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Xuan
Comment réorienter l'industrie du charbon ? Supprimer l'utilisation de ressources naturelles pour en importer d'autres, provenant d'autres régions serait un pur gaspillage. L'expérience de Shanxi montre que la solution des problèmes écologiques dépend des conditions concrètes et spécifiques à chaque région, et qu'un même procédé ne peut pas être appliqué partout.


La "province chinoise du charbon" va encourager l'usage de l'éthanol comme carburant


http://french.xinhuanet.com/2019-03/04/c_137868552.htm

TAIYUAN, 4 mars (Xinhua) -- La province chinoise du Shanxi (nord), très riche en charbon, va encourager l'usage de l'éthanol comme carburant pour les véhicules routiers afin de réduire les émissions et la consommation de combustibles fossiles.

Cette année, l'éthanol sera disponible dans les zones pilotes telles que les villes de Taiyuan, de Yangquan, de Changzhi et de Jincheng, et sera étendu dans toute la province à partir du 1er janvier 2020, indique une circulaire du gouvernement provincial publiée la semaine dernière.

La province du Shanxi est en train de construire un centre de distribution d'éthanol et de rénover des milliers de stations-service.

Le carburant à base d'éthanol, connu sous le nom de E10, est composé à 90% d'essence et à 10% d'éthanol, ce qui devrait réduire les émissions de monoxyde de carbone et de dioxyde de carbone.

La Chine prévoit de diminuer ses émissions de carbone par unité de PIB de 60 à 65% d'ici 2030 par rapport aux niveaux de 2005, et de porter à environ 20% la part de l'utilisation d'énergies non fossiles dans la consommation totale.
Xuan
La Chine établit le plus grand système de production d'électricité au charbon propre du monde


http://french.xinhuanet.com/2019-02/12/c_137816333.htm

BEIJING, 12 février (Xinhua) -- La Chine a établi le plus grand système de production d'électricité au charbon propre du monde, marquant une nouvelle étape dans la réduction des émissions et les économies d'énergie, a annoncé mardi l'Administration nationale de l'énergie.

La Chine a atteint, deux ans à l'avance, son objectif de très faibles émissions, ainsi que son objectif de conservation et transformation de l'énergie, élaboré lors du 13e Plan quinquennal du pays, selon l'administration.

A la fin du troisième trimestre 2018, la capacité des générateurs au charbon à très faibles émissions du pays avait dépassé 750 millions de kilowatts, représentant plus de 75% de la capacité installée totale des unités de production d'électricité au charbon du pays, selon les données de l'administration.

La transformation des générateurs au charbon a entraîné une réduction de 86% des émissions de dioxyde de soufre, une réduction de 89% des oxydes d'azote et une réduction de 85% de suie entre 2012 et 2017, selon le Conseil de l'électricité de Chine.

L'Administration nationale de l'énergie continuera à promouvoir la conservation de l'énergie et les émissions ultra faibles, et à accélérer la mise en place d'une industrie au charbon propre, efficace et durable.
Xuan
La Chine dévoile un plan pour faire avancer sa campagne de verdissement des terres


http://french.xinhuanet.com/2018-11/20/c_137620274.htm

BEIJING, 20 novembre (Xinhua) -- La Chine a dévoilé mardi un plan visant à renforcer ses efforts de verdissement des terres et à augmenter les ressources écologiques du pays.

Selon ce plan publié par l'Administration nationale des forêts et des prairies, le pays portera son taux de couverture forestière à 23,04% d'ici 2020, et son volume des ressources forestières à 16,5 milliards de mètres cubes.

Le pays vise également à porter son taux de couverture végétale de prairies à 56% d'ici 2020 et à réhabiliter dix millions d'hectares de terres désertifiées pendant la même période.

Selon le plan, le pays fera avancer des projets de restauration écologique, encouragera la participation du public dans la campagne de verdissement et renforcera la protection des forêts et des prairies naturelles.

Ce plan intervient dans le cadre des efforts du pays pour réaliser un développement respectueux de l'environnement, le gouvernement ayant interdit le pâturage dans les prairies dégradées, augmenté l'apport financier et renforcé l'application de la loi à cet égard.

