| | | | | | | | Xuan | | Grand classique (ou très bavard) | | 18571 messages postés |
| Posté le 07-07-2025 à 13:15:32
| | Ce que le léninisme a apporté à la question nationale ? Actualité des concepts sur limpérialisme 14 DECEMBRE 2022 https://histoireetsociete.com/2022/12/14/ce-que-le-leninisme-a-apporte-a-la-question-nationale-actualite-des-concepts-sur-limperialisme/ Voici des notes de lecture pour compléter les quelques discussions théoriques que nous avons eu dans ce blog à propos de la question nationale. Mais au-delà de la question nationale, le retour à Lénine aide à leffort conceptuel pour penser ce basculement, cette « tombée en disgrâce » de loccident pour reprendre les termes de ce politologue allemand dont nous publions lanalyse aujourdhui. Ce politologue est une des nombreuses voix qui constatent la chute de lempire occidental et tentent de le sauver. Ce qui aboutit chez ces gens lucides à la nécessité dun « décentrage » du dit occident par rapport à sa vision hégémonique, mais en vue de sauver lordre libéral occidental. Nos réformistes ne pensent pas autrement. Les concepts de Lénine, sils ont besoin dêtre retravaillés, sont indispensables pour percevoir la crise et en quoi elle impose ce « décentrage » mais selon lanalyse léniniste, sauver les nations occidentales et leur prolétariat impose de renoncer à « lordre libéral » et le salut passe la dénonciation de son propre impérialisme. Cette analyse léniniste va a contrario des espérances réformistes : on ne peut pas sauver lordre libéral, disons capitaliste à son stade impérialiste parce quil est ce quil est ou il meurt. Les concepts léninistes, oubliés par les partis communistes occidentaux devenus réformistes, sont pourtant désormais à la fois indispensables et nécessairement en pleine transformation face à la réalité du processus quil a annoncé et mis en uvre dans la révolution doctobre suivie dautres révolutions. Donc voici un bref et pédagogique rappel, pour formation basique. Quand on parle dans ce domaine détude, de lapport du léninisme, il faut y ajouter le travail théorique et politique de Staline, non seulement parce que ce dernier a rédigé des thèses sous la direction de Lénine et les a complétées ultérieurement, mais parce que cela a été fait dans le cadre de lexpérience soviétique et des transformations qui ont été opérées en pratique sur linternationalisme. Mais néanmoins, il faut conserver la référence prioritaire au plan théorique à Lénine, parce que cest par rapport à sa critique de la seconde internationale et à sa définition de limpérialisme quil y a eu un véritable bouleversement de la question nationale. La manière de poser la question nationale dans la période de la deuxième internationale et la question nationale telle que le mouvement ouvrier se la pose à partir de Lénine ne sont pas du tout les mêmes ni dans leur étendue ni dans leur caractérisation sur le plan conceptuel. 1. La première différence réside dans le fait quil y a sous la seconde internationale, celle qui va voter la guerre et donc être responsable de la grande boucherie de la première guerre mondiale, lidée que « la question nationale » ne concernerait que les peuples « civilisés » européens, des pays comme la Hongrie, la Pologne. Alors que les centaines de milliers dhommes des peuples dAsie, dAfrique qui subissaient loppression coloniale sous la forme la plus féroce restaient « hors du champ visuel ». Le léninisme en finit avec ce dualisme comme lexplicite Staline: « le léninisme a dévoilé cette disproportion criante, il a détruit le mur qui séparait Blancs et Noirs, et nous, Européens et asiatiques, esclaves « civilisés » et « non- civilisés » de limpérialisme, et il a rattaché aussi la question nationale à la question des colonies. Par là même, la question nationale de question particulière, de question intérieure dEtat est devenue une question générale et internationale, la question universelle de la libération des peuples opprimés des pays dépendants et des colonies, du joug de limpérialisme. » p.73 (1) 2. Jusque là, limitée « au