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Xuan
Nous avons déjà signalé que le terme "nouvel Hitler" ne désigne pas une personne mais la situation historique dans laquelle se trouve l'hégémonisme US, de sorte que quel que soit son président il sera conduit à tout tenter pour préserver cette domination.
Dans le cas de Trump, la comparaison était facile. Pour Biden, ce vieil homme posé et roublard il en est autrement. Mais si on considère les faits la politique de Trump n'a été modifiée que là où elle avait échoué. Les graves problèmes des USA ne sont pas résolus mais un discours plus alambiqué et politiquement correct a remplacé le rentre dedans de Donald.
On n'a pas manqué d'observer par contre comment lui-même est censuré.
Le Diplo de juillet consacre un article à ce qu'on peut considérer comme une dictature de la pensée de la social-démocratie.

L'affrontement avec la Chine a atteint des sommets dans le mensonge et la duplicité. Mais simultanément on peut observer que Biden est contraint de reculer sur certains sujets, comme Nord Stream II.
Certaines sanctions contre la Chine s'avèrent tellement contre-productives que la chaîne de l'électro-ménager commence à manquer de puces et voit ses prix s'emballer, au risque de déchaîner l'inflation dans les pays riches, c'est-à-dire précisément le cadavre qui dort dans le placard de Wall Street.

L'observation du Diplo est intéressante. La censure exercée contre Trump mais surtout contre son électorat, étouffe une contradiction de classe majeure.
N'oublions pas que notre pays reproduit bon nombre de ces caractéristiques.


_______________


Vertus politiques et économiques de l’hystérie anti-Trump

Aux États-Unis, le complotisme des progressistes


La fin de la présidence de M. Donald Trump n’a pas mis fin aux débordements qui l’ont accompagnée. Ses adversaires présentent toujours l’ancien promoteur immobilier comme un danger vital qui réclame une mobilisation de chaque instant. Au point que l’analogie avec Adolf Hitler est devenue courante, y compris chez ceux qui savent ce que parler veut dire. De telles outrances servent un objectif. Lequel ?

par Thomas Frank


Souligner à quel point M. Donald Trump a été un mauvais président est le préalable à toute appréciation sérieuse du déluge de discours délirants qui, aux États-Unis, a submergé le débat public depuis cinq ans.

À l’évidence, le milliardaire new-yorkais fut un dirigeant exécrable : égocentrique, bourré de préjugés, incapable d’empathie, infatué, inconscient des responsabilités qui lui incombaient. Il n’a cessé de mentir, y compris sur des choses facilement vérifiables, et de se comporter en démagogue, feignant de se soucier des classes populaires. Il a usé de la fonction suprême pour s’enrichir personnellement, servir ses amis et permettre aux entreprises de remodeler les lois à leur convenance. Il a récusé la légitimité de toute élection dont l’issue lui déplaisait.

Tous ces constats, à l’exception du dernier, pourraient cependant s’appliquer à nombre des dirigeants américains de ces cinquante dernières années, et notamment à certains locataires de la Maison Blanche qui sont allés beaucoup plus loin que M. Trump dans l’usage destructeur du pouvoir présidentiel. Ronald Reagan, par exemple, a déréglementé le système financier, autorisé le retour des monopoles, anéanti la puissance des syndicats, financé illégalement une guérilla d’extrême droite en Amérique centrale. M. George W. Bush a déclenché une longue guerre sur la base d’un mensonge et lancé un programme de surveillance national qui ne cesse de s’étendre. Quant à Richard Nixon, quelques clics suffiraient pour rappeler l’ampleur de ses méfaits.

Tous étaient des hommes habiles, qui poursuivaient avec une froide rationalité des objectifs fixés de longue date par leur parti. M. Trump, au contraire, a fait preuve d’une incompétence à peine croyable, tel un idiot se déchaînant contre des forces qui le dépassaient. Certes, il a fait voter d’importantes réductions d’impôts, notamment pour les entreprises, et il a promu de nombreux juges ultraconservateurs. Mais, à part ça, il n’a pas accompli grand-chose. Lui qui se présentait comme un homme fort, toujours prêt à user de son pouvoir, n’a rien fait quand une véritable urgence nationale a frappé les États-Unis avec la pandémie de Covid-19 : il a laissé les États et le secteur privé se débrouiller. Et, au printemps 2020, quand des manifestations ont éclaté dans tout le pays en réaction à la mort de George Floyd, tué par un policier, il a répondu en se plaignant des médias. Celui qu’on présentait comme une menace pour la liberté d’expression a d’ailleurs fini par être lui-même censuré, le jour où Twitter et Facebook ont fermé ses comptes.

Délirer ou se taire
Dès lors, comment interpréter la culture politique qui a dominé le pays ces cinq dernières années ? Entre 2016 et début 2021, l’écrasante majorité des commentateurs, penseurs et autres « experts » se sont accordés pour décrire M. Trump comme un tyran, un va-t-en-guerre obsédé par l’arme nucléaire, un fasciste, un nazi, le pire dirigeant de la planète depuis Adolf Hitler. Leur logorrhée était universelle, hégémonique dans presque toutes les publications, sur toutes les chaînes de télévision et stations de radio qui orientent la vie intellectuelle du pays. Être de gauche et défendre une autre interprétation n’était pas seulement inadmissible : c’était le moyen le plus sûr de nuire à sa carrière. Refuser de participer à l’hystérie revenait à se condamner au silence.

Pour comprendre cet engrenage, il faut commencer par le feuilleton qui lui servit de point de départ : la théorie selon laquelle M. Trump avait non seulement remporté les élections grâce à une intervention de la Russie, mais qu’il ne cessait de surcroît d’agir comme l’instrument d’une puissance étrangère hostile. Presque tous les médias de renom ont, à un moment ou un autre, accusé le milliardaire new-yorkais d’être un agent infiltré. Pourtant, plusieurs éléments cruciaux fondant l’hypothèse du complot russe n’ont jamais été prouvés ; d’autres ont été réfutés, comme l’affaire des primes que la Russie aurait prétendument offertes aux Afghans pour tuer des soldats américains (1). On pourrait longtemps égrener les fake news du journalisme anti-Trump. Elles se comptent par dizaines, à tel point que, d’après le journaliste Matt Taibbi, la succession frénétique de pseudo-scandales a fini par servir de modèle économique aux médias : sitôt une affaire dégonflée, une autre venait la remplacer, leur assurant des succès d’audience tout au long cette présidence (2).

Selon un recensement établi par le New York Times, 1 200 livres ont été publiés sur M. Trump entre 2016 et août 2020. Au cours de son mandat, les chaînes de télévision câblées ont rapporté ses méfaits avec un tel acharnement qu’il ne leur restait souvent plus assez de temps pour se soucier du reste de l’actualité. Son irruption sur la scène nationale leur a autant profité qu’aux plus fervents adeptes du président. Lui résister procurait par ailleurs à ces journalistes une raison d’être, comme le suggère un mème très populaire sur Internet ces dernières années : « Si vous vous êtes déjà demandé ce que vous auriez fait au temps de l’esclavage, de l’Holocauste ou du mouvement des droits civiques, vous allez à présent le découvrir »…

La guerre contre M. Trump a simplifié le monde à outrance, repeignant le moindre fait aux couleurs de l’urgence morale. Elle a transformé les médias en héros, en « combattants en première ligne dans la guerre du président Trump contre la vérité » , pour citer la description d’un ouvrage de Jim Acosta, le correspondant de Cable News Network (CNN) à la Maison Blanche (3). Elle a fait le succès de petits politiciens qui n’avaient d’autre programme que leur opposition à M. Trump, et elle a permis aux chaînes de télévision de vendre plus de spots publicitaires (4).

En termes de mots par mois de mandat, l’administration Trump doit avoir été la plus disséquée de l’histoire des États-Unis. L’hystérie « progressiste » qui l’a accompagnée n’a fait en revanche l’objet de presque aucune analyse sérieuse. Elle relève pourtant de l’histoire culturelle des années Trump, tout autant que le personnage lui-même. En fait, cette banalisation de l’outrance importe même davantage, car elle reflète les pensées et les craintes du groupe social dominant aux États-Unis, les millions de cadres et de membres des professions intellectuelles supérieures qui ont tant prospéré ces dernières décennies. Si M. Trump n’est plus autant sur le devant de la scène — pour le moment —, les « cols blancs » qui l’ont méprisé continuent de savourer leur victoire. Leur vision du monde imprègne désormais toutes les grandes institutions : la Silicon Valley, Wall Street, les universités, les médias, le secteur associatif.

Mais la frénésie des progressistes a une signification plus profonde. L’ère Trump a commencé par une dénonciation des « populistes » qui ignoraient les plus instruits et menaçaient d’instaurer un régime autoritaire aux États-Unis. Elle s’est achevée par le triomphe des classes supérieures : les grandes entreprises peuvent désormais se dépeindre à longueur de journée en combattantes de l’antiracisme ; les médias, qui se réclament de la « post-objectivité », entendent anéantir toute dissonance idéologique ; chaque faux pas politique, même infime, peut se solder par un licenciement ou par des humiliations publiques. Comble de l’ironie, nombre de démocrates qui étaient si inquiets, il y a quatre ans, de l’autoritarisme de M. Trump en sont venus à accepter l’idée de rediriger les moyens de surveillance de l’État vers l’« extrémisme intérieur ». La peur de l’autoritarisme trumpiste a ainsi favorisé un autoritarisme démocrate.

L’une des premières à faire son miel de cette grande frayeur a été Mme Amy Siskind. Ancienne cadre de Wall Street devenue fan de Mme Hillary Clinton, elle a sombré dans l’effroi en novembre 2016, après la victoire du candidat républicain. Réagissant à cet événement inconcevable, elle a entrepris de rédiger un catalogue exhaustif de tout ce que M. Trump pouvait faire de choquant, de nouveau ou de « pas normal ». Pourquoi s’embarquer dans un tel projet ? Parce que « les spécialistes de l’autoritarisme nous conseillent de dresser une liste de tous les changements subtils qui s’opèrent autour de nous, pour mieux se souvenir » , selon une phrase martelée par Mme Siskind sur son site Internet. Son catalogue se voulait une sorte de manuel pour la rédemption nationale, traçant « une carte destinée à nous aider à revenir à la normalité et à la démocratie » .

Concrètement, Mme Siskind publiait chaque dimanche une liste d’informations inquiétantes qui avaient retenu son attention au cours de la semaine écoulée. Portée par l’enthousiasme de son propre projet, elle se mit à en repérer de plus en plus. La première liste, en novembre 2016, comptait neuf éléments ; l’une des dernières, en décembre 2020, recensait 370 affronts. Entre-temps, le projet de Mme Siskind était devenu si populaire qu’elle en tira un livre, La Liste (5).

« Vous hurlez dans votre sommeil ! »
Comment la défense de la « normalité » a-t-elle pu devenir la principale préoccupation des « progressistes » ? Outre les éléments habituels du catalogue de l’indignation (la vulgarité de M. Trump, sa collusion supposée avec la Russie), les listes hebdomadaires comprenaient des choses plus banales (comme des démissions à la Maison Blanche) ou des considérations franchement rétrogrades. Mme Siskind trouvait par exemple scandaleux de critiquer la procédure d’obstruction parlementaire (filibuster) ouverte à une minorité de sénateurs (quarante sur cent), car il s’agit d’une « norme établie de longue date (6) » . Ce répertoire frénétique se prévalait bien sûr de l’expertise, les listes de Mme Siskind étant un exercice prescrit par les « spécialistes de l’autoritarisme » .

