robertbibeau |
marquetalia |
![]() Edité le 18-09-2012 à 14:36:20 par Xuan |
Xuan |
![]() J’avais par exemple cité ta position contre l’électoralisme lors des élections présidentielles. Nos désaccords ont plus de trente ans d’âge et nous n’en viendrons pas à bout immédiatement. L’unité d’action lorsqu’elle est possible et le débat sur les faits qui nous sont accessibles, avec l’outil de la méthode matérialiste-dialectique, nous permettront d’avancer dans l’unité. Je commence par les désaccords pour apporter quelques éclaircissements :
Lénine n’a jamais parlé en effet des non-alignés ni d’un Tiers Monde qui n’existait pas encore, ni d’un monde multipolaire qui existait encore moins. Et c’est parfaitement naturel, le marxisme-léninisme est matérialiste et s’appuie sur les faits à chaque époque donnée. La thèse des trois mondes est un développement pratique des thèses léninistes sur les luttes de libération nationale, c’est une analyse des contradictions à l’échelle mondiale dans les années 70, alors que le monde socialiste avait disparu et que deux superpuissances dominaient la planète. Ces contradictions se sont encore transformées depuis et l’impérialisme US avec ses alliés de l’OTAN sont maintenant les principaux ennemis des peuples du monde. Demain ces contradictions se transformeront encore et nous devrons à nouveau définir la situation globale, même s’il est vraisemblable que l’impérialisme français reste dans notre pays notre ennemi principal, et ce jusqu’à la révolution prolétarienne.
Nous sommes toujours à l’époque de l’impérialisme et du néo-colonialisme, l’indépendance formelle « accordée » n’en signifie pas la fin bien au contraire. La lutte de libération nationale prend d’autres formes que la guerre d’indépendance mais elle se poursuit et peut prendre l’aspect de la guerre économique, des rapports dans les instances internationales, de la diplomatie, de la guérilla, de la subversion, des contras, de la corruption, du blocus, ou derechef de la guerre d’oppression de type colonial, etc. Tant que l’impérialisme subsistera ces luttes continueront d’exister sous une forme ou une autre.
Ni la théorie des trois mondes, ni celle qui correspond à notre époque sur les principales contradictions mondiales ne rentrent dans le détail de chaque situation, elles n’établissent pas l’analyse des classes dans chaque pays, ni la stratégie et la tactique révolutionnaire qui sont de la responsabilité des partis communistes dans leurs pays respectifs. La position de la bourgeoisie nationale – a fortiori compradore - n’est pas ferme contre l’impérialisme, elle varie dans le temps et selon les pays, ce n’est pas surprenant et n’exclut pas des visées expansionnistes sous la tutelle impérialiste. Vu de l’extérieur, l’islamisme extrémiste sert apparemment de paravent à ce genre d’ambitions, et cela n’exclut pas non plus les retournements de situation comme on l’a vu en Afghanistan ou tout récemment à propos du film anti musulman. C’est aux communistes de ces régions de définir la conduite à suivre avec la bourgeoisie de leurs pays comme avec les religieux sectaires ou terroristes. Dans les métropoles impérialistes, les groupes religieux intégristes s’opposent à la politique impérialiste et pro-sioniste mais se lient en même temps à d’autres clans de la bourgeoisie, en France des partis souverainistes, voire rouge-bruns ou le FN.
