté que la technologie de Beidou dans la détection de réseaux de canalisations avait déjà été appliquée dans au moins 600 villes, comtés et villes de Chine.

Ailleurs, Beidou a récemment coopéré avec le géant industriel suisse ABB pour lancer le premier système de détection de fuite de gaz au monde avec une précision aussi fine que la ppb, ou partie par milliard, renversant la précision traditionnelle de la partie par million vues dans le monde.

Actuellement, 46 satellites Beidou sont opérationnels et la Chine prévoit d'en envoyer deux autres en orbite géostationnaire au cours du premier semestre de 2020 pour terminer le déploiement de tous les actifs spatiaux de Beidou.

La Chine a commencé à construire son système de navigation Beidou -du nom du terme chinois pour la constellation de la Grande Ourse- dans les années 1990 et a commencé à desservir la région Asie-Pacifique depuis 2012. Il est actuellement l'un des quatre plus grands réseaux de navigation spatiale opérant dans le monde, avec le système GPS américain, le russe GLONASS et le Galileo de l'Union européenne.

Ces progrès concordent également avec la détermination de la Chine à intensifier l'application des systèmes Beidou dans un large éventail de secteurs ainsi que dans diverses régions.

Les statistiques de l'Office chinois de navigation par satellite ont montré qu'en avril, le système Beidou avait été utilisé dans plus de 6,2 millions de taxis, bus et camions ainsi qu'au moins 40 000 navires de pêche à travers le pays.

Parallèlement, a annoncé le Bureau de navigation par satellite de Chine, à la fin du mois dernier, les solutions offertes par Beidou ont été exportées dans plus de 120 pays et régions, indiquant que le système est maintenant appliqué dans davantage de secteurs internationaux, notamment l'agriculture de précision, la construction numérique et la construction de ports intelligents.

Avec l'ère de la 5G, Beidou s'intègre également avec les nouvelles technologies dont la blockchain et l'intelligence artificielle, a ajouté le bureau.

En décembre, l'Administration de l'aviation civile de Chine a publié une feuille de route pour l'application de Beidou, qui a précisé que le secteur de l'aviation civile devrait progressivement bénéficier d'une couverture complète grâce à Beidou d'ici la fin de 2035.

(Rédacteurs :Yishuang Liu)
Xuan
   Posté le 15-04-2021 à 20:31:25   

La 5G à grande vitesse en Chine


La Chine, elle, ne prend pas la question à la légère. Comme dans beaucoup d’autres domaines, elle a vu les choses en grand. Pour la simple ville de Shenzhen, la plus équipée à ce jour, on compte d’ores et déjà 46 000 antennes opérationnelles. Si ce chiffre est déjà impressionnant, il l’est encore plus quand on le met en perspective. En effet, c’est plus que l’ensemble du parc européen.

À l’heure actuelle, Shenzhen peut se vanter d’avoir la plus haute densité d’antennes 5G en Chine, qui possède un total de 718 000 antennes. Elle est également la première ville du pays à profiter de la pleine couverture. Nul doute que la Chine dépassera le million d’installations courant 2021, et conservera son titre de leader mondial de la nouvelle génération de télécom.
Xuan
   Posté le 21-04-2021 à 23:39:04   

La Chine construit le plus grand réseau dorsal d'installations de test Internet au monde
Percée d'infrastructure pour assurer la sécurité et la stabilité des communications

Par les journalistes du personnel du GT https://www.globaltimes.cn/page/202104/1221584.shtml
Publié: 20 avr.2021 19:38

[illustration]
Les gens essaient des appareils de tourisme en nuage sur le stand de Tencent lors de l'exposition Light of Internet de la Conférence mondiale sur Internet (WIC) 2020 à Wuzhen, dans la province du Zhejiang (est de la Chine), le 22 novembre 2020. L'exposition se concentre sur le développement Internet le plus récent au monde tendances et technologies de pointe, présentant les dernières technologies Internet, les réalisations, les produits et les applications de 130 entreprises et institutions nationales et étrangères. (Xinhua / Li Xin)

La Chine a annoncé mardi qu'elle a ouvert le plus grand réseau dorsal d'installations de test Internet au monde, une initiative qui, selon les analystes, favorisera le développement d'innovations de nouvelle génération inscrites dans le plan directeur de la Chine pour les cinq prochaines années, tout en garantissant la stabilité et la sécurité Internet du pays, tout en mettant fin à la dépendance aux États-Unis.

Une cérémonie a eu lieu à l'Université Tsinghua de Pékin pour ouvrir la dorsale haute performance de la Future Internet Test Infrastructure (FITI), la plus grande installation de test Internet au monde, qui est également le premier grand projet d'infrastructure scientifique et technologique de Chine dans le domaine de l'information au niveau national. niveau, a rapporté mardi l'agence de presse Xinhua.

Propulsé par la FITI, le nombre d'adresses IPv6 (Internet Protocol version 6) appartenant à la Chine est passé au premier rang mondial début avril, selon le rapport de Xinhua.

IPv6 est la version la plus récente du protocole Internet (IP), protocole de communication qui fournit un système d'identification et de localisation pour les ordinateurs sur le réseau et le trafic routier. Il permet des limites théoriques beaucoup plus élevées sur le nombre d'adresses IP que le système IPv4.

Les nœuds principaux du backbone FITI sont situés dans 31 régions de niveau provincial chinois avec 200G de bande passante entre les nœuds principaux. Dans l'intervalle, il prend en charge 4 096 réseaux d'essai à grande échelle, réalisant une interconnexion avec des installations d'essai IPv4 / IPv6 nationales et internationales, selon Xinhua.

La FITI est importante pour le développement de technologies de nouvelle génération comme l'intelligence artificielle (IA), la 5G et la conduite autonome, a déclaré mardi Liu Gang, économiste en chef à l'Institut chinois des stratégies de développement de l'intelligence artificielle de nouvelle génération, au Global Times.

"Avec une vitesse de transmission plus rapide et une latence plus faible, la FITI peut mieux s'adapter à la transmission de données en temps réel requise par l'IA" , a déclaré Liu.

Il a déclaré qu'un scénario d'utilisation typique est la coordination de la technologie de conduite autonome et de l'Internet mobile en Chine pour localiser plus précisément les informations environnantes, ce qui aidera à la construction d'une ville intelligente.

La nouvelle infrastructure stimulera l'intégration des nouvelles technologies et tous les aspects de la vie économique et sociale - qui est la direction et le principal champ de bataille de la quatrième révolution industrielle, a déclaré Liu, notant qu'elle déclencherait non seulement une nouvelle vague d'innovation technologique, mais aussi augmenter la productivité.

Liu a déclaré que l'expansion de l'Internet mobile avait stimulé la productivité dans les vastes zones rurales, avec 22 nouveaux types d'emplois ayant vu le jour dans les villages. "La FITI apportera sans aucun doute des changements monumentaux en Chine."

Pour la Chine, IPv6 est une bataille difficile qu'elle ne peut se permettre de perdre, et c'est la clé pour préserver la base économique et les avantages industriels de l'Internet. Pour l'avenir, IPv6 n'est que le point de départ d'un blitz accrocheur, ont déclaré des observateurs du secteur.

Ma Jihua, un analyste du secteur basé à Pékin, a déclaré mardi au Global Times que les principales sociétés Internet soutiennent IPv6 et que la Chine fait de grands pas à cet égard.

"L'essence de ce lancement mardi est d'assurer la sécurité et la stabilité de l'Internet chinois" , a déclaré Ma, notant que le réseau d'installations de test que la Chine est en train d'ouvrir est complètement indépendant en termes d'adresses et de nœuds principaux.
«En d'autres termes, avec IPv6, nous n'aurons pas à nous fier à IPv4 des États-Unis pour la résolution des serveurs» , a déclaré Ma. Le réseau fédérateur garantira également que la Chine a davantage son mot à dire dans la prochaine génération de réseaux 5G, a ajouté Ma.

En décembre 2020, le nombre d'utilisateurs d'Internet en Chine avait atteint 989 millions, soit une augmentation de 85,4 millions par rapport à mars 2020, et le taux de pénétration d'Internet atteignait 70.

