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Xuan
La guerre en Ukraine accélère l’unité du mouvement communiste international

Dimanche 7 août 2022, par Jean sur le site faire vivre


Une ligne hostile au KPRF et au PCC et le rejet de l’unité

Le 22/01/2022, à la suite d’une téléconférence de partis communistes et ouvriers organisée par leParti Communiste de Grèce et le Parti Communiste de Turquie, la Section des Relations internationales du CC du KKE publiait dans Aspects de la lutte idéologico-politique dans les rangs du mouvement communiste international’une attaque en règle contre le KPRF et le PCC :

L’article dénonçait « la position qui limite l’impérialisme aux États-Unis ainsi que la position selon laquelle la coexistence de nombreux « pôles » internationaux où un pôle contrôlera l’autre aboutira à un « monde pacifique », est complètement trompeuse pour les peuples. Elle occulte la réalité. Elle nourrit l’illusion qu’il peut y avoir un impérialisme « non agressif », un capitalisme soi-disant « en faveur de la paix ».

L’article ne cite aucun texte sur ces points, mais rappelons que le Parti Communiste Chinois – puisqu’il s’agit de lui– ne dit nulle part que le monde multipolaire sera pacifique, ni que l’impérialisme se réduise à celui des USA, ni encore qu’il puisse exister un impérialisme non agressif.

L’article poursuit « Aujourd’hui, l’attention se porte sur la Chine qui prétend construire « un socialisme à la chinoise. Cependant, ce qui s’y construit n’a rien à voir avec le socialisme ou les principes et les lois scientifiques de la construction socialiste. Le socialisme signifie la socialisation des moyens de production, le pouvoir ouvrier et la planification centrale. Rien de tout cela n’existe en Chine aujourd’hui, où les monopoles chinois déterminent les développements et promeuvent leurs choix à travers le PC chinois, conduisant, entre autres, à d’énormes inégalités et injustices sociales. »

Les faits récents montrent à minima que c’est le PCC qui sanctionne et bride les monopoles, combat avec succès la pauvreté et établit une planification à long terme
L’article niait l’existence d’une nouvelle « guerre froide » entre la Chine et les USA, dénonçait le soutien du PC du Canada à une directrice de Huawei, emprisonnée arbitrairement sur injonction des USA.
Et il concluait que dans les rangs du Mouvement communiste international, « il ne peut y avoir une ’unité’ artificielle avec des forces qui remettent en question et révisent les ’fondamentaux’ du marxisme-léninisme, tels que les principes de la révolution socialiste et de la construction socialiste, au nom du ’maintien de ce qui nous unit pour le moment » .

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Rejet du « nationalisme » du KPRF

Dans la déclaration commune de certains partis communistes et ouvriers, publiée le 03 mars 2022 sur le site SolidNet.org, on pouvait lire :

... « 4.La décision du gouvernement russe de reconnaître l’« indépendance » des soi-disant « Républiques populaires » dans le Donbass avant de lancer une intervention militaire russe [i]sous le prétexte d’« autodéfense » de la Russie, de « démilitarisation » et de« défascisation » de l’Ukraine n’a pas été prise dans le but de protéger le peuple de la région ou d’obtenir la paix, mais de promouvoir les intérêts des monopoles russes en territoire ukrainien dans leur compétition acharnée face aux monopoles occidentaux.

Nous exprimons notre solidarité avec les communistes et les peuples de Russie et d’Ukraine et nous tenons à leurs côtés pour renforcer la lutte contre le nationalisme, nourri des deux côtés par la bourgeoisie . Les peuples des deux pays, qui au temps de l’URSS vivaient en paix et prospéraient, de même que tous les autres peuples n’ont aucun intérêt à se rallier à l’une ou l’autre des alliances impérialistes qui servent les intérêts des monopoles.’

« 6. Nous appelons les peuples des pays dont les gouvernements sont impliqués dans les développements, principalement à travers l’action de l’OTAN et de l’UE, mais aussi le peuple russe à lutter contre la propagande des forces bourgeoises qui attire les peuples dans le hachoir à viande de la guerre impérialiste en usant de prétextes fallacieux… » [/i]

La Section Internationale du KKE écrivait encore les 23 et 24 avril, dans « à propos de la guerre impérialiste et de la position du Parti Communiste de la Fédération de Russie (KPRF) » :

« Par ses positions, le KPRF se place du côté des monopoles russes et chinois dans leur compétition avec les monopoles occidentaux qui ont tous transformé le peuple ukrainien en « punching ball ». Ce parti, depuis déjà de nombreuses années, « flirte » avec une approche nationaliste et avec des mouvements se présentant comme « patriotiques ».

Cependant à la fin de ce texte, la « déclaration commune du KKE et 40 autres partis communistes et 30 organisations de jeunesse communiste du monde entier » ne parlait plus du KPRF mais soulignait que « les événements en Ukraine, qui se déroulent sur le sol du capitalisme monopoliste, sont liés aux visées des USA, de l’OTAN, de l’UE, et à leur ingérence dans la région dans le cadre de la féroce compétition de ces forces avec la Russie capitaliste. » et appelait « à renforcer le front contre le nationalisme que cultivent toutes les bourgeoisies ».

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Le mouvement communiste international dénonce l’OTAN
Après la réunion des partis communistes de 100 pays organisée par le Parti Communiste Chinois.


Le 2 août le KKE et le TKP publiaient un nouveau communiqué, un ton en dessous, enregistrant la présence à ces deux réunions des partis d’Afrique du Sud, du Vietnam et de Cuba. Le KKE et le TKP rappelaient que dans la Réunion Internationale des partis communistes et ouvriers des 10 et 11 décembre 2021 :

’Le rôle de l’OTAN a été fortement dénoncé, ainsi que son expansion dans de nouveaux pays et le déploiement de forces militaires aux frontières avec la Russie, de la Baltique à la mer Noire et au Caucase.

[...]
De nombreux partis ont condamné la poursuite de l’impérialisme euro-atlantique pour utiliser à ses propres fins le régime nationaliste réactionnaire qui a prévalu en Ukraine, qui a persécuté les communistes et a historiquement revendiqué le rôle des fascistes locaux.’



Et entre ces deux paragraphes :

’Les plans d’une nouvelle effusion de sang en Ukraine, notamment dans la région du Donbass, dans le contexte des contradictions entre l’impérialisme euro-atlantique et la Russie, ont été dénoncés .’

Ainsi que :

Certains orateurs ont souligné que le conflit américano-chinois est un conflit pour la suprématie dans le système capitaliste international.’

Cela signifie que de nombreux intervenants ont dénoncé l’OTAN et que certains orateurs seulement ont dénoncé une prétendue « lutte inter-impérialiste ».

