Xuan |
![]() ____________________ Établir un système financier moderne Sur Theory Chine Mis à jour le 8/1/2014 Par LOU Jiwei - Le Quotidien du Peuple (Version 07, 16 décembre 2013) Ayant une vision globale et faisant face au futur, la troisième Session plénière du 18e Congrès du PCC a fixé la stratégie d’établir un système financier moderne, pour bien s’adapter aux règles de développement des pays modernisés. Cette stratégie est le maillon clé pour approfondir tous azimuts la réforme, perfectionner le système socialiste à caractéristiques chinoises et construire une société de moyenne aisance. Tout cela aura une portée historique pour la réalisation du rêve de la Chine. Le besoin important et urgent d’établir un système financier moderne L’ajustement du système financier représente le rapport entre gouvernement et marché, gouvernement et société, autorités centrales et locales, il concerne l’économie, la politique, la culture, la société et l’écologie. Depuis toujours, le Comité central du PCC et le Conseil des affaires d’État accordent une grande importance à la réforme fiscale et financière. De la globalisation des recettes et dépenses à l’assignement fiscal, en passant par la prise à forfait, la nouvelle Chine a exercé plusieurs réajustements fiscaux depuis sa fondation. En 1994, la réforme de l’assignement fiscal constitue un jalon. L’établissement et le réajustement du système d’assignement fiscal ont permis un bon fonctionnement et jeté une base solide pour le système financier moderne. Ces mesures ont encouragé l’initiative créative des régions et entreprises pour la croissance à bénéfices mutuels de la puissance financière et de l’économie, elles ont renforcé le macrocontrôle de l’autorité centrale et contribué à l’établissement du système socialiste de l’économie du marché, à l’ouverture et au développement stable. Actuellement, la Chine est entrée dans une phase déterminante pour la construction d’un pays de moyenne aisance, ce qui constitue non seulement une opportunité sans précédente de développement, mais aussi un grand défi avec des risques sans pareils, notamment le développement déséquilibré, désaccordé et non durable. Ces problèmes sont en partie dus à l’insuffisance de la réforme fiscale. Au fur et à mesure de l’évolution de la situation intérieure et extérieure, les avantages du système fiscal en usage se dégradent. Premièrement, le système de contrôle budgétaire est moins intégral, scientifique, efficace et transparent, il vise surtout l’équilibre des recettes et des dépenses, tandis que le contrôle budgétaire des dépenses semble faible, ce qui pourrait nuire à la gestion fiscale en vertu de la loi et à la supervision par l’Assemblée populaire. Deuxièmement, le système financier et fiscal n’est pas adapté à la nouvelle situation du développement, de la réforme et de la reconversion, il se montre faible surtout face à la surcapacité, à la régularisation des recettes, à la promotion de l’économie des ressources, à la protection de l’environnement et à la surabondance des politiques préférentielles. Ce qui n’est pas profitable à la concurrence équitable et à la construction du marché uniformisé. Troisièmement, dans les compétences et les responsabilités des dépenses, la division entre les autorités centrales et les autorités locales n’est pas assez nette, rationnelle et normale. Le système de paiement du transfert des dépenses n’est pas complet. Sur le plan des projets, le nombre trop grand, l’envergure trop ambitieuse, les capitaux trop dispersés, entravent souvent le besoin de coordination. Cela empêchera de construire un système financier dont les moyens s’adaptent aux besoins responsables et de promouvoir la parité dans l’accès des services publics fondamentaux. Quatrièmement, les recettes financières augmentent moyennement ou lentement, tandis que les demandes rigides des dépenses sont en croissance rapide. D’ailleurs, la structure des dépenses se sclérosant, les déficits financiers et les risques d’endettement s’aggravant, les finances seront confrontées à plusieurs défis à moyen ou long terme. Approfondir la réforme fiscale, établir un système financier moderne, ce sont les besoins de perfectionner le système socialiste de l’économie du marché, d’accélérer la reconversion des attributions des pouvoirs publics, de changer le mode de développement économique et de faire avancer la société économique de façon durable et stable. C’est aussi la garantie de raffermir la structure administrative d’un état moderne et de donner au pays une stabilité durable. Actuellement et dans les années qui viennent, pour appliquer pleinement l’esprit de la 3e Session du 18e Congrès du PCC, à la lumière de la théorie de Deng Xiaoping, du concept fondamental de la Triple représentativité et du Concept du développement scientifique, nous devons respecter les principes de l’économie du marché socialiste, prendre pied sur la réalité chinoise, nous inspirer des expériences des pays étrangers, nous baser sur le système en vigueur, marier l’héritage et la création, mener en profondeur la réforme financière et fiscale. Tout cela pour établir au plus vite un système financier moderne qui sera profitable pour reconvertir le mode de développement économique, établir un marché uniformisé équitable et promouvoir l’égalité d’accès aux services publics fondamentaux. Établir un système complet, normal, transparent et efficace dans la gestion des budgets pour un gouvernement moderne Dans un gouvernement moderne, le système budgétaire est à la base du système moderne des finances. Une préparation budgétaire scientifique et complète, une exécution budgétaire normale et efficace, un contrôle budgétaire ouvert et transparent, ces trois conditions se raccordent et se conditionnent. C’est le noyau d’un système moderne du contrôle budgétaire. Actuellement, il faut souligner les réformes suivantes : Améliorer le mode de contrôle annuel des budgets. En fonction des règlements relatifs aux budgets, la ratification des budgets comprend les revenus, les dépenses et l’équilibre entre les recettes et les dépenses, ce dernier se trouve au centre. À cette place, l’envergure des dépenses et les politiques ne sont pas à la même hauteur. Cela causerait facilement le problème de la procyclicalité, c’est-à-dire que lorsque l’économie ralentit, des bureaux financiers et fiscaux perçoivent trop d’impôts pour accomplir leurs tâches. Cela aggrave les problèmes économiques. En revanche, lors d’une surchauffe de l’économie, ces bureaux, une fois leurs tâches achevées, retardent la perception des impôts obligatoires, ce qui aggrave la surchauffe. Ces actions ne sont pas conformes à la perception des impôts en vertu des lois et nuisent à l’efficacité du réglage contre-périodique du gouvernement. C’est pourquoi La Décision a indiqué qu’au lieu de s’occuper de l’équilibre budgétaire et de l’envergure des déficits, le point principal de l’examen budgétaire devait être déplacé vers l’envergure et la politique des dépenses. En même temps, au lieu d’une restriction, le budget des recettes doit comprendre une anticipation. C’est une réforme importante dans le système de ratification budgétaire, elle profitera au contrôle par l’Assemblée populaire sur le budget du gouvernement, à l’amélioration du macroréglage gouvernemental et de la perception des impôts en vertu des lois. Il faut établir un système d’équilibre budgétaire chevauchant sur deux années. Du contrôle de l’équilibre des recettes et des dépenses, le point fondamental de l’examen budgétaire passe à la politique des dépenses, de même, le budget des revenus doit prévoir l’anticipation au lieu de la restriction. Il ne sera pas rare de voir le résultat de l’exécution budgétaire différer de l’équilibre prévu par le budget, en particulier les déficits du budget annuel qui dépasseraient les prévisions. Il faut réglementer l’usage des revenus hors de la norme ; lesdits revenus ne doivent pas être dépensés dans la même année. Si l’exécution du budget annuel a des déficits, il faut établir un mécanisme de réparation chevauchant sur deux années. Pour assurer la continuité de la politique financière, il faut tracer une ligne d’alerte pour le total des déficits annuels à l’échelle nationale. Pour réaliser la balance budgétaire à cheval sur deux années, il faut réfléchir sur la gestion à mi-temps des budgets pour renforcer la prospective et la continuité de la politique financière. Un système de liaison pour arranger et réglementer les dépenses importantes. Selon les statistiques, les dépenses importantes en liaison avec l’augmentation des recettes et des dépenses ou avec le PIB concernent notamment l’éducation, les sciences et techniques, l’agriculture, la culture, les soins médicaux, l’assurance sociale et le planning familial. En 2012, les dépenses pour ces 7 secteurs représentaient 48 % du total des dépenses financières du pays. À une certaine époque, ce système de liaison a contribué au développement de ces 7 secteurs. Mais il est inévitable que ce système ait figé la structure des dépenses, démembré l’arrangement