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Xuan
Pour mémoire, le 26 janvier, la ministre affirme lors d'un point presse que les masques dits "chirurgicaux", sont "totalement inutiles" pour les personnes non contaminées. "Ce sont des masques qu'il faut mettre quand on est malade pour éviter d'envoyer des microbes à son entourage" . "Après, il y a des masques de protection pour des personnes en contact étroit avec des personnes malades. Ce sont des masques qui sont essentiellement réservés au personnel soignant, présents dans les hôpitaux."

Selon elle, il n'y a alors "aucune indication à acheter des masques pour la population française." Par ailleurs, elle précise que "des dizaines de millions de masques" sont en stock en cas d'épidémie. "Si un jour nous devions proposer de porter des masques à telle ou telle population, les autorités sanitaires les distribueraient."

Le message a si bien été transmis que des médecins ont repris l'antienne en répétant à leurs patients "ça ne sert à rien" . Mon propre toubib s'est vexée quand je lui ai dit "je n'en crois pas un mot" . Nous étions déjà le 6 mars.
Le lendemain Macron déclare : « La vie continue. Il n’y a aucune raison, mis à part pour les populations fragilisées, de modifier nos habitudes de sortie »

Le premier cas recensé en Italie datait du 20/02/2020.
Le 26 février Aurore Bergé, députée des Yvelines, porte-parole du parti LREM affirme qu’en France « on est extrêmement prêts » et qu’il n’y a « pas de raison de céder à une quelconque panique » . Le même jour se déroule le match de foot avec l'Italie à Lyon.
pzorba75
Sur que le syndicat des évêques et son représentant L. berger vont soutenir ceux d'en haut qui dirigent le pays pour leurs intérêts bien compris en expliquant que tout ira mieux quand les mécontents et ceux d'en bas seront morts et enterrés.
Quant à la pitoyable référence internationale de de Rugy, elle montre la limite de son monde oubliant quelques grands pays qui ont fait face aussi au Covid et n'ont aucune leçon à attendre ni à recevoir des défenseurs des multinationales pharmaceutiques européennes ou américaines.
Xuan
Levée de boucliers chez les politiciens bourgeois après la mise en examen de Buzyn. Et pour cause...


Sacha Houlié, le député LREM de la Vienne, "cette décision crée un précédent dangereux" car il craint une chasse aux sorcières : "Est-ce que l’on reprochera aux députés d’avoir voté l’état d’urgence sanitaire ? Est ce qu'on reprochera aux députés de créer une obligation vaccinale ? " Sacha Houlié ajoute : "J'observe que ceux qui ont porté plainte, ce sont les mêmes que ceux qui aujourd'hui ne veulent pas se faire vacciner et rejettent le pass sanitaire".

Sur Twitter, la présidente déléguée de LREM Aurore Bergé est sur la même longueur d’onde. Elle s’interroge : " Si demain un ministre peut être mis en examen pour ce qu'il n'aurait pas fait, pas assez fait, ou mal fait alors qui qualifie le "mal" fait ? Quand ? Sur quels critères d'appréciation ? Qui est habilité à le dire ?"

François de Rugy a lui aussi apporté son soutien à Agnès Buzyn dans une série de tweet: "Démonstration par l’absurde de vouloir juger en direct, sans recul ni comparaison internationale, la gestion politique d’une épidémie sur laquelle on a par ailleurs encore si peu de connaissances."

"Quand on est un responsable politique, il y a forcément de l'action, des risques" , a réagi sur BFMTV Damien Abad (LR) qui s'interroge sur la "judiciarisation accrue de la vie politique française ".

Laurent Berger, le secrétaire général de la CFDT redoute une dérive de la démocratie : "Je me dis qu’il y a un truc qui cloche, c’est une situation qui me gêne beaucoup. C’est facile de refaire le match un an après. Cela jette à la vindicte populaire des responsables politiques qui ont sans doute fait leur travail comme ils ont pu. Peut-être avec des erreurs, surement avec des erreurs."
"Qui va vouloir demain prendre des responsabilités ? C’est de plus en dure d’assumer des positions et des responsabilités."


