Miser, comme tu le fais sur les contradictions inter-révisionnistes est stérile.[/citation]
Nous ne sommes pas d\'accord sur ce point. Je suis bien conscient que le révisionnisme moderne s\'appuie aussi sur des éléments petits-bourgeois, bobos, catégories intermédiaires pétries d\'humanisme bourgeois, agents territoriaux dont une part a bénéficié de sinécures de la République dans le cadre des calculs électoralistes de la clique dirigeante, etc. Mischi décrit ça très clairement.
Différemment du parti socialiste le parti révisionniste compte encore dans ses rangs des militants prolétariens qui souhaitent le socialisme et veulent adhérer au marxisme-léninisme.
Nous avons avec eux des points d\'accord et de désaccord, ils ont défendu et défendent encore des théories que nous critiquons, restent souvent attachés au souvenir de G. Marchais et à l\'URSS de Brejnev. En même temps ils sont conscients du processus de restauration du capitalisme en URSS et des conséquences négatives de l\'Union de la gauche. Ce sont des contradictions et les contradictions sont à la source des transformations.
Sur le fond, leurs intérêts de classe identiques aux nôtres font que ces contradictions sont "au sein du peuple", et ils joueront un rôle indispensable dans la reconstruction du parti communiste.
Cela dépend d\'eux pour l\'essentiel, mais pour une part de notre capacité à comprendre les contradictions au sein de ce parti, à impulser la construction du parti communiste à l\'intérieur et à l\'extérieur du pcf, à soutenir ce qui va dans ce sens et à combattre ce qui s\'y oppose.');">
DUROC a écrit :
il faut être bien naïf pour croire que ceux qui, dans le P"C"F, ont défendu ou accompagné la trahison révisionniste de ce parti, peuvent jouer un rôle dans la construction du parti communiste marxiste léniniste. Miser, comme tu le fais sur les contradictions inter-révisionnistes est stérile. |
Nous ne sommes pas d'accord sur ce point. Je suis bien conscient que le révisionnisme moderne s'appuie aussi sur des éléments petits-bourgeois, bobos, catégories intermédiaires pétries d'humanisme bourgeois, agents territoriaux dont une part a bénéficié de sinécures de la République dans le cadre des calculs électoralistes de la clique dirigeante, etc. Mischi décrit ça très clairement.
Différemment du parti socialiste le parti révisionniste compte encore dans ses rangs des militants prolétariens qui souhaitent le socialisme et veulent adhérer au marxisme-léninisme.
Nous avons avec eux des points d'accord et de désaccord, ils ont défendu et défendent encore des théories que nous critiquons, restent souvent attachés au souvenir de G. Marchais et à l'URSS de Brejnev. En même temps ils sont conscients du processus de restauration du capitalisme en URSS et des conséquences négatives de l'Union de la gauche. Ce sont des contradictions et les contradictions sont à la source des transformations.
Sur le fond, leurs intérêts de classe identiques aux nôtres font que ces contradictions sont "au sein du peuple", et ils joueront un rôle indispensable dans la reconstruction du parti communiste.
Cela dépend d'eux pour l'essentiel, mais pour une part de notre capacité à comprendre les contradictions au sein de ce parti, à impulser la construction du parti communiste à l'intérieur et à l'extérieur du pcf, à soutenir ce qui va dans ce sens et à combattre ce qui s'y oppose.
Edité le 08-07-2017 à 00:05:35 par Xuan
| Programme de l'Internationale Communiste Adopté par le VIe Congrès mondial le 1er septembre 1928 à Moscou 2. Les tâches essentielles de la stratégie et de la tactique communistes La lutte victorieuse de l'Internationale communiste pour la dictature du prolétariat suppose dans tous les pays l'existence d'un Parti communiste trempé dans les combats, discipliné, centralisé, étroitement attaché aux masses. Le Parti est l'avant-garde de la classe ouvrière, avant-garde formée des membres les meilleurs, les plus conscients, les plus actifs et les plus courageux de cette classe. Il incarne l'expérience de toute la lutte prolétarienne. Étayé par la théorie révolutionnaire marxiste, représentant les intérêts généraux et permanents de l'ensemble de la classe, le Parti incarne l'unité des principes, de la volonté et de l'action révolutionnaires du prolétariat. 36 Il constitue une organisation révolutionnaire cimentée par une discipline de fer et par l'ordre révolutionnaire le plus strict du centralisme démocratique ; ces résultats sont obtenus par la conscience de l'avant-garde prolétarienne, par son dévouement à la révolution, par son contact permanent avec les masses prolétariennes, par la justesse de sa direction politique que l'expérience des masses même éclaire et contrôle. Le Parti communiste doit, pour accomplir sa tâche historique, conquérir la dictature prolétarienne ─ poursuivre et atteindre d'abord les fins stratégiques suivantes. Gagner à son influence la majorité de sa propre classe, y compris les ouvrières et la jeunesse ouvrière. Il est, à cet effet, nécessaire d'assurer l'influence décisive du Parti communiste sur les vastes organisations de masses du prolétariat (Soviets, syndicats, comités d'entreprises, coopératives, organisations sportives, culturelles, etc.). Il importe surtout, pour gagner la majorité du prolétariat, de conquérir les syndicats, véritables organisations de masses de la classe ouvrière, liées à sa lutte quotidienne. Le travail dans les syndicats réactionnaires, qu'il faut savoir gagner habilement, l'acquisition de la confiance des larges masses de syndiqués, le remplacement des dirigeants réformistes de ces syndicats, constituent l'une des tâches les plus importantes de la période préparatoire. La conquête de la dictature du prolétariat suppose également l'hégémonie du prolétariat sur de grandes couches des masses laborieuses. Le Parti communiste doit, dans ce but, gagner à son influence les masses de la population pauvre des villes et des campagnes, les couches inférieures des intellectuels, les "petites gens" en un mot, c'est- à-dire la population petite-bourgeoise en général. L'action tendant à assurer l'influence du Parti sur les paysans a une importance particulière. Le Parti communiste doit s'assurer l'appui complet des éléments les plus proches du prolétariat dans les campagnes : ouvriers agricoles et paysans pauvres. La nécessité s'impose donc d'organiser comme tels les ouvriers agricoles, de les appuyer par tous les moyens dans leur lutte contre la bourgeoisie rurale et de poursuivre une action énergique parmi les petits paysans et les paysans parcellaires. La politique du Parti communiste doit s'efforcer de neutraliser les paysans moyens (dans les pays capitalistes développés). L'accomplissement de ces diverses tâches par le prolétariat, devenu le représentant des intérêts du peuple entier et le guide des grandes masses populaires dans leur lutte contre l'oppression du capital financier, est la condition préalable nécessaire d'une révolution communiste victorieuse... Tout Parti communiste doit tenir compte, dans la détermination de sa tactique, de la situation concrète intérieure et extérieure, du rapport des forces sociales, du degré de stabilité et de vigueur de la bourgeoisie, du degré de préparation du prolétariat, de l'attitude des couches intermédiaires, etc. C'est en s'inspirant de ces conditions générales et de la nécessité de mobiliser, d'organiser les masses les plus étendues au moment le plus aigu de la lutte que le Parti formule ses mots d'ordre et précise ses méthodes de combat. Lançant des mots d'ordre transitoires au début d'une situation révolutionnaire et formulant des revendications partielles déterminées par la situation concrète, le Parti doit subordonner ces revendications et ces mots d'ordre à son but révolutionnaire qui est la prise du pouvoir et le renversement de la société capitaliste-bourgeoise. Il serait également inadmissible que le Parti négligeât les besoins et la lutte quotidienne de la classe ouvrière ou se confinât au contraire dans les limites de ces besoins et de cette lutte. Sa mission est de prendre ces besoins quotidiens comme point de départ et de conduire la classe ouvrière à la bataille révolutionnaire pour le pouvoir. Lorsqu'une poussée révolutionnaire a lieu, lorsque les classes dirigeantes sont désorganisées, les masses en état d'effervescence révolutionnaire, les couches sociales intermédiaires disposées dans leurs hésitations à se joindre au prolétariat, lorsque les masses sont prêtes au combat et aux sacrifices, le Parti du prolétariat a pour but de les mener directement à l'assaut de l'État bourgeois. 38 Il le fait par la propagande de mots d'ordre transitoires de plus en plus accentués (Soviets, contrôle ouvrier de la production, comités paysans pour l'expropriation de la grande propriété foncière, désarmement de la bourgeoisie, armement du prolétariat, etc.) et par l'organisation d'actions des masses, auxquelles doivent être subordonnées toutes les formes de l'agitation et de la propagande du Parti, y compris l'agitation parlementaire. A ces actions de masses se rapportent : les grèves et les manifestations combinées, les grèves combinées avec les manifestations armées, enfin la grève générale liée à l'insurrection armée contre le pouvoir d'État de la bourgeoisie. Cette dernière forme supérieure de la lutte est soumise aux règles de l'art militaire ; elle suppose un plan stratégique des opérations offensives, l'abnégation et l'héroïsme du prolétariat. Les actions de cette sorte sont obligatoirement conditionnées par l'organisation des grandes masses en formation de combat, dont la forme même entraîne et met en branle le plus grand nombre possible de travailleurs (Soviets des députés ouvriers et paysans, Soviets de soldats, etc.) et par un renforcement du travail révolutionnaire dans l'armée et dans la flotte. Il est nécessaire de s'inspirer, en passant à des mots d'ordre nouveaux plus accentués, de la règle fondamentale de tactique politique du léninisme. Cette règle veut que l'on sache amener les masses à des positions révolutionnaires, en leur permettant de se convaincre par leurs propres expériences de la justesse de la politique du Parti. L'inobservation de cette règle mène inévitablement à la