Les terres désertifiées du pays ont diminué de 150 millions de mu (dix millions d'hectares) depuis 2012, tandis que jusqu'à 508 millions de mu de forêts ont été replantées, portant le taux de couverture forestière du pays à 21,66%.
Xuan
Li Yang de l’ASSC « La Croissance réelle du PIB chinois est environ 5% »


2013-01-11
NSSC - Zhang Ke


La croissance réelle du PIB chinois, si les coûts de la dégradation écologique et la pollution de l’environnement y sont déduit, est d’environ 5%. Li Yang, le Vice-Président de l’Académie des Sciences sociales de la Chine(ASSC), a déclaré dans la conférence « économie circulaire et développement vert en Chine » le 15 décembre.

Le mode traditionnel de croissance est difficile à continuer

Selon Li Yang, avec la réforme et l’ouverture, l’économie chinoise a maintenu la croissance accélérée pendant 30 ans, l’accroissement annuel moyen du PIB est près de 10%, c’est un grand miracle qu’aucun pays n’avait eu, c’est aussi la garantie fondamentale pour le renforcement durable des puissances nationales, l’amélioration du niveau de la vie des peuples et l’ascension du statut international de la Chine.
« Mais, dans le mode traditionnel du développement économique, une forte croissance est souvent accompagnée avec élévation d’investissement des ressources et les émissions de pollution » a déclaré Li Yang. ce mode de développement cause le tarissement des ressources naturelles et la dégradation de l’environnement écologique. Les forces productives de la société ont été élèvées de jour en jour, mais les forces productives naturelles ont été affaiblies. Les capitaux sociaux ont augementé, mais les pertes des capitaux naturels s’aggravent.

Les coûts de la dégradation de l’environnement et de la pollution de l’environnement représentaient 8% du PIB au cours des années 1980 et 1990, et elles sont tombées à environ 4% depuis 2005, a dit Li Yang, si les coûts de la dégradation écologique et la pollution de l’environnement sont déduit, la croissance réelle du PIB chinois est d’environ 5%.

« Face à la situation sévère causée par l’insuffisance des ressources, la grave pollution environnementale et la dégradation de l’écosystème, ce mode du développement est impossible à continuer. » estime Li Yang, la transformation vers l’économie circulaire, vert et à bas carbone doit être accomplie dans la nouvelle étape du développement économique qui sera plus efficace et aura une vitesse stable.
«La Conférence nationale sur les affaires économiques » est en cours, à mon avis, le mot ‘vite’ va apparaître de moins en moins dans les diverses réunions et dossiers sur les affaires économiques à l’avenir, par contre améliorer la qualité, réduire le coût de production et accroître la productivité du travail prendront une place de plus en plus importante, » Li Yang a précisé, « Il s’agit là en fait d’un changement très important. »

Selon la présentation de Li Yang, plusieurs groupes d’études de l’ASSC sont en train de mesurer et calculer ce qu’est « vitesse stable ». Il a indiqué que la « vitesse stable » signifie stabiliser la vitesse de la croissance économique dans le domaine de l’accroissement potentiel, et l’ajuster en fonction de l’évolution tendancielle du taux cible de croissance.

« Les politiques macroéconomiques ne doivent pas chercher à dépasser le taux de croissance potentielle »a dit Li Yang, et « rendre plus efficace » veut dire faire plus d’efforts pour améliorer la qualité et réduire le coût de production accroître la productive du travail, afin d’abonnir la répartition des revenus et de prévenir les risques financiers. Le noyau de la vitesse stable et de plus d’efficacité, c’est d’améliorer la qualité et l’efficacité pour compenser la diminution de la vitesse, dans le but d’accélérer l’accumulation de la richesse et d’améliorer le bien-être du peuple.
Selon Li Yang, la réduction des coûts éco-environnementaux du développement est très importante pour obtenir plus d’efficacité, elle demande de mettre l’accent économique sur de nouvelles technologies, de nouvelles industries et de nouveaux produits, sur l’amélioration des techniques circulaires et vertes déjà appliquées dans la production, et sur les industries favorables à la restauration écologique et à la protection de l’environnement. Pour atteindre une croissance réelle, l’économie nationale doit se tourner vers l’innovation axée sur le développement vert circulaire, efficace et sécuritaire, améliorer la qualité de la croissance et réduire la perte causés par la dégradation écologique et la pollution environnementale.

