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Xuan
Et si le communisme était réellement différent ?

DANIELLE BLEITRACH 4 JUILLET 2021

https://histoireetsociete.com/2021/07/04/et-si-le-communisme-etait-reellement-different/

Marianne m’a raconté qu’en distribuant des tracts sur le marché de Limoges pour les régionales, elle s’est trouvé face à un joyeux Chinois de Canton qui vendait ombrelles et parapluie… Il ne parlait ni le français, ni le mandarin, seulement la langue de Canton, ce qui ne l’empêchait pas d’être trés optimiste et désireux de communiquer. En prenant le tract et en sachant qu’il avait affaire à des communistes, il a répété avec beaucoup de conviction “Communisme parole honnête!”.C’est également ce que ne cesse de répéter Katia la Cubaine de ses dirigeants au plus haut niveau, cette honneteté, cette confiance qui est peut-être la caractéristique la plus précieuse de la relation des communistes à la politique, le drame quand celle-ci est trahie. Ce que l’on a désormais tant de mal à faire comprendre comme si c’était cela “la propagande” et le bourrage de crâne au quotidien sur le politique tel que nous le subissons… Pourtant ni les communistes cubains, chinois, vietnamiens et encore moins ceux qui ont perdu l’URSS ne nieraient que c’est un rude combat d’empêcher déjà même quand le pouvoir est irreprochable que certains cadres intermédiaires se corrompent plus aisément. C’est une gangrène qui détruit on ne sait ni pourquoi ni comment sinon que quelque chose serompt et devient mépris, avidité, incapacité à organiser le collectif. Est-ce que la réponse peut-être autre que le goulag? Cela concerne tous les partis communistes qui doivent accomplir dans le socialisme et face à la pression constante de l’adversaire un exploit permanent qui n’est jamais exigé des dirigeants capitalistes et que l’on appelait soit la dictature du prolétariat, soit la démocratie socialiste. Voici en résumé ce dont se félicitent le plus lors de leur centième anniversaire les dirigeants et les membres du parti communiste chinois, d’avoir construit comme promis une société de moyenne aisance et d’avoir rempli ce contrat et celui de l’indépendance nationale fondée sur la paix et le développement. C’est l’histoire d’une lutte et si l’on en croit ce reportage de Global Times une émotion partagée…une manière d’unir les générations dans laquelle aieuls et jeunes sontles plus proches. Personne ne nie sauf absurde mauvaise foi qu’il existe une adhésion du peuple chinois au PCC et ce depuis 100 ans. En France, la relation a été effacée mais sur le fond historique jamais dénoncée. (note de danielle Beitrach)

L’atmosphère festive du centenaire du Parti communiste chinois (PCC) a connu une diffusion massive jeudi soir, ce qui,selon Global times, le site officiele, anglais a permis aux téléspectateurs de parcourir les 100 ans d’histoire, en versant des larmes pour les pionniers révolutionnaires, pour les luttes sur le chemin de l’indépendance et éprouver de la crainte comme lors de la la guerre pour résister à l’agression américaine et aider la Corée,le tout entrecoupé de moment de joie pour les moments qui marquent les réalisations de la Chine comme les Jeux olympiques de Pékin et le retour de Hong Kong et Macao à la mère patrie.

Bien que le gala « Great Journey » se soit terminé à 22h jeudi, l’enthousiasme du public s’est prolongé toute la nuit et les sujets liés au gala ont été lesplus populaires sur Sina Weibo à compter de vendredi. Les gens ont exprimé leur profonde gratitude aux personnes qui se sont sacrifiés pour la nation et ils ont exprimé leur fierté et leur confiance dans le rajeunissement national.

En tête de la liste des sujets plebiscités il y a eu le vendredi matin « Il le voit » — le président Mao regardant dans le ciel sur l’écran coïncide avec le lancement de feux d’artifice rouges et jaunes en forme d’étoile ressemblant au drapeau national chinois.voir photo)

Les internautes ont échangé leurs interprétations et ils ont conclu qu’il s’agissait d’un dessin imaginaire pour permettre à Mao de voir la Chine prospère en 2021 comme il l’avait espéré.

De nombreuses personnes ont également posté d’autres photos telles que la statue de Mao faisant signe à une rue animée avec des gratte-ciel debout à côté, et le portrait de Mao sur le mur face à la diffusion en direct du gala sur l’ordinateur.