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Le mouvement communiste international veut l’unité contre l’hégémonisme
Il ressort à l’issue du forum organisé par le PCC que le désir d’unité contre l’hégémonisme US l’emporte très largement dans le mouvement communiste international, et que la théorie néo-trotskiste des guerres « inter-impérialistes » défendue par le KKE a échoué.

Le 3 août le premier secrétaire du Parti Communiste de Cuba a appelé à l’unité des partis communistes du monde entier. Ce dernier a salué la ligne du PCC :
« La Chine est une référence politique et économique mondiale. Ses réalisations sont une inspiration et un encouragement pour d’autres pays du monde. Ses contributions, dans une perspective marxiste et léniniste, à la construction du socialisme aux caractéristiques chinoises dans la nouvelle ère, notamment les apports de la pensée du camarade Xi Jinping, Secrétaire général du Parti communiste et président de la République populaire de Chine, sont des expériences importantes pour les pays socialistes et pour les forces communistes et de gauche à l’échelle mondiale. »

Et il a lancé un appel à l’unité des partis communistes « La réalité du monde actuel confirme qu’il est de plus en plus nécessaire et urgent pour nous, partis marxistes de nous unir afin de faire face aux grands défis qui nous attendent. Seule l’unité dans la diversité assurera la victoire »

Le Mouvement Communiste International soutient très majoritairement le KPRF et le PCC, qui sont le fer de lance du combat contre l’impérialisme.

Lors du forum mondial des partis communistes, Xi Jinping dit que « le marxisme est une théorie évolutive et ouverte. Ce n’est qu’en s’adaptant à la situation spécifique d’un pays, qu’elle peut s’enraciner dans le pays, et ce n’est qu’en vivant avec le temps, qu’elle peut être pleine de vitalité. »

Il est erroné d’échafauder des théories abstraites, aveugles aux conditions propres de chaque pays, industrialisé ou pays en développement, impérialiste ou ancienne colonie.

Il est clair que la question nationale ne peut pas être vue de la même façon à New York, à Moscou ou à Pékin, que les communistes des pays dominés défendent l’intégrité nationale de leur pays, tandis que ceux des métropoles impérialistes combattent les guerres d’agression menées par leur propre pays.

Ce qui n’a rien à voir avec la théorie du combat « inter-impérialiste » étendue à l’agressé comme à l’agresseur.

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Sur la nature de la guerre actuelle
Enfin, le 3 août également, le Parti communiste ouvrier russe, le Parti communiste palestinien, l’Organisation des travailleurs communistes de la LPR (KRO LPR), le Front ouvrier du Donbass (DPR), le Front du travail d’Ukraine, l’Organisation républicaine biélorusse du PCUS et d’autres partis rédigeaient une clarification du diagnosticreprenant la thèse d’une guerre « inter-impérialiste » mais en ajoutant :

« La guerre pour les peuples des républiques du Donbass a un caractère juste et libérateur.
Pour la Russie, bien que la guerre soit impérialiste, elle est largement de nature défensive, la protégeant d’une éventuelle menace de l’OTAN. Naturellement, l’État russe défend les intérêts de sa classe dirigeante, la grande bourgeoisie.

Des forces ouvertement fascistes opèrent en Ukraine, qui sont initiées et soutenues par l’Occident, qui est en fait déjà en guerre aux mains de l’Ukraine contre la Russie.

Aujourd’hui, les pays de l’OTAN, menés par les Etats-Unis, mènent pratiquement une politique étrangère fasciste . Ils ne se contentent pas de fournir des armes à l’Ukraine, ils fournissent des armes, encouragent et aident les vrais fascistes à tuer des gens. Autrement dit, l’Occident lui-même manifeste aujourd’hui une essence ouvertement fasciste … »


Ce qui contredit absolument le point 4 du 28 février cité plus haut, ainsi que les diatribes contre le « nationalisme » des nations agressées :

« 4.La décision du gouvernement russe de reconnaître l’« indépendance » des soi-disant « Républiques populaires » dans le Donbass avant de lancer une intervention militaire russe sous le prétexte d’« autodéfense » de la Russie, de « démilitarisation » et de « défascisation » de l’Ukraine n’a pas été prise dans le but de protéger le peuple de la région ou d’obtenir la paix, mais de promouvoir les intérêts des monopoles russes en territoire ukrainien dans leur compétition acharnée face aux monopoles occidentaux » .

Il faut retenir ici « l’essence ouvertement fasciste » de l’occident, la « politique étrangère fasciste » des pays de l’OTAN menés par les Etats-Unis.

Ceci signifie pour nous que la guerre qui oppose l’hégémonisme US et ses laquais aux peuples et aux nations du monde entier-en particulier les pays émergents avec à leur tête la Chine Populaire est une guerre de nature fasciste, et que front uni mondial qui devrait s’y opposer est de nature anti-fasciste, y compris s’il comprend les nations dominées par la classe capitaliste, voire des émirs, des roitelets et d’autres personnages tout aussi réactionnaires.


Edité le 08-08-2022 à 13:54:25 par Xuan


Xuan
Amnesty International répond à Zélensky et confirme sa position :

https://www.amnesty.fr/actualites/ukraine-les-tactiques-de-combats-ukrainiennes-mettent-en-danger-la-population-civile

UKRAINE : LES TACTIQUES DE COMBATS UKRAINIENNES METTENT EN DANGER LA POPULATION CIVILE

Publié le 04.08.2022
Depuis le début du conflit en Ukraine, nous enquêtons sans relâche sur les violations des droits humains et du droit international humanitaire. Nous avons publié plusieurs rapports documentant les crimes de guerre commis par les forces russes. Aujourd’hui, nous alertons sur le danger que représentent certaines tactiques de combats des forces ukrainiennes, qui se positionnent près des zones d’habitations civiles, dans des hôpitaux ou des écoles et mettent en danger la population.

À retenir
À la suite de notre rapport, des attaques suggèrent qu'Amnesty International soutient les agresseurs russes. C’est faux.

Le 1er mars 2022, nous avons dénoncé le crime d’agression commis par la Russie en envahissant l’Ukraine.

Le 8 avril 2022, le bureau d’Amnesty International en Russie a été fermé par les autorités pour avoir défendu les droits humains et dit la vérité aux autorités russes.

Depuis l’invasion russe en Ukraine, nous avons publié de multiples enquêtes sur les crimes de guerre commis par les forces russes.

L'indépendance, l'impartialité, la collecte de preuves sont les principes fondateurs de notre travail d'enquête. L'objectif principal de notre travail c’est d'établir les faits. Et le droit international humanitaire s’applique à toutes les parties à un conflit armé.