Pour analyser ce paysage tragique de normes brisées, Mme Siskind rencontra aux quatre coins du pays des experts à la fois méprisés par M. Trump et témoignant de ses affronts. Ils furent d’héroïques soldats dans cette guerre moderne contre la dictature « populiste ». Même les professions médicales devaient pouvoir ausculter la tyrannie. Quand Mme Siskind rencontre un orthodontiste au sujet d’une dent fêlée, le spécialiste lui déclare aussitôt : « C’est ce qui se passe dans les dictatures : vous hurlez dans votre sommeil ! »

Pour les experts, l’ascension de M. Trump signifiait la répudiation de leur classe. Il fallait donc le combattre comme un ennemi de classe. Tous les coups étaient permis. Les spécialistes de l’Europe de l’Est formèrent un des groupes d’experts les plus actifs. Parmi eux, Timothy Snyder, historien à l’université Yale, spécialiste du nazisme et de l’URSS, auteur en 2017 d’un livre à succès intitulé De la tyrannie (7). Il y compare à maintes reprises la rhétorique de M. Trump à celle de Hitler : le dirigeant nazi aimait le mot « luttes » et l’ex-président américain affectionne le terme « gagnant » ; les nazis détestaient la presse et M. Trump adore dénoncer les fake news — Snyder lui-même reprend malencontreusement ce terme six pages plus loin… Puis on trouve un passage associant l’homme d’affaires américain à la Shoah : « À quelle période “again” se réfère-t-il dans le slogan “Make America Great Again” ? » , interroge l’éminent professeur, ignorant apparemment que M. Trump avait repris ce slogan — « Rendre sa grandeur à l’Amérique » — à Reagan. Snyder donne un indice : « C’est le même “again” que l’on trouve dans l’expression “never again” [“plus jamais ça”, en référence au génocide des Juifs d’Europe]. »

Snyder a beau être un universitaire de haut rang, son De la tyrannie relève d’un genre très commun aux États-Unis : le manuel de survie par temps difficiles. Chaque chapitre propose donc aux lecteurs des recommandations pour résister à l’emprise du président américain d’alors : tenez tête aux méchants, comme l’a fait Winston Churchill ; nouez des amitiés, comme certains s’y employèrent dans la Pologne communiste ; honorez les journalistes et faites-leur confiance — sauf s’ils rendent publics des courriels de Mme Clinton, auquel cas ils sont proto-totalitaires.

Il serait injuste d’accabler Snyder pour avoir recouru à ces analogies entre ses adversaires et les nazis. La pratique était devenue banale pendant les années Trump. Par ailleurs, De la tyrannie n’est pas dénué d’intuitions originales. Quand l’auteur prédisait, en 2017, que les États-Unis risquaient de sombrer dans une « culture de la dénonciation », il avait parfaitement raison — à ceci près que les internautes « progressistes », et non M. Trump, allaient bientôt réclamer la défenestration des ennemis de la vertu. Il n’avait pas tort non plus de mettre en garde contre une imminente « suspension de la liberté d’expression » — à ceci près que la prophétie fut réalisée par le sympathique monopole des réseaux sociaux, Facebook et Twitter en tête, et non par le régime de M. Trump.

Dans son manuel de résistance à la dictature, Snyder s’adresse aux diplômés de l’enseignement supérieur, les implorant de commencer à agir en tant que membres d’une même classe, afin d’exercer « un certain pouvoir ». Ce genre d’invocation est récurrent. Le seul moyen d’arrêter l’autoritarisme serait de renforcer le pouvoir des figures traditionnelles de l’autorité, des « autorités autorisées », pourrait-on dire : la cohorte de diplômés qui forment la classe des commentateurs, professeurs, éditorialistes, financiers, docteurs, avocats et génies des nouvelles technologies. Depuis 2016, l’idée a été rebattue sur tous les tons : un Trump est ce que vous récoltez chaque fois que vous ne respectez pas ceux qui savent. Mais aussi : si M. Trump est bien Hitler, alors il faut écraser son mouvement, censurer ses partisans, refuser qu’ils profitent des règles de la démocratie ordinaire pour la détruire.

Douter de la parole des autorités serait le premier pas vers le « crépuscule de la démocratie », pour reprendre le titre d’un ouvrage publié en 2020 par Anne Applebaum (8). Selon cette essayiste très populaire, ce qui a mené à la terrible ère de M. Trump est la fragmentation des élites dirigeantes. Applebaum se remémore avec émotion l’époque où les intellectuels vivaient en harmonie, où ses amis s’accordaient sur les bienfaits de la mondialisation néolibérale et où tous psalmodiaient les mêmes tables de la Loi. Hélas, regrette- t-elle, certains « membres de l’élite intellectuelle et diplômée », y compris parmi ses propres amis, se sont mis à contester « le reste de l’élite intellectuelle et universitaire ». Une « trahison », estime Applebaum, qui renvoie elle aussi à Hitler.

Que des gens instruits ne s’accordent pas toujours entre eux apparaît inconcevable à l’auteure, pour qui la doctrine de la méritocratie est le mécanisme permettant à une société de choisir une élite qui croit aux mêmes choses qu’Applebaum. Penser autrement reviendrait à trahir sa responsabilité d’intellectuel. Aucun des semeurs de panique évoqués ici ne prend au sérieux les questions et les forces sociales qui ont poussé les Américains à voter pour M. Trump. Mais ils n’avaient pas besoin de s’en donner la peine. La littérature sur le mouvement qui fit corps avec l’ancien président était considérable, et, au sein des classes les plus diplômées, ses conclusions étaient connues de tous : les électeurs trumpistes étaient des Blancs pauvres, motivés par des peurs racistes destinées à expliquer leur déclassement. Il suffisait d’allumer sa télévision pour entendre une telle analyse matin, midi et soir. Les pensées et les craintes de cet électorat n’étaient donc pas un sujet digne d’intérêt pour un intellectuel.

Mais quid de ces intellectuels eux-mêmes ? Comment expliquer leur fièvre anti-Trump ? Les angoisses progressistes relatives à la menace russe, à la censure et à la dictature se sont révélées fantaisistes. La présidence Trump a été caractérisée par le narcissisme infantile et par l’incompétence, pas par le calcul machiavélique. D’autres chefs de l’exécutif, plus retors que lui, auraient profité de la crise du Covid-19 et des émeutes urbaines pour étendre les pouvoirs de la Maison Blanche. Dans le même temps, les journaux les plus puissants, qui le combattaient, confortaient leur domination. Les journalistes firent donc litière de l’« objectivité » dont ils étaient autrefois si fiers. Les progressistes autoproclamés se joignirent aux défenseurs de la surveillance d’État pour réclamer la répression des opinions politiques marginales. Avec le risque que — si M. Trump n’était pas Hitler — les libertés se retrouvent amoindries ou écrasées par ceux-là mêmes qui prétendaient être les seuls à croire en elles, que des gens qu’il aurait plutôt fallu convaincre soient transformés en ennemis irréductibles et que le libéralisme politique se trouve disqualifié pour les décennies à venir.

Le plaisir de se sentir héroïques
Les grandes figures du Parti démocrate, qui ont relayé les outrances de leurs supporteurs, ne les ont pas prises au sérieux. Sinon, comment comprendre qu’au Congrès la plupart des élus démocrates aient voté les budgets militaires faramineux présentés par l’administration Trump — une décision suicidaire si on pensait vraiment que le président, commandant en chef des armées, préparait un nouvel holocauste ? Depuis qu’ils ont repris le pouvoir, à part installer une barrière autour du Capitole et renforcer la présence policière autour du bâtiment, les démocrates n’ont d’ailleurs rien entrepris pour prévenir de futurs abus de la Maison Blanche. Après le mandat de Nixon et le scandale du Watergate, en revanche, les parlementaires des deux partis avaient voté des réformes destinées à brider le pouvoir présidentiel et à contenir le rôle de l’argent dans la politique américaine.

Au fait, quelle fonction sociale remplissent les épisodes de délire collectif ? Pourquoi les États-Unis, et d’autres pays sans doute, s’y complaisent-ils périodiquement ? On peut d’abord avancer des réponses faciles. L’hystérie, c’est amusant : les gens se sentent héroïques, ils se perçoivent comme les ultimes remparts de la civilisation. L’hystérie fait vendre : les livres deviennent des best-sellers, les groupes politiques reçoivent des donations destinées à prévenir l’apocalypse, les gens regardent la télévision à longueur de journée puisque le pire pourrait advenir à tout instant, et ils se radicalisent sous l’influence de CNN ou de Fox News, en fonction de leur camp. L’hystérie est aussi source de confusion : elle désoriente les gens, rend la pensée critique impossible dans un pays d’individualistes qui apprennent à se comporter en troupeau. Et surtout, l’hystérie motive. Alors que les deux camps prédisaient la fin du monde, le taux de participation à l’élection de 2020 a bondi à un niveau sans précédent depuis 1900 (66,7 % de la population en âge de voter, contre 51,2 % en 2000).

Pour toutes ces raisons, l’hystérie semble être devenue le mode sur lequel se jouent désormais les élections, et peut-être est-ce une bonne chose que les « progressistes » l’aient enfin compris eux aussi. Après tout, le vieux candidat falot qui représentait le Parti démocrate en 2020 peinait à susciter l’enthousiasme. Il a fallu de l’hystérie pour que M. Joseph Biden entre à la Maison Blanche. Et, somme toute, il fait un bien meilleur président que M. Trump, à tous points de vue. Doit-on pour autant éprouver de la gratitude pour une culture qui manie à ce point l’exagération permanente et agite la peur du fascisme ?

L’hystérie des années Trump comporte quelque chose de très spécifique. Le phénomène n’a pas concerné que les organes de propagande télévisée ; il a également atteint des penseurs sérieux. Considérons ici les éléments de leur cauchemar : la crainte que l’ignorance soit en marche, que les Américains aient perdu le respect des normes, des institutions et des élites, que la civilisation soit menacée par les tendances autoritaires des classes inférieures.

Cet ensemble de peurs a déjà frappé le pays par le passé. Notamment à l’été 1896, quand le Parti populiste — un mouvement qui affirmait défendre les travailleurs — choisit pour candidat à la présidence un certain William Jennings Bryan. Ce dernier, qui portait également les couleurs du Parti démocrate, dénonçait ouvertement les élites. L’union des démocrates et des populistes derrière ce candidat vaguement de gauche laissait penser qu’il avait des chances sérieuses de l’emporter, et donc de tenir sa promesse de campagne : sortir les États-Unis du système de l’étalon-or, une norme qui déterminait tout le reste. Panique à bord. Les grandes figures du journalisme, de la finance et de l’université crièrent à l’« anarchie », à la violation des engagements les plus sacrés, et traitèrent Bryan de démon, de révolutionnaire, de jacobin, de démagogue tout juste bon à entraîner les péquenauds dans un mouvement comparable à une maladie mentale. D’éminents membres du Parti démocrate, qu’il représentait pourtant, se dressèrent contre lui. La haine qu’il suscitait faisait quasiment l’unanimité au sein des élites des côtes est et ouest, qui méprisaient ce que, à leurs yeux, les « populistes » incarnaient : le rejet de l’orthodoxie financière et de leur statut de propriétaires de la nation.

Un nouvel épisode de cet ordre survint dans les années 1930, au moment où l’expérience américaine de la social-démocratie prenait de l’ampleur. Élu en 1932, au plus fort de la Grande Dépression, Franklin Roosevelt créa des emplois, encadra Wall Street, légalisa les syndicats et mit fin pour de bon à l’étalon-or. Une rage collective s’empara derechef des élites journalistiques, financières, entrepreneuriales, juridiques et économiques, coalisées pour proférer les accusations les plus folles contre le président. C’était un dictateur, un communiste, un fasciste, un dément, un démagogue qui mettait à mal la liberté et sa norme suprême : la libre entreprise si chère à l’Amérique. D’anciens dirigeants de son propre parti se liguèrent contre lui. Le Chicago Tribune tenait un compte à rebours du temps qui restait avant les élections de 1936, indiquant en première page « Plus que X jours pour sauver notre pays » .

De toute évidence, M. Trump n’a rien à voir avec Roosevelt, et l’on peine à croire que le milliardaire new-yorkais parle la même langue que Bryan, un homme profondément croyant qui détestait la vulgarité et n’avait pas une très haute opinion des magnats de l’immobilier. Mais l’opposition à ces trois personnages semble correspondre à un modèle, jusque dans ses moindres détails : l’unanimité de la bourgeoisie, l’attachement aux « normes » et aux traditions non écrites, la peur des puissances étrangères, le recours incessant à l’hyperbole, l’appui inconditionnel aux dissidents du camp du « méchant », fussent-ils les pires.