monde civilisé », la question nationale reste dans ce cas une question culturelle, civilisationnelle, un problème juridique. Ainsi appréhendée, cette question nationale plane dans des hauteurs idéales et Lénine la fait revenir à bien des égards sur terre. Il démasque les aspects ronflants mais creux des discours bourgeois, aspects qui sont également ceux des « socialistes » de la IIe internationale, les « socialistes non prolétariens ». Ces sociaux démocrates de la IIe internationale escamotaient le fait quune minorité de nations vit au stade impérialiste aux dépends dune majorité de nations quelle exploite, et cela est une duperie tragique. Lénine part de ce qui est encore embryonnaire dans la pensée marxiste mais qui existe déjà par exemple chez Rosa Luxembourg et dautres penseurs du mouvement ouvrier avec lesquels Marx a préféré ouvrir le dialogue plutôt que certains « marxistes » dogmatiques (2). Il faut bien mesurer en quoi la faillite de la IIe internationale aboutit chez Lénine à la nécessité dun retour aux fondamentaux de Marx, au refus dun marxisme ossifié, y compris un appui sur Hegel, quand il y a une tension voire quand il est en minorité, Lénine fréquemment revient au théorique. Lénine aboutit à lidée quen conséquence, sans lappui des partis prolétariens pour lesquels la lutte anti-impérialiste devient une tâche fondamentale, les déclarations émancipatrices y compris sur légalité des nations restent lettre morte. Ce qui le détermine à partir du « détour théorique » est son articulation sur la pratique et son « efficacité » réelle, ici la nécessité de lintervention du prolétariat et des communistes, leur organisation en ce sens. 3. De ce fait la question nationale, à partir du léninisme, non seulement sétend dune manière universelle mais devient une partie de la question générale de la révolution prolétarienne, une partie de la question de la dictature du prolétariat. Ce qui revient aussi à sinterroger sur comment est-il possible dutiliser les potentialités des mouvements de libération nationale pour lémancipation universelle , comment transformer les pays dépendants et coloniaux, de réserve de la bourgeoisie impérialiste en réserve du prolétariat révolutionnaire, den faire les alliés de ce dernier ? Le léninisme répond OUI, à laspect révolutionnaire de ces mouvements, il dépasse laspect juridique, ethnique, civilisationnel, culturel de la reconnaissance pour affirmer le droit à un Etat, à un pouvoir dEtat aux peuples opprimés, doù le lien théorique avec la « dictature du prolétariat ». Il reconnait lexistence dans les mouvements de libération nationale des pays opprimés daptitudes révolutionnaires et il est possible de les utiliser pour abattre lennemi commun, en vue du renversement de limpérialisme. Doù la nécessité dun soutien actif au mouvements nationaux des peuples opprimés sur des bases renouvelées, politiques. 4. Mais dans le même temps ce renouvellement théorique montre bien que TOUS les mouvements nationalistes ne sont pas des mouvements émancipateurs et quil y a des peuples « réactionnaires » dont laction intervient en soutien de limpérialisme. Des exemples nous viennent à lesprit aujourdhui avec la manière dont limpérialisme US et occidental produit une véritable balkanisation comme il la fait pour en finir avec le socialisme européen dans le sillage de la contrerévolution qui a détruit lURSS. Mais même du temps de Marx celui-ci a pu considérer que les Tchèques et les Slaves du sud aidaient le tsarisme qui était lennemi le plus dangereux du mouvement révolutionnaire en Europe et Lénine suit cette analyse de Marx pour distinguer entre les luttes de libération nationales. Doù la nécessité dexaminer chaque cas particulier et concret. « Les différentes revendications de la démocratie, dit Lénine, y compris le droit des Nations à disposer delles mêmes, ne sont pas un absolu, mais une parcelle de lensemble du mouvement démocratique aujourdhui: socialiste, mondial. Il est possible que dans certains cas concrets la parcelle contredise le tout, alors il faut la rejeter (Bilan