« La réforme fiscale » pour le système d’émission

Selon le journaliste, de nombreuses institutions de recherche s’effectuent des études sur PIB vert récemment. Mme Chen Wenling, économiste en chef et directrice d’Institut de recherche du Centre chinois des échanges économiques internationaux sous la Commission nationale du développement et de la réforme, a déclaré il y a quelques jours que la manière traditionnelle de mesure axé sur le PIB ne peut pas refléter les coûts environnementaux du développement économique, encore moins refléter la valeur des services écosystémiques d’une région fourni grace à la protection naturelle. Afin de promouvoir la transformation vers l’économie verte, nous devons mettre en place un système d’index qui permet de mesurer le développement régional par l’économie sociale, l’environnement et des ressources.

Les estimations ont montré qu’en Chine, les émissions du dioxyde de soufre, de COD et des déchets solides par unité de surface dans les régions de fort PIB par habitant sont 3,7 fois, 4,1 fois et 2,8 fois plus importantes que les régions de faible PIB par habitant. Cela montre que la simple croissance du PIB ne suffit pas.

« Economie développée n’est pas égale au développement durable.» a souligné Zhang Huan, chercheur associé du Centre chinois des échanges économiques internationaux. Ce Centre a fait un système d’index sur l’économie verte pour dépeindre la situation du développement d’économie verte dans les régions par trois dimensions : le développement social et économique, l’environnement et les ressources durables, la transformation verte.

Les données publiées par l’Institut chinois pour la planification de l’environnement (subordonnée au Ministère de la protection environnementale) montrent que le prix de la pollution de l’environnement causée par le développement économique en Chine est près d’un trillion de yuans chaque année, et ce chiffre augmente d’année en année.

Selon les estimations de l’Institut chinoise pour la planification de l’environnement, le coût des pollutions de l’environnement a augmenté de 511,82 milliards de yuans à 970,11 milliards de yuans depuis 2004, une hausse de 9,2% par rapport à l’année précédente, ce qui représente 3,8% du PIB annuel.

« Nous devons respecter strictement les principes fondamentaux de l’économie dans les affaires économiques » a dit Li Yang, il ne faut pas se servir du développement comme prétexte pour obtenir les réductions d’impôt, les exonérations fiscales et les faveurs. En fait, ce sont des pratiques qui augmentent les coûts et négligent l’efficacité et la qualité.

Li Yang pense que , pour changer la manière traditionnelle du développement économique, nous devons faire des innovations de façon générale dans le mécanisme de fixation des prix, le système fiscal, les politiques financières et monétaires, etc., nous devons innover les moyens de gestion de l’environnement et des ressources, de la répartition industrielle, de l’affectation des ressources, nous devons également innover les normes pour l’accès des produits, le système de contrôle technique, le rejet des déchets et la calcul économique.

Le Centre chinois des échanges économiques internationaux recommande de modifier le système actuel des redevances pour l’évacuation des eaux usées, et d’orienter progressivement ce système vers des taxes environnementales ( y compris les taxes de la protection environnementale, la taxe de l’émission de polluant, la taxe carbone), afin d’établir un système fiscal favorable au développement vert, de sort que les « taxes vertes » sont devenues un système de protection financière et fiscale pour le développement de l’économie verte.
« Le gouvernement doit tenir compte du coût de la pollution de l’environnement dans le développement économique, et contrôler la totalité de l’extraction des ressources et des émissions polluants » a indiqué Zhang Huan, les institutions financières devraient promouvoir le développement vert par l’innovation financière, explorer de nouveaux modes des coopérations financières, et réduire les risques de l’investissement dans l’industrie verte. Elles pourraient par exemple appliquer la finance structurelle dans les projets de l’industrie verte, raccourcir la période de récupération et réduire le risque pour compenser le déficit de financement.


Traduit par Yao Xiaodan
Edité par Yao Xiaodan


Edité le 06-10-2018 à 18:29:10 par Xuan


Xuan
La Chine nomme et flétrit 158 entreprises pour leur pollution



Source: Xinhua Publié: 2018/9/18 15:37:14
http://www.globaltimes.cn/content/1120051.shtml

L'autorité environnementale chinoise a nommé et critiqué 158 entreprises qui ont déversé des polluants importants à des niveaux excessivement élevés au premier trimestre de 2018.