rupture avec les masses, au "putschisme", à la dégénérescence idéologique du communisme qui aboutit à un sectarisme de "gauche" et à un aventurisme "révolutionnaire" petit-bourgeois. Mais il n'est pas moins dangereux de ne pas mettre à profit l'apogée d'une situation révolutionnaire lorsqu'il est du devoir du Parti d'attaquer l'ennemi avec audace et décision. Manquer cette occasion, ne pas déclencher l'insurrection, c'est laisser l'initiative à l'adversaire et vouer la révolution à une défaite. Quand la poussée révolutionnaire fait défaut, les Partis communistes s'inspirant des besoins quotidiens des travailleurs doivent formuler des mots d'ordre et des revendications partielles en les rattachant aux objectifs fondamentaux de l'Internationale communiste. Ils se garderont cependant de donner des mots d'ordre transitoires spécialement appropriés à une situation révolutionnaire et qui, en l'absence de celle-ci, se transforment en des mots d'ordre d'intégration au système des organisations capitalistes (exemple : le contrôle ouvrier, etc.). Les mots d'ordre et les revendications partielles conditionnent absolument, de façon générale, une bonne tactique ; les mots d'ordre transitoires sont inséparables d'une situation révolutionnaire. Il est, d'autre part, incompatible avec les principes tactiques du communisme de renoncer "en principe" aux revendications partielles et aux mots d'ordre transitoires, ce serait condamner en réalité le Parti à la passivité et l'isoler des masses. La tactique du front unique, moyen le plus efficace de lutte contre le Capital et de mobilisation des masses dans un esprit de classe, moyen de démasquer et d'isoler les chefs réformistes, est un des éléments de la tactique des Partis communistes pendant toute la période prérévolutionnaire. La juste application de la tactique du front unique, et plus généralement la solution du problème de la conquête des masses, suppose à son tour une action systématique et persévérante dans les syndicats et dans les autres organisations de masses du prolétariat. L'affiliation au syndicat, fût-il le plus réactionnaire pourvu qu'il soit une organisation de masses, est de devoir immédiat de tout communiste. 39 Ce n'est que par une action constante et suivie dans les syndicats et dans les entreprises pour la défense énergique et ferme des intérêts des ouvriers ─ la bureaucratie réformiste étant parallèlement combattue sans merci ─, que l'on peut se mettre à la tête de la lutte ouvrière et rallier au Parti la masse des syndiqués. A l'encontre de la politique scissionniste des réformistes, les communistes défendent l'unité syndicale sur la base de la lutte de classes, dans chaque pays, et à l'échelle internationale en soutenant et en affermissant de toutes leurs forces l'action de l'Internationale syndicale rouge. Prenant partout la défense des intérêts immédiats, quotidiens de la masse ouvrière et des travailleurs en général, exploitant à des fins d'agitation et de propagande révolutionnaire la tribune parlementaire bourgeoise, subordonnant tous les objectifs partiels à la lutte pour la dictature du prolétariat, les Partis de l'Internationale communiste formulent des revendications partielles et donnent des mots d'ordre dans les principaux domaines suivants : Question ouvrière ─ au sens étroit du mot : questions se rapportant à lutte économique (lutte contre l'offensive du capital trusté, salaires, journées de travail, arbitrage obligatoire, chômage) qui deviennent des questions de lutte politique générale (grands conflits industriels, droits de coalition et de grève, etc.) ; questions nettement politiques (impôts, cherté de la vie, fascisme, répression contre les partis révolutionnaires, terreur blanche, politique générale du gouvernement); questions de politique mondiale (attitude envers l'URSS et les révolutions coloniales, lutte pour l'unité du mouvement syndical international, lutte contre l'impérialisme et les menaces de guerre, préparation systématique à la lutte contre la guerre impérialiste). Dans la question paysanne, le problème des impôts, des hypothèques, de la lutte contre le capital usurier, de la pénurie des terres dont souffrent les paysans pauvres, du fermage et des redevances, etc., suscitent des revendications partielles du même ordre. Le Parti communiste partant de là, doit accentuer et généraliser ses mots d'ordre jusqu'à réclamer la confiscation des domaines des grands propriétaires fonciers et le gouvernement ouvrier et paysan (synonyme de dictature du prolétariat dans les pays capitalistes développés et synonyme de dictature démocratique du prolétariat et des paysans dans les pays arriérés et diverses colonies). Il est également nécessaire de poursuivre une action systématique au sein de la jeunesse ouvrière et paysanne (principalement au moyen de l'ICJ et de ses sections) ainsi que parmi les femmes ouvrières et paysannes, en s'inspirant de leurs conditions d'existence, de leurs luttes, et en rattachant leurs revendications aux revendications générales et aux mots d'ordre de combat du prolétariat. |
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