Forum Marxiste-Léniniste
Forum Marxiste-Léniniste
 
Retour au forum
 

Ajouter une réponse

Pseudo :    S'inscrire ?
Mot de passe :    Mot de passe perdu ?
Icône :
                                
                                
Message :
 
 
 
Smilies personnalisés
 
Options :
Notification par email en cas de réponse
Désactiver les smilies
Activer votre signature
 
 
Dernières réponses
Xuan
On n'en sait rien, sauf que la BNP est la première banque européenne et que le Brexit va conforter cette situation.
pzorba75
Xuan a écrit :

La BNP mon camarade...

Sur la piste foireuse du Crédit Lyonnais des années 80?
Xuan
La BNP mon camarade...
pzorba75
Finalement, on spécule sur l'état de la DB, rien de nouveau. Les requins sont-ils autour de leur prochaine proie? Si c'est le cas, quels requins?
Xuan
Cette banque qui pourrait déclencher une nouvelle crise financière mondiale


https://fr.sputniknews.com/economie/201905131041104369-deutsche-bank-crise-financiere-mondiale/

19:32 13.05.2019

Le plus grand organisme de crédit de l'Union européenne (UE), la Deutsche Bank, pourrait se trouver à l'origine de la prochaine crise mondiale. Le Fonds monétaire international (FMI) a déjà reconnu cette banque allemande comme la plus grande menace pour le système financier mondial.

La Deutsche Bank, ce pilier de l'économie européenne, pourrait-elle connaître le sort de Lehman Brothers et quel risque représenterait sa faillite?

Un gouffre financier

Les problèmes de la Deutsche Bank sont apparus il y a plusieurs années, quand un trou de 12 milliards d'euros a été découvert dans sa balance financière.
Josef Ackermann, son président à l'époque, avait décidé de dissimuler cette réalité en falsifiant la comptabilité. Tout en présentant aux actionnaires de fausses informations, il affirmait que la banque disposait de fonds suffisants pour pallier toutes les difficultés. La publicité agressive déployée par la banque permettait également de maintenir l'image d'un établissement financier sûr et fiable, et, en grande partie, le soutien du gouvernement allemand.

Mais le trou financier de la banque s'est creusé, et la direction a engagé des mesures de plus en plus risquées pour redresser la situation. Ainsi, la banque s'est lancée dans les machinations avec le taux de référence Libor (avec la participation d'autres grands acteurs tels que les britanniques Barclays et Royal Bank of Scotland, la suisse UBS et la Société générale française). Quand cette information a fait surface, la Deutsche Bank a reçu une amende de 2,5 milliards de dollars, alors que l'agence S&P a revu à la baisse sa note de crédit de trois marches d'un coup, jusqu'à BBB+.

Après cela ont été révélés d'autres cas de fraude et d'abus, notamment avec les titres hypothécaires qui étaient vendus par la banque avant la crise de 2008, ainsi que des accusations de blanchiment d'argent. Par effet boule de neige, les montants des plaintes et les frais de justice ont grimpé, et, avec eux, les pertes.

L'éventuelle faillite de la Deutsche Bank a été évoquée pour la première fois par les analystes en 2013, quand l'établissement a reconnu avoir besoin de capitaux supplémentaires. Les responsables ont d'abord tenté de régler le problème en vendant 4,5 milliards d'euros d'actions. Puis il a été proposé aux investisseurs 8 milliards d'actions, mais avec une remise de 30% par rapport à leur valeur marchande, ce qui a suscité l'indignation de ceux qui avaient acquis ces titres plus tôt.
Deux ans plus tard, les tests de résistance ont mis en évidence que la Deutsche Bank manquait encore d'argent. Fin 2016, pour la première fois depuis la crise financière mondiale, la banque a rapporté des pertes nettes de presque 7 milliards d'euros.