C’est exact mais tu qualifies ces pays d’ impérialistes . Or sans l’opposition de la Chine et de la Russie, la Syrie aurait certainement déjà subi de terribles bombardements comme la Libye. Alors cette situation nouvelle due au triple veto n’est pas "terrifiante" , au contraire elle favorise la paix et rend fous de rage impuissante les impérialistes occidentaux qui menacent réellement la paix mondiale. Dans tous les cas, les développements ultérieurs nous éclaireront. J’en viens aux points d’accord :
Ce n’est pas ce qui ressortait de ton texte UN ÉTÉ À DAMAS : LA CONJURATION DU « PRINTEMPS ARABE » , sur lequel portait ma critique. Mais si tu veux mettre en avant le combat contre l’intervention impérialiste de l’OTAN en Syrie, alors en effet la polémique ne se justifie pas. Nous aurons certainement l’occasion de nous retrouver dans le cadre de l’initiative engagée par le ROCml. |
Finimore |
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robertbibeau |
Xuan |
![]() Le tournant de la guerre de Syrie La stratégie de subversion et de dépeçage engagée par l’OTAN en Afrique et au Moyen Orient rencontre pour la première fois l’opposition ouverte sino-russe. Avant de coller des étiquettes il faut partir des faits et juger des conséquences pour le peuple syrien. Actuellement l’impérialisme occidental organise le blocus de la Syrie et la subversion par des bandes terroristes, tandis que le prétendu « impérialisme » sino-russe oppose un triple veto au bombardement de la Syrie. Comment peut-on mettre les deux dans le même sac ? La guerre en Syrie n’est pas une guerre entre deux blocs impérialistes mais une guerre entre l’impérialisme occidental et les pays émergents. C’est aussi une guerre entre l’hégémonisme déclinant des USA et le monde multipolaire en cours de construction par exemple dans les rapports sud-sud. Du point de vue stratégique, c’est un combat perdu d’avance pour l’impérialisme US et ses alliés, et par ailleurs l’unité au sein de l’OTAN est minée par les contradictions entre l’hégémonisme US déclinant et le nouvel empire européen en voie d’intégration. Mais il est prématuré d’affirmer que «Cette question sera tranchée à Damas d’ici la fin de l’été » . Les tâches « qui s’imposent » Bibeau se met aux grandes orgues pour ordonner aux prolétariats arabes les « tâches qui s’imposent » , notamment « La liberté sociale de classe…par la lutte insurrectionnelle de classe » , au moment où la liberté du peuple syrien est menacée par une agression militaire étrangère et des assassinats religieux. Par contre il est beaucoup plus discret sur l’attitude que les communistes occidentaux devraient observer envers leur propre impérialisme. Il n’appelle pas à s’opposer à la guerre coloniale préparée par nos propres pays impérialistes, ni à leur ingérence inadmissible, ni à leur subversion terroriste, ni au blocus qu’ils exercent de façon unilatérale. Le précédent en Libye n’a-t-il pas été assez meurtrier ? Les bombardements de Syrte et le dépeçage de ce pays y ont-ils fait progresser la révolution prolétarienne ? Bibeau dénonçait alors « la rasque française en Libye ». Mais lorsque l’OTAN rencontre un obstacle à guerre, Bibeau dénonce là une visée impérialiste et juge ce tournant "terrifiant"... En déployant de grands drapeaux rouges Bibeau piétine allègrement les thèses léninistes concernant l’émancipation des nations et des peuples colonisés. C’est à leurs prolétariats et à leurs avant-gardes de décider de la stratégie à adopter selon les conditions de leurs pays respectifs. Quant à nous, le minimum syndical consiste à s’opposer aux ingérences et aux aventures bellicistes de notre bourgeoisie. |
Xuan |
