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Xuan
Selon un reportage d'Euronews.com le 21, le ministre allemand des Affaires européennes Michael Roth a déclaré que l'accord sur les sous-marins signé par les États-Unis, la Grande-Bretagne et l'Australie avait sonné un "réveil" pour l'Union européenne, et il est difficile de combler la relation de confiance avec les États-Unis, la Grande-Bretagne et l'Australie.

Il a déclaré: "Nous ne pouvons pas compter entièrement sur les autres, mais nous devons coopérer. Nous devons surmonter les différences (à l'intérieur de l'UE) et parler d'une seule voix. La confiance perdue doit être reconstruite. Évidemment, ce ne sera pas facile. Mais nous voulons apporter une contribution constructive. . »
Xuan
A propos de la militarisation de l'Europe.

La militarisation de l’UE peut se faire de deux façons, soit sous la direction des USA soit indépendamment. Dans ce dernier cas la « concurrence entre capitalistes » est le reflet des contradictions au sein du camp occidental, et ces contradictions sont dues à l’hégémonisme US.
D’autre part il ressort que le parapluie américain est percé, que sa protection est conditionnelle, aléatoire, et qu’elle privilégie les intérêts américains. C’est la principale raison qui conduit l’UE à chercher une autre solution.
D’autre part l’UE elle-même est divisée en intérêts opposés et en politiques opposées. C’est la raison pour laquelle elle n’a pratiquement pas de position internationale commune identifiable, sur de nombreux sujets, y compris sur l’immigration.

Par rapport à la Chine et à l’URSS, l’UE a des positions différenciées suivant les pays et d’abord suivant leurs intérêts économiques avec la Chine et avec la Russie. L’exemple du Nord Stream II est parlant.
Les contradictions économiques et idéologiques sont réelles mais les échanges économiques aussi. Aussi dans le conflit USA / RPC, l’Europe n’a pas été à l’avant-garde de l’interventionnisme et s’est contentée de déclarations, et c’est peut-être une des raisons pour lesquelles la France a été écartée et humiliée.

Il ne faut pas s’avancer trop rapidement.
Lorsque Hitler a déclaré la guerre, il s’est d’abord tourné vers les autres pays capitalistes pour assurer ses arrières en écrasant le ventre mou, et ensuite il s’est retourné contre l’URSS. Nous verrons ce que sera la politique étrangère du successeur de Merkel.
Xuan
L'UE se rend compte que les USA lui marchent sur la tête. De là à sortir de l'OTAN il y a un pas qui ne sera pas franchi. Il ne faut pas oublier qu'initialement il s'agit de vendre de sous-marins à l'Australie et que la finalité est toujours de menacer la Chine


Sous-marins australiens : Ursula von der Leyen juge « inacceptable » la façon dont la France a été traitée

Interrogée sur CNN, la présidente de la Commission européenne a demandé des explications sur le contrat stratégique de sous-marins, rompu par l’Australie au profit des Etats-Unis.
https://www.lemonde.fr/international/article/2021/09/20/sous-marins-australiens-pour-boris-johnson-londres-voue-a-paris-un-amour-inderacinable_6095265_3210.html
Le Monde avec AFP
Publié aujourd’hui à 03h18,

« Aukus », du nom du partenariat scellé entre les Etats-Unis, l’Australie et le Royaume-Uni sur la fourniture de sous-marins à propulsion nucléaire, n’en finit pas de faire des vagues. Face à la fureur de la France, qui voit un énorme contrat lui échapper, Londres et Washington ont tenté d’amadouer leur allié, ce week-end.

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a jugé, lundi 20 septembre, « inacceptable » la manière dont la France a été traitée. « Nous voulons savoir ce qui s’est passé et pourquoi » , a-t-elle déclaré à la journaliste Christiane Amanpour, sur la chaîne d’information américaine CNN.

La valeur de ce contrat, de 50 milliards de dollars australiens (31 milliards d’euros, dont 8 milliards pour la partie française) à la signature, est désormais estimée à 90 milliards de dollars australiens (56 milliards d’euros) en raison de dépassement de coûts et d’effets de change.

Biden se dit « impatient » de parler à Macron
Joe Biden est « impatient » de s’entretenir avec son homologue Emmanuel Macron, a fait savoir lundi un haut responsable américain. Confirmant l’information donnée par la France, à savoir que le président américain a sollicité cet entretien, ce haut responsable a dit : « Nous sommes impatients » d’avoir cette conversation téléphonique. Joe Biden veut « faire part de son désir de travailler étroitement avec la France dans la zone indo-pacifique et sur la scène internationale. »
Joe Biden « fera savoir demain qu’il ne croit pas à la notion d’une nouvelle guerre froide avec un monde divisé en blocs » , a également assuré cette source, sur fond de vive rivalité entre Washington et Pékin et tandis que le président américain doit s’exprimer mardi à New York devant l’assemblée générale des Nations unies. Le président américain croit à une concurrence vigoureuse, intense et obéissant à des principes, a-t-elle ajouté.
« On veut des explications » sur ce qui « s’apparente à une rupture de confiance majeure » et savoir « comment ils [les Etats-Unis] entendent sortir de ce contrat » , avec des « compensations » à la clé, avait déclaré le porte-parole du gouvernement français, Gabriel Attal, dimanche, sur la chaîne BFM-TV.

Le PDG de Naval group auditionné à l’Assemblée
Pierre-Eric Pommellet, PDG de Naval Group, industriel de défense, sera auditionné le 28 septembre à l’Assemblée nationale, selon des sources parlementaires. M. Pommellet sera auditionné le 28 septembre à 17 h 30 et à huis clos par la commission de la défense et par celle des affaires économiques, a précisé la source, comme révélé par Le Parisien.