Ce que dit notre rapport :
Des bases militaires sont installées dans des zones résidentielles, notamment dans des écoles et des hôpitaux
Des attaques sont lancées depuis des secteurs habités par des civils
Ces violations ne justifient en aucun cas les attaques menées sans discrimination par les forces russes, qui ont fait de nombreux morts et blessés parmi la population civile


Les forces ukrainiennes mettent en danger la population civile en établissant des bases et en utilisant des systèmes d’armement dans des zones résidentielles habitées, notamment des écoles et des hôpitaux, lors des opérations visant à repousser l’invasion russe qui a débuté en février. Ces tactiques de combat violent le droit international humanitaire et mettent gravement en danger la population civile, car elles transforment des biens de caractère civil en cibles militaires. Les frappes russes qui en ont résulté dans des zones habitées ont tué des civils et détruit des infrastructures civiles. «Nous avons réuni des informations sur de nombreux cas où les forces ukrainiennes ont mis en danger des civils et violé les lois de la guerre en opérant dans des zones habitées» , a déclaré Agnès Callamard, secrétaire générale d’Amnesty International.

Le fait de se trouver dans une position défensive n’exempte pas l’armée ukrainienne de l’obligation de respecter le droit international humanitaire.

Lire la suite sur le site.


Edité le 06-08-2022 à 23:04:26 par Xuan


Xuan
Le risque de guerre et les affaires intérieures aux USA :

https://fb.watch/eDZD8x26PV/
Xuan
UN APPEL LOURD DE MENACE SUR LE DONBASS



L'appel de Zelensky à évacuer le Donbass n'est rien d'autre que la menace d'une guerre totale avec les armes de l'OTAN, voire avec des armes non encore utilisées.
"L'Ukraine se prépare à une militarisation de son action dans le Donbass. C'est un peu comme si le gouvernement ukrainien prenait acte du fait que ce bassin du Don allait devenir un gigantesque champ de bataille."
Cyrille Bret
à franceinfo
https://www.francetvinfo.fr/monde/europe/manifestations-en-ukraine/entretien-ukraine-le-gouvernement-se-prepare-a-une-action-militaire-de-plus-haute-intensite-encore-d-ou-la-necessite-d-evacuer-les-civils-de-la-region-de-donetsk_5286439.html
Xuan
Lire également :
http://www.communcommune.com/2022/07/ukraine-a-propos-du-bombardement-de-la-prison-d-olenivka.html?fbclid=IwAR0fD7sZnEYVB0dXrPvUA9qA7sm5q1sIpgGcIRqQgJXeaMvejs2yZrBCzsg


Edité le 01-08-2022 à 07:45:10 par Xuan


Xuan
La presse bourgeoise reprend les mensonges de Zelensky, affirmant que la Russie aurait elle-même bombardé la prison où elle avait maintenu les prisonniers du bataillon Azov.
Ces derniers étaient déjà passés aux aveux et avaient dénoncé les actes néo nazis. Il s'agissait donc de témoins. Et ils encouraient également des peines de mort.




Le Pentagone a admis que Kyiv avait frappé "involontairement" un centre de détention provisoire à Yelenovka


WASHINGTON, 29 juillet –
Si Kiev a frappé le centre de détention provisoire de Yelenovka, cela a été fait "sans le vouloir", a déclaré un haut responsable du Pentagone.
"Si c'était un coup du côté ukrainien, je vous assure, ils ne voulaient pas le faire", a-t-il déclaré.
Dans le même temps, le coordinateur des communications stratégiques au Conseil de sécurité nationale de la Maison Blanche, John Kirby, a précédemment déclaré que les États-Unis ne disposaient pas de suffisamment de renseignements concernant cet incident.
La nuit, les forces armées ukrainiennes du MLRS américain HIMARS ont tiré sur le centre de détention où étaient détenus les prisonniers ukrainiens. L'impact a tué 53 personnes.
Le chef de la RPD, Denis Poushilin, a attribué le bombardement au fait que les radicaux d'Azov, détenus au centre de détention provisoire (des poursuites ont été engagées contre des militants individuels de cette formation en Russie), ont commencé à témoigner.
Le ministère de la Défense a qualifié le bombardement de provocation flagrante, commis "dans le but d'intimider les militaires ukrainiens et d'empêcher leur reddition".
De nombreux fragments d'un missile américain HIMARS, utilisé par les troupes ukrainiennes, ont été retrouvés sur le site de l'attaque.
Précédemment, le mercenaire britannique Aiden Aslin, qui a été condamné à mort en RPD, avait déjà déclaré que l'APU bombardait l'établissement correctionnel où il est détenu.
On avait appris plus tôt à 17h :
ELENOVKA (RPD), 29 juillet – source officielle Le bâtiment du centre de détention provisoire n ° 120 à Yelenovka a été presque entièrement détruit, les militants ukrainiens qui y étaient détenus ont été brûlés, rapporte le correspondant en RPD.
La nuit, le centre de détention a été la cible de tirs de militants ukrainiens du HIMARS MLRS. Maintenant, des médecins et des employés du ministère des Situations d'urgence y travaillent.
Comme l'a noté le correspondant, le bâtiment du SIZO a été gravement endommagé : le toit a été détruit, tout autour était couvert de cendres et de suie. Les cadavres de prisonniers de guerre ukrainiens, carbonisés, sont visibles sur place.
Selon l'état-major de la défense territoriale de la RPD, le bilan des morts dus au bombardement s'élève déjà à 53 personnes…


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Les propos évasifs du Pentagone sont d'autant plus surprenant que ce sont les USA qui donnent les coordonées des cibles à l'Ukraine, et qu'ils sont parfaitement informés de l'utilisation de leur matériel à 155 000 $ le missile, pour une marge d'erreur de 9 m.

https://www.defense.gov/News/Transcripts/Transcript/Article/3110921/senior-defense-official-and-senior-military-official-hold-a-background-briefing/fbclid/senior-defense-official-and-senior-military-official-hold-a-background-briefing/



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30.07.2022 - Ria Novosty
L’ancien ambassadeur Français en Russie doutait de la version de Kiev de la frappe sur Yelenivka
L’ancien ambassadeur Français en Russie Bermann doutait de la version de Kiev de la frappe sur Yelenivka
MOSCOU, 30 juillet
La Russie, la RPD et la RPL n’avaient aucune raison de frapper le centre de détention de Yelenivka, où étaient détenus des prisonniers de guerre ukrainiens, a déclaré l’ancienne ambassadrice Français en Russie, Sylvie Bermann, dans une interview à BFMTV.
Selon elle, les prisonniers détenus dans des centres de détention provisoire sur le territoire DNR, attendaient un procès qui aboutirait à leurs condamnations à mort, ce qui signifiait qu'« il n’était pas nécessaire de les tuer de cette façon“.
La position de Bermann a été soutenue par le Français à la retraite, le colonel Michel Goya, qui a également mis en doute la véracité de la version. Kiev sur le bombardement du centre de détention par les forces pro-russes. En analysant l’incident, il a noté qu’il ne voyait pas l’intérêt que la Russie et ses alliés « bombardent la prison qui est sous leur contrôle », étant donné qu’un procès était en préparation contre des prisonniers ukrainiens.
Le Chef de la RPD Denis Pouchiline a lié le bombardement au fait que les radicaux d’Azov détenus dans le centre de détention provisoire (contre des militants individuels de cette formation en Russie ont été intentés) ont commencé à témoigner.
Le ministère de la Défense a qualifié le bombardement de provocation flagrante commise « dans le but d’intimider les militaires ukrainiens et d’empêcher leur reddition ».