Les titres dérivés, une «arme de destruction massive»

Au même moment, le FMI a qualifié la Deutsche Bank de «plus grande source de risque parmi les banques mondiales d'importance systémique». Depuis, on entend régulièrement des prévisions annonçant la faillite du plus grand établissement financier européen.
C'est le portefeuille gigantesque de titres dérivés, estimé à 46.000 milliards d'euros — soit 14 fois le PIB de l'Allemagne — qui est considéré comme la menace principale.
Par ailleurs, l'investisseur Warren Buffett a noté que les outils dérivés étaient «une arme de destruction massive qui se transforme, mute et se multiplie jusqu'à ce qu'un événement ne mette en évidence la toxicité de ces actifs».
De plus, la banque gère plus de 550 milliards d'euros d'épargnes. Les analystes craignent qu'à un moment donné, après une nouvelle annonce concernant les problèmes financiers de ce plus grand établissement bancaire allemand, les épargnants puissent commencer à retirer leur argent de leurs comptes, provoquant d'abord une crise de liquidités au sein de la banque, puis, dans l'ensemble, au niveau du système financier européen. Les troubles ne se limiteront alors pas au Vieux Continent, car le secteur bancaire allemand joue un rôle central dans l'économie mondiale. Par conséquent, la Deutsche Bank pourrait engendrer un effondrement général, de la même manière que l'américaine Lehman Brothers en 2008.

Et après?

L'un des scénarios à l'étude prévoyait la possibilité d'une fusion avec la Commerzbank, qui connaît elle aussi des problèmes. Mais en fin de compte les régulateurs allemands ont jugé cette opération inopportune puisque la fusion promettait des risques et des frais supplémentaires pour la deuxième banque d'appui de l'économie allemande.
«La fusion des deux banques-zombies ne créerait pas un «champion national», mais un zombie bien plus grand», a commenté l'agence de presse Bloomberg.
Les analystes constatent que la Deutsche Bank continue de dégringoler. Ses revenus diminuent, ses dépenses augmentent, sa popularité chute, alors que le coût pour attirer l'argent ne cesse d'augmenter. Les immenses amendes ne font qu'empirer la situation: en dix ans, elles ont dépassé 17 milliards de dollars au total.
En 2018, la réputation de la Deutsche Bank a subi un nouveau coup dur avec le scandale des Panama Papers, qui a découlé d'une investigation journalistique sur les possessions offshore des grands acteurs mondiaux. A tous ces problèmes s'ajoute la perte, l'an dernier, de 750 millions de dollars sur les ventes d'actions.
«La crise de la Deutsche Bank, provoquée par les erreurs et les délits financiers de sa direction, pourrait déclencher une crise économique mondiale. En réalité, la principale banque allemande est la plus grande entreprise criminelle allemande», affirme l'économiste américain William Black.

En même temps, ce dernier indique que la Deutsche Bank sera sauvée par tous les moyens: elle est trop importante pour faire faillite.
«Ce qui pourrait provoquer une autre crise économique. Si la plus grande banque du pays ne fonctionne pas entièrement, la troisième économie mondiale entrera certainement dans une récession. Et la même chose arrivera à l'UE», avertit l'expert.
Xuan
Une contradiction majeure au niveau mondial oppose les intérêts capitalistes européens et US.

Pompeo, le secrétaire d'État américain le plus insolent d'Europe


Source: Global Times Publié le: 2019/5/10 12:47:39
http://www.globaltimes.cn/content/1149313.shtml

Dans un discours prononcé lors d'une conférence à Londres, le secrétaire d'État américain Mike Pompeo a presque impérativement demandé à la Grande-Bretagne de changer d'attitude à l'égard de la Chine et de son fournisseur d'équipements de télécommunications, Huawei. Il veut que la Grande-Bretagne traite la Chine comme la menace soviétique contre l’Occident. Il a également cité l'exemple de l'ancienne Premier ministre Margaret Thatcher dans un discours dans lequel il s'est moqué de l'actuelle Premier ministre Theresa May sans la nommer. Il a déclaré: «La Dame de fer se tairait-elle lorsque la Chine violerait la souveraineté des nations par la corruption ou la coercition? Permettrait-elle à la Chine de contrôler l'internet du futur?

Pompeo ne considère plus le minimum de respect pour l'allié spécial des États-Unis. Les Britanniques doivent avoir des sentiments mitigés face à l'arrogance affichée par Pompeo. Un commentaire dans The Guardian intitulé «Mike Pompeo: un garçon intimidateur appelle au No 10» écrit que Pompeo souhaite discuter de «priorités mondiales communes» avec Theresa May, mais que le problème c'est lui-même.

L'attitude des États-Unis envers leurs alliés européens n'a jamais été aussi arrogante qu'aujourd'hui. Même pendant la guerre froide, au moment où l'Europe dépendait le plus de la sécurité des États-Unis, Washington accordait du crédit à ses alliés.