Dans la course à l'économie numérique mondiale, la Chine et les États-Unis sont les deux principaux acteurs. L'économie numérique des États-Unis représente les deux tiers de son PIB, prenant la tête. La Chine arrive en deuxième position avec son échelle d'économie numérique représentant 36,2% de la production économique en 2019.
Le développement rapide de l'économie Internet chinoise signifie que le pays doit saisir l'opportunité à l'ère de l'IPv6, l'Internet de nouvelle génération, pour construire une infrastructure indépendante au lieu d'être à la merci des États-Unis à l'ère actuelle de l'IPv4, ont déclaré des observateurs.
La Chine a publié un plan visant à encourager l'adoption à grande échelle du réseau IPv6 en 2017. Selon le plan, d'ici la fin de 2025, les périphériques réseau et terminaux soutiendront pleinement l'adoption de l'IPv6 en Chine, et il aura le plus grand nombre de Utilisateurs IPv6 dans le monde.
Xuan
   Posté le 22-04-2021 à 21:04:29   

Huawei prend les devants et promet l’arrivée de la 6G à l’horizon 2030

TELECOMMUNICATIONS Le président d’Huawei Xu Zhijun a annoncé hier que la firme chinoise se tenait prête à déployer la 6G dans 9 ans

Martin Vanroelen pour 20 Minutes
https://www.20minutes.fr/high-tech/3025103-20210420-6g-huawei-mise-sur-un-deploiement-en-2030?fbclid=IwAR349e3nA0b5bDxLKblZxk0RP0wXjAHds_BnZMm3RhNlbhIPpbUaYFz8Dls
Publié le 20/04/21 à 19h00 — Mis à jour le 20/04/21 à 19h00

La firme était aux premières loges du déploiement de la 5G en 2019, en tant que leader dans la fabrication de smartphone et dans le déploiement du réseau. Huawei a cependant souffert de restrictions commerciales dans ses domaines d’exploitations, initiées par les États-Unis pour des soupçons d’espionnage au profit de Pékin. Les accusations ont terni l’image de la firme dans de nombreux pays occidentaux, qui ont également blacklisté les équipements de la marque dans le développement de leurs réseaux 5G, par peur de menace pour leur sécurité nationale.

Cependant, la firme possède une forte propriété intellectuelle dans le domaine des télécommunications et se tourne déjà vers l’avenir. Elle compte bien mettre son savoir à profit dans l’élaboration de la 6G. Ce projet est primordial pour la Chine, qui avait déjà lancé un groupe de recherche sur cette technologie en 2019. Dans cette course au réseau, celle-ci est déjà bien avancée et a d’ailleurs lancé un satellite 6G dans l’espace pour étudier les échanges de données avec la terre.

Chaque chose en son temps
Selon la chaîne chinoise CGTN, le réseau 6G pourrait atteindre les 1To par seconde, une vitesse 50x supérieur à la 5G. De plus la latence est fortement diminuée, de l’ordre de 0,1 ms. La technologie permettrait également, entre autres, de maintenir une connexion stable dans les objets à grande vitesse, comme les avions de chasse. Cette connexion plus rapide répondra également à l’utilisation croissante d’objets connectés, ainsi qu’à des usages plus poussés de l’Internet of Things (IoT).

Cette annonce ne fait cependant pas encore état des dispositifs qui seront nécessaires pour déployer un nouveau réseau de l’ampleur de la 6G, alors que de vives critiques s’érigent depuis plusieurs années contre le déploiement de la 5G. Si cette dernière permet des prouesses technologiques notoires, ses détracteurs pointent du doigt la démultiplication d’antennes pour pallier la haute fréquence et la courte portée des ondes, mais également leurs dommages sur la santé lors de longues expositions téléphoniques, ainsi que la consommation énergétique accrue qu’engendre son utilisation.

Quoi qu’il en soit, l’adoption de la 5G n’est pas encore généralisée et ses usages n’en sont qu’à leurs débuts. L’Europe a d’ailleurs entamé sa « décennie numérique » et entend, entre autres, déployer la 5G dans toutes les zones peuplées d’ici 2030. Mais dans la course au réseau, à l’instar de la Chine et des États-Unis, l’UE ne perd pas la 6G de vue et planche déjà dessus.


Edité le 22-04-2021 à 21:04:42 par Xuan


Xuan
   Posté le 30-04-2021 à 00:13:05   

La Chine lance le premier module de sa station spatiale

voir les illustration sur le site de l'article de GT
https://www.globaltimes.cn/page/202104/1222443.shtml



SCI-TECH / AIR & ESPACE

La Chine lance avec succès le module principal de sa station spatiale, entamant une phase de construction intense

Par Deng Xiaoci, Fan Anqi à Pékin et Liu Yang à Wenchang
Publié: 29 avr.2021 12:39 Mis à jour: 30 avr.2021 00:39

vidéo

La Chine a envoyé avec succès la première section de sa propre station spatiale - la cabine du module central de Tianhe - en orbite prédéfinie via une fusée porteuse Long March-5B Y2 depuis le port spatial de Wenchang dans la province de Hainan, dans le sud de la Chine, jeudi, débutant une phase de construction intense du projet.

Encastré dans le carénage extra-large du lanceur ultramoderne Long March-5B du pays, le module de base Tianhe (signifiant littéralement Harmony in Heaven) de 16,6 mètres de long et 4,2 mètres de diamètre, est sorti du île tropicale de la province de Hainan à 11h23 jeudi matin. Après un temps de vol d'environ une heure, les panneaux solaires à bord du vaisseau spatial se sont déroulés en douceur et ont fonctionné normalement, marquant le succès complet de la mission, selon la China Manned Space Agency (CMSA).

Xi a félicité le lancement réussi du module central de la station spatiale chinoise, notant que le succès de la mission marque l'entrée de la construction de la station spatiale chinoise dans la phase de mise en œuvre complète, ce qui jette une base solide pour les tâches de suivi.

Xi a déclaré dans son message de félicitations: "J'espère que vous ferez vigoureusement avancer à la fois l'esprit de` `Deux bombes et un satellite '' et l'esprit du vol habité, soyez indépendant et innovant pour remporter la victoire dans la construction de la station spatiale, et contribuerez à construire un pays socialiste moderne! "

Le module Tianhe de 22 tonnes servira de centre de gestion et de contrôle pour la future station spatiale chinoise tout en accueillant trois astronautes pour des missions en orbite à long terme, a appris le Global Times de l'entrepreneur du programme de la station spatiale, le géant de l'aérospatiale public chinois. Société des sciences et technologies aérospatiales (CASC).

Le module Tianhe, le vaisseau spatial le plus grand, le plus lourd et le plus compliqué que la Chine a développé à ce jour, offrira aux astronautes un espace de vie et de travail d'environ 50 mètres cubes. Cet espace passera à environ 110 mètres cubes une fois que les deux autres modules d'expérimentation seront en place, a déclaré le CASC.

Alors que la Chine commence officiellement à mettre en œuvre la construction de sa propre station spatiale jeudi, les analystes spatiaux ont déclaré qu'ils pensaient que le pays avait gagné sa dernière part du gros billet pour rejoindre le club de l'énergie spatiale, car il a conquis tous les seuils à compter parmi les calibre.

Il ne fait aucun doute que la Chine est devenue l'un des très rares pays au monde à avoir réussi à récupérer des échantillons lunaires et à envoyer une sonde robotique sur l'orbite de Mars, dont le rover devrait également atterrir sur la planète rouge. bientôt, et en même temps maîtrisé presque toutes les technologies clés pour les vols spatiaux habités, a déclaré Wang Ya'nan, rédacteur en chef du magazine Aerospace Knowledge.

Wang a souligné que la Chine avait procédé de manière plus pragmatique et mesurée que les États-Unis et l'Union soviétique dans leur course à l'espace pendant la guerre froide.

Surnommé le type de fusée incontournable pour les missions de lancement du module de la station spatiale, le Long March-5B de 53,66 mètres de long, une variante plus courte de Long March-5, a le plus grand carénage de 5,2 mètres de diamètre de 20,5 mètres de hauteur, équivalent à un bâtiment de six étages, selon le développeur de fusées, l'Académie chinoise de la technologie des lanceurs (CALT) sous le CASC.

Par rapport au type Long March-5, qui est plus adapté aux tâches d'exploration de l'espace lointain, y compris les missions lunaires et Mars, Long March-5B excelle dans sa capacité de lancement sur l'orbite terrestre basse, ont déclaré les développeurs du CALT au Global Times.

En tant que premier coureur de cette mission de type relais, Long March-5B a livré avec succès la section de lancement du module de base sur l'orbite définie qui est d'environ 120 à 600 kilomètres en orbite terrestre basse, ont-ils déclaré.

30 ans de poursuite

Tianhe sera la première section de la station spatiale chinoise à trois modules, qui devrait être opérationnelle vers 2022, exactement trois décennies après que le pays a approuvé le projet 921 pour développer les vols spatiaux habités en 1992.

Un calendrier intense de 11 des lancements ont été prévus pour la construction de la station spatiale chinoise qui a débuté jeudi et se poursuivra jusqu'en 2022. Trois concerneront des modules, quatre des vaisseaux cargo et quatre des vaisseaux spatiaux habités.

Après le lancement du module principal, le vaisseau cargo Tianzhou-2 devrait être envoyé dans l'espace en mai si l'évaluation du système se déroule sans heurts. Le lancement du vaisseau spatial Shenzhou-12 avec équipage est prévu pour juin, envoyant trois astronautes en orbite pendant environ trois mois, au cours desquels le système de survie régénératrice et la maintenance seront testés.

Le vaisseau spatial cargo Tianzhou-3 et le vaisseau spatial habité Shenzhou-13 seront lancés respectivement en septembre et octobre, et trois astronautes à bord du vaisseau spatial Shenzhou-13 passeront six mois en orbite, ce qui sera la "nouvelle normalité" pour le déploiement futur de l'équipage, selon CMSA.

CMSA a qualifié le vol inaugural de la fusée Long March-5B en mai 2020 et les cinq lancements de cette année de "phase de vérification de la technologie clé", tandis que six autres missions, y compris celles de deux capsules de laboratoire, prévues pour l'année prochaine, seront être la «phase de construction en orbite».