Près de la moitié des pollueurs étaient des stations d'épuration urbaines, d'autres des fournisseurs de chaleur, des entreprises, selon le ministère de l'écologie et de l'environnement.

Plus de 60% des pollueurs étaient basés dans les régions provinciales du Xinjiang , du Shanxi, de la Mongolie intérieure, du Zhejiang, du Liaoning et du Hebei.

Le ministère a demandé aux autorités locales de mener une enquête approfondie sur les 26 pollueurs les plus sévères et les plus persistants, de rectifier leurs actes répréhensibles et de faire connaître les progrès accomplis.

Les autorités continueront à renforcer la réglementation et à punir strictement les responsables d'infractions environnementales, a indiqué le ministère.

Cette initiative s'inscrit dans le cadre de la campagne chinoise contre la pollution et la dégradation de l'environnement.

La lutte contre la pollution a été classée parmi les "trois batailles difficiles" que la Chine entend remporter dans les trois prochaines années.
Finimore
La Chine, avant-garde de l’écologie réelle ?

par Guillaume Suing

https://www.initiative-communiste.fr/articles/culture-debats/chine-garde-de-lecologie-reelle-guillaume-suing/

Comment pourrait-on lorsque l’on parle d’écologie ne pas réfléchir à ce qui se passe en Chine ? c’est ce à quoi invite Guillaume Suing,

source : https://germinallejournal.jimdo.com/2017/06/30/la-chine-avant-garde-de-l-%C3%A9cologie-r%C3%A9elle/

C’est notoire : la Chine est l’un des principaux pays pollueurs du monde. Évidemment on cite toujours le chiffre brut, jamais le chiffre par habitant[1]… mais il est désormais évident que le volontarisme de l’État chinois en matière de lutte contre la pollution de l’air et le réchauffement climatique, acté lors du dernier Congrès du Parti Communiste Chinois en 2012 en particulier, donne ses premiers fruits, qui sont de taille !

La Chine est en effet passée de la simple répression financière des usines les plus polluantes (qui se maintient mais rencontre évidemment des freins locaux au niveau du secteur privé au financement massif de vastes plans urbains de restauration de la qualité de l’air et de la biodiversité, ainsi qu’une politique opiniâtre de reconversion énergétique du territoire.

Concernant l’énergie, on sait peu par exemple que des projets de centrales nucléaires chinoises reposaient initialement sur le principe de la « fission à sels fondus » (thorium) dont les chinois furent les pionniers dans les années 70, et s’opposant à celui de l’uranium (centrales nucléaires à hauts risques et à forte production de déchets radioactifs de nos pays)[2]. Ce type de centrale, qui limite considérablement les déchets (en volume, d’un facteur mille, comme en dangerosité), n’est plus à l’étude en Occident faute de financement et sous la pression du lobby militaro-industriel : celui-ci recycle l’uranium appauvri pour l’armement, alors que les centrales à sels dissous n’en produisent pas, et utilise le même combustible pour les bombes atomiques. C’est faute de technologie que le pays a dû abandonner cette opportunité dans les années 70, mais l’État chinois réalise actuellement le seul projet de grande ampleur actuellement pour la mise en place de telles centrales, avec un financement de 250 millions de dollars et une ouverture dans moins de vingt ans (source « Un nucléaire sûr existe, et la Chine ouvre la voie avec le thorium » (The Telegraph, mars 2011) [3]. Celle-ci ouvrira la voie d’une véritable révolution énergétique dans la région.

L’État chinois veut donc se doter d’énergies dites « propres » sur le plan des rejets de gaz à effet de serre (non produit par le nucléaire) et à haut rendement néanmoins, pour sortir de la très polluante industrie charbonnière qui domine encore le marché chinois.
La Chine s’est encore récemment illustrée en mettant en place cette année la première méga-centrale flottante à énergie solaire à Huaïnan près de Shanghaï, et se place au premier rang mondial pour l’énergie hydroélectrique (renouvelable, non intermittente et sans déchet).