Qu’est-ce qui déclenche une telle réaction ? Dans les trois cas, on retrouve de profondes inégalités. Les discours les plus outranciers proviennent des classes les plus privilégiées de la société : autrefois, les patrons de presse, chefs d’entreprise et avocats d’affaires ; désormais, les surdiplômés qui exercent un contrôle hégémonique sur les médias et l’industrie de la « connaissance ». Dans chacun des épisodes cités, ils percevaient les mouvements politiques de leur pays comme un péril mortel pour leur propre statut.

Bryan et Roosevelt représentaient une menace évidente. Avec M. Trump, l’affaire devint plus compliquée. Il n’était assurément pas l’ennemi des riches, dont il a beaucoup réduit les impôts. Mais il a aussi piétiné l’image idyllique de la mondialisation qui se trouve au fondement de la vision bourgeoise du monde depuis les années 1990. Il a eu des mots cruels pour les médias, la Silicon Valley et Wall Street. Il a critiqué l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN) et prétendu s’opposer aux « guerres sans fin » au Proche-Orient. Enfin, bien qu’il n’ait presque rien fait pour y remédier, à l’exception de mesures protectionnistes que son successeur a eu l’intelligence politique de ne pas remettre en question, il a réveillé la colère de millions de travailleurs blancs — la hantise de l’élite éclairée depuis les années 1960.

Applebaum, Snyder et leurs acolytes savent bien que la société au sommet de laquelle ils se trouvent n’est pas saine et que des millions d’Américains méprisent l’élite diplômée (9). Quelques éléments-clés expliquent un tel rejet : l’épidémie d’opioïdes qui a fait rage dans le centre des États-Unis avant 2016, un cadeau de l’industrie pharmaceutique et de la profession médicale ; la désindustrialisation qui a affecté les mêmes aires géographiques, fruit des accords de libre-échange ; la crise financière mondiale, causée par les plus grands génies américains des mathématiques et de la finance — qui ont à peine subi les conséquences de leurs actes —, et les renflouements auxquels elle a donné lieu ; la guerre en Irak, chef-d’œuvre du corps diplomatique et des services de renseignement.

Une moitié du pays rumine son ressentiment
Monsieur Trump n’a rien fait pour résoudre ces problèmes. Pourtant, tout le monde sait qu’ils persistent. En ce moment, un camp discute, fait la leçon, réprimande, tandis que l’autre, silencieux ces derniers temps, rumine son ressentiment. Chacun sait que c’est cette dynamique malsaine qui a favorisé l’accession d’un démagogue raciste à la présidence. Et chacun sait que ce pays est au bord de l’explosion. « Les symboles culturels produits par les élites des côtes est et ouest sont ensuite diffusés sur les ondes des régions de l’intérieur du pays, analyse Anusar Farooqui sur son blog Policy Tensor. Comme il s’agit d’une route à sens unique, vous obtenez cette structure profonde où les classes populaires, depuis leurs campagnes ou leurs banlieues lointaines, observent leur culture se faire ridiculiser, dans un silence maussade et contraint. Voici le moteur qui perpétue, voire renforce, le ressentiment de classe (10). »

Il existe deux manières de réagir à une telle situation. Les progressistes pourraient exiger des mesures matérielles susceptibles de réparer cette société. Il faudrait commencer par réformer la police et le système judiciaire, tous deux entachés de racisme. Mais il faudrait aller beaucoup plus loin. Les Américains ont besoin de pouvoir se syndiquer, de pouvoir faire des études sans s’endetter à vie et vivre décemment même s’ils ne sont pas bardés de diplômes. Lorsque le président Biden annonce qu’il fera désormais respecter les lois antitrust et que son programme de travaux publics favorisera en priorité les emplois américains bien payés et ne réclamant pas toujours un niveau d’instruction élevé, il en prend le chemin, au risque de déplaire aux pourfendeurs habituels du protectionnisme qui grouillent dans son camp.

L’autre stratégie consisterait à accélérer l’autoritarisme progressiste, le haut-le-cœur face à un pays qui ne se montre pas à la hauteur des attentes éclairées de ses élites instruites. Et d’imaginer alors des moyens de faire accepter à tous l’autorité autorisée. Autrement dit, de contraindre les Américains « moisis » à entériner la vision du monde de leurs compatriotes les plus « avancés ».

La fureur anti-Trump est souvent considérée comme un phénomène progressiste, voire une renaissance de la gauche. Mais elle a aussi ouvert la voie à cette nouvelle forme d’autoritarisme, portée par des démocrates. Dans le paysage politique contemporain, on entend désormais des avocats reconnus exprimer leur aversion pour la liberté d’expression (11), des banques, des services de renseignement et des industriels de la défense déclarer leur solidarité avec les minorités opprimées (12), des élus démocrates faire pression sur Google, Facebook ou Twitter pour qu’ils recourent plus systématiquement à la censure — le tout sur fond de condamnation de la nocivité intrinsèque de la classe ouvrière blanche. Ainsi s’exprime une aristocratie qui refuse de tolérer l’existence même d’une partie appréciable de la population qu’elle gouverne. À ses yeux, les seules « normes » qui semblent désormais compter sont celles qui la maintiendront tout au sommet.

Thomas Frank

Journaliste. Auteur de The People, NO : A Brief History of Anti-Populism, Metropolitan Books, New York, 2020.
(1) Lire Serge Halimi et Pierre Rimbert, « Médias culpa », Le Monde diplomatique, juin 2021.

(2) Matt Taibbi, Hate Inc. : Why Today’s Media Makes Us Despise One Another, OR Books, New York, 2021 (1re éd. : 2019).

(3) Jim Acosta, The Enemy of the People : A Dangerous Time to Tell the Truth in America, Harper, New York, 2020.

(4) Cf. Paul Bond, « Leslie Moonves on Donald Trump : “It may not be good for America, but it’s damn good for CBS” », The Hollywood Reporter, Los Angeles, 29 février 2016.

(5) Amy Siskind, The List : A Week-by-Week Reckoning of Trump’s First Year, Bloomsbury Publishing, New York, 2018.

(6) La gauche démocrate réclame cette suppression. Le filibuster permet à présent aux républicains de retarder ou d’empêcher le plan de relance économique et de justice sociale de M. Biden…

(7) Timothy Snyder, De la tyrannie. Vingt leçons du XXe siècle, Gallimard, Paris, 2017.

(8) Anne Applebaum, Twilight of Democracy : The Seductive Lure of Authoritarianism, Doubleday, New York, 2020.

(9) Cf. Wallace Shawn, « We’re already forgetting the Trump era. His supporters won’t forget us », The New Republic, New York, 29 juin 2021.

(10) « Notes on the American impasse : Politics as trench warfare », Policy Tensor, 6 novembre 2020.

(11) Thomas B. Edsall, « Have Trump’s lies wrecked free speech ? », The New York Times, 6 janvier 2021.

(12) Lire Pierre Rimbert, « Intersectionnel lave plus blanc », Le Monde diplomatique, juin 2021.

Presse Politique Élections Démocratie Informati


Edité le 28-07-2021 à 23:13:35 par Xuan


Xuan
Attentat contre un bus au Pakistan : les USA entité terroriste ?


Peu après qu'Islamabad ait refusé l'installation d'une base US, et que le PM Pakistanais ait réaffirmé sa solidarité avec la Chine devant un journaliste US, cet attentat non revendiqué désigne très clairement ses commanditaires. Les USA essaient par tous les moyens d'enfoncer des coins entre la Chine et ses voisins comme ils l'ont fait avec l'Europe.


La Chine et le Pakistan confirment l'attaque terroriste ; qui est l'auteur le plus probable?

Par Liu Xin et Zhang Han
Publié: 16 juil. 2021 23:27

https://www.globaltimes.cn/page/202107/1228870.shtml
L'explosion d'une navette dans la province de Khyber Pakhtunkhwa au Pakistan, qui a tué neuf Chinois et quatre Pakistanais, a été confirmée comme étant une attaque terroriste, alors que le Premier ministre chinois Li Keqiang a exhorté le Pakistan à traduire les auteurs en justice lors d'un appel téléphonique avec le Premier ministre pakistanais Imran Khan vendredi. , marquant la première fois pour les deux parties de confirmer l'explosion comme une attaque terroriste après qu'elle s'est produite il y a deux jours.

Des experts en matière de sécurité et de lutte contre le terrorisme ont déclaré que les terroristes du Baloutchistan et les talibans pakistanais étaient des commanditaires possibles de l'attaque. Mais comme aucun groupe n'a revendiqué la responsabilité, il est possible que des forces d'un pays tiers soient impliquées.

Khan, en tant que chef du gouvernement pakistanais, a appelé le Premier ministre chinois Li à propos de l'incident, ce qui montre la confiance mutuelle des deux pays et l'importance que le Pakistan accorde à l'incident, dans l'espoir d'obtenir le soutien et la compréhension de la Chine.

En invitant Li pour l'appel téléphonique au nom du gouvernement et du peuple pakistanais, Khan a exprimé ses sincères condoléances au gouvernement chinois et aux familles des victimes de l'attaque terroriste qui a fait de nombreuses victimes parmi le personnel chinois. Il a également rendu compte de l'état d'avancement de l'enquête en cours et des travaux de suivi.

Le Premier ministre Li a souligné que le gouvernement chinois accordait une grande attention à la sécurité des citoyens et des organisations chinois à l'étranger. Le travail urgent actuel consiste à secourir les personnes blessées pour réduire le nombre de victimes et le travail de rattrapage.

Le bus a été attaqué mercredi matin dans le nord du Pakistan alors qu'il se dirigeait vers le projet hydroélectrique Dasu, investi par la Chine. Après l'incident, il y a eu des "tours-et-tours" pour savoir s'il s'agissait d'un attentat terroriste.

Qian Feng, directeur du département de recherche de l'Institut national de stratégie de l'Université Tsinghua, a déclaré au Global Times que les terroristes du Baloutchistan et les talibans pakistanais étaient des commanditaires possibles de l'attentat à la bombe. La province de Khyber Pakhtunkhwa est la région la plus agitée du Pakistan, car elle borde l'Afghanistan et abrite les talibans pakistanais. Bien qu'il ne soit pas certain que ce soient les talibans pakistanais qui ont commis l'attaque, cela correspondait à leur modus operandi.

Qian a déclaré que les talibans pakistanais avaient gagné en notoriété en attaquant le gouvernement, les civils et l'armée pakistanais. Ces dernières années, le groupe terroriste a ciblé des projets chinois dans le pays et lancé des attaques contre des touristes chinois, ainsi que des hommes d'affaires, car ils savent que le Pakistan attache une grande importance aux relations sino-pakistanaises, et ils visent à utiliser de telles attaques pour saboter relations bilatérales, a déclaré Qian.

Les activités des talibans pakistanais avaient été modérées pendant les efforts continus du gouvernement pakistanais contre le terrorisme, mais elles ont récemment augmenté à la suite du retrait américain d'Afghanistan, a souligné Qian.

L'incident s'est produit dans la région du Kohistan, dans le nord du Pakistan, près du Cachemire. En raison des hautes montagnes et des chemins escarpés, les organisations terroristes dispersées dans la région sont difficiles à réprimer. Le gouvernement pakistanais a également un faible contrôle dans la province avec les talibans pakistanais basés ici et utilisant leurs propres systèmes juridiques pour contrôler la région. Le projet hydroélectrique de Dasu est situé dans la région du Kohistan et avec la protection du département de la sécurité, la situation est sous contrôle. Mais pour entrer dans l'endroit, les gens doivent traverser des zones montagneuses, la sécurité n'étant pas assurée.

Wang Shida, directeur adjoint de l'Institut de recherche sur l'Asie du Sud, l'Asie du Sud-Est et l'Océanie de l'Académie chinoise de recherche sur les relations internationales contemporaines, a souligné que si la situation sécuritaire au Pakistan s'est améliorée et que le nombre d'attaques violentes a diminué, il y a eu une tendance croissante aux attaques contre des cibles chinoises au cours des deux dernières années.

