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![]() Sur la référence théorique, l'expérience de pratique et l'efficacité opérationnelle du développement de la démocratie populaire Publié le 2016-06-24 sur theory china Par Quotidien du peuple - Lin Shangli L'étude de la démocratie peut se faire à partir de deux dimensions: l'une sur la démocratie en général et l'autre sur la démocratie au particulier. La première cherche à abstraire des principes généraux de la démocratie à partir des différentes pratiques et réflexions démocratiques, tandis que la seconde étudie les particularités dans les pratiques démocratiques propres à chaque pays. Ces deux dimensions sont étroitement liées et se basent l'une sur l'autre. En ce moment, sous l'influence du modèle occidental classique de la démocratie, certaines personnes s'interrogent sur la démocratie populaire de la Chine. Est-elle une vraie démocratie moderne ? Si la réponse est positive, que faut-il penser de la démocratie occidentale ? Et si non, pourquoi la Chine peut parvenir à un développement rapide dans les domaines économique, politique, culturel, social, etc., et permettre à plus d'un milliard de Chinois d'accéder à l'autonomie, à l'égalité et à une vie de moyenne aisance ? L'explication de ces questions est essentielle pour défendre et développer notre démocratie populaire. Pour les personnes habituées au modèle occidental classique de la démocratie, ces questions sont difficiles à répondre. Mais pour le peuple chinois qui fait des efforts afin de construire une démocratie moderne, la question ne se pose pas vraiment. En effet, plutôt que d'appliquer directement le modèle démocratique créé par l'occident sur la civilisation chinoise de plus de cinq mille ans, le peuple chinois, en particulier les communistes chinois, a toujours choisi les voies et les méthodes de pratique démocratique à partir du vrai sens de la démocratie. Sur la base de notre propre exploration pratique et réflexion théorique, la Chine a choisi la théorie démocratique de Marx et Engels, qui découle des lois de développement de la civilisation humaine. A partir de ce principe démocratique plus approfondi et complet, la Chine vise à construire une forme démocratique correspondant à ses propres besoins, soit la libération du peuple, l'indépendance nationale et la modernisation du pays. Par conséquent, fondamentalement parlant, la démocratie populaire avec des caractéristiques chinoises (la démocratie chinoise) est un produit de la civilisation humaine, elle reflète les exigences inhérentes et la direction de base du développement de la société humaine. La démocratie chinoise poursuit la démocratie populaire et insiste sur l'importance du peuple. Les doutes sur la démocratie chinoise viennent principalement du fait que certaines personnes ignorent la base théorique et les valeurs de la pratique chinoise. La démocratie chinoise est basée sur la théorie marxiste avec le peuple comme élément central, tandis que la démocratie occidentale est basée sur le concept de l'individu. Selon le marxisme, le concept de l'individu en occident a une inévitabilité historique. L'indépendance individuelle est la condition préalable au développement moderne occidental. Le développement d'une économie de marché a donc donné naissance, en même temps, à la démocratie libérale de « l'individu », et ouvre ainsi le processus de démocratisation de l'homme moderne. Toutefois, cela ne signifie pas qu'il ne peut y avoir qu'un modèle pour le développement démocratique de l'humanité ; sinon le développement de la civilisation humaine est déjà arrivé à sa fin. En effet, la démocratie libérale occidentale de l'individu présente de l'unilatéralité. Comme Marx l'a fait remarquer, « l'individu » est basé sur la séparation de l'homme et du matériel, sur la réalité du travail salarié et du contrôle de chacun par le travail. Ainsi, l'autonomie politique et juridique de l'individu est accompagnée de la dépendance au travail et de la non-autonomie économique. L'individu deviendra autonome seulement quand les gens ont le contrôle complet des moyens de production et l'indépendance économique. Par conséquent, pour Marx, la véritable autonomie de l'individu nécessite un principe politique. Autrement dit, les moyens de production de la société toute entière doivent appartenir à l'ensemble du peuple, de sorte que le travail soit libéré de l'économie et que le peuple ait une fondation économique et politique pour prendre leurs propres décisions. Suivant cette logique politique du marxisme, dans le processus de la modernisation et de la