Lundi, le vice-premier ministre australien, Barnaby Joyce, a aussi tenté d’apaiser la crise, affirmant que son pays « n’a pas besoin de prouver son attachement à la France » , en évoquant les soldats envoyés se battre lors des deux guerres mondiales.
Xuan
Comment devrions-nous juger la montée des voix dures contre la Chine en Europe : éditorial du Global Times

Par Global Times
Publié: 05 sept. 2021 20:48

https://www.globaltimes.cn/page/202109/1233382.shtml?id=12

Il y a des voix de plus en plus dures qui s'élèvent contre la Chine en Europe, et les membres du Parlement européen ont joué un rôle important dans la promotion de ces voix. Reinhard Bütikofer, qui préside la délégation du Parlement européen pour les relations avec la Chine, a fait valoir que l'Allemagne et la France devraient se retenir de chercher "égoïstement" à guider les relations UE-Chine. Il a appelé les États membres de l'UE à adopter une position unie sur la question de la Chine. La commission des Affaires étrangères du Parlement européen a adopté mercredi un projet de rapport pro-Taïwan. Fabio Massimo Castaldo, vice-président du Parlement européen, a défendu le rapport en disant que l'UE ne peut pas rester silencieuse sur la politique étrangère de plus en plus agressive de la Chine.

L'Allemagne est le plus grand partenaire commercial de la Chine au sein de l'UE. La Chine est également le plus grand partenaire commercial de l'Allemagne. Mais des voix dures envers la Chine se font souvent entendre. Dans un discours prononcé lors d'un événement de l'industrie en juin, Siegfried Russwurm, chef de l'association de l'industrie BDI, a déclaré que l'Allemagne ne doit pas éviter la confrontation si les lignes rouges sur les droits de l'homme sont franchies lorsqu'elles traitent avec la Chine.

Les États-Unis considèrent la Chine comme un rival de la guerre froide. Il a déployé tous les efforts pour exercer des pressions sur la Chine, ce qui a aggravé l'environnement diplomatique global auquel la Chine est confrontée. Les cercles politiques européens prendront la pression sur la Chine comme un levier dont ils pourront tirer parti dans leurs relations avec la Chine. Ils briseront l'entente tacite sur les questions liées à la Chine telles que les droits de l'homme entre l'Europe et la Chine et deviendront plus agressifs dans leur rhétorique envers la Chine. D'une part, ils visent à attirer davantage l'attention, d'autre part, ils veulent renforcer leur position dans les relations avec la Chine pour tenter de pousser la Chine à faire plus de concessions.

La Chine doit avoir une pleine compréhension de la nature fondamentale et des perspectives des relations sino-européennes et avoir confiance en notre capacité à sauvegarder complètement nos intérêts dans les relations avec l'Europe. En outre, nous devons voir à travers l'état d'esprit mesquin et misérable de certains politiciens européens qui veulent semer le trouble pour servir leurs propres fins et réaliser des profits. Il ne faut pas se laisser berner par leurs performances. Ces jugements devraient être la base pour nous de formuler des stratégies correspondantes.

La Chine est si loin de l'Europe, et nous n'avons jamais provoqué les pays européens. Les puissances européennes ont envahi la Chine à l'époque moderne, et aujourd'hui elles ont également pris l'initiative d'intervenir dans les affaires intérieures de la Chine. La Lituanie cherche à développer ses relations avec l'île de Taiwan d'une manière qui brise le principe d'une seule Chine, auquel la Chine s'est opposée. Mais la partie européenne a à son tour déclaré que la Chine menait une diplomatie « coercitive ». Il s'agit clairement d'une logique politique malhonnête. Certains Européens ne savent pas distinguer le bien du mal. C'est parce qu'ils ont mis l'intérêt personnel au centre de leurs préoccupations.

L'Occident a été égaré par les États-Unis, le voyou en chef. Et le hooliganisme s'est largement répandu en Occident. Cependant, le monde n'est pas entièrement dicté par l'Occident. La Chine est très puissante aujourd'hui. L'Occident peut créer une idéologie déformée, mais il ne peut pas dicter ses relations actuelles et futures avec la Chine comme il l'a fait avec les traités inégaux il y a plus d'un siècle.

La partie la plus importante des relations Chine-UE est la coopération économique et commerciale, qui doit être fondée sur l'égalité et les avantages mutuels par nature. L'idéologie ne peut pas être utilisée comme monnaie ici. Examiner de près le nombre de voitures allemandes circulant dans les rues chinoises, le nombre de femmes chinoises utilisant des cosmétiques français, le nombre de marques européennes qui ont trouvé le pilier clé du marché chinois et le nombre d'emplois créés en Europe par les entrées de capitaux chinois , on peut être sûr que si l'Europe a peur d'être dépassée par la Chine, elle ne peut pas se permettre de « découpler » avec la Chine. Ils peuvent se sentir bien en parlant durement de la Chine. Mais s'ils traduisent ces paroles en actes, ils mettent en péril l'avenir de l'Europe.

Les ventes en Chine des 30 sociétés allemandes cotées dans l'indice DAX représentent en moyenne 15 pour cent de leurs ventes totales. Parmi eux, le ratio des ventes des principaux constructeurs automobiles sur le marché chinois pourrait doubler ce chiffre. Un sondage montre que 58% des Allemands interrogés sont prêts à subir une certaine perte économique pour avoir mis en œuvre une politique stricte envers la Chine. Si le même sondage était publié en Chine, les Chinois choisiraient de sacrifier leurs intérêts et d'être également durs envers l'Europe. Mais il est intéressant de noter que le commerce Chine-Europe a augmenté.

L'Europe met en œuvre un « système démocratique ». Un tel système est plus susceptible de déclencher des émotions extrêmes. Adolf Hitler et Benito Mussolini ont tous deux pris le pouvoir de manière « démocratique ». Les partis de droite d'aujourd'hui étendent également leur influence par le biais des canaux juridiques locaux, tandis que la Chine est beaucoup plus stable et équilibrée. Nous devons riposter si nécessaire, mais nous n'avons pas besoin d'être étroitement mêlés aux forces politiques radicales en Europe. Nous devons mieux gérer les relations avec l'Europe et appréhender la situation d'ensemble qui est bénéfique pour les deux parties.