« Mao a sacrifié six membres de sa famille à la cause révolutionnaire de la Chine, et son fils bien-aimé Mao Anying n’est jamais revenu du champ de bataille en Corée. Mais regardez, la Chine d’aujourd’hui ne l’a pas oublié ! », a posté un utilisateur de Weibo.

Le public a également été profondément ému par les « retrouvailles » du cofondateur du CPC, Chen Duxiu, et de Li Dazhao. Dans une performance appelée «aube», les acteurs incarnant Chen et Li dans la série télévisée à succès Awakening Age ont suscité un dialogue passionné, la détermination des prédécesseurs révolutionnaires à sauver la Chine dans les jours sombres du début des années 1900 en construisant un parti guidé par le marxisme.

Jiang Langsha, une habitante de 31 ans de la province du Sichuan, dans le sud-ouest de la Chine, a déclaré qu’elle avait ressenti un « choc spirituel » en regardant l’émission.

« Je me rends compte que « la fondation du CPC a été un moment historique » et pas seulement un fait cité dans nos livres d’histoire;
c’était le chapitre d’ouverture du grand voyage composé des efforts et des contributions de nombreux pionniers », a déclaré Jiang au Global Times vendredi.

Le retour de Hong Kong et macao en 1997 et 1999 et les Jeux olympiques de Pékin 2008 ont également été dépeints lors du grand gala, frappant une corde sensible pour de nombreux téléspectateurs qui avaient déjà vécu ces épisodes.

Voyant la flamme olympique allumée et les anneaux olympiques levés une fois de plus au Nid d’oiseau – le lieu de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Pékin, Jiang a déclaré qu’elle avait été ramenée 13 ans en arrière lorsqu’elle a regardé la cérémonie d’ouverture à la télévision à l’adolescence.

« Je suis tellement fier d’être chinois, de voir ces flashbacks sur la façon dont la Chine est devenue forte et prospère sous la direction du Parti », a déclaré Jiang, notant que le pays avait pris une bonne voie pour se débarrasser de l’influence coloniale, pour afficher son développement avec confiance et continuera sur la voie du rajeunissement patriotique .

Les personnes contactées par le Global Times ont également déclaré que le gala, ainsi que la célébration du matin et les félicitations de toutes les formes au cours des derniers jours, sont devenus le principal sujet de conversation entre amis et familles.

À partir de vendredi, la place Tiananmen a rouvert au public et les décorations seront conservées jusqu’au 15 juillet pour que les gens peuvent prendre des
photos. La place a accueilli 65.000 personnes en seulement quelques heures de vendredi au lever du soleil à midi, a rapporté Xinhua.

« C’est un moment qui créeera la mémoire commune de notre génération et qui nous encourage à poursuivre la mission héritée de nos prédécesseurs.
Nous sommes confrontés à des défis différents (que ceuxdes pionniers), mais notre amour pour le pays et pour lepeuple est le même. Cela continuera d’éclairer le chemin et de nous guider », a déclaré vendredi au Global Times un fonctionnaire de 27 ans du nom de famille Xu basé à Putian, dans la province du Fujian, dans l’est de la Chine.

La civilisation chinoise a la tradition d’accorder une grande attention à l’histoire et le peuple chinois a un lien fort avec ses ancêtres et ses prédécesseurs.

Les générations contemporaines peuvent facilement générer du courage et de l’inspiration en regardant l’histoire, ont déclaré les observateurs, notant que les grandes festivités à travers la Chine ont également informé certaines forces extérieures de ne pas mal comprendre la réalité de la société chinoise – le PCC a acquis une légitimité grâce à son leadership et est adopté par 1,4 milliard de Chinois

l'Internationale
Xuan
Sur le site de Rassemblement Communiste :

1 juillet 1921 / 1 juillet 2021
Le Parti Communiste Chinois:
100 ans de combat pour le développement et le socialisme!


Le premier juillet 1921 le PCC convoquait son premier Congrès fondateur à l'initiative des premiers communistes chinois inspirés par l'exemple de la Révolution d'Octobre 1917 qui a engendré l'URSS. Les Communistes chinois étaient 13 à la fondation, puis 58.000 au moment du massacre de la Commune de Shanghai en 1927 par la bourgeoisie antipatriotique du Kuomintang et 92 millions aujourd'hui pour poursuivre l'œuvre d'édification du « socialisme à la chinoise » conçu comme une étape vers le Communisme.