démocratisation, le concept de l'individu doit être accompagné du concept du peuple, et celui-ci comme une condition préalable. Par conséquent, le développement de la démocratie dans le monde entier d'aujourd'hui est confronté à une question fondamentale : que faut-il faire pour que le peuple soit la force de premier plan dans le développement humain et social, de sorte que l'ensemble du peuple décide pour le pays et la société et protège l'autonomie de chaque personne ? Compte tenu des contextes social, historique et culturel du pays, la démocratie en Chine ne peut pas se construire à partir de l'individu. Le concept du « peuple comme maîtres du pays » est le point de départ et l'objectif de la démocratie chinoise. Après une longue période d'exploration et de pratique, la démocratie chinoise a déjà formé ses propres systèmes de valeur, d'organisation et d'institution et s'intègre dans la modernisation économique, politique, culturelle et sociale du pays. Notamment, avec la mise en place et l'amélioration du système économique de marché socialiste, la démocratie populaire chinoise fournit la base économique, les conditions sociales et la protection juridique à l'autonomie individuelle, tout en conservant le principe du peuple. La démocratie chinoise continue ainsi sur la voie du peuple afin de réaliser le développement global de l'homme. Elle est une forme démocratique populaire avec la co-utilisation de la démocratie électorale et de la démocratie délibérative. Par conséquent, la démocratie populaire est la combinaison entre la théorie marxiste sur la démocratie et la pratique chinoise. Elle a à la fois une origine théorique et un soutient pratique, elle correspond aux lois de développement de la civilisation humaine et aux tendances de modernisation et de démocratisation de la société humaine. La démocratie chinoise a de la référence théorique, de l'expérience de pratique et de l'efficacité opérationnelle, nous devons en avoir confiance. (Auteur: chercheur spécial du Centre de recherche sur le système théorique du socialisme aux caractéristiques chinoises de Shanghai) Edité le 21-05-2017 à 23:08:51 par Xuan |
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![]() Qu'attendre du prochain plan quinquennal ? Mis à jour le 2015-10-13 Par HU ANGANG* Source French.china.org.cn En octobre, le Comité central issu du XVIIIe Congrès du Parti communiste chinois (PCC) tient sa cinquième session plénière. Les discussions sur le XIIIe plan quinquennal (2016-2020) figurent évidemment parmi les sujets majeurs inscrits à l'ordre du jour. C'est pendant le XVIIIe Congrès du PCC que les objectifs des « deux centenaires » ont été définis : construire une société de moyenne aisance au centenaire de la fondation du PCC en 2021 et faire de la Chine un pays socialiste moderne, prospère, puissant, démocratique, civilisé et harmonieux au centième anniversaire de la RPC en 2049. Le XIIIe plan quinquennal (2016-2020) sera le dernier avant de réaliser l'objectif du premier centenaire. C'est pour cela qu'il est centré sur l'objectif d'édification in extenso d'une société de moyenne aisance en Chine. Le mécanisme de prise de décision à la chinoise À la différence des pays occidentaux, où l'objectif de développement national change avec l'alternance des partis et de la classe dirigeante, en Chine, le mécanisme de décision permet de proposer des projets durables et intégrés dans une continuité. L'objectif des XVIe, XVIIe et XVIIIe Congrès du PCC est resté le même : celui du premier centenaire. Sur ce point, on peut dire que le mécanisme de direction chinois possède un atout particulier. Le XIIIe plan quinquennal est organisé selon 4 phases. Durant la première, la décision vient du Congrès du PCC. Le rapport du Comité central, rendu après le XVIIIe Congrès du PCC, présente une conception synoptique de l'objectif pour 2020. Ensuite vient l'étape de la cinquième session plénière du XVIIIe Comité central du PCC. Durant cette session qui a lieu en octobre, le Comité central du Parti présente ses propositions sur le XIIIe plan quinquennal aussi appelé Programme détaillé du XIIIe plan quinquennal. Celui-ci est le résultat de longues discussions collégiales. Dans un troisième temps, la décision relève du Conseil des affaires d'État. Après la publication des propositions, le Conseil des affaires d'État confie le texte à la Commission nationale pour le développement et la réforme et à la Commission des experts de planification du développement national pour l'accomplissement du Programme du XIIIe plan quinquennal et demande l'avis du peuple sur Internet. Tout