budgétaire des autorités locales, rendu plus difficile la planification générale des finances du gouvernement. N’étant pas conforme à la loi du développement social, ce système suscite la rivalité et provoque l’incohérence entre l’investissement et le développement, l’absence de cible pour le financement et les dépenses excessives. Ce sont les causes principales du paiement fréquent des transferts spéciaux, de l’impossibilité de transparence globale du contrôle budgétaire, de la répétition et de la faible efficacité des investissements. Ainsi, La Décision a indiqué qu’« il faut arranger et réglementer les affaires dont les dépenses importantes sont liées à l’augmentation des recettes et des dépenses ou au PIB. Il est conseillé de ne pas faire cette liaison. » Ces mesures favoriseront le ciblage, l’efficacité et la continuité de la politique financière. D’une façon réaliste, les bureaux financiers aux différents échelons doivent mener à bien l’arrangement et le réglage des dépenses, et continuent à donner la priorité à ces domaines pour garantir le bon fonctionnement des investissements. Perfectionner le système de paiement de transfert. Améliorer le mécanisme de croissance stable de paiement de transfert général. Agrandir l’envergure et la proportion du transfert général des paiements, mettre en valeur les avantages des autorités locales qui sont près des échelons de base et de la gestion, renforcer la balance financière entre les régions, promouvoir les transferts dans les vieilles régions révolutionnaires, les régions peuplées d’ethnies minoritaires, les zones frontalières et les régions pauvres. La brèche de finance locale causée par la politique de l’autorité centrale pourra être réglée en principe par le biais du paiement de transfert. Arranger, intégrer et réglementer les projets spéciaux de paiement de transferts. Réduire le nombre des projets de paiement de transfert, réunifier les projets qui se répètent et s’entrecroisent, enlever graduellement les financements spéciaux compétitifs et les financements locaux additionnels, contrôler rigoureusement les projets spéciaux de nature indicative, assistante et urgente. Il faut discerner les projets qui restent, ceux qui sont des affaires locales et qui ont un chiffre relativement stable doivent se classer au paiement de transfert général. Au fur et à mesure du développement économique, il faut arranger les projets de paiement de transfert. Créer un système de gestion des dettes gouvernementales. Pour consolider la gestion des dettes gouvernementales, prévenir et dissiper les risques financiers, La Décision a indiqué qu’il faut « établir un système de rapport de synthèse des finances du gouvernement pour lier le pouvoir à la responsabilité, instaurer un système rationnel de gestion des dettes centrales et locales et un système de prévention contre les risques. » Cela signifie qu’il faut fonder un système de gestion de la distribution des prêts locaux sur la base de l’évaluation de la note de crédit des gouvernements locaux. Appliquer un système normal et transparent de budget. Nous devons nous inspirer des expériences des pays étrangers, partir des conditions spécifiques de notre pays, mettre l’accent sur la conception au niveau supérieur, concrétiser l’exécution, porter activement mais sans précipitation les budgets à la connaissance de tous. Nous devons aussi élargir progressivement l’envergure de cette transparence, publier en détail le contenu des budgets, perfectionner sans cesse le mécanisme de transparence des budgets, renforcer le contrôle sur la transparence budgétaire et appliquer graduellement le système normal de transparence budgétaire. Établir un système fiscal favorable au développement scientifique, à l’égalité sociale et à l’uniformisation du marché À l’époque actuelle, il faut que nous tenions compte des aspects suivants pendant l’approfondissement de la réforme du système fiscal : 1. La réforme fiscale doit être favorable à la transformation du mode du développement économique, au réajustement de la distribution des richesses sociales, à l’économie d’énergie et de ressources, à la protection de l’environnement et au développement durable de l’économie et de la société. 2. La réforme fiscale doit insister sur la liaison entre les impôts et les frais, la coexistence de l’augmentation et de la diminution et la maintenance de la stabilité relative du fardeau fiscal au niveau macroéconomique. Il est nécessaire de prendre en compte le développement de la cause nationale, les besoins normaux de la population et la concentration rationnelle des richesses, mais aussi des autres aspects, en particulier la capacité de résistance des entreprises et du peuple. 3. La réforme fiscale doit permettre de former d’importants impôts locaux et d’encourager l’enthousiasme et l’autonomie dans l’organisation des ressources locales. 4. Éviter de créer autant que possible de nouveaux impôts, simplifier et regrouper les impôts et les taux d’impôts actuels de façon convenable. La conception du système fiscal doit être la plus simple et la plus transparente possible, le droit d’évaluer librement doit être restreint, le coût de la perception et de l’administration des impôts doit être abaissé. 5. Accélérer le processus de la législation fiscale et promouvoir la gestion fiscale conformément aux lois. Développer davantage la fonction de réajustement des taxes sur la consommation. Avec le développement de l’économie et de la société et la hausse du niveau de vie de la population apparaissent des problèmes du système fiscal en vigueur sur la consommation : le cadre d’imposition est étroit, les maillons de la perception des taxes sur la consommation sont trop simples et obsolètes, la base d’imposition est assez basse, la structure du taux de fiscalité n’est pas rationnelle, etc. Le rôle de réglementation que le système actuel exerce sur les comportements de consommation reste généralement faible et une réforme du système fiscal sur la consommation est urgente. Les points-clés de cette réforme sont les suivants : s’adapter au développement économique et social ainsi qu’aux changements du niveau de vie de la population, élargir de façon convenable l’étendue des taxes sur la consommation, encadrer les produits à forte consommation d’énergie, gravement polluants et des produits de luxe dans le système fiscal de consommation ; réajuster les maillons de la perception, réduire la dépendance du gouvernement à l’égard des taxes de la procédure de production, promouvoir la résolution des problèmes de la construction redondante et de la surcapacité et s’efforcer d’élever la qualité du développement économique ; réajuster certaines taxes et certains taux d’imposition pour mieux remplir le rôle de réglementation des taxes sur la consommation. Accélérer la législation de la fiscalité immobilière et faire progresser en temps opportun les réformes concernées. Perfectionner les systèmes de la fiscalité immobilière, afin de stabiliser les attentes du marché, guider la population dans la formation du sens rationnel sur la consommation immobilière, assurer des recettes continues et stables aux gouvernements locaux. Appliquer les principes actifs et progressifs, résumer sérieusement les expériences de la réforme de la fiscalité immobilière, créer des taxes et annuler des frais selon des arguments satisfaisants, réduire de façon appropriée le fardeau fiscal dans la construction et l’opération commerciale, taxer davantage la propriété foncière. Accélérer la réforme des taxes sur les ressources. Dans une perspective de développement économique, l’ancienne fiscalité en fonction de la quantité conduit souvent à un fardeau fiscal faible et ne permet pas de bien exercer la fonction d’encouragement à l’économie des ressources et à la protection de l’environnement. Une réforme est urgente. Les points clés consistent à promouvoir la fiscalité en fonction des ventes d’importants produits minéraux comme le charbon et réajuster des frais concernés. Élever de façon convenable les autres taxes sur les ressources basées encore sur la quantité pour que les taxes puissent mieux exercer leur fonction de réajustement. Promouvoir la transformation des frais en impôts environnementaux. Pour que les taxes puissent exercer davantage leur fonction de réajustement au niveau de la construction d’une société économe en ressources et respectueuse de l’environnement, il faut insister sur les principes de mettre l’accent sur les taxes en annulant les frais, de progresser par étapes, de charger rationnellement et de favoriser l’administration d’imposition, se référer aux pratiques internationales et transférer les frais payés pour les eaux usées en taxes environnementales. La réglementation du taux fiscal doit prendre en compte plusieurs éléments comme les critères en vigueur des frais des eaux usées, le coût réel de la gestion, le coût des dégâts environnementaux et la situation réelle de la perception des frais. Promouvoir globalement la réforme de la TVA. Conformément au principe de la neutralité fiscale, il faut remplacer