Cela est principalement dû au bon déroulement du corridor économique Chine-Pakistan (CPEC), a expliqué Wang. Certaines personnes à l'intérieur et à l'extérieur du Pakistan ne veulent pas voir cela et tentent toujours de créer des incidents vicieux pour retarder les progrès, a déclaré Wang.

Les terroristes du "Mouvement islamique du Turkestan oriental (ETIM)" qui fuient l'Afghanistan vers le Pakistan pourraient également mener les attaques terroristes ciblant les Chinois, a déclaré Cao Wei, un expert en études de sécurité à l'Université de Lanzhou, au Global Times.

Cao a noté que les talibans afghans, qui abritaient autrefois les terroristes de l'ETIM dispersés dans le pays, s'efforcent d'améliorer les liens avec les pays voisins, en particulier la Chine, pour préparer un changement politique intérieur. Leur salon étant confiné en Afghanistan, certains terroristes de l'ETIM pourraient fuir pour rejoindre les talibans pakistanais.

Qian a souligné que puisqu'aucun groupe terroriste n'est venu revendiquer la responsabilité, il est possible que l'attaque ait été commise par une force tierce - une agence de renseignement d'un pays tiers. Des preuves ont été saisies sur un pays tiers essayant de gâcher le corridor économique Chine-Pakistan.

Il y a des "tours-et-tours" pour savoir si l'explosion est une attaque terroriste, certains médias spéculant sur les différends entre la Chine et le Pakistan. Quelques heures après l'incident, l'ambassade de Chine au Pakistan a publié une déclaration, qualifiant l'accident d'"attaque". Ensuite, le ministère pakistanais des Affaires étrangères a publié une déclaration, qualifiant l'incident d'accident causé par une défaillance mécanique. Fawad Ahmed Chaudhry, ministre fédéral pakistanais de l'information et de la radiodiffusion,

Cao a déclaré que ces rebondissements ne nuiraient pas aux relations bilatérales comme certains pays occidentaux l'avaient prévu. Il faut du temps pour confirmer s'il s'agit d'attaques terroristes. Le Premier ministre pakistanais a proposé d'avoir l'appel téléphonique pour faire rapport au Premier ministre Li sur l'explosion, ce qui a montré leur sincérité et l'interaction de haut niveau ainsi que la confiance mutuelle.

Qian a noté que l'incident pourrait affecter la confiance de certaines entreprises chinoises à investir au Pakistan, ce qui a besoin que le Pakistan fasse plus d'efforts pour protéger les entreprises chinoises et chinoises.

Lors de l'appel téléphonique de vendredi, Li et Khan ont également souligné les liens solides entre les deux pays. Li a également noté qu'il y a des changements complexes et profonds dans les situations mondiales et régionales. La Chine attache une grande attention aux relations sino-pakistanaises et est disposée à améliorer les communications et la coordination stratégiques, à approfondir la coopération pratique, à sauvegarder la paix et la sécurité régionales et à apporter des avantages aux deux peuples.


Edité le 17-07-2021 à 09:04:33 par Xuan


Xuan
La Maison-Blanche admet exiger de Facebook qu’il supprime des publications qu’elle juge «problématiques»


https://fr.sputniknews.com/amerique-nord/202107161045884054-la-maison-blanche-admet-exiger-de-facebook-quil-supprime-des-publications-quelle-juge/

La porte-parole de la Maison-Blanche a confié que l’administration Biden signalait à Facebook des contenus sur le Covid-19 qu’elle jugeait «problématiques» afin de les faire supprimer. L’annonce a provoqué un tollé chez de nombreux journalistes et personnalités politiques.
La Big Tech devient-elle un bras armé de l’administration Biden? C’est ce qu’affirment certains journalistes et sénateurs après la déclaration polémique de la porte-parole de la Maison-Blanche, Jen Psaki. Jeudi 15 juillet, elle a confié que l’administration Biden identifiait des messages «problématiques» que Facebook devait censurer, car ils contenaient des «informations erronées» sur le Covid-19.
«Nous sommes en contact régulier avec les plateformes de médias sociaux et ces engagements se font généralement par l'intermédiaire de membres de notre personnel supérieur et de notre équipe Covid-19, étant donné que, comme l'a dit le Dr Murthy, il s'agit d'un problème important de désinformation, en particulier sur la pandémie» , se justifie Mme Psaki.
En effet, le jour même, l’administrateur de la santé publique des États-Unis, Vivek Murthy, a publié un communiqué pour «avertir le public américain de la menace urgente que représente la désinformation en matière de santé» , laquelle «prolonge la pandémie et met des vies en danger» . Il réclame également aux entreprises du secteur de la technologie et aux réseaux sociaux de «prendre davantage de responsabilités» pour lutter contre les fausses informations.

Réactions
«Ils travaillent activement contre les droits des Américains garantis par le premier amendement [relatif notamment à la liberté d’expression et de la presse, ndlr]» , réagit Tim Young, éditorialiste pour le Washington Times.
Le journaliste Glenn Greenwald, qui fut l’un de ceux à publier les révélations d’Edward Snowden sur la surveillance de masse opérée par la NSA, affirme qu’une telle union entre une entreprise privée et les autorités est «l’une des marques de fabrique du fascisme» .
Du côté des politiques, le sénateur républicain Josh Hawley estime sur Twitter que les médias sociaux deviennent «des bras du gouvernement fédéral et de l’administration Biden». «Ce type de coordination entre le gouvernement et une grosse entreprise en situation de monopole [Facebook], c’est quelque chose d’effrayant et c’est vraiment de la censure» , complète-t-il auprès de Fox News.
Le républicain Thomas Massie, élu à la Chambre des représentants, n’hésite pas à faire le parallèle avec le roman «1984» de George Orwell, affirmant que la Maison-Blanche se transforme en «ministère de la Vérité». «Lorsque le gouvernement s’emploie à étrangler un discours avec lequel il n’est pas d’accord, il franchit une ligne» , fustige-t-il sur Twitter.

Déplacement de la vérité
Lors de la même conférence de presse, Jen Psaki a également reproché à Facebook de ne pas en faire suffisamment pour bloquer les fausses informations sur le Covid-19 et les vaccins contre le virus. La notion de fausse information a pourtant connu des changements au fil de l’épidémie. À l’instar de la France, le gouvernement américain a d’abord conseillé de ne pas porter de masque, avant de faire marche arrière.
Jusqu’à récemment, les messages selon lesquels le Covid-19 ont été fabriqués dans l’Institut de virologie de Wuhan étaient systématiquement censurés par Facebook, Twitter et YouTube, qualifiés de complotistes, avant que ces entreprises n’en décident autrement en raison de l’évolution des informations sur cette théorie. Fin mai, Joe Biden a ordonné au renseignement américain de faire la lumière sur les origines du virus, l’hypothèse du laboratoire faisant partie de celles étudiées.
Ces suppressions pour «désinformation» ont également connu des ratés. Plusieurs publicités faisant la promotion du vaccin ont été supprimées à tort par Facebook, bien qu’émanant d’organismes officiels de santé ou d’autorités locales, rapportait Politico en février.

En France, la création d’une agence nationale de lutte contre les fake news a été annoncée le 2 juin. Une soixantaine de personnes, sous l’autorité du Premier ministre, seront notamment chargées de déterminer la provenance de ces fausses informations. Elle devrait voir le jour d’ici le 26 septembre.


Edité le 16-07-2021 à 16:20:20 par Xuan


Xuan
Exclusif: des scientifiques occidentaux font face à une enquête gouvernementale et à des menaces de mort pour s'être opposés à la théorie des fuites de laboratoire COVID-19: source



https://www.globaltimes.cn/page/202107/1227825.shtml
Par les reporters du GT
Publié: 05 juil. 2021 14:18 Mis à jour: 06 juil. 2021 09:22

Peter Ben Embarek (au centre) s'entretient avec Liang Wannian (à gauche) et Marion Koopmans (à droite) après une conférence de presse pour conclure la visite d'une équipe internationale d'experts de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) dans la ville de Wuhan, dans le centre Mardi, la province chinoise du Hubei. Photo : AFP

D'éminents scientifiques américains et australiens concentrés sur la recherche des origines du COVID-19 sont maintenant confrontés à une pression politique énorme, et certains ont été mis à l'écart pour ne pas avoir cédé à la théorie du complot menée par les politiciens sur la question et ont reçu des lettres de menace anonymes avec des balles, a appris le Global Times de personnes familières avec le sujet. Des experts chinois ont exhorté les États-Unis à cesser de politiser la recherche sur la recherche de l'origine et à mener une enquête approfondie aux États-Unis.

Depuis que l'administration Biden a ordonné en mai aux agences de renseignement américaines de signaler les origines du COVID-19 dans les 90 jours, plusieurs scientifiques américains ont été mis au centre de la tempête politique. Ces scientifiques ont été confrontés à la répression des républicains. Par exemple, Anthony Fauci, qui conseille le président américain Joe Biden et dirige l'Institut national des allergies et des maladies infectieuses, a été la cible du GOP. Elise Stefanik, la présidente de la conférence House Republicans, a récemment envoyé un e-mail de collecte de fonds avec le sujet « Fire Fauci » et le sénateur Josh Hawley a également tweeté que les e-mails récemment publiés par Fauci et les reportages d'enquête sur les origines de COVID-19 sont choquants*. Le moment est venu pour lui de démissionner et d'ouvrir une enquête complète du Congrès sur les origines, selon les médias américains.

Sous une telle pression politique croissante, Fauci a été de plus en plus ambigu sur sa rhétorique. Un autre scientifique américain, qui a également participé à l'équipe conjointe OMS-Chine sur la recherche sur les origines, a également été la cible de telles attaques, a appris le Global Times. Après avoir collaboré au projet avec la Chine, Peter Daszak, président d'EcoHealth Alliance, a été récusé des travaux de la commission soutenue par l'ONU sur les origines de l'épidémie.

Une source proche du dossier a déclaré plus tôt au Global Times que le scientifique américain était personnellement menacé par des e-mails, des appels téléphoniques et des messages sur les réseaux sociaux, et que les personnes qui l'ont attaqué ont généralement des tendances d'extrême droite et même de suprémacisme blanc. Les membres du GOP du Congrès fouettent maintenant ces extrémistes.

"Il y a une campagne politique coordonnée pour saper toute personne impliquée dans le travail sur les origines si elle ne correspond pas au récit de fuite de laboratoire. Cela vient principalement des cercles de droite aux États-Unis, en Australie et en Europe, principalement au Royaume-Uni" , a-t-il ajouté. a dit la source.

Pendant ce temps, certains soi-disant "scientifiques internationaux" à la recherche d'attention ont mené des campagnes grandioses en publiant des lettres ouvertes pour demander une enquête sur les origines du COVID-19.
Il est révélateur que certains soi-disant « scientifiques internationaux » qui ont récemment appelé à une enquête sur les origines du COVID-19 étaient des politiciens aux programmes politiques. Mais de nombreux scientifiques qui défendent vraiment l'esprit de la science - l'objectivité et l'impartialité - ont été attaqués par certains gouvernements et extrémistes, ou ont même reçu des menaces de mort,Le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Wang Wenbin, a déclaré lors de la conférence de presse de routine de lundi. Wang a déclaré que la bonne idée était de mener des études scientifiques plus approfondies et détaillées dans un éventail plus large.

Menaces de mort, impossibilité de continuer à travailler

Laisser la politique prendre le pas sur la science ne prévaut pas seulement aux États-Unis, mais aussi en Australie. Le biologiste évolutionniste Edward Holmes de l'Université de Sydney, qui a publié une lettre ouverte en avril dernier, est actuellement sondé par le gouvernement australien. Dans la lettre, Holmes a affirmé qu'il n'y avait aucune preuve que le SRAS-CoV-2, le virus qui cause le COVID-19 chez l'homme, provenait d'un laboratoire de Wuhan, dans la province du Hubei (centre de la Chine). Comme beaucoup d'autres qui s'opposent à la théorie des fuites de laboratoire, Edward Holmes a reçu un certain nombre de lettres de menace avec de vraies balles, a appris le Global Times de personnes proches du dossier.