La députée LREM de Haute-Vienne Sophie Beaudouin-Hubière est la même longueur d'onde. Elle écrit sur Twitter : "Judiciarisation inquiétante de la société française et de la vie politique."
Xuan
Procès Buzyn : procès de toute la bourgeoisie !


La langue de bois de Castex aboutit à mouiller tout le gouvernement :

https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/mise-en-examen-d-agnes-buzyn-la-france-a-pris-tres-rapidement-les-mesures-necessaires-reagit-matignon_4767125.html

"La France a pris très rapidement les mesures nécessaires" , réagit Matignon auprès de franceinfo vendredi 10 septembre, après la mise en examen de l'ex-ministre de la Santé Agnès Buzyn pour "mise en danger de la vie d'autrui" dans le cadre de la gestion gouvernementale de l'épidémie de Covid-19.

"Nul ne peut douter du sérieux et de l’engagement dont elle a fait preuve aux premiers signes de cette épidémie inédite et alors même que nul ne disposait alors d’un véritable recul sur ses risques réels. "
Selon les services du Premier ministre, s'il appartient à l'instruction judiciaire en cours "d'éclairer les circonstances", "nous devons veiller collectivement à ne pas confondre ce que nous savons aujourd’hui de cette pandémie et ce qui en était connu à son début ".
"Il est attendu des responsables publics qu’ils répondent à de telles crises sanitaires exceptionnelles avec détermination et honnêteté. Cela a été le cas en France comme dans tous les pays européens."
Matignon précise qu'il "n’appartient pas au Premier ministre de commenter des actes de procédure dans une instruction en cours" , mais selon cette même source, Jean Castex "a souhaité témoigner à Agnès Buzyn toute son estime et de son soutien".




Edité le 11-09-2021 à 15:10:40 par Xuan


Xuan
Sur le site faire vivre, outre mon article Pour une action collective efficace contre la pandémie, pour le zéro cas :

La CGT et les manifestations contre le Pass Sanitaire par Lorenzo Battisti (CGT Banque Assurance)
NB : l'article décrit la situation en Italie également.

La vaccination est un révélateur des inégalités sociales dans la santé ! par PAM

A propos des manifestations anti-pass sanitaire par Gilles Mercier (SNTRS CGT - Syndicat National des Travailleurs de la Recherche Scientifique)
Xuan
A lire : VALNEVA : LES CHIFFRES FOUS EN BOURSE DES GROUPES PHARMACEUTIQUES DÉVELOPPANT DES VACCINS ANTI-COVID

Covid : le coût vertigineux des aides aux entreprises
Le gouvernement est au chevet des acteurs économiques depuis le début de l'épidémie de coronavirus. Les deux mesures de soutien phares, le fonds de solidarité et le chômage partiel, ont chacune coûté près de 35 milliards d'euros aux finances publiques.


La plus grande étude sur la sécurité du vaccin Pfizer livre ses conclusions
Xuan
Ci-dessous une déclaration du PCF :

https://fdgpierrebe.over-blog.com/2021/08/declaration-du-pcf-a-propos-des-mobilisations-contre-le-passe-sanitaire.html?fbclid=IwAR2xjKVeRg3uh5gW0P_4b1UzW9ta1YskasB1SbAolgmvNYJwGEXHGI567k8

Déclaration du PCF : A propos des mobilisations contre le passe sanitaire

Publié le 26 août 2021 par Front de Gauche Pierre Bénite

S’égrenant au fil des semaines en plein coeur de l’été, les manifestations contre le « passe sanitaire » interpellent, autant qu'elles divisent jusque dans les rangs de nos camarades.

