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![]() > 100 communistes divers et ensemble..., > les communistes et le mouvement syndical (publié ci-dessus), > vrai succès, bon pour le moral > petit compte rendu d'un grand succès ( rougevif 13) A lire également l'intervention des Fralibau Carrefour des luttes le 28 juin 2013 : "Il n’y a que les luttes qui peuvent nous permettre de reprendre aux patrons ce qu’ils nous ont pris !" Edité le 06-07-2013 à 22:33:03 par Xuan |
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![]() Assises du Communisme : L’intervention de Jean-Jacques Karman dirigeant de la « Gauche communiste » source Sans nier la réalité de la mondialisation impérialiste, la lutte des classes reste avant tout sur des bases nationales. Alors, avec la crise du capitalisme, où en sommes nous ? Nous sommes dans sa phase de pourrissement. Mais pourrissement ne veut pas dire fin du capitalisme. Le capitalisme trouvera toujours le moyen de survivre en portant sa crise à un degré supérieur. Pour le supprimer il faut donc le renverser par une révolution socialiste. Nous sommes au moment historique, caractérisé par Rosa Luxemburg par ces deux mots « Socialisme ou Barbarie ? ». La crise du capitalisme n’est pas le résultat de mauvaises prises de positions des capitalistes. Non ce sont les mécanismes internes au capitalisme lui-même qui engendre le développement de sa crise. Au degré de la crise actuelle du capitalisme, il ne peut plus laisser quelques miettes pour calmer le peuple. C’est pour cela que la politique du PS est sur le fonds, la même que celle de la Droite. La question centrale d’aujourd’hui n’est pas de gérer les affaires de la bourgeoisie, mais de rompre avec le capitalisme en transforment cette crise en crise révolutionnaire. Le plus court chemin pour y arriver, n’est pas que les idées révolutionnaires soient majoritaires à gauche, même si cela n’est pas négligeable, non il faut en premier lieu être majoritaire dans la classe ouvrière, car le Parti ou les partis ne peuvent remplacer le rôle historique de la classe ouvrière dans la révolution. La révolution socialiste, ce n’est pas la majorité électorale de la gauche, même si cela peut aider, non, la majorité électorale, c’est quand la classe ouvrière est capable d’exercer sa dictature, au sens où Marx l’entendait. Et Rosa Luxemburg l’a précisé par ces mots « la plus grande liberté pour le peuple, ses partis, associations et syndicats, plus grande liberté individuelle, mais aussi dictature envers les mécanismes du capitalisme pour les détruire ». Cela peut coïncider avec un processus électoral, mais ne peut remplacer la nécessaire « dictature du prolétariat ». Un exemple : la 6ème république n’est pas un mot d’ordre révolutionnaire. Car la 6ème (dans l’ordre » est la 6ème république bourgeoise. Non, il faut une Assemblée constituante, élue à la proportionnelle, qui prenne comme première mesure la nationalisation, sans indemnisation des capitalistes, de toutes les banques et assurances, ainsi que les entreprises dominantes de tous les secteurs d’activité. Et proclame la 1ère république sociale, démocratique et populaire de France, œuvrant pour la création d’une union des républiques sociales d’Europe de l’Ouest et de la Méditerranée. Tout cela ne se fera pas spontanément, il y a nécessité d’un parti révolutionnaire, qui ne peut et ne doit pas remplacer la classe ouvrière dans la nécessaire action de celle-ci. Il doit agir en avant-garde en respectant le pluralisme. Malheureusement, le PCF est dans un triste état. Parti devenu électoraliste, en grande perte de vitesse, où sa direction rêve de le faire disparaître et où les ouvriers sont de moins en moins nombreux. Mais, si on laissait disparaître ce parti, on ferait un beau cadeau à la bourgeoisie. Ce parti a une structure nationale, construite par l’Internationale Communiste et où il y a encore des milliers de cadres syndicaux et associatifs. La direction actuelle du PCF est organisée en tendances. Investir le PCF, sans effacer nos différences, sur la base de tendances organisées et travailler ensemble en direction de la classe ouvrière, redonnerait du sens et de l’utilité à ce parti. Le PCF a toujours été fort dans les autres couches et en particulier chez les intellectuels, quant il était fort dans la classe ouvrière. Pouvons-nous travailler en tendances organisées ? Oui bien sûr ! A la seule condition, que personne ne se prenne pour le nouveau Lénine. Dernière question : les accords avec les socio-démocrates ne sont possibles que sur des bases qui font avancer la cause du peuple, avec un rapport des forces en faveur de la classe ouvrière. 