cela permet de paver la route pour la session de l'Assemblée populaire nationale (APN) du 5 mars prochain. Enfin, la décision finale revient à l'APN. La session de l'année prochaine discutera des modifications à apporter au Programme du XIIIe Plan quinquennal. Ce programme sera ensuite adopté par vote durant la session. Puis il sera publié officiellement. En réalité, avant cela, les commissions spéciales de l'APN et les commissions spéciales de la Conférence consultative politique du peuple chinois (CCPPC) se sont déjà engagées dans des procédures d'enquêtes, de recherches et de discussions autour du programme. Les commissions spéciales de l'APN à elles seules ont déposé 24 rapports. Le mécanisme de prise de décision chinois diffère donc de celui des pays occidentaux, en cela que l'arrivée à un consensus politique se fait en amont du vote, par enquête, recherche, négociation politique et échange d'informations. [...] *HU ANGANG est professeur de l'Institut de l'administration publique et directeur de l'Institut de recherche sur la situation nationale de l'université Tsinghua. |
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![]() Le centralisme démocratique, rouage fondamental du système politique chinois par Wang Chuanzhi Édition anglaise du journal Qiushi 1er octobre 2013 Au cours des dernières années, de nombreux savants et spécialistes en Chine et à l'étranger ont cherché à identifier les institutions politiques qui ont été responsables de la réussite économique de la Chine. Beaucoup d'entre eux ont utilisé des termes tels que «la domination de l'Etat», «démocratie verticale», «la centralisation politique combinée avec la liberté économique», «système autoritaire responsable» et «système de parti unique efficace" dans une tentative de résumer les caractéristiques du système chinois. Cependant, il ya une chose qu'ils ont négligé de considérer, c'est l'importance du centralisme démocratique, un système qui est explicitement énoncé dans la Constitution de la CPC et de la Constitution de la République populaire de Chine. En fait, c'est le centralisme démocratique qui sert de mécanisme central dans le système politique de la Chine et les institutions qu’il fonde. I. La pratique du centralisme démocratique à la fois dans les affaires du Parti et de l'Etat est la caractéristique la plus importante du système politique socialiste de la Chine Après sa création, le PCC a défini le centralisme démocratique comme principe d'organisation du Parti, et l’a utilisé comme un guide pour l'ensemble de ses activités. Après la fondation de la République populaire de Chine en 1949, le Parti a innové d'appliquer le centralisme démocratique dans les activités politiques de l'Etat socialiste, établissant ainsi un système politique socialiste fondée sur le principe fondamental du centralisme démocratique. Le centralisme démocratique est le principe organisationnel fondamental du PCC. La Résolution sur la troisième révision des Statuts du Parti communiste de Chine, qui a été adoptée en Juin 1927, stipule que le principe de base du Parti est le centralisme démocratique. C'est la première fois que le centralisme démocratique a été inscrit dans les Statuts du Parti, et il y est resté depuis. Dans le récent amendement de la Constitution de la CPC, qui a été adoptée lors du dix-huitième Congrès national du PCC, le Programme général indique quatre exigences essentielles en ce qui concerne la construction du parti, dont la quatrième est de faire respecter le centralisme démocratique. La disposition est ainsi libellée: «Il (le centralisme démocratique) est le principe organisationnel fondamental du Parti, et aussi le moyen d'appliquer la ligne de masse dans les activités politiques du Parti." Au Chapitre II des Statuts, le système d'organisation du Parti expose «Le Parti est un organisme entièrement défini par son programme, par ses statuts et par la base du centralisme démocratique » . En prenant comme fondement le principe du centralisme démocratique, le Parti a également formulé un ensemble de règles de base et les dispositions détaillées en vue de réglementer les activités politiques et d'équilibrer les relations internes au sein du parti, qui ont été responsables des traits uniques d'organisation que présente le Parti Communiste Chinois. Le centralisme démocratique est le principe fondamental du système politique chinois et le principe fondamental de consolidation du gouvernement. Dès 1940, Mao Zedong a identifié le centralisme démocratique comme système de gouvernement de la nouvelle République démocratique dans son Essai