Edité le 01-08-2022 à 07:44:59 par Xuan


Xuan
21 juillet 18:30 sur svpressa
« Bouclier humain » : Les faits des atrocités commises par les nazis et les forces armées ukrainiennes sont connus du monde entier

L’ONU a confirmé les crimes humanitaires du régime de Kiev
Konstantin Olshansky


Dans un rapport spécial, l’ONU a confirmé que l’armée ukrainienne et les militants de Nazibat utilisent des tactiques terroristes. La population civile du Donbass est utilisée comme « boucliers humains » et les biens de caractère civil comme couverture pour les frappes militaires. Ensuite, ces faits sont déformés et largement utilisés par la propagande de Kiev, disent les experts.
Staraya Krastyanka: Des militants de Kiev ont spécialement provoqué des tirs d’artillerie sur la maison de retraite
Un rapport récent du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH) a confirmé que l’armée ukrainienne met délibérément en danger des civils. Les civils sont utilisés comme boucliers humains, selon le rapport, que détaille le Free Press.
Ce ne sont là que quelques exemples concrets documentés par une organisation internationale.
Immédiatement après le début de l’opération spéciale, en mars, Kiev a blâmé les troupes russes pour la mort de plus de 50 personnes âgées et handicapées vivant dans une maison de retraite dans le village de Staraya Krastyanka, à l’est de la région de Lougansk. Apparemment, en raison de frappes non ponctuelles, un incendie s’est produit, dans lequel des civils sont morts.
En fait, c'est tout le contraire qui s’est passé, a-t-il été déclaré lors d’une enquête indépendante de l’ONU. Les forces ukrainiennes ont pris position à l’intérieur de la maison de retraite dès le 7 mars, car elle revêtait une importance stratégique en raison de sa proximité avec une route importante.
La direction de l’établissement médical a appelé à plusieurs reprises les autorités locales pro-ukrainiennes à exiger l’évacuation des résidents de la maison de retraite. Mais l’armée a refusé d’évacuer en raison du fait que des saboteurs de Kiev ont miné le territoire adjacent et bloqué des routes. Ainsi, il était impossible de sortir les personnes âgées de Staraya Krastyanka.
Deux jours plus tard, le 9 mars, alors que les forces alliées s’approchaient de Staraya Krasnyanka, d’intenses escarmouches commencèrent. Et au 11 mars, 71 patients handicapés et 15 employés restaient dans l’établissement sans accès à l’électricité ou à l’eau.
Les combattants ukrainiens n’ont fait aucun effort pour évacuer les personnes âgées et les médecins. En fait, les humains ont été utilisés comme boucliers humains. Les habitants de Kiev ont délibérément appelé à des tirs d’artillerie sur le bâtiment de la maison de retraite, à la suite de quoi un incendie s’est déclaré.
Certains membres du personnel et personnes âgées qui étaient encore capables de se déplacer de manière indépendante ont réussi à s’échapper dans la forêt voisine. Ici, ils ont été accueillis par des combattants de la milice populaire de la RPD, ont fourni tous les soins médicaux nécessaires, ont aidé à l’évacuation.
22 personnes ont été secourues. Le nombre exact de morts est inconnu - la partie ukrainienne a apparemment complètement classé ces données même auprès de l’ONU.
Marioupol: « Azov » a tiré sur des civils et les a gardés comme du bétail dans des bunkers
Les experts de l’ONU s’attardent en détail sur les crimes de guerre des Kieviens pendant les batailles de Marioupol. Les principaux criminels sont des néo-nazis ukrainiens. Les civils les ont accusés à plusieurs reprises d’avoir enlevé des civils et tiré sur des voitures dans lesquelles des personnes tentaient de s’échapper de la ville assiégée.
Des civils, comme du bétail, ont été emmenés sous la menace d’une arme dans des bunkers souterrains sur le territoire de l’usine d’Azovstal. Cela a été honnêtement raconté à l’édition allemande de Der Spiegel par un ancien employé d’Azovstal Natalia Usmanova: elle, avec son mari et ses enfants, a été enfermée dans un bunker par les nazis, puis cachée derrière des civils comme un « bouclier humain ».
Une vidéo de l’interview d’Usmanova a été retirée du site de Der Spiegel...
Kiev, d’autre part, a fait preuve d’un mépris total pour les normes humanitaires. Les attaques se poursuivent contre des colonies pacifiques dans les régions de Belgorod, Koursk et Briansk.
De plus, le régime de Kiev frappe le territoire qui est encore officiellement considéré comme ukrainien. Donc, l’autre jour, le vice-Premier ministre de Kiev Irina Vereschuk ont averti les civils de la région de Kherson qu’ils... peuvent devenir victimes de bombardements ukrainiens.
Vereshchuk, sans se cacher, dit que les troupes ukrainiennes frapperont avec de l’artillerie à longue portée dans la région de Kherson. Dans le même temps, bien sûr, Kiev tentera à nouveau de rejeter la responsabilité de la mort sur la Russie. Cela s’est produit plus d’une fois...
L’OTAN étouffe les crimes de guerre de l’Ukraine et envoie de nouveaux échelons d’armes à Kiev
Il est interdit aux militaires de prendre position dans des zones résidentielles ou à proximité d’installations civiles à moins que des civils n’aient été évacués. En outre, cela est expressément interdit par l’article 28 de la Convention de Genève. L’utilisation de biens de caractère civil comme couverture pour l’équipement militaire est un crime de guerre, déclare l’ONU.
Le rapport cite de nombreux autres exemples de crimes de guerre commis par Kiev. Parmi eux, en particulier, la torture et le meurtre de prisonniers de guerre russes: plusieurs de ces faits ont été documentés dans les régions de Kiev et de Kharkiv.
Comme l’a noté l’analyste politique américain Jason Melanowski, tous les faits de violence des Kieviens contre leurs concitoyens ou les soldats russes sont soigneusement cachés.
Les morts civiles sont décrites comme le résultat de violences « aveugles » de la part des troupes russes. De tels faits sont largement couverts dans les publications occidentales, sans aucune tentative de réflexion critique, écrit Melanowski. Le but d’une telle escalade de la russophobie est de prouver que l’Ukraine devrait continuer à être alimentée avec des armes de l’OTAN.
Xuan
Joe Biden a mangé son chapeau à Djeddah Pascal Boniface
https://www.youtube.com/watch?v=pyObnREh4AA
Xuan
Guerre en Ukraine : Volodymyr Zelensky limoge la procureure générale et le chef de la sécurité en raison de soupçons de trahison


Iryna Venediktova a notamment dirigé l'enquête sur les atrocités commises dans la ville de Boutcha au début de l'invasion des forces russes.