1981 et 1997 furent des erreurs très graves et il faut être conscient qu’idéologiquement la social-démocratie sera l’un des derniers remparts du régime capitaliste. La question centrale, est bien, le rapport des forces dans la classe ouvrière. Edité le 04-07-2013 à 17:46:46 par Xuan |
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![]() Comme Pierre Alain et Marie Christine je trouve ce texte claire et ambitieux. Comme eux je vous remercie toi et les rcc pour cette contribution claire et sérieuse et même si je pense que le chemin sera long demandant que nous sachions continuer sans arrières pensés à avancer, sans aucune autres en tout cas que les propositions par vous posées dans ce textes il n'en demeure pas moins que je partage avec vous la nécéssité de cette tache stratégique majeur qui se pose depuis pulsieurs dixaines d'années maintenant, et qui prend pour résolution celle de reconstruire le parti communiste issu du congrès de Tours c'est a dire celui affilé à la troisième internationnale en fonction de l'accord donnée aux 21 conditions, mais en sachant tout fois éviter ses errements, ses aventures sectaires du débuts, son aveuglement devant un dogme méconnu ou pris a la lettre. De ce point de vu l'outil pour y parvenir passera de toute évidence par cette coordination souple que, comme nous, vous envisagez, a condition bien sur que cette dernière ne prenne le pas sur nos activtés de communites a l'intérieur de la forme qu'est devenue le parti des origines.Cette coordination devrait avoir a mon sens pour fonction de permettre que s'organisent les débats idéologiques et politiques dont les communistes ont besoin , qu'ils soient de l'intérieur ou qu'ils soient de l'extérieure, qu'ils soient organisés ou qu'ils soient isolés, même si cette dernière occurence soit en contradiction avec ce qu'elle postule puisqu'en effet un communiste conséquent ne peut être seul.( je n'irai toute fois pas jusqu'a dire "qu'un communiste seul est un communiste mort", a cause de la contiguïté sémantique de cet aphorisme avec cet autre qu'affectionnent les fascistes" un bon communite est un communites mort" ) Néanmois il nous faut aussi considérer que l'importance de la pratique dans ce processus, puique en effet si un communniste ne peut raisonablement être seul c'est qu''il se détermine avant tout selon des critères collectifs qui proviennent d'une pratiques. Il nous faudra donc le faire en partant du" monde réel" mais aussi au nom du rêve qui fait de chaque homme un artisant de cet autre monde auquel il aspire, en s'appuyant sur les luttes qui s'engagent pour y parvenir et en ne perdant pas de vu que si l'action à besoin d'une perspective historique, cette dernière à aussi besoin de l'action pour établir ses lignes de fuites dans le concret. En effet selon les lois de la dialectique la réflexion n'est rien si elle ne se nourrie pas de la pratique. Le réalisme dont nous avons besoin doit se faire conscience des réalités sociales. Il nous les faut connaitre par l'enquette ainsi que l'avait développé Said Bouamamas dans l'une de ses interventions et a partir de notre liaison avec les masses sans lesquelles rien n'est possible pour aller là ou nous voullons nous rendre c'est a dire, construire le socialisme. En conséquence, celle ci est donc partie intégrante du combat qui modifiera ces réalités. Le parti que nous souhaitons doit pouvoir conduire ces taches sachant qu'il sera aussi le résultat de leur accomplissement.Mais la réalité doit aussi pouvoir s'aborder dans ses dimentions contradictoires et s'exposer entre nous sans concessions. Par exemple plusieurs communiqué des rcc font état de femme voilées victime d'agression fascites.Or s'il est juste de protester contre ces agressions ne devons nous pas aussi rappeler ce qu'une femme sans papier me rapportait . Elle disait ne pas comprendre