Lorsque la Chine et les États-Unis s'affronteront, l'importance de l'Europe pour les États-Unis augmentera tranquillement. L'ancien président américain Donald Trump a été dur envers l'Europe pendant un certain temps, mais Biden a rapidement montré un sourire flatteur à l'Europe. Cependant, le retrait brutal des États-Unis d'Afghanistan a fait douloureusement comprendre à l'Europe que les États-Unis ne sont pas fiables. Plus la Chine est stable, plus nous aurons d'opportunités de voir les différends entre les États-Unis et l'Europe.
Xuan
La politique de la Chine envers le second monde tient compte des contradictions au sein du camp impérialiste, mais sans se laisser marcher sur les pieds.

Ensuite le PCC est matérialiste et considère que les intérêts des capitalistes européens passent avant leur idéologie ou leurs liens idéologiques avec les USA.

Cette relation n'est pas mécanique, on a vu que dans l'affaire Huawei c'est l'atlantisme qui l'a emporté, mais à long terme la position "ni Chine ni USA", qui aboutit à suivre les USA, nuit aux intérêts des monopoles de l'UE et n'a pas d'avenir.
D'autre part, l'espionnage US, la déculottée de Kaboul conduisent les européens à s'interroger sur la fiabilité de la "protection" américaine.




Le Parlement européen réclame une ligne plus dure à l'égard de la Chine

L'Europe devrait savoir qui tire le plus d'avantages des liens

Par Yang Sheng et Fan Anqi
Publié: 06 sept. 2021
https://www.globaltimes.cn/page/202109/1233409.shtml

Certains membres du Parlement européen utilisent continuellement la question de Taïwan pour provoquer la souveraineté de la Chine et exhortent l'UE à réduire sa dépendance à l'égard de la Chine et à afficher une position plus dure et plus unie envers Pékin, mais ces activités nuisent à l'échange mutuellement avantageux Chine-UE. relations et ajoutant des incertitudes à l'avenir de l'UE, ont déclaré des experts chinois.

Certains experts chinois ont averti que pour faire face à ces actes irresponsables, la Chine devrait faire des efforts pour faire savoir à l'UE que celui qui tire le plus de bénéfices des relations bilatérales devrait être plus décent que provocateur.

Après les frictions sur les affaires chinoises liées au Xinjiang en mars, causées par les accusations sans fondement de l'UE sur les affaires liées au Xinjiang et les sanctions contre les responsables et entités chinois, les forces anti-chinoises européennes, les politiciens pro-américains et les opportunistes ont récemment trouvé une nouvelle cible - la question de Taïwan - pour provoquer davantage la Chine et nuire aux relations Chine-UE.

La Lituanie est un exemple typique parmi les membres de l'UE qui souffre maintenant d'une telle décision trouble prise par ses politiciens opportunistes.

Reinhard Butikofer, un membre allemand du Parlement européen qui a été sanctionné par la Chine en raison de précédentes frictions Chine-UE sur le Xinjiang, a mis en garde les dirigeants européens contre le risque de la stratégie chinoise de "diviser pour mieux régner", selon le Daily Express samedi.

Butikofer a fait valoir que "l'Allemagne et la France devraient s'abstenir de chercher" égoïstement "à guider les relations UE-Chine" . Il a averti que les États membres de l'UE devraient convenir d'une position unie sur la question de la Chine et a déclaré que l'UE ces derniers temps a avancé collectivement sur un certain nombre de fronts pour faire face à Pékin, a rapporté le Daily Express.

"Les remarques de Bütikofer reflètent certaines voix au sein de l'UE selon lesquelles il devrait y avoir un front uni contre l'influence de la Chine, mais l'UE devrait comprendre qu'un front uni ne signifie pas nécessairement une confrontation" , a déclaré dimanche à Global Times Cui Hongjian, directeur du département d'études européennes du China Institute of International Studies.

Ce genre de pensée en Europe est causé par plusieurs facteurs, a déclaré Cui. "C'était d'abord les représailles fermes de la Chine en ripostant aux sanctions de l'UE sur les affaires liées au Xinjiang, puis l'escalade des tensions entre la Chine et la Lituanie sur la question de Taiwan. La Lituanie cherche le soutien de l'UE, c'est pourquoi certains politiciens anti-chinois ont pris l'occasion de faire encore plus de battage autour de la théorie de la « menace chinoise ».

Des politiciens comme Bütikofer tentent d'influencer l'orientation future de la politique chinoise après les élections fédérales allemandes de septembre, ce qui ajoute des incertitudes aux relations sino-allemandes et sino-européennes,
a noté Cui.

Les experts ont noté que les futures relations sino-européennes seront plus complexes et turbulentes, car davantage de conflits qui existaient depuis longtemps pourraient faire surface, en raison du changement d'attitude de l'UE qui devient plus dure et moins amicale envers la Chine. Par exemple, l'UE pourrait se prémunir contre la Chine sur certaines industries stratégiques à haute valeur ajoutée à l'avenir.

Qui est le fauteur de troubles ?

Le ministre lituanien des Affaires étrangères Gabrielius Landsbergis a récemment exhorté les autres membres de l'UE à réduire leur dépendance à l'égard de la Chine alors que son pays est confronté à la conséquence amère de provoquer la Chine sur la seule question de Taiwan parmi les 27 États membres de l'UE. Il a déclaré que la direction franco-allemande des relations UE-Chine devrait être remplacée par un "format uni" sur la Chine.

Mais en fait, la Lituanie est celle qui a interrompu l'unité en créant des troubles pour les autres membres de l'UE, car personne d'autre n'a jamais provoqué le principe d'une seule Chine comme la Lituanie l'a fait. Son acte a poussé les membres de l'UE à prendre d'énormes risques pour gérer ce problème inutile, a déclaré Wang Yiwei, directeur de l'institut des affaires internationales de l'Université Renmin de Chine à Pékin.

Certains membres du Parlement européen empoisonnent et enlèvent les liens entre la Chine et l'Union européenne, poussant pour les soi-disant liens plus étroits entre le bloc et l'île de Taïwan, auxquels le ministère chinois des Affaires étrangères et la mission chinoise auprès de l'UE s'opposent fermement. La mission chinoise les a exhortés à corriger leurs mauvaises actions.