Concernant les projets urbains, nous sommes face à une incontestable avant-garde : l’État chinois promeut dans plusieurs villes la construction de « villes-forêts » pour 2020, et ce n’est pas une « belle promesse », c’est du concret ! On parle beaucoup ce mois-ci de la fameuse Liuzhou Forest City, qui sera la première ville entièrement conçue pour l’amélioration de la qualité de l’air, de la biodiversité et les économies d’énergie. Elle pourra accueillir 35 000 habitants. Une ville similaire de 100 000 habitants est également prévue à Shijiakhuang, ainsi que deux grandes « tours forestières » dans la ville de Nanjing (prévues pour 2018), immeubles revêtus de 23 espèces d’arbres et de 2500 arbustes.

Liuzhou Forest City ce sont 40 000 arbres et plus de 100 espèces différentes, qui pourront accueillir la faune, notamment l’avifaune locale, et fournir à la ville une couverture thermique naturelle permettant des économies d’énergie l’hiver, et un ombrage suffisant l’été. Ce couvert végétal absorbera 1000 tonnes de dioxyde de carbone par an et 57 tonnes de polluants, tout en produisant 900 tonnes de dioxygène. La ville sera entièrement autosuffisante sur le plan énergétique : énergie solaire et énergie géothermique en seront les ressources exclusives.

Sa surface sera volontairement réduite (175 hectares) pour laisser plus de place à la nature environnante, et elle sera connectée aux villes alentours par un réseau ferroviaire et routier entièrement électrique.

L’exemple de Liuzhou Forest City devrait nous faire réfléchir au-delà de l’anecdote. Propagande totalitaire ? Bluff géopolitique ? « Capitalisme vert » ? Nos écologistes occidentaux feraient bien de poser les questions qui s’imposent : à partir du moment où un pays s’est suffisamment développé économiquement (c’est le cas chez nous comme en Chine), pourquoi l’écologie politique se détournerait avec suspicion de tels « projets pharaoniques » « démesurés » (termes rencontrés dans la presse ironique mais forcée d’en parler[4]) pour ne promouvoir que des solutions « familiales », « locales », au cœur d’un océan d’agrobusiness, de productivisme industriel débridé et de recherche capitaliste du profit maximum et immédiat ? N’est-il pas évident que les seuls projets viables et durables du point de vue de la protection de l’environnement à grande échelle ne peuvent s’appuyer que sur des politiques étatiques pensées, financées et planifiées par une économie nationale souveraine, jamais sur la libre entreprise et la concurrence inter-impérialiste ? N’est-il pas évident qu’à des échelles différentes, les seuls États à sortir du lot pour ce type de politique de protection environnementale soient Cuba et la Chine ?

Comme sur bien d’autres questions, de l’aérospatial aux grandes politiques industrielles dans les pays arriérés, c’est bien le socialisme, c’est-à-dire la capacité d’investir massivement (et sans retour immédiat sur investissement), à l’échelle nationale et de façon coercitive dans des plans de protection des sols, des ressources énergétiques et de l’environnement naturel, qui s’avère le plus efficace et prometteur. Même à un degré moindre dans des pays ayant subi des reculs politiques liés à la disparition du camp soviétique dans les années 90, se placent d’emblée à l’avant-garde d’une véritable « révolution verte » dont nos militants écolo au sein des pays impérialistes se doivent d’étudier les résultats.



[1] Huit tonnes de carbone produit par habitant en Chine contre dix en Union Européenne et vingt aux USA.

[2] La centrale fonctionnant sur ce principe sont les seules pour lesquelles une surchauffe du réacteur s’éteint instantanément par dilution immédiate de la réaction en chaîne par la fonte d’un bouchon de contrôle : le sel fondu est à la fois le fluide porteur de chaleur et sa première barrière de confinement. Voir le documentaire ARTE « Thorium, la face cachée du nucléaire » [https://www.youtube.com/watch?v=9tPoOMHxrao]

[3] [http://www.telegraph.co.uk/finance/comment/ambroseevans_pritchard/8393984/Safe-nuclear-does-exist-and-China-is-leading-the-way-with-thorium.html]

[4] [https://sciencepost.fr/2017/06/chine-commence-construction-de-premiere-ville-forestiere-monde/]
Xuan
La Chine dévoile une directive pour remporter la bataille contre la pollution



BEIJING, 24 juin (Xinhua) -- La Chine a dévoilé une directive pour renforcer de manière globale la protection écologique et environnementale et remporter la bataille contre la pollution de l'air, de l'eau et des sols.