Par leur constance, comme par leur grande hétérogénéité elle peuvent être interprétées comme le relais de l’exaspération croissante que provoque la politique du pouvoir macronien : ses mensonges à répétition; l’inexistence d’une stratégie sanitaire cohérente depuis le début de l’épidémie; la casse de notre système de santé comme de nos services publics pour satisfaire aux prescriptions austéritaires des traités européens néolibéraux; l’autoritarisme d’un président imposant ses décisions en s’affranchissant de tout débat avec le pays et en affichant son mépris pour le Parlement, les élus, les acteurs sociaux, les professionnels de santé; le danger d’une loi, adoptée à la hussarde par la majorité de l’Assemblée nationale et qui s'attaque dangereusement aux droits sociaux des salarié-es.

Ce mouvement s’alimente aussi de la défiance envers des vaccins répondant à de nouvelles technologies, défiance alimentée par nombre d'informations hasardeuses et inexactes et par des scandales sanitaires liés aux grands groupes pharmaceutiques mus par une soif inépuisable de profits juteux.

Pour autant, même si les manifestations du samedi ont pu emprunter des tonalités faisant écho aux revendications portées par le mouvement social depuis des mois, elles auront également été porteuses de confusions politiques et de régressions idéologiques dangereuses. Que, dans les cortèges, aient pu s’exprimer avec force la dénonciation de la vaccination, des théories complotistes ou des slogans antisémites ne saurait relever de l’anecdote.

De telles ambiguïtés, de même que la présence dans la rue de forces ultra-réactionnaires ou d’extrême droite, ne sont pas de nature à politiser les enjeux du débat public aujourd’hui, ni à aider au rassemblement d’une majorité de la société autour des exigences de justice, de solidarité, d’égalité.

Au contraire, alors que l’action de l’exécutif et ses méthodes divisent profondément la nation lorsqu’il faudrait plutôt la mobiliser pour triompher de la pandémie, la contestation creuse à son tour des fractures qui, in fine, ne font que servir un président en quête de réélection.

Dans leur histoire, les communistes se sont toujours situés aux avant-postes de la lutte en défense de la Raison, de la science, de l’intérêt général humain. Ils entendent, pour cette raison, mener à présent la bataille pour la vaccination générale. Toute la gauche et les forces de progrès devraient d’ailleurs s’y retrouver, car elle est le seul moyen de s’extraire du piège dans lequel le gouvernement tente d’enfermer notre peuple, par sa manière brutale de lui imposer le « passe sanitaire ».

La vaccination est la seule arme dont dispose, à l’heure actuelle, l’humanité pour se protéger.

En l’état présent des connaissances, rien n’atteste qu’elle ferait courir un danger majeur aux populations. S’il peut exister, pour chacune et chacun, une prise de risque limitée lorsqu’il ou elle se fait vacciner (ce qui est vrai pour tout vaccin), celle-ci doit être considérée comme une contribution à l’immunité de tous et de toutes. Dit autrement, au-delà de la situation de chaque individu, il s’agit d’un acte qui relève de la solidarité, donc de la citoyenneté.

C’est la raison pour laquelle nous entendons lier l’objectif de la vaccination générale à l’exigence de démocratie sanitaire que nous portons depuis le début de la pandémie. À la direction du pays, nous procéderions, en effet, tout autrement que les gouvernants en place. Ceux-ci se montrent incapables, non seulement de convaincre les hésitants, mais de mettre la vaccination à portée de celles et ceux qui s’avèrent le plus en danger — sur les dix millions de personnes encore à vacciner, on recense 16% de plus de 80 ans, dont on sait qu’elles ne disposent pas d’un accès aisé à des équipes de soignants, ce qui est plus généralement le cas des populations les plus pauvres qui sont les moins protégées.