sur la Démocratie Nouvelle. Dans son rapport sur le gouvernement de coalition, qu'il a écrit en 1945, Mao Zedong a fait remarquer que le principe d'organisation de l'Etat de Démocratie Nouvelle devrait être le centralisme démocratique. Avec la fondation de la République populaire de Chine, le principe du centralisme démocratique a été appliqué au sein du gouvernement. Selon l'article 15 du Programme Commun, qui a servi de Constitution Provisoire, tous les organes de l'État ont contribué à mettre en œuvre le centralisme démocratique. La Première Constitution de la Chine a été adoptée en 1954. Selon l'article 2 de ce document, le Congrès national du peuple, les assemblées populaires à tous les niveaux et tous les autres organes de l'Etat ont collaboré à la mise en œuvre du centralisme démocratique. La Constitution actuelle de la Chine, qui a été adoptée en 1982 et a depuis été modifiée à quatre reprises, prévoit clairement que les organes de l'Etat de la République populaire de Chine appliquent le principe du centralisme démocratique. Le centralisme démocratique est le système d'organisation fondamental et le système de direction du Parti et de l'Etat. Mao Zedong souligna que sans le centralisme démocratique, il serait impossible de consolider la dictature du prolétariat. Deng Xiaoping a rappelé que la recherche de la vérité des faits, la ligne de masse, et le centralisme démocratique sont les trois grandes traditions du Parti, en disant que: «Si nous ne parvenons pas à pratiquer le centralisme démocratique de manière satisfaisante, le Parti, l'État, le socialisme ... peut dégénérer » . Jiang Zemin a souligné trois choses qui ont été indispensables à la Chine : le rôle dominant de la propriété publique dans l'économie, la pratique du centralisme démocratique dans la politique, et le rôle directeur du marxisme dans la culture. Il a souligné à plusieurs reprises que le centralisme démocratique doit s’améliorer et se développer, ne faiblira pet non fléchir. Hu Jintao a déclaré que le maintien de centralisme démocratique est essentiel pour préserver la solidarité et l'unité du Parti, et pour stimuler sa créativité et sa vitalité. Enfin, Xi Jinping a souligné que le système d'organisation et de direction fondamental du PCC, le centralisme démocratique est un système scientifique, rationnel et efficace, ce qui constitue le plus grand avantage institutionnel de notre Parti. Depuis le lancement de la réforme et de l'ouverture, de nouvelles exigences en ce qui concerne la pratique et l'amélioration du centralisme démocratique ont été exposées à tous les congrès nationaux du PCC, dans les orientations de la vie intérieure du Parti, qui ont été adoptées respectivement lors de la cinquième Session plénière du onzième Comité central du PCC, et dans les résolutions qui ont été adoptées lors de la quatrième session plénière du 14e Comité central du PCC, de la sixième session plénière du 15e Comité central du PCC, de la quatrième session plénière du 16e Comité central du PCC, et de la quatrième session plénière du 17e Comité central du PCC. ![]() Sur la photo, le No.625 de la Voie Fude, Chengdu South Road, Shanghai (n ° 30 d'aujourd'hui, Voie 7, Chengdu North Road), qui était l'un des sites où se tint le deuxième Congrès national du Parti communiste de Chinois. Le deuxième Congrès national du Parti communiste Chinois s’est tenu à Shanghai du 16 au 23 Juillet 1922. La rencontre a vu l'adoption des Statuts du Parti Communiste Chinois – ses premiers Statuts. Le document exposait le principe du centralisme démocratique pour le Parti. / Xinhua (Photo d'archives) II. L'essence du centralisme démocratique, c'est la démocratie et la direction Tout d'abord, la démocratie et le centralisme constituent une unité des contraires. Mao Zedong a déclaré que le centralisme démocratique « est à la fois démocratique et centralisé, avec les deux contraires apparents de la démocratie et de la centralisation unis sous une forme définie » . Il a également dit: «Il n'y a pas de fossé infranchissable entre la démocratie et le centralisme » . Selon Mao Zedong, la démocratie est en corrélation avec le centralisme, et la liberté est en corrélation avec la discipline. Ils sont les deux faces opposées d'une même entité. En d'autres termes, la démocratie et le centralisme, la liberté et la discipline, sont contradictoires et unis en même temps. Pour cette raison, nous ne pouvons pas privilégier un côté en niant l'autre. Comme Mao Zedong l'a dit, dans la pratique du centralisme démocratique, «Notre objectif est de créer une situation politique dans laquelle nous