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LUTTE À LA PAUVRETÉ – ÉQUITÉ FISCALE – (2e partie)

robertbibeau
   Posté le 11-02-2015 à 18:24:31   

LUTTE À LA PAUVRETÉ – ÉQUITÉ FISCALE – STOP À L’AUSTÉRITÉ,
DOIT-ON ESPÉRER DES AVANCÉES ?
(Partie 2)


Bibeau.robert@videotron.ca

http://www.les7duquebec.com/7-au-front/lutte-a-la-pauvrete-equite-fiscale-stop-a-lausterite-doit-on-esperer-des-avancees-partie-2/


[La semaine dernière nous avons vu que l’économie «réelle» (sic) ne représentait qu’une portion de l’économie «virtuelle» (sic) – que les flux de capitaux financiers sont de plusieurs fois supérieurs à la production de plus-value et à la valorisation du capital cristallisé – et que ceci entraîne des crises de surproduction de capital. Cette semaine nous allons étudier plus à fond la contradiction capitalistique qui oppose le capital industriel productif au capital financier parasitaire comme résultat incontournable de l’évolution impérialiste du mode de production capitaliste. L’éditorial de la semaine dernière est visible ici : http://www.les7duquebec.com/7-au-front/lutte-a-la-pauvrete-lequite-fiscale-doit-on-esperer-des-avancees/ NDLR].

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La théorie de la valeur sous le capitalisme

En 1857, définissant sa théorie de la valeur Marx a écrit ceci : « La création de la richesse réelle dépend moins du temps de travail et du quantum de travail employé que de la puissance des agents mis en mouvement au cours du temps de travail, laquelle à son tour … n’a elle-même aucun rapport avec le temps de travail immédiatement dépensé pour les produire, mais dépend bien plutôt du niveau général de la science et du progrès de la technologie, autrement dit de l’application de cette science à la production … le temps de travail cesse d’être la mesure de la richesse et, par suite, la valeur d’échange d’être la mesure de la valeur d’usage … Cela signifie l’écroulement de la production reposant sur la valeur d’échange… [et l’écroulement du mode de production capitaliste qui repose sur la portion de la valeur d’échange correspondant à la plus-value. NDLR] » (6). Voilà pour les petits-bourgeois pédants qui prétendent que Marx serait dépassé. Il y a 150 ans, l’homme génial, décrivait en détail les conséquences économiques du mécanisme de développement scientifique et technologique, de la mécanisation, robotisation, informatisation et numérisation (hausse de productivité du procès de production des marchandises et du processus de transformation de la valeur d’échange commercial en « valeur » monétaire virtuelle, la spéculation boursière qu’elle entraînerait, moteur de la présente crise économique systémique, chronique, de surproduction et de dévalorisation du capital.

Il faut être particulièrement impertinent pour affirmer que « La crise a fini par forcer une réflexion sur les limites et les dérives de notre modèle économique. La lutte contre les inégalités sociales semble en voie de devenir une grande priorité, parce que c’est un enjeu moral, mais aussi parce qu’on découvre à quel point elles constituent un frein au développement » (7).

La concentration monopolistique des moyens de production, d’échanges et de communication – du patrimoine social finalement – est la condition du développement économique capitaliste – elle est sa nécessaire résultante qui dialectiquement devient un frein à la valorisation du capital (production de plus-value) et ainsi au développement capitaliste. C’est parce que cette accumulation – reproduction élargie est en panne – que les poncifs économistes s’émeuvent, crient à l’agonie et s’effraient des risques d’un soulèvement social.

La sphère financière de l’économie impérialiste

Le collaborateur du quotidien La Presse ne se trompe pas quand il avoue que « La mondialisation, la baisse des impôts pour les plus riches, le déplacement de la richesse vers le secteur financier et la désindustrialisation ont provoqué un déséquilibre qui menace la capacité des sociétés avancées de progresser harmonieusement » (8).

Que signifie cette phrase cousue de fils blancs ? Que la sphère financière est parvenue à s’emparer d’une part de plus en plus étendue de la plus-value produite dans la sphère productive de l’économie (le secteur industriel secondaire et le secteur primaire) et que les secteurs bancaire, boursier et financier entravent la valorisation du capital (ce que Dubuc appelle la richesse), ce qui entraine la délocalisation industrielle et la désindustrialisation (qui est une conséquence de l’incapacité de valoriser davantage de capital d’où l’avancée des secteurs financier et boursier). Tout ceci n’est aucunement le fruit des choix politiques des États bourgeois ou pseudo socialistes-bourgeois qui sont contraints de suivre la marche forcée de l’économie déjantée.