globalement la taxe professionnelle par la TVA, établir un système normal et consommateur de TVA répondant aux lois du développement industriel, éliminer les phénomènes de double imposition, faire mieux jouer le rôle positif du marché, encourager la vitalité des entreprises, promouvoir la restructuration industrielle et l’innovation du modèle commercial. En exerçant une pratique globale de remplacement de la taxe professionnelle par la TVA dans le secteur des transports et une partie du secteur des services modernes, les autres industries de services devront s’engager étape par étape dans la réforme pour accomplir l’objectif de remplacer globalement la taxe professionnelle par la TVA proposé dans le 12e plan quinquennal. En même temps, il faut simplifier rationnellement le taux fiscal. Arranger et réglementer les politiques fiscales préférentielles. Actuellement, il existe beaucoup de zones fiscales préférentielles, presque toutes les provinces bénéficient de politiques préférentielles approuvées ou en attente d’approbation. Certains gouvernements locaux et bureaux fiscaux n’appliquent pas strictement les lois ou appliquent leurs politiques locales. Les taxes sont ainsi réduites ou annulées sous forme déguisée, ce qui forme un point aveugle dans l’efficacité des politiques. La surabondance des politiques fiscales préférentielles locales est défavorable à l’accomplissement de l’amélioration structurelle et l’égalité sociale, à la concurrence équitable et la construction de l’environnement du marché uniformisé. Elle ne répond pas aux demandes du système financier moderne. C’est pourquoi La Décision stipule précisément que « selon les principes d’uniformiser le système fiscal, de rechercher un fardeau fiscal équitable et de favoriser la concurrence loyale, il faut renforcer la réglementation et la gestion des politiques fiscales préférentielles, notamment celles des politiques fiscales préférentielles locales. Toutes les politiques fiscales préférentielles doivent être arrêtées par des lois fiscales spécifiques, il faut arranger et réglementer les politiques fiscales préférentielles. » Perfectionner les systèmes financiers aux niveaux central et local pour faire correspondre les richesses financières aux compétences officielles L’expression de la correspondance entre les richesses financières et les compétences officielles est très inclusive et traditionnelle. La Décision définit la façon d’arranger scientifiquement les richesses financières et les compétences officielles. Compléter la division des compétences et des responsabilités de dépense entre les autorités centrales et les autorités locales. Actuellement, cette division n’est pas suffisamment claire, rationnelle et normale, ce qui empêche l’uniformisation du marché, la justice judiciaire et l’égalité d’accès aux services publics fondamentaux. Certaines affaires à la charge des services centraux sont remises aux services locaux, certaines affaires appropriées aux compétences locales occupent une grande énergie des services centraux. En même temps, il existe une grande superposition des responsabilités entre les autorités centrales et les autorités locales et aussi beaucoup de chevauchements dans la gestion. Objectivement parlant, cette conjoncture donne aux autorités locales une charge d’affaires inappropriée au point que les autorités centrales sont obligées de créer d’importants programmes de paiements de transfert spécifiques pour subventionner les autorités locales. Cette structure entraîne facilement des phénomènes de « courir après les hauts responsables pour l’allocation de fonds » et de « distribuer des fonds de façon égalitaire » dans la distribution de fonds, les interventions des autorisés centrales causées par ce déséquilibre de la distribution de fonds dans la pratique de compétences des autorités locales limite l’autonomie et l’initiative des autorités locales. Cette structure empêche aussi l’harmonie des esprits d’initiative des autorités locales à assumer les affaires des autorités centrales, conduit à des conflits de la pratique du pouvoir et gêne l’uniformisation et la justice du marché. Afin d’appliquer pleinement les demandes stipulées dans La Décision, sur la base de l’établissement du système financier moderne, la transformation des fonctions du gouvernement et la division rationnelle entre le gouvernement et le marché, il faut réfléchir sérieusement à la sphère bénéficiaire des affaires publiques, à la complexité et à l’asymétrie des informations, à l’autonomie et à l’initiative des autorités locales, à la division rationnelle de compétences et des responsabilités de dépenses entre les autorités centrales et les autorités locales. 1. Renforcer de façon appropriée les compétences des autorités centrales. Concentrer dans les compétences centrales les affaires importantes concernant l’uniformisation nationale des décrets, la maintenance du marché uniformisé, la promotion de l’harmonie des régions et la sécurité dans tous les domaines de l’État, comme la défense nationale, les affaires étrangères et la sécurité nationale. Tout cela dans le but de réduire les affaires déléguées, de renforcer l’administration uniformisée de l’État et d’améliorer la qualité et la compétence des services publics de l’État. 2. Préciser les compétences partagées entre les autorités centrales et les autorités locales. Encadrer dans les compétences partagées entre les autorités centrales et locales les produits et services publics ayant une priorité informatique de gestion locale et une influence assez importante sur les autres régions, comme la protection sociale et la construction et le maintien de grands programmes interrégionaux. 3. Encadrer précisément les services publics locaux dans les compétences locales. Les autorités locales doivent prendre la responsabilité des affaires ayant une priorité informatique locale, un désavantage externe et concernant principalement la population locale, pour que le gouvernement puisse prendre davantage l’initiative et mieux satisfaire aux besoins des services publics locaux. 4. Réajuster les responsabilités de dépenses des autorités centrales et des autorités locales. Sur la base de la précision de compétences, il faut clarifier profondément les responsabilités de dépenses centrales prises par les autorités centrales, les responsabilités de dépenses locales prises par les autorités locales et les responsabilités partagées par les deux autorités. Les autorités centrales peuvent transférer une partie de leurs compétences et responsabilités de dépenses aux autorités locales. En fonction de la division de compétences et de responsabilités de dépenses, conformément aux dispositions de la loi, les autorités centrales peuvent transférer de moyennes responsabilités de dépenses aux régions à faibles richesses financières, les autorités provinciales doivent également assumer la responsabilité d’équilibrer les différents niveaux de richesse dans leur région, établir et perfectionner le système de transfert de responsabilité de dépenses en dessous du niveau provincial. Préciser la division des recettes entre les autorités centrales et les autorités locales. Selon La Décision, « il faut maintenir la stabilité globale de la situation des pouvoirs financiers des autorités centrales et des autorités locales, en se référant à la réforme fiscale et considérant la nature des impôts, pour préciser la division entre les recettes des autorités centrales et des autorités locales. » Cette demande fait référence à la situation réelle de compétences et de responsabilités de dépenses assumées par les gouvernements locaux, aussi assure-t-elle non seulement le bon accomplissement des compétences des autorités centrales et la pratique d’importantes décisions, mais aussi les intérêts acquis et la création des impôts locaux, l’initiative des autorités locales, ce qui est favorable à la formation d’un consensus sur la réforme et la bonne progression de la réforme. Pour appliquer pleinement La Décision, en vertu des différentes natures des impôts, et en vertu des principes d’égalité, de facilité et d’efficacité, il faut diviser rationnellement les impôts, classer totalement ou majoritairement parmi les impôts centraux les impôts fluctuant périodiquement, ayant une importante fonction de redistribution, dont la base d’imposition est déséquilibrée et a une assez grande fluctuation, et facile à transférer. Les autres impôts évidemment bénéficiaires et locaux, n’exerçant pas de grande influence directe sur le fonctionnement de la macroéconomie, doivent être classés totalement ou majoritairement parmi les impôts locaux, dans l’objectif d’encourager l’initiative des autorités centrales et locales et de donner une garantie politique à l’accomplissement d’une société de moyenne aisance sur les plans économique, politique, culturel, social et écologique. Yin Weimin |
Xuan |
Xuan |