La directive, publiée dimanche par le Comité central du Parti communiste chinois (PCC) et le Conseil des Affaires d'Etat, a spécifié les objectifs de prévention et de contrôle de la pollution que le pays souhaite atteindre d'ici 2020 et au-delà.

La Chine développera et mettra en application un plan de trois ans pour lutter contre la pollution de l'air, en se concentrant davantage sur les régions telles que la région Beijing-Tianjin-Hebei et ses alentours, et le delta du fleuve Yangtsé. Des efforts seront faits pour améliorer les structures de l'industrie, de l'énergie, de transport et de l'utilisation des terres de ces régions.

D'ici 2020, les villes avec une faible qualité de l'air doivent baisser d'au moins de 18% la densité des PM 2,5, un indicateur principal de la pollution de l'air, par rapport aux niveaux de 2015, alors que les villes de niveau préfectoral et supérieur doivent voir le nombre de jours avec une bonne qualité de l'air atteindre 80% sur un an.

Les émissions de dioxyde de soufre et d'oxyde d'azote doivent baisser de 15% au minimum par rapport aux niveaux de 2015, alors que la demande d'oxygène chimique et les émissions de nitrogène d'ammoniac doivent baisser de plus de 10%, selon le plan.

Quant à l'amélioration de la qualité de l'eau, le pays continuera à mettre en application le plan d'action sur la lutte contre la pollution de l'eau, ainsi que les systèmes de chefs de rivières et de lacs.

La Chine envisage de rendre 70% de son eau de surface potable d'ici 2020, alors que la proportion de l'eau de surface polluée doit être maintenue à moins de 5%. De plus, environ 70% de l'eau de la zone offshore du pays doit être de bonne qualité.

Face à la pollution des sols, la Chine appliquera de manière globale le plan d'action avec des mesures spécifiques pour contrôler la pollution des sols et restaurer les sols pollués, promouvoir le tri des déchets et renforcer la prévention et le contrôle de la pollution des déchets solides.

D'ici 2020, environ 90% des terres cultivables polluées pourront être utilisées avec sûreté.
Xuan
La Chine en train de gagner sa guerre à la pollution, selon une étude américaine


Boursorama AFP le 13/03/2018 à 09:25

La Chine, premier pollueur mondial, "est en train de remporter la guerre contre la pollution" atmosphérique, au point d'esquisser une augmentation de l'espérance de vie de plus de deux ans, selon une étude américaine rendue publique mardi.
A partir de données collectées par 200 récepteurs répartis dans tout le pays, l'Université de Chicago a calculé que le taux de particules fines, très nuisibles pour la santé, avait baissé de 32% entre 2013 et 2017.

Si cette tendance se maintenait, l'espérance de vie moyenne des Chinois augmenterait de 2,4 ans, selon l'étude. Les particules fines (PM 2,5) jouent un rôle dans les maladies cardiovasculaires et respiratoires ainsi que le cancer.

"Il n'y a pas d'exemple d'un pays parvenant à une réduction aussi rapide de la pollution atmosphérique. C'est remarquable" , déclare à l'AFP Michael Greenstone, qui a dirigé l'étude à l'Institut de politique énergétique de l'Université de Chicago.
Par contraste, il a fallu plus d'une dizaine d'années aux Etats-Unis pour parvenir à une amélioration comparable après l'adoption d'une loi sur l'air en 1970. "Ce que les quatre années écoulées prouvent, c'est que les choses peuvent changer, et même rapidement, avec de la volonté politique" , observe M. Greenstone.

Sous la pression de l'opinion publique, le régime communiste a lancé en 2013 un plan contre la pollution destiné à réduire d'un quart la concentration de particules fines dans certaines régions clés comme autour de Pékin et Shanghai.
"La Chine n'est pas considérée comme un pays démocratique et pourtant on constate que le gouvernement a dû prendre des mesures que l'opinion exigeait" , note M. Greenstone. La politique antipollution s'est toutefois accompagnée d'un coût économique et social, les autorités ordonnant la fermeture de milliers d'usines trop proches des centre-ville.