Article rédigé par
franceinfo avec AFP
France Télévisions
Publié le 18/07/2022 06:17
Mis à jour le 18/07/2022 07:46
https://www.francetvinfo.fr/monde/europe/manifestations-en-ukraine/guerre-en-ukraine-volodymyr-zelensky-limoge-la-procureure-generale-et-le-chef-de-la-securite-en-raison-de-soupcons-de-trahison_5262979.html?fbclid=IwAR3KGPeI1HqVEH5OQgxBA1Aoj-bseZBTPSUpz8aN86P3dw8jW3A60nZUhBw#xtor=CS2-765-[facebook]-
Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a limogé, dimanche 17 juillet, la procureure générale, Iryna Venediktova, et le chef des services de sécurité du pays, Ivan Bakanov, en raison de soupçons de trahison de certains de leurs subordonnés au profit du Kremlin. Les autorités ukrainiennes enquêtent sur plus de 650 cas de soupçons de trahison de responsables locaux, dont 60 dans les zones occupées par les forces russes et prorusses, a expliqué le chef d'Etat lors d'une conférence de presse.

La procureure générale a notamment dirigé l'enquête sur les atrocités commises à Boutcha, banlieue au nord-ouest de Kiev, au début de l'invasion russe. Ces exactions sont devenues aux yeux de l'Occident un symbole des "crimes de guerre" russes en Ukraine.

"Un si grand nombre de crimes contre les fondations de la sécurité nationale et les liens établis entre des responsables ukrainiens en charge de l'application des lois et les services spéciaux russes posent des questions très sérieuses aux dirigeants concernés" , a déclaré Volodymyr Zelensky. "Chacune de ces questions recevra une réponse" , a-t-il ajouté.

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extrait d'un commentaire :
Depuis l'élection de Zelinski, les procureurs généraux d'Ukraine sont facilement "limogés" :
Ruslan Riaboshapka (Prix international des champions de la lutte contre la corruption 2021) nommé en aout 2019 et viré en mars 2020 qui aura tenu moins d'un an (car trop attaché à la lutte contre la corruption qui touchait -entre autres- le mentor de Zelinski, le milliardaire Ihor Kolomoisky).
Après le passage éclair (10 jour en mars 2020!) de Victor, ChumakIryna Venediktova n'aura tenu que 28 mois

La loi martiale décrétée par Zelensky en février à permis :
- de réquisitionner les hommes Ukrainiens pour les envoyer au front
- d'interdire aux hommes entre 18 et 60 ans de quitter le territoire
- d'interdire onze partis politiques d'opposition, dont certains siégeaient au parlement.
- de regrouper toutes les chaines de TV en une seule chaine nationale d'information
- de faire interdire la presse d'opposition
- de dicter aux médias y compris étranger quelles images il peuvent ou pas diffuser, au risque d'une peine de 12 ans de prison
Xuan
Discours de Tony Blair :

DISCOURS DE TONY BLAIR : APRÈS L'UKRAINE, QUELLES LEÇONS MAINTENANT POUR LE LEADERSHIP OCCIDENTAL ?

Parole
16 juillet 2022
TONY BLAIR
Ancien Premier ministre de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord et président exécutif du Tony Blair Institute for Global Change

https://institute.global/tony-blair/tony-blairs-speech-after-ukraine-what-lessons-now-western-leadership?fbclid=IwAR1xRjbc2YM3k8gCwf5D8EqVHuucnO_bpnVx68iewHYqUU8TVNyMPQR7J-o

DISCOURS DE TONY BLAIR À LA CONFÉRENCE ANNUELLE DITCHLEY, SAMEDI 16 JUILLET 2022

Comme 1945 ou 1980, l'Occident est à un point d'inflexion. En 1945, l'Occident a dû créer de nouvelles institutions de gouvernance internationale, de défense et de coopération européenne à la place non pas d'une mais de deux guerres mondiales causées par des conflits entre nations européennes.
En 1980, après des années de prolifération nucléaire, nous avons cherché l'effondrement définitif de l'Union soviétique et le triomphe des valeurs démocratiques libérales.
Dans chaque cas, l'objectif de la politique étrangère occidentale était accompagné d'un objectif de politique intérieure.

En 1945, en Europe, au Royaume-Uni sous le gouvernement Attlee et aux États-Unis, c'était la construction d'un État-providence, d'infrastructures modernes, de services de santé et d'éducation pour mettre à la disposition de la grande masse de la population ce qui était jusque-là réservé à quelques privilégiés.
En 1980, ce fut la révolution Reagan/Thatcher en faveur des marchés et de l'entreprise privée et en réaction contre un pouvoir étatique naissant qui semblait freiner l'entreprise du peuple, et non la nourrir.

Être d'accord ou en désaccord avec l'un ou l'autre point d'inflexion n'est pas ce qui est important. Ce qui compte, c'est qu'il y ait eu un projet gouvernant, un plan, un regard sur le monde qui cherchait à lui donner un sens et à faire avancer les peuples.
Dans les deux cas, au moins dans leurs propres termes, le projet a réussi. L'Europe est devenue pacifiée. L'Union soviétique s'est effondrée. Jusqu'au début de ce siècle, les gens ont vu augmenter leur niveau de vie et leurs salaires réels. Les choses se sont améliorées. L'Occident était fort.

En 2022, on peut raisonnablement dire ce qui suit. Pour une grande partie de la population occidentale, le niveau de vie stagne, des millions de personnes sont aux prises avec les nécessités de base et l'inflation devrait faire chuter les salaires réels. Si nous prenons la Grande-Bretagne, nous serons bientôt taxés plus qu'à n'importe quel moment depuis les années 1940, dépensant plus que jamais et pourtant nos services publics grincent des articulations. Le NHS, bien qu'il représente désormais 44% des dépenses quotidiennes des services publics, est à peu près à genoux.

À des degrés divers, nous pourrions faire le tour du monde occidental et constater le même schéma.

Covid a fait des ravages. Et maintenant le conflit en Ukraine.
Suite à la crise financière, nous avons évité une dépression grâce à une politique monétaire non conventionnelle et à la recapitalisation des banques. Il n'y avait pas d'alternative réaliste, mais cette politique a faussé nos économies, récompensant ceux qui avaient des actifs, pénalisant ceux qui n'en avaient pas et s'est accompagnée d'austérité, réduisant les services dont dépendaient les plus pauvres de la société.