![]() L'article n'aborde pas et c'est dommage la question de la lutte des classes sous le socialisme, et la thèse de la "finance au service de l'économie réelle" mériterait d'être explicitée dans le cadre de la dictature du prolétariat et non comme un objectif indépendant de l'organisation sociale de la production. Il nous est communiqué par Domenico Losurdo avec ce commentaire : "Le récent sommet du PCC a confirmé la centralité du secteur public de l’économie. Même l’accroissement de la compétition serves à rendre ce secteur plus compétitif même sur le plan international. Dans un futur pas loin la monnaie nationale chinoise deviendra convertible sur le marché international; ce sera un défi au dollar. Quelque autre chose d’un autre auteur vous pouvez la lire (en italien) dans le lien ci dessous. http://www.marx21.it/internazionale/cina/23167-smith-schumpeter-e-marx-a-pechino-in-merito-al-plenum-del-partito-comunista-cinese.html Salutations fraternelles Domenico Losurdo" _____________________ Smith, Marx et Schumpeter à Pékin : à propos du plénum du Parti Communiste Chinois par Pasquale Cicalese pour Marx XXI ![]() "Dans tout cela, il semble y avoir une contradiction absolue, ou au moins un formidable conflit entre le Parti communiste et l’économie de marché, y compris dans le recours prioritaire au mythe du marché, symptôme de démocratie, pour dissimuler des intérêts moins prioritaires mais plus matériels. La vérité est qu’aujourd’hui, le Parti communiste chinois a finalement dénoncé ce mensonge historique. Les contradictions et les conflits du marché, ainsi que ses règles, en constante évolution, peuvent créer des inégalités incroyables à tous les niveaux. Mais plusieurs voies paraissent désormais clairement ouvertes à leur solution. La combinaison du marché et de la démocratie, avec tous les égards dus aux nombreux prêtres arrogants du néolibéralisme, est historiquement dépassée. " (Guido Rossi, L’attention chinoise pour une économie mondialisée, Il Sole 24 Ore, 17 Novembre, 2013) Au 18 Octobre + 3.3 à la bourse de Shanghai, + 2,7 à Hong Kong : les titres financiers à la rescousse. Qu'est-il arrivé durant la session plénière du Parti communiste chinois? La « ligne noire » est-elle passée, comme s’exclamait samedi 16 novembre ‘Il Manifesto,’ qui à notre sens ne soutient rien moins que le Parti Démocrate ? Les occidentaux semblent avoir une connaissance médiocre de « l'économie socialiste de marché » en Chine. Giovanni Arrighi, dans ‘Adam Smith à Pékin’ , avait été clair : ce qui se passe dans ces régions va modifier l'équilibre du pouvoir mondial. Par le passé, nous avions suggéré que les dirigeants chinois appliquent un mélange de Smith, de Marx et de Schumpeter, un mélange original visant finalement à une croissance massive de la productivité totale des facteurs de production, un cheminement incessant pour atteindre les niveaux, actuellement en baisse, de l’Occident. Ils l’ont appliqué à la main-d'œuvre, aux immenses conglomérats industriels publics, aux coopératives, à l’administration publique. A présent c’est le tour de deux autres secteurs, l'agriculture et la finance. On parle maintenant de titres de propriété. Dans le secteur agricole, l'objectif est de créer en quelques décennies ce qui s’est déroulé lors de la révolution anglaise, c’est-à-dire que la noblesse, les agriculteurs qui appliquèrent des techniques agricoles novatrices ont fait exploser la productivité. Le plan d'urbanisation annoncé par le premier ministre Li Keqiang en mars de cette année, un plan de cinq mille milliards d’euros dédiés à faire passer de la campagne à la ville au moins 300 millions de personnes, vise précisément à faire exploser la productivité dans l'agriculture, sans laquelle les contradictions économiques éclateraient. Donc, d'une part des droits de propriétés sont concédés aux paysans, et d’autre part le Plenum annonce la fin du système d'enregistrement différencié et discriminatoire appelé hukou, en l’abolissant précisément dans les villes moyennes qui entendent s’urbaniser par de monstrueux projets de travaux de logement public. Un exode gigantesque, égal à l'ensemble de la population de la zone euro. En outre, l'octroi de droits de séjour pour les migrants, et par conséquent de droits à la santé, à l’éducation et au bien-être, dirigera en partie l’épargne massive de ces personnes vers la consommation intérieure, mettant au second plan la contribution des exportations à la croissance. Ce n’est pas par hasard qu’en mars également Li Keqiang annonçait que la Chine a l’intention d’importer dans les cinq prochaines années pour dix mille milliards de dollars de biens et de services, bouleversant le marché mondial, importation favorisée en outre par la réévaluation de la monnaie. La fin de la politique de l'enfant unique semble également s'appliquer à la croissance du marché intérieur, car les dirigeants chinois sont maintenant assurés d'être en mesure de donner de la nourriture et un abri à plus d'un milliard et demi de personnes, cas unique dans l'histoire. D’un point de vue économique, les principales nouveautés concernent la finance. En plus de libérer de façon schumpetérienne les forces du marché, mais avec un clair leadership des conglomérats publics, les dirigeants chinois favorisent deux domaines totalement révolutionnaires : la création de banques d'affaires privées, dans le style de l'IMI et de Mediobanca, et la cotation des actions des entreprises, publiques ou non. D'un point de vue marxiste, ce sont des mesures de centralisation financière et d’opposition à la baisse du taux de profit. Allié à la prochaine convertibilité de la monnaie, cela créera en l'espace d'une décennie, le plus grand marché financier au monde. La collecte de la cotation des actions (il y a environ 700 entreprises prêtes à être cotées..) et les masses mises à disposition des entreprises chinoises par les banques d'affaires, outre leurs propres liquidités (qui sont considérables..) encourageront les plans d'expansion à l'étranger, d'autres mesures pour s’opposer à la baisse du taux de profit, et l'internationalisation de la monnaie. Que dire ? L’Italie avait tous ces outils. Ils ont été démantelés en deux décennies. Où est notre pays aujourd'hui et où se trouvera la Chine dans quelques années? Il ne reste plus qu’à reprendre ce que disait le juriste, mais pas moins communiste pour autant, Guido Rossi : marché et démocratie sont des vœux pieux. Enfin, il est curieux qu’en occident, les banques d'investissement ne vivent uniquement que de la drogue monétaire gratuite de leurs banques centrales, tandis qu'en Chine avec la création de banques d'affaires on travaille à réduire l'espace de la banque de l'ombre pour canaliser les ressources vers l'économie productive. Au cours des dernières semaines, la banque d'investissement française Natixis a communiqué un graphique où l’on voit que sur les trente dernières années, à l'explosion de la masse monétaire occidentale correspond peu à peu le ralentissement de la croissance puis la récession-stagnation. La Chine s'est engagée à réduire de manière drastique la masse monétaire en circulation. Qui sait pourquoi, peut-être sera-t-elle disciple de l'école autrichienne ? Ou bien entend-elle la finance pour ce qu’elle devrait être, à savoir un instrument au service de l'économie réelle ? Or ‘le Manifeste’ n’en pipe pas mot : « ligne noire ». Il y a d’étranges communistes en Italie. _____________________________ note du traducteur : [i] [i]Adam Smith à Pékin : Les promesses de la voie chinoise [« Adam Smith in Beijing: Lineages of the Twenty-First Century »] Edité le 06-12-2013 à 23:55:21 par Xuan |
Xuan |
![]() Ci-dessous trois commentaires, le premier du blog "solidarité internationale PCF" sous le titre "Où va la Chine ? … le PC chinois donne un rôle « décisif » au marché, un changement majeur et inquiétant" . Le second article de Pascale Cicalese "Smith, Marx et Schumpeter à Pékin : à propos du plénum du Parti Communiste Chinois" nous est signalé par Domenico Losurdo. Cet article prend le contre-pied du premier. Enfin un court commentaire sur le premier article, de Li Qinqing (ex directeur du CCTB et qui ne pouvait assister aux rencontres internationales de Vénissieux), apporte quelques informations essentielles à la compréhension. _______________ solidarité international pcf Où va la Chine ? … le PC chinois donne un rôle « décisif » au marché, un changement majeur et inquiétant Où va la Chine ? Beaucoup d'analyses ont été livrées à gauche, dans le monde communiste, souvent contradictoires, sur les résolutions adoptées au dernier plénum du Parti communiste chinois (PCC), qui semble laisser une place encore plus importante à l' « économie de marché ». Nous soumettons à réflexion cette analyse pertinente publiée dans un premier temps sur le site du Parti du travail de Belgique. La Chine veut désormais accorder un rôle « décisif » au marché plutôt qu’un rôle « de base » . Ainsi en a décidé la direction du Parti communiste chinois lors du troisième Plenum qui s’est tenu du 9 au 12 novembre. Une décision annonciatrice d’un changement majeur. Article de Jo Cottenier, repris par http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/ Un rôle « décisif » plutôt qu’un rôle « de base » pour le marché. Ce