Elles ont également décrété fin 2017 la fin du chauffage au charbon, la principale source d'énergie en Chine, dans des régions du nord du pays, avant même que des systèmes de chauffage au gaz aient pu être installés. Des écoles de la province du Hebei (nord) ont dû se résoudre à faire classe dans la cour, où la température était moins froide qu'à l'intérieur.

L'hiver, traditionnellement marqué par des périodes de forte pollution dans le nord de la Chine, a été moins affecté cette année mais un pic de pollution frappait Pékin mardi, avec un taux de particules fines supérieur à 300 microgrammes par m3, soit plus de 12 fois la norme recommandée par l'Organisation mondiale de la santé (OMS).
Xuan
Géopolitique de l'énergie : la Chine essaie d'échapper au tout-charbon

19/01/2018

France-culture


Les villes-étapes construites sur la nouvelle "Route de la Soie".
Atelier du monde, spécialisé dans l’industrie lourde et manufacturière, dans la construction, toutes activités énergétivores, la Chine est aussi le plus gros consommateur d’énergie du monde. Selon le World Energy Outlook de l’Agence internationale de l’énergie, la Chine consomme près du quart de l’énergie mondiale. Selon les prévisions, elle en absorbera jusqu’à 28 % en 2035, quand les Etats-Unis ne s’attribueront plus que 12 % du total mondial. Significatif du rapport de puissance entre les deux pays.

Jusqu’à présent, la source d’énergie principale a été celle qui était la plus accessible sur place, à savoir le charbon. 500 millions de tonnes en 1990, six fois plus, l’an dernier. Le charbon continue à dominer le mix énergétique chinois, assurant les 2/3 de la demande.

En outre, l’équipement rapide de la population en automobiles individuelles a fait bondir la consommation d’essence. Avec 12 millions de barils par jour, la Chine est devenue aussi le plus gros importateur mondial de pétrole. D’où une dépendance envers certains producteurs. Et la nécessité absolue de contrôler les voies d’approvisionnement, préoccupation à laquelle le projet One Belt, One Road est censée apporter une réponse.

Il comporte en particulier la création de villes-étapes entre la Chine et l’Europe. Ainsi l’ancien petit village de pêcheurs de Duqm, dans le sultanat d’Oman, sur la côte désertique de la mer d’Arabie, devrait atteindre les 100 000 habitants en 2022. La Chine y investit des sommes considérables. Il y aura une raffinerie de pétrole, une usine de production de panneaux photovoltaïques, une autre de montage automobile. En échange, le sultanat réserve 77 % de son pétrole brut à la Chine. Tout le long de sa route de la soie, la Chine fait ainsi surgir des villes, comme à Khorgos, au Kazakhstan. Autant de villes-étapes pour ses approvisionnements, comme pour ses exportations vers l’Asie centrale et l’Europe.

Mais la pollution, le smog qui recouvre la plupart des grandes villes chinoises a provoqué une prise de conscience du caractère insoutenable d’un tel développement. En 2013, sur les 74 agglomérations qui ont effectué des mesures de la pollution atmosphérique, 71 dépassaient les taux considérés comme problématiques. Le président Xi JinPing a annoncé un tournant : « rendre le ciel à nouveau bleu » .

La Chine se présente dorénavant en leader des énergies renouvelables.

« On pourrait douter de la volonté effective de Pékin d’engager une transformation aussi profonde génératrice d’autant d’incertitudes » , écrit Patrick Criqui, sur le site The Conversation. Et cependant , relève-t-il, de la capacité de la Chine à enchaîner rapidement la séquence – ralentissement économique, plafonnement des émissions, décarbonation à long terme – dépend l’avenir du climat de la planète. »

La direction chinoise a annoncé que le pays atteindrait son pic d’émissions de gaz à effets de serre en 2030 et s’est engagé ensuite à les réduire progressivement. L’engagement pourrait être tenu si on considère les progrès considérables déjà accomplis par les Chinois dans l’efficacité énergétique de leur économie. Entre 1980 et 2010, l’économie chinoise a été « multipliée par un facteur 18, tandis que sa consommation en énergie n’a été multipliée que par 5 » . Soit une baisse de 70 % en intensité énergétique par unité produite. La Chine entend favoriser les énergies non fossiles (renouvelables plus nucléaire), de manière à ce qu’elles couvrent 15 % de la consommation énergétique du pays dès 2020 et 20 % en 2030.