Il a été menacé que s'il continuait à exprimer des opinions sur les origines du virus, il pourrait faire face à une répression encore plus poussée, a déclaré une source proche du dossier. En raison de l'énorme pression à laquelle Holmes est confronté, il suit une psychothérapie et est incapable d'effectuer un travail de recherche scientifique normal, a déclaré la source.

Selon un rapport du Sydney Morning Herald en octobre 2020, Holmes est devenu la cible de harcèlement en ligne après avoir co-écrit un article dans Nature Medicine démystifiant la théorie du complot omniprésente selon laquelle le virus a été conçu ou s'est échappé d'un laboratoire à Wuhan. Il a également reçu des « menaces de mort » de la part de théoriciens du complot, selon le rapport.

Bien que le gouvernement et les politiciens américains aient fait avancer leur programme politique en dénigrant la Chine avec la théorie des fuites de laboratoire, ciblant un certain nombre de scientifiques mondiaux et l'Institut de virologie de Wuhan (WIV), la plupart des scientifiques se sont exprimés et ont rejeté la théorie, réitérant que le scénario le plus probable est que le virus a une origine naturelle.

Par exemple, Danielle Anderson, la seule scientifique étrangère qui a déjà travaillé au WIV, a déclaré dans un rapport de Bloomberg le 28 juin que personne qu'elle connaissait à l'institut de Wuhan n'était malade vers la fin de 2019. Récemment, le Wall Street Journal a faussement affirmé que trois chercheurs du laboratoire avaient été hospitalisés avec des symptômes pseudo-grippaux en novembre 2019. Elle a également décrit l'endroit comme ayant la désignation de biosécurité la plus élevée avec des procédures très strictes.
Après avoir déclaré à Health Feedback qu'il était "tout simplement faux" d'étiqueter le WIV comme un laboratoire de recherche sur les armes biologiques, son nom " a été si vicieusement saccagé par des extrémistes qu'elle a dû appeler la police", a rapporté dimanche le Sydney Morning Herald.
"J'ai vraiment du mal à penser que si quelque chose s'échappait d'un laboratoire, il serait aussi difficile de prouver ce concept. Entre autres choses, c'est un virus inconnu qui n'a aucun signe de génie génétique à l'intérieur" , a déclaré Massimo Galli, directeur de Maladies infectieuses à l'hôpital Luigi Sacco de Milan, a rapporté l'Adnkronos le 22 juin.

Il a déclaré qu'il y avait 99% de chances que la propagation du virus soit un événement naturel. "Cette histoire du virus de laboratoire n'a pas le moindre fondement d'un point de vue scientifique à poursuivre ,

Prochain pays pour retracer les origines du virus : les États-Unis

L'Institut national de la santé des États- Unis a publié une nouvelle étude sur les tests d'anticorps suggérant que le virus était présent dans certains États fin décembre 2019, plus tôt que le premier cas signalé dans le pays en janvier 2020. Avec certains scientifiques américains signalant davantage de cas antérieurs, les scientifiques chinois ont insisté pour que ces cas servent de preuves pour la prochaine étape dans les enquêtes de recherche de virus aux États-Unis.

Dans l'étude All of Us , publiée le 15 juin par les instituts américains, les chercheurs ont analysé plus de 24 000 échantillons de sang stockés fournis par les participants au programme dans les 50 États entre le 2 janvier et le 18 mars 2020. "Dans cette étude, les premiers échantillons positifs provenaient de participants de l'Illinois et du Massachusetts les 7 et 8 janvier 2020, respectivement, suggérant que le virus était présent dans ces États fin décembre » , a-t-il déclaré.
Cependant, les auteurs de l'étude ont noté plusieurs limites à leur étude. Alors que l'étude comprenait des échantillons de partout aux États-Unis, le nombre d'échantillons de nombreux États était faible.
Yang Zhanqiu, virologue de l'Université de Wuhan, a déclaré lundi au Global Times que la recherche a montré que l'épidémie aux États-Unis est probablement apparue plus tôt qu'à Wuhan. En d'autres termes, l'épidémie aux États-Unis a probablement été causée par un virus domestique plutôt que par un virus transmis depuis Wuhan.

Mais des enquêtes épidémiologiques à plus grande échelle sont nécessaires aux États-Unis pour identifier la relation entre ces cas et ceux d'autres pays et régions, y compris Wuhan, afin de déterminer l'origine et la voie de transmission du virus.
Yang a mentionné les épidémies de grippe et de pneumonie liées à l'utilisation de la cigarette électronique aux États-Unis avant la pandémie de COVID-19, appelant les États-Unis à publier des enquêtes épidémiologiques sur ces épidémies, le cas échéant, pour savoir si elles étaient Cas de covid19.
Les États-Unis ont presque toutes les variantes qui se propagent dans le monde, sur cette base, le virus est très probablement originaire des États-Unis plutôt que du laboratoire de Wuhan, selon Yang.

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* Fauci avait défendu l'origine naturelle du virus avant de retourner sa veste lors de la reprise par Biden de la campagne sur le virus échappé du laboratoire de Wuhan et de sa demande d'enquête sous 90 jours.
Xuan
Le plan de relance de Biden est compromis


https://www.globaltimes.cn/page/202106/1227478.shtml
En s'accrochant fermement à l'industrialisation, la Chine gagnera la compétition avec les États-Unis

Par Ding Gang 30 juin 2021
Les valeurs des cinq premières entreprises américaines - Apple, Amazon, Alphabet, Microsoft et Facebook - ont augmenté de 1 280 milliards de dollars depuis le début de l'année. Les analystes pensent que l'année 2021 sera probablement la même que l'année dernière - une autre année de carnaval des géants américains de la haute technologie.
Mais derrière ce carnaval se cache l'approfondissement de la virtualisation de l'économie américaine. Cela rendra encore plus lointain l'objectif de l'administration Biden de stimuler les infrastructures américaines et de relancer son secteur manufacturier.
Cela n'a rien à voir avec l'argent. Il s'agit de savoir si la structure économique américaine peut soutenir les opérations d'un "grand empire".
La désindustrialisation ne signifie pas une diminution substantielle de la proportion de l'industrie manufacturière dans le PIB américain. Elle signifie que les variétés industrielles et les emplois correspondants disparaissent. En fait, le volume de la production manufacturière américaine est encore important, mais d'une manière générale, l'investissement américain dans l'économie réelle est en déclin, avec de nombreuses usines fermées, des emplois perdus définitivement et des opportunités d'emploi transférées à l'étranger.
La désindustrialisation des États-Unis est en marche depuis longtemps. La proportion de la population active dans le secteur manufacturier a atteint un pic de 28 % en 1965, mais en 1994, ce chiffre était tombé à 16 %.
Au cours de la décennie 2000-2010, les États-Unis ont perdu 36 % des possibilités d'emploi dans le secteur manufacturier. Après cette période, les opportunités d'emploi ont un peu augmenté, mais la pandémie de COVID-19 en 2020 a fait revenir le taux d'emploi aux niveaux de 2010. Avec l'atténuation de la pandémie, l'emploi a commencé à reprendre, mais la plupart des emplois sont liés au secteur des services.
La désindustrialisation a eu un effet destructeur direct sur l'économie nationale et sur des communautés entières. En l'absence d'autres opportunités économiques, elle a entraîné le déclin de la classe moyenne et a engendré la pauvreté. La désindustrialisation à long terme a entraîné la perte de travailleurs qualifiés dans le secteur manufacturier.
En conséquence, les bases autrefois glorieuses de la région manufacturière de Five Lakes sont devenues des ceintures de rouille désolées. La fermeture d'une usine signifie toujours la chute d'une ville.
Pendant ce temps, de plus en plus de familles de la classe moyenne ne permettront pas à leurs enfants de travailler dans des secteurs ouvriers ou d'étudier des sujets liés à la fabrication. Les enfants de nombreux Chinois aux États-Unis que je connais ont choisi la finance, les technologies de l'information et les biotechnologies. Cela a fini par entraîner des changements dans l'enseignement supérieur américain.
L'un des principaux effets de la désindustrialisation est que les travailleurs peu qualifiés ont désormais moins de possibilités d'améliorer leurs capacités techniques, car le secteur s'est rétréci. Le résultat social de cette situation a été la diminution des revenus de la classe moyenne et de la classe moyenne inférieure.
Le développement des pays modernes s'accompagne toujours d'une industrialisation, et leur déclin commence souvent par une désindustrialisation. Avoir une monnaie de réserve est un avantage des empires. Cependant, le recul de l'industrialisation dû au statut croissant de monnaie de réserve déstabilise les fondements des empires. Le Royaume-Uni est un exemple typique de ce processus.
Alex Hochuli, un universitaire brésilien, a publié un article intitulé "The Brazilianization of the World" dans l'American Affairs Journal en mai. Il écrit : "En Occident, de moins en moins de travailleurs sont impliqués dans une activité économique qui produit une nouvelle valeur. Cette crise de la société du travail, ou de la modernisation par le travail formalisé, a commencé dans le tiers-monde, puis a touché le deuxième monde, et est maintenant parmi nous dans le premier monde."
La désindustrialisation a modifié la politique intérieure et extérieure des États-Unis. Les relations actuelles entre la Chine et les États-Unis sont, en fait, le résultat de la désindustrialisation américaine. Les États-Unis attribuent leur propre déclin à l'émergence de la Chine, en particulier à la concurrence de l'industrie manufacturière chinoise en plein essor. Les politiques d'endiguement des États-Unis à l'égard de la Chine sont souvent empreintes d'anxiété et d'un sentiment de perte.
Joe Biden sera-t-il capable de faire renaître l'industrie manufacturière américaine par des ajustements politiques ? C'est peu probable. Il n'existe aucun précédent dans le monde où un pays peut se réindustrialiser après s'être désindustrialisé.
La concurrence future entre la Chine et les États-Unis ne se jouera pas seulement dans le domaine des hautes technologies, mais aussi dans un large éventail de secteurs d'industrialisation. L'économie réelle en est le fondement. C'est l'avantage de la Chine, qui doit être consolidé et développé davantage.
Pour le moment, la Chine semble avoir conservé un avantage dans l'économie réelle. Pourtant, certains signes indiquent une tendance à la désindustrialisation dans le pays. La Chine doit donc apprendre davantage de l'Allemagne, qui reste la base manufacturière de l'Europe grâce au maintien et au développement à long terme de ses industries de base.
L'Allemagne n'est peut-être pas en mesure de réaliser des transformations structurelles économiques centrées sur la finance. Mais l'Allemagne peut maintenir les investissements de son économie réelle à un niveau relativement élevé grâce à des politiques efficaces qui, à leur tour, ont contribué à consolider son économie réelle.
S'en tenir à l'industrialisation, offrir davantage de soutien à l'économie réelle et poursuivre la réalisation d'industries de haute technologie sur la base solide de l'industrialisation, toutes ces politiques ont été inscrites dans le 14e plan quinquennal de la Chine (2021-25).
L'auteur est rédacteur en chef du Quotidien du Peuple et actuellement chercheur principal au Chongyang Institute for Financial Studies de l'Université Renmin de Chine.
Xuan
Sanders s'est rangé dans le camp de l'impérialisme.


Une intéressante analyse de Global Times sur les positions de Sanders à propos de la Chine. D'une part il s'oppose au conflit, mais d'autre part il ne veut pas renoncer à l'hégémonisme, ne s'oppose pas au bashing antichinois, et il souhaite une Chine libéralisée.
On notera sa critique des relations commerciales avec la Chine qui "a permis aux entreprises américaines de quitter le pays, entraînant la perte d'un grand nombre d'emplois dans le pays" . En fait ce sont les entreprises US qui ont préféré s'exiler, mais il ne le leur reproche pas, il fait le reproche aux relations commerciales, et sa position confine celle de Trump sur ce point.



La prescription de Sanders pour les malheurs américains est-elle meilleure que celle des faucons de Washington ?