Quant à savoir si d'autres pays de l'UE suivraient la Lituanie en provoquant la Chine sur la question de Taïwan, les observateurs ont déclaré que cela dépendrait de la décision de la Lituanie de prendre des mesures de fond contre la Chine et de la réponse de la Chine.

Si les politiciens lituaniens refusent de corriger leurs erreurs et que les relations sino-lituaniennes continuent de se détériorer au point de rompre les relations diplomatiques, d'autres pays européens examineront sérieusement les conséquences de la provocation des résultats de la Chine sur la souveraineté. La question dépend également de la force avec laquelle l'UE résistera à la Lituanie contre la Chine, a déclaré Cui.

Donnez-leur des leçons

"L'utilisation par la Chine du commerce comme arme dans les différends diplomatiques" est une autre accusation que les médias et les politiciens européens ont imposée à la Chine lorsqu'ils ont reçu des représailles de Pékin sur leurs provocations.

Ces voix venues d'Europe "indiquent clairement la mauvaise personne" , car c'est l'ancien président américain Donald Trump qui a le premier "armé le commerce en imposant des droits de douane à l'Europe" , a noté Cui.

De plus, c'est l'UE qui a préconisé un avantage plus net sur les affaires et les investissements avec la Chine, comme le montre une série de mesures telles qu'un examen des investissements et des problèmes de sécurité de la chaîne d'approvisionnement, de sorte que l'UE est la première à utiliser le commerce comme une arme pour traiter avec la Chine, a noté Cui.

Pour faire face à ces accusations injustifiées, la Chine devrait exposer directement et clairement les faits et réévaluer les relations économiques bilatérales en renforçant la législation pour examiner plus strictement les investissements et les activités commerciales de l'UE en Chine, comme l'UE l'a fait avec la Chine, a noté Cui. Il a déclaré qu'il était nécessaire de " leur faire savoir qui a le plus besoin de qui dans cette relation, et celui qui en profite le plus devrait au moins être décent et poli, pas provocateur".

Les relations sino-européennes sont également affectées par les relations sino-américaines, a déclaré Wang Yiwei, notant qu'au second semestre de cette année, la Chine, les États-Unis et l'UE devront avoir des discussions clés sur les questions climatiques et les États-Unis ont besoin des deux autres. pour l'aider à démêler le gâchis de l'Afghanistan, de sorte que les tensions actuelles devraient s'apaiser, tant que les parties concernées restent pragmatiques.
Xuan
L'évacuation chaotique de l'Afghanistan oblige l'UE à repenser le "leadership américain de l'alliance occidentale"

Les dirigeants européens expriment leur réflexion au milieu des appels à une politique plus autonome
Par Yang Sheng
Publié: 18 août 2021 21:33

https://www.globaltimes.cn/page/202108/1231884.shtml

L'évolution dramatique et historique de la situation en Afghanistan au cours des dernières semaines a gravement endommagé l'image des États-Unis, et de nombreux alliés clés d'Europe ont exprimé leur inquiétude quant à la crédibilité et la fiabilité de l'alliance dirigée par les États-Unis et ont exhorté leur politique de défense à être plus indépendante. et autonome, même si Joe Biden sollicite leur coopération pour l'évacuation et les affaires d'après-guerre.
Les analystes chinois ont déclaré qu'il s'agissait d'un impact inévitable sur l'Occident. Contrairement à l'ère de la guerre froide, lorsque la plupart des pays occidentaux n'avaient d'autre choix que de se tenir étroitement aux côtés des États-Unis, l'Europe a désormais plus d'espace et plus de raisons de prendre des décisions indépendantes. Dans le passé, les échecs américains dans la péninsule coréenne et au Vietnam n'ont pas eu d'impact fondamental sur l'unité de l'Occident. Mais aujourd'hui, l'échec en Afghanistan risque de rendre l'alliance dirigée par les États-Unis de moins en moins unie, ont noté les experts.

Washington a montré à ses alliés du monde entier qu'il est incapable ou peu disposé à affronter un petit adversaire avec des armes très basiques et environ 70 000 soldats. Ainsi, à l'avenir, lorsqu'il exhortera ses alliés à défier les grandes puissances comme la Chine et la Russie, très peu suivront, ont-ils déclaré.

Le Financial Times a publié mardi un article intitulé "Les alliés de l'OTAN demandent instamment de repenser l'alliance après la sortie "unilatérale" de l'Afghanistan de Biden". L'article indique que les dirigeants européens, les politiciens et les responsables d'organisations internationales comme l'UE et l'OTAN sont très préoccupés par leurs liens problématiques et peu fiables avec les États-Unis.

"Ce genre de retrait de troupes a provoqué le chaos. Le chaos provoque des souffrances supplémentaires" , a déclaré mardi à la radio locale Artis Pabriks, le ministre letton de la Défense. De telles missions à long terme étaient peu probables à l'avenir, a-t-il ajouté. " Cette époque est révolue. Malheureusement, l'Occident, et l'Europe en particulier, montrent qu'ils sont plus faibles à l'échelle mondiale" , selon le FT.

Armin Laschet, le candidat conservateur allemand à la succession de la chancelière allemande Angela Merkel, a qualifié mardi le retrait des troupes de "la plus grande débâcle que l'OTAN ait connue depuis sa fondation".

Zhu Yongbiao, directeur du Center for Afghanistan Studies de l'Université de Lanzhou, a déclaré qu'il était tout à fait raisonnable que les alliés américains remettent en question la capacité, la détermination et la volonté de Washington de protéger ses alliés et de diriger la coalition, et les pays occidentaux seront également confrontés à de nombreux problèmes après l'évacuation, comme l'accueil des réfugiés et de ceux qui demandent l'asile politique.