Nick Butler, du Financial Times, doute de la capacité du pays à atteindre ses objectifs ambitieux. Les infrastructures ne sont pas prêtes pour un tel basculement, écrit-il. Les voitures électriques consomment une électricité qui est encore très majoritairement d’origine carbonée… En outre, l’industrie d’extraction du charbon emploie 4 millions de personnes. Il faudrait penser à leur reconversion.

La Chine est le leader mondial des énergies renouvelables et leur consacrerait plus de 100 milliards de dollars par an. Elle investit aussi dans des projets d’énergie renouvelable à l’étranger (32 milliards par an). Elle occupe la première place pour la construction de panneaux solaires photovoltaïques. Ses prix seraient inférieurs de près de 20 % à ceux de ses concurrents. Dans le domaine des éoliennes, elle a comblé son retard. La Chine a fait main basse sur les « terres rares », nécessaires à la fabrication des panneaux solaires, aux batteries et aux moteurs électriques. Elle a déjà administré la démonstration de l’usage géostratégique qu’elle peut faire de cette ressource, lorsqu’elle a coupé ces approvisionnements, vitaux pour ce pays, au Japon, en 2010, suite à un conflit maritime.

Enfin, la Chine mise beaucoup sur l’énergie nucléaire. L’an dernier, elle exploitait 36 réacteurs. Mais 20 autres sont en construction, dont la moitié de 3° génération. Elle s’appuie sur sa propre technologie et espère l’exporter. La Chine est en outre l’un des pays leaders sur le marché de la voiture électrique (environ 40 % du marché mondial).
Xuan
La Chine se lance dans la reforestation


globe

Le gouvernement chinois a annoncé que d’ici 2020, 23 % du territoire devraient être couverts de forêt, une proportion qui devrait atteindre 26 % à l’horizon 2035.

Rédigé par Anton Kunin, le 15 Jan 2018, à 12 h 00 min



Après des décennies de déforestation suite à la construction de villes nouvelles et à l’avancée de l’agriculture, la Chine entend regagner les hectares de forêt perdus avec un ambitieux plan de reforestation.

La Chine devrait accueillir 6,66 millions d’hectares de forêt supplémentaires en 2018

La Chine, pays tristement célèbre pour sa pollution atmosphérique occasionnée par une industrialisation et une urbanisation galopantes, va se mettre à planter des arbres. Ils seront plantés en majeure partie dans la province de Hebei qui entoure l’agglomération de Pékin. D’ici 2020, 35 % de son territoire devraient être constitués de forêts. Des plantations sont également programmées dans la province de Qinghai (au centre de la Chine).

Rien qu’en 2018, 6,66 millions d’hectares de forêt devraient être plantés en 2018, a annoncé Zhang Jianlong, président de l’Administration forestière publique. Entre 2012 et 2017, l’équivalent de 68,3 milliards d’euros ont été dépensés pour replanter des arbres dans le pays, portant la superficie totale des forêts en Chine à 208 millions d’hectares , a fait savoir le fonctionnaire.


© Mariia Goriacheva

La Chine a perdu 8 millions d’hectares de forêts en cinq ans
L’objectif de ces replantations est de faire passer la surface occupée par les forêts de 21,7 % à 23 % d’ici 2022. Selon l’observatoire Global Forest Watch, 8 millions d’hectares de forêts ont été perdus entre 2001 et 2016 en Chine. Seulement 6 % des forêts du pays sont primaires, 57 % sont d’origine naturelle et 37 % sont plantées, estime l’observatoire.

En plus des plantations de forêts proprement dites, des projets de « villes-forêts » ont également été annoncés en Chine courant 2017. Dans le cadre de ce programme devrait notamment voir le jour la « Ville forestière de Liuzhou ». Ce projet urbain doit être le premier à être articulé autour de la qualité de l’air, de la biodiversité et de l’économie d’énergie. Liuzhou pourra accueillir 35.000 habitants.
 
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