C'est vers le milieu du 19éme siècle que la Chine féodale a perdu sa souveraineté nationale pour être mise sous domination impérialiste suite aux deux guerres de l'opium.

En 1911, la Révolution bourgeoise renversa la monarchie féodale mais échoua à débarrasser la Chine des seigneurs de guerres féodaux et des occupations territoriales des impérialistes anglais, français, allemands, japonais et états-uniens.

L'alliance du PCC et du Kuomintang avait pour objectif de sortir le pays du semi-féodalisme et du semi-colonialisme. A la mort du leader de la Révolution et de la République bourgeoise, Sun Yat Sen, son Parti le Kuomintang mit fin à l'alliance avec le PCC pour stopper son influence grandissante.

Le PCC théorisa « l'encerclement des villes par les campagnes » et lança la longue marche sur 9.000 km en établissant des Soviets paysans et soldats dans les différentes provinces chinoises libérées pour y appliquer la liquidation des régimes semi-féodal et semi-colonial par la mise en pratique du slogan « la terre à ceux et celles qui la travaillent. »

Une fois l'occupation militaire japonaise vaincue suite à la seconde guerre mondiale antifasciste gagnée principalement par l'URSS, le PCC continua la lutte révolutionnaire contre le Kuomintang jusqu'à la Révolution d'Octobre 1949 qui élargissait ainsi le camp socialiste à l'Asie.

La Démocratie Nouvelle chinoise était ainsi partie prenante des Démocraties Populaires qui constituaient avec l'URSS le camp socialiste qui sera rejoint ensuite par la Corée du Nord, le Vietnam et Cuba.

L'aide internationaliste de l'URSS à la Chine prit fin après le Grand Bond en Avant dans un contexte de divergences idéologiques sur les questions de l'appréciation de Staline par le rejet de la « déstalinisation » considérée comme une trahison, de la « coexistence pacifique » considérée comme un abandon de la lutte des classes et de l'anti-impérialisme, de la « dictature du prolétariat » considérée comme un opportunisme anti-marxiste-léniniste, etc.

Bien que signataires comme le PCUS de l'URSS des deux déclarations de Moscou de 1957 et de 1960, le PCC par le biais de la lettre en 25 points rédigée par Mao Ze Dong développa une ligne générale du MCI critique du « révisionnisme khrouchtchévien » avec le soutien solidaire du Parti du Travail d'Albanie (PTA).

C'est aussi dans ce contexte que sous la houlette de Mao lui même fut lancée la « Grande Révolution Culturelle (GRCP) » dont l'objectif affiché était de faire régler par la « base » ouvrière, paysanne et intellectuelle les « contradictions antagoniques » manifestées par la bureaucratisation et l'embourgeoisement minant le parti et l'Etat. La « base » était appelée à « bombarder le quartier général » pour assainir le parti et l'Etat.

Toutefois, mis à part les cas Lui Shao Shi, Lin Biao et de la « bande des quatre » , les « contradictions » internes au PCC furent le plus souvent traitées comme des « contradictions non antagoniques au sein du peuple. »

La théorie des « contradictions antagoniques et non antagoniques » est une permanence dans l'histoire du PCC et de la Révolution Nationale Démocratique Populaire. C'est ainsi que l'alliance avec le Kuomintang fut d'abord définie comme « contradiction non antagonique au sein du peuple » qui doit se régler par la méthode de « l'unité, critique, unité ». Après le massacre de la Commune de Shanghai la contradiction avec le Kuomintang devint « antagonique » , puis après l'attaque et l'occupation nippone de 1937, cette contradiction principale contraint à une nouvelle alliance temporaire que le PCC géra avec vigilance avant de lancer l'assaut final qui vit la fuite de la bourgeoisie pro-impérialiste du Kuomintang sur l'Île de Taïwan.

Par contre le PCC a toujours considéré les fractions patriotiques de la bourgeoisie comme parties prenantes de la Démocratie Nouvelle. C'est ainsi que les classes sociales porteuses de cette forme d'Etat révolutionnaire transitoire sont la classe ouvrière, la paysannerie, les Intellectuels et la bourgeoisie nationale par opposition à la bourgeoisie compradore.