Une fois construite, la station spatiale chinoise, qui devrait fonctionner sur une orbite terrestre basse de 400 kilomètres, marquera également la phase finale du développement spatial habité en trois étapes de la Chine.

Le développement de vaisseaux spatiaux habités était la première partie du programme, au cours de laquelle la Chine a également réalisé l'entrée et la sortie de l'espace humain. La Chine a envoyé son premier astronaute, Yang Liwei, en orbite en octobre 2003, marquant le point culminant de la première étape.

La Chine a surmonté les avancées technologiques telles que les sorties dans l'espace hors de la cabine, l'amarrage dans l'espace et les séjours à moyen terme des astronautes, dans la deuxième phase, marquée par les laboratoires spatiaux Tiangong-1 et -2. Le pays a également procédé à une vérification réussie des transferts de fournitures en orbite pendant cette étape.

Chen Dong, membre de l'équipage de Tiangong-2, a passé 33 jours dans l'espace, établissant une nouvelle référence dans les missions spatiales habitées en Chine.

Plus petite mais plus avancée que

la station spatiale de l'ISS Chine sera une forme extensible en forme de T, avec le module central au centre, des vaisseaux spatiaux cargo et avec équipage à chaque extrémité, et deux capsules de laboratoire nommées Wentian et Mengtian de chaque côté.

Le principal développeur de la station spatiale chinoise est chargé de << soutenir les astronautes pour des séjours de longue durée et des expériences spatiales à grande échelle, de s'engager dans une coopération internationale qui contribue au développement pacifique de l'espace et d'acquérir des expériences pour les futures missions avec équipage dans l'espace lointain. », A expliqué l'Académie chinoise de technologie spatiale (CAST).

Par rapport à la Station spatiale internationale (ISS), qui pèse environ 420 tonnes et est la plus grande plate-forme orbitale à ce jour développée et construite par 16 pays dont les États-Unis, la Russie, le Canada et le Japon sur 12 ans, "la station spatiale chinoise n'est peut-être pas aussi grand mais est plus rentable et technologiquement avancé dans certains domaines, ce qui peut répondre pleinement aux demandes de divers types d'applications spatiales », a déclaré Bo Linhou, concepteur en chef adjoint du module principal de Tianhe, dans une interview de groupe avant le lancement.

À l'achèvement, les trois modules de la station spatiale pèseront plus de 60 tonnes, et l'ensemble de la station spatiale atteindra quelque 100 tonnes de poids lorsque les modules seront connectés aux vaisseaux spatiaux habités et cargo à quai, selon Hao Chun, directeur de CMSA. .

L'une des technologies clés qui sera utilisée à bord de la station spatiale chinoise et qui sera testée sur le module central est le système de traitement et de régénération de l'urine, a déclaré Li Jiandong, ingénieur principal en charge du système.

Bo a également cité un certain nombre de nouvelles technologies appliquées au module de base, y compris la technologie de l'information qui permet une bande passante plus large entre l'espace et la Terre, ainsi que des applications de maison intelligente qui peuvent être contrôlées via des applications téléphoniques, offrant un environnement de vie plus confortable pour les astronautes à bord. La communication sans fil est également installée à l'aide des technologies Wi-Fi et Bluetooth adaptées.

La place pour les activités en cabine s'est considérablement élargie par rapport aux Tiangong-1 et -2, qui dépassent les 100 mètres cubes par rapport aux 15 mètres cubes précédents.

La vitesse du réseau plus rapide permet également de mener des expériences plus complexes dans les laboratoires spatiaux chinois, a ajouté Bo, ce que les anciens Tiangong-1 et -2 ne pouvaient pas réaliser en raison de la bande passante limitée. Désormais, avec la possibilité de télécharger de plus grandes quantités de données de l'espace vers le sol, davantage de types d'expériences peuvent être réalisés sur la station spatiale chinoise.

La station spatiale chinoise devrait fonctionner pendant 10 ans et peut être étendue à 15 ans avec une réparation et un entretien appropriés, a expliqué CAST.

En ce qui concerne le logiciel embarqué, Bo a déclaré qu'il ne nécessiterait pas de mise à niveau dans des circonstances normales, car l'équipe de R&D a déjà pris en compte les pièces nécessitant une maintenance à l'avenir avant son déploiement. Mais si une mise à niveau est requise, la vitesse du réseau doit être suffisamment rapide pour prendre en charge une nouvelle version à télécharger du centre de contrôle au sol vers l'espace.

Un autre objectif de la construction de la station spatiale est d'accumuler des expériences pour les futures missions dans l'espace lointain, y compris celles sur la Lune. Le système de survie renouvelable qui sera testé dans l'espace explorera davantage la possibilité de cultiver des céréales et des légumes, réalisant finalement un cycle autosuffisant sur la Lune, a déclaré Bo.

Élaborant sur la coopération spatiale, Bo a déclaré au Global Times qu'elle serait principalement réalisée dans des expériences de charge utile.

"Des scientifiques chinois et d'autres partenaires étrangers pourraient développer conjointement un dispositif de charge utile qui sera amené à la station par un vaisseau spatial cargo, et une fois les expériences terminées en orbite, les données pourraient être partagées avec la communauté internationale."

Il a ajouté que pour les astronautes étrangers ayant l'intention de monter à bord de la station spatiale, ils peuvent soit prendre les vaisseaux spatiaux habités chinois Shenzhou, soit lancer le leur et l'amarrer à la station, mais un mécanisme d'amarrage conforme aux normes chinoises est nécessaire, ce qui est différent du mécanisme. actuellement utilisé par l'ISS.

Le Global Times a également appris de CAST que le module central de Tianhe, le centre de contrôle de la station, est capable d'accueillir jusqu'à trois engins spatiaux.

La plate- forme internationale Chine

s'est engagée dans des échanges et une coopération avec des agences spatiales internationales, notamment la Russie Roscosmos et l'Agence spatiale européenne (ESA), qui ont joué un rôle positif dans la construction de la station spatiale chinoise. "Nous sommes disposés à travailler avec tous les instituts spatiaux épris de paix et dévoués à l'utilisation pacifique de l'espace", a déclaré Hao Chun, directeur de l'Agence spatiale chinoise agences spatiales et scientifiques, dont la NASA.

Cependant, l'instrument juridique américain connu sous le nom de "Wolf Amendment", qui restreint tout échange d'informations entre la NASA et l'Agence spatiale nationale chinoise ou d'autres organisations spatiales chinoises, a mis fin à la coopération spatiale sino-américaine,

Hao a également révélé que "des astronautes étrangers participeront au vol spatial habité de la Chine, travailleront et resteront dans la station spatiale chinoise".

"Beaucoup d'entre eux ont appris le chinois à cette fin. Et la Chine effectuera des travaux pour sélectionner des astronautes étrangers pour des missions de vol conjointes au fur et à mesure de la construction de la station spatiale
", a-t-il déclaré.

"Beaucoup d'entre eux ont appris le chinois dans ce but. Et la Chine continuera de travailler sur la sélection d'astronautes étrangers pour des missions de vol conjointes, au fur et à mesure de la construction de notre station spatiale" , a-t-il déclaré.

Un rapport de Reuters rapidement après le lancement réussi du module de base Tianhe jeudi, a déclaré qu'en revanche, le sort de l'ISS vieillissant - en orbite depuis plus de deux décennies - reste incertain, car le projet devrait expirer en 2024, sauf financement de ses partenaires. La Russie a récemment déclaré qu'elle abandonnerait le projet à partir de 2025.

C'est une bonne nouvelle pour l'humanité que la station spatiale chinoise comblera très probablement le vide, et encore de meilleures nouvelles pour les pays en développement qui n'ont pas encore développé leurs propres capacités spatiales, Wang'Yanan, a déclaré au Global Times.

Comparée à l'ISS dominée par les États-Unis, qui est davantage un parti de puissances depuis le début, la station spatiale chinoise serait plus inclusive pour impliquer les pays en développement et fournirait une plate-forme à quiconque sur la base de l'égalité, de la coopération gagnant-gagnant et respect, a expliqué Wang.
pzorba75
   Posté le 30-04-2021 à 06:48:00   

Cette réussite montre que la Chine et les ingénieurs chinois peuvent produire des solutions de très haute technologie et devrait clouer le bec aux occidentaux qui dénigrent en permanence la "qualité chinoise". Les industriels et chercheurs français sous orbite américaine, représentés par T. Pesquet ces derniers jours agent publicitaire d'E. Musk, se préparent un avenir de subalternes, celui des peuples niant leur souveraineté et finalement hors de l'histoire du progrès humain.
Xuan
   Posté le 05-05-2021 à 21:05:52   

Les débris de fusée sont "habituels et susceptibles de tomber dans les eaux internationales'' malgré le tapage occidental sur `la "menace spatiale chinoise''

Par Fan Anqi et Lou Kang
Publié: 5 mai 2021 21:53
https://www.globaltimes.cn/page/202105/1222718.shtml


Les débris de la fusée chinoise Long March-5B Y2, qui a envoyé la première section de la station spatiale chinoise en orbite, sont très susceptibles de tomber dans les eaux internationales et les gens n'ont pas à s'inquiéter, ont déclaré mercredi des analystes spatiaux chinois au Global Times.