Les experts chinois ont également constaté que l'administration Biden n'est pas différente de l'administration Trump dans la communication avec l'alliance, car Biden montre du respect en surface, mais dans la pratique, les États-Unis sont toujours unilatéraux, ce qui signifie que le "multilatéralisme" n'est qu'un slogan pour Biden. pour plaire à l'Europe.

"Il semble que l'OTAN ait été complètement dépassée par les décisions unilatérales américaines ", a déclaré Lord Peter Ricketts, ancien conseiller britannique à la sécurité nationale, a rapporté le FT.

"Nous devons comprendre qu'en ce qui concerne la mission de l'OTAN en Afghanistan, il n'était pas possible d'avoir un rôle indépendant pour l'Allemagne ou les forces européennes" , a déclaré Merkel lundi. " Nous avons toujours dit que nous dépendions essentiellement des décisions du gouvernement américain."

Mais l'impact négatif sur l'alliance dirigée par les États-Unis ne doit pas être exagéré, et l'hégémonie américaine est loin de s'effondrer, a déclaré Xiao He, expert de l'Institut d'économie et de politique mondiales de l'Académie chinoise des sciences sociales, ajoutant que « les États-Unis s'est retiré du Vietnam mais il s'est tiré d'affaire. Cela lui a donc permis de pivoter ailleurs. Certains de ses alliés ont accueilli les États-Unis pour qu'ils abandonnent certains combats inutiles.

Zhu a déclaré que la situation internationale actuelle est différente de celle de l'ère de la guerre froide, car dans le passé, les pays occidentaux n'avaient pas le choix. Mais aujourd'hui, ils sont plus indépendants en termes de prise de décision. Ainsi, après l'échec en Afghanistan, les membres de l'OTAN et de l'UE pousseraient certainement des politiques de défense plus indépendantes ou autonomes.

"L'Afghanistan est aujourd'hui la énième expression de la politique ratée et inflexible de l'OTAN" , a écrit sur Twitter Ione Belarra, leader de Podemos et ministre espagnol des Affaires sociales.

"Il est temps de passer à une plus grande souveraineté et à la défense de nos propres intérêts", a déclaré Lilith Verstrynge, une autre responsable de Podemos, faisant écho au président français Emmanuel Macron, a rapporté le FT.

Macron a également mis en garde contre un afflux potentiel de migrants afghans en Europe, ajoutant que les dirigeants de l'Union européenne sont en contact pour lancer une initiative contre la migration irrégulière.

Li Haidong, professeur à l'Institut des relations internationales de l'Université des affaires étrangères de Chine, a déclaré mercredi au Global Times que « les États-Unis auront plus de frictions avec leurs alliés. Outre le problème des réfugiés, les États-Unis voudraient également que leurs alliés participer à la fourniture d'une aide humanitaire et d'une assistance économique à l'Afghanistan.

À l'heure actuelle, l'économie américaine est en difficulté à cause de l'inflation et de la nécessité d'empêcher le marché boursier de glisser. Ainsi, l'administration Biden n'est pas en mesure de se permettre de nouvelles dépenses extérieures, et elle fera pression sur ses alliés pour obtenir de l'aide, puis de nouveaux problèmes dans les relations transatlantiques se produiront, a noté Li.

Non seulement l'Occident, mais le reste du monde s'interroge sur le rôle que les États-Unis pourraient jouer en ce moment. "En regardant l'évacuation déconcertante de l'aéroport de Kaboul, le monde se demande dans quelle mesure les États-Unis pourraient encore jouer le rôle de" leader "pour amener leurs partenaires à surmonter de nouveaux défis" , a déclaré Shen Yi, professeur à la School of International Relations and Public Affairs. de l'Université de Fudan, a déclaré mercredi le Global Times.

"Incapables de construire un nouvel Afghanistan, les États-Unis ne peuvent même pas organiser leur évacuation. Le gouvernement américain pourrait-il aujourd'hui diriger l'Occident ? C'est une question qui doit être soigneusement examinée par toutes les personnes et entités du monde entier" , a déclaré Shen. c'est noté.
Xuan
Focus sur les relations économiques entre la Chine et l'Allemagne après Merkel, la 5G sera un terrain d'essai clé

La rhétorique dure des politiciens ajoute à l'incertitude des relations futures
Par Wang Cong et Shen Weiduo
Publié: 10 août 2021 20:18
https://www.globaltimes.cn/page/202108/1231113.shtml

Alors que la dirigeante allemande vétéran Angela Merkel envisage de démissionner dans quelques semaines, l'avenir des relations économiques et commerciales massives sino-allemandes pourrait entrer dans une période d'incertitude avec des points de vue et une rhétorique très différents de la part des politiciens allemands sur la direction de la Chine de Berlin. Stratégies.

Les récents rapports de remarques dures sur l'économie chinoise de la part de la principale candidate à la succession de Merkel et d'autres responsables allemands ont ajouté à l'incertitude.

Alors que la rhétorique dure de certains politiciens allemands est attendue, compte tenu des tensions entre la Chine et les pays alliés dirigés par les États-Unis, la coopération économique et commerciale globale devrait continuer à se développer, même s'il y aura des perturbations dans certains domaines et projets spécifiques, ont noté des analystes chinois. .

La politique largement indépendante de l'Allemagne sur la technologie 5G chinoise sera au centre de l'attention pour évaluer l'orientation des relations économiques et commerciales bilatérales, ont déclaré les analystes.

Dans ce qui pourrait être un signal étroitement surveillé de la position de l'Allemagne envers la Chine après le départ de Merkel, le candidat à la chancelière Armin Laschet et d'autres responsables allemands prévoient de mettre en garde contre l'influence croissante de la Chine sur l'économie mondiale et d'appeler à une alliance stratégique avec les États-Unis dans une série d'articles. cette semaine, selon le journal allemand Handelsblatt.

Dans les articles, les politiciens allemands ont également exhorté l'Europe et les États-Unis à diriger la numérisation et à s'entendre sur des normes pour les nouvelles technologies, tout en décrivant la Chine comme un « partenaire de négociation, un concurrent et un rival systémique », a déclaré le rapport du Handelsblatt, publié en allemand. .

