| La guerre en Ukraine a précipité la soumission des pays du second monde, qui se sont rangés dans le camp « occidental ». Mais cette unité apparente repose sur leur idéologie commune et non sur leurs intérêts matériels. Depuis la Libération, les USA se sont employés à détruire les empires coloniaux rivaux. Poursuivant le rêve d’Hitler, ils ont depuis la fin de l’URSS imposé une domination hégémonique, de telle sorte qu’aucun de ces empires déchus ne pourra désormais prendre une place de leader mondial. L’hégémonie US traite ses alliés occidentaux comme des vassaux et des vaches à lait, et brise toutes leurs tentatives d’alliance économique indépendante de sa propre domination. Il en résulte que leur unité repose sur du sable et que toutes les épreuves que l’Europe doit subir sous le diktat des USA accentuent ces contradictions et brise l’unité de l’impérialisme. D’autre part, il se dessine un front uni du tiers monde et des pays émergents contre l’hégémonisme. Et ce front uni a pour leader la Chine Populaire. Bien que la zone de tempête se situe en ce moment en Europe et oppose directement la Russie à l’OTAN, l’ennemi principal de l’hégémonisme, et désigné comme tel par les USA, c’est la Chine Populaire. Outre la concurrence économique qu’elle représente pour l’occident, c’est un pays socialiste, et par conséquent un ennemi fondamental de l’impérialisme. Par conséquent et à l’échelle internationale, tout ce qui s’oppose à l’hégémonisme US contribue à la défaite de l’hégémonisme. A la différence du front antifasciste de la seconde guerre mondiale, la défaite de l’hégémonisme US ne peut pas être exploitée par une puissance impérialiste, car aucune d’elle ni même un des pays émergents ne serait en mesure de s’imposer comme puissance hégémonique. |
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