![]() UN ÉTÉ À DAMAS : LA CONJURATION DU « PRINTEMPS ARABE » Robertbibeau@hotmail.com 12.09.2012 Source : http://les7duquebec.com/2012/09/12/un-ete-a-damas-la-conjuration-du-printemps-arabe/ La civilisation arabe Analyser le mouvement historique qui bouleverse depuis deux ans cette civilisation millénaire c’est comme d’étudier un organisme vivant – complexe – aux organes innombrables et aux fonctions multiples, inter reliées et interdépendantes. Une crise de croissance d’aussi grande ampleur ne peut être la résultante d’un seul facteur, d’un seul vecteur, ni ne peut provoquer une simple éviction immunitaire. Les variables qui orientent le « Printemps arabe » sont nombreuses et les conséquences multiples. Qu’en est-il au juste de ces révoltes – « révolutions » – et insurrections dévoyées qui ont secoué les pays arabes des régions du Maghreb et du Machrek entre les années 2010 et 2012 ? Le « Printemps arabe » ne s’est pas transformé en « Hiver salafiste » par mimétisme ou par atavisme. Aux forces sociales actives au sein des différentes sociétés nationales – ethniques – religieuses – tribales – néocoloniales peuplant ce sous-continent on imposa tout un processus de maturation, d’adaptation, de réaction et de récupération pour maintenir en place, sous une façade caméléon, la structure sociale antique-tétanisée correspondant au développement des forces productives capitalistes sous sujétion néocoloniales et aux rapports sociaux dégénérés qui perdurent dans ces différents pays sous-développés-dominés soumis aux puissances impérialistes (États-Unis, France, Grande-Bretagne, Italie, Allemagne, Russie, Chine). Comme l’écrit cyniquement un agent secret français, porte-faix en partie responsable de cet état de fait : « Il fallait tout de même être naïf pour croire que, dans des pays soumis depuis un demi-siècle à des dictatures qui avaient éliminé toute forme d’opposition libérale et pluraliste, la démocratie et la liberté (sic) allaient jaillir comme le génie de la lampe par la seule vertu d’un Internet auquel n’a accès qu’une infime minorité de privilégiés de ces sociétés. » (1). Mais le « Printemps arabe » était-il une quête de démocratie électoraliste bourgeoise – une poursuite du crétinisme parlementaire ? De l’immolation désespérée d’un étudiant à Sidi Bouzid (17.12.2010) à la guerre mercenaire d’invasion de l’OTAN contre Damas et Alep (15.07.2012), l’organisme social appelé « Civilisation arabe » a été gros d’une révolution que les pétro-monarchies théocratiques du Golfe , assistées par leurs complices opportunistes, socialistes et chrétiens-démocrates, et autres intégristes fascistes turques, jordaniens, israéliens, libanais; sous la houlette de leurs puissances impérialistes de tutelle , sont parvenues à contrer pour forcer l’accouchement d’un bébé mort-né – contraint de « voter pour choisir son potiche » – exterminant de ce fait – pensaient-elles ces puissances de tutelles – tout espoir de libération économique, politique et sociologique véritable des sociétés arabes. Les puissances impérialistes de tutelle se trompaient cependant, car le mouvement social arabe (subsumant toutes disputes ethno-religieuses et claniques) trouve sa source directement dans les conditions économiques misérables des peuples de ces pays exsangues où se côtoient la misère dégradante, la famine humiliante, le bidonville crasseux, l’analphabétisme déprimant, le chômage endémique, le désœuvrement dépravant, le patriarcat rétrograde, l’impossibilité même pour les nouvelles générations de simplement s’accoupler pour se perpétuer biologiquement et sociologiquement. Quand un peuple n’a plus rien à perdre La source profonde de toutes ces révoltes arabes réside dans le désespoir qui porte tout naturellement la jeunesse puis le peuple tout entier à s’indigner, protester, quémander d’abord, puis à la fin exiger, non pas un bulletin de vote comme Hilary Clinton l’a insidieusement susurré, mais du pain, de l’eau, un logement et un avenir à partager pour en doter ses enfants . Les contradictions insolubles et inéluctables du développement impérialiste mondial n’offrent aucun espoir aux prolétariats des pays dominants où la société de consommation des Trente Glorieuses commence à ressembler à un spectre évanescent – il n’y a que les «bobos» pour ne pas avoir remarqué que la crise économique récurrente détruit les fondements même de leur prospérité déclinante. Comment le développement capitaliste anarchique pourrait-il offrir un avenir aux prolétaires et aux travailleurs des pays arabes dominés-néo-colonisés ? Les révoltes arabes marquent la résurgence de ces mouvements de fond profonds qui bouleversent le monde impérialiste présent, tous continents confondus. Il est fort compréhensible que le maillon « arabe » faible de la chaîne d’oppression et de gouvernance impérialiste mondiale secoue le joug en avance. N’ayez crainte cependant, en Europe, en Amérique, en Chine, en