de la discussion sur le droit des nations à disposer delles-mêmes, tome XIX). Cette mise en garde doit être retenue et interrogée aujourdhui quand on considère la manière dont le secteur international du PCF, obstinément, ne soutient que les mouvements que limpérialisme américain a désigné comme ceux qui sont de fait en partie ou en totalité ses alliés contre des Etats quil narrive pas à plier à ses desiderata. Et plus encore quand on mesure quune telle orientation a coïncidé avec lapparition de leurocommunisme, et que la plupart des pays qui ont adopté leurocommunisme ont vu la fin des partis. On peut même noter que le parti communiste japonais est un des rares a avoir survécu à leurocommunisme et que cela est à mettre en relation sans doute avec son refus du militarisme imposé par les USA. (3) 5. Seule lanalyse concrète dune situation concrète peut dire quelle est la nature du mouvement de libération nationale ou démancipation. Il ny a pas de recette. Limmense majorité des mouvements nationaux a un caractère révolutionnaire qui nimplique pas nécessairement lexistence de mouvements prolétariens en son sein, ni même lexistence dun programme révolutionnaire ni même républicain. Alors quil peut y avoir des « démocrates », des « socialistes », des révolutionnaires » comme cela sest vu en Russie pendant la guerre impérialiste qui sont des réactionnaires. La même interrogation se pose de la part aujourdhui des partis qui sont passés par leurocommunisme et ont opéré de fait un retour à la deuxième internationale. Alors que pour Lénine, la lutte des marchands et des intellectuels bourgeois égyptiens était révolutionnaire, même sils étaient contre le socialisme alors que la lutte du gouvernement « ouvrier » anglais pour le maintien de la dépendance de lÉgypte était réactionnaire. Ce qui est déterminant sont des coups de « pilon » assénés à limpérialisme, ce qui en fait des mouvements révolutionnaires. Et dans le bilan de la discussion dont nous venons de parler, Lénine démontre que le mouvement national des pays opprimés doit être apprécié non du point de vue de la démocratie formelle mais du point de vue de ses résultats effectifs dans la balance générale de la lutte contre limpérialisme mais à léchelle mondiale (Bilan de la discussion T.XIX p.257) il y a bien sûr une réflexion très en vogue pour accompagner la remise en cause de cette caractérisation de ce qui est impérialiste et de ce qui ne lest pas ce serait la nature « bureaucratique » des Etats prolétariens, lURSS et maintenant la Chine et à peu près tous les Etats à dominante socialiste. Cette caractérisation a fortement été influencée par le trotskisme même si celui-ci aujourdhui se divise entre ceux qui privilégient comme WSWS la lutte anti-impérialiste et ceux qui comme aujourdhui dominent la social démocratisation de la gauche européenne et française continuent à voir dans le « stalinisme » (en fait tout ce qui ne correspond pas à la démocratie occidentale) lennemi principal. (4) Lénine : Le capitalisme en développement connait deux tendances historiques dans la question nationale. La première cest léveil de la vie nationale et des mouvements nationaux. La lutte contre toute oppression nationale, la création dEtats nationaux. La seconde cest le développement et la fréquence accrue des relations de toutes sortes entre les nations; la démolition des cloisons nationales, la création de lunité internationale du capital, de la vie économique en général, de la politique, de la science, etc