serait une lourde erreur de minimiser ce changement de qualificatif. En effet, dans la langue « codée » , l’usage de ce terme marque la décision la plus importante prise par le Comité central du Parti communiste chinois, qui s’est réuni en session plénière (« le Plenum » ) du 9 au 12 novembre. Une décision très lourde de conséquences. Voici exactement un an, le 18e Congrès du parti nommait une nouvelle direction de parti (ou Comité central)[1] et un nouveau président, Xi Jinping. La direction du parti annonçait depuis des mois que le troisième plenum déciderait de réformes profondes. Cela faisait aussi pas mal de temps qu’on lisait que d’autres choses resteraient inchangées, comme la position du Parti communiste et le rôle central des entreprises publiques dans les secteurs stratégiques. Les médias de droite et les observateurs désireux de voir disparaître le socialisme chinois le plus vite possible se sont donc montrés déçus des réformes annoncées. Logique : ils ne seront satisfaits que si la Chine marche au pas du capitalisme et que le Parti communiste chinois suive la voie de Gorbatchev. Pourtant, il ne faut pas se leurrer à la lecture de ce genre de commentaires. C’est bel et bien un glissement de terrain qui est en train de s’opérer. Le triple saut Ce n’est pas la première fois qu’un troisième plenum opère un important virage de stratégie. Le premier grand basculement vers les mécanismes de marché dans l’agriculture a été décidé lors du troisième plenum du 11e Comité central[2] en 1978. Ce qui a marqué le début d’une lente libéralisation de l’économie. Ce processus a en effet mené à la création d’un marché libre sur lequel les entreprises publiques ont été mises en concurrence avec les entreprises privées tout juste créées. Avec les années, ce marché a grandi et, avec la fixation des prix par sa « main invisible » , a fait peu à peu rétrécir le domaine de l’économie de plan. En 1993, le troisième plenum du 14e Comité central a décidé de remplacer l’économie de plan par une entière économie de marché. Le marché est devenu « la base » de la régulation de l’économie. Les entreprises non rentables devaient dès lors fermer et l’Etat se concentrerait sur les 500 à 1.000 plus grandes entreprises dans les secteurs les plus importants. En même temps, les entreprises privées ont reçu le champ libre. Ou du moins presque, puisque nombre de barrières sont restées en place, comme le monopole d’Etat dans le secteur financier, le secteur de l’énergie, les télécommunications et la recherche spatiale. Pour pouvoir entrer dans l’Organisation mondiale du commerce (OMC) en 2001, la Chine a dû prouver l’existence d’un véritable marché libre, mais les plaintes ont depuis continué à pleuvoir pour dénoncer le soutien indirect de l’Etat aux grandes entreprises publiques. Ces entreprises d’Etat pouvaient en effet obtenir bien plus facilement des crédits des banques d’Etat que les entreprises privées. C’est pourquoi les entreprises privées ont de plus en plus fait appel à des banques non officielles, qui travaillent dans l’ombre à des taux usuraires. Les entreprises d’Etat avaient aussi le monopole de conclure des joint-ventures avec des entreprises étrangères, alors que les privées devaient, elles, rattraper leur retard technologique par leur propres forces. Depuis des mois, il était de plus en plus perceptible dans les publications chinoises que les entreprises privées se verraient octroyer une place plus importante. Le troisième plenum du 18e Comité central a donc annoncé que le marché reçoit un « rôle décisif » au lieu d’un « rôle de base » . En Chine, un tel changement de mots a une signification radicale. Pour le président Xi Jinping, ce changement est basé sur une nouvelle conception théorique du rôle du marché : « La Chine doit respecter la loi fondamentale de l’économie de marché et travailler aux problèmes que posent un système de marché sous-développé, l’intervention exagérée de l’Etat et le contrôle insuffisant du marché. » [3] Les réformes concrètes 1 . L’Etat se retirera davantage et créera encore seulement un cadre pour un marché devenu « décisif » dans le choix des investissements et la répartition du capital (quoi et où). Les décisions d’investissements seront moins contrôlées par l’Etat et laissées à « la main invisible » du marché. L’Etat posera moins d’entraves à un libre marché et laissera jouer « plus honnêtement » la concurrence entre entreprises publiques et privées. On table sur le fait que le marché devrait résoudre le problème de surcapacité dans des secteurs comme l’acier, l’aluminium, le verre plat, le ciment et les chantiers navals. La concurrence devrait donc faire disparaître la capacité excédentaire. Il existera dorénavant aussi un « marché » pour les terres : les paysans qui partent à la ville pourront vendre leur terrain. Les prix des terres et des matières premières, les taux d’intérêt et les prix des services publics suivront plus étroitement le marché. Le gouvernement s’attachera davantage à la création d’un cadre légal, de l’infrastructure et de la sécurité sociale, et à la résolution de problèmes comme la pollution et la sécurité alimentaire. Xi Jinping: « Le gouvernement fournira une macro-économie stable, offrira des services publics, garantira une concurrence honnête, contrôlera et régulera le marché, promouvra un développement durable et prendra l’initiative lorsque le marché sera défaillant. » 2. Une importante réforme est prévue pour le secteur des services en général et le secteur financier en particulier. Le pays s’ouvrira davantage aux investissements étrangers dans le secteur des services, « y compris les finances, l’éducation, la culture et la santé » .[4] C’est ni plus ni moins une évolution marquante, certainement pour le secteur social et culturel. Le document précise même que les limitations existantes sur les investissements dans les soins aux enfants et aux personnes âgées seront assouplies. Par ailleurs, le capital étranger est autorisé à fonder des petites ou moyennes banques privées. La fin du monopole d’Etat dans ce secteur ouvre surtout de nouvelles possibilités aux les entreprises privées qui se plaignent de « répression financière » en raison des banques d’Etat. Et ce n’est que le début. Un projet pilote flambant neuf a démarré à Shanghai, une zone de libre-échange de 29 km² où la monnaie chinoise (le renminbi) peut être changée et où les investissements étrangers dans une série de secteurs (comme les banques et les assurances) seront entièrement libres. Shanghai doit par là devenir le nouveau centre financier qui rivalise avec Hongkong. Mais, en même temps, le projet pilote de Shanghai ouvre une perspective qui tôt ou tard peut prendre de l’ampleur et essaimer en d’autres centres ailleurs dans le pays. 3. L’accès pour des entreprises privées à des secteurs plus ou moins protégés est assoupli. Il y aura plus de marché et plus de concurrence dans des secteurs comme l’eau, le pétrole, le gaz, l’électricité, les chemins de fer et les télécommunications. On compte dans une mesure croissante sur le secteur privé pour des percées technologique et pour l’augmentation de la productivité. Cela fait partie du processus de conversion vers une économie de haute technologie avec un fort secteur des services. L’innovation et le pouvoir d’achat intérieur sont les axes-clés pour continuer à garantir la croissance chinoise. Comme les salaires augmentent, on peut moins compter sur un accroissement de l’exportation. La stimulation du « secteur non public» doit donner un coup de fouet à la concurrence sur le marché et à l’innovation et la recherche centrées sur le marché intérieur. Egalement ici, les pouvoirs publics doivent davantage pratiquer la macro-régulation plutôt que le contrôle direct, par exemple en favorisant la collaboration entre les entreprises, les universités et les instituts de recherche. Les investissements et les reprises à l’étranger sont encouragés. Le démarrage de nouvelles entreprises et l’initiative privée sont facilités. Troisième grande réforme Il ne s’agit pas ici d’un aperçu exhaustif des décisions, mais d’expliquer la portée du terme « décisif » . Ce seul mot suffit en effet pour affirmer qu’une troisième grande réforme s’entame, après celles de 1978 et de 1992. Une réforme qui rendra encore plus hybride le « socialisme à la chinoise » . Celui-ci se dirige vers une économie qui en essence ne diffère pas d’une économie capitaliste, avec maintien d’une structure socialiste de l’Etat et sous la direction d’un parti communiste. Après ce troisième plenum, on peut réellement se demander combien de temps une telle option est tenable. La menace étrangère s’intensifie Autre décision marquante du troisième plenum : la création d’une Commission de sécurité sous la direction directe du président Xi Jinping. Cette Commission est en charge de toutes les questions de sécurité, tant intérieures qu’extérieures. Le gouvernement américain veut à tout prix conserver sa prédominance absolue sur le monde et il sait que l’impact chinois constitue à cet égard la plus importante menace. La croissance rapide de la Chine vers la position de deuxième plus grande économie du monde a incité le président américain Obama à officiellement proclamer la région du Sud-est asiatique zone d’intérêts la plus importante et à régler sa stratégie militaire en conséquence. La présence de la flotte américaine en Mer de Chine méridionale a été renforcée et des accords de coopération militaire ont été conclus avec le Japon et les Philippines. Tous les points litigieux dans la région deviennent ainsi un potentiel foyer d’incendie : le statut de Taiwan, les querelles sur les îles, le Tibet... La mise sur pied de la Commission de sécurité montre que les dirigeants chinois ne réalisent que trop bien que les tensions s’accroissent. ________________________________________ notes [1] Le Parti communiste chinois compte 82 millions de membres, dont 2.270 étaient délégués au 18e Congrès du parti. Le Comité central plénier compte 204 membres et 169 suppléants. Les réunions plénières du Comité central sont appelées plenums. Le Comité central a élu un Bureau politique qui compte 25 membres. [2] Le 11e Comité central est celui qui a été élu lors du 11e Congrès du parti. [3] news.xinhuanet.com/english/china/2013-11/16/c_132892309.htm [4] news.xinhuanet.com/english/china/2013-11/16/c_132892307.htm Edité le 06-12-2013 à 23:40:08 par Xuan |