avons à la fois le centralisme et la démocratie, à la fois la discipline et la liberté, à la fois l'unité de volonté et la capacité de réflexion personnelle et d’initiative » . Deuxièmement, l'essence du centralisme démocratique, c'est la démocratie. À sa base même, le système politique socialiste considère que les masses sont les maîtres de leur propre pays. La démocratie est la bouée de sauvetage du parti et du socialisme. Dans l'unité des contraires que représentent la démocratie et le centralisme, la démocratie est la base et la condition préalable, c'est le facteur décisif et l'essence. C'est parce qu’un juste centralisme ne peut exister sans démocratie pleine et entière. Dans le Parti, nous devons fournir des voies plus larges et plus accessible pour la pratique de la démocratie. Cela signifie aider les membres du parti à rester informés et à participer aux affaires du Parti, et encourager les membres et les organisations du parti à libérer leurs esprits, à rechercher la vérité des faits, à explorer de nouveaux chemins, à s'exprimer, à manifester pleinement leurs opinions sur les initiatives du Parti, et à s'engager dans une discussion complète des politiques du Parti. C’est seulement de cette manière que nous serons en mesure de nous appuyer sur la plus grande sagesse, de réunir des points de vue corrects et de formuler des décisions justes. En ce qui concerne les affaires politiques de l'Etat, nous devons constamment améliorer les systèmes démocratiques, introduire une plus grande diversité des formes de démocratie, et élargir la portée de la démocratie afin que l'enthousiasme politique du peuple ne cesse de croître. Cela signifie élargir la participation ordonnée des citoyens à la vie politique à tous les niveaux et dans tous les domaines, et cela signifie la mise en œuvre des élections démocratiques, la réalisation d’une politique démocratique, la gestion démocratique et la supervision démocratique conformément à la loi. C'est seulement ainsi que le Parti et le gouvernement seront en mesure de gagner un large et solide soutien public pour leur politique, et d’associer ainsi la sagesse et la force des masses dans un effort commun pour atteindre les objectifs nationaux de développement. Le Parti a toujours été fidèle à sa ligne de masse « partir des masses, pour aller aux masses ». En substance, la ligne de masse est une approche de la démocratie et le centralisme démocratique représente l'application de la ligne de masse dans les affaires politiques du parti et l'État. Troisièmement, le centralisme est une exigence inhérente à la démocratie, sans lequel la démocratie ne peut pas exister. La démocratie a toujours été l’objet d'une organisation et d’une direction. Il n'y a pas de démocratie totalement spontanée, et l'anarchisme ne peut pas être considéré comme une démocratie. Dans la vraie vie, la démocratie ne fonctionne pas sans un certain degré nécessaire de centralisation et la démocratie sans centralisme est condamnée à rester stérile. La démocratie en l'absence de centralisme ou la démocratie extrême, ne se traduira par rien d’autre qu’un état d'anarchie. Selon Mao Zedong, le centralisme démocratique « est centralisé sur la base de la démocratie et démocratique sous une direction centralisée. C'est le seul système qui peut donner pleine expression à la démocratie et conférer les pleins pouvoirs aux assemblées populaires à tous les niveaux et, en même temps, garantir une administration et une gestion centralisées exercées par les gouvernements, à tous les niveaux des affaires qui leur sont confiées par les assemblées populaires selon leur échelon, et la sauvegarde de tout ce qui est essentiel à la vie démocratique de la population » . Deng Xiaoping a déclaré, « Les mesures prises pour le développement de la démocratie interne du parti ne sont pas destinées à affaiblir la centralisation nécessaire dans le Parti, mais à lui fournir une base solide et vigoureuse» . La démocratie sous direction centralisée, est une démocratie soumise à la direction. En fait, la principale fonction des partis politiques modernes et des gouvernements est d'apporter la démocratie. La seule différence est que les différents partis politiques et les gouvernements des différents pays font cela par différents moyens. La démocratie aux États-Unis, par exemple, est contrôlée par les partis démocrate et républicain. Plutôt que de déclencher des élections selon le choix du peuple, il serait préférable de les appeler à choisir des partis politiques. C'est parce que de la nomination des candidats à la collecte de fonds électoraux