L'épave des lanceurs de fusées retombant sur Terre est courante dans le domaine aérospatial, et l'affirmation du Pentagone selon laquelle l'épave de la fusée deviendra «hors de contrôle» et «pourrait causer des dommages si elle touche des zones habitées» n'est rien d'autre que le battage médiatique occidental sur la "Menace chinoise" dans l'avancement des technologies spatiales.

La fusée Long March 5B devrait rentrer dans l'atmosphère terrestre vers le 8 mai, et le Commandement spatial américain suit la trajectoire de la fusée, a rapporté CNN mardi.

Malgré les «inquiétudes» du département américain de la Défense, les initiés de l'industrie estiment que la situation ne vaut pas la peine de paniquer. Jonathan McDowell, astrophysicien au Centre d'Astrophysique de l'Université de Harvard, a été cité par CNN comme disant que le risque d'être touché par les débris qui tombent est "incroyablement minime ".

Song Zhongping, expert en aérospatiale et commentateur de télévision, a déclaré mercredi au Global Times qu'il est "tout à fait normal" que les débris de fusées reviennent sur Terre.

Wang Ya'nan, rédacteur en chef du magazine Aerospace Knowledge, a ajouté que le développement de la chute de débris de fusée avait été soigneusement étudié par les autorités spatiales chinoises depuis la phase de conception initiale de la fusée et le choix d'un site de lancement, jusqu'à l'attitude de décollage de la fusée et sa trajectoire.

" La plupart des débris brûleront lors de la rentrée dans l'atmosphère terrestre, ne laissant qu'une très petite partie qui pourrait tomber au sol, qui pourrait atterrir dans des zones éloignées des activités humaines ou dans l'océan" , a déclaré Wang au Global Horaires le mercredi.
Le lanceur chinois étant principalement composé de matériaux légers, la plupart d'entre eux seront facilement brûlés par l'air dense de l'atmosphère après sa rentrée à grande vitesse, ont expliqué des initiés de l'espace.

Song a noté que le réseau chinois de surveillance de l'espace surveillera également de près les zones couvertes sous la trajectoire de vol de la fusée et prendra les mesures nécessaires en cas de dommages aux navires qui passent.
Song a en outre expliqué que le carburant utilisé par la fusée chinoise Long March-5B Y2 est respectueux de l'environnement, et ne causerait pas de pollution de l'eau si les débris tombaient dans l'océan.

«Dans l'ensemble, c'est une autre excitation sur la prétendue « menace spatiale chinoise » adoptée par certaines forces occidentales» , a noté Song. "C'est une vieille astuce utilisée par les puissances hostiles chaque fois qu'elles voient des percées technologiques en Chine, car elles sont nerveuses."
Tant que la Chine restera ouverte et transparente à la société internationale, de telles rumeurs seront naturellement écrasées, a déclaré Song.

La Chine a lancé une phase de construction intense du premier projet de station spatiale du pays avec le lancement de la cabine du module central de Tianhe le 29 avril. Un calendrier chargé de 11 lancements a été fixé pour les deux prochaines années, et d'ici 2022, la station spatiale est devrait être opérationnelle.
Marquant la phase finale du développement de l'espace habité en trois étapes en Chine, la station extensible en forme de T devrait être opérationnelle pendant 10 ans et sa durée de vie peut être prolongée à 15 ans avec une réparation et un entretien appropriés, selon l'Académie chinoise de technologie spatiale.
Elle devrait être la seule station opérationnelle en orbite qui sera ouverte aux partenaires étrangers après le retrait de la Station spatiale internationale.
Xuan
   Posté le 08-05-2021 à 23:36:17   

Fusée chinoise : la menace sur nos têtes !


Toute la presse bourgeoise annonce l'arrivée "incontrôlée" du lanceur chinois dans la nuit de samedi à dimanche...
https://news.google.com/stories/CAAqOQgKIjNDQklTSURvSmMzUnZjbmt0TXpZd1NoTUtFUWowLV96T29ZQU1FVUFabVJLNk52eGhLQUFQAQ?hl=fr&gl=FR&ceid=FR%3Afr

C'est très inquiétant et les commentaires vont bon train "après le virus , la fusée !"...
"ne serait il pas prudent de leur interdire toute recherche spatiale ? . quelle indemnisation vont ils proposer si leur machin retombe sur une ville et aux million de victimes potentielles ??????"
et j'en passe.

Le bruit et la fureur viennent des USA. Ils n'ont pas peur des débris du lanceur mais des progrès technologiques de la Chine.
Xuan
   Posté le 10-05-2021 à 19:01:13   

Quelques explications

sur dnews.
Le lanceur au centre des critiques n'est pas une fusée parmi d'autres. C'est le lanceur du premier élément de la station spatiale chinoise Tiangong qui devrait être opérationnel en 2023. Or la Station Spatiale Internationale actuelle sera alors obsolète.


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"Le 29 avril 2021, la Chine continentale a officiellement lancé avec succès la station spatiale auto-développée «Tianhe». Cette décision est considérée comme une étape majeure dans le projet d'espace habité sur le continent chinois, et elle symbolise également que la construction de l'espace continental chinois la station est entrée dans la phase de mise en œuvre complète.

Cependant, il convient de mentionner que même si la Chine continentale est considérée comme ayant fait un grand pas en avant dans la recherche spatiale, il s'agit en fait d'une "crise" pour les États-Unis et la société occidentale."

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"La Chine a établi une stratégie de développement en «trois étapes» pour les vols spatiaux habités en 1992. La construction d'une station spatiale et d'un laboratoire spatial national sont des objectifs importants pour la Chine pour réaliser cette stratégie. Après avoir lutté pendant près de 30 ans, la Chine a enfin commencé à réaliser progressivement son rêve : avoir son propre «avant-poste» spatial. En 2021, le projet de station spatiale habitée de la Chine est entré dans la phase de vérification et de construction des technologies clés.

Depuis que le module principal de Tianhe a été lancé avec succès en orbite et que l'assemblage et la construction de la Station spatiale chinoise ont commencé à battre leur plein, les médias internationaux ont déclenché une recrudescence des reportages sur le développement de la science et de la technologie spatiales en Chine. Le 10 mai, heure de Pékin, l'édition étrangère du média officiel chinois "People's Daily" a également présenté un article sur la station spatiale de Taihe et exprimé sa nouvelle fierté du "Made in China".

Le lancement réussi du module central de Tianhe peut être décrit comme la cérémonie de pose de la première pierre de la construction de la station spatiale chinoise. Une fois que le module central a été séparé avec succès de la fusée et est entré sur l’orbite prévue, les deux ailes de la planche à voile solaire ont été La mission de lancement a été un succès complet, qui a également jeté des bases solides pour la vérification ultérieure des technologies clés et l'assemblage et la construction de la station spatiale chinoise.

En 2020, le nombre et la qualité des engins spatiaux lancés par la Chine se classent au deuxième rang mondial. En 2021, China Aerospace Science and Technology Corporation, qui est mondialement connue pour la production de la série d'engins spatiaux habités «Shenzhou» et de la série «Longue marche» de fusées porteuses, devrait dépasser 40 pour la première fois de l’année. Des sources officielles montrent qu'en 2021 et 2022, le projet spatial habité de la Chine prévoit de mettre en œuvre 11 missions de lancement successives, dont 3 lancements de segments de station spatiale (module central Tianhe et modules expérimentaux Wentian et Mengtian), 4 lancements de vaisseaux spatiaux cargo et 4 engins spatiaux habités et l'achèvement de la construction orbitale de la station spatiale en 2022, atteignant l'objectif de mission de la troisième étape de la stratégie de développement en «trois étapes» du projet spatial habité de la Chine.

Le site Internet russe a annoncé aujourd'hui que le premier des trois principaux composants de la station spatiale chinoise, le module central Tianhe, avait été mis en orbite par le lanceur Long March 5B Yao-2. La mission a été un succès sans échec.

Le rapport de l'Agence France-Presse a souligné que le lancement du premier module de la station spatiale chinoise est une étape importante dans le plan ambitieux de la Chine visant à envoyer des humains de manière permanente dans l'espace. L'article mentionne également le premier vol habité réussi de la Chine en 2003 et sa première exploration de Mars. La mission, louange la Chine depuis le lancement du premier satellite en 1970, a fait d'énormes progrès dans le domaine aérospatial.

Le site Web du journal espagnol La El País a déclaré que le lancement réussi du module de base de la station spatiale chinoise signifie que l'ambitieux programme spatial chinois a franchi la dernière étape et que la Chine prévoit d'utiliser sa station spatiale auto-construite pour tester la clé de l'exploration de l’espace extra-atmosphérique, la recherche et le développement de matériaux spatiaux.