toutes ces femmes des quatriers qui portaient le voile alors que dans sont pays, l' Algérie de nombreuses femmes avaient été assassinées dans des conditions d'absolue barbarie pour avoir refusé de le mettre au nom de leur identité de femmes libres . Est ce de l'islamophobie de le dire et de le dire au nom du droit des femmes a disposer d'elle-même? Contrairement a ce qu'il est postulé par certains, la liberté de conscience n'a rien a voir avec la haine du religieux et encore moins de son libre exercice. Le racisme procède d'autre chose. Rappelons tout fois que si du temps de Molière et de Montesquieux le Mahométant représentait dans l'éffectivité de sa différence l'ouverture et le progres face a une église inquisitoriale et conservatrice, la tendance s'inverse aujourd'hui, l'islam d'inspiration salaphiste et réactionnaire qui domine actuelement, reprennant à son compte ces pommes de discordes qui existaient autrefois sur les meurs, le sexes et la science, jetant comme il l'exige sur la tête des femmes, un voil d'ombre sur le monde. Mais bien entendu une violence fasciste est une violence qui doit être condannée. Pour autant faire l'un n'empêche pas de rappeler et de défendre l'autre aspect de la contradiction. D'autre camrades que ceux auquels vous vous adressez sont intéressés par ces débats et comptent participer de près ou de loin au assises, je me propose de les en informer . Fraternellement Gilbert _______________ ASSISES DU COMMUNISME : COMMENT FAIRE POUR ALLER VERS LA RECONSTRUCTION COMMUNISTE ? Après plusieurs rencontres de Marseille entre des communistes organisés dans et hors du PCF, les Assises du Communisme vont se réunir pour entamer une marche vers la reconstruction du parti communiste dont les travailleurs et le peuple de France ont besoin. Selon que l’on soit dans ou hors le PCF, les questions se posent différemment sur comment rassembler les communistes qui ont rompu idéologiquement et/ou organisationnellement avec la social-démocratie au commande du PCF suite à ces décennies de révisionnisme idéologique anti-marxiste-léniniste et de travaux pratiques de la collaboration de classe au gouvernement en 1981 et en 1997 ? Etant entendu qu’un communiste non organisé, donc individualisé, doit absolument sortir de son isolement individualiste pour ne pas être un « communiste mort ». La tâche majeure stratégique posée et à résoudre est de reconstruire le parti communiste section de l’Internationale communiste né au congrès de Tours, en œuvrant à la fusion du mouvement ouvrier et du socialisme scientifique par l’élaboration et le ralliement de l’avant-garde du prolétariat au programme de la révolution socialiste en France. Comment organiser le débat idéologique et politique entre communistes organisés dans et hors du PCF pour élaborer le programme d’émancipation du prolétariat et du peuple ? Comment organiser l’unité d’action de communistes dans et hors du PCF dans les luttes et mouvements des masses contre les politiques antisociales du capital et des ses gouvernements de droite et de gauche ? Comment agir ensemble contre la fascisation politique et la montée politique du fascisme dans le pays, y compris électorale ? Comment aider ensemble, dans le respect de la démocratie interne, les organisations de masses des travailleurs (syndicats, associations) dans lesquelles militent les communistes dans et hors du PCF dans les luttes défensives actuelles ? Comment intervenir ensemble dans les fronts antilibéraux et antifascistes initiés par les représentants politiques de la petite bourgeoisie, de l’aristocratie ouvrière en voie de paupérisation et de plus en plus rejoint par la classe ouvrière ? Les Assises du Communisme peuvent et doivent devenir une étape dans l’entame du travail politique commun pour apporter les réponses à ces questions décisives. Pour faire cela, les « Assises du Communisme », en tant que mouvement organisé des communistes dans et hors du PCF, doivent : - déclarer clairement que son but est la lutte contre la social-démocratie, le trotskisme et pour la reconstruction du Parti Communiste héritier du congrès de Tours ; - devenir un espace commun organisé de lutte à la démarcation, à l’unité idéologique et à l’unité d’action stratégique en vue de la