Xuan |
![]() _________________ La mise à niveau de l'économie chinoise par Liu Wei 4 octobre1 2013 | Mise à jour :2013-11-07 Afin de réaliser la mise à niveau de l'économie de la Chine, nous devons éliminer les contraintes qui entravent le développement économique dans une nouvelle phase, promouvoir l'innovation technologique par l'innovation institutionnelle, et s'appuyer sur la puissance de l'innovation pour promouvoir la restructuration économique de la Chine et la transformation fondamentale de son modèle de croissance. Cela va nous permettre de réaliser le développement équilibré et durable de l'économie chinoise. ![]() Les chiffres publiés par le Bureau national des statistiques de Chine le 27 Juillet 2013 indiquent un ralentissement de la croissance des bénéfices des entreprises industrielles chinoises. Les entreprises en Chine sont actuellement engagées dans des efforts de restructuration dans le but de changer leurs modèles de profit. / Xinhua (Dessin de Zhu Huiqing) I. La modernisation économique est essentielle pour la modernisation de la Chine L'économie de la Chine a été transformée par 35 années consécutives de croissance rapide. En 2012, le PIB de la Chine s'est élevé à 51,9 trillions de yuans, environ 24 fois plus que le PIB du pays dans les premières années de la réforme et de l'ouverture à prix constants. Cela équivaut à un taux de croissance annuel de 9,8% en moyenne. Converti selon le taux de change actuel, le PIB de la Chine a atteint près de 8 $ US milliards de dollars en 2012, faisant de la Chine la deuxième plus grande économie dans le monde. Cela signifie également que l'économie de la Chine représente environ 10% du PIB mondial. En outre, le PIB de la Chine par habitant en 2012 était de 38 000 yuans, environ 17 fois supérieur à celui des premières années de la réforme et de l'ouverture à prix constants. Cela équivaut à une augmentation annuelle de 8,7% en moyenne. Selon le taux de change actuel, le PIB par habitant en Chine est de 5.800 US $, dépassant le niveau moyen des pays à revenu intermédiaire, qui se présente actuellement à 3400 $ US. Cela indique que la Chine est maintenant un pays à revenu moyen-supérieur. À l'heure actuelle, la Chine s'est imposée comme un pays à revenu moyen-supérieur. Mais sera-t-il possible de faire le saut vers un pays à revenu élevé au cours des dix prochaines années? En d'autres termes, la Chine sera-t-elle en mesure de réaliser son objectif de construire une société modérément prospère à tous égards pour l'année 2020? A en juger par les données économiques quantitatives, la Chine sera en mesure de doubler son PIB de 2010 d'ici à 2020, à condition qu'elle maintienne un taux de croissance moyen de 7,2%. Le PIB de la Chine atteindra alors 90 milliards de yuans (calculés à prix constants), soit près de 14 $ US milliards de dollars, équivalent à la taille de l'économie américaine dans les années 2000. À condition que le taux de croissance naturelle de la population puisse être maintenu sous le niveau actuel de moins de 5 ‰, le PIB par habitant de la Chine doublera durant cette période, pour atteindre près de 70 000 yuans (calculés à prix constants). Cela équivaut à près de 12 000 $ au taux de change actuel, qui est le seuil pour la classification en pays à revenu élevé à l'heure actuelle. Une comparaison faite entre la Chine et les pays industrialisés, selon les données économiques qualitatives révèle que la Chine est maintenant entrée dans les étapes ultérieures du processus d'industrialisation. En Chine les régions développées de l'Est, les municipalités et les provinces comme Shanghai, Beijing, Tianjin, Jiangsu, et Guangdong sont maintenant principalement industrialisées, tandis que les provinces telles que Zhejiang, Fujian, Shandong, et Liaoning ne sont pas loin derrière. Si cette dynamique peut être maintenue, il sera possible pour la Chine d'atteindre l’industrialisation globale du pays d'ici l'an 2020. À l'heure actuelle, la Chine est dans une phase d'urbanisation accélérée sous les effets combinés de la modernisation de l'agriculture et de l'industrialisation. Il est tout à fait possible que le taux d'urbanisation de la Chine augmente de 51,3% actuellement à environ 70% en l'an 2020, atteignant le niveau moyen des pays à revenu élevé. En outre, les industries de services modernes soutenues par les Technologies de l’Information connaitront un développement rapide en raison de l'utilisation croissante de l'informatique dans le développement économique, et en particulier avec l'intégration rapide de l'informatique dans la modernisation agricole, l'urbanisation et la nouvelle progression industrielle de la Chine. De ce qui précède, nous pouvons voir que la Chine est dans la situation historique de faire le saut d'un pays à revenu moyen-supérieur à un pays à revenu élevé. Si nous pouvons saisir cette opportunité historique et compléter la construction d'une société modérément prospère à tous égards vers l'année 2020, nous allons nous mettre dans une position solide pour faire de la Chine un pays socialiste puissant et entièrement modernisé et rattraper les pays développés d'ici l'an 2050. Toutefois, pour réaliser ce bond, nous devons accélérer notre restructuration économique, accélérer la transformation de notre mode de croissance économique, briser les contraintes qui nous entravent dans une nouvelle phase de développement, et nous permettre de saisir de nouvelles opportunités de croissance en mettant à niveau notre économie. II. La transformation de notre modèle de croissance est la clé de la mise à niveau de l'économie chinoise En s’appuyant sur une riche expérience, si la Chine maintient une croissance équilibrée et durable lors de son passage d'un pays à revenu moyen-supérieur à un pays à revenu élevé, il faudra transformer son modèle de croissance économique et faire des ajustements stratégiques sur la structure de son environnement économique, en particulier sa structure globale de l'offre. 1. Promouvoir la restructuration industrielle et accélérer la transformation et la modernisation de l'économie. L’analyse des tableaux d'entrées-sorties au cours des dernières années montre que l'amélioration de la structure industrielle de la Chine a pris du retard sur le rythme de son expansion économique. En particulier, la part des industries de services modernes dans l'économie n'est pas en mesure de répondre aux exigences du développement économique à l'étape actuelle. Cela a non seulement causé la diminution de la souplesse de la croissance économique de l'emploi, mais a également empêché l'augmentation de la productivité et de la consommation. 2. Augmenter l'effet de la restructuration industrielle sur la croissance économique afin d'accélérer le flux et le transfert des ressources des secteurs industriels à faible rendement vers des secteurs d'efficacité relativement élevée. L’insuffisance de la concurrence dans le marché en Chine, couplée en particulier avec l'homogénéisation des structures industrielles dans les différentes régions du pays, a causé la concentration de grandes quantités de ressources dans des secteurs industriels de faible efficacité. Alors que les ressources dans ces secteurs s'élargissent constamment, les secteurs et les zones économiques à haut rendement souffrent d'un manque de ressources, ce qui a affaibli leur contribution à la restructuration de la croissance économique. La prévalence de ce phénomène de distribution inversée en Chine signifie que la différence d'efficacité entre les différents secteurs de l'économie n'est pas pleinement exploitée. En d'autres termes, les ressources ne peuvent pas circuler des secteurs à faible rendement vers les secteurs à haut rendement, et l'écart d'efficacité entre les différentes industries s’est encore élargi. 