Le rapport britannique "Financial Times" a établi un lien entre le lancement du module central de Tianhe et la construction de la station spatiale Tiangong avec l'atterrissage en douceur sur le dos de la lune du projet d'exploration lunaire de Chang'e et le retour de l'échantillon lunaire. Il a également souligné que la station spatiale chinoise restera en orbite pendant au moins 10 ans et accueillera trois astronautes pour un maximum de six mois de missions. Selon le rapport, depuis que le président chinois Xi Jinping a fait de l'exploration de l'univers un cœur de l'ambition de la Chine pour démontrer ses prouesses technologiques de premier plan, le projet spatial habité de la Chine a progressé rapidement, mais ces développements ont également donné naissance à la perspective d'une nouvelle série de courses spatiales.
A Washington certains responsables de la défense craignent que la Chine développe des produits militaires dans ce processus.

La British Broadcasting Corporation (BBC) a examiné le développement du vol spatial habité de la Chine et attendait avec impatience la prochaine station spatiale chinoise Tiangong en 2022. Elle a souligné qu'avec le déclassement de la Station spatiale internationale en 2024, la Station spatiale Tiangong en orbite terrestre basse devient la seule station spatiale en service.
CNN a également exprimé son émotion, affirmant que le rôle de la Station spatiale internationale en tant que seul endroit où les humains peuvent rester dans l'espace, mener des recherches scientifiques et explorer l'espace est sur le point de prendre fin.

L'exploration de l'espace extra-atmosphérique est une compétition hautement stratégique. La lutte pour le droit de parler dans l'espace est devenue un aspect important de la compétition stratégique entre les pays. La construction et l'exploitation d'une station spatiale reflètent les capacités d'un pays en matière de science et de technologie aérospatiales et sa force nationale globale.
La conception et le développement de la station spatiale chinoise adhèrent aux concepts d'échelle appropriée, de sécurité et de fiabilité, de technologie de pointe et d'efficacité économique. L'Occident a réalisé qu'« ils (les Chinois) se fixent des objectifs stratégiques et à long terme, et ils sont axé sur la réalisation de ces objectifs. C’est un effort systématique. "
Xuan
   Posté le 16-05-2021 à 23:14:41   

http://french.xinhuanet.com/2021-05/16/c_139949258.htm
La Chine s'apprête à lancer le vaisseau cargo spatial Tianzhou-2.
C'est le second élément de la station spatiale Tiangong.
Xuan
   Posté le 26-05-2021 à 20:13:14   

Le lancement de Huawei HarmonyOS montre la rupture du mythe de la technologie américaine

Par Xie Jun et Ma Jingjing
Publié: 25 mai 2021 22:39

https://www.globaltimes.cn/page/202105/1224474.shtml

Le géant chinois des télécommunications Huawei est sur le point de présenter son HarmonyOS pour ses téléphones mobiles au début du mois de juin, une décision qui montre non seulement le passage réussi de la société à une nouvelle orientation commerciale qui peut en grande partie la libérer des chaînes d'approvisionnement américaines, mais également la technologie de la Chine. hausse qui commence à briser le monopole américain des systèmes d'exploitation, ont déclaré des experts.

HarmonyOS, ou Hongmeng en chinois, le système d'exploitation développé par Huawei qui est actuellement utilisé dans des gadgets tels que les appareils portables et les écrans intelligents, sera déployé sur ses téléphones intelligents le 2 juin, a confirmé Huawei avec le Global Times mardi.
La société a publié une courte vidéo sur son compte Weibo montrant l'écran de démarrage de son téléphone mobile HarmonyOS, de nombreux internautes ayant déclaré qu'ils anticipaient l'arrivée de systèmes d'exploitation auto-développés.
Les analystes chinois des télécommunications ont fait l'éloge des téléphones HarmonyOS de Huawei, car cela pourrait non seulement aider Huawei à briser le blocus technologique américain, mais aussi montrer l'entrée puissante de la Chine dans le domaine des logiciels, qui a longtemps été dominé par les géants américains de l'informatique comme Apple et Google.

Zhang Yi, PDG de l'Institut de recherche iiMedia, a déclaré que le lancement d'HarmonyOS par Huawei marquait un "tournant historique" dans lequel la Chine se libérait de plus en plus des restrictions américaines sur les entreprises technologiques chinoises et l'industrie de l'information générale du pays.

"Cela envoie le signal que les entreprises chinoises peuvent se frayer un chemin pour sortir du blocus technologique américain tant qu'elles insistent sur l'innovation indépendante, et que le soi-disant mythe technologique américain n'est pas incassable comme beaucoup le pensaient ", a déclaré Zhang au Global Times. .

Pour l'entreprise elle-même, une transition vers le secteur des logiciels est également un choix judicieux car le secteur des logiciels, dont le cycle de mise à niveau est beaucoup plus lent que les ensembles matériels, peut aider Huawei à gagner plus de temps lorsque son activité de téléphonie mobile est confrontée à des difficultés liées à l'approvisionnement en puces aux États-Unis. restrictions, a déclaré Zhang.

"Je pense que ce n'est qu'une question de temps avant que la Chine ne franchisse les goulots d'étranglement technologiques des puces mobiles, mais l'essor du secteur des logiciels aidera Huawei à survivre à cette période au lieu d'être battu par des coups soudains" , a déclaré Zhang.

Huawei a été pris dans la guerre de l'administration Trump contre l'essor technologique de la Chine, qui a entraîné le blocage de l'approvisionnement mondial en puces pour Huawei.
... Les experts de Huawei, axés sur l'IA, ont souligné que Huawei avait trouvé un nouveau point de rupture dans les solutions intelligentes, la conception de logiciels et les systèmes d'exploitation après que ses activités difficiles aient été frappées par les sanctions américaines.

La capacité et la flexibilité de Huawei à basculer rapidement vers de nouveaux services pour prendre pied - par exemple, de la fabrication de téléphones intelligents à la construction du système d'exploitation HarmonyOS, en passant par les voitures intelligentes et le cloud computing - le rendent de plus en plus immunisé contre le blocus des pays occidentaux dans le secteur industriel et les chaînes d'approvisionnement, a déclaré Fu Liang, un analyste chevronné du secteur des télécommunications, au Global Times.
«La transformation commerciale à grande échelle fait de Huawei une société Internet et de logiciels plutôt qu'un fabricant d'équipement d'origine mobile (OEM)» , a déclaré Fu, ajoutant que Huawei avait un grand rôle à jouer sur le vaste marché de la 5G + AI en Chine avec ses 30 ans d'expérience dans les technologies de l'information et de la communication (TIC).

Selon un rapport de Reuters, le fondateur de Huawei, Ren Zhengfei, a récemment déclaré dans un mémo que la société se concentre sur les logiciels, le développement du domaine étant fondamentalement hors du contrôle américain.

Les activités d'intelligence artificielle de Huawei ont prospéré dans plusieurs domaines. Par exemple, il s'est récemment associé à la succursale de China Telecom dans la province du Shaanxi, dans le nord-ouest de la Chine, pour construire des « mines intelligentes» , armant des sites avec des applications intelligentes telles que la communication vidéo 5G et des ateliers de contrôle à distance. Il a également récemment publié un brevet de «prédiction de trajectoire» qui peut être utilisé dans la conduite autonome par IA.
Fu a également déclaré que les services logiciels de Huawei pourraient être exportés vers les pays émergents étant donné que de nombreux services et produits intelligents n'ont pas besoin de puces de pointe de 7 nm ou moins.

Le lancement par Huawei de son système d'exploitation développé par lui-même et d'autres solutions d'IA bénéficie d'un large soutien de la part des entreprises nationales, qui, selon les experts, peuvent aider l'entreprise à rattraper les leaders du secteur comme Apple et Google dans environ trois à cinq ans.

Un groupe d'entreprises technologiques locales a participé activement à la construction conjointe d'un écosystème auto-développé avec Huawei. Par exemple, le fournisseur de services de ville intelligente basé à Shanghai, Yanhua Smartech, a déclaré en février qu'une partie des produits logiciels de la société étaient compatibles avec HarmonyOS et que la société continuerait à développer la compatibilité entre ses propres produits et HarmonyOS en fonction de la demande du marché.
Huawei a révélé qu'environ 300 millions de téléphones mobiles seraient installés avec HarmonyOS d'ici la fin de 2021, dont environ 200 millions de téléphones Huawei.
Zhang a déclaré qu'à un moment où de nombreuses entreprises chinoises sont confrontées à la menace de sanctions américaines, elles ont un besoin urgent de logiciels pouvant remplacer les produits américains.

«Ce besoin, ainsi que l'énorme base d'utilisateurs de téléphones mobiles en Chine et l'avantage d'HarmonyOS dans l'intégration de différentes plates-formes, une fonctionnalité dans laquelle d'autres systèmes comme Android et iOS ne montrent pas de supériorité particulière, je pense qu'HarmonyOS pourrait devenir le premier système d'exploitation au monde dans environ 3 5 ans » , a-t-il noté.
Xuan
   Posté le 30-05-2021 à 19:49:19   

L'engin cargo Tianzhou-2 termine son rendez-vous et s'amarre à la cabine principale de la station spatiale chinoise à une vitesse record

Par Deng Xiaoci
Publié: 30 mai 2021 05:05



La cabine principale de la station spatiale chinoise Tianhe a reçu son premier "visiteur" - le vaisseau spatial cargo Tianzhou-2 tôt dimanche, environ 8 heures après le lancement de ce dernier, établissant un nouveau record dans l'histoire spatiale de la Chine.

