Finimore |
![]() http://www.michelcollon.info/index.php GUADELOUPE, MARTINIQUE... Elie Domota - La Guadeloupe reste une colonie asservie à la métropole La canne à sucre n'est même pas raffinée ici! Guadeloupe http://www.michelcollon.info/articles.php?dateaccess=2009-02-15%2013:45:50&log=invites Elie Domota - Rapports de race et de classe dans la société guadeloupéenne "Aujourd'hui, en Guadeloupe, on embauche du personnel sous le sigle BBR : Bleu Blanc Rouge" Race et classe http://www.michelcollon.info/articles.php?dateaccess=2009-02-17%2010:31:05&log=invites |
Xuan |
![]() ![]() Les politiciens socialos locaux ont déjà essayé de diviser en proposant un compromis à 100 € en échange d'un "assouplissement de la grève", mais leur manœuvre a échoué. Des grévistes ont érigé dès l'aube des barrages routiers, bloquant les principaux axes ainsi que les accès à certains centres économiques et commerciaux de l'île. Parallèlement, les forces de l'ordre sont intervenues au Gosier, près de Pointe-à-Pitre, et y ont interpellé quatre-vingt manifestants. ![]() Un leader syndical, Alex Lollia, a été blessé et hospitalisé. Dans une interview à RFO télévision, il a affirmé s'être fait traiter de "sale nègre." voir à ce sujet l'article publié dans Afrik.com http://www.afrik.com/breve15644.html D'autre part les antillais qui travaillent en métropole sont solidaires à 100% de leurs camarades d'outre mer. Ils n'accepteront jamais les bras croisés que ne se renouvelle un "massacre de la St Valentin". Commémoré tous les ans comme le « Massacre de la Saint-Valentin », l'affrontement entre grévistes et CRS dans la commune du Moule, siège de plusieurs usines de sucre et de distilleries de rhum avait fait quatre morts et 14 blessés. Le mouvement avait été déclenché en novembre 1951 dans le nord de la Grande-Terre suite à l'échec des négociations entre les patrons « békés » et les travailleurs du secteur sur la fixation du prix d'achat de la canne à sucre et les salaires agricoles et ouvriers. En janvier 1952, les ouvriers et cultivateurs obtiennent le soutien des fonctionnaires qui réclament également de meilleurs salaires. Une grève générale touche toutes les plantations. Le 11 février, les CRS prennent position au Moule. Le 14, les grévistes érigent un barrage. Les policiers tirent dans la foule désarmée, tuant quatre Guadeloupéens et blessant 14 autres. Plusieurs n'avaient aucun lien avec le mouvement social, simples passants ou curieux. La bourgeoisie est bien consciente du risque qu'elle court car elle craint une extension du conflit dans toutes les Antilles, voire en métropole. Nous devons bien entendu développer la fraternité de classe sur notre lieu de travail. Les salariés métropolitains subissent déjà les premières mesures scélérates du patronat : chômage technique (pour lequel les entreprises sont grassement subventionnées), zéro augmentation, mise à la porte des intérimaires, report sur les salariés des sites des travaux externalisés et éviction des entreprises prestataires (qui se débarrassent alors de leurs salariés), mutations forcées à l'intérieur des groupes, licenciements déguisés en "départs volontaires". Le tout est présenté comme un "moindre mal" pour les salariés, voire une faveur ou un geste généreux! En réalité, il s'agit pour les capitalistes d'anticiper la reprise avec des capacités de production intactes, afin d'écraser leurs concurrents. Pour beaucoup de nos camarades, l'action des travailleurs guadeloupéens est exemplaire et rencontre un écho favorable dans les entreprises. Et si les directions syndicales réformistes ont établi un cordon sanitaire autour de cette lutte, il ne tient qu'à nous de le briser et d'appeler à la lutte commune face au capital. Edité le 16-02-2009 à 20:19:42 par Xuan |
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Xuan |
![]() «La grève a ouvert les yeux des Guadeloupéens» propos recueillis par Véronique Grousset 15/02/2009 ![]() Elie Domota, porte-parole du collectif LKP (AFP PHOTO JULIEN TACK) Interview Figaro Magazine Le porte-parole du collectif LKP estime toujours n'avoir rien obtenu du gouvernement et prévient que la situation s'engage sur le chemin du «pourrissement» et du «chaos» Le Figaro Magazine : Vous persistez à réclamer 200€ pour les bas salaires alors que Yves Jégo affirme ne vous avoir rien promis sur ce point. Il vous met d'ailleurs au défi de produire un document écrit prouvant le contraire. Comment comptez-vous en sortir ? Elie Domota : En lui répondant que des documents écrits prouvant qu'il s'est engagé et qu'il a engagé la parole de l'Etat, je n'en ai pas un mais deux (il les sort d'un tiroir, nous les montre et nous en laisse une copie). D'abord un « Message du secrétaire