Le PCC est à l'avant-garde de ces classes sociales dans le processus de l'émancipation anti-féodale, de la libération nationale et même de l'édification du socialisme vers le communisme. Tous les dirigeants historiques du PCC, de l'Etat de Démocratie Nouvelle et de l'édification du socialisme chinois sont d'accord sur ces quatre classes sociales révolutionnaires, sur la coexistence de longue durée des secteurs économiques socialistes, capitalistes, des moyennes et des petites entreprises privées et familiales, etc. Ce consensus va de Mao Ze Dong, Zhou En Laï, Deng Xiao Ping et Xi Jinping pour ne citer que les plus illustres dirigeants du PCC et de l'Etat.

Liu Shao Shi a clairement synthétisé la base théorique consensuelle de ces choix stratégiques de tous les dirigeants du PCC : « En raison des particularités du développement social et historique de la Chine et de son retard scientifique, c'est une tâche unique et difficile d'appliquer systématiquement le marxisme à la Chine et de le transformer de sa forme européenne en une forme chinoise... Nombre de ces problèmes n'ont jamais été résolus ou soulevés par les marxistes du monde, car ici, en Chine, la principale section des masses n'est pas constituée d'ouvriers mais de paysans, et la lutte est dirigée contre l'oppression impérialiste étrangère et les survivances médiévales, et non contre le capitalisme intérieur » (Liu Shaoqi).

Pour tous les dirigeants successifs du PCC, l'application du Marxisme-Léninisme à la Chine doit se faire d'abord pour vaincre les survivances du féodalisme et le retard économique, scientifique et technique consécutif au joug impérialiste pour jeter ainsi les fondements du socialisme vers le communisme.

On peut vérifier cela dans ces propos de Deng Xiaoping : « Le marxisme attache la plus grande importance au développement des forces productives... [Aller vers le communisme] exige des forces productives hautement développées et une abondance écrasante de richesses matérielles. Par conséquent, la tâche fondamentale de l'étape socialiste est de développer les forces productives. La supériorité du système socialiste est démontrée, en dernière analyse, par un développement plus rapide et plus important de ces forces que dans le système capitaliste. À mesure qu'elles se développent, la vie matérielle et culturelle du peuple s'améliore constamment... Le socialisme signifie l'élimination de la pauvreté. Le paupérisme n'est pas le socialisme, et encore moins le communisme. »

Même logique chez Mao lui même qui, dès 1949, fait ce lien dialectique entre développement des forces productives et élévation du niveau de vie sociale des travailleurs et du peuple : « Si nous sommes ignorants en matière de production, si nous ne pouvons pas saisir rapidement le travail de production ... afin d'améliorer les moyens de subsistance des travailleurs d'abord, puis ceux des autres personnes ordinaires, nous ne serons certainement pas en mesure de maintenir notre pouvoir politique : nous perdrons notre position et nous échouerons. » Le pragmatisme de cette démarche est synthétisé par Deng Xiaoping ainsi : « Peu importe la couleur du chat, l'essentielle est qu'il attrape les souris. »

On retrouve enfin le même raisonnement chez Xi Jinping, l'actuel Secrétaire Général du PCC, lorsqu'il invite l'ensemble du PCC à faire preuve de créativité et d'innovation dans l'application du Marxisme – Léninisme aux réalités évolutives nationales chinoises : « Le marxisme se développe toujours en même temps que les réalités sociales et la technologie de l'époque. Le marxisme ne peut pas stagner. Après le début de l'ouverture, le socialisme n'a fait que continuer à progresser. Soutenir le développement du socialisme aux caractéristiques chinoises, c'est un peu comme un grand livre. Pour établir les principes et les idées fondamentales, le camarade Deng Xiaoping y a gravé sa part. La troisième génération du Comité central du Parti, avec le camarade Jiang Zemin comme noyau et le camarade Hu Jintao comme secrétaire général, a ajouté ses propres chapitres brillants à ce livre. La responsabilité de cette génération de membres du Parti communiste est d'écrire le prochain chapitre de ce grand ouvrage.

Pendant une période assez longue encore, le socialisme à son stade primaire existera aux côtés d'un système capitaliste plus productif et plus développé. Au cours de cette longue période de coopération et de conflit, le socialisme doit tirer les leçons des bienfaits que le capitalisme a apportés à la civilisation. Nous devons faire face à la réalité que les gens utiliseront les forces des pays occidentaux développés pour dénoncer le développement socialiste de notre pays. Nous devons faire preuve ici d'une grande détermination stratégique, en rejetant résolument tous les faux arguments selon lesquels nous devrions abandonner le socialisme. Nous devons corriger consciemment les différentes idées qui ne correspondent pas à notre stade actuel. Plus important encore, nous devons concentrer nos efforts sur l'amélioration de nos propres affaires, sur l'élargissement continu de notre puissance nationale globale, sur l'amélioration de la vie de notre peuple, sur la construction d'un socialisme supérieur au capitalisme, et sur l'établissement des bases d'un avenir où nous gagnerons l'initiative et aurons la position dominante.