jusqu’à l'organisation des campagnes électorales, les élections législatives et présidentielles aux États-Unis sont contrôlées par les partis politiques. Bien que les candidats indépendants surgissent de temps en temps, ils sont tout au plus une exception, seulement pour le spectacle. Quatrièmement, la clé du centralisme démocratique est de maintenir le juste équilibre entre la démocratie et le centralisme. Dans la pratique, notre Parti a non seulement acquis une expérience réussie dans la mise en œuvre du centralisme démocratique, mais a aussi tiré des leçons douloureuses de la catastrophe que le Parti et le pays ont endurée à cause de la grave détérioration du centralisme démocratique. L'histoire nous a enseigné que si un bon équilibre entre la démocratie et le centralisme peut être maintenu, alors la mise en œuvre du centralisme démocratique sera efficace, la cause du Parti et du peuple s'épanouira, nos initiatives progresseront en douceur, et les difficultés que nous rencontrons seront résolues avec une relative facilité ; mais si cet équilibre ne peut être maintenu, alors le centralisme démocratique sera violé ou même détruit, et les initiatives du Parti et le peuple en pâtiront. Par conséquent, la clé du traitement de la relation entre la démocratie et le centralisme réside dans le maintien d'un bon équilibre entre les deux. Dans une situation où le centralisme existe en l'absence de démocratie, ou bien s’il y a centralisme excessif et une démocratie insuffisante, il est probable que des individus ou des petites minorités vont agir de façon arbitraire, inhibant et même étouffant la vitalité du Parti et du gouvernement. En revanche, dans une situation où la démocratie existe en l'absence de centralisme, ou lorsque la démocratie est excessive et le centralisme insuffisant, le résultat probable sera l'irrésolution, une incapacité à faire appliquer les décisions, et l'absence d'un programme commun, qui à son tour rendra le gouvernement inefficace et conduira même conduire à un état d'anarchie. C’est seulement en trouvant et en maintenant un équilibre naturel entre la centralisation sur la base de la démocratie et la démocratie à direction centralisée que nous serons en mesure de garantir le bon fonctionnement et l'efficacité du centralisme démocratique. IV. Le centralisme démocratique définit les caractéristiques et les avantages du système politique de la Chine Tout d'abord, le centralisme démocratique incarne l'essence même du système socialiste. Deng Xiaoping a dit : «Le centralisme démocratique est une partie intégrante du système socialiste. Dans ce système, les intérêts personnels doivent être subordonnés aux intérêts collectifs, les intérêts de la partie à ceux de l'ensemble, et l’immédiat au long terme. En d'autres termes, les intérêts limités doivent être subordonnées aux intérêts généraux et les intérêts mineurs aux importants. Notre définition et la pratique de ces principes ne signifie nullement que nous pouvons ignorer les intérêts personnels, locaux ou immédiats. En dernière analyse, dans le cadre du système socialiste il y a une unité des intérêts personnels et des intérêts collectifs, des intérêts de la partie et ceux de l'ensemble, et des intérêts immédiats et à long terme. Nous devons régler les relations entre ces différents types d'intérêts en conformité avec les principes, en les considérant de manière appropriée » . Il a également dit : « En dernière analyse, les relations entre la démocratie et le centralisme et entre les droits et les devoirs sont les expressions politique et juridique des relations entre ces divers intérêts » . Ces paroles révèlent l'essence du centralisme démocratique. Deuxièmement, le centralisme démocratique garantit une intégration étroite entre la direction du Parti, la position du peuple comme maître du pays, et la règle de droit, qui est une exigence inhérente au système politique socialiste de la Chine. Tout d'abord, la direction du Parti constitue le noyau. En cherchant à préserver le rôle du Parti comme un noyau dirigeant qui exerce la direction et coordonne les efforts de toutes les parties associées, nous devons augmenter la capacité du parti à gouverner scientifiquement, démocratiquement et conformément à la loi, et assurer ainsi qu’il est capable de conduire le peuple à gouverner le pays efficacement. Deuxièmement, la position du peuple comme maître du pays est le fondement. Dans le respect du principe selon lequel tout le pouvoir de l'Etat appartient au peuple, nous devons élargir la participation organisée du peuple dans les affaires politiques à tous les