reconstruction communiste et dans le mouvement des masses ; - se doter d’une forme organisée souple adaptée à la réalité politique et organisationnelle des forces parties prenantes dont : ü une assemblée générale annuelle des Assises du Communisme comme instance démocratique de décision, assemblée réunissant des représentants des composantes ; ü une structure nationale collégiale de coordination des activités : - préparer, planifier, organiser les études et les débats idéologiques et politiques qui permettront d’élaborer le programme d’unification des communistes ; - organiser l’unité d’action dans les luttes de classe et les fronts politiques antilibéraux, antifascistes, anti-impérialistes et anti-guerres dans le pays ; Ce cadre collégial doit être composé d’un titulaire et un suppléant de chaque groupes, cellules, sections, fédérations ou réseau organisé dans et hors du PCF qui s’engage dans le mouvement des Assises du communisme ; Chaque composante, seule ou en association avec d’autres, peut recevoir les rendez-vous thématiques décentralisés parallèlement aux actions de visibilité nationale du travailler ensemble. Telles sont les propositions que nous soumettons à la première rencontre nationale des Assises du Communisme de Marseille. Juin 2013 http://cercles.communistes.free.fr/rcc/index.php |
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![]() Modeste contribution aux Assise du communisme de juin 2013 à Marseille et à Géménos vendredi 21 juin 2013 par Hervé Fuyet, Peggy Cantave Fuyet Source Introduction Un camarade écrit : Les Assises doivent se conclure par un accord sur une orientation politique commune de l’ensemble des participants. Le texte qui devrait résumer cette prise de position sur les problèmes essentiels n’aurait pas vocation à être un « manifeste » destiné à une publication de masse, mais servirait de contrat d’engagement à l’action commune des groupes et militants présents en direction des objectifs ensemble définis. L’intention est louable, mais cela ne nous semble pas raisonnable. L’unité de la gauche politique ou syndicale est, il nous semble, plus le résultat des luttes et non son objectif. Quand on constate un changement significatif de la conscience de masses des travailleurs et travailleuses, la naissance de mouvements sociaux de gauche puissants, un nouveau rapport de forces, on peut envisager de mettre sur papier de façon formelle une unité dans l’action existante, mais le contraire risque plutôt d’échouer, comme c’est souvent le cas historiquement. Un consensus entre les participants et participantes sur un programme forcément minimum et incomplet aurait du mal à répondre aux problèmes qui se posent actuellement en France. Ce serait plus ou moins un PCF bis ou PG bis un peu plus à gauche peut-être, mais beaucoup moins puissant. Il serait plus proche d’un consensus syndical que d’un programme communiste révolutionnaire dans les faits ! Est-ce que nous pourrions sur une telle base recruter, et il nous semble que c’est essentiel, des ouvrières et des ouvriers, des travailleuses et travailleurs de couleur en particulier, des jeunes, de façon à refléter plus réellement la société française ! Je n’en suis pas sûr ! Or si nous restons « entre nous », nous ne faisons pas le poids, nous ne représentons pas grand chose ! Bâtir une Toile Rouge Vif Nous pourrions plutôt continuer à utiliser Internet comme nous le faisons déjà, et peut-être aussi contribuer à constituer des noyaux de réflexion et d’action dans le PCF, le PG, le Front de Gauche, le PRCF, l’URCF, etc, ou « autonomes », et tester auprès de la classe ouvrière divers éléments de programme maximum et minimum (Concrètement cela peut prendre de multiples formes, de la discussion avec les copains et copines, à des invitations à des réunions de cellules ou à des demandes d’invitation dans divers groupes de jeunes, etc... ou à des échanges par Internet). Un camarade nous dit, à propos des Assises 2013 à Marseille et à Gémenos, que nous pourrions tous tomber d’accord sur certains points comme « la nationalisation des secteurs clés de l’économie ». Cela nous rappelle avec une certaine nostalgie le programme du PCF « Changer de cap » et ensuite le « Programme commun de la Gauche » avec Mitterand ! Les résultats n’ont pourtant pas été si clairs ! Organisation de débats sur la Toile Rouge Vif Nous ne sommes donc pas sûr qu’il y aura consensus sur ce point, et cela ne nous semble pas nécessaire non plus ! En effet, le secteur public de l’économie, sans direction communiste, mais avec une direction politique gaulliste, social-démocrate (et même dans certains pays, comme l’Italie de Mussolini, corporatiste et fascisante), a finalement bénéficié principalement au grand capital monopoliste ! Tandis que, sous la direction du parti communiste, une économie socialiste avec des éléments de marché, comme entre autres en Chine populaire [1] [2], ou ensuite au VietNam et à Cuba [3], semble donner des résultats très positifs. En URSS, Gorbatchev, en contribuant à la liquidation du PCUS, a provoqué la chute de l’URSS, et ensuite de son économie publique planifiée. Donc, loin de faire consensus dans le monde communiste en France (et dans le monde), c’est un sujet qui peut momentanément nous diviser, mais qui est capital, si on veut sérieusement recruter parmi la classe ouvrière ! Nous devrions plutôt, nous semble-t-il, organiser un débat honnête sur ces points, le plus largement possible dans les groupes de réflexion et d’action dont nous parlions plus haut, et faire confiance aux ouvriers et autres travailleurs pour aboutir par eux-mêmes, à des conclusions valables. Même approche pour la question d’une sortie par la gauche de l’euro monnaie unique et de l’Union Européenne, qui est aussi capitale. Il faudrait, par exemple, que les lecteurs de l’Huma, soit informés des divers points de vue de gauche sur cette question. Par les commentaires de la version en ligne de l’Huma, par l’Huma sur Facebook, etc, on peut joindre les camarades du PCF et les lecteurs de l’Huma en général, qui sont souvent très mal informés. Le Front National nous « pénalise » en adoptant une position faussement “patriote” et faussement “anti-bourgeoise” et en préconisant une sortie “floue” de l’Union Européenne. Le FN attire ainsi beaucoup d’électeurs socialistes, communistes et de la Droite ! Il est crédité de beaucoup plus de voix que le PCF et Front de Gauche à divers niveaux électoraux. C’est extrêmement préoccupant et rappelle les années 30 ainsi que Pétain [4]. Sur la question de la sortie de l’Union Européenne par la gauche, l’article de Patrice Cohen-Séat, président d’Espaces Marx, et influent dans le PCF, est fort intéressant, car il marque une nette évolution sur cette question [5] et dans une partie des courants majoritaires de la direction du PCF [6]. Bien entendu, immédiatement des économistes du PCF, Boccara père et fils et al. ont contré [7], mais leurs arguments sont de moins en moins convaincants. Ils procèdent par affirmation, mais ne répondent pas aux arguments de Sapir ou du M’Pep [8]. Une camarade nous disait que Boccara, Sapir, etc, c’était trop compliqué pour “la base” ! Nous ne le pensons pas ! Bien au contraire, nous voulons aider “la base” à s’approprier les débats importants. Si les "états-majors" plus ou moins autoproclamés cessaient de filtrer les infos selon leur désirs, au lieu de faire confiance à une base bien informée (sans pour autant abdiquer leur rôle de "guide"), on irait sans doute plus loin, plus vite ! Des Assises ambitieuses ! Un rêve réalisable, pas une utopie, en un temps raisonnable ! Soit que l’on explique de façon claire divers programmes communistes possibles, qu’on crée de nouveaux groupes de réflexion et d’action, de nouvelles cellules, ou qu’on utilise des cellules existantes, et qu’on recrute des travailleurs et travailleuses de toutes les couleurs (le blanc est une couleur aussi !) de la France métissée d’aujourd’hui dans ces cellules (ou sections dans certains cas) pour continuer le débat théorique tout en militant dans l’unité avec d’autres camarades et d’autres groupes pour les luttes syndicales et autres en cours ! Ce travail d’organisation serait pour les Assises, dans un premier temps, une tâche créatrice, nouvelle et exigeante. Ce serait, mais avec la révolution informationnelle et Internet, un peu comme la façon dont Lénine a créé le Parti Bolchevik. Justement sur la question d’une union européenne, Lénine concluait son article, qui vaut la peine