Cette analyse nous permet de mieux apprécier le fait que la voie idéologique que nous choisissons de suivre est le problème central qui déterminera la victoire ou la défaite du travail de notre Parti, le destin même du Parti. Comme le camarade Mao Zedong l'a dit un jour : «Un parti révolutionnaire est le guide des masses. Dans les révolutions, il n'y a jamais eu de parti révolutionnaire qui ait conduit son peuple sur la mauvaise route et dont la révolution n'ait pas échoué. »

Les faits montrent que la longue marche planifiée du socialisme de marché dirigé par le PCC a engendré une puissante Chine Populaire économique, scientifique, technique, écologique, culturelle et sociale. La longue NEP chinoise qui rappelle celle courte de l'URSS apparaît de plus en plus comme l'antithèse des diktats libéraux du capitalisme impérialiste broyeurs des conquis sociaux, démocratiques et fascisants.

Les impérialistes qui ne cessent de propager qu'il n'y a pas d'alternative au capitalisme impérialiste se confrontent de plus en plus à l'alternative du « socialisme chinois » alors que leur système prédateur prend l'eau de toutes parts.

Alors que les pays rescapés camp socialiste que sont la Chine, Cuba véritable puissance médicale, la Corée du Nord puissance nucléaire défensive, Vietnam puissance économique et sociale en devenir, font la démonstration de l'efficacité économique, scientifique, écologique et sociale du choix socialiste. La pandémie du covid accélère la prise de conscience planétaire de la barbarie sociale inhumaine, anti-démocratique et anti-environnementale du capitalisme impérialiste.

Les révolutions populaires et socialistes du XXéme siècle nées de la matrice qu'est la Révolution socialiste d'Octobre 1917 sont en train de faire la démonstration que la solution alternative au capitalisme impérialiste est le socialisme scientifique appliqué comme guide de l'action des communistes organisés en Parti aux conditions et particularités nationales nationales.

Les Communistes doivent partout œuvrer à réévaluer leur appréciations du PCC et de la Chine populaire, de l'ensemble des pays rescapés du camp socialiste (Cuba, Corée, Vietnam, Laos) à la lumière des faits, des rapports des forces évolutifs, de la lutte des classes et des peuples contre le capitalisme impérialiste au plan national et international.
Xuan
Ici il s'agit d'une gauche radis rose, mais si on la considère dans son ensemble la position de Roussel détonne.
pzorba75
En lisant Marianne, c'est sur qu'on ne fait pas de propagande pour la démocrature à la française et que les pays africains bénéficient de dons réguliers, bombes comprises, pour soutenir les profits des entreprises françaises.
Xuan
SOUPE A LA GRIMACE POUR MARIANNE

Sur le site de Marianne, un article bilieux sur les déclarations de Roussel à Xinhua. Clairement il y a des choses que Marianne ne peut pas digérer, et c'est d'autant plus grave que ces déclarations brisent le consensus national du bashing antichinois :


___________________


Passe-plat
Quand Fabien Roussel sert la soupe du Parti Communiste Chinois


Par Vincent Geny
Publié le 01/07/2021 à 19:40
https://www.marianne.net/politique/gauche/quand-fabien-roussel-sert-la-soupe-du-parti-communiste-chinois

Le 21 juin dernier, Fabien Roussel, secrétaire national du Parti communiste français, est apparu dans les colonnes de Xinhua, la plus grande agence de presse officielle chinoise. Dans cette interview, il se montre au mieux naïf et, au pire, largement accommodant avec le pouvoir chinois.

Georges Marchais le retour. Fabien Roussel roule-t-il pour le Parti Communiste Chinois (PCC) ? La question se pose au vu des propos pour le moins conciliants que le secrétaire national du Parti communiste français a tenu auprès de Xinhua dans une interview publiée le lundi 21 juin.