niveaux et dans tous les domaines, et organiser la participation du public le plus large possible dans l'administration des affaires de l'Etat, des affaires sociales, dans les programmes économiques et culturels, en conformité avec la loi. Troisièmement, la primauté du droit fournit la garantie. En restant attachés à la primauté du droit comme principe fondamental, nous devons établir le concept de la règle de droit socialiste, s'assurer que toutes les initiatives gouvernementales sont menées conformément à la loi, et sauvegarder les droits et intérêts légaux des citoyens. La mise en œuvre saine et efficace du centralisme démocratique est la clé du maintien de l'équilibre et de l'intégration étroite entre ces trois aspects. Sans le centralisme démocratique, l'intégration des trois peut exister en principe, mais pas dans la pratique. Troisièmement, le centralisme démocratique est capable d'optimiser la relation entre la démocratie et l'efficacité. Une combinaison de démocratie et d'efficacité a toujours été un idéal auquel les peuples ont aspiré dans la conception des systèmes sociaux. La caractéristique de la supériorité du centralisme démocratique est qu'il combine les forces de la démocratie et de l'efficacité. Deng Xiaoping a dit que le centralisme démocratique est le système le plus simple et le plus rationnel, et ne doit donc jamais être abandonné. Nous disons que le centralisme démocratique est un système rationnel parce qu'il prend dûment en considération les intérêts de toutes les parties, et est propice à un équilibre entre les intérêts personnels et les intérêts collectifs, les intérêts de la partie et ceux de l'ensemble, les intérêts immédiats et les intérêts à long terme, la démocratie et le système juridique, la discipline et la liberté, ainsi que les droits et les obligations. Nous disons aussi que le centralisme démocratique est facile à mettre en œuvre. C'est parce que tant qu’un centralisme correct peut être édifié sur la base de la démocratie, cela donne lieu à des principes, des politiques et des décisions justes, et peut unir la volonté du Parti et du peuple, intégrer efficacement les ressources, permettre la mise en œuvre efficace des politiques et des décisions, et prévenir l’entrave et la contrainte réciproque de différentes parties. En retour, c’est propice à la prospérité et au développement du pays. Au cours des dernières années, sous l'impact de la crise financière internationale, les pays occidentaux ont été pris en otage par des «scrutins politiques» face au dilemme de déclencher un crash économique s'ils ne réforment pas, ou de risquer un effondrement du gouvernement s'ils le font. Les lacunes de ce système ont été largement critiquées. Quatrièmement, le centralisme démocratique doit être amélioré constamment au cours de la pratique. Nous devons être conscients que les problèmes de l’insuffisante démocratie et de l’insuffisant centralisme sont tous deux présents dans les affaires politiques du Parti et de l'Etat. Dans certaines localités et départements, le pouvoir est excessivement centralisé et des particuliers ou de petites minorités ont agi arbitrairement, tandis que dans d'autres localités et départements, les ordres, les restrictions et les politiques des autorités supérieures sont ignorées, émoussés ou sapés par des contre-mesures. Dans ce cas, nous devons travailler constamment à améliorer le centralisme démocratique dans ces nouvelles circonstances. D'une part, nous devons faire en sorte que chaque membre du Parti ait les mêmes droits dans les affaires intérieures du Parti et sauvegarder les droits démocratiques qui lui sont accordés par les Statuts et les autres règlements du Parti. Cela permettra d'assurer que tous les membres du Parti sont capables de participer à la discussion, de décider et de gérer les affaires internes du Parti, jouant ainsi leur rôle comme acteurs principaux. D'autre part, le centralisme et l'unité sont la source de la force du Parti et la garantie fondamentale pour le développement économique et social, la solidarité ethnique, un progrès et une paix civile pérennes. Plus la situation qu’affronte le Parti est complexe, plus la tâche qu’il assume est ardue, et plus il est nécessaire de maintenir le centralisme et l'unité du Parti. Ce n’est qu’avec le centralisme et l'unité sur la base de la démocratie que nous serons en mesure d'améliorer la créativité, la cohésion et la capacité du Parti, d'assurer ainsi la saine progression de la réforme et de l'ouverture en Chine et d'entraîner la modernisation socialiste. Edité le 14-11-2013 à 18:49:14 par Xuan |