Mais voyez comment l'ambassadeur américain à Berlin a exhorté l'Allemagne à ne pas permettre à Huawei de fournir une infrastructure 5G au pays. L'ambassadeur des États-Unis a également menacé les entreprises allemandes construisant le gazoduc Nord Stream 2 entre l'Allemagne et la Russie en les mettant en garde contre le risque de sanctions. Et maintenant, regardez ce que Pompeo a dit en Grande-Bretagne. De plus en plus, Washington ne considère pas l’Europe comme un partenaire nécessitant un traitement égal et un respect égal, mais comme un petit disciple qui devrait écouter son frère aîné.

La Chine est fondamentalement différente de l'Union soviétique. Même la plupart des Américains ne voient pas la Chine comme " une autre Union soviétique ". De plus, il n'y a pas de pays européen avec des conflits géopolitiques évidents avec la Chine. Les pays européens, y compris la Grande-Bretagne, sont plus disposés à explorer activement leurs propres opportunités de développement face à la montée de la Chine. Ils attachent généralement une grande importance à l’extension de la coopération avec la Chine et la Grande-Bretagne a une vision réaliste de «l’âge d’or» dans les relations entre la Chine et la Grande-Bretagne.

Parce que la Chine n’est en effet pas l’Union soviétique, il sera difficile pour Pompeo de colporter la même défense contre la Chine que contre l’Union soviétique. La première chose à convaincre les gens est de les convaincre avec raison. Washington veut pousser la "théorie de la menace chinoise" à l'extrême et ce qui lui manque le plus, c'est la raison.

Amener les pays européens à aligner leurs politiques chinoises sur celles des États-Unis, ou les amener à s'aligner entièrement sur les États-Unis pour l'aider à contenir la Chine, n'est certainement pas une chose que Washington peut faire. Les nations européennes ont leurs propres intérêts. Ils ne sont pas en concurrence zéro avec la Chine. La coopération sans cesse croissante est le thème principal des relations entre la Chine et l’UE , qui ne peut être modifié par un État américain égoïste.

La Chine n'a pas l'intention de creuser un fossé entre les Etats-Unis et l'Europe, mais les bases des relations Chine-UE ne peuvent pas être détruites par Washington. Si les États-Unis sont trop pressés pour obtenir leur propre chemin, ils finiront par se retourner contre eux.
Xuan
Ce n'est pas une question d'amitiés mais de rapport de forces. On sait que la bourgeoisie ne s'oppose pas fermement à la domination, mais il n'y a aucune sympathie dans les rapports inter impérialistes, et les sourires diplomatiques dissimulent des intérêts opposés.
Ce sont avant tout des requins mais certains sont plus gros que d'autres, et en voulant s'opposer à la fois aux USA et à la Chine, l'impérialisme français remplit toutes les conditions pour se plier aux conditions des USA.
Contre l'hégémonisme US il n'y a pas de troisième voie .
pzorba75
Le Maire a trahi son parti lors des primaires de la droite en 2016-2017, lâchant Fillon au profit de l'époux Trogneux. Il trahira bien une nouvelle fois les intérêts français au nom de l'"entente" européenne et, D-Day approchant, pour ne pas fragiliser l'éternelle amitié franco américaine.
Xuan
Donald Trump vole au secours de Boeing et menace Airbus en pleine crise du 737 max


Publié le 13/04/2019 à 07:40 , mis à jour à 10:13

https://www.ladepeche.fr/2019/04/13/menaces-contre-airbus-discussions-tendues-entre-bruno-le-maire-et-ladministration-trump,8129144.php

Les réunions entre le ministre français des Finances Bruno Le Maire et l'administration Trump ce vendredi à Washington ont été "tendues" à propos des lourds tarifs douaniers qui pourraient être imposés à Airbus, alors que le Boeing traverse l'une des plus graves crises de son histoire.
"C'était constructif, franc, mais difficile et tendu aussi", a expliqué à l'AFP cette source après la réunion entre M. Le Maire, le représentant américain au commerce (USTR) Robert Lighthizer et le conseiller économique de la Maison Blanche Larry Kudlow, en marge des réunions de printemps du FMI.

"Ces entretiens ont toutefois été utiles pour lever certains malentendus", a précisé la source, citant l'exemple de la taxe sur les géants du numérique que l'Assemblée nationale a approuvée cette semaine et qui doit faire de la France un des pays pionniers en la matière, au grand dam des Etats-Unis qui ont réagi avec force. Le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo a d'ailleurs appelé Paris la semaine dernière à y renoncer. Malgré ces éclaircissements, les réunions n'ont pas permis d'écarter le risques de nouveaux tarifs douaniers contre l'Union européenne si celle-ci ne met pas fin aux subventions à Airbus. "Ce n'est pas gagné", a ajouté la source, évoquant une "situation compliquée".