Cet entretien, réalisé par la plus grosse agence de presse officielle du régime chinois, s'est déroulé à l'ambassade de Chine en France, le 11 juin dernier, où Fabien Roussel était invité. Les propos rapportés sont, au mieux naïfs, au pire largement arrangeants pour le système totalitaire chinois. Dans un premier temps, il glorifie quelques dirigeants chinois. « Parmi eux, il y avait Zhou Enlai, Deng Xiaoping et d'autres, qui sont devenus par la suite de grands dirigeants. » Deng Xiaoping, sans nier certaines réformes bienvenues à porter à son crédit, était au pouvoir lorsque les manifestations place Tian'anmen ont éclaté en 1989. C'est lui qui approuve l'usage de la force contre les étudiants. Un « grand dirigeant » à en croire le patron du PCF.

RÉÉCRITURE DE L'HISTOIRE
« Le Parti communiste chinois, aujourd'hui avec Xi Jinping à sa tête, fait le choix (...) d'écrire sa propre histoire » affirme le secrétaire national du PCF. Peut-être faisait-il allusion simplement à la volonté de la Chine de s’émanciper des grandes puissances pour tracer son sillon au sein du concert des nations ? Mais les termes interrogent alors que le PCC demande un contrôle total concernant son passé. En octobre 2020, le régime avait tenté d'imposer sa censure au Musée d'histoire de Nantes concernant une exposition dédiée à Gengis Khan car il osait utiliser les mots « empire » et « mongols ».

La question se pose également concernant le Xinjiang. Face aux accusations de génocide, la Chine martèle que le Xinjiang est une affaire intérieure et que la région a toujours été chinoise. Une vision pour le moins réductrice au vu de l'histoire millénaire de la région et des tentatives de républiques indépendantes au cours du dernier siècle. À ce titre, même s'il avait autre chose en tête, les propos de Fabien Roussel sont particulièrement malvenus.

ORDRE INTERNATIONAL
Pour enfoncer le clou, le candidat à la présidentielle française a salué la Chine pour ses positions en faveur d'un « ordre international, ce droit international, est bafoué régulièrement. Il est important de pouvoir redonner tout son poids à l'ONU et de faire respecter les décisions » . Des décisions dont la Chine se moque régulièrement, notamment reprenant la main sur Hong Kong en imposant sa loi de sécurité globale en juin 2020. Alors que la ville devait garder son autonomie et son système parallèle jusqu'en 2047, le PCC a décidé de serrer la vis à la suite des grandes manifestations de 2019-2020 contre un projet de loi d'extradition vers la Chine continentale.

Depuis, c'est la liberté d'expression, la liberté de la presse, et même la liberté tout court qui ont été bafouées à Hong Kong, au mépris des engagements pris en 1997. Les positions belliqueuses envers Taïwan, dont la Chine viole régulièrement l'espace aérien, remettent également en question la manière dont la Chine voit le droit international, pourtant salué par Fabien Roussel.

ALTRUISME VACCINAL
Enfin, il estime que la Chine a été particulièrement généreuse depuis le Covid. Cette fois, les propos sont simplement rapportés et non entre guillemets. L'article explique que Fabien Roussel « a également salué la Chine pour l'aide qu'elle avait apportée à de nombreux pays du monde sous forme de dons de vaccins, notamment à beaucoup de pays d'Afrique qui n'avaient pas accès aux vaccins » .

Les mêmes pays d'Afrique qui sont partie prenante dans le projet des nouvelles routes de la soie et que la Chine se doit de bichonner. Les dons de vaccins, entre autres, participent à une stratégie globale consistant à s'affilier un maximum de pays pour faire contrepoids aux grandes puissances, dans une logique d'encerclement. Une stratégie fondée effectivement sur le système onusien où un pays équivaut à une voix.

Fabien Roussel n'a pas répondu dans l'immédiat à nos sollicitations. Le doute peut lui bénéficier, d'autant qu'à plusieurs reprises on peut remarquer des coupes dans les citations. Phrases qui peuvent également être soigneusement sélectionnées. Pour autant, depuis la parution de l'article, le secrétaire national du PCF n'a jamais désavoué l'interview, ni les propos tenus. Quoi qu’il en soit, accorder un entretien à un organe de propagande officiel du régime chinois et lui laisser libre cours quant au choix des verbatims, relève au mieux de la naïveté, au pire de l'irresponsabilité.