Selon l'Agence spatiale habité de Chine, le rendez-vous et l'amarrage du vaisseau cargo Tianzhou [Heavenly Vessel] avec la cabine principale de Tianhe ont pris environ huit heures après le lancement du premier depuis le port spatial de Wenchang dans la province de Hainan, dans le sud de la Chine, via une fusée porteuse du 7 mars à 20h55 samedi.

Premier vaisseau spatial lancé dans la phase de construction de la station spatiale, Tianzhou-2 pesait 13,5 tonnes au lancement et est capable d'envoyer une charge utile de 6,9 &#8203;&#8203;tonnes pour des missions de ravitaillement. Son service en orbite dure au moins un an, a déclaré Feng Yong, commandant en chef de la mission Tianzhou-2 de l'entrepreneur du projet China Academy of Space Technology (CAST).

Le vaisseau cargo Tianzhou-2 de 10,6 mètres de long et 3,35 mètres de diamètre comprend deux composants: une cabine de chargement totalement fermée et une cabine de propulsion, selon CAST.

Le conteneur à bord du vaisseau spatial Tianhe comprend des consommables conçus pour soutenir trois astronautes dans leurs missions spatiales pendant trois mois, des combinaisons spatiales pour les missions hors de la cabine et d'autres fournitures, a révélé Feng, ajoutant que lors de son amarrage avec la cabine principale de la station spatiale, il effectuera également plusieurs expériences en orbite.

Tianzhou-2 fournira également des propulseurs pour ravitailler la cabine principale de Tianhe, a déclaré Mu Guoxin, a déclaré un responsable de la publicité CAST.
"Ensuite, le vaisseau spatial habité Shenzhou-12 sera amarré à la cabine principale à l'avant, et au total les trois sections formeront la première structure linéaire de la station spatiale chinoise" , a noté Mu.
Il y avait 6,8 tonnes de fournitures à bord du Tianzhou-2, dont quelque 160 colis de marchandises et deux tonnes de propulseurs, selon CAST. "Le rapport charge / masse totale est supérieur à 50 pour cent, indiquant sa capacité de premier plan au monde."

Les deux combinaisons spatiales destinées aux activités hors de la cabine des astronautes pèsent plus de 100 kilogrammes chacune, a-t-il révélé.
La mission de samedi a également été témoin d'une amélioration substantielle de la capacité d'amarrage rapide du vaisseau spatial de Tianzhou. Comparé au rendez-vous et à l'accostage du Tianzhou-1 avec Tiangong-2 en 2017, qui a pris environ deux jours, il n'a fallu que huit heures pour réaliser l'exploit.

Lei Jianyu, directeur adjoint concepteur du vaisseau spatial Tianzhou-2, a déclaré qu'il n'y avait que deux vaisseaux spatiaux cargo en service actif dans le monde capables d'envoyer des charges utiles de plus de cinq tonnes, et Tianzhou est l'un d'entre eux, et a une " capacité de classe mondiale. "
La raison de ces progrès réside dans le fait que toutes les informations pour la manœuvre d'accostage avaient été installées dans un logiciel avec le Tianzhou-2, ce qui économisait le temps nécessaire pour transférer ces instructions depuis les installations de suivi et de surveillance au sol, ce qui était le cas pour Tianzhou- 1 exécutant le même mouvement.
"Un tel processus de rendez-vous et d'amarrage rapide raccourcit non seulement le séjour des astronautes dans l'espace relativement étroit du vaisseau spatial, économisant leur énergie, mais garantit également que le transfert de produits frais [tels que les agents biologiques] est effectué en temps opportun, " , Ont déclaré les développeurs de CAST.

Le Tianzhou-2 a adopté une nouvelle technologie de guidage longue distance, car il a pu utiliser les informations de localisation fournies par le système de satellites de navigation BeiDou chinois, ou BDS, pour se diriger automatiquement pour le rendez-vous et l'amarrage avec la station spatiale, tandis que le La version Tiangong-1 avait besoin d'une assistance artificielle pour amener l'engin à s'approcher de Tiangong-2 pour le déplacement.
Dans une situation idéale, le temps du rendez-vous et de l'accostage de Tianzhou-2 serait réduit à environ quatre heures, a annoncé CAST.
En cas d'urgence, ce type de technologie de rendez-vous et d'amarrage rapide facilitera également des réponses rapides en fournissant toutes sortes de matériaux urgents à la station spatiale et en sauvant les astronautes piégés, selon l'académie.

Yang Sheng, le concepteur en chef du système de l'engin spatial cargo, a révélé que la technologie de la logistique au sol avait également été adoptée pour l'engin spatial. Par exemple, les astronautes peuvent obtenir l'emplacement et des informations supplémentaires sur des marchandises spécifiques en scannant un code QR, et les informations d'inventaire sont enregistrées de manière dynamique afin que les astronautes puissent suivre les changements de marchandises.
Xuan
   Posté le 08-06-2021 à 13:37:09   

Joe Biden avait poussé des cris d'orfraie lorsque le lanceur chinois s'était désintégré dans l'atmosphère, et annoncé des catastrophes dues à cette chute "incontrôlée".
En fait tous les lanceurs retombant sur terre ne sont plus contrôlés y compris américains, puisqu'ils n'on plus de carburant.
Tous ? Non, la Chine vient de réduire le risque même très faible, en dotant le prochain lanceur de parachutes directionnels.



https://www.globaltimes.cn/page/202106/1225620.shtml
La Chine teste avec succès des parachutes pour un atterrissage sûr de débris de fusée

Par Deng Xiaoci
Publié: 07 juin 2021 20:18
La Chine a testé avec succès un système de parachute de haute technologie de 300 mètres carrés lors d'un récent vol de sa fusée porteuse Longue Marche-3B, marquant une percée technologique qui permettra un contrôle plus précis des débris de fusée après le lancement et rendra les lancements spatiaux plus sûrs, Global Times appris des développeurs du système lundi.
Marquant une première dans l'histoire aérospatiale du pays, la China Academy of Launch Vehicle Technology (CALT), la plus grande organisation chinoise pour la recherche, le développement et la production de missiles et de fusées porteuses, a déployé le système de parachute lors du lancement du satellite météorologique Fengyun-4B. via une fusée Longue Marche-3B jeudi.
Installé au sommet de l'un des quatre boosters de la Longue Marche-3B, le système de parachute de haute technologie a été activé après que le booster se soit séparé de la fusée et soit retombé à une altitude prédéfinie. Deux parachutes se sont ensuite ouverts en séquence pour contrôler son altitude et sa direction, et avec l'aide d'un positionnement continu utilisant la navigation par satellite, le booster a effectué un atterrissage précis et contrôlé, a déclaré lundi l'académie au Global Times.
Hu Wei, concepteur en chef adjoint de la série de fusées Longue Marche 3A, a déclaré que l'essai de jeudi avait également établi un record du monde pour la récupération des débris de fusées les plus lourds à l'aide d'un tel système de parachute.
Des données sur la trajectoire de chute ont également été recueillies, ce qui fournira une référence vitale pour l'application future de cette technologie et les efforts visant à rendre l'atterrissage des débris de fusée plus sûr, a noté le responsable du CALT.
CALT a recherché et développé des ailerons et des parachutes en grille, dans le but de réduire la portée de la zone des débris de 85 %.
Le déploiement du système de parachute de 300 mètres carrés les rapprocherait également de l'objectif en réduisant de 70 % la portée de la zone d'atterrissage, selon le CALT.
En adoptant cette technologie de parachute, le site d'atterrissage à l'intérieur des terres pour les débris de fusée sera plus sûr, a déclaré CALT.
CALT n'a pas divulgué l'emplacement exact du site d'atterrissage, tout en notant qu'il se trouvait dans la zone prédéterminée, ce qui indiquait que l'essai du système avait pleinement réussi.
La Chine a testé pour la première fois la technologie de contrôle des ailerons de grille sur une fusée porteuse Longue Marche-2C le 26 juillet 2019. Le premier étage de la fusée a été contrôlé pour tomber dans une zone prédéterminée.
Xuan
   Posté le 19-06-2021 à 13:50:08   

Depuis plusieurs mois les USA ont imposé un blocus sur les puces livrées à la Chine, sur leur gravure et sur les machine de gravure. L'objectif de Trump poursuivi par Biden est de clouer au sol le développement high tech de la Chine.
Celle-ci a donc repris le slogan "compter avant tout sur ses propres forces" pour développer et fabriquer elle-même ses puces et innover.




Les médias américains ont révélé que Liu He a dirigé le plan de contre-attaque des puces de la Chine et que les puces à base de carbone de Pékin ont fait des progrès significatifs



Selon un rapport du média financier américain Bloomberg News du 18 juin, afin de développer l'industrie chinoise des puces à semi-conducteurs, le président chinois Xi Jinping a nommé le vice-Premier ministre Liu He, 69 ans, pour diriger un plan clé visant à aider les fabricants de puces chinois à surmonter Sanctions américaines. influences. Le cœur du plan n'est pas de rattraper les puces traditionnelles à base de silicium, mais de dépasser dans les virages et de se concentrer sur les puces semi-conductrices émergentes de troisième génération. Le titre de l'actualité de Bloomberg est "Le tsar des puces peut-il garantir le succès de la Chine ? C'est un objectif impossible" .