Afin de combiner urgence sanitaire et mobilisation de la société, il serait impératif de réunir, à l’échelon de chaque département, élus, acteurs sociaux, professionnels de santé, représentants des caisses d’assurance-maladie (qui possèdent les moyens d’un contact rapide avec chaque assuré et des Agences régionales de santé. À charge pour eux de construire une stratégie basée sur la confiance autant que sur l’efficacité, et se déployant au plus près des citoyens, jusque dans les quartiers ou villes délaissés, les entreprises, les lieux d’étude.

Évidemment, comme le soulignait la déclaration de notre parti en juillet, l’immunité collective ne peut être atteinte au seul niveau des États nationaux.

Pour ne prendre que cet exemple, sur les trois milliards de doses inoculées dans le monde, on en compte seulement 30 millions distribuées aux Africains, ce qui est dérisoire. Il importe, par conséquent, de relancer l’action pour la levée des brevets, le transfert de technologies, le développement massif des capacités de production, en particulier pour les pays en développement.

L’enjeu n’est rien d’autre qu’un choix de civilisation, auquel le capitalisme se montre, une fois de plus, incapable de répondre.

Christian Picquet, Maryse Montangon, membres du CEN.
Xuan
Dans Charlie : l'Amish Riss


Riss s'en prend à la "société informatisée". D'ici qu'il manifeste avec un fusil au milieu des proud boys il n'y a pas loin. "La Chine, qui exploite à outrance l’informatique pour fliquer sa population, devrait pourtant servir d’avertissement à nos dirigeants" .
La technologie n'est pas de gauche ou de droite. Quand elle est au service de la santé elle est indispensable.


____________


Covid-19 : prise d’otage numérique
RISS ·MIS EN LIGNE LE 28 JUILLET 2021 ·PARU DANS CHARLIE DU 28 JUILLET ÉDITO


Le pass sanitaire a donc été adopté par l’Assemblée nationale. Est-ce que cette mesure sera suffisante pour endiguer la quatrième vague que tout le monde attend en serrant les fesses ? En tout cas, les débats enflammés sur ce foutu pass ont mis en évidence quelques aspects foutraques de notre société de plus en plus informatisée. Notre santé reposerait désormais sur ce pass et un simple QR code qu’il suffira de scanner avec son portable pour savoir si la personne a bien reçu ses deux doses de vaccin. De cette petite application à la con dépend notre avenir – et du même coup le sort de l’humanité. Les fanas d’informatique y voient un formidable progrès, et le type qui a lancé l’application CovidTracker vient d’être décoré chevalier de l’ordre national du Mérite.

Devant une telle ferveur informatique, les rabat-joie ont vite fait de passer pour des ringards. Curieusement, parmi les mécontents qui défilent dans la rue contre ce pass, bien peu – en tout cas ce ne sont pas eux qu’on entend le plus – protestent contre cette informatisation généralisée des activités humaines. Pour déplorer cette situation, on parle de fracture numérique, mais uniquement pour regretter que les personnes non connectées ne le soient pas encore. La connexion est l’avenir de l’homme, nous matraquent à longueur de journée les médias, les pubs et l’employé de La Poste ou celui de la Sécurité sociale, déjà remplacés par des boîtes vocales automatiques.

Cette dématérialisation des relations entre les individus grandit chaque jour, et personne ne proteste. Pourtant, il y aurait matière à réclamer une limitation de cette hégémonie, et on est surpris qu’aucune personnalité politique n’ait exigé un moratoire sur la connexion imposée à tout être humain. Il faudrait pour cela que les hommes politiques aient le courage d’affronter les monstres que sont devenus Microsoft, Apple, Google ou Facebook, et de prendre le risque de passer pour de vieux cons à l’heure où on déplore que les jeunes n’aillent pas voter. Bien au contraire, la tendance est de se convaincre que, pour impliquer dans la vie publique la jeunesse d’aujourd’hui, il faudrait transformer toutes leurs actions en applications téléchargeables. On nous a ainsi vendu comme solution miracle contre l’abstention aux élections le vote électronique, qui permettrait aux jeunes de donner leur suffrage grâce à leur téléphone portable, sans sortir de leur lit, le dimanche matin des élections.