Edité le 01-07-2021 à 21:40:52 par Xuan


Xuan
A noter cet article sur Agoravox, qui commente ainsi :

Après des décennies de distanciation, voilà que le Parti Communiste Français reprend contact avec le Parti Communiste Chinois avec cette interview de son premier secrétaire, Fabien Roussel, accordée à l'issue d'un voyage en Chine. Les relations s'étaient refroidies violemment au début des années soixante lors de la rupture sino-soviétique déclenchée par Kroutchev, et n'avaient, depuis, jamais retrouvé un niveau normal. Il semble même qu'une partie du chemin reste encore à parcourir puisque la semaine dernière, on a lu dans L'Humanité, un article, reprenant largement les critiques antichinoises courantes en Occident.

En effet l'Huma est aux mains de la clique P. Laurent, c'est-à-dire toujours collée aux socialos. La division au sein du PCF est imparable.

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Le Parti communiste chinois a fait le choix d’écrire sa propre histoire, selon le secrétaire national du Parti communiste français

DANIELLE BLEITRACH 23 JUIN 2021


Peu à peu l’évolution du parti communiste français se confirme, il n’y a pas eu de révolution de palais mais reconquête, même le secteur international longtemps enfoncé dans la social démocratie, l’atlantisme sous couvert des droits de l’homme, les compromis de l’UE est en train d’évoluer. Chaque intervention de Fabien Roussel à partir d’une volonté de paix, de souveraineté nationale, jette les possibles d’un internationalisme et de ce fait d’une autonomisation croissante du PCF par rapport à ce que la gauche sur ce plan comme d’autres est devenue. Ce faisant là encore ce n’est pas l’abandon de l’union de la gauche mais au contraire un axe de reconquête des couches populaires. (note de Danielle Bleitrach pour histoire et societe)
21 Juin 2021


Xinhua | 21.06.2021 10h14

“Je suis très heureux de pouvoir participer à l’anniversaire du Parti communiste chinois (PCC), qui fête cette année ses 100 ans d’existence et d’histoire au service du peuple chinois et de tous les combats internationaux que nous avons pu mener avec le Parti communiste français (PCF). Nous-mêmes avons fêté nos 100 ans l’année dernière” , a déclaré Fabien Roussel, secrétaire national du PCF, dans une récente interview accordée à Xinhua.

Cette année, la Chine célèbre le 100e anniversaire de la fondation du PCC. M. Roussel a affirmé que le PCF et le PCC jouissaient d’une histoire partagée. Le PCC a en partie commencé avec les jeunes Chinois qui sont venus en France à partir de 1919 pour étudier, et ont par la même occasion découvert les luttes sociales et le marxisme. “Parmi eux, il y avait Zhou Enlai, Deng Xiaoping et d’autres, qui sont devenus par la suite de grands dirigeants du Parti communiste chinois et de la République populaire de Chine. Nous avons donc une histoire commune, et il y a peu de partis dans le monde qui aient une histoire aussi longue et aussi riche” , a-t-il indiqué.


(Xinhua / Tang Ji)

Le PCC a fait le choix, avec raison, d’écrire sa propre histoire, en tenant compte de ses propres réalités internes et de la situation nationale et internationale, a estimé M. Roussel. “Le Parti communiste chinois, aujourd’hui avec Xi Jinping à sa tête, fait le choix (…) d’écrire sa propre histoire. Et c’est normal, c’est bien que les choses se déroulent de cette manière” , a souligné le chef du PCF.

M. Roussel a salué l’incroyable bond économique réalisé par la Chine en très peu de temps. “Les objectifs fixés par le Parti communiste chinois (…), notamment l’objectif de lutter contre la pauvreté et d’éradiquer la pauvreté en y mettant des moyens importants, et ce tout en gardant le contrôle de son économie, ont véritablement permis à la Chine de réussir un bond remarquable. Cela permet aujourd’hui à la très grande majorité des Chinoises et des Chinois d’avoir un travail et de pouvoir vivre correctement” , a-t-il noté.

Concernant les affaires internationales, M. Roussel a fait remarquer que le PCF et le PCC partageaient l’idée que l’ONU est la seule base universellement légitime d’un ordre international respectant l’état de droit et la souveraineté des peuples. “C’est important parce que cet ordre international, ce droit international, est bafoué régulièrement. Il est important de pouvoir redonner tout son poids à l’ONU et de faire respecter les décisions et les résolutions prises par l’ONU, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui” , a-t-il affirmé.