Les puces traditionnelles sont fabriquées sur des plaquettes de silicium, elles sont donc appelées puces à base de silicium. La "loi de Moore" qui l'accompagne - le nombre de transistors pouvant être logés sur un circuit intégré double tous les 18 mois, et ses performances doublent. Témoin du développement rapide des performances des puces à base de silicium, mais la loi de Moore a longtemps été invalidée aujourd'hui. En substance, la largeur de ligne d'un circuit intégré a une ligne rouge infranchissable, c'est-à-dire la longueur d'onde d'un électron. Lorsque la largeur de ligne est plus proche de la longueur d'onde de l'électron, l'électron pénètre dans la couche isolante par effet tunnel, ce qui rend l'appareil ne peut pas fonctionner normalement.

Afin d'améliorer les performances et de dépasser la limite de largeur de ligne, communément appelée processus XX nanomètre, en 2011, Intel Corporation des États-Unis a pris les devants en introduisant la technologie FinFET dans son processus de 22 nanomètres. Le processus FinFEt est devenu la norme pour les processus de fabrication de semi-conducteurs haut de gamme. En substance, le processus FinFEt est similaire à la technologie d'empilement 3D, qui améliore la densité et les performances des transistors grâce à l'empilement tridimensionnel. La dernière en date est la technologie Surround Gate (GAA), que TSMC utilisera dans le dernier processus 3 nm.

Cependant, depuis le processus de 22 nanomètres, les processus dits avancés tels que la prochaine production en série du processus de 3 nanomètres par TSMC ne sont en fait que des codes de processus, pas la largeur de ligne réelle ou la distance entre les transistors. Le processus de fabrication entre les différentes entreprises ne peut pas simplement faire la distinction entre avancé et arriéré de quelques nanomètres. La densité de transistors est le seul critère. Par exemple, le processus de 10 nanomètres d'Intel a une densité de transistors du même niveau que TSMC et le 7 nanomètres de Samsung.

Afin d'augmenter continuellement la densité des transistors, la technologie d'empilement 3D des transistors est un moyen, et l'emballage 3D des puces est également un moyen. L'ancien directeur de l'exploitation de TSMC Jiang Shangyi a proposé le développement d'une technologie d'emballage avancée à TSMC, avec l'intention d'utiliser la technologie d'emballage pour augmenter la densité des transistors. Il reste à voir si Jiang Shangyi encouragera SMIC à adopter une technologie d'emballage avancée après être devenu vice-président de SMIC. Une autre façon est de sortir des puces traditionnelles à base de silicium, de développer une technologie de semi-conducteurs de troisième génération et d'utiliser des matériaux semi-conducteurs de troisième génération pour développer de nouvelles puces.

La puce dite à base de carbone est basée sur la recherche et le développement de nanotubes de carbone.Les nanotubes de carbone sont un nouveau type de matériau découvert en 1991 et sont constitués de tubes circulaires monocouches ou multicouches composés d'atomes de carbone disposés en un hexagone. façonner. Dans la préparation de transistors hautes performances, il présente les avantages d'une mobilité ultra-élevée des électrons et des trous, de l'épaisseur à l'échelle atomique et d'une structure stable. En 2009, les nanotubes de carbone ont été inclus dans l'International Semiconductor Technology Development Roadmap (ITRS) en tant qu'option technologique future. .
Pour réaliser des circuits intégrés hautes performances à grande échelle, les nanotubes de carbone doivent avoir une pureté de semi-conducteur ultra-élevée, en ligne, une densité élevée et une uniformité de grande surface. Aaron Franklin, professeur à l'université Duke aux États-Unis, a publié un article dans Nature en 2013 et a avancé un indice quantitatif, c'est-à-dire que la pureté des semi-conducteurs dépasse les 99,9999% et la densité atteint 100 à 200 par micron. Au cours des 20 dernières années, le milieu universitaire a développé une variété de méthodes pour préparer, purifier et organiser les nanotubes de carbone, mais ils n'ont pas été en mesure d'aborder ce domaine pratique. Cela rend les performances réelles des transistors et des circuits à nanotubes de carbone bien inférieures aux attentes théoriques, et même en retard sur la technologie à base de silicium au même nœud technologique d'au moins un ordre de grandeur.

Selon Peng Lianmao, directeur du Département d'électronique de l'École d'information de l'Université de Pékin et académicien de l'Académie chinoise des sciences, a révélé dans une interview aux médias en 2020 qu'après 20 ans de travail acharné, l'équipe de Beijing Yuanxin Institut de recherche sur les circuits intégrés à base de carbone créé conjointement par l'Université de Pékin et Pékin La pureté du nanotube de carbone semi-conducteur a été augmentée à 99,99995 %.Un réseau de nanotubes de carbone avec une densité de 120 par micromètre et une distribution de diamètre de 1,45 ± 0,23 nm a été fabriqué sur une plaquette de 4 pouces, qui répond théoriquement à la demande de circuits intégrés à nanotubes de carbone à très grande échelle. Et pour la première fois on s'aperçoit que les dispositifs et circuits préparés surpassent les produits à base de silicium en termes de performances électroniques réelles.
Le prochain objectif est d'achever le développement du processus pilote CMOS à base de carbone de 90 nanomètres dans les 2 à 3 prochaines années, ce qui équivaut à des dispositifs à base de silicium de 28 nanomètres en termes de performances. "Bien qu'il ne s'agisse pas d'un nœud technologique haut de gamme, c'est un seuil pour entrer sur le marché."
Zhang Zhiyong, membre de l'équipe de l'Institut de recherche sur les circuits intégrés à base de carbone Yuanxin de Beijing et professeur à l'École d'information de l'Université de Pékin, a souligné que la prochaine étape dans le développement du processus pilote CMOS à base de carbone de 90 nanomètres est plus de problèmes d'ingénierie et de principe. Le soi-disant problème d'ingénierie nécessite de nombreuses expériences d'ingénierie pour être résolu, non seulement l'éclair occasionnel de lumière et de magie, mais aussi la persévérance et une grande quantité d'investissement en capital. Le vice-Premier ministre Liu He est responsable de la R&D des semi-conducteurs de troisième génération, y compris les puces à base de carbone, coordonnant la recherche collaborative de diverses institutions de recherche scientifique et assurant en même temps l'investissement continu de fonds, ce qui profite grandement au semi-conducteur chinois. industrie.

Bien sûr, l'Europe et les États-Unis, en particulier les États-Unis, ne manqueront jamais une science aussi importante des puces à base de carbone. La Duke University susmentionnée est le centre de recherche sur les puces à base de carbone aux États-Unis. TSMC travaille également avec Université de Stanford aux États-Unis pour développer des nanotubes de carbone. On dit que toutes les personnes capables dans le monde se préparent à des puces à base de carbone. L'émergence de technologies de rupture est une aubaine pour un remaniement du marché. J'espère que la Chine pourra contre-attaquer comme les véhicules à énergie nouvelle, la 5G et le train à grande vitesse.
Xuan
   Posté le 19-06-2021 à 14:07:22   

Des astronautes chinois entrent dans le module central de la future station spatiale
lors d’une première historique pour Pékin


https://news-24.fr/des-astronautes-chinois-entrent-dans-le-module-central-de-la-future-station-spatiale-lors-dune-premiere-historique-pour-pekin/
pzorba75
   Posté le 19-06-2021 à 14:56:05   

On attend les commentaires des spécialistes français plus en pointe pour la propagande anti chinoise (Ouighours, Taiwan et droits des colons) que pour reconnaître le succès de toute la stratégie spatiale de la Chine. Les industriels occidentaux de la haute technologie vont bientôt avoir de rudes concurrents.
Xuan
   Posté le 19-06-2021 à 20:29:01   

C'est ce que dit l'Echo en Belgique
https://www.lecho.be/economie-politique/international/asie/l-irresistible-ascension-spatiale-de-la-chine/10314096.html
"L'irrésistible ascension spatiale de la Chine"


Edité le 19-06-2021 à 20:29:12 par Xuan


Xuan
   Posté le 28-06-2021 à 12:59:18   

Début des opérations du plus grand projet hydroélectrique au monde en construction, marquant le leadership mondial de la Chine

Par Lin Xiaoyi à Zhaotong
Publié: 28 juin 2021 09:59 AM


Une vue de la centrale hydroélectrique de Baihetan Photo : Lin Xiaoyi/GT

La centrale hydroélectrique de Baihetan dans le sud-ouest de la Chine, le plus grand projet hydroélectrique en construction au monde, a franchi une étape importante lundi avec le début officiel des opérations du premier groupe d'unités de production d'un million de kilowatts, alors que le peuple chinois célèbre le 100e anniversaire de la fondation de le Parti communiste chinois (PCC).

Les experts et les responsables ont noté que la percée de ce super projet marque une nouvelle étape dans le développement de l'hydroélectricité en Chine, et reflète également les avantages du système socialiste aux caractéristiques chinoises, sous la direction du PCC, en concentrant ses efforts sur des projets majeurs. .