3. Promouvoir l'amélioration des structures productives grâce à la restructuration technologique. En raison de la lenteur des progrès dans l'amélioration de la gamme de produits, l'augmentation des investissements ne permet pas d’accroître une production diversifiée dans le cadre des structures technologiques existantes. Cela réduit l'efficacité des investissements et donne lieu à des capacités de production excédentaires. En fait, la surcapacité structurelle est un problème en suspens de la production industrielle de la Chine. En plus de la capacité excédentaire dans la production de nombreux biens de consommation industriels, des excédents notables ont également vu le jour dans la production de matériaux industriels comme le poly silicium, les métaux non ferreux, l'acier brut, l'aluminium électrolytique et l'alumine. Pire, la capacité excédentaire commence aussi à apparaître dans certaines industries émergentes d'importance stratégique, telles que l'industrie de l'énergie éolienne. Cette situation a limité la croissance effective de l'investissement. 4. Améliorer rapidement la structure des coûts des facteurs de production. De profonds changements ont eu lieu dans la façon dont les facteurs de production tels que le travail, le capital et les ressources naturelles limitent le développement économique, lorsque le coût de la main-d'œuvre et des ressources naturelles deviennent de plus en plus une contrainte forte sur le développement économique. En plus d'une diminution progressive de l’accroissement démographique, les coûts de main-d'œuvre de la Chine ont augmenté plus vite que les augmentations de la productivité sur une période de temps considérable. Bien que la Chine soit entrée dans le stade de l'industrialisation, la productivité du travail agricole et la productivité du travail dans l'industrie secondaire sont inférieurs respectivement de 15% et 50% aux niveaux observés dans les pays industrialisés. Par conséquent, nous devons améliorer la structure des coûts des facteurs de production afin d'obtenir un nouvel avantage concurrentiel. III. L'innovation est la force motrice pour la mise à niveau de l'économie de la Chine La force motrice la plus directe pour la transformation d'un modèle de croissance économique est l'augmentation soutenue de l'efficacité économique qui résulte de l'innovation. Par conséquent, l'innovation est la clé de mise à niveau de l'économie chinoise. Dans l'économie de marché moderne, l'accumulation de capital humain sous-tend la capacité d'une économie nationale à s'engager dans l'innovation technologique. Ce processus d'accumulation comprend deux aspects: les dépenses sur l'éducation et les dépenses de santé. En ce qui concerne le développement de l'éducation, l'augmentation de la durée moyenne de scolarisation dans les pays développés comme le Royaume-Uni et les États-Unis ont été plus rapide que la croissance du PIB dans ces pays depuis le XIXe siècle, et la durée moyenne de scolarisation dans les pays retardataires tels que le Japon et la Corée du Sud a également augmenté plus rapidement que le PIB. Par ailleurs, la durée moyenne de scolarisation a également augmenté à un rythme plus rapide que le PIB dans les économies émergentes comme la Russie et le Brésil, à l'exception des fluctuations temporaires. Cependant, dans les pays qui n'ont pas réussi à faire le saut d'une économie à revenu intermédiaire vers une économie à revenu élevé, l'augmentation de la durée moyenne de la scolarité est à la traîne de la croissance du PIB dans la majorité des cas. Dans le cas de la Chine, la durée moyenne de scolarisation a augmenté à un taux inférieur à celui du PIB du pays depuis le milieu des années 1980. C'est quelque chose qui nous concerne au plus haut chef. Fondamentalement parlant, l'innovation institutionnelle est plus important que l'innovation technologique. Parce que l'innovation institutionnelle est la source des forces qui favorisent l'innovation technologique. Ce sont principalement les facteurs institutionnels qui ont été derrière les problèmes structurels auxquels la Chine a dû faire face sur le long terme, comme une structure asymétrique industrielle, la distribution irrationnelle du revenu national, et un écart de développement trop important entre les zones urbaines et rurales. En d'autres termes, la concurrence insuffisante et la relation non coordonnée entre le gouvernement et le marché ont provoqué un manque d'incitation à l'innovation. En théorie, une économie de marché fournit l'incitation à l'innovation à travers ses mécanismes de concurrence, en récompensant les entreprises qui innovent, et en punissant celles qui ne le font pas. Par conséquent, dans le travail de mise à niveau de l'économie chinoise et dans la promotion de l’amélioration de la structure industrielle, alors qu'il est certainement important que nous prêtions attention aux moteurs fournis par l'innovation technologique, il est encore plus important que nous concentrions notre attention sur l'innovation institutionnelle, et en particulier sur l'amélioration des mécanismes de marché. Pour cette raison, l'innovation institutionnelle pour améliorer les mécanismes de marché est devenue notre tâche majeure dans l'approfondissement de la réforme. À l'heure actuelle, la Chine est entrée dans une période d'opportunité pour faire la transition d'un pays à revenu moyen-supérieur à un pays à revenu élevé. Dans le même temps, elle est également entrée dans une phase difficile de la réforme institutionnelle, avec de profonds changements concernant à la fois les tâches et les contraintes auxquelles le pays est confronté en matière de réforme. En ce qui concerne l'objectif principal des réformes de la Chine, le cœur de la réforme est passé de la réforme des entreprises, qui a fait l'objet au début de la réforme et de l'ouverture, à des réformes dans des domaines clés, dont la transformation des fonctions gouvernementales constitue le noyau. En ce qui concerne la réforme des entreprises, l'accent est passé de la réforme des entreprises d'État à la mise en place d'un système d'entreprise moderne qui propose diverses formes de propriété. En ce qui concerne les systèmes de marché, la mise au point de la réforme du marché est passée de la création de marchés des produits de base, qui a fait l'objet des premiers stades de la réforme, au développement de marchés pour l'échange des moyens de production, avec la création prioritaire de marchés pour l'échange équitable des moyens de production entre les différents secteurs de l'économie. En termes de développement des institutions, notre attention s'est déplacée de la rupture avec les contraintes de l'économie planifiée traditionnelle à une concurrence de marché plus équitable et plus ordonnée. En outre, dans les réformes urbaines et rurales, nous sommes passés de la mise en œuvre des réformes séparées dans les zones urbaines et rurales à la promotion de réformes globales visant à coordonner le développement urbain et rural. En outre, ces réformes sont de plus en plus intégrées dans la réforme des fonctions et des mécanismes gouvernementaux. Dans notre effort pour améliorer l'économie de la Chine, nous ne sommes pas seulement confrontés à des goulots d'étranglement technologiques, mais aussi au défi de la promotion de l'innovation institutionnelle. Par conséquent, en gardant à l'esprit les objectifs de la construction d'une société modérément prospère à tous égards et de la réalisation de la modernisation socialiste, nous devons indiquer clairement la finalité de la réforme et où nos réformes se situent à présent. En travaillant sur cette base, nous devrions dessiner la réforme de la promotion de l'innovation institutionnelle, utiliser l'innovation institutionnelle pour soutenir l'innovation technologique, et nous appuyer sur l'innovation technologique pour conduire la modernisation de notre structure économique, de manière à réaliser la transformation fondamentale de notre modèle de croissance économique. ________________________________________ (À l'origine paru dans Qiushi Journal , édition chinoise, No.9, 2013) Auteur: vice-président de l'Université de Pékin |
Xuan |
Xuan |