Par Yu Ning
Publié: 21 juin 2021 22:28

https://www.globaltimes.cn/page/202106/1226737.shtml

Dans cette image fixe vidéo de la campagne présidentielle de Bernie Sanders, Sanders annonce la suspension de sa campagne présidentielle mercredi, depuis Burlington, Vermont. Photo : AFP



Dans un article d'opinion pour la revue Foreign Affairs intitulé "Washington's Dangerous New Consensus on China" jeudi, le sénateur américain Bernie Sanders s'est prononcé contre un chœur "dangereux" qui pousse à une nouvelle guerre froide avec la Chine. Il a déclaré qu'il était "affligeant et dangereux" qu' "un consensus à croissance rapide émerge à Washington qui considère la relation américano-chinoise comme une lutte économique et militaire à somme nulle" .

Sanders pense que par rapport à l'organisation de la politique étrangère américaine autour d'une " confrontation mondiale à somme nulle avec la Chine ", il existe une meilleure voie à suivre. Il a suggéré que les États-Unis se rendent plus compétitifs avec la Chine en revitalisant la démocratie américaine, en restaurant la confiance des gens dans le gouvernement en répondant aux besoins longtemps négligés des familles de travailleurs, en créant des millions d'emplois bien rémunérés, en reconstruisant les infrastructures américaines en ruine et en luttant contre le changement climatique. Il a également appelé à une coopération avec la Chine dans des domaines tels que le changement climatique, les pandémies et la prolifération nucléaire.

Sanders considère les contradictions internes des États-Unis à travers le prisme des relations sino-américaines et du point de vue du rétablissement du leadership mondial des États-Unis. Alors que les États-Unis sont en proie à divers maux sociaux, notamment l'affaiblissement de la démocratie, l'élargissement des écarts de richesse et une crise croissante du chômage, il pense que les États-Unis devraient se concentrer davantage sur les défis nationaux plutôt que sur la Chine.

Les élites politiques américaines actuelles sont coincées dans une mentalité de guerre froide lorsqu'elles traitent avec la Chine, mais Sanders pense qu'elles ont prescrit à Washington le mauvais médicament pour gérer les relations avec la Chine. "Sanders propose une prescription qui, selon lui, est moins dangereuse et pourrait aider à résoudre les problèmes intérieurs des États-Unis ", a déclaré au Global Times Li Haidong, professeur à l'Institut des relations internationales de l'Université des affaires étrangères de Chine.

Sanders a raison de dire que les États-Unis ne devraient pas s'engager dans une " confrontation mondiale à somme nulle avec la Chine" . Mais dans son article, Sanders écrit également que les Américains devraient s'opposer aux prétendus vols de propriété intellectuelle et aux violations des droits de l'homme de la Chine, et a appelé à s'inquiéter des " ambitions mondiales agressives de la Chine" . Ce n'est pas une dérogation au nouveau consensus sur la Chine formé à Washington auquel il s'oppose.

Zhang Tengjun, chercheur adjoint à l'Institut chinois d'études internationales, a déclaré qu'accuser la Chine de violer les droits de l'homme est devenu un politiquement correct aux États-Unis, et bien que Sanders soutienne le renforcement de la coopération avec la Chine dans certains domaines, il ne contestera pas le politiquement correct et doit répondre aux voix dominantes envers la Chine.

Sanders a également fait valoir que la décision d'accorder à la Chine le statut de " relations commerciales normales permanentes" il y a plus de 20 ans, à laquelle il s'était opposé à l'époque, était désastreuse. Selon lui, cela n'a pas conduit à la libéralisation économique de la Chine mais a permis aux entreprises américaines de quitter le pays, entraînant la perte d'un grand nombre d'emplois dans le pays. Cependant, il néglige le fait que les États-Unis dans leur ensemble ont également énormément bénéficié de la normalisation des relations commerciales avec la Chine. Ce qui a mal tourné, c'est le système américain de distribution de la richesse, en vertu duquel les bénéfices que les grandes entreprises américaines tirent du marché chinois ne sont pas équitablement partagés avec le public américain.

Les États-Unis sont maintenant confrontés à de nombreux défis intérieurs épineux. Des incidents tels que les émeutes du 6 janvier à Capitol Hill ont suggéré qu'il existe un profond mécontentement fermentant au sein de la société américaine. Le pays a besoin d'une réforme en profondeur pour résoudre la crise intérieure. Les États-Unis peuvent-ils rassembler leurs forces et se ressaisir ?
Cependant, au lieu de réfléchir à la manière de s'attaquer aux maux de tête nationaux, les politiciens et les élites politiques américains sont plus enclins à faire de pays comme la Chine et la Russie des ennemis et à préconiser une approche conflictuelle.
On ne sait pas comment des politiciens tels que Sanders peuvent aider à corriger la politique imprudente des États-Unis en Chine.
Xuan
Visage aimable ou loup guerrier ?


Récemment Xi Jinping a mis l'accent sur la faiblesse du discours international de la Chine, par rapport au concert sans fausse note de l'occident, calé sur la baguette de Washington.

Il a appelé à donner un visage plus aimable de la Chine, et certains milieux nationalistes libéraux chinois se sont même élevés contre les "loups guerriers" qui isolaient la Chine.

Et en effet certains politiciens européens - du second monde donc - s'étaient plaint des wolfs warriors , Le Drian le premier mais il faut dire qu'il s'en était donné la peine et présenté son cul à cet effet.
Mais bien que membres du second monde et dominés par les USA des pays européens comme la France se sont conduits comme des larbins de l'hégémonisme, développant un syndrome de Stockholm particulièrement aigu, et ont crié encore plus fort que leurs maîtres.
Une petite mise au point de l'ambassadeur Lu Shaye, pour remettre les pendules à l'heure.



«Je suis très honoré d’être qualifié de “loup combattant” parce qu’il y a tant de hyènes folles qui attaquent la Chine» ( Lu Shaye)

Aymerich Michel 20 Juin 2021



Les phrases surlignées en gras le sont par moi.

Par Michel Aymerich

L'ambassadeur de Chine à Paris, Lu Shaye, a accordé dernièrement une interview à un organe de la presse bourgeoise française, L'Opinion . Je partage plus bas cette excellente interview et salue à l'occasion -une fois n'est pas coutume- la retenue du journaliste.

A cette occasion, entre autres réponses toutes délicieusement pertinentes, l’ambassadeur a eu des mots qui ne peuvent que plaire aux internationalistes que sont et se doivent de l'être les communistes de France vis à vis du Parti communiste chinois dirigeant la République populaire de Chine : «Nous sommes dans une situation où ce sont les agresseurs qui accusent les victimes d’être agressives . Parce que la Chine n’a jamais eu un rôle de provocatrice. Ce que nous faisons, c’est de nous défendre . Nous sommes sur la défensive. Défendre les intérêts, l’image et la dignité de la Chine parce qu’elle a été sous les feux des critiques pendant toute l’année. Pourquoi n’aurions-nous pas le droit de riposter ? En nous refusant ce droit, cela illustre l a condescendance, l’arrogance et l’égocentrisme du monde occidental parce qu’il a l’habitude d’attaquer ou d’accuser impunément les autres. Cette fois-ci, la Chine a riposté et il se sent agressé.

«Je suis très honoré d’être qualifié de “loup combattant” parce qu’il y a tant de hyènes folles qui attaquent la Chine»


«Vous considérez cela comme une forme d’injustice ?

«Oui. Comme à l’accoutumée, il voudrait museler la Chine, museler les diplomates chinois.
«L’expression « loup combattant » a un sens positif en Chine parce que c’est un soldat courageux qui défend la patrie [1]. Je suis très honoré d’être qualifié de «loup combattant » parce qu’il y a tant de hyènes folles qui attaquent la Chine. Nous sommes les soldats qui défendons la Chine contre ces hyènes folles. »


Voilà qui n’a pas l’heur de plaire à l’imMonde [2] :
https://www.lemonde.fr/international/article/2021/06/17/l-ambassadeur-de-chine-en-france-et-la-guerre-de-l-opinion-publique_6084555_3210.html

Remarquons que parmi les deux journalistes de cet organe informel (il n’est pas l’unique…) du régime français, il y a Nathalie Guibert. Cette journaliste qui n’avait rien moins que désinformé les lecteurs en produisant la fable de l’invention par la chaîne de télévision chinoise CGTN d’une journaliste française bel et bien existante [3], laquelle dérangeait le sombre calendrier atlantiste par ses témoignages sur la réalité de la situation dans la province chinoise du Xinjiang [4].


Les individualités douées d'une personnalité critique saisiront le message sans qu'il soit besoin de l'expliciter outre mesure. Les autres ne sont que de la chair à canons idéologiques...

Déjà au mois de mars [5], n'en déplaise à celles et ceux animés d'une culture impériale [6] (reflet de l'idéologie organique aux régimes du capitalisme-impérialiste...), l'ambassade avait annoncé :

Il y a des gens qui souhaitent voir la diplomatie chinoise devenir une diplomatie d’« agneaux », qui encaisse les attaques sans broncher. Cette époque est bel et bien révolue !

https://twitter.com/AmbassadeChine/status/1373905786146000899?ref_src=twsrc%5Etfw%7Ctwcamp%5Etweetembed%7Ctwterm%5E1373905786146000899%7Ctwgr%5E%7Ctwcon%5Es1_&ref_url=https%3A%2F%2Fa-contre-air-du-temps.over-blog.com%2F2021%2F06%2Fje-suis-tres-honore-d-etre-qualifie-de-loup-combattant-parce-qu-il-y-a-tant-de-hyenes-folles-qui-attaquent-la-chine-lu-shaye.html

___________________


NOTES :

[1] Mao avait expliqué comment patriotisme et internationalisme sont reliés entre eux :

« XVIII. LE PATRIOTISME ET L'INTERNATIONALISME
Le communiste, qui est internationaliste, peut-il être en même temps patriote?
Nous pensons que non seulement il le peut, mais le doit.
Ce sont les conditions historiques qui déterminent le contenu concret du patriotisme.
Il y a notre patriotisme à nous, et il y a le «patriotisme» des agresseurs japonais et celui de Hitler, auxquels les communistes doivent s'opposer résolument.
Les communistes japonais et allemands sont pour la défaite de leur propre pays dans la guerre.
Il est dans l'intérêt de leurs peuples de contribuer par tous les moyens à la défaite des agresseurs japonais et à celle de Hitler, et plus cette défaite sera complète, mieux cela vaudra. . .
Car les guerres entreprises par les agresseurs japonais et par Hitler sont aussi funestes pour les peuples du Japon et de l'Allemagne que pour les peuples du monde. Il en va autrement de la Chine, qui est victime de l'agression.
C'est pourquoi les communistes chinois doivent unir le patriotisme à l'internationalisme.
Nous sommes à la fois des internationalistes et des patriotes, et notre mot d'ordre est de combattre l'envahisseur pour défendre la patrie.
Pour nous, le défaitisme est un crime, et la lutte pour la victoire dans la Guerre de Résistance est un devoir auquel nous ne pouvons nous soustraire.
Car seul le combat pour la défense de la patrie permet de vaincre les agresseurs et de libérer la nation.
Et cette libération seule rend possible l'émancipation du prolétariat et de tout le peuple laborieux.
La victoire de la Chine sur ses agresseurs impérialistes aidera les peuples des autres pays.
Dans la guerre de libération nationale, le patriotisme est donc une application de l'internationalisme.» http://classiques.chez-alice.fr/mao/PLR4.html
[2] https://www.lemonde.fr/international/article/2021/06/17/l-ambassadeur-de-chine-en-france-et-la-guerre-de-l-opinion-publique_6084555_3210.html?fbclid=IwAR0kdeYVnUx-zSYZ8LTufH7-iP5G1xWpNtK0-N7fa-3EKsNiEnEk57Far2Y
[3] https://a-contre-air-du-temps.over-blog.com/2021/04/laurene-beaumond-existe-n-en-deplaise-aux-piteuses-accusations-anti-chine-du-journal-le-monde-et-d-antoine-bondaz.html
[4] https://a-contre-air-du-temps.over-blog.com/2021/04/mon-xinjiang-halte-a-la-tyrannie-des-fake-news.html
[5] https://a-contre-air-du-temps.over-blog.com/2021/03/l-epoque-ou-la-diplomatie-chinoise-etait-contrainte-de-faire-profil-bas-est-revolue.html
[6] https://a-contre-air-du-temps.over-blog.com/2020/04/les-blancs-veulent-ils-encore-buter-les-jaunes.html
Xuan
Biden vaut enchaîner l'UE à ses visées bellicistes :


Otan: Biden qualifie d' "obligation sacrée" l'Article 5 prévoyant de défendre un allié attaqué
Xuan
Le G7 2021, désespérément en quête de pertinence

PAR ADMIN · PUBLIÉ 12 JUIN 2021 · MIS À JOUR 12 JUIN 2021
http://www.entelekheia.fr/2021/06/12/le-g7-2021-desesperement-en-quete-de-pertinence/

Le G7, ouvert hier en grande pompe, ne représente plus qu’un collectif de pays vieillissants, paralysés par un système obsolète (son propre fonctionnement interdisant toute réforme salvatrice à cause de son incapacité structurelle à réguler les entreprises les plus puissantes, devenues de véritables forteresses hors-la-loi) et qui se retrouvent, en conséquence, irrémédiablement à la traîne de la marche du monde.