Inde et en Afrique les relais révolutionnaires s’accumulent et de grands cataclysmes sociaux se préparent. Regardez ce monde décadent trembler sur ses bases, terrifiant les possédants qui songent par instant à une guerre d’épuration raciale afin de trancher leurs différends, se repartager les marchés, les ressources minières, la biomasse, l’énergie et surtout les sources de plus-value pour davantage de profits et la reproduction élargie de leur système d’exploitation décadent. Les révolutionnaires véritables seront-ils assez perspicaces et empressés pour préparer adéquatement leur « Printemps mondial » ? Saurons-nous anticiper le prochain épisode inéluctable de cette saga larvée afin de l’aider à survenir et à désintégrer ces sociétés paralysées ? Si nous faisons défaut d’orientation et d’organisation, nous nous condamnons à réécrire ce qui a déjà été écrit, convenu, vécu et perdu. La révolution empêchera leur guerre mondiale ou leur guerre universelle entraînera la révolution, c’est la seule solution. Revendications légitimes insatisfaites Les revendications légitimes de tous les peuples arabes et de toutes les minorités ethno-religieuses régionales, dans tout le sous-continent s’étendant du Maroc à l’Iran en passant par le Bahreïn, le Yémen, l’Égypte, le Liban, la Palestine occupée et la Syrie sont pourtant identiques : du pain, de l’eau, des logements, du travail, l’éducation des enfants, des soins pour les grands-parents et des conditions de vie humaines sans vilaines guerres « humanitaires » meurtrières. Bref, la satisfaction des conditions sociales de reproduction élargie de l’espèce humaine, ce que le système impérialiste moribond ne peut plus assurer et qu’il met en péril d’un point de vue simplement biologique et écologique . Les prolétaires arabes et leurs alliés, ainsi que les prolétaires du monde entier et leurs alliés, doivent éradiquer l’impérialisme et la classe capitaliste monopoliste s’ils souhaitent simplement survivre comme espèce. La réponse des potentats arabes locaux a été partout la même : réprimer, matraquer, blesser, emprisonner, torturer et tuer sans vergogne, parfois, comme en Syrie, au motif avéré que l’opposition n’est qu’un ramassis de mercenaires assassins, criminels de guerre et terroristes soutenus par l’OTAN et exfiltrés de certains pays de « démocratures » (dictatures sorties des urnes par la magie des pétrodollars qataris et saoudiens). La voilà leur démocratie compradore adoubée par leurs maîtres dégénérés. L’effroyable guerre de Syrie La guerre de Syrie marque pourtant un tournant terrifiant . Depuis l’effondrement du social-impérialisme-soviétique en 1989, c’est la première guerre d’agression d’un peuple où les deux blocs impérialistes dominants s’affrontent indirectement pour le contrôle hégémonique d’un territoire déterminé et pour se jauger avant de se mesurer directement . Pour la première fois la Russie et ses alliés, l’Iran et l’Alliance de Shanghai tiennent tête à l’OTAN, aux américano-européens et à leurs sous-fifres du Golfe persique et du reliquat Ottoman. Du résultat de cet affrontement inter-impérialiste dépend la suite des guerres d’agressions néocoloniales impérialistes. L’Iran et le Pakistan seront-ils les suivants, ou l’OTAN devra-t-elle revoir ses plans pour le réaménagement du Grand Moyen-Orient ? Cette question sera tranchée à Damas d’ici la fin de l’été (2). Ce que l’analyste Georges Stanechy a ainsi décrit : « Mis en perspective géopolitique, les vetos Russe et Chinois, contre l’invasion de la Syrie par les forces occidentales, n’ont donc rien à voir avec le maintien d’une base navale ou d’un marché quelconque pour leur commerce extérieur. C’est un coup de semonce à l’encontre d’une utopie géopolitique que la nomenklatura de l’Empire (Étatsunien NDLR), imbibée de mégalomanie, se refuse à entendre. » (3). En tous lieux sur la terre arabe, incluant les zones ethnico-religieuses minoritaires et la terre palestinienne occupée-colonisée (l’appartenance religieuse étant dans ces pays sous-industrialisés et économiquement atrophiés un facteur identitaire retardataire), les puissances impérialistes mondiales ont joué leur va-tout déterminant au milieu de la tourmente, imposant ici un changement de la garde (Égypte-Tunisie-Yémen) ; requérant là des