Si les articles sont publiés tels que rapportés, ce serait un changement clair de position pour Laschet, qui a déclaré pas plus tard qu'en juin qu'il soutenait "la stratégie chinoise du gouvernement (Merkel)" et qu'"il n'y a pas besoin de transformer notre politique chinoise en sa tête."

Les analystes chinois ont déclaré que l'incertitude augmentait non seulement pour les relations sino-allemandes, mais également pour les relations sino-européennes après le départ de Merkel, qui a été une force stabilisatrice cruciale dans les deux relations.

"Il pourrait y avoir des changements [dans les relations bilatérales] après Merkel, et la Chine doit être préparée", a déclaré mardi Chen Fengying, chercheur aux Instituts chinois des relations internationales contemporaines, au Global Times, notant que les différends politiques se produiront probablement. compliquent de plus en plus les problèmes économiques et commerciaux.

Cependant, "indépendamment de la confrontation politique, il n'y a aucun moyen pour l'Europe et les États-Unis de se séparer complètement de la Chine", car la coopération dans les chaînes industrielles est impossible à défaire, a ajouté Chen.

Malgré les tensions diplomatiques, les échanges commerciaux de la Chine avec l'UE et les États-Unis continuent de se développer rapidement. Au cours des sept premiers mois de 2021, le commerce de la Chine avec l'UE a augmenté de 23,4% en glissement annuel, tandis que le commerce avec les États-Unis a bondi de 28,9%, selon les données douanières chinoises. L'UE et les États-Unis restent les deuxième et troisième partenaires commerciaux de la Chine.

Les liens économiques et commerciaux de l'Allemagne avec la Chine sont encore plus forts que ceux de l'UE dans son ensemble et seront encore plus impossibles à ébranler, ont noté les analystes chinois.

La Chine est restée le plus grand partenaire commercial de l'Allemagne en juin, les exportations allemandes vers la Chine augmentant de 16% en glissement annuel et les importations en provenance de Chine augmentant de 11,1%, selon les données officielles allemandes publiées lundi. La Chine est également le plus grand marché pour de nombreuses entreprises allemandes, en particulier les constructeurs automobiles, avec plus de 5 000 entreprises allemandes opérant en Chine.

« Des constructeurs automobiles aux énergies nouvelles, le potentiel de coopération sino-allemande est très important et [les intérêts de l'Allemagne] sur le marché chinois sont également les plus importants », a déclaré mardi au Global Times Ma Jihua, un analyste chevronné de l'industrie des télécommunications, ajoutant que l'Allemagne a un grand intérêt à poursuivre la coopération avec la Chine.

Sous la pression de Washington, qui tente sans relâche de sévir contre la principale technologie 5G chinoise, de nombreux alliés américains se sont montrés prudents quant à l'importation d'équipements du géant chinois des télécommunications Huawei. Cependant, l'Allemagne a maintenu une approche relativement indépendante, car elle s'est abstenue d'interdire la technologie de Huawei.

Que l'Allemagne change d'approche après le départ de Merkel serait un indicateur clé de l'orientation de la politique du pays envers la Chine sous une nouvelle chancellerie, ont noté les analystes. Cependant, alors que des incertitudes subsistent et que la rhétorique critique sur la Chine ne s'arrêtera probablement pas, les analystes estiment qu'il n'y aura pas de changement fondamental dans les politiques économiques et commerciales envers la Chine, y compris dans la 5G.

"L'Allemagne a une vision de l'industrie 4.0 et a un besoin plus urgent de construire sa 5G et d'autres infrastructures que d'autres pays européens… ce besoin ne changera pas en raison du changement de leadership", a déclaré Ma, ajoutant que Huawei est le partenaire le plus idéal de l'Allemagne. .
Xuan
L’Allemagne cap à l’ouest ?

Cet article de dnews alerte sur le changement de cap de l'Allemagne après le départ de Merkel.
Les politiciens allemands virent vers l'atlantisme.


dnews
Écrit par : Wang Feng
2021-08-10 07:56:02

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La chancelière allemande Angela Merkel est sur le point de démissionner. Dans l'ère post-Merkel, où va la politique de l'Allemagne et de l'Europe envers la Chine ? De nombreux politiciens de la CDU, le plus grand parti d'Allemagne, ont publié des signaux importants sur l'orientation de leur politique chinoise.
Selon le "Business Daily" allemand, le candidat chancelier de la CDU, le plus grand parti d'Allemagne, Armin Laschet et la ministre de la Défense Annegret Kramp-Karrenbauer ont appelé au renforcement de l'alliance transatlantique et au renforcement de l'Europe en même temps, en se méfiant des risques de « contrôle du marché » apportés par la Chine.

Dans une série d'articles, Raschelt, Karenbauer et Peter Beyer, le coordinateur transatlantique du gouvernement allemand, ont mis en garde contre l'influence croissante de la Chine sur l'économie mondiale, les droits de l'homme et les technologies futures, et ont appelé l'Allemagne et les États-Unis à unir leurs forces contre la Chine dans une Alliance stratégique.
Ces articles seront publiés dans la publication de célébration « Forging a New West » .
Lashet a demandé à l'Europe d'avoir la capacité d'agir. "Ce n'est qu'ainsi que nous pourrons devenir un partenaire solide pour nos amis transatlantiques."
Rushett, qui est le président du parti CDU, a également déclaré que l'Europe et les États-Unis doivent être à la pointe de la numérisation et s'entendre sur de nouvelles normes techniques.
"Cela enverra un signal clair et peut-être le plus important à la Chine, car nous et nos partenaires transatlantiques partageons le même point de vue que la Chine n'est pas seulement un partenaire de négociation et un concurrent, mais aussi un adversaire institutionnel."
Karen Bauer a averti les gens de ne pas trop se fier à la force économique de la Chine. Elle a déclaré: "La Chine, qui a des ambitions géopolitiques et cherche une forte domination, considère à peine une société ouverte, les droits de l'homme et une démocratie active."
Karenbauer a également critiqué: "Pékin veut contrôler le marché et les actions politiques des autres pays. Sans les États-Unis, nous, Européens, ne serions pas en mesure de maintenir la liberté et la sécurité. Sans le grand et influent camp économique de l'Europe, les États-Unis seraient seuls et la Chine pourrait facilement jouer contre elle lorsqu'elle sera en compétition."
Bayer, membre fédéral de la CDU, a déclaré à propos de la Chine : « C'est la dictature économiquement réussie à laquelle nous sommes confrontés. Nous l'avons sous-estimée pendant trop longtemps.
Bayer a déclaré que l'initiative chinoise "Une ceinture, une route" est préoccupante et que maintenir la neutralité sur les questions chinoises serait "naïf et dangereux". Bayer demande à l'Occident d'exercer plus fortement ses valeurs communes.