M. Le Maire avait auparavant rencontré son homologue américain Steven Mnuchin dans une ambiance plus détendue. En se rendant à Washington, le ministre avait annoncé son intention d'expliquer à l'administration américaine que l'Europe ne se laisserait pas faire sur Airbus. "Si nous devions à nouveau être touchés par des sanctions américaines injustifiées et injustifiables, l'Europe se tiendrait prête à riposter de manière unie et forte" , a affirmé le ministre lors d'une conférence de presse avant ses rencontres avec M. Lighthizer et M. Kudlow.

Hausse des droits de douanes ?
Le président américain Donald Trump avait haussé le ton cette semaine en menaçant l'Union européenne de nouveaux tarifs douaniers à hauteur de 11 milliards de dollars (9,7 milliards d'euros) si elle ne mettait pas fin aux subventions à Airbus, au risque de raviver une fragile trêve commerciale.

Il s'agit là d'une nouvelle étape dans un conflit vieux de 14 ans entre Boeing et Airbus, via les Etats-Unis et l'Europe, qui s'accusent mutuellement devant l'Organisation mondiale du commerce (OMC) de verser des aides illégales à leurs champions aéronautiques respectifs.

Vers des représailles européennes
L'UE avait prévenu dans la foulée que "dans le différend parallèle concernant Boeing", elle comptait, elle aussi, "prendre rapidement des mesures" de représailles. Selon plusieurs sources européennes vendredi, elle rendra publique mercredi une liste de produits américains susceptibles d'être taxés à hauteur de 20 milliards d'euros. Mais il reviendra à un arbitre désigné par l'OMC de déterminer "le montant des droits de rétorsion", qui sera moins important que ces 20 milliards, ont-elles expliqué.
"A l'origine, en 2012, à la fin de la phase initiale des différends, l'UE avait demandé à l'OMC d'autoriser 12 milliards de dollars (10,6 milliards d'euros) en contre-mesures" , a expliqué une source à la Commission.
"Tout cela serait mauvais pour la croissance et mauvais pour la prospérité américaine et européenne" , a prévenu M. Le Maire à Washington.
"Nous devons éviter d'en venir là" , a-t-il insisté. "Sur la base des conclusions de l'OMC, il me semble que la voix de la sagesse, c'est de trouver un accord à l'amiable entre les Etats-Unis et l'Europe sur un règlement définitif du cas Airbus/Boeing" , a-t-il ajouté, relevant que le dossier durait depuis bien trop longtemps.
M. Le Maire avait déjà plaidé mardi pour une solution à l'amiable avec les Etats-Unis. "S'engager dans une guerre commerciale entre les Etats-Unis et l'Europe ne servira qu'un seul pays: la Chine et (le constructeur aéronautique chinois) Comac" , a prévenu le ministre, qui devait aussi rencontrer Jerome Powell, le président de la Fed.

La position américaine est soutenue par Boeing, fragilisé par les problèmes de son avion vedette, le 737 MAX, cloué au sol pour une durée indéterminée après deux accidents mortels.
Xuan
Nouvel épisode illustrant les contradictions du second monde : guerre économique dans l'aéronautique.
Le prétexte serait l'aide financière de l'Europe à Airbus. Le même prétexte est adressé à la Chine par les pays occidentaux et on constate ici que les USA et l'UE pratiquent eux-mêmes ces aides quand il s'agit d'industries stratégiques.
Enfin la menace intervient au moment où Boeing est dans de sales draps. Il s'agit donc pour Trump de récupérer les pertes.


_________________


https://www.ladepeche.fr/2019/04/09/airbus-sous-la-menace-dune-hausse-des-droits-de-douane-aux-etats-unis,8119796.php

Les Etats-Unis menacent d'imposer des hausses de taxes douanières à Airbus et à d'autres produits européens. Ils exigent que l'Europe mette un terme à des subventions dans le secteur aéronautique. Explications.

Washington a haussé le ton face à l'Union européenne ce lundi en menaçant d'imposer des hausses de taxes douanières à Airbus et d'autres produits européens si Bruxelles ne met pas un terme à certaines subventions au constructeur aéronautique. Il s'agit là d'une nouvelle étape dans le conflit qui oppose depuis 14 ans Boeing et Airbus via leurs pays respectifs, qui s'accusent mutuellement devant l'Organisation mondiale du commerce (OMC) de verser des aides illégales à leurs champions aéronautiques respectifs.