M. Roussel a fait l’éloge de la solidarité dont la Chine avait fait preuve avec le reste du monde au cours de la lutte contre la pandémie de COVID-19. “Je le dis régulièrement, s’il a été possible de mettre aussi rapidement au point un vaccin à ARN messager, c’est justement parce que les chercheurs chinois ont été les premiers à décrypter le génome de ce virus, et l’ont rendu librement accessible à tous les chercheurs du monde sans déposer de brevet pour cette découverte. On voit bien que cela a permis de gagner des mois de recherche pour trouver un vaccin” , a-t-il ajouté.

Il a également salué la Chine pour l’aide qu’elle avait apportée à de nombreux pays du monde sous forme de dons de vaccins, notamment à beaucoup de pays d’Afrique qui n’avaient pas accès aux vaccins.

Evoquant sa visite en Chine en 2019, M. Roussel s’est déclaré impressionné par les différents lieux qu’il avait visités à Beijing et à Shanghai, et plus particulièrement par une ancienne cité industrielle sidérurgique transformée pour accueillir les Jeux olympiques d’hiver. “ J’ai trouvé ça merveilleux, car les architectes ont fait le choix de conserver les hauts fourneaux, de conserver l’histoire industrielle et sidérurgique. Ce mariage entre le travail et le sport, dans une architecture moderne remarquable, j’ai trouvé ça très beau, et sur le fond d’un grand intérêt” , a-t-il précisé.

M. Rousel a également salué les efforts de la Chine face au changement climatique. “ L’enjeu climatique est très important. La lutte contre la pollution et pour la préservation de notre environnement est très importante. J’ai été très agréablement surpris par les efforts qui sont fait dans les grandes villes, notamment à Shanghai et à Beijing, à travers des choses très concrètes dont peu de Français ont connaissance ici” , a-t-il dit.(Rédacteurs :Shuang Sheng, Yishuang Liu)source : http://french.peopledaily.com.cn/Chine/n3/2021/0621/c31354-9863133.html


Edité le 23-06-2021 à 08:24:19 par Xuan


Xuan
Je signale la vidéo de 'communistes français'
sur le thème "covid 19 et propagande antichinoise".

Ce groupe, qu'on pourrait associer à Plaristes pour certains aspects, soutient la Chine Populaire. Par contre il trimballe beaucoup de casseroles révisionnistes et ses vidéos relèvent davantage de la vulgarisation sommaire et de l'agit prop' que de la documentation approfondie.


Edité le 23-05-2021 à 21:05:08 par Xuan


Xuan
D'abord affirmer sans rien démontrer

Camarade_en_Kevlar a écrit :

La chine a pour Stratégie a domination économique


puis exiger des autres une démonstration

Camarade_en_Kevlar a écrit :

Ou bien alors faudra me le démontrer.




Membre désinscrit
La chine a pour Stratégie a domination économique d'abords puis éventuellement le socialisme à la fin de la NEP prolongée. (Stratégie de la guerre hyrbride à lire absolument.)

La Russie un autre pays abritant un puissant capitalisme de production vise à un monde multipolaire.

SI la Chine reste un contre pouvoir aux U.S.A le partenaire privilégié contre la lutte impérialiste sera toujours la Russie qui n'a aucune prétention hégémonique.

Ou bien alors faudra me le démontrer.
Xuan
Je signale le dernier n° de la revue du PCF "Cause Commune"
https://www.causecommune-larevue.fr/
Elle comprend plusieurs articles sur la Chine, la plupart défendent le socialisme chinois ou ne sont pas hostiles, contrairement à la quasi totalité de la presse .
Les camarades s'en feront eux-mêmes une idée, mais dans l'ensemble cette publication reflète la transformation en cours dans le PCF, auparavant largement dominé par un point de vue anti chinois.
Il est certain que les attaques répétées des USA et des bourgeoisies occidentales contre la Chine ont favorisé des remises en question, et que le succès de la Chine contre l'épidémie manifeste matériellement la supériorité du socialisme sur le capitalisme.
J'ai constaté à l'échelle locale que des militants de base du PCF ne considéraient plus la Chine comme un pays capitaliste. Nos échanges et nos discussions avec des militants du réseau faire vivre , et naturellement les témoignages des communistes vivant depuis plusieurs années en Chine ont certainement pesé dans cette transformation.
 
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