Ce que le collaborateur expert appel « déséquilibre » est à la source de l’affrontement entre les grands groupes impérialistes mondiaux qui pourraient bien entraîner le monde entier vers la catastrophe d’une guerre nucléaire mondialisée, à côté duquel l’assaut contre Charlie Hebdo semblera bien peu de chose, ce qui ne serait pas très « harmonieux » comme l’écrit le plumitif. Ce que tous ces spécialistes et experts ne disent pas c’est qu’il n’existe aucun moyen de contrer cette tendance intrinsèque au mode de production capitaliste que Marx a décrit avec beaucoup de minutie dans ses manuscrits (Grundrisse, 1857-1858).

La sphère financière improductive stérilise la valorisation du capital

Reprenons l’explication. La sphère financière improductive – là où se concentre l’argent – s’est accaparée, par la force des choses, une part croissante de la plus-value produite en usines, en chantiers, et dans les mines, laissant toujours moins de plus-value à valoriser dans la sphère industrielle productive. De fait, comme le capital ne trouvait plus à s’employer dans la sphère productive, pour cause de surproduction caractérisée suite aux hausses vertigineuses de productivité, il a été poussé dans la sphère financière improductive où ce capital (fictif) contribue à dévaloriser le capital social global allant ainsi à l’encontre du mécanisme de reproduction élargie et d’accumulation des profits fondement de l’économie capitaliste. La profusion du crédit – la création de « valeurs » monétaires d’échange inexistante – s’est présentée comme l’unique manière de poursuivre l’accumulation d’un capital fictif dévalorisée. Taxer cette monnaie de singe reviendrait à surmultiplier le crédit fictif dévalorisé déjà trop abondant et à poursuivre la marche forcée vers le précipice capitaliste. Désolant, n’est-ce pas chers militants de la gauche progressiste (sic) – taxer ou ne pas taxer le capital fictif des riches revient au même, la panade économique et fiscale est au bout de la promenade.

Productivité accélérée, production surmultipliée

Bref, le capitalisme recherche constamment des hausses de productivité (source de plus-value relative) afin de réduire la portion de capital vivant (Cv) contenu dans chaque marchandise. Ainsi, l’économiste Jean Fourastié indiquait qu’en France, au 18e siècle, un quintal de blé coûtait 200 salaires horaires de manœuvre (shm), il en coûtait 36 shm en 1936 et 3 shm en 1990 et qu’il en était ainsi pour la plupart des produits manufacturés (9). Cette recherche constante de productivité réduit la portion de plus-value (pv) contenue dans chaque marchandise individuelle et de ce fait le capitaliste obtient, après un certain niveau de productivité, l’effet inverse de celui recherché. Chaque hausse de productivité supplémentaire entraîne une baisse du profit moyen sans compter qu’elle accentue la crise de surproduction. Ainsi, avec la mécanisation, robotisation, informatisation et numérisation de la production, les salaires (Cv) ne comptent plus que pour 15 % environ des coûts de production. Il devient de plus en plus difficile d’accroître la plus-value relative et de plus en plus problématique (socialement) d’accroître la plus-value absolue en augmentant le temps ou l’intensité du travail.

Reprenons l’explication. Comme la valeur d’usage et la valeur d’échange-marchande proviennent presque uniquement de la sphère de production (industries secondaires et primaires), et comme la sphère financière est improductive et ne produit aucune plus-value, il s’ensuit que par sa diffusion désespérée de capital fictif virtuel (la diffusion du crédit) la sphère financière improductive accapare toujours plus de plus-value et étrangle la sphère industrielle productive qui ne parvient plus à réaliser son taux moyen de profit. Ce qui éloigne les investissements (le capital) de ce secteur productif de plus-value. C’est ainsi que le boa capitaliste se bouffe la queue dans sa quête insatiable du profit maximum.