Les deux tendances sont une loi universelle du capitalisme. La première prévaut au début de son développement; la seconde caractérise le capitalisme mûr, marchand vers sa transformation en societe socialiste). Pour limpérialisme ces deux tendances apparaissent comme des contradictions inconciliables car limpérialisme ne peut aborder la question des nations que par la voie des annexions et des pillages coloniaux, il doit tout maintenir dans un « tout unique » dont il doit être le maître. Pour les communistes ces deux tendances ne sont que les deux aspects dune seule chose: lémancipation des peuples opprimés du joug de limpérialisme. Car ils savent que lunion des peuples dans une économie mondiale unique nest possible que sur la base dune confiance mutuelle et dun accord librement consenti; que la voie dune union librement consentie des peuples passe par la séparation des colonies avec le « tout » impérialiste « unique », passe par la transformation en Etat indépendant et souverain. De là, la nécessité dune lutte opiniâtre contre le chauvinisme métropolitain qui aujourdhui prend des formes diverses chez « les socialistes » des nations dominantes (Angleterre, France, Amérique, Japon, etc
) qui ne veulent pas combattre leurs gouvernements impérialistes. Mais Lénine et Staline plus tard affirment que « sans une telle lutte on ne saurait concevoir léducation de la classe ouvrière des nations dominantes dans lesprit du véritable internationalisme, dans lesprit dun rapprochement avec les masses laborieuses des pays dépendants et des colonies, dans lesprit dune véritable préparation de la révolution prolétarienne. La révolution naurait pas été vaincue, ajoute Staline, en Russie, et Koltchack et Denikine nauraient pas été battus si le prolétariat russe navait pas eu pour lui la sympathie des peuples opprimés de lancien empire russe. Mais pour gagner la sympathie et lappui de ces peuples, il lui avait fallu dabord rompre les chaînes de limpérialisme russe et libérer ces peuples de loppression nationale. Sans cela, il eut été impossible de consolider le pouvoir soviétique, dimplanter linternationalisme véritable, et de créer cette remarquable organisation de collaboration des peuples qui sappelle lUnion des Républiques socialistes soviétiques et qui est la préfiguration vivante de lUnion future groupés dans une économie mondiale unique. » (1) Mao Zedong reprit en 1940 dans de la démocratie nouvelle la distinction entre les deux types de révolution mondiale: « Le premier appartient à la catégorie bourgeoise ou capitaliste. Son temps est depuis longtemps révolu; il a pris fin dès 1914, quand éclata la première guerre mondiale impérialiste, et plus particulièrement en 1917, quand eut lieu la Révolution dOctobre en Russie. Depuis, a commencé le second type de révolution mondiale, la révolution mondiale socialiste prolétarienne. Elle a pour forces principales le prolétariat des pays capitalistes et pour alliés les peuples opprimés des colonies et des semi colonies. Peu importe, chez les peuples opprimés, quelles classes, quels partis ou individus participent à la révolution, et peu importe quils soient conscients ou non de ce que nous venons dexposer, quils le comprennent ou non, il suffit quils sopposent à limpérialisme pour que leur révolution devienne une partie de la révolution mondiale socialiste prolétarienne et quils en soient les alliés.» On retrouve chez Fidel Castro et sa participation aux non alignés, dont il est plus que jamais question aujourdhui, les mêmes échos du léninisme et de ce quil a réussi à rendre possible face à la trahison de la IIe internationale
et lambiguïté dont a témoigné par rapport à la récente conférence de la Havane la délégation française du PCF témoigne à sa manière de la situation particulière du PCF aujourdhui. Sagit-il simplement dun déplacement de la lutte des classes vers limpérialisme et donc de la sous-estimation totale du rôle du prolétariat ? En particulier dans le stade actuel du développement des forces productives ? Ce nest en tous cas pas ce que dit le marxisme, le léninisme. Loriginalité de cette pensée réside dans la nécessité de bien articuler les deux « centres » du mouvement émancipateur : le prolétariat et sa relation au développement des forces productives, et le mouvement de libération nationale. Si on déséquilibre cette union on vide le mouvement de son contenu émancipateur. Là encore des penseurs comme Mao et Fidel nont jamais négligé le communisme comme véritable unificateur y compris pour les pays du tiers monde, et pour le développement. On voit que les débats actuels au sein du mouvement