Par Pepe Escobar
Paru sur Asia Times sous le titre G7: Desperately Seeking Relevancy

Le G7 en Cornouailles pourrait au premier abord être considéré comme une rencontre saisissante entre « L’Amérique est de retour » et la « Grande-Bretagne globale ».

La situation générale est toutefois beaucoup plus délicate. Trois sommets consécutifs – le G7, celui de l’OTAN et le sommet EU-US – ouvriront la voie à une rencontre à haute tension très attendue : le sommet Poutine-Biden à Genève – qui ne sera certainement pas un « reset ».

Les intérêts dominants cachés derrière l’hologramme qui porte le nom de « Joe Biden » ont un programme mondial clair : embrigader les démocraties industrialisées – en particulier celles d’Europe – et les maintenir sur le pied de guerre contre ces menaces « autoritaires » pour la sécurité nationale des États-Unis, la Russie et la Chine « malfaisantes ».

C’est comme un retour à l’époque oh, si stable de la guerre froide des années 1970, avec James Bond combattant des démons étrangers et Deep Purple subvertissant le communisme. Eh bien, les temps changent. La Chine est tout à fait consciente qu’aujourd’hui, le Sud mondial « représente près des deux tiers de l’économie mondiale, contre un tiers pour l’Occident : dans les années 1970, c’était exactement le contraire » .

Pour le Sud global – c’est-à-dire l’écrasante majorité de la planète – le G7 n’est pas vraiment pertinent. Ce qui compte, c’est le G20.

La Chine, superpuissance économique montante, est issue du Sud et est un pays leader au sein du G20. Et quels que soient leurs problèmes internes, les acteurs européens du G7 – l’Allemagne, la France et l’Italie – ne peuvent pas se permettre de contrarier Pékin sur le plan économique, commercial et des investissements.

Un G7 refondu en croisade sinophobe ne trouvera pas preneur. Le Japon et les invités spéciaux en Cornouailles : la Corée du Sud, puissance technologique, ainsi que l’Inde et l’Afrique du Sud (toutes deux membres des BRICS), se sont vus offrir la carotte d’une éventuelle adhésion élargie.

L’offensive de Washington en matière de relations publiques se résume à se vendre comme le primus inter pares de l’Occident, en tant que leader mondial revitalisé. La raison pour laquelle le Sud n’y croit pas est illustrée par ce qui s’est passé au cours des huit dernières années. Le G7 – et en particulier les Américains – n’ont tout simplement pas pu répondre à la stratégie de commerce et de développement pan-eurasienne de grande envergure de la Chine, l’initiative « Belt and Road » (BRI).

La « stratégie » américaine jusqu’à présent – la diabolisation 24/7 de la BRI en tant que « piège de la dette » et machine de « travail forcé » – n’a pas marché. Aujourd’hui, trop tard, arrive la mise en place d’un plan du G7 impliquant des « partenaires » tels que l’Inde, pour « soutenir », du moins en théorie, de vagues « projets de haute qualité » dans le Sud, notamment l’ « initiative Clean Green », axée sur le développement durable et la transition écologique, qui sera discutée lors des sommets du G7 et de l’UE.

Comparée à la BRI, l’initiative « Clean Green » peut difficilement être qualifiée de stratégie géopolitique et géo-économique cohérente. La BRI a été approuvée et soutenue par plus de 150 États-nations et organismes internationaux, dont plus de la moitié des 27 membres de l’UE.

Les faits sur le terrain disent la vérité. La Chine et l’ASEAN sont sur le point de conclure un accord de « partenariat stratégique global ». Les échanges entre la Chine et les pays d’Europe centrale et orientale (PECO), également connus sous le nom de groupe 17+1, qui comprend 12 nations de l’UE, continuent de se développer. La route de la soie numérique, la route de la soie de la santé et la route de la soie polaire continuent de progresser.

Ce qui reste sont des grommellements occidentaux à propos de vagues investissements dans la technologie numérique – peut-être financés par la Banque européenne d’investissement, dont le siège est au Luxembourg – pour couper « l’avancée autoritaire » de la Chine dans le Sud mondial.

Le sommet UE-US pourrait lancer un « Conseil du commerce et de la technologie » pour coordonner les politiques relatives à la 5G, aux semi-conducteurs, aux chaînes d’approvisionnement, aux contrôles des exportations et aux règles et normes technologiques. Un petit rappel : l’UE et les États-Unis ne maîtrisent tout simplement pas la complexité de cet environnement. Ils ont grandement besoin de la Corée du Sud, de Taïwan et du Japon.

Une minute, Monsieur le percepteur

Pour être honnête, le G7 a peut-être rendu un service public au monde entier lorsque ses ministres des finances ont conclu un accord prétendument « historique », samedi dernier à Londres, sur un impôt mondial minimal de 15 % pour les sociétés multinationales.

Le triomphalisme était de mise – avec moult louanges extasiées sur la « justice » et la « solidarité fiscale », combinées à de très mauvaises nouvelles pour les différents paradis fiscaux.

En fait, c’est un tout petit peu plus compliqué.

Cette taxe fait l’objet de discussions au plus haut niveau de l’OCDE à Paris depuis plus de dix ans maintenant, notamment parce que les États-nations perdent au moins 427 milliards de dollars par an en raison de l’évasion fiscale des multinationales et autres multimilliardaires. En ce qui concerne le scénario européen, cela ne tient même pas compte des pertes de TVA dues à la fraude – ce que pratique allègrement Amazon, entre autres.

Il n’est donc pas étonnant que les ministres des finances du G7 aient eu Amazon, la compagnie qui vaut 1 600 milliards de dollars, dans leur ligne de mire. La division « Cloud » d’Amazon doit être traitée comme une entité distincte. Si la taxe mondiale de 15 % est ratifiée, le groupe méga-tech devra payer plus d’impôts sur les sociétés dans certains de ses plus grands marchés européens – Allemagne, France, Italie, Royaume-Uni.

Alors oui, il s’agit surtout de Big Tech – des experts en fraude profitant de paradis fiscaux situés à l’intérieur même de l’Europe, comme l’Irlande et le Luxembourg. La manière dont l’UE a été construite a permis à la concurrence fiscale entre les États-nations de virer à la gangrène. En discuter ouvertement à Bruxelles reste un tabou virtuel. Dans la liste officielle des paradis fiscaux de l’UE, on ne trouve pas le Luxembourg, les Pays-Bas ou Malte.


  • Tout ceci ne serait-il donc qu’une opération de com’ ? C’est possible. Le problème majeur est qu’au Conseil européen – où les gouvernements des États membres de l’UE discutent de leurs problèmes – on a traîné les pieds pendant longtemps et, en quelque sorte, délégué l’ensemble du dossier à l’OCDE.

    En l’état actuel des choses, les détails de la taxe de 15 % sont encore vagues, alors même que le gouvernement américain pourrait en récolter les plus grands bénéfices, étant donné que ses multinationales ont transféré des sommes massives à travers toute la planète pour éviter l’impôt américain sur les sociétés. Sans compter que personne ne sait quand et comment ou même si l’accord sera accepté et mis en œuvre au niveau mondial : ce sera une tâche herculéenne. Au moins, il sera à nouveau discuté, lors du G20 à Venise en juillet.

    Ce que veut l’Allemagne

    Sans l’Allemagne, il n’y aurait pas eu d’avancée réelle sur l’accord d’investissement UE-Chine à la fin de l’année dernière. Avec la nouvelle administration américaine, l’accord est à nouveau au point mort. La chancelière sortante, Mme Merkel, est opposée au découplage économique entre la Chine et l’UE, tout comme les industriels allemands. Il sera très intéressant de suivre cette intrigue secondaire au G7.

    En résumé : L’Allemagne veut continuer à se développer en tant que puissance commerciale mondiale en utilisant son importante base industrielle, tandis que les Anglo-Saxons ont complètement abandonné leur base industrielle pour adopter une financiarisation non productive. Et la Chine, pour sa part, veut commercer avec la planète entière. Devinez qui est hors-jeu.

    Si l’on considère le G7 comme un rassemblement de facto de l’hégémon américain avec ses hyènes, ses chacals et ses chihuahuas, il sera également très intéressant d’en observer la sémantique. Quel degré de « menace existentielle » sera attribué à Pékin – notamment parce que, pour les intérêts qui se cachent derrière l’hologramme « Biden », la véritable priorité est l’Indo-Pacifique ?

    Ces intérêts n’ont que faire d’une UE aspirant à plus d’autonomie stratégique. Washington annonce toujours ses diktats sans même prendre la peine de consulter préalablement Bruxelles.

    Voilà donc en quoi consistera ce triplet de sommets – G7, OTAN et UE-US : un hégémon qui fera tout pour contenir/éloigner l’émergence d’une puissance montante en enrôlant ses satrapes pour « combattre » et préserver ainsi « l’ordre international fondé sur des règles » qu’il a conçu il y a plus de sept décennies.

    L’histoire nous dit que cela ne marchera pas. Deux exemples : les empires britannique et français n’ont pas pu arrêter la montée des États-Unis au 19e siècle ; et l’axe anglo-américain n’a arrêté la montée simultanée de l’Allemagne et du Japon qu’au prix de deux guerres mondiales, avec l’empire britannique aujourd’hui détruit et l’Allemagne redevenue la première puissance en Europe.

    La réunion de « L’Amérique est de retour » et de la « Grande-Bretagne globale » en Cornouailles doit donc être considérée comme une simple note de bas de page de l’histoire.

    Traduction et note d’introduction Corinne Autey-Roussel



  • Note de la traduction :
    Voici la liste établie par Forbes en 2010 des principaux paradis fiscaux (prise sur le site Paradis Fiscaux 2.0). Notons ceux qui sont situés aux USA ou en Europe, ou encore qui sont des territoires d’outre-mer britanniques (8 sur 10, sans même compter la colonie britannique rétrocédée à la Chine en 1997 Hong Kong) :

    1 U.S.A (Delaware),
    2 Luxembourg,
    3 La Suisse,
    4 Les Îles Caïman (territoire britannique),
    5 Royaume-Uni (City de Londres),
    6 Irlande,
    7 Les Bermudes (territoire britannique),
    8 Singapour,
    9 Belgique,
    10 et Hong Kong (ancien territoire britannique).

    Et la liste établie par l’UE, avec un tour de passe-passe saisissant : tous les paradis fiscaux de premier plan ont disparu. Et hop !

    1 Anguilla
    2 Bahamas
    3 Fidji
    4 Guam
    5 Îles Caïman (ajouté en Février 2020)
    6 Iles Vierges américaines
    7 Iles Vierges britanniques
    8 Oman
    9 Palaos
    10 Panama
    11 Samoa américaines
    12 Samoa
    13 Seychelles
    14 Trinité-et-Tobago
    15 Vanuatu
    Comment veut-on que l’UE lutte contre l’évasion et la fraude fiscale des multinationales alors qu’elle tente de cacher l’existence de ses paradis fiscaux-maison ?