À LIRE AUSSI : Vivre sans portable nan, mais allô, quoi ?!

En attendant que votre smartphone sauve les élections et la démocratie, c’est désormais ce satané pass qui guérira l’humanité. Cette évolution met en évidence un autre problème délicat. L’informatique a mis sur un piédestal une nouvelle race de seigneurs, une nouvelle espèce de dominants qui, du haut de leur savoir, surplombent et tiennent dans le creux de leurs mains l’humanité tout entière, du simple citoyen au dirigeant politique : les informaticiens.

L’informatique a tout envahi, de la santé jusqu’au moteur de votre voiture – et à la moindre panne, on se retrouve entièrement dépendant de leur savoir pour remettre la machine en route. Car les informaticiens connaissent le langage secret des ordinateurs, avec leurs codes et leurs programmes indéchiffrables pour le pékin moyen. La civilisation informatisée que nous construisons confère à cette nouvelle caste un pouvoir sur le reste de la société, peut-être inégalé dans l’histoire de l’humanité. Ils sont devenus les mandarins de notre temps, maîtrisant une langue mystérieuse que l’immense majorité des habitants de cette planète ne comprend pas et dont elle dépend totalement. Le peuple est ainsi exclu du langage qui régit pourtant son existence. Qui s’inquiète de cela ? Personne, et quasiment pas les hommes politiques, dont il ne faut rien attendre dans ce domaine, car, comme tout le monde, ils se sont convertis à cette nouvelle religion, accrochés en permanence à leur smartphone, au risque d’en devenir les pigeons – on pense à ce que le scandale Pegasus vient de révéler. La Chine, qui exploite à outrance l’informatique pour fliquer sa population, devrait pourtant servir d’avertissement à nos dirigeants.

C’est donc l’informatique qui nous sauvera du Covid. Aujourd’hui la santé, hier l’information, les loisirs, la culture, l’enseignement. Microsoft, Apple, Google et Facebook ont réussi à prendre en otage toutes les activités de l’être humain. Et partout dans le monde, on ne voit pas le moindre manifestant défiler contre ces nouveaux Léviathans et l’asservissement silencieux qu’ils nous imposent.
Xuan
Fédération santé et action sociale CGT :

Fédération Santé et Action Sociale
www.sante.cgt.fr
communiqué de presse Montreuil CEDEX
Montreuil, le 6 août 2021


La décision prise par le Conseil Constitutionnel porte atteinte aux droits fondamentaux des salariés.


Elle remet en cause les principes constitutionnels en lien avec le travail : droit à l’emploi, atteinte aux libertés contractuelles et au droit à la santé pour chacun.
Cette loi impose des conditions de mise en œuvre de l’obligation vaccinale inadaptées au regard de l’objectif de protection de la population. Elles sont contraires aux principes d’égalité et de droit de travail.
Dans cette période où précisément l’implication et la force de travail des soignants sont des atouts essentiels et indispensables pour lutter contre cette pandémie, il est irresponsable d’envisager la suspension de nombreux contrats de travail et les mesures de rétorsions salariales contre ces derniers. Cela ne fera qu’augmenter l’absentéisme et provoquera la désorganisation des services.
Pour endiguer cette pandémie, il faut une politique de santé et d’action sociale ambitieuse, axée sur la prévention, en redonnant les moyens humains et matériels nécessaires pour répondre aux besoins de tous.
Le gouvernement doit écouter les salariés. Ce sont eux qui font face à la pandémie. Ils sont en phase avec la réalité du travail et connaissent, en bons professionnels leurs besoins. Encore faut-il que le gouvernement réponde
à leurs revendications ! Mais en choisissant de sanctionner, l’État évacue toute idée de débat.
En conditionnant l’accès aux soins à l’obligation de présentation du pass sanitaire, dans son article 1er, la loi du 5 août 2021 remet en cause le principe de droit à la santé pour chacun. De nombreuses personnes risquent de renoncer à se soigner.
Concernant le contrat de travail ou le statut, le fait de suspendre de toute activité un salarié ou de l’empêcher d’être recruté est discriminant et inacceptable. Tout aussi scandaleux est de priver un agent de son salaire ou d’un revenu de remplacement, en cas de désaccord avec l’obligation vaccinale. Cela va impacter plus durement les travailleurs les plus pauvres.
Compte tenu du rôle des personnels concernés dans la protection de la santé des personnes vulnérables et dans la continuité du service public de santé, il est inadmissible d’avoir élaboré cette loi scélérate sans ouvrir au préalable de véritables négociations avec les représentants des personnels.
La Fédération CGT de la Santé et de l’Action sociale s’oppose à cette loi et à toute mesure anti-sociale et liberticide.
Elle appelle l’ensemble des salariés du secteur à s’organiser et à se mobiliser dès à présent pour exiger le retrait de cette loi et exiger la levée des brevets des vaccins. Elle appelle également au renforcement des moyens humains et matériels afin d’être à hauteur des besoins de la population.
La décision prise par le Conseil Constitutionnel porte atteinte aux droits fondamentaux des salariés.