La conséquence politique au cours des 15 dernières années a été le populisme rampant. Les partis traditionnels ont vu une nouvelle génération de militants prendre le relais, bousculant la politique conventionnelle et rejetant la responsabilité de la condition du peuple sur les « élites ». La droite est devenue nationaliste, mettant autant l'accent sur les questions culturelles qu'économiques ; la gauche à un mélange de pouvoir d'État à l'ancienne comme réponse à l'inégalité et de politique identitaire comme nouveau radicalisme. Mais de nouveaux partis ont également vu le jour, certains verts, d'autres centristes, d'autres aux extrêmes de la gauche et de la droite.

La politique occidentale est en ébullition – plus partisane, laide, improductive ; et alimentée par les réseaux sociaux.
Cela a eu des conséquences sur la politique étrangère. Récemment, un dirigeant m'a décrit son désespoir d'essayer de trouver une cohérence à l'engagement américain dans le monde. Caractérisant les administrations Bush, Obama, Trump et maintenant Biden, il a dit : « trop ; trop petit; trop bizarre; trop faible". J'ai repoussé. Je pense que la caractérisation est vraiment injuste. Dans le cas de chaque président, il y a eu des réalisations importantes, plus récemment dans le ralliement de soutien du président Biden à l'Ukraine.
Mais ce qu'il voulait vraiment dire, je pense, c'est que ceux qui traitent avec l'Amérique aujourd'hui estiment que la politique intérieure américaine domine la politique extérieure d'une manière destructrice de la cohérence des politiques, une analyse malheureusement partagée par ceux qui ne sont pas nos amis.

L'effet de tout cela est que, pour notre propre peuple, la politique intérieure semble dysfonctionnelle ; et pour le monde extérieur, la politique étrangère semble imprévisible. Ni l'un ni l'autre n'aide la cause de la démocratie occidentale.

Après dix ans en tant que premier ministre britannique, et maintenant 15 ans d'expérience de travail avec des gouvernements du monde entier, j'ai appris une chose. Tout est question de livraison. Que ce soit en démocratie ou non. C'est ce qui soutient les dirigeants et les systèmes ou les sape.
Le défi de la démocratie est l'efficacité. Le discours politique parle souvent de transparence, d'honnêteté, d'authenticité. Ces choses sont importantes. Mais ils ne battent pas la livraison. En fin de compte, la raison pour laquelle Boris Johnson est tombé n'était pas simplement l'indignation suscitée par le «partygate», mais l'absence de plan pour l'avenir de la Grande-Bretagne. Lorsque l'authenticité s'est effondrée, il ne restait plus rien de substantiel pour se battre.

Aujourd'hui, la démocratie occidentale a besoin d'un nouveau projet. Quelque chose qui donne une direction, inspire l'espoir, est une explication crédible de la façon dont le monde change et comment nous y réussissons.

En politique intérieure, je pense qu'il s'agit avant tout d'exploiter la révolution technologique. C'est le plus grand changement dans le monde réel qui se produit. Cela va tout perturber. Cela devrait perturber le fonctionnement du gouvernement. C'est l'équivalent au XXIe siècle de la révolution industrielle du XIXe siècle. C'est la seule solution que je vois à la faible croissance et à la faible productivité et donc à l'élévation du niveau de vie ; le seul moyen d'améliorer les services tout en réduisant les coûts, par exemple dans le domaine de la santé ; la seule réponse au changement climatique si l'on veut maintenir le développement tout en réduisant les émissions.

Le problème est que la politique de droite et de gauche du XXe siècle ne correspond pas vraiment à cela ; et les politiciens, désormais habituellement plus familiers avec la politique des griefs, la trouvent trop « technocratique » et en tout cas trop difficile à comprendre.
Mais si nous recherchons le projet global de gouvernance nationale moderne, je crois comprendre la révolution technologique, accéder à ses vastes opportunités et atténuer ses risques incontestables, c'est ça.
Heureusement, dans le domaine technologique, la Grande-Bretagne est bien placée. Mais il faut que la politique la place sur le devant de la scène. Et le débat actuel à la direction des conservateurs autour des « réductions d'impôts », vraisemblablement à opposer aux travaillistes en tant que parti « taxer et dépenser », a un air déprimant des années 1980.

Pour la politique étrangère, l'Ukraine doit devenir un pivot qui ravive notre sens de la mission.
Non seulement à cause de la Russie, mais à cause de ce que cela signifie à l'égard de la Chine.
Le conflit en Ukraine, où une nation européenne pacifique et démocratique a fait l'objet d'un acte d'agression brutal et injustifié, dans le but explicite de supprimer sa liberté de choisir sa propre voie, sous le prétexte absurde qu'elle menaçait d'une manière ou d'une autre l'agresseur, dont le chef croit en une interprétation excentrique de l'histoire russe délégitimant la nationalité ukrainienne a, pour les connaisseurs occidentaux de la politique étrangère, été comme un seau d'eau très froide jeté sur la tête de quelqu'un assis dans un café lisant tranquillement son journal.
La première réaction à l'invasion de l'Ukraine est le choc : la mort et la destruction horribles et inutiles.

Mais après le choc vient la prise de conscience : c'est le bouleversement de notre croyance en la rationalité des grandes nations. Oui, les terroristes se comportent comme ça. Parfois, des nations lointaines dans des endroits lointains se combattent. Mais c'est un membre permanent du Conseil de sécurité des Nations Unies. La nation avec la plus grande masse terrestre au monde. Dont le chef se mêle aux autres dirigeants des grands pays à peu près sur un pied d'égalité.
On peut citer la Crimée en 2014 ou la Géorgie en 2008 et dire qu'on a été prévenu. Mais la vérité est que cela - une guerre à grande échelle menée pour subjuguer toute une nation européenne démocratique - était inattendu parce qu'il est d'une nature que nous pensions inconcevable.

Il y a six mois, l'idée que Poutine puisse envahir les États baltes, la Suède ou la Finlande aurait été rejetée comme fantastique. Maintenant, pour une bonne raison, les dirigeants de ces pays savent qu'ils ont besoin de l'OTAN.
Au début du conflit, j'ai plaidé pour une double stratégie pour l'Ukraine : autant de soutien militaire que nous pouvions apporter à moins de rejoindre directement le combat plus les sanctions les plus sévères ; mais pour que la stratégie militaire puisse créer le levier d'une solution négociée, bien sûr à des conditions acceptables pour l'Ukraine et son peuple. Je préconise toujours cette approche.