Les utopies réformistes anti-« banksters »

La solution est simple direz-vous, que l’on arrache la richesse sociale (le capital) des mains des banquiers et qu’on la donne aux industriels qui feront fructifiés les profits. Que l’on privilégie le «bon» capitaliste au détriment du méchant (sic). Que l’on interdise aux banquiers d’émettre de l’argent – du crédit – et ainsi on stoppera le procès de dévalorisation du capital social et la dissémination de la monnaie de singe sans valeur d’échange. Pas si simple malheureusement. Même en conservant une plus grande portion de la plus-value dans la sphère industrielle productive de plus-value, ce capital ne saurait fructifier davantage. En effet, les industriels sont nombreux à admettre qu’il ne manque pas de capital à investir, mais qu’ils manquent d’occasions d’affaires à initier. C’est ce qui explique l’innocuité des mesures gouvernementales de soutien aux investissements que les parlements adoptent régulièrement – futilement. Les nouveaux marchés sont inexistants et ceux disponibles sont l’objet d’âpres disputes économiques et militaires comme chacun peut l’observer aux quatre coins de la Terre. Cessez de vous laisser duper, les guerres contre l’État Islamique, contre l’Afghanistan, l’Irak, la Syrie, le Mali, la Libye, la Palestine, le Nord Nigéria, le Cameroun, la République Centre Afrique, l’Ukraine et ailleurs sont des guerres de repartage des marchés et des routes de transport des marchandises et des hydrocarbures.

De plus, si le banquier ne pouvait plus émettre de crédit, comment le salarié contractera-t-il une hypothèque et comment rembourserait-il ses multiples emprunts ? Comment le commerçant avancera-t-il l’argent pour ses achats en gros ? Comment l’État financera-t-il le revenu minimum garanti proposé par le Conference Board, le CTC et les autres centrales syndicales ? On prévoit qu’un tel programme coûtera 261 milliards par année au trésor canadien. Où prendre l’argent pour payer cette facture sociale ? Dans les poches des riches répondent les gauchistes. Mais les poches des riches sont pleines de papiers boursiers sans valeur certifiée et malgré cela les riches internationalisés s’échapperont vers d’autres cieux fiscaux dès qu’un gouvernement de la « gauche » bourgeoise (Syriza ou Podemos ou un autre) fera mine de hausser les impôts et de sévir contre la fraude fiscale, contre leurs maîtres, les riches (quand à pourchasser la petite fraude fiscale des salariés et de la petite bourgeoisie paupérisée c’est déjà bien avancé).

Pour en finir avec le mythe du Revenu minimum garanti (RMG)

Analysons plus à fond ce projet de programme de revenu minimum garanti (RMG). Une fraction de la bourgeoisie mène campagne en faveur de l’établissement d’un revenu minimum garanti (RMG). Comme nous l’avons souligné précédemment les tenants de ce cataplasme sur une jambe de bois sont autant de la gauche que de la droite bourgeoise. C’est que face à l’endettement catastrophique des ménages les banquiers trouvent trop risqué de prêter davantage aux salariés, surtout que le chômage et les faillites personnelles se multiplient. L’idée a donc germé dans la tête des banquiers de transférer à l’État – à la dette souveraine – ce fardeau d’emprunt supplémentaire des consommateurs que l’on présente comme une aide aux salariés et aux défavorisées. Comme les salariés supportent déjà directement environ 60 % du fardeau fiscal, ils prendraient à charge 60 % de la nouvelle dette que le Conference Borad du Canada estime à 261 milliards de dollars par année (10 000 $ x 22,7 millions de Canadiens âgés de plus de 18 ans). Auquel déficit l’analyste du Conference Borad propose de soustraire 139 milliards de dollars des programmes sociaux déjà en vigueur dans les provinces canadiennes (10). En ce qui a trait aux hausses de taxes et d’impôts pour défrayer ce programme elles seront refilées aux ouvriers, et aux autres salariés, soit directement, soit via l’augmentation du service de la dette souveraine. À échéance, seule une dévaluation drastique de la monnaie canadienne, et donc une réduction conséquente du pouvoir d’achat des travailleurs, résulterait d’une telle mesure de type miroir aux alouettes que le prolétariat canadien n’a aucun intérêt à promouvoir (11).

Les mirages « gauchistes » s’évanouissent, laissant place à l’État monopoliste

Bref, le mode de production capitaliste (MPC) a ainsi évolué, au cours des 70 dernières années, qu’il est devenu le capitalisme monopoliste d’État – l’impérialisme étatique – qui requiert l’interventionnisme de l’État pour réguler chaque aspect de l’économie et permettre au système de survivre. Le dilemme qui confronte la fraction « de la droite libérale » à la fraction « de la gauche interventionniste étatique bourgeoise » est une contradiction au sein du camp impérialiste entre ceux qui croient que le prolétariat peut encore et toujours tolérer de plus grandes charges fiscales et de plus grands sacrifices économiques, et ceux qui appréhendent des soulèvements sociaux et recommandent d’étendre le transfert des charges fiscales, et de la dette souveraine, et des coûts sociaux, sur une plus longue période, utilisant l’appareil étatique monopoliste comme amortisseur des secousses financières et monétaires inévitables et comme moteur de la répression ouvrière. C’est la raison pour laquelle vous retrouvez les centrales syndicales canadiennes de connivences avec les chambres de commerces et les think tanks capitalistes complices. Le débat entre eux se résume à déterminer quel montant sera emprunté par l’État et quel seront les charges fiscales pour les contribuables et le montant des remboursements pour les emprunts contractés auprès des banquiers usuriers.