d'Etat chargé de l'Outre-Mer » , que le préfet a lu en direct à la télévision, et un pré-accord, tapé à la machine dimanche soir par Monsieur Vincent Lemaire, directeur départemental de la direction du Travail, validé par les patrons, l'Etat et les syndicats, pour lequel Yves Jégo est sorti téléphoner à Fillon avant de nous dire « OK, Matignon est d'accord ». Nous étions tous là. Nous en sommes tous témoins. Conclusion : Jégo se fout de notre gueule. Il n'y a que deux solutions : soit le gouvernement le couvre, soit il est viré. Parce que, si l'Etat commence à mentir, on n'est pas sorti de l'auberge. On va droit au pourrissement. Vous pensez vraiment que l'Etat a les moyens de verser 200€ à 40.000 foyers guadeloupéens et d'exonérer de charges sociales tous les salaires jusqu'à 1,4 fois le Smic ? La question ne se pose pas quand il s'agit de faire des cadeaux aux nantis ou aux patrons via les lois Perben, Pons ou Girardin ! Mais dès qu'il s'agit des bas salaires, là, c'est bizarre, il ne peut pas. L'Etat n'a mis que deux heures pour trouver 360 milliards pour les banques, mais il ne peut rien faire pour les travailleurs en 24 jours ? On ne peut pas dire « rien ». Vous avez beaucoup obtenu. Nous n'avons RIEN obtenu ! Si vous faites allusion au RSA, c'est quand même heureux qu'on l'ait ; et sans attendre 2011, en passant les derniers, comme c'était prévu ! Si on n'est pas comme tous les Français, c'est qu'il y a un problème. Pareil pour la hausse de l'allocation logement ; on est Français ou on n'est pas Français ? Toutes les mesures annoncées ne font qu'atténuer les discriminations dont nous sommes victimes. Quant à la baisse de 6 centimes sur l'essence : Total nous escroque depuis des années et nous devrions dire merci pour 6 centimes ? Vous aviez déposé 131 revendications. Il y en a quand même bien quelques-unes qui ont été satisfaites ? Zéro. Les medias qui écrivent le contraire à propos de ces 131 points mentent : nous n'avons eu droit qu'à du dédain. Yves Jégo a mis trois semaines à se rendre compte qu'il se passait quelque chose de grave en Guadeloupe, et Nicolas Sarkozy - qui ne s'est réveillé que ce matin- en a mis quatre. Est-ce qu'il aurait été imaginable de réagir comme ça si la situation s'était produite en Indre-et-Loire ? Vous dîtes toujours « la France » comme si vous n'en faisiez pas partie. C'est votre but, de ne plus en faire partie ? Je n'ai pas à exprimer mes opinions. Je m'exprime au nom du LKP. D'accord, parlons du LKP ; et des visées indépendantistes que de très nombreux élus et citoyens Guadeloupéens lui prêtent. Le LKP est pour le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes, et moi aussi. Mais quand je dis ça, il y en a plein encore récemment les envoyés du Modem- qui me demandent ce que nous voulons en faire de ce droit. Je trouve ça particulièrement déplacé ! Est-ce que je vous demande, moi, ce que vous en faites, vous, du droit de votre peuple à disposer de lui-même ? Ce droit, vous l'exercez sans y penser, en acceptant la présence de minorités sur votre sol, et en leur demandant de respecter vos prérogatives naturelles de peuple majoritaire. Alors que nous, les noirs, majoritaires sur cette île, nous y vivons exactement comme au temps de l'esclavage avec la même organisation sociale, la même domination culturelle et économique. La culture majoritaire, ce n'est même pas la notre, c'est celle des blancs. Ce que je crois, c'est que rien n'est fait pour le développement économique de la Guadeloupe. Tout est fait pour en faire une terre de consommation des surplus de l'Union européenne. Tout est fait pour que les Guadeloupéens soient des zombies en Guadeloupe. Mais cette grève leur a ouvert les yeux. Ils savent maintenant, ils ont compris. Et si on ne remédie pas à cette situation très vite, en commençant par rétablir l'équilibre sociologique, professionnel et économique qui correspond à la répartition démographique des différentes composantes de la société guadeloupéenne car attention : personne ne dit que les blancs ne sont pas Guadeloupéens, nous sommes tous Guadeloupéens !- ce sera le chaos. le site du LKP : http://www.lkp-gwa.org/ |
sti |
![]() Depuis quinze jours, les travailleurs de Guadeloupe, dans la diversité des catégories, sont entrés en confrontation directe par la grève générale pour la satisfaction de leurs revendications contre l’état français et sa représentation locale. Ouvriers communistes, nous considérons comme notre devoir d’apporter notre soutien à ce mouvement légitime qui se déroule dans la quasi indifférence générale des médias en métropole sauf pour désinformer (voir JT F2 du 05/02/09) et annoncer la fin du mouvement. la suite sur http://ouvrier.communiste.free.fr |