communiste international sur la caractérisation du conflit ukrainien méritent au moins dêtre rapportés à la définition des concepts et des analyses qui marquent des divergences. Ne jamais oublier la dimension « pratique » des concepts léninistes et mesurer ce en quoi les positionnements débouchent ou non sur une efficacité quelconque: si la paix est le choix fondamental de toute lactivité « diplomatique » et internationalistes des communistes, il faut donc sinterroger sur ce qui permet la paix et ce qui linterdit. Si lon admet que limpérialisme a besoin de la guerre, appuyer si peu que ce soit celui-ci et même aller jusquà la folie du vote de la résolution 39 derrière lOTAN par le parti communiste et toute la « gauche » dit quil y a là incontestablement un problème. Notes de Danielle Bleitrach (1) J.Staline, les questions du léninisme. tome 1. p.80 éditions en langue étrangère Moscou 1943. (2) A propos de la Russie, en particulier, lattitude de Marx est assez caractéristique de ce doute sur le « marxisme » officiel, ce qui le détermine est lintérêt des véritables « prolétaires » par rapport à des positionnements dogmatiques et petits bourgeois, mais aussi le refus du pouvoir « despotique ». Ce qui laisse le loisir à pas mal dapprofondissements. (3) La survie du PCF si on la compare à des situations comme celle du parti communiste italien ou mexicain, mérite une analyse qui aille au-delà des dénonciations groupusculaires. Il faut une analyse du parti mais aussi de la nation dans laquelle il intervient et beaucoup reste à faire. (4) Cette différence entre disons deux courants du trotskisme a existé dès la IIe guerre mondiale ce qui a fait quon a pu dénoncer de manière injuste lhitlero-trotskisme alors que cette dérive concernait une partie des trotskistes dont est issu le courant lambertiste, le plus influent actuellement dans la social démocratie (y compris une partie du PCF) française.
_________________ Xuan 14 DECEMBRE 2022 AT 6 H 49 MIN Staline relevait le lien entre la guerre et la révolution doctobre dune part, et la transformation de la révolution démocratique et nationale de lautre : « Il serait ridicule de ne pas voir que, depuis, la situation internationale sest transformée radicalement; que la guerre, dune part, et la Révolution dOctobre en Russie, de lautre, ont transformé la question nationale en faisant dun élément de la révolution démocratique bourgeoise un élément de la révolution socialiste prolétarienne. Déjà en octobre 1916, dans son article: «[i] Le Bilan de la discussion sur le droit des peuples à disposer deux-mêmes » , Lénine disait que le point essentiel de la question nationale relatif au droit des peuples à disposer deux-mêmes avait cessé dêtre une partie du mouvement démocratique général, quil était déjà devenu partie intégrante de la révolution socialiste prolétarienne générale. Je ne parle même pas des écrits ultérieurs sur la question nationale, dus à Lénine comme à dautres représentants du communisme russe »[/i]. [encore une fois sur la Question nationale] Et Mao Zedong reprit en 1940 dans « de la démocratie nouvelle » la distinction entre les deux types de révolution mondiale: « Le premier appartient à la catégorie bourgeoise ou capitaliste. Son temps est depuis longtemps révolu; il a pris fin dès 1914, quand éclata la première guerre mondiale impérialiste, et plus particulièrement en 1917, quand eut lieu la Révolution dOctobre en Russie. Depuis, a commencé le second type de révolution mondiale, la révolution mondiale socialiste prolétarienne. Elle a pour forces principales le prolétariat des pays capitalistes et pour alliés les peuples opprimés des colonies et des semi colonies. Peu importe, chez les peuples opprimés, quelles classes, quels partis ou individus participent à la révolution, et peu importe quils soient conscients ou non de ce que nous venons dexposer, quils le comprennent ou non, il suffit quils sopposent à limpérialisme pour que leur révolution devienne une partie de la révolution mondiale socialiste prolétarienne et quils en soient les alliés.»