Dans un communiqué, le représentant américain au Commerce (USTR), Robert Lighthizer, estime que les subventions européennes à Airbus "pénalisent" les Etats-Unis à hauteur de 11 milliards de dollars d'échanges commerciaux chaque année et se dit prêt "à l'action" alors que l'OMC doit rendre prochainement un nouvel arbitrage sur ce conflit. "L'OMC a conclu plusieurs fois que les aides de l'Union européenne avaient causé des torts aux Etats-Unis" , écrivent les services de l'USTR, qui publie une liste préliminaire de produits européens qui pourraient faire l'objet de droits de douanes supplémentaires.

Des sanctions dès cet été ?
Washington, qui estime que l'Union européenne ne s'est pas conformée à la décision de l'OMC, se dit prêt à mettre en place ses sanctions "cet été", dès que l'organisation aura donné sa décision.
Pour autant, "notre but ultime est de conclure un accord avec l'UE pour mettre un terme aux subventions aux gros porteurs civils, qui sont en contradiction avec (les conclusions) de l'OMC. Lorsque l'UE arrêtera ces aides néfastes, les taxes douanières imposées en représailles pourront être levées" , affirme le communiqué de M. Lighthizer.

Selon le communiqué de l'USTR, les aides à Airbus ont contribué à faire perdre à Boeing "plus de 300" appareils et des parts de marché dans le monde entier. Sont visés notamment des produits du secteur aéronautique, dont des "appareils Airbus", précise le communiqué. La liste de 14 pages comprend notamment de nouveaux "hélicoptères" et "aéronefs civils de transport de marchandises ou de passagers d'un poids supérieur à 15 tonnes" et certaines pièces aéronautiques provenant de France, d'Allemagne, d'Espagne ou du Royaume-Uni.

Conflit réciproque
Elle comprend aussi des produits venant de toute l'UE, comme les steaks d'espadon, les filets de saumon, des fromages mais aussi des fruits, de l'huile d'olives, des vins ou encore des vêtements, des produits laitiers ou des motos...
Depuis plus de 14 ans, Washington et Bruxelles s'accusent mutuellement de verser des aides indues à Boeing et Airbus. Ce conflit commercial, dont l'enjeu s'élève à des milliards d'euros ou de dollars, est le plus long et le plus compliqué traité par l'OMC.
L'été dernier, l'Union européenne a obtenu la mise en place à l'OMC d'un nouveau panel d'experts pour arbitrer le conflit concernant les aides à Airbus contestées par les Etats-Unis. Ces derniers ont parallèlement demandé à l'OMC de déterminer le montant des sanctions qu'ils pourraient imposer à l'UE.

Dans le dossier concernant les aides à Boeing cette fois, l'OMC a confirmé fin mars que les Etats-Unis ne s'étaient pas pleinement conformés à sa décision de 2012 visant à mettre fin aux aides illégales versées au groupe aéronautique notamment en en transformant certaines en allégements fiscaux.

Bruno le Maire réagit
L'Union européenne et les Etats-Unis ne peuvent "se permettre un conflit" dans l'aéronautique et doivent trouver un "accord à l'amiable", après les menaces de Washington de taxer Airbus, a estimé ce mardi le ministre français de l'Economie, Bruno le Maire. "Quand je vois la situation de la croissance mondiale, je ne pense pas que nous puissions nous permettre un conflit commercial, même sur la seule question de l'industrie aéronautique, entre les Etats-Unis et l'Europe", a affirmé le ministre lors d'une conférence de presse à Bercy.

Menacer pour négocier
Ce communiqué intervient dans un climat de tensions commerciales récurrentes avec la Chine et l'Union européenne. L'administration de Donald Trump est devenue coutumière des droits de douane punitifs, dont elle brandit la menace pour négocier et dont elle a déjà imposé un certain nombre.

L'UE et les Etats-Unis s'efforcent depuis des mois de concrétiser l'entente commerciale annoncée fin juillet par le président américain et le chef de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, notamment en négociant un accord commercial limité aux biens industriels. Donald Trump menace dans ce cadre de taxer lourdement l'industrie automobile européenne.

En outre, le communiqué de l'USTR intervient alors que Boeing est en pleine tourmente, en raison de la mise en cause de son avion vedette 737 MAX, dont la sécurité est en cause après deux accidents mortels.
 
Retour au forum
 
créer forum