La question est de savoir ce que signifie l'Ukraine pour la politique étrangère occidentale au sens large. Il y a quelques années, de nombreuses personnes en Occident se sont même interrogées sur la nécessité d'une chose appelée «politique occidentale». Cela sonnait pour certains provocateur, voire agressif, surtout après la chute du mur de Berlin et après le 11 septembre. L'Ukraine a largement supprimé cette requête.


Cependant, le plus grand changement géopolitique de ce siècle viendra de la Chine et non de la Russie. Nous arrivons à la fin de la domination politique et économique occidentale. Le monde va être au moins bipolaire et peut-être multipolaire.
La Chine est déjà la deuxième superpuissance mondiale. La Russie a cependant une puissance militaire importante, comme l'a révélé l'Ukraine, également une certaine faiblesse militaire. Mais son économie fait 70 % de la taille de celle de l'Italie.

La puissance de la Chine est à un tout autre niveau. Elle compte plus de 1,3 milliard d'habitants : bien plus que la population combinée de l'Europe et de l'Amérique du Nord. Son économie est proche de la parité avec celle des États-Unis. Au cours des deux dernières décennies, il a poursuivi un engagement actif et fructueux avec le monde, établissant des liens à l'égard desquels, comme je peux en témoigner, il y a une profonde réticence, même de la part des alliés américains traditionnels, à céder.
Il a une civilisation ancienne, l'une des cultures prééminentes, et un peuple de plus en plus instruit et prospère.

Ainsi, la place de la Chine en tant que superpuissance est naturelle et justifiée. Ce n'est pas l'Union soviétique.
Cependant, ces derniers temps, le président Xi a rétabli le pouvoir suprême du parti communiste, n'a pas caché son mépris pour la « décadence » occidentale, ni son admiration personnelle pour le président Poutine et son genre de leadership. Il a l'intention de rester au pouvoir pendant au moins une autre décennie et son ambition claire et non dissimulée est de remettre Taiwan sous le contrôle de Pékin. Hong Kong est la preuve de ce que cela signifie. Il est donc pratiquement impossible de penser que Taïwan reviendra volontairement, d'où la crainte que la Chine n'utilise la force plutôt que la persuasion.

De plus, la Chine a maintenant rattrapé l'Amérique dans de nombreux domaines technologiques et pourrait la surpasser dans d'autres.
Ce nouveau point d'inflexion est qualitativement différent de 1945 ou 1980. C'est la première fois dans l'histoire moderne que l'Orient peut être à égalité avec l'Occident. Et aux deux autres points d'inflexion, la démocratie occidentale était essentiellement ascendante.
Ce n'est pas vrai pour 2022. Ou du moins pas clair.

L'importance de l'Ukraine, c'est qu'elle clarifie. À la suite des actions de Poutine, nous ne pouvons pas compter sur les dirigeants chinois pour qu'ils se comportent d'une manière que nous considérerions comme rationnelle.
Ne vous méprenez pas. Je ne dis pas à court terme que la Chine tenterait de prendre Taiwan par la force.
Mais nous ne pouvons fonder notre politique sur la certitude que ce ne sera pas le cas. Et même en laissant de côté Taïwan, la réalité est que la Chine sous la direction de Xi est en concurrence pour l'influence et le fait de manière agressive.

La Chine ne sera pas seule. Il aura des alliés. La Russie maintenant à coup sûr. Peut-être l'Iran. Mais dans le monde entier, il attirera les nations vers lui, comme les divisions mises en évidence au G20 sur l'Ukraine devraient nous l'enseigner. Parfois par intérêt. Parfois par aversion pour l'Occident. Parfois parce que les dirigeants partagent la propension au modèle antidémocratique. Parfois, les nations ne seront entraînées qu'en partie. Mais la Chine rivalisera non seulement pour le pouvoir, mais contre notre système, notre façon de gouverner et de vivre.
Au moins pour l'instant. Et c'est une qualification cruciale.

Je suis favorable à une politique vis-à-vis de la Chine que j'appelle « force plus engagement ». Nous devons être suffisamment forts pour faire face à tout ce que la disposition future de la Chine nous réserve, afin de maintenir notre système et ses valeurs. Mais nous ne devons pas rechercher un « découplage » complet ou fermer les lignes d'interaction ou de coopération. Nous sommes lucides mais pas hostiles.
Nous devrions montrer qu'avec des attitudes chinoises différentes envers nous, viennent des attitudes différentes de nous ; que nous acceptions le statut de la Chine en tant que puissance mondiale ; que nous respectons la culture chinoise et son peuple.

La Chine devrait toujours avoir matière à réflexion. Elle n'a pas un système politique monolithique comme la Russie. Xi obtiendra son mandat renouvelé. Mais il n'est pas invincible. Et comme sa politique Covid l'a montré, le leadership de l'homme fort comporte une faiblesse inhérente lorsque les gens craignent de contester ce qui devrait être contesté.
Nous devons être ouverts à la possibilité que la Chine change. Mais assez solide pour le supporter si ce n'est pas le cas.

Pour cela, l'Occident a besoin de stratégie. Aucun projet n'aboutit sans elle. Poursuivi avec coordination, engagement et compétence.
Le partenariat transatlantique entre l'Europe et l'Amérique est crucial. Mais il lui faut du contenu et de la vigueur. Avec nos principaux alliés parmi les pays développés comme le Japon, le Canada et l'Australie, et ceux du monde en développement, en particulier au Moyen et en Extrême-Orient, nous devons nous mettre d'accord sur nos objectifs. Et respectez-les. Les États-Unis dirigeront mais doivent impliquer des alliés dans la formulation et l'exécution de la politique.

Nous avons besoin de dirigeants politiques prêts à résister aux pressions politiques intérieures.
Il y a souvent une délimitation grossière faite entre la politique étrangère « realpolitik » – fondamentalement sans principes et la politique étrangère « axée sur les valeurs » – celle poursuivie par les honnêtes gens.

Mais les valeurs ne peuvent être protégées que si nous sommes assez forts pour vaincre ceux qui s'y opposent. La force ne vient pas d'un vœu pieux mais d'une appréciation intransigeante de la réalité.
Les gouvernements ne sont pas des ONG. Les dirigeants n'écrivent pas de commentaires; ils élaborent la politique.


Qu'est-ce que cela signifie concrètement ?

Nous devons augmenter les dépenses de défense et maintenir la supériorité militaire. Les États-Unis ont encore de loin l'armée la plus grande et la mieux équipée du monde. Mais elle, et nous, devrions être suffisamment supérieures pour faire face à toute éventualité ou type de conflit et dans tous les domaines. Les Américains rattrapent rapidement leur retard en matière de capacité de missiles hypersoniques ; mais le fait qu'ils en aient besoin devrait nous apprendre une leçon.
La cybersécurité est la nouvelle frontière de la défense. Elle exige une réponse coordonnée à l'échelle mondiale.