    Edité le 13-06-2021 à 22:29:19 par Xuan


  • Xuan
    On n'est pas loin de la propagande anti juive, dans les arguments anti chine et anti Russie, récités avec des airs de Sainte-n'y-touche par le vieux Biden "Démocrate". Et nous sommes au musée Grévin des faux-semblants.
    Nous avons dit que les USA se trouvent dans la situation qui a donné naissance à l'Allemagne nazie, quand les timbres de 500 marks étaient oblitérés deux millions. Cette situation est anticipée : si le dollar n'est plus la monnaie reine le château de cartes s'effondre, et avec lui tout l'échafaudage chancelant de l'occident.
    Joe Biden n'a pas besoin de se laisser pousser la moustache ni de tendre le bras pour savoir s'il pleut, la presse kollabo se presse à ses côtés.
    La plus grande difficulté consiste à montrer aux anti-fascistes de quel côté se trouve le fascisme.


    _________________


    La Russie dit que la propagande occidentale est digne de Goebbels…

    DANIELLE BLEITRACH 28 JUIN 2020

    https://histoireetsociete.com/2020/06/28/fake-news-entrainant-des-menaces-de-mort-la-russie-repond-au-nyt-qui-la-accuse-davoir-paye-les-talibans-pour-assassiner-larmee-americaine/

    Fake news entraînant des menaces de mort” : la Russie répond au NYT qui l’a accusée d’avoir payé les talibans pour assassiner l’armée américaine. Les nouvelles bidons en provenance des Etats-Unis prennent des proportions incroyables et la presse française (sans parler des réseaux sociaux) relaient n’importe quoi… Ainsi Ouest France aujourd’hui relaye une information en droite ligne de l’officine de Stève Banon et son copain Guo Wengui, sur le trafic d’organe “halal” que les Chinois organiseraient à partir des musulmans ouighours… comme l’indiquent les officiels russes, le niveau des fausses nouvelles est d’une stupidité incroyable et témoigne de l’état de crédulité des populations occidentales à qui l’on peut faire gober n’importe quoi (note et traduction de Danielle Bleitrach).
    Publié:27 juin 2020 10:48 GM

    L’article du New York Times a déjà conduit à “des menaces directes contre la vie des employés des ambassades russes à Washington et à Londres” , dénonce la mission diplomatique russe aux Etats-Unis.

    L’Ambassade de Russie aux États-Unis a qualifié de “fausses nouvelles” et d’accusations “sans fondement” un article publié ce vendredi par le New York Times suggérant que Moscou offrait des récompenses aux militants liés aux talibans pour le meurtre de soldats de la coalition en Afghanistan, y compris l’armée américaine et britannique.
    Selon l’article, qui cite des sources anonymes, US Intelligence a conclu il y a des mois qu’une unité russe avait offert des récompenses secrètes pour des attaques réussies l’année dernière. Le journal souligne que vingt Américains sont morts au combat en Afghanistan en 2019, bien qu’il souligne qu’il n’est pas clair quels meurtres “étaient soupçonnés”.
    L’administration Trump réfléchit depuis des mois sur la façon de répondre à cette conclusion du renseignement, bien qu’elle n’ait encore autorisé aucune mesure, indique le New York Times.

    “Arrêtez de fabriquer des fausses nouvelles”
    En l’absence d’autres raisons de “blâmer les Russes,” le New York Times “est là pour inventer de nouvelles fausses histoires” , a dénoncé l’ambassade de Russie à Washington via son compte Twitter, notant que les auteurs de la publication “manifestement” manquent d’informations sur la coopération entre la Russie et les États-Unis dans le processus de paix en Afghanistan.
    Parallèlement, les accusations du journal “ont déjà conduit à des menaces directes contre la vie des employés des ambassades de Russie à Washington et à Londres ”, prévient la mission diplomatique, qui demande au journal “d’arrêter de fabriquer des fausses nouvelles qui menacent de mort” et requiert les autorités américaines compétentes “ à prendre des mesures efficaces pour assurer le respect de leurs obligations internationales en vertu de la Convention de Vienne de 1961 sur les relations diplomatiques.”

    Pour sa part, Zabihullah Mujahid, un porte-parole des talibans, a nié que les insurgés avaient “ une telle relation avec une agence de renseignement ” et a qualifié l’article de tentative de diffamation.

    Ce type d’accords avec l’agence de renseignement russe n’a aucun fondement “, a déclaré le porte-parole, affirmant que les meurtres perpétrés par les talibans “ se sont poursuivis les années précédentes” et ont été menés avec leurs propres ressources, tandis qu’après l’accord avec les États-Unis, la vie des soldats américains est en sécurité, car ils ne les attaquent pas.

    Les USA ont impliqué les méthodes du Troisième Reich contre la Russie

    Le ministère russe des Affaires étrangères s’exprime à propos d’un article du New York Times sur une fake new des renseignements américains accusant la Russie d’avoir “secrètement offert aux talibans une récompense pour le meurtre de troupes américaines en Afghanistan” . Après la publication des documents, des menaces anonymes ont commencé à arriver contre des diplomates russes à Washington et à Londres. Pourquoi le renseignement américain avait-il besoin d’une telle “histoire”?

    Samedi, le ministère russe des Affaires étrangères a réagi à un article du journal américain New York Times (NYT) selon lequel la Russie aurait “secrètement offert des récompenses aux militants afghans ” du mouvement taliban (interdit en Fédération de Russie) pour le meurtre de troupes américaines et britanniques. Sur la place Smolenskaya, l’article a été désigné comme le dernier faux de la communauté du renseignement américain.
    «Cette farce stupide illustre clairement les faibles capacités intellectuelles des propagandistes de l’intelligence américaine, qui, au lieu d’inventer quelque chose de plus fiable, doivent trouver de telles absurdités. Cependant, que peut-on attendre d’autre du renseignement, qui a lamentablement échoué avec la guerre de 20 ans en Afghanistan » , a noté le ministère.

    Le ministère des Affaires étrangères a souligné l’implication des services de renseignement américains dans le trafic de drogue en Afghanistan et le paiement aux militants “ pour le passage des caravanes de transport, les pots-de-vin des contrats pour la mise en œuvre de divers projets payés par les contribuables américains ”. Comme cela a été suggéré par le département, de telles actions peuvent être liées au fait que les services de renseignement américains “ n’aiment pas que nos diplomates et nous-mêmes contribuent conjointement au lancement des pourparlers de paix entre Kaboul et les talibans”. “Leurs sentiments sont compréhensibles – ils ne veulent pas perdre les sources de revenus” “mentionnées ci-dessus” , a déclaré le ministère des Affaires étrangères.

    Un article du New York Times, citant certaines sources du renseignement américain, a déclaré que les Taliban auraient reçu une récompense à “l’unité russe”, qui signifie “ tentative de meurtre et autres opérations secrètes en Europe, dont le but était de déstabiliser l’Occident” . L’attaque “ aurait dû être pratiquée contre des militaires de la coalition internationale en Afghanistan, y compris des représentants des États-Unis et de la Grande-Bretagne ”. Ainsi, Moscou aurait cherché à entraver les négociations sur un cessez-le-feu entre les États-Unis et les talibans. Des informations à ce sujet ont été découvertes en mars lors des interrogatoires des talibans et d’autres militants afghans, a indiqué le journal.

    En 2019, 20 soldats américains sont morts en Afghanistan. Mais les sources du journal ne savent pas lequel d’entre eux a été tué sur contrat. Selon le NYT, la Maison Blanche exige depuis plusieurs mois une «réponse» officielle à Moscou. Le président américain Donald Trump et le Conseil de sécurité nationale sont au courant. Washington envisage des options allant de l’envoi de plaintes par la voie diplomatique à l’introduction de nouvelles sanctions.

    Le porte-parole du président russe, Dmitri Peskov, a déclaré que le Kremlin n’était pas au courant des allégations américaines. “ Si quelqu’un les présente, nous répondrons” , a promis Peskov aux journalistes américains.

    Après la publication de l’article, des diplomates russes aux États-Unis et en Grande-Bretagne ont commencé à recevoir des menaces. Cela a été rapporté par l’ambassade de Russie à Washington.
    La communauté d’experts s’accorde sur le fait que les États-Unis déclenchent une nouvelle guerre de l’information contre la Russie. Le docteur en sciences militaires Konstantin Sivkov a qualifié les accusations contre la Russie de non-sens.
    «Si nous voulions évincer les Américains en armant les talibans, nous fournirions des armes aux militants afghans. De plus, il serait impossible d’identifier exactement quelles sont ces armes et d’où elle proviennent.
    une telle publication est un travail stupide, conçu pour les cerveaux primitifs du profane américain. Son objectif est très simple: représenter la Russie comme le principal ennemi des États-Unis et, sur cette base, consolider la nation américaine en ruine. “


    – Sivkov a expliqué au journal VZGLIAD.

    «Dans la société américaine, il y a d’énormes segments de la population sans instruction qui croient tout ce qu’on leur raconte. Dans ce cas, le calcul est fait pour mobiliser les couches inférieures de la population contre Trump » , estime l’expert.

    Professeur agrégé, Département de science politique et de sociologie, Université russe d’économie Plekhanova, membre du conseil d’experts des «Officiers de Russie» Alexander Perendzhiev, est certain que les États-Unis ont commencé à utiliser les talibans contre la Russie, comme c’était le cas contre l’URSS, ce qui, par exemple, est clairement montré dans le film «Rambo 3». La vénalité des talibans est connue et on sait qu’après l’invasion du pays par la coalition internationale, ils n’ont pas touché le contingent italien, qui leur a versé de l’argent. En conséquence, il semblait que ces régions du pays étaient sûres. Mais les Français qui ont remplacé les Italiens, qui ont refusé de payer les talibans, ont commencé à subir des pertes.

    Les liens étroits que les États-Unis entretiennent de longue date avec les talibans sont attestés par l’augmentation du flux de drogues en provenance d’Afghanistan. « Avant l’invasion américaine de l’Afghanistan, le pavot poussait dans environ 40% des territoires agricoles du pays. Alors que depuis que l’armée américaine est là, ce chiffre est passé à 80%. Les Américains ont aidé les talibans à prendre le contrôle du trafic de drogue » , explique Perendzhiev.

    Cependant, les tentatives de partager cette entreprise rentable avec les talibans a entraîné des frictions et des conflits, et des explosions à Kaboul. Néanmoins, en février à Doha, les États-Unis ont signé un accord de paix avec les talibans. « Tous ces faits indiquent que les États-Unis et les talibans sont des vases communicants. En même temps, rien ne prouve que la Russie soit en quelque sorte liée aux talibans » , souligne l’expert.

    Perendzhiev est convaincu que l’article du New York Times qui poursuit dans l’hystérie anti-russe et est le signe d’un conflit entre les Américains et les Taliban sur la distribution des revenus du trafic de drogue.

    « Il s’agit d’une tentative de faire semblant de ne pas avoir de contact avec les talibans. Mais les États-Unis essaient de faire cela non seulement en agissant pour leur compte, mais en utilisant la Russie. Cela indique une crise de la politique américaine au Moyen-Orient et en Asie centrale, où les États-Unis échouent. De toute évidence, cela prépare le terrain pour les prochaines sanctions contre la Russie et crée une occasion pour une éventuelle rupture des négociations sur la prolongation de START-3 » , est certain Alexander Perendzhiev.
    Igor Korotchenko, rédacteur en chef du magazine National Defence, convient que les États-Unis peuvent utiliser de telles accusations contre la Russie pour perturber les négociations sur START-3 et introduire des sanctions encore plus sévères.

    « Il s’agit d’une provocation par l’information planifiée dans l’esprit du temps du Troisième Reich, entièrement développée par les médias américains selon la recette de Goebbels.
    Son objectif et sa tâche sont de détourner l’attention de la désobéissance de masse, des émeutes et des pillages en cours aux États-Unis
    », a expliqué Korotchenko au journal VZGLYAD.
    Selon l’expert, les tentatives d’accuser la Russie d’avoir provoqué une rébellion de la population noire seraient vouées à l’échec, alors les États-Unis ont décidé de “nous accuser d’avoir ordonné le meurtre de l’armée américaine en payant les talibans” .


    Edité le 13-06-2021 à 00:01:12 par Xuan


     
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