d’être lu et relu, en disant : « C’est pour ces raisons et à la suite de nombreuses discussions sur ce point, pendant et après la Conférence des sections du P.O.S.D.R. à l’étranger, que la rédaction de l’organe central en est venue à considérer comme erroné le mot d’ordre des "États-Unis d’Europe" » [9]. De tous ces débats à la base et de ces luttes dans l’action, avec ces forces nouvelles coordonnées, entre autres, par le biais d’internet, nous pourrions aboutir à des Assises numéro 2, et enfin faire ce que souhaitait, peut-être un peu vite, le camarade en question, soit : « Les Assises doivent se conclure par un accord sur une orientation politique commune de l’ensemble des participants. Le texte qui devrait résumer cette prise de position sur les problèmes essentiels n’aurait pas vocation à être un « manifeste » destiné à une publication de masse, mais servirait de contrat d’engagement à l’action commune des groupes et militants présents en direction des objectifs ensemble définis ». Mais cela viendrait d’une interaction entre les Assises numéro 1 et la nouvelle base ouvrière, et non d’un entre-nous bien sympa, mais un peu maigre. Ce serait du centralisme vraiment démocratique. Il faudrait donc qu’à ces Assises de Marseille/Gemenos 1, nous élisions un comité de coordination qui pourrait coordonner la poursuite (car cela est déjà bien commencé ![]() Une de ses tâches pourrait être la proposition d’un choix possible de thèmes d’études en préparation des Assises 2. Cela pourrait être aussi la recommandation de sources pertinentes de documentation sur ces thèmes. Cela pourrait être aussi d’indiquer de bonnes sources sur l’étude des fondamentaux du marxisme, du léninisme et pourquoi pas de la pensée de Mao et des théories de Deng (après tout, Deng Xiaoping est un des penseurs marxistes les plus influents qui ait jamais existé !). Il s’agit de contribuer à améliorer la coordination de tout cela, car beaucoup existe déjà, comme par exemple le site lepcf.fr ou legrandsoir, ou des blogs comme socio13 etc... et bien d’autres encore. Pour les anglophones, il y a de plus en plus de bonnes sources qui n’existent pas en français comme mltoday ou 4thmedia. Sans parler de divers journaux, documents et sites de PC étrangers dans diverses langues, français ou anglais inclus (KKE grec, PCChine, PCCuba, PC de la fédération de Russie (en anglais) cprf, etc...). Il y a énormément de bonnes sources pour reconstituer un PC à partir de la base, avec un bon comité de coordination au centre ! Quand on se promène dans tous ces sites, on se rend compte que l’Humanité, malgré la qualité et le courage de nombreux de ses journalistes, ne fait pas très bien son travail au niveau de sa direction ! On peut d’ailleurs enrichir l’Huma en ligne en ajoutant des commentaires avec des liens vers ces sources de façon à aider les lecteurs de l’Huma en ligne qui voudraient avoir des infos plus riches ! En fait, alors que la documentation est abondante et accessibles, il est plus que surprenant de constater que divers partis et journaux plus ou moins communistes préfèrent désinformer en ne proposant que ce qui va dans le sens de leur direction, et en se contentant d’affubler d’épithètes négatives les autres points de vue, sans prendre la peine de véritablement débattre ! On pourrait aussi aider les cellules du PCF, du PG ou autonomes, qui voudraient mieux s’organiser. La brochure “How a communist Club Functions” par Daniel Rubin est excellente. Il doit bien y avoir un équivalent en français. On a remarqué avec surprise que beaucoup de vieux camarades ont oublié et que les jeunes camarades n’ont pas l’expérience ! Or sans cellules, il ne peut y avoir d’organisme ! Ne pas se tromper de cible La grande difficulté de cet exercice des Assises nous semble être de ne pas nuire à nos divers partis socio-démocrates (PCF, PG, PS etc), tous ces jumeaux certes non identiques, même assez différents (mais bien moins qu’ils le disent) qui se concurrencent, ni à divers petits groupes (PCRF, URCF) qui tentent toujours, sans jamais réussir, de rebâtir “par le haut” un Parti communiste. Il s’agirait plutôt, pour nos Assises, de contribuer à bâtir, ou rebâtir, un Parti communiste d’avant-garde, mais de masse aussi. Un tel parti pourra