Deuxièmement, l'Occident a été lamentable dans l'espace du "soft power" ces dernières années, bien que, heureusement, il y ait des indications que l'administration Biden corrige sa trajectoire. Je le vois continuellement avec mon Institut travaillant dans toute l'Afrique et en Asie du Sud-Est. Non seulement la Chine, mais la Russie, la Turquie et même l'Iran ont déversé des ressources dans le monde en développement et se sont solidement enracinés dans les sphères de la défense et de la politique. Pendant ce temps, l'Occident et les institutions internationales qu'il contrôle ont été bureaucratiques, sans imagination et souvent politiquement intrusifs sans être politiquement efficaces.

Pourtant, nous avons une belle opportunité. Les pays en développement préfèrent les entreprises occidentales. Ils sont beaucoup plus sceptiques à l'égard des contrats chinois qu'il y a dix ans. Ils admirent le système occidental plus que nous ne le pensons.
Mais nous devons rendre nos institutions et nos gouvernements plus agiles, plus réactifs aux besoins réels des pays et nous coordonner. Un seul exemple : dans la région du SAHEL, attend la prochaine explosion de l'immigration et de l'extrémisme. Nous devrions nous préparer maintenant pour l'empêcher.
La population de l'Afrique doublera au cours des 30 prochaines années alors que celle de la Chine décline. Nous devrions aider la nouvelle génération de dirigeants africains à croître durablement, à réformer l'agriculture afin que les pays disposant de vastes terres arables ne soient pas en situation d'insécurité alimentaire, à transformer et à valoriser les produits qu'ils possèdent en abondance.

L'annonce par le G7 d'un « partenariat pour l'infrastructure et l'investissement mondiaux » de 600 milliards de dollars est une réponse bienvenue mais tardive à l'OBOR de la Chine.
Covid-19 a stimulé d'énormes progrès dans la science médicale. Il y aura bientôt le lancement de la campagne « One Shot » pour s'assurer que la nouvelle génération de vaccins et d'injectables pour des maladies comme le paludisme, la tuberculose, la dengue et même le VIH/sida soit mise à la disposition du monde en développement et d'ailleurs. Des millions de vies pourraient être sauvées. L'Occident devrait le diriger.
Nous ne devons pas abandonner le leadership au Moyen-Orient. Cela n'a rien à voir avec le pétrole. Ou même la sécurité au sens étroit du travail avec des alliés pour contrecarrer des actes de terreur planifiés. Le mouvement de modernisation qui balaie la région – dont le large soutien régional est amplement démontré par le sondage de mon Institut publié plus tôt dans la semaine – est extrêmement important pour notre sécurité à long terme. Les accords d'Abraham auxquels j'ai participé sont la preuve que le Moyen-Orient est en train de changer. C'est littéralement le dernier moment pour y renoncer.

L'Occident a quelques grandes institutions de soft power culturel, comme le British Council et la BBC. Nous devrions les soutenir.
Nous devons continuer à mener le débat sur le climat.
Et, comme vous vous attendez à ce que je le dise, nous devons être des leaders en matière de technologie. Le Conseil du commerce et de la technologie entre les États-Unis et l'UE pourrait devenir un mécanisme efficace d'élaboration des politiques collectives.

Nous devons veiller à ce que les préoccupations légitimes concernant la confidentialité des données et les abus technologiques n'entravent pas l'innovation ou ne nous perdent pas notre avantage concurrentiel. Une approche commune de la réglementation serait utile.
Il existe de bonnes raisons politiques pour les pays proches de la délocalisation, de la relocalisation et même de la délocalisation d'amis, pour la sécurité des chaînes d'approvisionnement. Mais si nous laissons cela se transformer en une poussée générale contre la mondialisation, en faveur du protectionnisme, cela nous fera du mal.
Nous devons faire preuve de persévérance – d'engagement – ​​même lorsque c'est difficile. Même quand ce n'est pas populaire. C'est une leçon du retrait de l'Afghanistan et, dans une certaine mesure, de l'engagement réduit avec l'Irak et la Libye.
Cet engagement doit englober nos alliés. Si nous avons des désaccords sur les droits de l'homme, nous devons le dire, mais cela ne doit pas nous empêcher de les soutenir lorsqu'ils sont confrontés à des menaces qui nous sont communes à tous.
L'Inde – qui pourrait et devrait atteindre le statut de superpuissance et qui est la plus grande démocratie du monde – doit être maintenue à l'intérieur et à l'intérieur de nos priorités et de notre réflexion. L'établissement de relations solides avec des pays émergents comme l'Indonésie est essentiel.
Les gens du monde entier ont besoin de voir que nous savons ce que nous faisons. Que nous avons une stratégie. Que nous opérons selon un plan façonné non pas par le dernier fil Twitter, mais par une profonde emprise politique.
Même si nous sommes dirigés par l'Amérique, nous avons tous notre rôle à jouer. Je ne vais pas provoquer d'agonie en parlant de Brexit, mais il est urgent que le Royaume-Uni reconstruise une relation sensée avec l'Europe, qui nous permette de travailler ensemble dans notre intérêt mutuel avec les autres nations du continent auquel nous appartenons et en harmonie avec les États-Unis leadership.
C'est le projet de politique étrangère de la démocratie occidentale dans la troisième décennie du 21e siècle : protéger nos valeurs et notre mode de vie à l'ère de la Chine non pas en train de monter, mais de monter.
Comme 1945 ou 1980, on peut réussir. L'une des leçons de mon temps passé dans le monde depuis que j'ai quitté mes fonctions, c'est qu'en fin de compte, l'esprit humain veut être libre - et cet esprit est indestructible.

Après tout, c'est ce qui motive le brave peuple ukrainien à subir un tel chagrin. Ils le font parce qu'ils savent que la liberté vaut la peine d'être défendue. Leur péril devrait nous éveiller au nôtre. Les anciennes hypothèses se sont désintégrées. Le monde avance à son rythme et il ne nous attendra pas.

Ce point d'inflexion est, à certains égards, plus grave que ceux de 1945 ou 1980. Nous avons besoin d'organisation, de poids intellectuel, d'une concentration soutenue, d'un sens d'un objectif commun et d'une stratégie partagée pour y parvenir.
Mon dernier point : cela n'arrivera que si nous guérissons notre propre politique. Comment la Grande-Bretagne a-t-elle jamais atteint un point où Nigel Farage et Jeremy Corbyn sont venus pour une période courte mais conséquente pour façonner notre politique ? Ou l'Amérique à un endroit où le fait d'avoir été vacciné dénotait une allégeance politique ?

La folie de notre propre politique doit cesser. Nous ne pouvons pas nous permettre le luxe de nous adonner à la fantaisie. Il faut remettre la raison et la stratégie en selle. Et nous devons le faire de toute urgence.
Image principale : Getty Images
 
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