Le South China Morning Post de Hong Kong a déclaré le 10 août qu'alors que la direction de la chancelière allemande Merkel entre dans les dernières semaines, l'UE et en dehors de l'UE s'efforcent de façonner les futures relations avec la Chine.
Alors que la chancelière allemande Merkel est sur le point de faire ses adieux à l'arène politique, les relations entre la Chine et l'Union européenne sont menacées.
Au cours des 16 dernières années, les relations sino-européennes de Merkel se sont davantage orientées vers les affaires que les droits de l'homme.
Sous la pression de la répression des "violations des droits de l'homme" et des "violations économiques", l'UE est confrontée au dilemme d'être prise entre les deux superpuissances chinoise et américaine.
Xuan
Le Monde s'alerte des règles sanitaires différentes dans l'UE et parle d' imbroglio .
Malgré la mise en place du pass sanitaire unifié le 1er juillet, les pays européens l'interprètent en fonction de leurs nécessités économiques. En particulier les pays du sud qui vivent pour une grande part du tourisme. Cette contradiction se superpose à l'inégalité des pays européens.
L'unité européenne sur ce sujet a fait long feu, ce qui constitue un handicap majeur dans la lutte contre le virus et une manifestation supplémentaire de la division de l'UE.
Par rapport à la crise inflationniste qui se profile, que les USA ne manqueront pas de refiler à leurs alliés, l'UE va se trouver particulièrement démunie.


Edité le 29-07-2021 à 12:25:36 par Xuan


Xuan
Un fait nouveau :

Accord Nord Stream n ° 2 : échec et virage à 180 degrés de l'administration Biden


Les États-Unis et l'Allemagne sont parvenus à un consensus sur la question du Nord Stream 2 et Washington a finalement abandonné les sanctions. Cela peut indiquer que la force déclinante des États-Unis n'a pas été en mesure d'interférer par la force avec les intérêts fondamentaux de ses alliés.
Les États-Unis savent qu'ils ne peuvent pas intervenir
Après la visite de la chancelière allemande Angela Merkel aux États-Unis, les États-Unis et l'Allemagne ont publié une déclaration conjointe le 21 juillet, annonçant que les deux pays étaient parvenus à un accord sur le projet controversé de gazoduc Nord Stream 2.
Selon RIA Novosti, il n'est pas surprenant que les États-Unis n'aient pas réussi à arrêter Nord Stream-2. Dès le départ, Washington savait très bien qu'il n'avait pas la force de s'immiscer dans le projet russo-européen. Les États-Unis ne peuvent pas forcer l'Allemagne à abandonner des projets dans son intérêt.

A lire :
https://fr.sputniknews.com/economie/202107231045912592-la-russie-indique-une-condition-indispensable-pour-le-transit-de-son-gaz-via-lukraine/
https://www.latribune.fr/economie/international/nord-stream-2-berlin-et-moscou-se-mettent-d-accord-l-ukraine-et-la-pologne-voient-rouge-889485.html

Egalement cet historique :
Nord Stream 2 : comment interpréter la fin des sanctions américaines ?


OPINION. En renonçant aux sanctions édictées contre le gazoduc Nord Stream 2, cher à la Russie et à l’Allemagne, les États-Unis ouvrent la voie à la mise en exploitation de ce projet controversé. Par Sophie Marineau, Université catholique de Louvain (*)
Écoutez cet article

Sophie Marineau (*)
17 Juill 2021,

Le 19 mai 2021, pendant les préparatifs du sommet entre Vladimir Poutine et Joe Biden à Genève dans le cadre du G7, le secrétaire d'État américain Anthony Blinken annonce que les États-Unis renoncent aux sanctions qu'ils avaient imposées au projet du gazoduc Nord Stream 2.
Le premier Nord Stream, complété en 2011, relie Vyborg en Russie et Greifswald en Allemagne. Nord Stream 2 reliera quant à lui Oust-Louga en Russie, toujours à Greifswald. Depuis 2017, Washington avait imposé une série de sanctions aux entreprises et aux individus participant à sa construction dans l'objectif de la bloquer et de l'arrêter définitivement.

L'administration Biden admet que les sanctions américaines ont actuellement très peu de chances de porter leurs fruits, puisque le projet est déjà presque complété et que son gouvernement souhaite améliorer ses relations avec l'Allemagne, laquelle est très désireuse de voir le gazoduc entrer en exploitation.

Les raisons de l'hostilité américaine au projet
Washington s'oppose au NS2 (l'opposition n'a pas disparu, même avec la levée des sanctions) d'une part parce que celui-ci renforcera la dépendance européenne à l'égard du gaz russe et, d'autre part, parce que les exportations de gaz russe vers l'Europe sapent l'efficacité des sanctions frappant la Russie depuis 2014 en raison de la crise en Ukraine.
Par ailleurs, en réduisant l'accès au gaz russe, l'administration Trump espérait augmenter ses propres exportations de gaz naturel liquéfié (LNG) vers le continent européen. C'est donc également dans une perspective de bénéfices économiques que les États-Unis s'opposent à NS2.
Dès 2017, le Congrès américain adopte donc le Countering America's Adversaries Through Sanctions Act (CAATSA) et le Sénat américain le Countering Russian Influence in Europe and Eurasia Act afin de bloquer NS2 en sanctionnant tout individu ou toute entité investissant ou travaillant sur le projet ; mais comme la Commission européenne se dit prête à adopter des contre-sanctions si la Maison Blanche décrète des mesures coercitives, les discussions entourant de potentielles sanctions sont temporairement suspendues.