Edité le 23-08-2021 à 21:17:17 par Xuan


Xuan
Je signale ici la position du PCRF ;

Contre le passe sanitaire, pour les libertés démocratiques, contre le capitalisme !

lundi 9 août 2021

Après plus d’un an de pandémie de Covid-19 en France, le « monde d’après » à la sauce Macron n’en finit plus de tomber le masque sur son lot continu de mesures autoritaires, réactionnaires et anti-sociales.
Le 12 juillet dernier, Emmanuel Macron a annoncé l’extension de l’état d’urgence et, de manière déguisée, l’adoption de la vaccination obligatoire.

En effet le passe sanitaire, précédemment cantonné aux seules boites de nuit et aux événements rassemblant plus de 1000 personnes, a été étendu, depuis le 21 juillet, à tous les lieux et événements prévus pour des activités culturelles, sportives et de loisirs (théâtres, cinémas, musées, parcs d’attractions, festivals, salles de concerts, établissements sportifs couverts...) accueillant au moins 50 personnes ; puis, à partir du 9 août, aux cafés, restaurants, centres commerciaux, hôpitaux (sauf urgence), maisons de retraite, établissements médico-sociaux, ainsi que pour les voyages en avion, train et car sur de longues distances. Le passe sanitaire « consiste en la présentation, numérique (via l’application TousAntiCovid) ou papier, d’une preuve sanitaire » attestant soit de « la vaccination » contre la Covid-19 « à la condition » de disposer « d’un schéma vaccinal complet et du délai nécessaire après l’injection finale », soit « d’un test négatif de moins de 48h […] pour l’accès aux grands événements concernés et maximum 72h pour » voyager, soit pour finir du « résultat d’un test RT-PCR ou antigénique positif attestant du rétablissement de la Covid-19, datant d’au moins 11 jours et de moins de 6 mois » selon le site du gouvernement. Adopté par le Parlement et validé par le Conseil constitutionnel, cette loi entrera donc en vigueur à la date prévue.

Ces annonces ont provoqué une contestation contre le passe sanitaire dès le 14 juillet dernier avec le mot d’ordre de « liberté. » Cette contestation n’a cessé de gagner en importance puisque depuis la première extension du passe sanitaire le 21 juillet, les manifestations ont rassemblé 260 000 personnes le 07 août, 204 000 personnes le 31 juillet contre 161 000 la semaine précédente et 110 000 lors de la mobilisation d’avant selon les chiffres du ministère de l’Intérieur. Donc la mobilisation anti-passe sanitaire revêt un caractère inédit du fait qu’elle se consolide et se renforce en pleine saison estivale, qui est traditionnellement la période des congés annuels et peu propice aux mobilisations.