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| | Xuan | | Grand classique (ou très bavard) | | 18571 messages postés |
| Posté le 07-07-2025 à 13:25:49
| De la Démocratie nouvelle - Mao Zedong écrit : «
en 1918, dans un article commémorant le premier anniversaire de la Révolution d'Octobre, Staline écrivait : « L'immense portée mondiale de la Révolution d'Octobre consiste surtout en ceci, qu'elle a : 1° élargi le cadre de la question nationale, l'a transformée, de question particulière de la lutte contre l'oppression nationale en Europe, en question générale de l'affranchissement des peuples opprimés, des colonies et semi-colonies du joug de l'impérialisme ; 2° ouvert de larges possibilités et des voies efficaces pour cet affranchissement, facilitant ainsi considérablement leur libération aux peuples opprimés d'Occident et d'Orient, les entrainant dans la voie commune d'une lutte victorieuse contre l'impérialisme ; 3° jeté par là même un pont entre l'Occident socialiste et l'Orient asservi, créant contre l'impérialisme mondial un nouveau front de révolutions qui s'étend des prolétaires d'Occident aux peuples opprimés de l 'Orient, en passant par la révolution russe . » « Depuis, Staline a maintes fois développé la théorie selon laquelle les révolutions dans les colonies et les semi-colonies se sont dissociées de la révolution de l'ancienne catégorie pour devenir une partie de la révolution socialiste prolétarienne. Cest dans un article publié le 30 juin 1925, à propos d'une controverse avec les nationalistes yougoslaves de l'époque, qu'il a exposé cette théorie avec le plus de clarté et de précision, Cet article, intitulé "Encore une fois sur la question nationale", figure dans un livre traduit par Tchang Tchong-che et publié sous le titre Staline sur la question nationale. On y lit le passage suivant : » « Sémitch se réfère à un passage de la brochure de Staline : Le Marxisme et la question nationale, écrite à la fin de 1912. Il y est dit que "la lutte nationale dans les conditions du capitalisme ascendant est une lutte des classes bourgeoises entre elles". Sémitch veut apparemment suggérer ainsi que sa formule pour définir la portée sociale du mouvement national dans les conditions historiques présentes est juste. Mais la brochure de Staline a été écrite avant la guerre impérialiste, quand la question nationale n'était pas encore dans la conception des marxistes une question d'une portée mondiale et que la revendication fondamentale des marxistes relative au droit de libre disposition était considérée non comme une partie de la révolution prolétarienne, mais comme une partie de la révolution démocratique bourgeoise. Il serait ridicule de ne pas voir que, depuis, la situation internationale s'est transformée radicalement ; que la guerre, d'une part, et la Révolution d'Octobre en Russie, de l'autre, ont transformé la question nationale en faisant d'un élément de la révolution démocratique bourgeoise un élément de la révolution socialiste prolétarienne. Déjà en octobre 1916, dans son article: "Le Bilan de la discussion sur le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes", Lénine disait que le point essentiel de la question nationale relatif au droit des peuples à disposer d'eux-mêmes avait cessé d'être une partie du mouvement démocratique général, qu'il était déjà devenu partie intégrante de la révolution socialiste prolétarienne générale
. » Mao poursuit : « D'où l'on voit qu'il y a deux types de révolution mondiale. Le premier appartient à la catégorie bourgeoise ou capitaliste. Son temps est depuis longtemps révolu ; il a pris fin dès 1914, quand éclata la première guerre mondiale impérialiste, et plus particulièrement en 1917, quand eut lieu la Révolution d'Octobre en Russie. Depuis, a commencé le second type de révolution mondiale, la révolution mondiale socialiste prolétarienne. Elle a pour forces principales le prolétariat des pays capitalistes et pour alliés les peuples opprimés des colonies et des semi-colonies. Peu importe, chez les peuples opprimés, quelles classes, quels partis ou individus participent à la révolution, et peu importe qu'ils soient conscients ou non de ce que nous venons d'exposer, qu'ils le comprennent ou non, il suffit qu'ils s'opposent à limpérialisme pour que leur révolution devienne une partie de la révolution mondiale socialiste prolétarienne et qu'ils en soient les alliés ».
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