Le recours aux sanctions secondaires
En novembre 2019, les États-Unis annoncent que le US National Defense Authorization Act (NDAA) 2020 inclura des sanctions visant les entreprises et les individus impliqués dans la construction du gazoduc. Craignant les sanctions américaines, la compagnie suisse Allseas et la compagnie italienne Saipem suspendent alors leur collaboration avec Gazprom avant la fin de la construction de Nord Stream 2.
Les sanctions américaines posent plusieurs problèmes, notamment en raison de la section 232 du CAATSA - dans le cas du Nord Stream 2 - qui permet d'imposer des sanctions « secondaires » à des personnes et à des entités non américaines. C'est précisément ce qui distingue ces sanctions dites secondaires des sanctions « primaires », lesquelles prennent pour cible exclusivement les intérêts du pays visé - ici, la Russie.

C'est par le même type de procédé que les États-Unis ont réussi à décourager de nombreuses entreprises européennes d'investir en Iran depuis 2017.
Craignant de se voir refuser l'accès au marché américain, la française Total s'est ainsi retirée d'un partenariat d'un milliard de dollars avec l'Iran. Les sanctions secondaires américaines ont le désavantage de ne plus différencier les alliés des adversaires puisqu'elles peuvent viser toute compagnie faisant affaire avec un partenaire considéré hostile aux États-Unis.

Selon Washington, les sanctions secondaires n'imposent aucune pénalité aux autres États, mais elles ont comme objectif d'empêcher les entreprises étrangères d'accéder au marché américain si les États-Unis jugent que ces entreprises poursuivent des activités allant à l'encontre des intérêts américains. Selon le représentant républicain Kevin Brady, les sanctions secondaires encourageront les entreprises étrangères à collaborer davantage avec les États-Unis, à isoler la Russie, et à entraver son développement économique.
Comme outil de politique étrangère, les sanctions servent normalement à influencer les comportements des États sanctionnés, selon les préférences des États sanctionneurs. Or, les sanctions secondaires forcent également les entreprises étrangères à se conformer à l'agenda international américain, même si celui-ci va à l'encontre des intérêts de leur propre État.
La question se pose alors : est-ce que les États-Unis devraient être en mesure de dicter aux firmes européennes la façon dont celles-ci doivent mener leurs affaires en les menaçant, en cas de non-obéissance, de les priver de leur accès au marché américain ?

En Europe, des voix discordantes
Dans le cas de Nord Stream 2, l'Union européenne, comme organisation, s'est bien sûr opposée publiquement et farouchement à l'extraterritorialité de ces mesures, ainsi qu'à leur légalité douteuse. Les États-Unis se permettent d'adopter ce type de politiques en raison de leur place centrale dans l'économie mondiale et de l'importance notoire de leur marché pour le continent européen. Les entreprises européennes se retrouvent dès lors dans une relation asymétrique vis-à-vis du gouvernement américain, alors que l'UE devrait être en mesure de garantir aux entreprises la liberté de conduire leurs affaires dans le cadre des lois et des politiques européennes, sans ingérence extérieure.

Toujours dans le cas particulier de Nord Stream 2, il est important de noter que certains pays européens soutiennent toutefois ces sanctions. L'Ukraine a, sans aucun doute, le plus grand des intérêts à soutenir les États-Unis dans leurs tentatives de bloquer le gazoduc. Une part importante du gaz russe destiné au marché européen transite actuellement par l'Ukraine. Les revenus générés par les frais de transit payés par la Russie et l'UE représentaient 3 % du PIB total de l'Ukraine en 2017. Nord Stream 2, reliant directement la Russie à l'Allemagne, permettra donc à la Russie et à l'UE d'économiser ces frais de transit.
Parallèlement, la Pologne s'oppose tout autant au projet. Elle bénéficie également des frais de transit en raison des gazoducs passant sur son territoire, bien qu'en proportion beaucoup moins importante que pour l'Ukraine. Par ailleurs, comme Varsovie souhaiterait devenir un hub pour le gaz naturel liquéfié américain, le gouvernement polonais a tout intérêt à soutenir les mesures américaines et, potentiellement, les exportations américaines de GNL vers l'Europe. En outre, la Pologne craint que Nord Stream 2 ait pour effet d'accroître l'influence russe en Europe. Alors même que le premier projet Nord Stream était lancé, le ministre de la Défense polonais Radoslaw Sikorski n'hésitait pas à comparer le gazoduc au Pacte Ribbentrop-Molotov de 1939. Depuis, d'autres voix se sont prononcées contre le projet de NS2, notamment le ministre des Affaires étrangères de l'Estonie Sven Mikser et le premier ministre lithuanien Saulius Skvernelis.

Tous ces efforts n'ont pas été couronnés de succès, puisque les États-Unis ont finalement décidé de lever les sanctions visant les firmes et les individus impliqués dans la construction du Nord Stream 2. Par l'application de sanctions secondaires, dans le cadre de ce projet, de l'accord sur le nucléaire iranien ou lors de toute autre situation litigieuse entre Washington et l'Union européenne, la Maison Blanche force ses alliés à suivre son propre agenda. En faisant front commun, comme en 2017, et en prévoyant des contre-mesures aux sanctions secondaires américaines, l'UE pourrait toutefois arriver à dissuader les États-Unis de mettre en place ce type de sanctions, tout en garantissant aux entreprises européennes la liberté d'œuvrer dans le cadre légal européen sans ingérence externe.

(*) Par Sophie Marineau, Doctorante en histoire des relations internationales / phD candidate History, International relations, Université catholique de Louvain.
https://www.latribune.fr/opinions/tribunes/nord-stream-2-comment-interpreter-la-fin-des-sanctions-americaines-889204.html
 
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