Si ces manifestations comptent des Gilets jaunes comme Jérôme Rodrigues, elles comptent également la députée ex-LREM Martine Wonner, les avocats Fabrice Di Vizio et Carlo Alberto Brusa, ainsi que les personnalités de la droite réactionnaire (s’auto-qualifiant de droite « souverainiste » Florian Philippot et Nicolas Dupont-Aignan. Pour rappel, Martine Wonner a participé au documentaire complotiste Hold-up et est à l’origine de nombreuses désinformations sur la pandémie de Covid-19, Fabrice Di Vizio est avocat spécialiste du droit de la santé qui est opposé à la manière dont la pandémie de Covid-19 est gérée depuis le début de la pandémie au début de l’année 2020 et Carlo Alberto Brusa qui est aussi avocat et est avec son association Réaction 19 à l’origine aussi de très nombreuses désinformations sur la Covid-19.

S’il y a certes une importante partie des manifestants qui se mobilisent par opposition à la politique d’Emmanuel Macron et son gouvernement, il y a aussi des adeptes des théories covido-sceptiques, anti-vaccins et complotistes favorisées par une société capitaliste par nature individualiste et du « chacun pour soi ». A l’inverse, la revendication de vaccins sûrs, gratuits pour le patient, au prix réel de fabrication, et transparents, est une revendication juste dont nous faisons un de nos mots d’ordre. Sous le capitalisme, cette revendication de base se heurte aux lois économiques du profit (maximum sous l’impérialisme) et de la concurrence, à la propriété privée des industries pharmaceutiques, qui empêche tout pouvoir de décision et de contrôle réel par les populations. Elle est la source principale des méfiances sur les vaccins avec d’autres facteurs déterminants comme une éducation qui favorise l’obscurantisme et non l’esprit scientifique (base pour un raisonnement rationnel), qui favorise aussi la spécialisation dans un métier toute notre vie au lieu d’un enseignement polytechnique et d’ouverture à toutes les connaissances.

L’échec continu de la lutte contre la pandémie de Covid-19 et la propagation croissante des théories anti-vaccins amènent à la conclusion que le capitalisme n’est pas la solution mais LE problème. D’abord la casse du service public de la santé et de l’hôpital se renforce. Les exemples du projet de fusion des hôpitaux Bichat et Beaujon pour l’implantation du futur Grand Hôpital Paris-Nord à Saint-Ouen, qui entrainerait la suppression de 400 lits et de 1000 postes selon les syndicats, ainsi que du projet de fermeture de 10 lits à l’hôpital de Ploërmel (Morbihan) dont 7 en chirurgie et 3 en médecine démontrent le renforcement de cette politique réactionnaire menée depuis des décennies. De plus suite à la pandémie de Covid-19 et à non-satisfaction des revendications légitimes des soignants, plusieurs dizaines de milliers d’entre eux démissionnent. En juin 2020, 7500 postes infirmiers étaient vacants en France pour se chiffrer à 34 000 en Mars dernier. Egalement selon Bruno Mégarbane, chef de la réanimation à l’hôpital Lariboisière, « dans mon service, 40% du personnel infirmier a donné sa démission. » Bruno Mégarbane continu, disant que « ces personnes partent parce qu’elles sont épuisées, n’ont pas eu l’impression d’avoir eu une reconnaissance à la hauteur de leur investissement et leur paye est toujours la même. » Ensuite la levée des brevets sur les vaccins ne s’est pas fait suite à l’opposition des monopoles pharmaceutiques pour continuer à accroitre leurs profits sur le dos des travailleurs. Ainsi les laboratoires Pfizer, BioNTech et Moderna ont récemment renégocié leurs contrats avec l’Union européenne et le prix de leurs vaccins est passé de 15,50 euros à 19,50 euros pour Pfizer et de 19 euros à 21,50 euros pour Moderna. Cette hausse intervient alors que les gouvernements des impérialismes dominants se dirigent vers l’hypothèse de la nécessité d’une 3ème dose pour une protection plus forte de certaines populations face à la covid-19. Les pays plus pauvres restent portant quant à eux sans vaccination réelle… faute de doses. D’ailleurs, les chiffres des économies nationales montrent déjà que depuis début 2020 la période a permis aux pays du haut de la pyramide de mieux tirer profit de la situation que les économies dites en voie de développement. Enfin, le renforcement de la désinformation médiatique et de l’autoritarisme de l’état bourgeois aggravent ce contexte déjà catastrophique pour le peuple-travailleur. Il ne fait aucun doute qu’en France par exemple, le gouvernement Macron au service des profits des monopoles français et de son oligarchie financière a expérimenté et développé toute une gamme de nouvelles surveillances des populations, du confinement jusqu’au passe sanitaire : une gestion pour renforcer la subordination et l’exploitation salariale ! Notre mot d’ordre est de refuser de payer et de faire payer les responsables ! Faire face à la pandémie est réduit par le gouvernement et la réaction, à la responsabilité individuelle de chaque citoyen et non sociale - de l’État, tout en alimentant la division des couches populaires, la peur et l’irrationalité. Et bien sûr, cette obligation vaccinale déguisée est l’occasion d’ouvrir une "fenêtre" de violation des droits constitutionnels (même dans ce cadre constitutionnel des libertés bourgeoises), de généralisation ou d’opportunité de mesures à l’encontre des travailleurs.