Un gouvernement qui tenterait de faire fonctionner le système monopoliste étatique autrement que de la façon ci-décrite empirerait les choses et provoquerait une catastrophe immédiate plutôt qu’une catastrophe à moyen terme. Pour le moment, la majorité de la grande bourgeoisie mondiale a choisi de privilégier l’option de gagner du temps et de retarder l’échéance cataclysmique. Pendant ce temps « emprunté » à la catastrophe, la classe capitaliste internationale prépare les conditions idéologiques, politique, policière, militaire, financière, monétaire, commerciale pour le prochain grand affrontement interimpérialiste inéluctable. En Grèce, et bientôt en Espagne probablement, le grand capital laisse ses polichinelles gauchistes (sic) semer des illusions et jouer avec le sort de millions de salariés déjà paumés. On verra sous peu les résultats de cette aventure national-socialiste. La Grèce des colonels est au bout du tunnel où se sont engouffrés les ouvriers grecs. Puis, si ce scénario catastrophe fonctionne là-bas, on l’étendra à d’autres États-nations capitalistes monopolistes. La France des « Charlots Hebdos » est le prochain candidat qu’il leur faut (12).

Guerre interne au sein des camps impérialistes

Nous connaissons tous les injustices, la pauvreté et les incongruités issues du développement impérialiste débridé qui rencontrent de plus en plus de difficulté à valoriser son capital paralysé. À mesure que la crise systémique et chronique s’approfondit, la guerre s’intensifie entre différentes fractions de la bourgeoise (à l’interne de chaque État et entre les alliances d’États impérialistes) pour s’accaparer une plus grande portion des profits. C’est cette guerre interimpérialiste et inter fractions-bourgeoises qui explique ces chimères propagées à propos de la justice fiscale, du revenu minimum garanti (RMG), des hausses du SMIC et les utopiques slogans « Faisons payer les riches », etc. Chaque fraction du capital tente d’utiliser l’opinion publique et le ressentiment populaire anticapitaliste en sa faveur, afin de frapper l’adversaire et ainsi rapatrier la plus-value dans sa besace. La gauche bourgeoise, les ONG accréditées, les bureaucrates syndicaux progressistes (sic), les militants étudiants, même la presse bourgeoise « conscientisée et compassionnée, toujours disposée à brailler sur le sort de l’humanité affligée » jouent les faire valoir et ne répugnent pas à dénoncer les inégalités, et pusillanime, à réclamer une plus grande équité dans la répartition des richesses. Ces missionnaires de la charité nous ont depuis longtemps habitués à ces invectives misérabilistes contre l’injustice. Les poncifs de la gauche bourgeoise comme de la droite aristocratique vont jusqu’à critiquer la part trop importante que s’attribuent certaines fractions de la bourgeoise telles que les professionnels, les ingénieurs, les cadres, les banquiers, les financiers, les hauts dirigeants de l’industrie et les hauts gradés aux revenus faramineux. Les médias à la solde aiment afficher ces revenus indécents afin de soulever l’ire populaire et inciter l’État capitaliste monopoliste à imposer davantage les hauts salariés. Ils espèrent ainsi calmer le jeu social et offrir un exutoire aux récriminations des travailleurs chloroformés par ces vaines manifestations de protestations et de commisérations qui en définitive se termine par davantage de taxes et d’impôts pour les ouvriers, pour les salariés et pour la petite bourgeoisie paupérisée.

La politique de la gauche ouvrière révolutionnaire

La question qui confronte les révolutionnaires ouvriers n’est pas de reconnaître ces calamités et cette pauvreté affligeante, ni de convenir de l’iniquité de la répartition de la richesse sous l’impérialisme. Nous le savons, ce système social, ce mode de production, ne devrait plus exister. Mais comment le renverser, voilà le véritable problème que nous devons solutionner ?