![]() La Chine prend un nouveau départ dans les réformes après la session clé du PCC Source: Xinhua 13.11.2013 La troisième session plénière du 18e Comité central du Parti communiste chinois (PCC) vient de s'achever sur une série de nouvelles idées de réformes, plaçant le pays à un nouveau point de départ dans son développement. Selon un communiqué publié à l'issue de la session, qui s'est déroulée du 9 au 12 novembre, une décision sur "les principales questions relatives à l'approfondissement global des réformes" a été approuvée. La troisième session plénière du Comité central du PCC se concentre généralement sur les réformes. En 1978, le 11e Comité central du PCC a décidé d'adopter la politique de réforme et d'ouverture, ce qui a stimulé l'économie du pays et apporté de profonds changements dans la société chinoise. Aujourd'hui le pays se tient à un nouveau point de départ dans son développement. Confronté à des défis tant à l'intérieur qu'à l'extérieur du pays, le PCC a décidé de donner un plus grand rôle au marché alors qu'il vise à mener une réforme globale. L'objectif général des réformes est d'améliorer et de développer le socialisme à la chinoise, ainsi que de moderniser le système de gouvernance et les capacités du pays, indique le communiqué. L'administration gouvernementale implique une gestion de haut en bas, tandis que la bonne gouvernance se focalise sur une gestion de bas en haut et sur l'intégration de tous les niveaux de gouvernement. La décision suggère que les réformes aideront le peuple à participer davantage à la gestion du gouvernement. Par ailleurs le pays mettra en place une équipe de direction centrale pour "l'approfondissement global des réformes". Cette équipe sera chargée de l'élaboration globale des réformes, de l'organisation et de la coordination des réformes, de la promotion de l'ensemble des réformes et de la supervision de la mise en oeuvre des plans de réforme. L'établissement de cette institution montre l'importance que la direction attache aux réformes et leur urgence. De plus, cette équipe de direction offrira une garantie organisationnelle aux réformes et permettra de mettre en oeuvre plus efficacement les politiques de réforme. La décision reconnaît le rôle "décisif" du marché dans la répartition des ressources, note le communiqué. Le rôle du marché dans la l'allocation des ressources a souvent été considéré comme "fondamental" depuis que le pays a décidé de construire une économie de marché socialiste en 1992. Il ne s'agit pas seulement d'une modification de formulation, mais surtout d'une percée dans la réforme du marché de la Chine et d'une mise en lumière de l'importance du pouvoir du marché. Cette expression signifie également que l'Etat doit exercer le rôle du gouvernement sous le domination du marché, au lieu de maintenir le marché sous le contrôle du gouvernement. La décision stipule que promouvoir l'équité et la justice sociales, ainsi qu'améliorer le bien-être du peuple constituent le point de départ et l'objectif de l'approfondissement des réformes. Il s'agit d'un autre grand principe directeur pour traiter les problèmes intérieurs. Il a été en outre décidé lors de la session d'établir un comité pour la sécurité nationale afin d'améliorer les mécanismes et les stratégies pour garantir la sécurité nationale. Le communiqué appelle aussi à l'innovation des systèmes pour prévenir et résoudre efficacement les conflits sociaux et améliorer la sécurité publique. Cela constituera un changement majeur dans la gestion des urgences de la Chine concernant sa sécurité nationale dans l'avenir. Cette mesure fait suite à une série de défis en matière de sécurité qui ont émergé ces dernières années tant dans le pays qu'à l'étranger. |
Xuan |
![]() Des réformes des entreprises publiques seront lancées après le Troisième Plénum ( le Quotidien du Peuple en ligne ) 12.11.2013 Des mesures importantes destinées à réformer les entreprises publiques seront prises après la troisième session plénière de quatre jours du 18e Comité central du Parti Communiste Chinois, qui a commencé samedi, a déclaré Huang Shuhe, Vice-président de Commission d'administration et de contrôle des actifs appartenant à l'Etat. Pour ouvrir la voie à des changements, les responsables de la Commission ont déclaré que les sociétés et les investisseurs privés seront invités à acquérir des parts plus importantes dans les entreprises publiques afin qu'ils puissent avoir un plus grand mot à dire dans la prise de décision. Il y a 112 grandes sociétés d'État placées sous supervision directe de la commission. « Les investisseurs privés peuvent créer des actions privées pour prendre le contrôle de 10 à 15% du capital d'une entreprise publique », a déclaré Bai Yingzi, Directeur de la division réforme des entreprises de la Commission. La restructuration et la modernisation des entreprises publiques est arrivée à un stade crucial, et M. Huang a indiqué qu'une plus grande diversification de la propriété est « une priorité absolue » qui bénéficiera au développement durable de l'économie chinoise. Des plans spécifiques concernant les réformes des entreprises publiques devraient être rédigés après le troisième plénum. M. Bai a admis que, bien que les entreprises publiques peuvent être trop grosses pour la plupart des entreprises privé pour qu'elles puissent y investir, les entreprises privées peuvent se regrouper pour prendre des participations ou participer à des projets spécifiques. Le total des actifs des entreprises d'Etat centrales s'est élevé à 44 800 milliards de Yuans (7 350 milliards de Dollars US) à la fin de 2012. Au début de 2013, la China National Petroleum Corp, la plus grande entreprise publique de Chine, possédait des actifs d'une valeur d'environ 2 200 milliards de Yuans. En comparaison, le plus grand conglomérat industriel privé de Chine, le Groupe Fosun avait des actifs totalisant une valeur de seulement 150 milliards de Yuans. Malgré l'écart dans les actifs, les entreprises publiques et les entreprises privées auront de graves problèmes si elles ne diversifient pas la propriété, a déclaré Song Zhiping, Président de la China National Building Material Corp. En tant que haut dirigeant d'une entreprise faisant partie du classement Fortune Global 500, Song suggère qu'après avoir acheté une autre société, la société de matériaux de construction devrait laisser 30% de son capital à des investisseurs privés. À l'heure actuelle, la société exploite des actifs nets de 60 milliards de Yuans, dont 20 milliards de Yuans sont la propriété de la Commission d'administration et de contrôle des actifs appartenant à l'Etat et 40 milliards appartiennent à des petits actionnaires. Selon la commission, l'investissement privé dans les entreprises publiques se fait principalement grâce à des accords avec les filiales des entreprises publiques ou des entreprises d'Etat au niveau provincial. Cependant, dans une rare exception, Fosun a créé une coentreprise avec la China National Medicine Corp en 2003 avec un capital social de 1 027 milliard de Yuans, soit la plus grosse transaction entre entreprise privée et publique jamais conclue. Avec son investissement de 500 millions de yuans, Fosun détient 49% de l'entreprise, et la CNM, gérée par l'État, détient 51%. Selon M. Bai, c'est un accord pilote d'injection de capitaux privés dans des actifs de l'État. La propriété diversifiée est l'orientation de la réforme des entreprises publiques. « Toutes sortes d'entreprises pourraient se joindre à la restructuration des entreprises publiques », a déclaré M. Bai. Lors du Forum économique mondial de septembre dernier, le Premier ministre Li Keqiang a déclaré que le gouvernement facilitera l'accès au marché aux institutions financières de différentes copropriétés pour développer leur entreprise, y compris les compagnies privées et étrangères. Selon les données de la Confédération des entreprises chinoises, les cinq plus grandes banques chinoises représentaient 35% des bénéfices des 500 plus grandes entreprises du pays l'année dernière. Temasek Holdings, société d'investissement singapourienne, se montre optimiste au sujet du secteur bancaire de la Chine. Son investissement dans la Banque de la Construction de Chine a représenté 8% du portefeuille de l'investisseur d'Etat de Singapour. Temasek détient une participation de près de 18 milliards de Dollars dans la Banque de la Construction de Chine, la Banque industrielle et commerciale de Chine et la Banque de Chine, ce qui en fait le plus gros investisseur étranger dans les banques chinoises. Les sociétés privées manifestent un intérêt croissant à l'exploitation du secteur financier. Le géant de la distribution Suning Groupe Commerce et Gree Electric Appliances auraient ainsi demandé des licences bancaires en septembre, juste un mois après que le Conseil des Affaires de l'Etat ait déclaré qu'il allait lancer des programmes pilotes pour l'ouverture de banques par des investisseurs privés. |
Xuan |
![]() La Chine développe diverses formes de propriété (communiqué ) ( Xinhua ) 12.11.2013 à 20h17 La Chine compte promouvoir une économie dotée de diverses formes de propriété, selon un communiqué publié mardi à l'issue d'une importante session du Comité central du Parti communiste chinois (PCC). "Les secteurs public et non-public de l'économie sont des composantes importantes de l'économie socialiste de marché et des bases clés pour le développement économique et social" , indique le communiqué publié à l'issue de la troisième session plénière du 18e Comité central du PCC. Le développement du secteur non-public sera encouragé, stimulant à son tour la vitalité et la créativité de l'ensemble de l'économie, tout en maintenant la prédominance du secteur public, selon le document. Le système de protection des droits de propriété sera amélioré, et les entreprises d'Etat adopteront des pratiques d'entreprise modernes, soutenant le développement sain de l'économie non-publique. |