Aujourd’hui le capitalisme à son stade ultime, l’impérialisme, traverse une crise générale qui s’aggrave à mesure de son évolution dans le temps. Cette dernière est caractérisée par une intensification de la baisse tendancielle des profits pour la bourgeoisie monopoliste et de la contradiction entre d’une part, une production toujours plus socialisée (des millions de travailleurs en interaction), et d’autre part, une propriété privée des moyens de production et d’échange concentrée dans un nombre de mains toujours plus réduit. Les conséquences sont un accroissement du chômage, de la précarité ainsi que de la casse des conditions de travail et de vie pour les travailleurs, une intensification du danger de guerre et des tensions inter-impérialistes pour le contrôle de sources de matières premières et de débouchés pour les monopoles et les capitaux, un renforcement de l’autoritarisme de l’état bourgeois pour briser toute velléité de contestation de la part des travailleurs, la destruction des écosystèmes et le renforcement du parasitisme social. Catalysant la crise générale du capitalisme, la pandémie de Covid-19 accentue également ces terribles conséquences.

Dans les conditions faites par le capitalisme qui entretient le sous-financement des systèmes de santé publique et leur caractère commercial et anti-démocratique, le Parti Communiste Révolutionnaire de France (PCRF) est catégoriquement opposé au passe sanitaire, à la vaccination obligatoire des soignants qui traduit encore le mépris de classe de la bourgeoisie monopoliste à leur égard, l’accès aux hôpitaux conditionné à la présentation d’un passe sanitaire qui est une violation de l’accès universel aux soins de santé pour tous, au chantage et à l’hypocrisie envers les travailleurs pour se faire vacciner comme la suspension du contrat de travail en CDI ainsi que toutes les autres mesures autoritaires d’incitation à la vaccination. Le Parti Communiste Révolutionnaire de France (PCRF) appelle l’ensemble du peuple-travailleur et leurs organisations à s’unir pour la défense des libertés démocratiques, contre la casse du droit du travail et pour la construction d’un grand service public de la santé et de l’hôpital centralisé et démocratiquement géré par le peuple-travailleur en plus d’être débarrassé de la T2A et du parasitisme capitaliste des monopoles pharmaceutiques. Notre Parti qui doit se renforcer, relie toujours ces luttes à l’accusation du capitalisme, de la propriété privée des moyens de production, source de tous les maux dont nous souffrons et combattra jusqu’à la fin de ce système d’exploitation sans avenir pour l’humanité.
 
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