Premièrement, il faut expliquer aux salariés que la répartition de la richesse, des revenus, des dividendes et des profits, est la conséquence directe de la propriété privée – monopolisée – des moyens de production, d’échange et de communication. C’est l’appropriation privée du capital qu’il faut abolir pour éliminer ces inégalités.

Deuxièmement, les lois inéluctables du capitalisme – le libre marché – le libéralisme et le néo-libéralisme économiques (sic) – la mondialisation globalisée – la concentration de la propriété privée et donc de la richesse entraîne la concentration monopolistique du capital – et non sa répartition équitable. Empêchez les réformistes de tout mystifier, demain la richesse sera davantage concentrée qu’elle ne l’est aujourd’hui. Impossible d’inverser ce mouvement jusqu’au grand krach boursier annoncé.

Troisièmement, les salaires et les revenus encaissés et taxés ne sont qu’une infime partie des immenses richesses accumulées. La grande majorité du patrimoine accaparé par les milliardaires et par les entreprises multinationales multimilliardaires sont des actifs mobiliers et immobiliers peu ou prou taxés, protégés par la loi de la propriété privée et donc exclue des récriminations en cours à propos de la soi-disant répartition équitable des revenus et de la taxation.

Quatrièmement, le seul résultat de cette campagne que mène une partie de la petite bourgeoisie manipulée, cette classe intermédiaire qui fait présentement l’objet des attaques de leurs maîtres du grand capital, sera de mobiliser les ouvriers pour qu’ils se battent en faveur du clan des tenants de majorer les impôts pour les hauts salariés et la bourgeoisie moyenne. Pendant ce temps, les multimilliardaires et leurs corporations planqueront leurs revenus, leur argent et leurs actifs dans les paradis fiscaux et dans les exemptions d’impôts.

En définitive, les salariés, les ouvriers encore embauchés et les petits-bourgeois paupérisés, seront les dindons de cette farce de « l’équité fiscale » et du revenu minimum garanti (RMG) et de la pseudo « lutte à la pauvreté » des ONG subventionnées.

La classe ouvrière n’a que faire de ces tergiversations et de ces manipulations à propos de «qui taxe qui et à quelle hauteur de leur revenu?», et de «qui dissimulera son fric au fisc et dans quel paradis?» Le salarié sait qu’il est taxé à la source et il perçoit qu’il reçoit toujours moins de services pour les sévices du ministre du Revenu étatique. Voilà ce que l’ouvrier doit dénoncer et combattre… Grève générale pour la défense de nos conditions de vie et de travail. C’est notre réponse à l’iniquité sociale et à l’injustice fiscale. En attendant d’en découdre définitivement avec l’État du capital, l’État impérialiste.

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MANIFESTE DU PARTI OUVRIER : http://www.publibook.com/librairie/livre.php?isbn=9782924312520


(1) http://www.les7duquebec.com/7-de-garde-2/austerite-mon-oeil/
(2) http://www.les7duquebec.com/actualites-des-7/lextreme-gauche-menace-les-ouvriers-grecs/ et Syriza et Podemos, la supercherie s’élargit 4.2.2015. http
(3) http://www.les7duquebec.com/actualites-des-7/les-riches-senrichissent/
(4) Tom Thomas (2011) Démanteler le capital ou être broyés. Paris http://www.demystification.fr/les-livres-de-tom-thomas-2/demanteler-le-capital-ou-etre-broyes/
(5) http://www.jolpress.com/monnaie-devise-marche-changes-euro-article-821589.html
(6) Les manuscrits de 1857-1858 (Grundrisse). Éditions Sociales. Paris. Chapitre II, pages 192-193.
(7) Pierre Dubuc (2015) La Presse Plus. http://plus.lapresse.ca/screens/580364ca-b85c-470b-9bc4-f2730267ebcd%7C_0.html
(8) Pierre Dubuc (2015) La Presse Plus. http://plus.lapresse.ca/screens/580364ca-b85c-470b-9bc4-f2730267ebcd%7C_0.html
(9) Jean Fourastié (2005) Productivité et richesse des nations. Pages 102 – 110. Gallimard.
(10) http://www.msn.com/fr-ca/actualites/other/le-revenu-minimum-garanti-une-id%C3%A9e-phare-pour-le-21e-si%C3%A8cle/ar-AA86cTg
(11) http://www.les7duquebec.com/actualites-des-7/le-revenu-minimum-garanti-rmg/
(12) http://declin-imperialiste.forumgratuit.ca/t135-l-impossible-austerite-necessaire#139