unir les communistes et s’appuyer sur les socio-démocrates, mais en les dirigeant, au lieu que ce soit le contraire comme maintenant, pour réaliser, en un premier temps un programme minimum et dès que possible une transition vers un socialisme aux couleurs de la France que nous aurons défini au cours des luttes syndicales et politiques en interaction avec les divers éléments de notre Toile Rouge Vif. Si nous dérapons, et prenons les soc démo roses ou rouges, ou les petits groupes “révolutionnaires” comme adversaire principal, nous facilitons la tâche des fascisants du Front National. Il y a des précédents dans l’Histoire, comme nous le savons tous. Le résultat des élections législatives dans le Lot-et-Garonne en juin 2013 montre bien aussi l’actualité du problème ! Absences motivées ! En attendant de vous revoir, Hervé va apprendre un peu de Chinois à Beijing pour pouvoir communiquer avec ses futurs petits-enfants ! Peggy, sa fille, se marie à Beijing et on ne peut pas être au four et au moulin à la fois ! Conclusion Tout cela nous permettra sans doute de mieux participer aux luttes syndicales et politiques concrètes dans les usines, dans les bureaux, dans les quartiers, de mieux les relier à notre objectif de socialisme aux caractéristiques de la France, dont la venue est inévitable avec l’approfondissement de la crise générale du capitalisme. La classe ouvrière et les autres travailleurs et travailleuses, avec leur Parti communiste, vaincront sans aucun doute. Les Assises de Marseille et de Gémenos de 2013 auront joué, nous l’espérons, le rôle modeste mais essentiel de catalyseur, d’outil ! Ou plutôt d’un prototype d’outil, dont les contours sont encore flous, mais que nous souhaitons mettre au banc d’essai pour en mesurer l’efficacité le plus rapidement possible ! [10] Tchao, tchao ! [1] Économie socialiste de marché [2] Ce n’est pas la Chine qu’il faut craindre [3] Économie de Cuba [4] Zeev Sternhell, Ni Droite ni gauche, L’idélogie fasciste en France, Gallimard 2012 (Très anticommuniste, mais bien documenté !). [5] Patrice Cohen-Séat, Nous subissons aujourd’hui un ordre eurolibéral-autoritaire, changeons le pouvoir  ! [6] Pierre Kulemann, On commence à sortir de l’impasse [7] Boccara et al, Quelle solidarité en Europe pour les Peuples ? [8] Sapir et le Mpep [9] A propos du mot d’ordre des États-Unis d’Europe (août 1915), Œuvres de Lénine, t. XXI, août 1914-décembre 1915. [10] Un camarade nous rappelait que le peuple peut créer une encyclopédie (EcuRed à Cuba, Baidu en Chine, Cocowikipedia en France -encore embryonnaire-, divers Wikipedia). Ce camarade ajoutait qu’avec la science (marxisme, informatique), le peuple en France pourra développer le parti communiste d’avant-garde et de masse dont il a besoin, décoiffant un peu au passage bien des états-majors plus ou moins auto-proclamés. |
Xuan |
![]() Je l'ai déjà signalé dans ce lien. Je publierai ici quelques textes de ces assises ou des liens pour les retrouver. Le texte de G. Gastaud "COMMENT CONSTRUIRE L’UNITE D’ACTION DES FORCES FRANCHEMENT COMMUNISTES ?" mis en ligne ici en fait partie. Chacun peut donner son avis là-dessus, je ferai aussi des commentaires. Il sera certainement intéressant de voir à cette occasion quels sont les courant de pensée qui se manifestent et les orientations retenues. Le programme comprend : Vendredi : 18h – 20h 30 Lutte pour l’emploi et appropriation sociale : de quelle intervention politique avons-nous besoin ? Olivier Leberquier Fralib – Edmond Mauduy Air France - Charles Hoareau Samedi matin : 9h – 12h La crise du capitalisme aujourd’hui Présidence : Alain Chancogne – Intervenants : Pascal Brula – Jean Claude Delaunay Samedi après-midi : 14h – 17h Quelles ruptures avec l’UE ? Présidence William Roger – Intervenants : Georges Gastaud – Jacques Nikonoff – Pierre Lévy. 17h 30 – 18h 30 : éclairage sur la situation internationale Présentation Francis Arzalier. 18h 30 – 19h 30 :rédaction d’un appel commun sur la base des discussions de la journée 20h 30 : concert spectacle d’Isabelle DESMERO : Tout fout le camp ! Dimanche matin : 9h – 12h Comment continuer ensemble ? Présidence Razika Kerchouni – Intervenants Danielle Trannoy – Charles Hoareau. Edité le 27-06-2013 à 13:37:48 par Xuan |