La centrale hydroélectrique de Baihetan est située en aval de la rivière Jinsha, une partie supérieure du fleuve Yangtze, à la frontière des provinces du Sichuan et du Yunnan (sud-ouest de la Chine).

"C'est un projet de classe mondiale. Actuellement, il n'y a pas de meilleure station qu'elle dans le monde" , a déclaré lundi Chen Jianlin, ingénieur en chef de la centrale hydroélectrique de Baihetan, au Global Times, notant que depuis le début de la construction de la Barrage de Baihetan en 2017, le projet a dû surmonter des problèmes techniques extrêmement difficiles, tels que la géologie fragile, le vent chaud et sec dans la vallée et les grands travaux d'excavation. Le barrage a battu un certain nombre de records du monde, y compris les plus grandes cavernes souterraines, les plus grands paramètres antisismiques d'un barrage de 300 mètres de haut et les plus grandes cavernes de déversoir.

Parmi les records du monde atteints par la centrale hydroélectrique de Baihetan, celui qui se démarque le plus est le générateur de 1 million de kilowatts développé en Chine, qui mesure plus de 50 mètres de haut et pèse plus de 8 000 tonnes, soit l'équivalent du poids de la tour Eiffel. Selon les calculs des ingénieurs, une unité de production d'un million de kilowatts peut fournir de l'électricité en une heure à une famille chinoise ordinaire pendant plus de 400 ans.

La centrale hydroélectrique de Baihetan est équipée de 16 unités de production, avec une production attendue de 62 milliards de kilowattheures d'électricité par an, soit plus de 15 fois l'énergie produite par le barrage Hoover aux États-Unis. Il peut aider à réduire les émissions de carbone de la Chine de plus de 51 millions de tonnes par an. La station devrait être le deuxième plus grand projet hydroélectrique de Chine après le barrage des Trois Gorges une fois qu'il sera terminé.

Dans le même temps, le barrage de Baihetan est le premier « barrage sans soudure » au monde. La construction du barrage de 289 mètres de haut a nécessité plus de 8 millions de mètres cubes de béton. Le matériau a été spécialement conçu par des experts chinois pour éviter d'éventuelles fissures thermiques pouvant survenir en raison des changements de température.


Le barrage de Baihetan s'ouvre pour libérer de l'eau. Photo : Lin Xiaoyi/GT


« Il y a plus de cent ans, la construction de la première centrale hydroélectrique de Chine, la centrale hydroélectrique de Shilongba, également située dans la province du Yunnan, a été une fois forcée de s'arrêter lorsque des ingénieurs étrangers sont partis, car à cette époque, la Chine était pauvre et faible. La Chine a été fondée, les ingénieurs chinois ont continué à combler l'écart avec les technologies de pointe étrangères. Aujourd'hui, nous sommes même technologiquement ostracisés par certains pays. C'est la Chine qui est le leader mondial du développement hydroélectrique. a déclaré lundi au Global Times He Wei, directeur adjoint du département d'ingénierie et de construction de la centrale hydroélectrique de Baihetan.

Après 70 ans de planification et plus de 10 ans de construction, le projet Baihetan, soutenu par la forte puissance nationale chinoise et le leadership du PCC, a surmonté une série de difficultés et de défis techniques, dont l'épidémie de COVID-19 pour devenir réalité, a déclaré Lei Mingshan, président de China Three Gorges Corp, investisseur et principal constructeur de la centrale hydroélectrique de Baihetan.

Lei a souligné que le jalon important, qui fait partie de la célébration du 100e anniversaire du PCC, et une réalisation précise de l'objectif de production d'hydroélectricité reflète pleinement les fortes capacités d'organisation et de mobilisation de la Chine, et prouve pleinement les avantages institutionnels du socialisme à la chinoise .

La station sera pleinement opérationnelle d'ici la fin de 2022. Les 14 autres générateurs devraient commencer à fonctionner d'ici juillet 2022.
Xuan
   Posté le 03-07-2021 à 00:04:48   

Les métros de Beijing acceptent désormais le RMB numérique, avec d'autres modes de transport à venir

le Quotidien du Peuple en ligne | 02.07.2021 17h05

http://french.peopledaily.com.cn/Economie/n3/2021/0702/c31355-9867904.html

Beijing fournira à l'avenir davantage de scénarios d'application pour le renminbi numérique après avoir annoncé le 30 juin un service e-CNY -ou yuan numérique- pour emprunter les lignes de métro de la ville.
En tant que capitale de la Chine et centre national des sciences et technologies, Beijing a joué un rôle de premier plan dans l'introduction d'innovations technologiques dans la vie quotidienne des gens.

« C'était plus rapide que je ne le pensais » , a déclaré Yuan Fang, une habitante de Beijing de 35 ans qui a utilisé l'e-CNY pour payer le métro le matin en se rendant au travail. « J'avais l'habitude d'utiliser l'application en scannant un code QR lié au portefeuille numérique WeChat lorsque je prenais le métro. Ce n'est donc pas totalement nouveau pour moi ».
Elle a dit qu'elle aimerait utiliser e-CNY dans plus d'endroits et payer davantage d'articles ou de services avec, car elle pense que c'est plus sûr et plus direct que les autres méthodes de paiement électronique.

De son côté, la Commission municipale des transports de Beijing a déclaré que les gens devaient télécharger une application mobile et la lier à un compte bancaire de la Banque industrielle et commerciale de Chine disposant d'un solde numérique en RMB pour accéder au service dans les métros.
Le service est disponible sur les 24 lignes de métro et les quatre lignes de chemin de fer de banlieue de Beijing.
« Le service est le résultat de la numérisation financière dans le développement de la ville et Beijing favorisera l'application du RMB numérique dans davantage de scènes de transport » , a expliqué la commission.

La Chine fait la promotion des applications RMB numériques en ligne et hors ligne.
Selon le géant du commerce électronique JD, entre le 11 décembre et le 18 juin, près de 450 000 utilisateurs ont dépensé plus de 100 millions de yuans (15,5 millions de dollars) sous forme numérique sur sa plate-forme.
Selon Li Lihui, ancien président de la Banque de Chine et chef du groupe de travail de recherche sur la chaîne de blocs à la National Internet Finance Association of China, les scénarios d'application pour le RMB numérique impliquent presque tous les domaines du commerce et du tourisme dans 10 villes pilotes, avec des millions de commerçants participant à travers le pays.

Il s'est dit convaincu que le RMB numérique pourra être utilisé à l'avenir dans divers lieux, tels que les hôtels.
Xuan
   Posté le 08-07-2021 à 08:53:18   

Vidéo des taïkonautes dans l'espace.

Sur futura en vidéo : /Station spatiale chinoise : première sortie dans l'espace réussie Deux des trois habitants de la nouvelle Station spatiale chinoise ont réussi leur première intervention dans l'espace.

Deux des trois astronautes chinois présents à bord de la nouvelle station spatiale chinoise, Liu Boming et Tang Hongbo, ont installé de nouveaux équipements lors d'une sortie extravéhiculaire de plus de six heures. L'opération s'est déroulée sans encombre, auréolant de succès cette nouvelle avancée de la Chine dans la course à l'espace.

L'épopée spatiale chinoise continue sur un sans-faute. Le dimanche 4 juillet, deux des trois taïkonautes présents sur la nouvelle station spatiale lancée par la Chine, Tiangong, ont effectué leur première sortie extravéhiculaire. Cette dernière a duré plus de six heures, de 20 h 11 ET (Eastern time) à 2 h 57 du matin. Le média d'État CGNTV a diffusé un direct des travaux réalisés par Liu Boming et Tang Hongbo, une exception dans l'opacité habituelle de la Chine sur le déroulement de son programme spatial.

Un travail de longue haleine
Durant ces six heures passées à 380 kilomètres d'altitude, les astronautes, dans l'espace depuis le 17 juin, ont installé une plateforme de travail ainsi que des cale-pieds afin de faciliter les prochaines sorties. Hongbo a travaillé accroché aux rampes du module Tianhe tandis que Boming était attaché au bras mécanique de la station. Le capitaine de la mission, Nie Haisheng, est cependant resté à l'intérieur du véhicule spatial, guidant ses collègues tout en manipulant un petit bras robotique afin de leur apporter un support technique. Les taïkonautes ont installé une caméra panoramique, dernière tâche avant de clôturer leur sortie.


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Le module principal Tianhe avant son lancement. © CNSA, CCTV

La construction de la station Tiangong a débuté le 29 avril avec le lancement du module principal Tianhe depuis Wenchang, et devrait encore durer plusieurs mois avant de la voir atteindre sa forme complète. Ce module, principal lieu de vie des résidents de la Chinese Space Station, sera rejoint en 2022 par deux autres habitacles : Wentian et Mengtian. Ces derniers seront assemblés par le bras mécanique de Tianhe, donnant à Tiangong une forme de T. La Chine a annoncé une expansion pouvant aller jusqu'à six modules supplémentaires si les opérations se déroulent comme prévu.

En attendant, les taïkonautes devraient à nouveau effectuer une sortie dans le vide spatial dans les prochaines semaines afin de continuer à améliorer Tianhe. Après leur retour sur Terre en septembre, la mission Shenzhou-13 devrait être lancée depuis la Chine dans le courant du mois d'octobre.