aménagements constitutionnels « démocratiques bourgeois démagogiques » ; montant parfois le chapiteau de la mascarade électorale propre à rasséréner les guignols-des-« in-faux » occidentaux ; s’en remettant souvent aux partis politiques intégristes salafistes-wahhabites-Frères musulmans – qui furent si longtemps gardés en réserve de la dictature républicaine – derniers remparts pour mâter la légitime vindicte populaire et ouvrière. Washington, Paris, Berlin, Londres, Moscou et Pékin savent bien qu’il sera toujours possible de mettre fin à ces foucades électorales si jamais la situation se corsait; ou de faire reprendre ad nauseam le vote aux insoumis; ou alors qu’il sera toujours temps de rappeler l’armée aux commandes – cet État dans l’État, ce contre-pouvoir omnipotent – dans cette arabesque de néo-colonies spoliées. Gauchistes et opportunistes pataugent dans le marécage électoral Malheureusement, le passé et le présent de ces insurrections populaires larvées ont été écrits dans le sang versé par les forces révolutionnaires authentiques, qui partout dans ces pays de guerre ont été, par les années passées, systématiquement et soigneusement exterminées – éradiquées. Les groupuscules opportunistes, les malfrats révisionnistes et les pseudos socialistes ayant survécu aux razzias fascistes se sont récemment précipités vers les urnes, heureux d’embrasser ces autels de conspiration ouverts à leurs supplications serviles : « Nous obtiendrons bien quelques strapontins d’arrière banc législatifs », gémissent-ils tous en chœur trouvant là réconfort à poursuivre leur collaboration de classe dans l’indignité et la servilité consacrée. Les tâches qui s’imposent La tâche des véritables révolutionnaires arabes qui souhaitent changer l’ordre social existant et sortir définitivement leur classe sociale, leur peuple et leur nation de l’oppression néocoloniale impériale qui écrase ouvriers, paysans, étudiants, artisans, employés, fonctionnaires et leurs frères, est pourtant toute tracée. Il leur faut patiemment et clandestinement reconstruire la solution de remplacement révolutionnaire qui s’est tapie sous le manteau de l’écheveau complexe des rapports inter-ethnico-religieux. L’ouvrier arabe, palestinien, druze, alaouite, chrétien, copte, sunnite et chiite est d’abord {par sa praxis économique – comme instrument de la machine de production capitaliste – par son activité communautaire journalière – comme résident de son quartier de pauvreté – par sa pratique sociale quotidienne – comme aliéné} un prolétaire exploité qui n’a que ses chaînes à perdre et tout un monde à conquérir. La liberté sociale de classe, désaliénée, n’est pas un slogan ou une marque de commerce et elle ne sera jamais l’aboutissement des urnes et des isoloirs; c’est un objectif collectif radical que le prolétariat arabe devra conquérir par la lutte insurrectionnelle de classe. Sans un parti révolutionnaire clandestin muni d’une conscience prolétaire et d’une science militaire dirigeant vigoureusement l’armée des enragés de ces pays arabes avancés (du point de vue de la praxis révolutionnaire du moins), alors ces peuples, ces ouvriers, sont condamnés à réécrire toujours semblable l’histoire de leurs espoirs asphyxiés (4). Le prolétariat arabe d’avant-garde a le devoir internationaliste de se poser en modèle révolutionnaire pour les prolétariats grecs, espagnols, italiens, britanniques, turcs, israéliens, français et américains. ______________________ (1) Alain Chouet. 08.0.2012. Syrie: « Je m'interroge sur l'attitudes des occidentaux. L'éventuel départ d'Assad ne changerait strictement rien à la réalité des rapports de pouvoir et de force dans le pays ». Invité de l'Association Régionale Nice Côte d'Azur de l'IHEDN (AR29) Alain Chouet, ancien chef du service de renseignement de sécurité de la DGSE (France). (2) Robert Bibeau. La Russie lâcherait-elle la Syrie ? 29.12.2011. http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/la-russie-lacherait-elle-la-syrie-107056 (3) Georges Stanechy. Nucléaire iranien : Prétexte et préméditation. 14.08.2012. http://www.legrandsoir.info/nucleaire-iranien-pretexte-premeditation.html (4) Robert Bibeau. Le « Printemps arabe » bilan d’un avortement. 28.05.2012. http://mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=31087 |