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![]() Pour une université gratuite et populaire ! Non à l'augmentation des frais d'inscription ! L'université est un espace de privilèges pour la bourgeoisie. Les enfants d'ouvriers/ères y sont proportionnellement peu nombreux. Cette tendance va très certainement s'accentuer si les frais d'inscriptions augmentent. C'est ce que préconise un rapport au gouvernement, de l'Inspection Générale des Finances (IGF) et de l'Administration de l'Education Nationale et de la Recherche (IGAENR). Ce document de 300 pages considère la hausse des droits de scolarité. C'était d'ailleurs attendu, après la loi LRU votée en 2007. Les syndicats étudiants qui mobilisaient avaient à l'époque prévenu qu'avec le passage de cette réforme, les universités seraient amenés à augmenter les frais d'inscription pour financer la pénurie budgétaire. Tout cela est donc la conséquence du processus d'autonomie des universités. La loi LRU, et plus récemment la réforme Fioraso ont accentué sur les campus la mise en concurrence, la rigueur budgétaire, la professionnalisation des programmes, et la sélection à l'entrée de l'université. Aujourd'hui la quasi-totalité des universités sont en déficit. Tout cela s'est fait sur le dos des étudiant-e-s issu-e-s des classes populaires, qui n'ont pas les moyens d'accéder à des contenus de qualité. Les frais d'inscription instaurent une sélection sociale, les enfants de prolétaires y sont de moins en moins nombreux. Avec la concurrence, des classements se font chaque année, privilégiant les campus élitistes et bourgeois. Les autres doivent se contenter au mieux d'universités en faillite, dans des locaux vétustes et souvent dangereux avec des diplômes au rabais, peu reconnus par les recruteurs. Cette réforme a par contre permis aux entreprises privées d'investir dans les universités et les laboratoires de recherche publics. Ils orientent ainsi selon leurs intérêts les programmes universitaires et les études menées gratuitement pour ces grands groupes. Les bénéfices sont importants pour les capitalistes qui forment une mains d'oeuvre conforme à leurs exigences, et qui externalisent leur recherche sur les campus, privilégiant les secteurs stratégiques de l'impérialisme. Cette dernière ne peut donc plus être critique à leur égard. Communistes, nous considérons que les campus sont des lieux où se mènent une lutte des classes. Le milieu étudiant n'est pas homogène, et les intérêts des enfants d'ouvriers/ères divergent avec les intérêts des bourgeois-e-s. Pour ces derniers/ères, une université élitiste où les étudiant-e-s se réunissent en corporation permet d'assurer leur reproduction sociale, mais est antagonique avec la volonté légitime des classes populaires d'accéder à une formation de qualité, à un savoir critique. Il faut donc se mobiliser pour empêcher les projets qui visent à accentuer la sélection sociale. L'OC-FR soutient les syndicats de lutte de classe. Nous considérons que seul un syndicalisme de lutte de classe peut défendre de façon conséquente les étudiant-e-s des classes populaires contre les intérêts de la bourgeoisie. Nous conseillons aux étudiant-e-s qui veulent se mobiliser de s'organiser pour résister ! C'est bien la lutte des classes qui est moteur de la lutte. C'est en tant que futur travailleur/euse que nous devons nous mobiliser et défendre nos intérêts contraires à ceux des bourgeois-e-s. Cependant, seule une rupture avec le système capitaliste pourra garantir le développement d'une éducation et d'une formation au service de nos besoins culturels et émancipateurs. L'université publique dans le système capitaliste reste une université dont l'Etat sera la garante idéologique, au service de la bourgeoisie et de son impérialisme. Dans ces conditions, la lutte des classe y fera toujours rage entre des intérêts contradictoires. Pour une université accessible à tous et à toutes, sans sélection ! Pour une lutte classe contre classe à l'université ! Pas d'augmentation des frais d'inscription ! |